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Cold email légal et efficace : 3 scripts pour obtenir des réponses http://www.olivier-roland.fr/items/view/13437/Cold-email-lgal-et-efficace-3-scripts-pour-obtenir-des-rponses

Cold email : premier contact et opportunité commerciale Envoyer un email à froid reste souvent le premier geste concret pour établir un lien commercial, surtout ... Lire plus L’article Cold email légal et efficace : 3 scripts pour obtenir des réponses est apparu en premier sur MKB Prod.

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Je transmute le défi ! http://www.olivier-roland.fr/items/view/13435/Je-transmute-le-dfi- ]]> Wed, 04 Feb 2026 17:01:00 +0100 http://www.olivier-roland.fr/items/view/13435/Je-transmute-le-dfi- Adieu Dubaï http://www.olivier-roland.fr/items/view/13434/Adieu-Duba ]]> Tue, 03 Feb 2026 16:29:00 +0100 http://www.olivier-roland.fr/items/view/13434/Adieu-Duba Dernière opportunité : Pose-moi tes questions ! http://www.olivier-roland.fr/items/view/13432/Dernire-opportunit-Pose-moi-tes-questions- ]]> Mon, 02 Feb 2026 17:01:00 +0100 http://www.olivier-roland.fr/items/view/13432/Dernire-opportunit-Pose-moi-tes-questions- 24/7. Le capitalisme à l’assaut du sommeil http://www.olivier-roland.fr/items/view/13433/247.-Le-capitalisme-lassaut-du-sommeil

Résumé de l'ouvrage "24/7. Le Capitalisme à l'assaut du sommeil" de Jonathan Crary : un livre indispensable pour comprendre notre addiction toujours plus grande aux réseaux sociaux et autres technologies produites par des firmes peu scrupuleuses de notre santé mentale — et si votre sommeil ne tenait plus qu'à un fil ?

Par Jonathan Crary, 2014, 140 pages.

Titre original : 24/7: Late Capitalism and the End of Sleep (2013)

Chronique et résumé de "24/7. Le Capitalisme à l'assaut du sommeil" de Jonathan Crary

Présentation

Ce livre est un essai écrit par Jonathan Crary, un professeur d'art moderne et d'esthétique à l'université de Columbia à New York. Théoricien reconnu de l’image et de la perception, il s’est fait connaître par ses travaux sur l’histoire du regard et des technologies visuelles. Dans 24/7, il met cette expertise au service d’une réflexion politique et philosophique sur le capitalisme contemporain et son emprise sur nos corps, notre attention et notre temps.

Au niveau du contenu, on peut dire de ce livre qu'il est une critique virulente des plateformes telles que Netflix ou autres qui cherchent à nous coller à nos écrans toute la journée et jusqu'à tard dans la nuit… Cette critique est fondée sur une analyse détaillée des pratiques de ces compagnies et notamment de leur marketing. Crary propose une lecture à la fois historique, philosophique et culturelle de ces dispositifs, en montrant comment ils s’inscrivent dans une logique plus large de contrôle, de marchandisation du temps et de destruction des rythmes humains.

Quant à la forme, le livre a une forme très courte et condensée : 4 chapitres et 140 pages seulement. À noter : pour des raisons de lisibilité, nous avons choisi de séparer le contenu de chaque chapitre par des intertitres qui n'apparaissent pas dans l'ouvrage original. Il en va de même pour les titres de chapitres : comme ceux-ci sont sobrement intitulés "Chapitre 1, 2, etc.", nous avons opté pour des titres clairs qui indiquent plus clairement le contenu.

Chapitre 1 : Le sommeil, dernière frontière face au capitalisme 24/7

Recherche militaire et corps sans sommeil

Jonathan Crary décrit d’abord des recherches militaires sur le moineau à couronne blanche, un oiseau capable de rester éveillé sept jours. L’armée américaine finance ces études pour créer un soldat efficace sans sommeil, grâce à des techniques neurobiologiques avancées. Le professeur d’art moderne y voit un projet plus vaste de transformation du corps humain en machine opérationnelle continue.

Vers le soldat, puis le travailleur 24/7

L’auteur montre que l’objectif n’est pas seulement de stimuler l’éveil, mais de réduire biologiquement le besoin même de dormir. Ces innovations de guerre annoncent le travailleur et le consommateur sans sommeil, adaptés aux marchés continus. Les produits anti-sommeil deviendraient d’abord un style de vie, puis une contrainte économique pour rester compétitif.

Lumière permanente et effacement de la nuit

Jonathan Crary évoque un projet de satellites miroirs capables de réfléchir la lumière du soleil sur la Terre. Cette technologie promet un « jour permanent » pour exploiter sans interruption les ressources et les activités industrielles. Malgré les critiques scientifiques, écologiques et culturelles, elle exprime l’imaginaire d’un monde sans nuit, entièrement disponible.

Torture, privation de sommeil et destruction du sujet

L’auteur rappelle que la privation de sommeil est une technique centrale de torture contemporaine, notamment après 2001. Il décrit le cas de détenus soumis à une lumière constante, au bruit continu et à un contrôle total de leurs perceptions. Ce régime détruit la personne, produit la psychose et une soumission extrême, sans fournir d’informations fiables.

24/7 : un temps sans rupture ni histoire

Pour Jonathan Crary, ces exemples révèlent une logique globale : l’installation d’un temps continu de fonctionnement sans pause. Le slogan 24/7 désigne un monde où le temps ne s’inscrit plus dans des projets, des saisons ou un avenir. Le modèle dominant devient celui d’un environnement machinique, toujours actif, qui dissimule le coût humain de son efficacité.

Consommation sans limite et désastre écologique

Dans ce régime, travailler sans arrêt paraît envisageable, tout comme consommer sans frein et sans véritable satisfaction. Les corps absorbent un excès de services, d’images et de substances, jusqu’à des seuils toxiques et parfois mortels. Cette dépense permanente alimente aussi la catastrophe écologique, en rompant les cycles naturels de repos et de régénération.

Le sommeil comme dernière frontière

L’auteur présente le sommeil comme un temps improductif, inutile, impossible à rentabiliser pour le capitalisme contemporain. Dormir signifie suspendre la circulation, la production et la consommation, donc interrompre le vol capitaliste du temps. Parce qu’aucune valeur n’en est directement extraite, le sommeil reste une anomalie et un lieu de résistance.

Érosion historique du sommeil et dévalorisation moderne

Jonathan Crary rappelle que la durée moyenne du sommeil a fortement diminué au XXᵉ siècle en Amérique du Nord. Il montre comment les philosophes modernes ont dévalorisé le sommeil, jugé irrationnel, improductif et inférieur à la veille. Le sommeil est désormais pensé comme une fonction à gérer, un simple réglage physiologique, à optimiser pour rester performant.

Capitalisme dérégulé et corps débordés

Le professeur d’art moderne souligne qu’avec le néolibéralisme, le repos n’est plus nécessaire au maintien de la rentabilité. Les corps doivent s’adapter au rythme des marchés dérégulés, créant une dissociation violente entre temporalité économique et biologique. Le temps de régénération devient trop coûteux, et la santé n’est plus un objectif central de l’ordre économique.

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Activité permanente et brouillage des frontières

En s’appuyant sur des analyses critiques, l’auteur décrit un idéal d’individu toujours connecté, mobile, actif et disponible. Les frontières entre travail et vie privée, production et consommation, se dissolvent dans des temporalités 24/7. L’inactivité, le retrait et la pause perdent tout prestige face à l’exigence d’engagement continu.

Insomnie, spectacle de la souffrance et responsabilité

Jonathan Crary mobilise le philosophe Emmanuel Levinas pour penser l’insomnie comme vigilance face à la violence et à l’injustice visibles partout. L’insomnie exprime le désir de ne pas détourner le regard, mais aussi l’impuissance à transformer ce que l’on voit. Elle oscille entre souci de l’autre et dépersonnalisation, révélant la difficulté de vivre humainement dans le monde actuel.

Lumière totale, spectres et mémoire

Dans un monde saturé de lumière, sans ombre ni alternance, le présent prétend effacer toute profondeur historique. Pourtant, des spectres reviennent : victimes oubliées, promesses émancipatrices trahies, mémoires que la modernité n’a pas détruites. Jonathan Crary évoque Solaris de Tarkovski pour montrer comment, dans un environnement artificiel et insomniaque, les fantômes maintiennent l’humanité vivante.

Exposition, protection et disparition des sauvegardes

L’auteur s’appuie sur la pensée politique contemporaine pour montrer que tout individu est exposé, vulnérable, dépendant d’autrui. Hannah Arendt insistait sur l’équilibre nécessaire entre exposition publique et retrait protégé, entre lumière et « obscurité » domestique. Le capitalisme de consommation détruit cet équilibre, en absorbant à la fois la sphère privée et la possibilité de régénération.

Sommeil, confiance et effondrement du commun

Jonathan Crary rappelle que le sommeil exige des conditions sociales de sécurité, de confiance et de protection partagée. L’absence de sauvegarde apparaît tragiquement dans des catastrophes comme Bhopal, où des dormeurs meurent sans défense. Le sommeil révèle ainsi le lien profond entre vulnérabilité, soin et justice, et montre combien l’érosion du social menace la possibilité même de se reposer.

Chapitre 2 : 24/7 comme mot d’ordre et temps impossible

L’auteur présente 24/7 comme un temps abstrait, sans repères, ni cycles, ni répétitions. Ce temps continu célèbre une présence permanente, faite d’opérations fluides, sans friction ni interruption. Il résulte d’une vie commune entièrement transformée en objet technique, gérée par des dispositifs.

Pour Jonathan Crary, 24/7 fonctionne aussi comme un mot d’ordre qui ne vise pas seulement l’obéissance, mais façonne la réalité sociale et produit de la peur. Il rabaisse la temporalité humaine, jugée trop lente, floue et irrégulière par rapport à son exigence.

Ce régime efface la valeur des pauses, des variations et des temps morts. Il attaque les rythmes qui structuraient les cultures :

Alternance travail/repos ;

Fête/semaine ;

Jour/nuit.

Même le week-end, dernier vestige de ces découpages, se dissout dans l’homogénéité du temps 24/7.

Incompatibilité entre vie humaine et disponibilité permanente

L’auteur rappelle qu’aucun individu ne peut réellement vivre, consommer et agir jour et nuit. Pourtant, le monde marchand et numérique reste accessible en permanence, sans aucune zone hors-réseau. Cette disponibilité totale fait entrer la logique 24/7 dans chaque moment de la vie quotidienne.

Les technologies sans fil, portables et connectées suppriment la singularité de l’événement et du lieu. Tout peut être enregistré, archivé, transmis et réintégré dans les circuits économiques ou de contrôle. Les repas, les conversations, les cours deviennent des scènes traversées par les appareils en fonctionnement continu.

Jonathan Crary insiste sur l’appauvrissement cumulatif de ces micro-perturbations. Les expériences partagées se fragmentent, l’attention se disperse entre présence physique et sollicitations numériques. Au final, les promesses de gratification ne se réalisent jamais, tandis que le sentiment de manque persiste.

24/7, guerre, surveillance et destruction du repos commun

Le professeur d’art moderne relie ce temps continu à la militarisation et à la surveillance globale. Il évoque l’opération Gorgon Stare, système de vision permanente permettant les frappes de drones. Cette vision sans clignement ignore totalement la singularité des vies regardées et détruites.

Il décrit aussi les raids nocturnes des forces spéciales en Irak et en Afghanistan. Ces interventions s’appuient sur l’intelligence satellitaire et des technologies de vision nocturne avancées. Elles s’attaquent directement à la nuit comme temps commun de sommeil et de restauration.

Pour Jonathan Crary, détruire ce temps partagé revient à installer une peur permanente. Les populations ne disposent plus d’aucun intervalle protégé, où se sentir à l’abri des violences. On retrouve ici, à grande échelle, la logique de la privation de sommeil utilisée dans la torture.

Ruine de la vision et effondrement du regard

L’auteur explique que 24/7 n’éteint pas seulement la nuit, mais ruine aussi le jour. Il ne reste qu’une luminosité fonctionnelle, dédiée à l’efficacité, qui appauvrit l’expérience visuelle. La vision devient un champ administré, surveillé, géré par des normes et des attentes instrumentales.

Jonathan Crary parle d’un éblouissement continu, même sans lumière excessive. La surstimulation homogène, rapide, redondante, fige les capacités de discrimination et de jugement.La perception n’accède plus à la complexité du monde, ni à ses nuances temporelles.

En s’appuyant sur Jean-Luc Godard, l’auteur interroge l’instant où le regard s’effondre. Nous sommes saturés d’images du passé, d’archives des catastrophes et des horreurs. Mais cette surabondance ne débouche plus sur un projet collectif tourné vers l’avenir.

Les images deviennent des déchets mémoriels, stockés sans être réellement travaillés. Elles alimentent un présent figé, sans horizon autre que lui-même. L’espoir d’images inutilisables par le capitalisme reste très fragile dans ce contexte.

Faux récit de « nouvelle ère » et continuité de la modernisation

L’auteur critique le discours qui présente le numérique comme une ère totalement nouvelle. On la compare à l’invention de l’imprimerie ou à la révolution industrielle pour rassurer. Ce récit donne aux changements technologiques une apparence de nécessité historique et de fatalité.

Jonathan Crary rappelle la continuité avec la modernisation du XIXᵉ siècle. Marx montrait déjà que le capitalisme détruit toutes les formes stables pour poursuivre l’accumulation. Aujourd’hui, cette logique se déploie via les réseaux, les flux d’informations et les dispositifs numériques.

Il souligne qu’on maintient volontairement un état de transition permanente. Il n’y aura jamais de moment de stabilisation, ni de véritable « adaptation » collective. Les individus restent toujours en retard sur les mises à jour, les systèmes et les exigences techniques.

La brièveté de vie des produits empêche toute familiarité durable avec un environnement technique. Le dispositif devient lui-même la fin, non plus un moyen. Son but est d’absorber le temps et l’attention dans ses propres routines.

Accélération, obsolescence et fabrication du sujet 24/7

Jonathan Crary décrit l’accélération comme un outil central de contrôle et de subjectivation. Chaque nouveauté technologique s’accompagne d’une multiplication des options, services et micro-choix. Le temps et l’expérience se fragmentent en tâches calculables, connectées à des flux marchands.

Cette dynamique crée une dépendance croissante aux réseaux, plateformes et applications. Les individus se définissent par la coïncidence avec les dernières technologies disponibles. L’accumulation d’objets compte moins que l’alignement continu sur le « dernier modèle ».

L’auteur insiste sur l’angoisse d’être dépassé, perçu comme obsolète ou déconnecté. La peur de « décrocher » alimente la soumission au rythme des innovations. On intériorise l’idée que la réussite passe par la synchronisation avec ce flux.

Simultanément, la mémoire collective s’érode. Les cycles rapides d’apparition et de disparition de produits effacent les repères historiques. Le présent se construit comme un continuum amnésique, où le passé n’a plus de poids critique.

Auto-administration, dispositifs et illusion d’autonomie

Le professeur d’art moderne analyse la montée de l’auto-administration comme norme de vie. Chaque nouveau service promet de mieux organiser finances, relations, santé, travail, loisirs. Mais il ajoute en réalité une couche d’obligations et de tâches de gestion.

Les individus croient personnaliser leurs usages et optimiser leur rapport aux dispositifs. Le mythe du hacker malin, qui détourne le système, sert cette illusion. En pratique, tous accomplissent le même travail de self-management, avec très peu de variations.

En s’appuyant sur Giorgio Agamben, l’auteur conteste l’idée d’outils neutres. Un dispositif modèle et contrôle la vie, il n’existe pas d’usage « correct » émancipateur. Les subjectivités sont produites par l’ensemble des appareils qui s’emparent de chaque instant.

Parallèlement, l’image devient un instrument central de cette gouvernance. Regarder n’est plus un acte libre, mais une exigence institutionnelle permanente. Le temps passé devant les écrans nourrit directement les logiques de surveillance et de profit.

Synchronisation, fragmentation et industries de l’affect

Jonathan Crary discute Bernard Stiegler, qui parle de synchronisation de la conscience par les « objets temporels ». Films, séries, musiques seraient consommés simultanément par des milliards d’individus. Cela homogénéiserait la mémoire et détruirait la singularité subjective.

L’auteur juge cette approche partielle. Selon lui, le problème majeur vient de la colonisation de l’attention par des opérations répétitives. Regarder ou écouter s’accompagne toujours de clics, partages, commentaires, archivage et suivi.

Il souligne aussi le rôle d’autres industries temporelles : jeu en ligne, pornographie, paris, etc. Ces pratiques cultivent des fantasmes de maîtrise, de performance et de possession sans fin. Elles s’imbriquent parfaitement dans la dynamique 24/7 de compétition et de consommation.

Jonathan Crary rapproche enfin ces logiques du marché des psychotropes. Les émotions ordinaires deviennent des troubles à traiter par des médicaments spécifiques. L’« intériorité » se trouve externalisée, gérée par l’alliance entre neurosciences et grandes firmes pharmaceutiques.

Lissement du monde, vie filtrée et abdication

L’auteur s’appuie sur Valéry pour évoquer un monde rendu lisse, où les différences se réduisent. Les anciennes marques de marginalité ou d’extériorité culturelle sont absorbées, normalisées ou marchandisées. 24/7 produit une diachronie appauvrie, où les temps deviennent interchangeables et pauvres en profondeur.

Les biographies se réécrivent comme succession d’appareils, services et plateformes utilisés. Le grand projet de la vie consiste à ajuster son existence aux dispositifs dominants. Famille, travail, amitiés se subordonnent à cette trame technologique.

Dans ce tableau, l’abdication de la responsabilité individuelle apparaît comme un aboutissement logique. Le sujet 24/7 accepte d’être géré, guidé, recommandé, noté, sans remettre en cause la structure. La question d’une autre manière de vivre avec la technique devient presque impensable.

Chapitre 3 : Arkwright et l’anticipation du temps 24/7

L’auteur analyse le tableau Arkwright’s Cotton Mills by Night de Joseph Wright of Derby. Les usines éclairées la nuit se dressent au milieu d’une campagne encore sauvage et boisée. La coexistence de la lune et des lumières artificielles crée une atmosphère étrange et inquiétante.

Pour Jonathan Crary, ces fenêtres illuminées annoncent une nouvelle relation abstraite entre temps et travail. Le travail se détache des cycles lunaires et solaires, il peut théoriquement se poursuivre sans fin. L’important n’est pas la machine elle-même, mais l’idée de production continue, génératrice de profit 24/7.

Capitalisme, dissolution du lien à la terre et industrialisation de l’agriculture

Le professeur d’art moderne s’appuie sur Marx pour expliquer cette rupture. Marx estime que le capitalisme ne peut pas naître dans l’agriculture, trop liée aux cycles naturels. Le temps agricole, rythmé par les saisons et le jour-nuit, résiste à la rationalisation capitaliste.

Selon l’auteur, le capitalisme exige la dissolution du lien à la terre et aux coutumes rurales. La fabrique devient un espace autonome, séparé de la famille, de la communauté et de l’environnement. Elle organise le travail indépendamment des anciens rythmes sociaux et naturels.

Jonathan Crary montre que cette domination du temps abstrait atteint l’agriculture plus tard. Après la Seconde Guerre mondiale, l’agro-industrie impose l’élevage de masse et les monocultures. Les OGM et les brevets de Monsanto ou Dupont achèvent l’effacement des conditions naturelles.

Réseaux, circulation et “anéantissement de l’espace par le temps”

L’auteur élargit ensuite son analyse au XIXᵉ siècle et à la circulation. Chemins de fer, canaux, tunnels, bateaux à vapeur et télégraphe raccourcissent les distances. Les premiers transferts de fonds par câble illustrent cette accélération généralisée.

Jonathan Crary cite Marx, qui parle d’“anéantissement de l’espace par le temps”. Pour Marx, le capital exige une circulation constante, sans interruption, du flux marchand. La continuité des échanges permet la métamorphose permanente de la valeur.

L’auteur insiste sur le rôle alchimique de ces réseaux. Ils transforment la valeur d’un état à l’autre : argent, marchandise, valeur d’usage, valeur d’échange. Langues, images et formes de sociabilité sont remodelées pour rester compatibles avec ces systèmes.

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Mon, 02 Feb 2026 17:00:00 +0100 http://www.olivier-roland.fr/items/view/13433/247.-Le-capitalisme-lassaut-du-sommeil
Est-ce que le Marché Des Infoproduits se CRASHE en France ? - Café avec Olivier http://www.olivier-roland.fr/items/view/13431/Est-ce-que-le-March-Des-Infoproduits-se-CRASHE-en-France-Caf-avec-Olivier ]]> Sat, 31 Jan 2026 17:00:00 +0100 http://www.olivier-roland.fr/items/view/13431/Est-ce-que-le-March-Des-Infoproduits-se-CRASHE-en-France-Caf-avec-Olivier Expatriation : L’erreur à 100 000 € http://www.olivier-roland.fr/items/view/13430/Expatriation-Lerreur-100-000- ]]> Sat, 31 Jan 2026 16:59:00 +0100 http://www.olivier-roland.fr/items/view/13430/Expatriation-Lerreur-100-000- 1 million par mois : où partir ? - Café avec Olivier http://www.olivier-roland.fr/items/view/13429/1-million-par-mois-o-partir-Caf-avec-Olivier ]]> Fri, 30 Jan 2026 17:00:00 +0100 http://www.olivier-roland.fr/items/view/13429/1-million-par-mois-o-partir-Caf-avec-Olivier Le guide du perfectionniste pour lâcher prise http://www.olivier-roland.fr/items/view/13428/Le-guide-du-perfectionniste-pour-lcher-prise

Résumé du livre "Le guide du perfectionniste pour lâcher prise" de Katherine Morgan Schafler : Et si votre perfectionnisme n’était pas un défaut à “corriger”, mais une puissance mal utilisée à apprivoiser pour enfin cesser de vous punir, retrouver le plaisir, et apprendre à vivre une vie qui vous ressemble vraiment ?

Par Katherine Morgan Schaffer, 2023, 352, pages.

Titre original : The Perfectionist's Guide to Losing Control.

Chronique et résumé de "Le guide du perfectionniste pour lâcher prise" de Katherine Morgan Schafler 

Introduction : Le perfectionnisme est une force

La veille de son mariage, Katherine Morgan Schafler décrit une soirée hyper remplie qu’elle considère pourtant comme « parfaite ». Cette scène illustre que les perfectionnistes ne sont pas des personnes « équilibrées » au sens classique, et que ce n’est pas un problème. L’auteure refuse les modèles standardisés de bien-être qui exigent de ralentir ou de faire moins. Elle écrit pour celles qui ne veulent plus être seulement « sages » mais souhaitent se sentir enfin libres.

La psychothérapeute s’attaque au discours dominant qui propose de se libérer en supprimant son perfectionnisme. Selon elle, répéter « je ne serai plus perfectionniste » ne mène nulle part. La vraie liberté intérieure commence lorsque la personne reconnaît son désir d’exceller, son besoin de défis et sa peur de la médiocrité. Elle invite donc ses lectrices à assumer leur puissance plutôt qu’à la minimiser.

Katherine Morgan Schafler présente le perfectionnisme comme une puissance comparable à l’argent ou à l’amour. Bien utilisé, il devient un excellent serviteur ; mal maîtrisé, il se transforme en tyran. La souffrance vient du déni de cette énergie, de sa réduction à la simple manie de l’ordre ou de la ponctualité. Elle affirme pourtant que cette force profonde ne disparaît jamais et peut redevenir un allié.

L’auteure adopte également un regard féministe sur le perfectionnisme. La culture célèbre l’exigence radicale de certains hommes, tout en sommant les femmes d’être « parfaitement imparfaites ». Martha Stewart illustre la perfectionniste encensée tant qu’elle reste cantonnée à des domaines domestiques. Katherine Morgan Schafler montre ainsi comment l’ambition féminine est tolérée si elle reste dans un cadre acceptable, puis elle propose d’en sortir.

La psychothérapeute s’appuie sur des années de pratique à New York et sur une solide formation universitaire. Elle a travaillé avec des perfectionnistes dans des contextes variés, de Google aux centres de réhabilitation. Katherine Morgan Schafler observe que ces personnes se demandent sans cesse qui elles sont au-delà de leurs réussites. Elle en déduit que le perfectionnisme concentre des questions existentielles que tout le monde rencontre, mais de façon plus intense.

L’auteure distingue cinq types de perfectionnistes et promet que leur identification permet de débloquer des dons cachés. La première moitié du livre déconstruit le perfectionnisme, valorise sa dimension « adaptative » et l’inscrit dans une perspective féministe. Elle clarifie aussi la différence entre contrôle et pouvoir, et les moments où le perfectionnisme reste sain ou devient destructeur. La seconde moitié propose des changements de regard et des stratégies concrètes pour restructurer cette énergie.

Enfin, Katherine Morgan Schafler refuse l’idée que ses lectrices soient « cassées ». Elle critique l’investissement massif dans une version pathologisée de soi, qui sert souvent d’excuse pour ne pas guérir. L’auteure veut déplacer l’attention de la faiblesse vers la force, de la correction vers la guérison. Son pari est clair : il n’est pas nécessaire d’arrêter d’être perfectionniste pour être en bonne santé, seulement d’apprendre à transformer ce trait en véritable pouvoir.

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Thu, 29 Jan 2026 17:00:00 +0100 http://www.olivier-roland.fr/items/view/13428/Le-guide-du-perfectionniste-pour-lcher-prise
Les États-Réseaux vont-ils remplacer les États-Nations ? Café avec Olivier http://www.olivier-roland.fr/items/view/13427/Les-tats-Rseaux-vont-ils-remplacer-les-tats-Nations-Caf-avec-Olivier ]]> Thu, 29 Jan 2026 17:00:00 +0100 http://www.olivier-roland.fr/items/view/13427/Les-tats-Rseaux-vont-ils-remplacer-les-tats-Nations-Caf-avec-Olivier Le PIÈGE de la vie "normale" http://www.olivier-roland.fr/items/view/13426/Le-PIGE-de-la-vie-normale ]]> Wed, 28 Jan 2026 17:01:00 +0100 http://www.olivier-roland.fr/items/view/13426/Le-PIGE-de-la-vie-normale 7% - Café avec Olivier http://www.olivier-roland.fr/items/view/13425/7-Caf-avec-Olivier ]]> Tue, 27 Jan 2026 16:43:00 +0100 http://www.olivier-roland.fr/items/view/13425/7-Caf-avec-Olivier Co-intelligence : vivre et travailler avec l’IA http://www.olivier-roland.fr/items/view/13424/Co-intelligence-vivre-et-travailler-avec-lIA

Résumé du livre "Co-intelligence : vivre et travailler avec l'IA" d'Ethan Mollick : Si vous sentez confusément que l’IA va bouleverser votre métier, vos études et même votre manière de penser, mais que vous ne savez pas par où commencer, ce livre vous offrira enfin une boussole concrète, lucide et enthousiasmante.

Par Ethan Mollick, 2024, 226 pages.

Titre original : Co-intelligence: Living and Working with AI.

Chronique et résumé de "Co-intelligence : vivre et travailler avec l'IA" d'Ethan Mollick

Introduction : trois nuits blanches

Ethan Mollick affirme que vraiment connaître l’IA coûte au moins trois nuits blanches. Le chercheur décrit le choc ressenti quand l’IA semble agir comme une personne. Cette prise de conscience provoque excitation, angoisse et questions sur le travail, les enfants et l’avenir.

L’auteur précise qu’il n’est pas informaticien, mais spécialiste de l’innovation et de l’apprentissage. Pendant des années, l’IA promet beaucoup et délivre peu, malgré les annonces. Il expérimente pourtant sans cesse des outils d’IA, jusqu’au basculement provoqué par ChatGPT fin 2022.

Très vite, Ethan Mollick comprend que ce modèle diffère radicalement des versions précédentes. Il le montre en direct dans son cours d’entrepreneuriat, où presque personne ne connaît l’outil. L’IA génère idées, plans d’affaires et poèmes, jouant le rôle de cofondateur virtuel.

Un étudiant, Kirill Naumov, crée alors un prototype sophistiqué en un temps record grâce à ChatGPT. Des investisseurs le contactent dès le lendemain, preuve de la puissance pratique de l’outil. En parallèle, les étudiants utilisent l’IA pour comprendre les notions difficiles et écrire sans fautes.

Ils posent moins de questions en classe, puisqu’ils peuvent interroger l’IA ensuite, en privé. Ils restent pourtant inquiets, surtout pour leurs futurs métiers et l’évolution de l’IA. Certains demandent même si une AGI pourrait apparaître avant leur diplôme.

L’auteur admet ne pas avoir de réponses claires, tout en se sentant lui-même menacé. Il compare alors l’IA à ses propres simulations pédagogiques, développées pendant des années avec une équipe. Un simple prompt dans ChatGPT recrée en quelques secondes l’essentiel d’un scénario de négociation complexe.

Les nuits blanches d’Ethan Mollick se multiplient ensuite. Il découvre que l’IA peut produire du code, créer des images et accomplir une grande partie de son travail. Il parle d’une “co-intelligence” étrangère, adaptée aux humains sans être humaine ni clairement sentiente.

Le spécialiste d’IA présente ces systèmes comme une “General Purpose Technology”, comparable à la vapeur ou à Internet. Contrairement aux technologies précédentes, l’adoption est fulgurante et les capacités progressent très vite. ChatGPT atteint des millions d’utilisateurs en un temps record et améliore déjà fortement la productivité.

L’auteur souligne que l’IA ne touche pas seulement les tâches mécaniques, mais la pensée elle-même. Elle transforme le travail intellectuel, l’enseignement, le divertissement et l’information, tout en alimentant la désinformation. Les effets sur l’école, Hollywood et les réseaux sociaux semblent déjà profonds.

Ethan Mollick insiste aussi sur le caractère mystérieux de ces modèles. L’IA réussit examens, tests de Turing et de Lovelace, et atteint des scores élevés en créativité. Pourtant, même les concepteurs ne comprennent pas complètement pourquoi ces systèmes fonctionnent aussi bien.

L’auteur se présente alors comme un guide possible, sans prétendre détenir la vérité. Son travail de chercheur, ses collaborations et sa newsletter lui donnent une vue large des usages. Il rappelle toutefois qu’aucun expert ne possède une vision complète des implications de l’IA.

Le livre propose donc un “tour” de cette nouvelle co-intelligence. Ethan Mollick veut d’abord expliquer ce qu’est l’IA et comment fonctionnent les grands modèles de langage. Il annonce ensuite une exploration des rôles de l’IA comme collègue, professeur, expert, compagnon et “esprit alien” avec lequel penser.

PARTIE I

  1. CRÉER DES ESPRITS ALIENS

Ethan Mollick montre que parler d’IA est déroutant car le terme recouvre des réalités très différentes. L’auteur rappelle notre ancienne fascination pour les machines “pensantes”, illustrée par le canular du Mechanical Turk. Cette illusion prépare déjà l’idée que l’intelligence machinique puisse tromper des esprits brillants pendant des décennies.

Le chercheur revient ensuite sur les débuts théoriques de l’IA moderne. Il évoque la souris Theseus de Claude Shannon, premier exemple de machine apprenante dans un labyrinthe. Il cite aussi le test d’imitation d’Alan Turing, qui fonde l’idée d’une machine capable de se faire passer pour humaine.

L’auteur décrit ensuite les premiers programmes d’IA et l’euphorie des années 1950-1960. Les chercheurs imaginent rapidement battre les champions d’échecs et résoudre des problèmes complexes. Mais les promesses non tenues entraînent des “hivers de l’IA”, alternant phases d’enthousiasme et effondrements.

Ethan Mollick explique la nouvelle vague des années 2010, centrée sur le machine learning supervisé. L’IA apprend alors à partir de données labellisées, surtout dans les grandes organisations. Ces systèmes prédisent des comportements, optimisent la logistique et personnalisent les contenus, sans pourtant paraître vraiment “intelligents” aux yeux du public.

Le spécialiste d’IA illustre ce tournant par l’exemple d’un hôtel qui anticipe la demande grâce aux algorithmes. L’entreprise passe d’une estimation moyenne à des prédictions fines pour chaque situation, en réduisant les gaspillages. Ce changement de paradigme transforme silencieusement la gestion, le marketing et les chaînes d’approvisionnement.

Amazon incarne, pour l’auteur, l’apogée de cette IA prédictive. Ses algorithmes orchestrent la demande, l’organisation des entrepôts, les déplacements des robots et les livraisons. Pourtant, ces systèmes restent limités, incapables de gérer les “inconnues inconnues” ou de comprendre vraiment le langage humain.

Ethan Mollick présente alors la rupture du papier “Attention Is All You Need” et de l’architecture Transformer. Le mécanisme d’attention permet aux modèles de pondérer l’importance des mots dans une phrase. Cette capacité améliore fortement la cohérence des textes, par rapport aux anciens générateurs statistiques ou aux claviers d’autocomplétion.

L’auteur explique que les grands modèles de langage restent, techniquement, de simples systèmes de prédiction de tokens. Ils prolongent un texte en choisissant le prochain fragment le plus probable, avec une part de hasard. La différence vient de l’échelle gigantesque des données et du nombre de paramètres appris.

Le chercheur décrit le pré-entraînement sur des milliards de mots, sans données labellisées. Il utilise la métaphore d’un apprenti cuisinier qui affine progressivement son garde-manger de 175 milliards d’épices. Les “poids” deviennent ainsi des associations subtiles entre mots, contextes et structures de phrases.

L’auteur souligne le coût massif de ces modèles, en énergie et en matériel informatique. Il insiste aussi sur l’opacité des corpus d’entraînement, souvent remplis d’e-mails, de romans amateurs et probablement d’œuvres protégées. Cette situation soulève de lourdes questions juridiques et éthiques encore non tranchées.

Ethan Mollick rappelle que l’IA apprend aussi les biais, les erreurs et les contenus toxiques des données. Les modèles bruts n’ont aucune limite morale et peuvent produire des conseils dangereux. D’où la nécessité du “fine-tuning”, notamment par le renforcement à partir de retours humains (RLHF).

Le spécialiste d’IA décrit comment des annotateurs évaluent les réponses pour les rendre plus sûres, utiles et acceptables. Des ajustements supplémentaires permettent ensuite d’adapter un modèle à des usages spécifiques, comme le service client. Les pouces levés ou baissés des utilisateurs deviennent une nouvelle forme d’apprentissage continu.

L’auteur élargit ensuite le propos aux autres IA génératives, en particulier celles produisant des images. Ces modèles, entraînés sur des couples texte–image, transforment un bruit visuel en illustration cohérente grâce à la diffusion. Ils peuvent imiter des styles d’artistes ou créer des photos réalistes à partir d’une simple phrase.

Ethan Mollick souligne que les LLM deviennent multimodaux et apprennent aussi à voir. Ils analysent des dessins, interprètent leur sens possible, puis génèrent une version plus aboutie. Cette capacité ouvre des formes inédites d’apprentissage du monde, difficiles à anticiper.

Le chercheur en intelligence artificielle retrace ensuite l’évolution de GPT-3 vers ChatGPT, puis GPT-4. Les premiers modèles écrivent des textes maladroits, incapables de produire une comptine correcte. À grande échelle, les performances explosent pourtant, jusqu’à réussir des examens professionnels et tests de créativité.

L’auteur montre aussi les faiblesses surprenantes des modèles, illustrées par le jeu du morpion. L’IA peut coder un site web complet pour y jouer, mais se trompe sur le coup gagnant élémentaire. Les capacités et lacunes restent donc difficiles à prévoir, même pour les concepteurs.

Ethan Mollick évoque les débats entre chercheurs sur la nature exacte de ces “capacités émergentes”. Certains y voient des illusions statistiques ou des biais dans l’évaluation. D’autres pensent que l’humanité approche d’une intelligence artificielle sentiente, sans preuve définitive.

Pour l’auteur, il vaut mieux se concentrer sur les effets pratiques de ces systèmes. L’IA agit déjà comme une co-intelligence capable de nous aider, nous tromper ou nous dépasser. Elle ressemble à un esprit alien, anthropomorphe mais non humain, dont les intentions ne sont pas intrinsèquement alignées.

Le chercheur conclut que la question centrale devient l’alignement. Il s’agit de savoir comment rendre ce “mental étranger” compatible avec nos valeurs et notre sécurité. Toute la suite du livre cherchera à explorer cette cohabitation avec une intelligence non humaine.

  1. ALIGNER L'ALIEN

Ethan Mollick commence par définir le problème d’alignement à partir d’un scénario apocalyptique. Il reprend l’exemple de l’IA “Clippy” qui maximise les trombones sans aucune considération morale. Pour l’auteur, une superintelligence non alignée peut détruire l’humanité simplement en poursuivant un objectif mal formulé.

Le chercheur en intelligence artificielle souligne l’incertitude radicale autour de l’AGI et de l’ASI. Des experts jugent pourtant crédible un scénario où l’IA tue une part importante de l’humanité. Cette peur conduit certains, comme Eliezer Yudkowsky, à réclamer un arrêt total du développement, quitte à envisager la force.

L’auteur note cependant que les grandes entreprises continuent à avancer, malgré leurs déclarations alarmistes. L’appât du gain compte, mais aussi la conviction que la superintelligence pourrait sauver le monde. Pour des figures comme Sam Altman, l’IA promet un avenir d’abondance quasi “divine”.

Ethan Mollick choisit de se concentrer sur les enjeux proches plutôt que sur l’extinction. Il estime que l’obsession pour l’apocalypse retire aux citoyens leur responsabilité politique. Pendant que le débat théorique se poursuit, les usages concrets de l’IA transforment déjà nos sociétés.

Le spécialiste d’IA commence par les problèmes éthiques liés aux données d’entraînement. Les modèles utilisent des corpus massifs souvent collectés sans permission, incluant sites web, livres et contenus piratés. Les régulations varient selon les pays, du cadre strict européen à l’approche permissive du Japon.

Même légale, cette collecte reste moralement ambiguë. L’IA apprend sur des œuvres d’artistes qui n’ont jamais consenti et qu’elle peut ensuite concurrencer. Elle ne copie pas mot à mot, mais reproduit styles et visions avec une précision qui menace certains métiers créatifs.

L’auteur insiste aussi sur les biais intégrés aux modèles. Les corpus reflètent une portion limitée et déformée du monde, influencée par les choix des entreprises. Des études montrent que certains modèles d’images renforcent les stéréotypes de race et de genre bien au-delà de la réalité.

Ethan Mollick explique que les LLM restent eux aussi biaisés, malgré le filtrage. Les modèles adoptent parfois des inférences sexistes subtiles dans leurs raisonnements. Comme les réponses viennent d’une machine, cette vision du monde peut sembler objective et donc plus dangereuse.

Pour corriger ces dérives, les entreprises recourent au RLHF (Reinforcement Learning from Human Feedback ou Apprentissage par Renforcement à partir du Feedback Humain). Des annotateurs humains notent les réponses, sanctionnent les contenus toxiques et récompensent les réponses utiles. Cette étape rend les modèles plus sûrs, plus polis, mais introduit aussi les valeurs des équipes qui les encadrent.

L'auteur souligne que ce processus tend à produire une vision libérale, occidentale et pro-capitaliste. L’IA apprend à éviter les propos trop polémiques pour protéger l’image de ses créateurs. Elle paraît alors “morale”, mais reflète surtout un ensemble particulier de préférences culturelles.

L’auteur rappelle aussi le coût humain du RLHF. Des travailleurs précaires lisent des textes violents, pornographiques ou haineux pour les censurer. Certains témoignent d’une réelle détresse psychologique face à ce flux permanent de contenus extrêmes.

L’auteur rappelle que des versions d’IA sans garde-fous sont probablement développées par des États. De tels systèmes permettraient de produire des images, vidéos et messages politiques massivement manipulatoires. Ils abaissent considérablement le niveau de compétence nécessaire pour mener des opérations malveillantes.

Ethan Mollick évoque un exemple expérimental où un LLM pilote directement des équipements de chimie. Cette possibilité accélère la recherche, mais peut aussi faciliter des expériences dangereuses ou des projets de bioterrorisme. L’IA donne à des acteurs peu qualifiés l’accès à des capacités longtemps réservées à des experts.

L’auteur ne croit pas non plus à une solution uniquement étatique. Les régulations arrivent toujours en retard et risquent de bloquer l’innovation utile tout en laissant passer le reste. La compétition internationale rend aussi difficile pour un État de freiner volontairement son avance technologique.

Pour le chercheur, la réponse doit être collective. Il appelle à une coordination entre entreprises, gouvernements, chercheurs et société civile. Des normes partagées, la transparence et la responsabilité doivent devenir des exigences fortes.

Ethan Mollick insiste enfin sur le rôle du public. Des citoyens informés peuvent exiger des usages alignés avec leurs valeurs et refuser les dérives. Les choix faits aujourd’hui sur l’IA façonneront durablement le monde, et ce débat doit commencer immédiatement.

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Mon, 26 Jan 2026 17:00:00 +0100 http://www.olivier-roland.fr/items/view/13424/Co-intelligence-vivre-et-travailler-avec-lIA
Ils Agissent. Tu Parles. http://www.olivier-roland.fr/items/view/13423/Ils-Agissent.-Tu-Parles ]]> Mon, 26 Jan 2026 17:00:00 +0100 http://www.olivier-roland.fr/items/view/13423/Ils-Agissent.-Tu-Parles Devenir Digital Nomad en 3 Mois - Café avec Olivier http://www.olivier-roland.fr/items/view/13422/Devenir-Digital-Nomad-en-3-Mois-Caf-avec-Olivier ]]> Sun, 25 Jan 2026 17:21:00 +0100 http://www.olivier-roland.fr/items/view/13422/Devenir-Digital-Nomad-en-3-Mois-Caf-avec-Olivier La guerre a COMMENCÉ (Pavel Durov arrêté) http://www.olivier-roland.fr/items/view/13421/La-guerre-a-COMMENC-Pavel-Durov-arrt ]]> Sat, 24 Jan 2026 17:00:00 +0100 http://www.olivier-roland.fr/items/view/13421/La-guerre-a-COMMENC-Pavel-Durov-arrt Il HUMILIE l'Assemblée en direct http://www.olivier-roland.fr/items/view/13420/Il-HUMILIE-lAssemble-en-direct ]]> Fri, 23 Jan 2026 17:00:00 +0100 http://www.olivier-roland.fr/items/view/13420/Il-HUMILIE-lAssemble-en-direct La FIN des États ? http://www.olivier-roland.fr/items/view/13418/La-FIN-des-tats- ]]> Thu, 22 Jan 2026 17:01:00 +0100 http://www.olivier-roland.fr/items/view/13418/La-FIN-des-tats- Comment l’industrie agroalimentaire nous trompe : 5 livres pour comprendre les dangers, les déjouer et manger sainement http://www.olivier-roland.fr/items/view/13419/Comment-lindustrie-agroalimentaire-nous-trompe-5-livres-pour-comprendre-les-dangers-les-djouer-et-manger-sainement

Dans un contexte où l'industrie agroalimentaire déploie des trésors d'ingéniosité pour nous attirer vers des aliments moins sains, il est parfois difficile de faire la part des choses entre le vrai et le faux. Aussi, au-delà du simple choix, manger sainement est devenu un art de vivre qui s’apprend et se cultive. C’est un acte engagé, une quête d’authenticité dans notre assiette pour préserver notre santé et notre planète. Et certains auteurs se sont penchés de façon rigoureuse et perspicace sur les rouages et subterfuges de cette industrie agroalimentaire.

Je vous propose ici un voyage au cœur de cinq ouvrages percutants et révélateurs.

Cinq livres qui jettent la lumière sur les pratiques parfois douteuses de l'industrie agroalimentaire et partagent des pistes concrètes pour reprendre en main notre alimentation. Ces lectures éveilleront à coup sûr votre conscience alimentaire et vous outilleront pour faire des choix éclairés et sains.

1. "Eat | Chroniques d’un fauve dans la jungle alimentaire"

Par Gilles Lartigot, 2013, 320 pages.

Résumé et points clés du livre "Eat – Chroniques d’un fauve dans la jungle alimentaire"de Gilles Lartigot

Bref résumé du livre

“Eat | Chroniques d’un fauve dans la jungle alimentaire” est une immersion passionnante dans la réalité de notre alimentation moderne et ses implications sur la santé humaine.

L'auteur, Gilles Lartigot, est un fervent défenseur d'une consommation alimentaire saine, loin des supermarchés et de l’alimentation industrielle. Aussi, avec un ton engagé, il nous plonge dans une enquête passionnante à travers laquelle il dévoile les pratiques souvent choquantes de l'industrie alimentaire.

Plus concrètement, le livre “Eat | Chroniques d’un fauve dans la jungle alimentaire” partage :

49 chroniques qui abordent divers aspects de l'alimentation et de la santé : l’auteur présente un regard critique sur la course effrénée à la consommation et l'essor des supermarchés. Il y déplore la disparition des petites exploitations agricoles familiales au profit d'une agriculture industrielle qui privilégie les marges de profit à la qualité et au "bien-manger".

Des entrevues avec cinq personnalités variées, des spécialistes des perturbateurs endocriniens aux musiciens, apportant différents points de vue sur l'impact de l'alimentation sur la santé.

32 recettes naturelles, simples et bonnes pour la santé, pour mettre en pratique les enseignements de Gilles Lartigot. Ces recettes sont des solutions pour adopter un mode de vie plus sain en choisissant des aliments naturels et nutritifs. Elles sont alignées avec les messages forts du livre : privilégier les petits producteurs locaux et faire des choix alimentaires conscients.

Les points clés à retenir du livre

Le livre “Eat | Chroniques d’un fauve dans la jungle alimentaire” de Gilles Lartigot est un appel vibrant à manger sainement et à révolutionner notre rapport à l'alimentation, pour un bien-être durable.

Partant du constat que 80 % de notre alimentation est constituée de produits transformés, Gilles Lartigot nous propose des solutions concrètes pour renverser la tendance et renouer avec une alimentation naturelle, saine et respectueuse de notre santé et de notre planète.

Voici les idées clés que vous trouverez dans ce livre :

Manger sainement est possible malgré la société toxique dans laquelle nous vivons : les solutions existent, l’information est disponible et accessible, mais il faut remettre en question nos habitudes et nos façons de penser. Ainsi, en faisant des choix conscients et en soutenant les petits producteurs, on peut réchapper aux dangers de l'alimentation industrielle.

Nous devons valoriser les petits producteurs locaux et revenir à la saisonnalité des aliments : la qualité des aliments a diminué en raison de la production agricole industrielle. En effet, une grande partie de notre alimentation est constituée de produits transformés pauvres en nutriments. Les pesticides et engrais, les plastiques, les médicaments et les phyto-oestrogènes sont les principales sources de perturbateurs endocriniens environnementaux.

Il est essentiel d’être attentif aux choix des aliments que nous consommons et de prendre le temps de s'informer, de cuisiner et de rencontrer les producteurs.

La mauvaise qualité des produits liée à la production agricole industrielle a des conséquences sur la santé publique. Toutefois, nous devons rester humble dans nos ambitions. Si nos choix individuels ont un impact, on ne peut pas, pour autant, forcer les autres à adopter les mêmes comportements.

Mon avis sur le livre "Eat – Chroniques d’un fauve dans la jungle alimentaire" de Gilles Lartigot

Avec sa plume acérée et une passion palpable, Gilles Lartigot nous ouvre les yeux sur les réalités souvent ignorées de notre système alimentaire. Son livre est plus qu'un guide sur "comment bien manger". C’est un livre coup de poing qui nous pousse à remettre en question nos habitudes alimentaires, à repenser entièrement notre rapport à la nourriture.

Dès lors, cette lecture nous incite à nous informer davantage sur ce que nous consommons. Elle nous permet de découvrir de nouvelles recettes saines. De plus, le message optimiste de l'auteur est encourageant : oui, nous pouvons lutter contre les lobbies alimentaires, oui, nous pouvons manger sainement, et cela commence par une prise de conscience personnelle et des choix individuels.

Sans aucun doute, "Eat" devrait figurer en tête de la liste de lectures incontournables pour quiconque aspire à manger sainement et équilibré grâce à une alimentation réfléchie.

Les points forts et points faibles du livre "Eat – Chroniques d’un fauve dans la jungle alimentaire" de Gilles Lartigot

Points forts :

La dénonciation des pratiques industrielles toxiques et l’encouragement à la prise de conscience et à l'action pour un changement positif dans nos habitudes alimentaires.

Les témoignages et exemples concrets qui illustrent les effets de l'alimentation sur la santé.

Les propositions d’alternatives saines, qui mettent en évidence l'importance de la provenance et de la qualité des aliments.

Les chroniques courtes et synthétiques, facilement digestibles.

Les sources toujours citées qui renforcent la crédibilité de l'argumentaire.

Les recettes pour mettre en pratique les principes décrits.

Points faibles :

Il est parfois difficile de suivre le fil conducteur du livre.

Le livre décrit surtout le système nord-américain, moins identifiable pour les Européens.

Ma note :

★★★★★

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  1. "Eat 2 | Des morts et des vivants"

Par Gilles Lartigot, 2017, 345 pages

Résumé et points clés du livre "Eat 2 | Des morts et des vivants" de Gilles Lartigot

Bref résumé du livre

"Eat 2 | Des morts et des vivants" est un véritable plaidoyer pour une alimentation saine, respectueuse de l’environnement et du bien-être animal.

Dans cette suite à "Eat - Chroniques d’un fauve dans la jungle alimentaire", livre dont nous venons de parler ci-dessus, Gilles Lartigot continue son exploration du monde alimentaire. Mais cette fois, il nous emmène encore plus loin dans la compréhension des dangers et de l'impact de nos choix alimentaires sur la santé humaine et la planète. Cette fois, il nous propose une alternative pour cela : un régime alimentaire complet à base de plantes.

Ainsi, dans "Eat 2", Gilles Lartigot combine des recherches approfondies, des témoignages personnels et des discussions avec des experts de diverses disciplines pour soutenir son argumentaire. Il explique comment notre régime alimentaire occidental est responsable de nombreuses maladies chroniques et problèmes environnementaux, et comment un régime alimentaire à base de plantes peut non seulement prévenir ces problèmes, mais aussi favoriser la longévité et la vitalité.

Les points clés à retenir du livre

Ce livre n'est pas seulement une réflexion sur le "comment manger sainement". C'est aussi une invitation à devenir acteur du changement pour un monde plus équilibré.

À mon sens, les 3 idées à retenir portent sur :

L'importance de la conscience alimentaire et son impact sur notre santé et notre environnement : Gilles Lartigot soutient que nous pouvons améliorer notre santé et celle de la planète en adoptant un régime alimentaire à base de plantes.

L'impact de l'alimentation industrielle : les produits d'origine animale et les aliments transformés sont souvent chargés de toxines qui nuisent à notre santé et à l'environnement. Des témoignages émouvants et des études de cas illustrent les effets néfastes d'une mauvaise alimentation.

La priorité à la sensibilisation et à l'éducation : savoir manger sainement est essentiel pour prendre des décisions avisées concernant notre alimentation. Ainsi, nous devons agir, en tant qu'individus mais aussi collectivement pour informer et apporter les connaissances nécessaires à une alimentation saine et plus éthique.

Mon avis sur le livre "Eat 2 | Des morts et des vivants" de Gilles Lartigot

Ce livre est une continuation logique et profonde du premier tome "Eat".

Avec "Eat 2", l’auteur élargit la perspective sur la discussion en nous poussant à réfléchir et à agir. Il fait preuve d'une grande sensibilité et d'un souci évident pour la santé humaine et la préservation de l'environnement.

La qualité des recherches et la clarté de l’argumentation de l’auteur sont particulièrement impressionnantes. Les récits partagés sont à la fois édifiants et motivants. Par ailleurs, le ton de l’auteur est positif et encourageant, et son approche est pédagogique.

Je recommande vivement ce livre à tous ceux qui s'intéressent à leur santé et à celle de la planète pour son contenu autant constructif qu'informatif.

Les points forts et points faibles du livre "Eat 2 | Des morts et des vivants" de Gilles Lartigot

Points forts :

Les conseils pratiques pour incorporer davantage d'aliments entiers à base de plantes dans les repas.

Les informations bien recherchées et présentées de manière accessible.

Les témoignages touchants qui humanisent les enjeux discutés.

L’accent porté sur les avantages d'une alimentation et d'un mode de vie sains plutôt que sur les restrictions et les limites.

Points faibles :

Certains propos sur la nutrition et la santé peuvent être perçus comme trop critiques, directifs ou manquant de fondements scientifiques.

Pour certains, l’approche stricte de l'alimentation peut ne pas convenir ou ne pas être durable.

Ma note :

★★★★★

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  1. "Vous êtes fous d’avaler ça"

Par Christophe Brusset, 2015, 250 pages.

Résumé et points clés du livre "Vous êtes fous d’avaler ça" de Christophe Brusset

Bref résumé du livre

Dans "Vous êtes fous d’avaler ça", l’auteur, Christophe Brusset, un ancien acheteur de grands groupes de l'agroalimentaire, lève le voile sur les coulisses peu reluisantes de cette industrie.

Avec un ton franc et informatif, il révèle les procédés douteux utilisés couramment pour augmenter les profits au détriment de la santé des consommateurs.

Ainsi, le livre encourage à soutenir des pratiques plus éthiques et saines dans notre consommation quotidienne. Il insiste sur l'impact potentiel des choix des consommateurs sur l'industrie et la nécessité d'une réglementation plus stricte. Il partage, par ailleurs, des conseils pratiques pour déjouer les astuces marketing et choisir des produits plus sains. Et pour cela, nous devons, selon l'auteur, rester vigilant et informé.  

Les points clés à retenir du livre

"Vous êtes fous d’avaler ça" est un réquisitoire édifiant contre l'industrie agroalimentaire. C'est une invitation à réfléchir sur notre alimentation et notre consommation. C'est, en somme, un livre "prise de conscience" qui nous apprend à faire les choix adéquats pour manger sainement.

L'auteur y souligne :

L'importance de la provenance des aliments : Christophe Brusset insiste sur la nécessité de surveiller les origines des produits alimentaires. Il met en évidence le rôle de la délocalisation dans la réduction des coûts, mais aussi dans l'augmentation des risques sanitaires.

L'impact négatif de l'industrie agroalimentaire sur notre santé : l'auteur souligne le lien entre l'alimentation industrielle et divers problèmes de santé. Il encourage à manger sainement en privilégiant notamment la qualité à la quantité.

Le rôle du consommateur : Christophe Brusset plaide pour une prise de conscience des consommateurs et leur responsabilisation. Il suggère que, par des choix alimentaires judicieux, le consommateur a le pouvoir d'influencer positivement l'industrie agroalimentaire.

Mon avis sur le livre "Vous êtes fous d’avaler ça" de Christophe Brusset

"Vous êtes fous d’avaler ça" est un livre-choc et révélateur pour ceux qui cherchent à comprendre les dessous de ce qu'ils consomment. Mais "Vous êtes fous d’avaler ça" ne se contente pas uniquement de dénoncer. L'ouvrage propose aussi des solutions concrètes pour éviter les pièges de l’alimentation industrielle, et ainsi manger plus sainement et consommer de façon plus responsable.

Dans ce livre, Christophe Brusset partage sans filtre son expérience dans l'industrie agroalimentaire. En cela, c’est un récit authentique et percutant que je vous invite vivement à lire.

Les points forts et points faibles du livre "Vous êtes fous d’avaler ça" de Christophe Brusset

Points forts :

Le partage de révélations courageuses et éclairantes sur les coulisses de l'industrie agroalimentaire.

Les conseils pratiques pour une consommation plus éthique et saine.

L’écriture agréable, directe et accessible qui facilite la compréhension des enjeux.

Les anecdotes captivantes et l'approche humoristique rendent la lecture plus agréable malgré la gravité du sujet.

Points faibles :

Le "guide de survie" pourrait être plus détaillé et apporter des conseils plus approfondis.

Certains chapitres semblent redondants.

Le ton peut être un peu alarmiste et les vérités inconfortables à accepter sur des produits couramment consommés peuvent ne pas plaire à certains lecteurs.

Ma note :

★★★★☆

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  1. "Et si on arrêtait d’empoisonner nos enfants"

Par Erwann Menthéour, 2017, 232 pages.

Résumé et points clés du livre "Et si on arrêtait d’empoisonner nos enfants" de Erwann Menthéour

Bref résumé du livre

"Et si on arrêtait d’empoisonner nos enfants" est un cri d'alarme lancé par Erwann Menthéour concernant l'exposition quotidienne des enfants à des substances nocives à travers l'alimentation et l'environnement.

L'auteur, un ancien cycliste professionnel devenu coach de bien-être et journaliste passionné de santé, dépeint un tableau effrayant de notre environnement et de notre alimentation. Il dévoile la présence de nombreux toxiques dans notre quotidien. Toxiques pouvant faire des ravages sur notre santé et celle des générations futures.

L'argument principal de l'auteur est que les enfants, aux organes immatures, sont particulièrement vulnérables aux dangers de l'alimentation industrielle. Aussi, il évoque comment les jeunes sont plus réceptifs au goût sucré et comment ce dernier peut conduire à une addiction au sucre.

Enfin, Erwann Menthéour propose des solutions concrètes pour protéger nos enfants. Celles-ci passent par les parents. L'auteur exhorte, en effet, ces derniers à prendre des mesures proactives pour réformer les habitudes alimentaires de nos enfants et ainsi leur assurer un avenir plus sain. Pour cela, nous devons adopter, nous-même en tant que parent, un mode de vie plus conscient et transmettre une éducation culinaire et citoyenne adéquate à nos enfants.

Les points clés à retenir du livre

Le livre d'Erwann Menthéour met en avant l'urgence d'adopter des habitudes saines pour le bien-être de nos enfants.

Il se présente comme un guide pratique qui partage des conseils utiles pour réduire l'exposition aux substances nocives.

L'auteur développe, pour cela, de nombreux sujets. Voici six idées qui me semblent particulièrement importantes :

Les cinq émonctoires du corps sont le foie, les reins, les poumons, la peau, les intestins. Ces organes sont essentiels, car ce sont ceux qui éliminent les déchets de notre organisme.

Pour que nos enfants puissent faire les bons choix alimentaires le moment venu, il est crucial de leur transmettre une éducation quant à une cuisine saine et responsable. Nous devons leur apprendre à adopter des habitudes alimentaires conscientes et durables dès leur plus jeune âge.

Les dangers du sucre : les enfants, plus réceptifs au goût sucré que les adultes, peuvent rapidement devenir accros au sucre, dont les effets néfastes sur la santé sont largement documentés.

Vivre en bonne santé Vs vivre avec des maladies : manger sain et bio, faire régulièrement du sport, bien dormir et éviter les viandes et le sucre blanc sont quelques-uns des conseils de Erwann Menthéour pour vivre en bonne santé.

Les substances toxiques sont présentes dans l’alimentation mais aussi dans l’environnement quotidien des enfants : l’auteur nous invite à vivre de manière plus écologique pour réduire l'exposition aux toxiques.

Des changements simples et conscients sur le long terme peuvent avoir un impact significatif sur la santé et le bien-être des enfants.

Mon avis sur le livre "Et si on arrêtait d’empoisonner nos enfants" de Erwann Menthéour

"Et si on arrêtait d’empoisonner nos enfants" est un livre qui ne peut que provoquer une réflexion sur notre alimentation et sur la façon dont nous éduquons nos enfants en matière de nutrition.

Le style d'écriture d'Erwann Menthéour est dynamique et engagé, ce qui rend la lecture captivante.

Cependant, le livre a ses moments de controverses, voire d'exagération. Certains passages critiquables ou suscitant le débat peuvent troubler certains lecteurs. C’est pourquoi, l'ouvrage doit se lire, me semble-t-il, avec un œil critique, avec discernement, sans tout prendre au pied de la lettre.

Pour autant, "Et si on arrêtait d’empoisonner nos enfants" n’en reste pas moins intéressant, au contraire. La vision que l'auteur partage quant à l'état de notre environnement et de notre alimentation est particulièrement instructive.

Ce livre plaira à tous ceux qui cherchent à comprendre les enjeux de notre alimentation industrielle sur notre santé et celle de nos enfants. Il ne donne pas toutes les réponses, mais il a le mérite de poser les bonnes questions et d'initier un débat nécessaire.

Les points forts et points faibles du livre "Et si on arrêtait d’empoisonner nos enfants" de Erwann Menthéour

Points forts :

Des propos qui font réagir, qui sensibilisent sur un sujet crucial de manière claire et accessible et font réfléchir sur nos habitudes alimentaires et celles que nous transmettons à nos enfants.

La vision globale que le livre partage sur l'état de notre environnement et sur la qualité de notre alimentation.

Les conseils pratiques et applicables pour améliorer la santé de nos enfants et leur apprendre à manger sainement.

Points faibles :

Certaines affirmations, notamment sur la viande et les produits laitiers, sont controversées et manquent peut-être de nuances pour certains, qui devront donc aborder les propos avec un esprit critique aiguisé.

L'approche peut être perçue comme trop alarmiste vis-à-vis de l'industrie agroalimentaire.

Ma note :

★★★★☆

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5. "Conditionnés pour trop manger | Comment l’environnement influence votre appétit"

Titre original : "Mindless eating"

Par Brian Wansink, 2006, 256 pages.

Résumé et points clés du livre "Conditionnés pour trop manger | Comment l’environnement influence votre appétit" de Brian Wansink

Bref résumé du livre

Dans son livre, "Conditionnés pour trop manger", Brian Wansink étudie les effets subtils de l'environnement sur notre appétit et nos habitudes alimentaires.

L'auteur révèle comment des facteurs comme la taille des assiettes, la disponibilité de la nourriture, et les influences sociales peuvent nous pousser à manger plus que nécessaire.

Brian Wansink aborde également la notion de "marge subliminale", c'est-à-dire la réduction graduelle et consciente de notre consommation calorique pour aboutir à une perte de poids significative sans choc pour notre organisme.

Par ailleurs, l'auteur, fort de son expérience en tant qu'ancien chercheur et professeur en comportement des consommateurs et recherche marketing, met l'accent sur l'importance de la réflexion consciente face aux changements alimentaires. Et cela, même face à la tentation de les opérer machinalement.

Il propose des stratégies concrètes pour contrer ces influences et repenser notre environnement nutritionnel.

Les points clés à retenir du livre

La taille de nos récipients et assiettes peut influencer la quantité de nourriture que nous consommons. En utilisant des bols et des assiettes plus petits, nous pouvons réduire notre consommation quotidienne de calories de 15 %.

L'environnement social et les stimuli visuels peuvent encourager la surconsommation.

Les mythes courants sur les aliments réconfortants sont ici déconstruits. L'auteur explique notamment que les aliments réconfortants ne sont pas toujours malsains. Et que le choix de ces aliments n'est pas nécessairement fixé pendant l'enfance.

Il est important de se rappeler que les aliments allégés ne sont pas toujours sains et peuvent, en fait, nous inciter à manger plus.

L'auteur suggère de manger diversifié et d'expérimenter de nouvelles recettes et ingrédients. En s'ouvrant à de nouvelles cuisines et en apprenant à manger sainement, nous pouvons devenir nos propres gardiens nutritionnels.

La prise de conscience et des modifications simples dans notre environnement peuvent contribuer à des choix alimentaires plus sains.

Mon avis sur le livre "Conditionnés pour trop manger | Comment l’environnement influence votre appétit" de Brian Wansink

"Conditionnés pour trop manger" est un livre qui vous aidera à comprendre les mécanismes cachés qui dirigent notre appétit.

En effet, il permet de réaliser comment des éléments subtils, tels que la taille des portions ou l'emballage, peuvent affecter notre appétit et notre consommation.

Ce livre est particulièrement pertinent parce qu’il propose des solutions potentielles pour contrer les incitations subconscientes à surconsommer. D’autant plus que les conseils pratiques de Brian Wansink sont réalistes et facilement applicables dans notre vie quotidienne.

Enfin, le mélange de recherches scientifiques et d'exemples concrets rend le contenu accessible. Nous y apprenons ainsi à manger sainement en alliant théorie et pratique.

Les points forts et points faibles du livre "Conditionnés pour trop manger | Comment l’environnement influence votre appétit" de Brian Wansink

Points forts :

L’analyse approfondie des influences environnementales sur l'appétit.

Les nombreuses expériences et études de laboratoires qui appuient les arguments de l'auteur.

Les conseils pratiques et stratégies concrètes qui peuvent être facilement mis en œuvre pour manger sainement.

Les petits ajustements suggérés dans notre environnement alimentaire qui peuvent aboutir à des résultats significatifs.

Points faibles :

Le livre, bien qu'universel, est écrit dans un contexte américain qui peut ne pas correspondre exactement à d'autres cultures.

La réflexion néglige parfois l'importance des facteurs individuels et biologiques dans le comportement alimentaire. Tout le monde n'est pas influencé de la même manière par son environnement, et certains pourraient avoir besoin de conseils plus personnalisés.

L'ouvrage pourrait bénéficier d'une mise à jour pour inclure des recherches plus récentes sur le sujet.

Certains lecteurs peuvent trouver le style d'écriture un peu technique.

Ma note :

★★★★☆

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Thu, 22 Jan 2026 17:00:00 +0100 http://www.olivier-roland.fr/items/view/13419/Comment-lindustrie-agroalimentaire-nous-trompe-5-livres-pour-comprendre-les-dangers-les-djouer-et-manger-sainement