Olivier Roland - tagged with Entrepreneuriat http://www.olivier-roland.fr/feed en-us http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss Sweetcron o.roland@technosmart.net La YES School, une école pour les entrepreneurs http://www.olivier-roland.fr/items/view/2719/La-YES-School-une-cole-pour-les-entrepreneurs

Catherine Ramon est une femme pas ordinaire qui s’est mis en tête de développer l’esprit d’entreprenariat chez les jeunes en France, et la création d’entreprise. Elle a créé une école originale, la Young Entrepreneur School, basée à Sophia-Antipolis et qui proposent des cursus de 1 à 3 ans pour le moins atypiques, puisque leur objectif [...]

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Thu, 09 May 2013 10:00:00 +0200 http://www.olivier-roland.fr/items/view/2719/La-YES-School-une-cole-pour-les-entrepreneurs
Rework : réussir autrement http://www.olivier-roland.fr/items/view/2588/Rework-russir-autrement

Phrase-résumée de « Rework, Réussir autrement » : Ce bestseller, publié en 2010, offre une vision claire et synthétique de l’entrepreneuriat, bien éloignée des paillettes de certaines startups : au travers de chapitres ciselés, les auteurs nous transmettent leurs recettes pragmatiques, impossible de ne pas en sortir enthousiaste ! Par Jason Fried et David Heinemeir, [...]

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Tue, 29 Jan 2013 17:00:00 +0100 http://www.olivier-roland.fr/items/view/2588/Rework-russir-autrement
Shark Tank : une émission de télé réalité pour les entrepreneurs http://www.olivier-roland.fr/items/view/2460/Shark-Tank-une-mission-de-tl-ralit-pour-les-entrepreneurs

Entrepreneurs, si vous voulez regarder une émission de téléréalité qui pour une fois ne vous abêtit pas et vous fait travailler votre anglais tout en étant un cours accéléré en entreprenariat, ceci pourrait vous plaire. Cette émission s’appelle Shark Tank. Le concept : d’un coté des entrepreneurs qui ont un projet de création, ou une [...]Pour recevoir gratuitement un podcast "7 étapes pour vaincre la Procrastination et rester motivé pour créer ou diriger une entreprise" et une vidéo "7 livres indispensables pour Créer son Entreprise", cliquez ici et laissez-moi votre adresse email pour que je vous les envoie gratuitement ! ;)

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Mon, 12 Nov 2012 17:00:00 +0100 http://www.olivier-roland.fr/items/view/2460/Shark-Tank-une-mission-de-tl-ralit-pour-les-entrepreneurs
Etes-vous indispensable ? http://www.olivier-roland.fr/items/view/2428/Etes-vous-indispensable-

Phrase-résumé de “Etes-vous indispensable ?”: Pour faire face à la crise économique et à l’évolution du monde du travail, Seth Godin nous propose de devenir « indispensables, uniques et entreprenants », ce qui doit nous permettre de répondre aussi bien à nos objectifs personnels, qu’aux besoins actuels de notre société, dans le but commun de révolutionner la donne.

Par Seth Godin, 2010, 360 pages. Titre original : « Linchpin – Are you indispensable ? »
Chronique et résumé de “Êtes-vous indispensable ? » : Note : cette chronique invitée a été écrite par Max Mario du site Une vie extra-ordinaire, site de dépassement personnel Introduction Dès l’introduction, Seth focalise le contenu du livre, non pas sur le marketing – son domaine de prédilection – mais sur l’individu et son développement : il nous parle à nous. Le temps du travail à l’usine est révolu. Il ne s’agit plus aujourd’hui d’être un travailleur anonyme dans la masse, mais justement de se démarquer, de faire sa place. Comment ? En acceptant en premier lieu le fait que chacun d’entre nous est un génie. Il n’est pas nécessaire d’être un génie à plein temps – même Einstein ne l’était pas -, mais simplement d’apporter de temps à autre des solutions inédites à des problèmes qui paraissaient insolubles. Cela vous est déjà arrivé ? Au moins une fois ? Alors c’est que vous pourrez recommencer. Le génie est la base, ce pas de côté qui nous permettra de nous démarquer en temps voulu. Ce livre évoque chacun de ces 2 parcours (l’ancien dans la masse, le nouveau qui se démarque), en mettant en exergue les possibilités et limites de ces 2 chemins. Il explique également pourquoi le fait de se différencier des autres n’est pas le chemin le plus utilisé aujourd’hui, même si cela correspond pleinement à nos objectifs personnels. Chapitre 1 : la mutation du monde du travail Le monde du travail est en pleine mutation : face à la fin de l’industrie et au développement d’internet, le travail n’est plus simplement divisé en 2 clans (la main d’œuvre d’une part et la direction de l’autre), mais en 3 grâce à l’émergence des « Linchpins » (littéralement les « pivots »). Ces personnes font toute la différence : elles sont capables de faire bouger les choses, de diriger, de mettre en relation et surtout elles possèdent leur propre moyen de production (elles ne dépendent pas d’une chaine de fabrication). La fin du travail à l’usine peut être perçu comme une crise profonde, car nous avons tous été élevés selon ce mode de pensée : « travaille, soit un rouage et tu participeras ainsi à l’effort collectif ». Mais les données ont changé, le fordisme est un modèle obsolète. On peut le nier, mais c’est une évidence partagée partout dans le monde. C’est d’ailleurs, selon Seth, une des raisons du chômage galopant : l’objectif des sociétés à l’ère industrielle était uniquement de conserver à la majorité de ses postes des travailleurs à bas prix, facilement remplaçables. Et les 2 points sont liés : si un travailleur est facilement interchangeable, alors on peut le payer moins cher. Il s’agit donc d’un cercle vertueux (pour l’entreprise), et vicieux (pour le salarié). Heureusement, la limite de ce système se fait ressentir aujourd’hui. Cette mutation du monde du travail est en réalité une révolution, et comme tout changement profond, elle peut effrayer il est vrai – nous ne sommes plus certains de quoi demain sera fait -, mais c’est également une source d’opportunités immense, car nous avons désormais la possibilité de nous affirmer et de pouvoir ainsi donner le meilleur de nous même, de changer réellement la donne, et d’être rétribués en conséquence. Chapitre 2 : Quel est votre choix ?

Face à ce constat, que souhaitez-vous faire ? Rester cloitré dans la peur (les révolutions font toujours peur), ou tracer votre propre voie ? Cette question est décisive, et conditionnera la suite de votre existence. Il n’y a pas de problème à souhaiter la sécurité et conserver son emploi à tout prix. Vous souhaitez un emploi où il faut respecter les consignes ? Alors ne vous étonnez pas si c’est la seule chose que l’on vous demande au quotidien : respecter les consignes. Pas besoin dans ce cas de vouloir évoluer, ou de penser à être créatif : cela ne vous sera d’aucune utilité dans votre job. Vous souhaitez vous différencier et vous vous sentez bloqué par différentes raisons (« je n’ai pas fait de grandes études alors je ne pourrai pas rivaliser », « je ne suis pas un artiste, je ne sais pas créer », « les gens ne m’aimeront plus si je sors du lot », etc.), mais Seth balaye chacune de ces raisons :

Vous n’avez pas fait de grandes études ? La plupart des dirigeants des grandes entreprises non plus Vous n’êtes pas un artiste ? Pourtant vous l’étiez à 4 ans quand vous dessiniez. Vous l’étiez à 7 ans quand vous écriviez des poèmes. Tout ceci est encore en vous, caché quelque part. Les gens ne vous aimeront plus ? C’est justement quand vous donnez le meilleur que les gens vous aiment. Alors tout se passera bien. Et si certaines personnes ne vous aiment plus…c’est que c’était déjà certainement le cas auparavant.

Alors posez-vous la question : qu’est-ce qui ferait de vous quelqu’un d’incroyablement bon dans votre travail ? Il ne s’agit que de choix à réaliser, pas de talent à posséder. Seth dispense également ce qu’il appelle un « message confidentiel aux employés » : si au travail vous savez vous comporter comme un être humain, et non comme une machine, alors vous serez à même de découvrir une passion pour votre travail. Il s’agit simplement de prendre les choses à cœur, d’humaniser notre relation, et de créer ainsi un cercle vertueux. Chapitre 3 : Les racines de l’endoctrinement Seth montre que cette manière de penser ne vient pas de nous. C’est tout le système éducatif qui est construit sur ce mythe : bien écouter les consignes, ne pas se rebeller, et cela nous permettra – si l’on est sage – de devenir un ouvrier docile à l’usine locale. Ce mensonge médiocre fabrique depuis des dizaines d’années des êtres aux ambitions médiocres. C’est le système qui a créé tous les ouvriers interchangeables de l’ère industrielle. Heureusement, cet endoctrinement a ses limites, et est ouvertement caduc aujourd’hui. Alors pourquoi continuer à le suivre ? Il faut créer une ouverture et regarder notre situation différemment : il faut changer nos réponses aux questions, changer notre manière de réagir, et même idéalement parvenir à changer la question. Selon Seth, la clé de l’enseignement tient en 2 uniques valeurs :

Savoir résoudre des problèmes intéressants

Diriger

Rien d’autre. Il précise également que la faute est au système qui fabrique les travailleurs dociles, pas aux enseignants. Il faut réorganiser l’école pour libérer du temps aux bons enseignements… et expulser les enseignants médiocres. Chapitre 4 : Comment devenir un Linchpin ? Le Linchpin est une modeste pièce d’assemblage. Elle ne coute presque rien, mais elle a une valeur ajoutée unique : elle retient la roue à la voiture, ou la vis au gadget. Sans elle, tout s’effondre. Dans le monde de l’entreprise, le Linchpin est donc celui qui coordonne. Celui qui initie le mouvement, qui résout les problèmes, invente, et provoque. C’est la pièce maitresse qui transforme le chaos en création. Beaucoup d’entreprises se sont organisées autour d’un Linchpin (Jeff Bezos chez Amazon, Steve Jobs chez Apple, etc). D’autres entreprises emploient plusieurs Linchpins, des dizaines, des centaines peut-être. Comment les trouver ? Ce sont en général les personnes qui sont réellement motivées et passionnées par leur travail. Il ne s’agit pas là de remplir son contrat, mais de faire avancer les choses. Seth oppose dans cette vision le fait de « respecter les consignes » (qui demande beaucoup de temps, pour un salaire moindre), et le fait « d’avoir des idées » (qui demande moins de temps, pour un salaire supérieur). Il ne s’agit donc pas d’investir tout son temps, mais réellement de s’investir soi. Là où une connaissance approfondie était suffisante auparavant pour faire de vous un génie, la connaissance seule n’est plus aujourd’hui une source de richesse. Wikipédia, internet de manière générale et le partage de la connaissance, font que l’on trouvera toujours plus d’informations que ce que vous savez. Avoir une connaissance approfondie et un bon jugement est par contre toujours un signe de forte valeur ajoutée. Chapitre 5 : Le travail intense, la beauté et le cadeau En général, nous révélons facilement notre penchant Linchpin quand nous parlons de nos passions. C’est exactement cet effet que nous devons reproduire lorsque nous travaillons : prendre les choses à cœur, et réaliser les actions au-delà des attentes. C’est comme cela que nous créerons notre différence. Dans ce sens, Seth oppose différentes conceptions du travail (ancienne version/nouvelle version) :

Laisser sa personnalité chez soi >> S’investir personnellement Réaliser une tâche >> Être un artiste, donner Travail facile à accomplir >> travail difficile, car il amène à changer les choses

Seth prend un exemple très pertinent à propos du don. Il prend en exemple l’IPod d’Apple. Apple aurait pu se contenter de réaliser un objet qui réponde simplement aux attentes (écouter de la musique), mais le designer d’Apple a voulu aller plus loin et réaliser un objet magnifique. Cette beauté est un cadeau de la part du designer, qui s’est investi profondément et a réalisé la tâche confiée au-delà des attentes. En ce sens, il est un Linchpin. Au-delà de son sens commun, l’art devient simplement la faculté de créer quelque chose de nouveau, de spécial et d’unique. Le don devient quant à lui l’aisance avec laquelle on va partager notre art. Seth associe pleinement le don, l’art, et le monde du travail. Chapitre 6 : La résistance Tout ceci semble nous être complètement bénéfique, alors pourquoi tant de gens rechignent à devenir des Linchpins ? Pourquoi n’est-ce pas une évolution naturelle ? C’est en partie biologique, nous répond Seth. Nous avons en nous (au niveau de l’amygdale cérébelleuse pour être précis) une partie de notre cerveau qualifié de « reptilien ». Son but est de nous protéger de tout ce qui pourrait être différent et potentiellement dangereux. Il décide donc à notre place par habitude, et sabote tous nos projets « osés ». Il faut donc prendre conscience de ce cerveau reptilien, anticiper ses actions et le combattre. C’est cette résistance qui nous pousse à continuer à travailler sur un projet alors que nous devrions être en train de le livrer. C’est encore elle qui nous fait repousser certaines actions à demain, ou à ne pas réaliser notre art. Chapitre 7 : La puissante culture du don Partie très intéressante du livre : Seth revient sur l’histoire du don, et ce que le don apporte au sein du travail. Dans l’idéologie Linchpin, le don est justement cette valeur ajoutée, ce truc en plus qui va rendre votre réalisation formidable. Vous pourriez réaliser tout juste votre travail, mais vous décidez de le faire de manière hors-norme. En ce sens, vous faites un don. Il ne s’agit pas pour autant d’un cadeau ayant pour but une contrepartie. Le vrai don est à sens unique, il est symptôme d’abondance, et va progressivement former votre tribu. Ses exemples vont du musicien – qui va jouer son solo au-delà de toute attente – jusqu’au barman – qui aura un geste généreux optionnel en votre faveur -. Le don est à intégrer dans la logique du travail quotidien, c’est ce qui nous transformera en Linchpin. À l’opposé, nous recevons également de temps à autre des dons d’autres personnes. Toujours dans la même idéologie, recevoir un don ne signifie pas pour autant redonner en retour, mais Seth appuie le fait qu’il est important de simplement exprimer le sentiment provoqué par ce don, en disant « merci et… ». « Merci et… j’ai diffusé l’information ». « Merci et… voici un pourboire de 10€ ». « Merci et… tu m’as réellement touché ». Chapitre 8 : Une carte ? Quelle carte ? Même si nous avons l’habitude de chercher une carte routière (un plan, pour nous repérer) afin d’orienter nos actions, Seth précise que dans la culture des Linchpins, ces plans-là n’existent pas. Il n’y aura personne pour vous dire quoi faire, personne pour orienter vos actions. Et ce, pour une raison simple : s’il y avait un mode d’emploi ou un guide pour réaliser vos objectifs, alors cela signifierait que vous n’auriez pas de valeur ajoutée. N’importe qui peut suivre une carte. Tant que vous suivez un guide, alors vous vous interdisez de créer de la valeur. Avoir une vision claire est une tâche difficile, et c’est pourquoi elle est si rare et précieuse. Chapitre 9 : Faire un choix Par divers exemples, Seth met en avant l’importance que représente la notion de choix dans la vie d’un Linchpin. On peut ne pas naitre Linchpin, mais le devenir. C’est ce qui arrive la plupart du temps. Le Linchpin va donc faire des choix, et ce sont ces choix qui le rendront unique. Il ne faut pas croire que les choix se feront progressivement. Le Linchpin n’est pas là pour s’adapter progressivement, mais bel et bien pour bondir d’un coup. À l’image des grands changements qui surviennent subitement, le Linchpin va prendre des décisions radicales pour se démarquer. Seth donne en exemple 2 questions stratégiques, dont les réponses amèneront leur auteur, soit à se démarquer, soit à rester dans la même voie :

Dois-je défier l’ordre établi ou le renforcer ?

Mon emploi correspond-il à ma passion ?

Chapitre 10 : La culture de la relation Une des composantes du Linchpin est de coordonner, d’organiser, d’offrir. Le lien avec les autres est donc primordial. En tant que Linchpin, votre personnalité et votre attitude compteront autant, et même plus, que le fruit de votre travail. Il s’agit donc de réaliser un travail d’équipe. Il ne s’agit pas d’être commercial pour autant : le Linchpin part d’une attitude de générosité. Il est là pour offrir un cadeau, et c’est cette attitude que les autres vont percevoir. En ce sens, les gestes que vous ferez et les intentions que vous aurez vaudront plus au final que votre discours lui-même. Chapitre 11 : Le Linchpin en 7 points Seth liste 7 points importants, qui sont autant de voies pour devenir indispensables. Il s’agit donc de très bons points de départ pour s’améliorer :

Créer une interface unique entre les membres de l’organisation

Faire preuve d’une créativité unique

Gérer une situation d’une grande complexité

Guider les clients

Inspirer le personnel

Montrer une profonde connaissance du domaine

Posséder un talent d’exception

Chacun de ces points est une facette du Linchpin. Chapitre 12 : Et si cela ne fonctionne pas ? Que faire quand votre art n’a pas l’effet escompté ? Cela peut arriver. La meilleure solution dans ce cas est d’essayer néanmoins, même si c’est pour échouer ensuite. Cela vaut mieux que de simplement échouer : cela fait de vous un artiste et vous donne le droit de recommencer. Il existe globalement 3 sources de failles, qui peuvent vous retenir d’être un Linchpin :

« Mon patron ne veut pas ». 9 fois sur 10, ce n’est pas vrai. Dans le dernier cas, changez d’emploi

Vous n’êtes peut-être pas encore à la hauteur du combat que vous souhaitez mener.

Vous ne serez peut-être pas payé pour pratiquer votre art : il se peut que votre art se réalise en dehors du monde de l’entreprise, via des actions bénévoles par exemple.

Chapitre 13 : Conclusion Seth clôture son ouvrage sous la forme d’un manifeste : le monde a changé, nous en connaissons maintenant les enjeux, les risques, et les possibilités. 2 voies se dressent devant nous : l’une est très claire – il s’agit de la plus empruntée -, et nous savons aussi qu’elle ne répondra pas à nos attentes profondes. Puis il y a l’autre voie : moins définie, où chaque personne devient maitre de sa situation, et provoque le changement autour de lui. Cette seconde voie nous permettra de répondre à nos aspirations, à ce qui nous tient réellement à cœur, mais c’est également la démarche qui est attendue par le marché du travail. Il s’agit de se dire qu’au lieu de travailler sagement, à la recherche d’une certaine sécurité, et dans l’optique de combler notre besoin de consommation, nous avons la chance de nous affirmer et d’orienter le futur, le nôtre comme celui des gens autour. « Il ne s’agit pas de docilité, mais de vision et d’engagement » dixit Seth. Conclusion de Max Mario du site Une vie extra-ordinaire “êtes-vous indispensable ?” : J’ai vraiment adhéré à la thèse de ce livre. Le monde du travail est souvent mal perçu, et rarement le sujet d’ouvrages positifs. Ici, Seth Godin nous propose une vision innovante du travail, qui répond à la fois à nos objectifs personnels (satisfaction, art, reconnaissance), à ceux de l’entreprise (valeur ajoutée forte, différenciation), mais également aux besoins réels de la société (besoin d’individus qui font bouger les choses). Je vois ce livre comme un manifeste personnel, qui peut vraiment changer votre quotidien, et même avoir des effets au-delà s’il finit par être suivi par bon nombre de personnes. Si vous souhaitez trouver un sens nouveau à votre travail, à votre carrière, alors ce livre peut réellement vous intéresser . Il vous apportera des idées sur les facettes de votre personnalité à mettre en avant, et dont le monde a besoin. Au-delà de nous donner confiance, ce livre nous aiguille vers le type de travail que l’on cherche tous : celui qui dépend de nous. La carrière de Seth Godin prend réellement un tournant avec ce livre, il passe de « gourou marketing » (« je vais vous dire comment vendre vos produits ») à une thématique beaucoup plus personnelle, et en phase avec notre époque : que souhaite-t-on réellement ? Qu’attend-on du monde du travail ? Son constat du monde industriel (usine à bas prix/modèle scolaire obsolète/employés interchangeables) est malheureusement très juste, et ses propositions concrètes pour s’en sortir me semblent fiables et intelligentes. Personnellement, ce livre m’a fait évoluer dans mon rapport au travail, et dans la place que ce même travail occupe aujourd’hui dans ma vie. Lorsque je rencontre une personne innovante, différente au niveau professionnel, je repense à cet ouvrage et je me dis que j’ai trouvé un Linchpin. Si je ne devais retenir qu’une seule phrase : « être unique, remarquable et humain ». Beau programme. Points forts :

Facile à lire, pragmatique

Une vision du travail réellement innovante, et optimiste : on trouve rarement des livres parlant positivement du travail

Très motivant, et plusieurs concepts sont utilisables immédiatement

Nous amène à réfléchir sur notre rapport au travail : dans quel but travaillons-nous aujourd’hui ?

Possède beaucoup d’exemples concrets, d’histoires de salariés ou de PDG.

Points faibles :

Le livre semble vouloir nous guider, mais au moment où l’on attend un guide réellement opérationnel, l’auteur prévient… qu’il n’existe aucun guide.

Certaines idées reviennent au cours du livre de manière redondante (ex. : la culture du don). Cela n’apporte rien au lecteur, et peut le décevoir.

Les chapitres sont découpés en toutes petites parties (1 page maximum) pour faciliter la lecture, mais cela nuit au développement des idées

La note de Max Mario du site Une vie extra-ordinaire :

Lire plus de commentaires sur "Etes-vous indispensable” sur Amazon Avez-vous lu “Etes-vous indispensable” ? Combien le notez-vous ? Note: There is a rating embedded within this post, please visit this post to rate it. Acheter "Etes-vous indispensable" sur Amazon :

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Article publié sur Des Livres Pour Changer de Vie. Si vous voyez cet article sur un autre site, il s'agit d'une copie éhontée. Related posts: Indispensable – Joe Calloway

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Tue, 23 Oct 2012 17:00:00 +0200 http://www.olivier-roland.fr/items/view/2428/Etes-vous-indispensable-
Le Millionnaire Minute http://www.olivier-roland.fr/items/view/1695/Le-Millionnaire-Minute

Phrase résumé du Millionnaire Minute : Tout le monde souhaite ardemment devenir millionnaire et nous souhaitons apprendre les secrets pour faire autant d’argent que possible : avec l’application des bons principes jumelés à de solides habilités, il devient possible de multiplier ses revenus et d’accéder à ce niveau de richesse surtout en appliquant l’effet de levier à ces concepts, l’accumulation de fortune est possible pour tous.

Par Mark Victor Hansen et Robert G. Allen, ADA Editions, 2003, 402 pages. Titre original : The One Minute Millionaire: The Enlightened Way to Wealth Note : cette chronique invitée a été écrite par Matthieu Lajoie du blog Comprendre vos finances

Chronique et résumé de “Le Millionnaire Minute” : Introduction D’entrée de jeu, les auteurs font un parallèle entre gravir le mont McKinley (montagne la plus haute de l’Amérique du Nord, située en Alaska) et l’atteinte de cet objectif très louable : devenir millionnaire. Plusieurs grimpeurs ont réussi à escalader cette montagne d’Alaska. Par contre, cela a exigé un bon entraînement et une planification très rigoureuse de leur part. Gravir la montagne du millionnaire nécessite les mêmes étapes, mais cela sera, semble-t-il, moins difficile et dangereux. Ouf !! Heureusement puisque mon état physique ne m’en permettra pas autant… j’aime bien mes pantoufles. Les outils nécessaires selon les auteurs sont d’établir son plan : Le Plan du Millionnaire Éclairé. Tout comme les grimpeurs, nous aurons besoin d’experts pour nous guider, nous montrer le bon chemin à prendre et éviter les écueils. C’est le rôle que se sont donné Robert Allen et Mark Hansen. Ils seront nos mentors à travers la lecture de ce guide. Personnellement, j’aime bien suivre des mentors qui ont réussi. Combien de personnes sont devenues millionnaires en disant aux autres comment le devenir? Les auteurs sont tous les deux millionnaires. À la lecture de ces lignes, je me suis dit que leurs conseils valaient sans doute leur pesant d’or. Le livre fournit les outils et la démarche pour gagner notre premier million de dollars. Pourquoi un million? Parce qu’en créant une série d’individus millionnaires, il se produira un effet de cascade d’un million de millionnaires qui partageront leurs richesses et amélioreront le monde. C’est l’objectif de Allen et Hansen, objectif noble je trouve. Il est certain que la vie peut être plus agréable lorsque nous sommes libérés des soucis d’argent, parlez-en à Olivier . Sans blague, ce livre se structure en deux parties. Les pages de gauche décrivent les stratégies et les techniques à appliquer dans la vie de tous les jours qui nous aideront à monter la montagne du million. Il s’agit de leçons condensées qui peuvent constituer un guide pour atteindre le fameux million. Les pages de droite quant à elles racontent l’histoire de Michelle, qui doit faire un million de dollars en 90 jours afin de conserver la garde de ses enfants. C’est en fait la trame du livre : Pourriez-vous accumuler un million de dollars si la vie de ceux que vous chérissez en dépendait? L’équation du millionnaire Les auteurs du livre Le Millionnaire Minute font la promesse suivante : « nous allons vous enseigner une méthode étape par étape, non seulement pour devenir Millionnaire, mais un millionnaire éclairé ». Ils affirment que l’on doit absolument développer, dès le départ, une attitude de millionnaire. C’est-à-dire posséder un ensemble de pensées et de croyances favorisant la richesse. Et ceci donne l’équation du millionnaire : Un Rêve + Une Équipe + Un Thème = Les Sources du Millionnaire. Selon eux, avec Le Rêve, on développe un désir ardent de richesse et on réussit à avoir confiance en soi et à développer l’attitude du millionnaire. L’Équipe est au cœur de l’équation. Attirer des partenaires expérimentés et avoir des mentors compétents feront en sorte que le rêve se réalise. Finalement, le Thème, est de choisir et surtout, de mettre en application les modèles de base que les millionnaires ont mis en place pour s’enrichir rapidement. Le livre se concentre sur ces trois étapes essentielles de l’escalade de la montagne de la richesse. À la fin de l’introduction, on nous assure que le premier pas à faire pour devenir millionnaire est de simplement s’engager à devenir millionnaire. Cet engagement se répercute sur deux choses : le désir et la foi. Pour rendre sérieux cet engagement, les auteurs du livre nous demandent de remplir le formulaire « Engagement du millionnaire éclairé ». Ledit formulaire se trouve à l’adresse http://www.oneminutemillionaire.com. J’ai moi-même rempli ce contrat. C’est une première étape, consciencieuse, pour me botter le derrière. Première partie du livre : Les Eurêka du millionnaire

Avant de passer aux choses sérieuses, on nous indique les deux chemins pour arriver au sommet de la montagne du millionnaire : le chemin long et le raccourci. Le sentier long est évidemment le plus facile et le moins risqué. Il s’agit de la fameuse théorie « un dollar par jour à la fois ». Par conséquent :

Dépensez moins que vous ne gagnez; Investissez la différence; Laissez le temps agir

Bien qu’il faille de la patience et surtout de la discipline, j’aime cette méthode. Nous sommes certains d’arriver à notre but. Lentement, mais sûrement comme on dit. Cependant, les auteurs souhaitent nous apporter la richesse rapidement en choisissant un ou des véhicules parmi lesquels on retrouve la bourse, l’immobilier, l’internet et les entreprises privées. Dans ce cas, pourquoi ne pas faire les deux. Vous travaillez fort sur vos 4 piliers de la richesse et pendant que vous créez rapidement votre fortune, pourquoi ne pas prendre également le chemin long? Peu importe ce qui arrivera, vous deviendrez millionnaire selon M. Allen et M. Hansen. Maintenant, il est temps de parler des principes de la richesse, ce que les auteurs considèrent comme les eurêka du millionnaire. Il s’agit en fait des 24 principes de la richesse.

Eurêka numéro 1 – Chaque personne se manifeste

Ce principe de richesse émane davantage du développement personnel que de la richesse comme telle, bien que souvent les deux sont intimement reliés. En un mot : Ayez des pensées positives et surtout, intenses !!! Il faut cultiver notre enthousiasme à réussir. Il faut prendre conscience que tout ce qui se trouve autour de nous a fait la fortune de quelqu’un. Il existe des millions autour de nous. Wow !! Ceci nous donne un bon coup de fouet, non? Eurêka numéro 2 – Être, faire, avoir

Les auteurs précisent que pour atteindre l’objectif du livre (qui devient le mien aujourd’hui J) soit d’avoir un million de dollars net dans mon compte en banque, il y a des étapes à réaliser. Avant tout, il faut ÊTRE un millionnaire. L’on se doit de comprendre que l’abondance survient quand nous améliorons la vie des autres et que posséder revient à offrir davantage aux autres. Une fois cet état atteint, le FAIRE entre en jeu. On passe à l’action. On fait tout ce qui est possible pour ajouter de la valeur au monde qui nous entoure. Une fois maîtrisé, le résultat devrait se concrétiser. Vous venez de réaliser le AVOIR. N’oubliez pas, il est très important de faire ces étapes dans le bon ordre : être, faire et avoir. Eurêka numéro 3 – Vivez un cran plus haut

Réalisez ici que votre parcours vers la richesse aura des obstacles et des échecs. Et même que les échecs semblent souhaitables selon ces deux millionnaires. Je suis d’avis aussi que le monde progresse de ses erreurs. Il faut apprendre à nous blâmer nous-mêmes lors d’échecs et d’éviter de mettre la faute sur notre voisin… de vivre un cran plus haut. Eurêka numéro 4 – L’abondance est votre état naturel

L’univers est d’abondance. Le manque ne peut exister, sauf dans notre perception personnelle des choses. Cette abondance doit se transporter vers le thème de l’argent. Il y aura une abondance d’argent pour celui qui prônera les principes servant à en acquérir. Envisagez-la !!! Eurêka numéro 5 – Ceux qui donnent reçoivent

Cet eurêka fut tout un paradoxe pour moi. Comment peut-on donner si notre but est d’être millionnaire? Je donnerai après avoir atteint cet objectif, non ? Il semble que ce soit une mauvaise façon de voir les choses de la vie du millionnaire éclairé. La maxime « ceux qui donnent reçoivent » est de mise. Ceci est une dimension plutôt spirituelle de la richesse, mais tout de même bonne à appliquer. Eurêka numéro 6 – Changer votre réalité est chose facile

Cet eurêka a pour simple objectif de ne pas écouter notre petite voix intérieure. Celle qui, après avoir trouvé l’idée du siècle, se fait entendre pour dire : « tu ne seras pas capable, d’autres ont échoué avant toi, pourquoi cela fonctionnerait-il pour toi ». Cette voix nous fait douter souvent et la conséquence de ce doute est de ne rien faire. On retourne au boulot le lundi matin et sans notre million en banque. Eurêka numéro 7 – Les mots ont un pouvoir de manifestation

En un mot, évitez les pensées négatives. Elles font beaucoup plus de tort que vous ne l’imaginez. Eurêka numéro 8 – Vous êtes votre propre richesse

Nous n’avons besoin que de 3 ressources pour débuter notre parcours vers la richesse :

Une bonne idée, L’engagement, Les personnes détenant les autres ressources.

C’est à nous qu’appartient le moment de mettre en œuvre ce plan, nous seuls. Eurêka numéro 9 – Richesse signifie liberté

Cet eurêka est mon préféré. La liberté financière est la plus belle des libertés. Ne plus être esclave d’un patron et d’un emploi merdique, n’est-ce pas le rêve de tout le monde ? C’est cette situation que je souhaite réaliser, c’est vraiment mon rêve. Pouvoir vivre de mes revenus alternatifs et passifs. Histoire à suivre… Eurêka numéro 10 – Tout commence par un rêve

Ici, on nous pose la question à laquelle on doit trouver une réponse : Jusqu’à quel point ma vie peut-elle être différente dans 5 ans ? Seriez-vous capable d’y répondre maintenant ? Moi j’ai ma petite idée : être en mesure de posséder des actifs me fournissant de bons revenus. Eurêka numéro 11 – Clarté = pouvoir

Il est important d’avoir des buts, mais ce qui compte réellement, c’est la façon de les concevoir. Pour vulgariser un peu, il ne suffit pas d’avoir un but et de vouloir l’atteindre. Il faut s’imaginer dedans et visualiser la situation et l’événement au maximum. Eurêka numéro 12 – Plus de clarté donne plus de pouvoir C’est l’eurêka 11 à l’extrême. Il faut prendre le temps d’écrire nos rêves sur du papier et de les lire à haute voix par la suite. En exécutant cette tâche tous les jours, notre esprit comprendra ce que l’on désire vraiment. Eurêka numéro 13 – Puisez dans votre génie

Les auteurs nous révèlent les 4 caractéristiques qu’exploitent les gens ayant du génie. La passion (aimez ce que vous faites), le talent (être bon dans ce que l’on entreprend), les valeurs (ce que l’on fait est important à nos yeux) et le destin (faire ce pour quoi nous sommes venus au monde). Eurêka numéro 14 – Passion amour

Devenir riche implique automatiquement la passion et l’amour de l’activité dans laquelle on évolue. Notre succès dépendra de la passion et de l’amour. Eurêka numéro 15 – L’imagination éclipse la volonté

Un médecin, du nom d’Émile Coulé, a déjà affirmé que lorsque notre volonté (soit notre côté rationnel) est en conflit avec notre imagination (soit notre côté créatif), c’est toujours l’imagination qui l’emporte. Donc, on doit comprendre que notre imagination est la clé de notre succès et que celle-ci a vraiment un pouvoir très puissant. Eurêka numéro 16 – L’envergure de la question détermine l’ampleur des résultats

En fait, les questions déterminent les réponses. Il est de notre devoir, en tant que futur millionnaire, de se poser les bonnes questions. En refusant de le faire, on n’exploitera jamais notre plein potentiel. Eurêka numéro 17 – Vous connaissez déjà la réponse

Notre mémoire est parfaite semble-t-il. Elle a stocké des millions d’informations. Pour y accéder, il suffit simplement de cultiver notre intuition. Les réponses s’y trouvent déjà. Tout un défi pour moi. Eurêka numéro 18 – Soyez cohérent

Tout ce que l’on veut bâtir doit se faire en harmonisant 3 éléments : désir, foi et estime de soi. On doit vouloir y arriver (désir), on doit croire que l’on peut faire beaucoup d’argent (foi) et l’on doit être totalement convaincu que l’on mérite d’être riche (estime de soi). Si un seul de ces éléments fait défaut, on perdra notre temps. Eurêka numéro 19 – Vous êtes un aimant qui attire l’argent

Pour prendre l’image de l’aimant, on attire ce que l’on désire, coûte que coûte. Eurêka numéro 20 – Frappez et on vous ouvrira

On se doit d’être engagé pour atteindre le sommet de la montagne du millionnaire. Cet engagement est le point de départ de la course. C’est l’étincelle qui allume le feu, comme disent Rober Allen et Mark Hansen. Les millionnaires sont des personnes engagées.

Eurêka numéro 21 – Partager, c’est avoir davantage

J’ai eu de la difficulté à comprendre cet eurêka. Les dons ne se soustraient pas; ils sont un multiplicateur. C’est comme semer une seule graine, mais qui donnera beaucoup de fruits. Les auteurs espèrent que chaque millionnaire apprenti donnera 10% de ses gains. La maxime : « donne un peu et tout te sera remis au centuple » donne son sens ici.

Eurêka numéro 22 – Dieu sait où se trouve l’or

Nous avons l’habitude de ne pas associer argent et questions religieuses. La richesse deviendra une récompense de la foi. Personnellement, je n’adhère pas encore à ce principe. J’ai de la difficulté à croire en Dieu. Il faudra que je travaille sur ce point. Peut-être que Dieu tente de me mettre à l’épreuve? Eurêka numéro 23 – La destruction amène la création

Il faut changer nos habitudes. Qu’est-ce qui nous empêche de devenir millionnaires? Peut-on éliminer cette attitude immédiatement? Il faut se concentrer sur un modèle qui a réussi à surmonter ses échecs, puisque les échecs sont une façon de recommencer, mais d’une manière intelligente. Eurêka numéro 24 – Vivez selon vos convictions

Évitez de vous auto-saboter. Ne jamais oublier l’eurêka 18 : désir, foi et estime de soi. Rester cohérent dans sa démarche est la clé ultime qui nous permettra d’accéder à notre souhait le plus cher : devenir un millionnaire éclairé. La recette du millionnaire minute

Tous les millionnaires ont utilisé cette formule pour devenir riches : l’effet de levier. L’effet de levier donne de la vitesse pour atteindre plus rapidement notre objectif du million. Il en résulte que l’on contrôle beaucoup d’éléments avec un levier. Les auteurs préconisent 5 sortes d’effets de levier : L’argent des autres : Je crois bien que l’exemple par excellence de cette méthode est dans le domaine immobilier. Avec peu de comptant, il devient possible de contrôler 100% de l’immeuble… et 100% de sa plus-value. Des milliers de personnes sont devenues millionnaires grâce à ce système.

Les compétences des autres : Comment accéder aux compétences des autres ? En lisant leurs livres, en assistant à leurs conférences et à leurs formations. Soyez audacieux et allez jusqu’à faire des interviews d’eux. C’est un des meilleurs moyens de devenir riche en s’offrant les connaissances de ceux qui y sont parvenus. C’est tout un raccourci : acquérir des années de connaissances et éviter certaines erreurs en plus.

Les idées des autres : Être partenaire avec d’autres personnes qui désirent partager leurs idées avec nous est une voie à privilégier. Des exemples comme l’écriture de livres et même les franchises appliquent cette méthode d’effet de levier.

Le temps des autres : Beaucoup de personnes souhaitent vendre leur temps, leur talent et même leur savoir-faire à des prix raisonnables. « Utiliser les compétences d’autrui et maximiser votre temps » est le message lancé par les deux auteurs.

Le travail des autres : La grande majorité des personnes désire la sécurité et avoir une paie régulière. Il suffit d’embaucher ces personnes et leur demander de faire le travail que vous ne voulez pas faire…. et prendre de l’ampleur avec le travail des autres.

Tous les millionnaires utilisent au maximum ces 5 leviers, mais que diriez-vous d’utiliser l’effet de levier au maximum ?

Robert Allen nous propose 6 formes clés d’effets de levier:

Les mentors Les équipes Les réseaux Le réseau invisible Les habilités et les outils Les systèmes

Le message est le suivant:  «  Appliquez ces 6 formes d’effets de levier à un objectif. Rien ne pourra vous arrêter » Les mentors

Toute personne ayant réussi avait un mentor. Les mentors sont une source incroyable d’informations. Premièrement, ils nous donnent une perspective. Avec toute la gamme d’excitation et parfois d’angoisse que procure le chemin de la richesse, nous ne sommes pas toujours objectifs devant les défis à relever. Un mentor, de par sa nature, est l’homme sage de la situation. Il va de soi que le mentor nous donne la compétence. Le manque de connaissances de notre part peut être réduit par celui-ci. Le mentor nous guidera à travers les obstacles (puisqu’il est passé par le même chemin) et nous évitera les erreurs couteuses de temps et d’argent. La recherche d’un mentor peut paraître difficile. Cependant, on peut simplement se poser la question suivante : Quel est notre héros ? Votre mentor peut être l’auteur d’un livre à succès sur votre thème de prédilection ou un personnage public qui domine son activité professionnelle. Vous pouvez aller à la rencontre de ces millionnaires. Pourquoi ne pas inviter un de ceux-là à prendre une tasse de thé avec vous, OSEZ !!! Demandez-leur quel a été leur chemin ? Les difficultés rencontrées et leurs solutions ? , Quelles sont leurs recommandations ? S’ils avaient à tout recommencer, comment s’y prendraient-ils ? Ce qu’il faut comprendre, c’est que tous les millionnaires ont eu un mentor. Cela fait partie de leurs effets de levier. Notre force est égale à celle de nos mentors. Le mentorat est une forme puissante d’effet de levier. Les équipes

Il est difficile d’avoir du succès seul, n’est-ce pas ? Habituellement, le succès ne s’atteint pas tout seul, c’est quelque chose d’atteignable en équipe. On comprend ici que les équipes procurent aussi un bel effet de levier… une synergie quoi
Souvent, lorsque l’on travaille ensemble, on accomplit beaucoup plus qu’en bossant tout seul dans son coin. Mais comment composer son équipe? C’est la première question que je me suis posée. Et bien, la règle essentielle est que la vision et les valeurs des membres de l’équipe doivent correspondre aux vôtres. Pour arriver à composer une équipe de rêve, il faut utiliser les forces et éviter les faiblesses de chacun. Les auteurs ont créé un acronyme pour cela : HOTS. H= Hares (lièvres) O= Owls (hiboux) T= Turtles (tortues) S= Squirrels (écureuils) Les lièvres sont créatifs, spontanés et émettent des idées. Ils ne sont donc pas bons pour assurer le suivi. Quant aux hiboux, ils aiment planifier et mettre en place des stratégies. Ils savent mettre en application les idées des autres. En ce qui concerne la tortue, celle–ci pèse le pour et le contre et est de nature prudente. Par contre, fait intéressant, elle perçoit rapidement les problèmes possibles et détecte les échecs pouvant survenir. Finalement, les écureuils travaillent étape par étape, sont méthodiques et surtout, logiques. Si votre équipe se compose seulement de deux personnes, il faut avoir un lièvre et une tortue ou un hibou et un écureuil, sinon votre équipe tournera en rond. Avoir une équipe équilibrée semble être un des secrets du millionnaire. Les réseaux ou avoir son carnet d’adresses à un million de dollars

La force d’un réseau est encore un autre effet de levier que les auteurs nous demandent de cultiver. Il semble que chaque personne connaisse au moins 250 personnes. À leur tour, ces 250 personnes connaissent chacune 250 autres personnes… nous possédons maintenant un réseau de 62 500 personnes (250 * 250). Plus on connaît de personnes, plus grands seront notre force et notre effet de levier. En fait, ceci est véritablement un travail de longue haleine. Il faut y travailler chaque semaine voir chaque jour. Le but est d’avoir de nombreuses relations, et ce, dans divers domaines avec qui l’on voudrait échanger et travailler pour devenir riches. C’est vraiment mettre en application l’expression : « L’argent est dans la liste ». Ces listes de diffusions sont des effets de levier énormes. C’est le moyen le plus rapide de commercialiser un produit en utilisant la force des banques de données avec tous les noms qu’elles contiennent.

Le réseau invisible

Curieusement, le fait d’être invisible ne diminue pas son importance. Le réseau invisible est le plus important effet de levier à connaître. En référence aux eurêka 21 et 22, le don ajoute de la valeur à ce que l’on peut accomplir. Les auteurs expliquent que l’on doit accepter la composante spirituelle dans notre quête de richesse, que cela assurera notre réussite à long terme. Par exemple, Allen et Hansen suggèrent de donner 10% à son Église ou à sa communauté. Ce geste vous lie au monde invisible et c’est la source de l’abondance. Encore une fois, j’ai un peu de difficulté à inculquer ces passages mystiques. Cependant, il semble que l’on doive le réaliser. Je m’efforcerai à appliquer ce principe. Comme on l’a vu ci-dessus, notre parcours sera facilité par un mentor. Celui-ci nous indiquera les raccourcis et on évitera les erreurs. Ensuite, l’on doit posséder une équipe du tonnerre qui accomplira de véritables exploits. En troisième lieu, nos réseaux vont augmenter de manière exponentielle à partir de nous et des membres de notre équipe, sans compter ceux de notre mentor. Finalement, la magie du réseau invisible se produira. D’heureux hasards se réaliseront à des moments opportuns et ainsi, votre réseau invisible s’activera. Les habilités et les outils

Le fait de posséder les outils et de savoir comment les utiliser est la base de notre réussite financière. C’est la base d’un autre effet de levier. Outil

L’outil par excellence à maîtriser est sans aucun doute le domaine des ordinateurs. Dans le livre Le Millionnaire Minute, on cite Daniel H. Pink : « internet est un phénomène marxiste, du marxisme numérique ». Pourquoi cette expression? Parce que, en tant qu’individu, l’on détient maintenant le pouvoir. Internet et tout le matériel informatique sont devenus des moyens de production qui appartiennent maintenant à tout le monde. Allen et Hansen nous persuadent de maîtriser ces outils. Ceux-ci peuvent être la clé du million de dollars. Un effet de levier qui est loin d’être à négliger. Habilités

Avoir les outils c’est bien, mais l’effet de levier tant recherché sera atteint en maîtrisant les 7 habilités liées à l’argent : 1- la valeur Chaque dollar est le début de tout accomplissement financier. Ce dollar, en utilisant les différents effets de levier, peut être le début d’une grande richesse. Il faut donc accorder de la valeur à chaque dollar gagné… même à un seul dollar gagné. 2- le contrôle Les millionnaires contrôlent leur argent jusqu’au bout. Ils cherchent la meilleure valeur, tentent de réduire leurs dépenses au maximum, font le suivi de leur solde bancaire, etc… 3- l’épargne La fameuse règle du 10%. Les millionnaires éclairés ne vivent pas comme des millionnaires. Ils diminuent leurs coûts de vie pour épargner des sommes importantes facilement. Un minimum de 10% à mettre de côté annuellement est souhaitable. 4- l’investissement Une fois que l’épargne est sur notre compte bancaire, on passe à l’étape de l’investissement. Il faut établir une stratégie pour gravir la montagne de la richesse. Une fois le fond d’urgence bien rempli, il y a la possibilité de faire des investissements plutôt conservateurs, pour éventuellement aller dans des fonds à risque élevé, mais à fort potentiel. 5- les sources de revenus En plus d’un travail apportant salaire, pain et beurre, les gens fortunés possèdent une multitude de sources de revenus. Quand une catégorie de revenus est en difficulté, d’autres sources prendront le relais. Souvenez-vous des 4 piliers : internet, bourse, immobilier, entreprise privée. 6- la protection Il faut mettre tous ses actifs à l’abri d’évènements fâcheux. On peut avoir recours à des fiducies, des corporations ou d’autres systèmes légaux. Le but étant de vivre en millionnaire, mais avec peu d’actifs à son nom. 7- le partage On revient ici avec le don de 10% de nos revenus. J’aime bien l’expression utilisée dans le livre : « Plantez des arbres d’argent pour que d’autres récoltent les fruits ». Les systèmes

Les échecs ont souvent un point en commun. 94% des échecs ne se produisent pas parce que les gens travaillent de manière inefficace, c’est le système qui est à blâmer. Utiliser le bon système augmente nos chances de gravir la montagne du millionnaire et nous assure une fois de plus cet effet de levier tant recherché. C’est quoi un bon système ? C’est un système ayant fait ses preuves. De ce fait, il nous fera économiser temps, énergie et surtout argent. Les millionnaires ont tous élaboré au fil de leur carrière un système leur permettant d’acquérir leur richesse. Un autre argument en faveur de l’importance d’avoir un mentor à ses côtés. Facile à dire, mais comment reconnaître un bon système ? Les systèmes des millionnaires ne comportent pas de risques. Investir peu de son argent ou utiliser les corporations sont des façons de diminuer au maximum notre risque dans une affaire. Le moins d’effort possible est suggéré. Pour le peu d’effort donné, le résultat doit être maximal. Trouvez des façons hors du commun et créatives pour ne pas utiliser votre propre argent. Empruntez ou utilisez l’ADA… l’argent des autres. Pas de temps, le moins possible du moins… Il faut s’efforcer de créer un actif qui se gère en auto-pilote et il faut que les revenus soient continuels et récurrents. Durant ce temps, vous passez à autre chose et créez une autre source de revenus. Finalement, cela rejoindra le dernier point : pas de gestion. Il faut s’entourer des meilleurs pour les tâches que l’on ne veut pas accomplir. Il faut accepter de déléguer notre travail. C’est bien intéressant tout ça, mais on veut des exemples concrets !!! J’ai eu la même réaction que vous. On poursuit notre lecture durant quelques pages et hop, en voici quelques-uns : immobilier, site de vente en ligne, marketing de réseaux, droits d’auteurs, avoir sa propre entreprise, capital attribuant des dividendes. Cette liste n’est pas exhaustive, seule notre imagination peut y mettre fin.

Les piliers de la richesse

Nous voilà dans la partie magique du livre. Robert Allen, auteur du livre Acheter une maison sans cash, nous révèle plusieurs trucs pour réussir dans l’immobilier. Il agira à titre de mentor pour nous dans cette partie du livre. Le premier pilier relate des faits sur l’immobilier et le deuxième pilier parlera de trucs et astuces à connaître pour réussir sur internet. Immobilier Les clés de la réussite

Le point de départ est de faire son profit à l’achat. Robert Allen nous présente des situations de ce type : - Les occasions de rabais (acheter à bas prix et vendre avec profit) - Les propriétés en difficulté (rénovation ou locataires à problèmes) - Les possibilités de conversion (immeuble locatif en condominium) Préférant le chemin rapide de la richesse, ce millionnaire de l’immobilier explique son processus qui est fait de 3 étapes. 1- Trouver les bonnes affaires (dénicher des aubaines)

Il nous dicte certains ingrédients à retrouver pour repérer les aubaines immobilières. Entre autres, rechercher des vendeurs motivés dans les petites annonces, par l’entremise des courtiers, questionner les banques et la cour du comté, publier votre propre annonce du genre : Investisseur immobilier recherche propriété.

2- Financer la transaction (trouver l’hypothèque et la mise de fonds) Tout le monde est devenu riche en empruntant. Autant que possible, achetez avec le minimum de comptant, et idéalement, sans aucun comptant. Par exemple, il suggère de remplacer l’argent nécessaire par votre expertise, d’assumer les obligations du vendeur, d’utiliser les loyers comme mise de fonds ou de tirer avantage de la location avec option d’achat et même de vos cartes de crédit. La possibilité d’avoir recours à un partenaire, actif ou passif, est également dans le lot des suggestions. 3- Et finalement, revendre rapidement (vendre la propriété avec profit)

Il n’y a rien à ajouter ici… « Vendre votre bien et recommencer jusqu’à ce que le million soit dans votre compte en banque » est la route du succès immobilier selon Robert Allen.

Allen termine cette section avec une phrase choc : « N’attendez pas pour acquérir des biens immobiliers. Achetez des biens immobiliers et attendez ! » Internet En utilisant ce pilier, tant Robert Allen que Mark Victor Hansen sont devenus millionnaires. Ils considèrent que c’est le moyen le plus rapide de créer des fortunes. Ils résument la force de ce pilier en nous faisant comprendre qu’avec un produit Unique, Sensationnel et Puissant, vous toucherez le gros lot. Ils nous expliquent ardemment que l’info-industrie renferme des millions de dollars qui sont à la portée de tous. En vendant de l’information (la vôtre ou celle des autres), il est possible d’accomplir des miracles sur le plan des affaires. Une multitude de niches sont à exploiter : connaissances particulières sur un thème, la croissance personnelle, l’amour, l’argent, les passe-temps, les histoires de réussite… et d’échec et bien sûr, les secrets bien gardés des experts dans un domaine précis. Cela peut prendre la forme d’un livre. Les auteurs nous convainquent que tout le monde peut écrire un livre, que tout le monde a un livre en soi. Et que maintenant, rien n’est plus facile que de publier un bouquin. Il semble qu’il soit possible d’imprimer des livres pour 0,25$ la page et 1,50$ pour les couvertures. À titre d’exemple, nous est racontée l’histoire de Cindy Cashman (un nom de famille prédisposant à faire fortune J). Elle a gagné un million de dollars en commercialisant elle-même un livre unique, sensationnel et puissant !!!. Il s’agit de Everything Men Know About Women (Tout ce que les hommes connaissent des femmes). Son pseudonyme à titre d’auteur fut Dr Alan Francis. Le contenu du livre : absolument rien, nothing, niet !!! Que 96 pages blanches. Ce livre est vierge. Il fallait y penser. Cindy est maintenant à la retraite puisqu’elle n’a plus besoin de travailler. La phrase choc du chapitre : « Transformer l’information en argent comptant »

L’exemple stupéfiant qui met fin au livre

Le titre du livre, Le Millionnaire Minute, nous incite-t-il à croire qu’il est possible de devenir millionnaire en une minute? On tient pour acquis qu’Internet est le meilleur véhicule pour y arriver. Robert et Mark possèdent beaucoup de sites internet et réussissent à recueillir plusieurs milliers d’adresses courriel par année. À eux deux, ils possèdent près d’un million de noms. Ils énoncent simplement la formule suivante : si nous offrons un séminaire au prix de 1000$ et que seulement 1% de la liste confirme son inscription en une minute, soit 1000 personnes, et bien 1000 * 1000 donne 1 000 000$. Est-il possible de faire un million de dollars en une seule minute? Les auteurs en sont convaincus. Critique de : « Le Millionnaire Minute » par Mathieu Lajoie du blog Comprendre vos finances

J’ai demandé à Olivier de faire un résumé de ce livre sur son blog Des livres pour changer de vie pour une raison importante : et bien, vous devinez ? Ce livre a changé ma vie bien sûr. Depuis quelques années, je m’informe sur les façons d’acquérir une certaine richesse et d’atteindre l’indépendance financière. Venant d’un milieu modeste, élevé par des parents salariés (et content de l’être), je n’avais pas d’acquis en la matière. Après plusieurs lectures, j’ai déniché ce livre et la lumière a jailli. Le Millionnaire Minute a véritablement révolutionné ma façon de voir les affaires et l’ascension vers la richesse. Ce livre vous apporte à la fois du contenu théorique, mais aussi de bons épisodes de développement personnel et de notions de marketing. C’est du type tout inclus. J’ai vraiment aimé le style d’écriture des auteurs. Ceux-ci ont de l’expérience dans le domaine de la richesse et partagent leurs secrets. On entend souvent que l’on peut devenir riche, mais que cela prendra 40 ans avec de l’épargne automatique et des taux d’intérêt raisonnables. Le Millionnaire Minute nous dit que cette voie est fort possible, mais pas tellement intéressante. Ainsi, il nous décrit les piliers de la richesse et leurs rouages avec leurs avantages. Cela nous pousse à mettre en place un de ces piliers et à créer notre propre richesse. Ceci m’a apporté le filon manquant pour construire mon empire J Allen et Hansen deviennent nos mentors et ils nous accompagnent dans notre cheminement. Avec ce livre, on réalise clairement le pouvoir et le résultat que peut avoir une seule bonne idée sur notre vie. Un grand principe qu’on enseigne dans ce livre, et que je n’avais jamais mis en application avant ma lecture, est la force des sources multiples de revenus. Ne plus dépendre d’un patron est sans doute l’idée du siècle !!! Évidemment, toutes les explications, stratégies et techniques décrites étape par étape font de ce livre un must dans la découverte des secrets pour faire de l’argent. Finalement, l’histoire de Michelle, cette femme qui doit obtenir un million de dollars en 90 jours (raconté sur les pages de droite) apporte une touche romancière et équilibre bien le livre en donnant un moment de détente à notre cerveau. Je suis persuadé que tout le monde trouvera son compte en lisant ce livre. On y découvre plusieurs facettes du monde des affaires et de l’enrichissement. On nous guide sur la route qui nous mènera vers le succès. Toutes ces notions valent amplement les 25$ du livre. Points forts :

Vous donne un bon coup de pied au cul
Ce livre raconte des principes de richesse par des auteurs ayant eux-mêmes atteint l’indépendance financière. Il devient ainsi plus facile de croire en leurs méthodes. Qualité des conseils. Le Millionnaire Minute ne se contente pas d’exposer des concepts vagues. Constamment, des exemples servent d’appui à la théorie. Deux livres en un seul. Il y a un ouvrage théorique, mais en plus, une histoire fictive décrivant les concepts traités dans le livre. On passe continuellement de la théorie à la pratique. C’est absolument motivant.

Points faibles

On explique dans ce livre qu’il existe 4 montagnes de Millionnaire. Cependant, sont décrits seulement l’immobilier et internet. Bien qu’on aborde légèrement l’entreprise privée, ce n’est pas suffisant. Pour ce qui a trait à la Bourse, absolument rien. Les Eurêka. La façon d’aborder les Eurêka, bien qu’essentielle, est un peu lourde à la lecture et il n’est pas rare de relire les passages pour bien comprendre le message. L’histoire de Michelle est un peu exagérée. On a de la difficulté à imaginer pareille histoire dans la réalité.

La note de Matthieu Lajoie du blog Comprendre vos finances :   Bien sûr, rien n’est parfait dans la vie. Alors une note de 5/5 est impossible. Par compte, puisque ce livre a réellement changé ma vie et la façon dont je perçois maintenant les possibilités de richesse, j’attribue une note de 4/5 à ce livre. Lire plus de commentaires sur “Le Millionnaire Minute” sur Amazon Avez-vous lu “Le Millionnaire Minute” ? Combien le notez-vous ? Note: There is a rating embedded within this post, please visit this post to rate it. Acheter "Le Millionnaire Minute" sur Amazon :

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Mon, 30 Jul 2012 17:00:00 +0200 http://www.olivier-roland.fr/items/view/1695/Le-Millionnaire-Minute
Vous ne devriez pas être salarié : les 10 raisons (vidéo) http://www.olivier-roland.fr/items/view/1674/Vous-ne-devriez-pas-tre-salari-les-10-raisons-vido

Pour fêter les 239 commentaires positifs laissés par des lecteurs sur Amazon pour mon livre “Vivez la vie de vos rêves grâce à votre blog”, j’ai décidé de vous faire un cadeau très spécial. Je veux dire, 239 commentaires, WAHOUH !!! Mon livre va bientôt dépasser les 250 commentaires du Da Vinci Code, ce n’est quand même pas rien ! Et c’est grâce à vous !
Donc j’ai demandé à un expert des présentations en vidéo, Olivier Richard du blog Simple Slide, de mettre en vidéo les trois podcasts les plus aimés, les plus populaires de ce blog. Sans plus attendre voici celui que la plupart d’entre vous considère comme le meilleur, 10 raisons pour lesquelles vous ne devriez pas être salarié. C’est l’un de mes premiers, il n’est pas parfait techniquement, mais le contenu est génial. Et maintenant il a des images qui déchirent. Attention les yeux :

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Wed, 25 Jul 2012 19:08:00 +0200 http://www.olivier-roland.fr/items/view/1674/Vous-ne-devriez-pas-tre-salari-les-10-raisons-vido
Comment créer son entreprise en 7 étapes http://www.olivier-roland.fr/items/view/1357/Comment-crer-son-entreprise-en-7-tapes

Je me rappellerai toujours du jour où mon entreprise a existé pour la première fois. C’était le 3 juillet 2000, j’avais 19 ans, et alors que la majorité de la France rêvait à ses vacances, j’accomplissais un rêve d’indépendance et de liberté qui m’avait semblé inaccessible 1 an plus tôt – et j’en commençais un nouveau – celui de développer l’entreprise. J’étais excité – un peu effrayé aussi – à l’idée de commencer cette nouvelle vie que j’avais tant désiré, de relever le défi de conduire à bon port cette entreprise que j’avais créée de mes mains. Lorsque j’ai regardé en arrière les derniers mois écoulés, j’ai pris conscience du chemin parcouru – du pt’it gars brûlant du désir de devenir libre en créant son entreprise, avec juste une vague idée de ce qu’il voulait faire, au créateur d’entreprise ayant réussi à convaincre des jurys d’investisseurs et une banque de lui confier leur argent pour mener à bien son projet. Depuis j’ai parcouru un autre bout du chemin – j’ai développé l’entreprise, embauché mes premiers employés, j’ai intégré à mon tour le jury d’une structure de financements de nouvelles entreprises pendant 8 ans, j’ai revendu mon entreprise après 10 ans d’existence, et j’en ai créé une nouvelle sur Internet qui a réalisée 461 500 € de CA lors de sa 1ère année – mais ce 1er jour aura toujours une signification particulière dans ma vie. Depuis, aider d’autres p’tits gars brûlant du désir de créer leur entreprise, avec juste une vague idée de ce qu’ils veulent faire, à réaliser leur rêve en créant une entreprise qui dure, est devenu une de mes missions principales dans ma vie. C’est pour cela que j’ai créé ce blog. C’est pour cela que j’ai écrit cet article. Pour vous aider concrètement à franchir toutes les étapes qui mènent de l’idée à la création, en particulier si vous n’avez jamais créé d’entreprise auparavant. J’ai conscience qu’il est long, et que beaucoup de personnes seront découragées, mais c’est une bonne nouvelle pour vous : cela veut dire que vos compétiteurs ne le liront pas, et seront donc désavantagés par rapport à vous dans la course à la création. Gagner sur vos concurrents avant même qu’ils créent leur boîte… c’est plutôt excitant, non ? Souvent lorsqu’un débutant en entreprenariat a décidé de créer sa première entreprise, il sait qu’il a un désir brûlant de le faire mais n’a pas forcément d’idée précise, ni de connaissance des étapes à franchir pour réussir à créer. Si vous ressentez ce désir brûlant de créer votre entreprise, cela peut-être pour différentes raisons. Souvent, vous en avez assez d’être salarié, de travailler pour quelqu’un d’autre, peut-être également que vous n’êtes pas assez apprécié à votre juste valeur, humainement ou au niveau de votre salaire, ou les deux. Vous souhaitez que le fruit de vos efforts vous revienne de manière plus juste. Vous pouvez également avoir le goût de l’aventure, du challenge et vouloir briser un rythme de vie un peu trop monotone en vous lançant dans un projet excitant, et peut-être même contribuer davantage,  pour améliorer votre vie et celle de votre famille, et également la société tout entière. Quelqu’en soient les raisons, vous avez ce désir brûlant de créer votre entreprise. Mais savez-vous quelle entreprise vous allez créer ? En général tout commence avec le désir, et l’idée vient après – quand elle vient. Cela peut ne pas être votre cas. Vous pouvez avoir ce désir brûlant justement parce que vous avez eu une idée, et il y a de fortes chances que celle-ci vous apparaisse comme géniale, et qu’elle soit à la fois très excitante pour vous et vous fasse peur. Dans ce cas, continuez à lire, nous allons aborder cela très bientôt. Que vous ayez déjà l’idée de votre entreprise ou pas, il est très probable que vous n’ayez qu’une très vague idée du chemin, et des étapes à parcourir pour réussir à créer votre entreprise. Je le sais, je suis passé par là moi aussi – créer sa première entreprise à 19 ans n’est pas de la tarte. Ne pas savoir où vous êtes et ne pas savoir où vous allez est source d’angoisses, de doutes et de frustration, et peut vous faire perdre beaucoup de temps et d’énergie. Je veux dire, si vous décidez de traverser un désert pour atteindre une ville merveilleuse situé de l’autre coté, est-ce que vous préférez y aller sans carte, ou avec un plan qui vous détaille exactement quels sont les gouffres et les obstacles à éviter, et où se trouvent les oasis et les villages ? Je parie que vous préfèreriez la seconde option. Moi aussi, et c’est pour cela que je vous ai dressé une carte pour créer votre entreprise, en 7 étapes : Créer votre entreprise, étape 1 : trouver l’idée Cette étape est le tombeau de la plupart des aspirants créateurs d’entreprise : ils ont un désir brûlant de créer leur entreprise, mais n’ont aucune idée concrète pour celle-ci. Si vous êtes dans ce cas, voici quelques pistes qui peuvent vous aider. Si vous avez déjà votre idée d’entreprise, passez directement à l’étape 2. Tout d’abord, nous allons stimuler un peu votre créativité. Prenez une feuille de papier ou ouvrez un document sur votre ordinateur. Faites-le vraiment, maintenant. Génial. Maintenant, écrivez en haut de cette feuille ou de ce document “Mes passions”. Puis écrivez 10 de vos passions. Vous verrez que les 3 ou 4 premières passions viendront facilement, mais qu’ensuite cela risque de se compliquer un peu. N’arrêtez pas tant que vous n’avez pas écrit au moins 10 passions. Si vraiment vous n’arrivez pas à en trouver 10, écrivez alors des activités ou des domaines que vous aimez, mais sans que cela vous passionne. C’est fait ? Parfait ! Maintenant nous allons faire la même chose avec vos talents et vos compétences. Prenez une autre feuille, ou ouvrez un nouveau document, puis écrivez en haut “Mes talents et mes compétences”. Puis écrivez 10 de vos talents, des domaines dans lesquels vous êtes doués et que vous avez pratiqués. Là encore, ne vous arrêtez pas tant que vous n’en avez pas écrit 10. Et si vous n’arrivez pas à trouver 10 talents que vous pratiquez, alors mettez des domaines dans lesquels vous êtes compétent ou vous avez de l’expérience, sans être particulièrement doué. Faites-le vraiment. Arrêtez de lire cet article et faites-le maintenant. Cela vous sera d’une grande aide pour trouver votre idée d’entreprise. Vous l’avez fait ? Parfait ! Ces deux documents vont donc vous servir de base pour trouver votre idée d’entreprise. Continuez la lecture (si vous avez juste continué à lire sans faire l’exercice et que vous vous apprêtez à continuer la lecture tout en ressentant une bouffée de culpabilité, arrêtez. Le reste ne vous apportera rien. Il vaut mieux fermer cette page et continuer à vaquer à vos occupations précédentes ). Il y a grosso modo deux voies différentes que vous pouvez suivre : soit trouver une idée d’entreprise “classique”, éprouvée, qui existe déjà – depuis parfois longtemps – soit trouver une idée innovante. Trouver une idée d’entreprise classique

Ce n’est parce qu’il existe déjà des millions de boulangeries qu’il n’y a pas de place pour la vôtre. Et c’est également vrai pour des milliers d’entreprises au concept éprouvé, depuis parfois des millénaires : nul besoin de réinventer la roue pour créer son entreprise. Nous allons tout d’abord partir de vous-même : examinez attentivement vos listes de passions et de talents : y a-t-il parmi elles un domaine dans lequel vous pourriez créer une entreprise “classique”, au concept éprouvé, et qui vous plairait ? Et mieux – c’est même l’idéal – y a-t-il une idée d’entreprise qui germe spontanément dans une de vos passions qui soit à la fois un talent ou une compétence ? Trouver une idée à partir d’une de vos passions, de vos compétences ou des deux a à chaque fois des avantages et des inconvénients :

Trouver une idée à partir de vos passions

Avantages

Vous serez motivé, voire très motivé intrinsèquement par le domaine dans lequel vous vous lancez (en plus de la motivation que vous aurez à créer votre entreprise !). Vous avez beaucoup plus de chance de développer des compétences, parfois hors du commun, dans un domaine que vous aimez (typiquement les domaines qui vous passionnent et dans lesquels vous n’avez pas développé de compétences sont tout simplement des domaines que vous n’avez pas pratiqués). Vous avez le potentiel de réaliser un de vos rêves en devenant bon dans un domaine que vous adorez tout en gagnant de l’argent grâce à lui.

Inconvénients

Vous devrez malgré tout développer des compétences de zéro ou presque, ce qui peut être difficile à faire rapidement, ou vous devrez vous associer avec quelqu’un qui possède cette compétence technique, ou encore en embaucher un (ce qui augmente les risques puisque vous aurez une charge supplémentaire à payer tous les mois). Posséder la passion pour le domaine en lui-même et acquérir par vous-même ou par l’intermédiaire de quelqu’un la compétence technique ne doit pas vous faire oublier que gérer une entreprise demande d’autres compétences que la simple compétence technique. Vous devrez aussi apprendre à la gérer au niveau financier, à trouver de nouveaux clients et à les convaincre d’acheter vos produits et vos services, éventuellement à recruter et manager, etc. Heureusement, de nombreuses formations et de nombreux livres existent sur le marché pour développer ces compétences et ceux qui sont chroniqués sur ce blog constituent un bon départ, notamment ceux du Personal MBA. Parfois le fait de travailler dans une passion associe sur le long terme des sensations déplaisantes avec elle (clients mécontents, stress, difficultés financières, etc.) qui font que vous allez de moins en moins apprécier cette passion, au point qu’elle ne soit plus passionnante… Cela n’arrive pas à chaque fois mais c’est un risque, en particulier si votre domaine est stressant à pratiquer tous les jours, et que vous n’avez pas pratiqué vraiment cette passion auparavant à un niveau professionnel.

Trouver une idée à partir de vos compétences

Avantages

Vous avez déjà les compétences techniques nécessaires pour travailler dans le domaine choisi, ce qui vous permettra de vous focaliser sur le fait de trouver vos premiers clients, et les autres aspects de l’entreprise à maîtriser (finances, recrutement, management, etc.). Le fait que vous ayez de l’expérience dans ce domaine peut vous donner de nombreux atouts pour démarrer : une base de clientèle existante, un réseau de fournisseurs et de partenaires, une plus grande crédibilité, etc. Si vous avez gagné votre vie jusqu’à présent grâce à cette compétence, en étant salarié, il peut sembler encore plus naturel pour vous que l’étape suivante soit la création d’une entreprise dans le même domaine, ce qui peut réduire votre peur de vous lancer dans l’aventure et vous pousser à agir.

Inconvénients

Si vous n’êtes vraiment pas passionné par le domaine, une fois passé l’enthousiasme initial de la création d’entreprise vous courez le risque de vous ennuyer à mourir et de ne pas avoir l’impression de réaliser quelque chose qui en vaille vraiment la peine. Etre compétent techniquement dans le domaine en lui-même ne doit pas vous faire oublier que gérer une entreprise demande d’autres compétences que la simple compétence technique. Vous devrez aussi apprendre à la gérer au niveau financier, à trouver de nouveaux clients et à les convaincre d’acheter vos produits et vos services, éventuellement à recruter et manager, etc. Heureusement, de nombreuses formations et de nombreux livres existent sur le marché pour développer ces compétences et ceux qui sont chroniqués sur ce blog constituent un bon départ, notamment ceux du Personal MBA.

Trouver une idée à partir d’une compétence qui est aussi une passion (ou l’inverse)

Avantages

C’est l’idéal : vous êtes à la fois passionné par le sujet et compétent. Vous aurez donc à la fois l’expérience, la compétence et la motivation qui seront de grands atouts pour votre réussite. Comme vous avez déjà pratiqué cette passion et… que c’est resté une passion, vous aurez plus de “résistance à l’usure” que si vous partez d’une passion dans laquelle vous n’avez pas de compétence (voir plus haut). C’est encore mieux si vous avez déjà pratiqué cette passion à un niveau professionnel, car dans ce cas vous avez enduré le stress qui entoure ce métier et avez su garder votre passion intacte. Il y a des chances pour qu’elle le reste après votre création d’entreprise.

Inconvénients

L’inconvénient majeur est que démarrer votre entreprise dans un domaine qui vous passionne et dans lequel vous êtes compétent pourrait vous faire oublier que gérer une entreprise demande d’autres compétences que la simple compétence technique. Vous devrez aussi apprendre à la gérer au niveau financier, à trouver de nouveaux clients et à les convaincre d’acheter vos produits et vos services, éventuellement à recruter et manager, etc. Heureusement, de nombreuses formations et de nombreux livres existent sur le marché pour développer ces compétences et ceux qui sont chroniqués sur ce blog constituent un bon départ, notamment ceux du Personal MBA.

Trouver une idée d’entreprise innovante 1. Voyager L’une des manières les plus simples de trouver une idée d’entreprise innovante est de voyager. De nombreux produits et services sont populaires dans d’autres pays, mais inconnus ou très peu développés en France, et il est possible de gagner des fortunes en y important des concepts ou des produits. De tous les pays à visiter pour trouver des idées, le premier est certainement les Etats-Unis, qui ont souvent 4 à 5 ans d’avance sur nous, parfois plus, et dont nombre de services et produits innovants finissent par débarquer en France. C’est aussi valable pour les entreprises sur Internet, et nombre de réussites françaises dans ce domaine se sont inspirés directement de réussites aux Etats-Unis (voir l’ont copiés, on appelle cela “copycat” dans le jargon des startups), par exemple Meetic, qui s’est inspiré de Match.com ou  Ibazar qui s’est inspiré d’Ebay (et s’est fait racheté par celui-ci). L’avantage aujourd’hui est qu’il possible d’étudier ce marché américain sans bouger de chez soi, mais rien ne vaut un voyage là-bas pour étudier les tendances et se rendre compte de l’adoption déjà massive de technologies encore balbutiantes chez nous (le marché du livre numérique en est un exemple criant aujourd’hui, très développé aux Etats-Unis et encore dans l’enfance en France). Sans aller jusqu’à des secteurs aussi techniques, parfois des produits et services tout simples (“il suffisait d’y penser”) peuvent facilement être adaptés ou importés en France… encore faut-il en avoir connaissance. Parfois, il est possible d’importer en France (ou ailleurs) des produits qui y existent déjà, mais qui sont vendus bien moins cher ailleurs. Attention dans ce cas à vérifier que tout est béton du coté juridique. 2. Etre à l’écoute Saviez-vous que l’homme moderne est apparu il y a environ 200 000 ans et que :

La domestication des animaux a commencée il y a environ 15 000 ans avec les chiens. Pendant 185 000 ans, personne n’a compris que les animaux pouvaient servir à autre chose qu’à être chassé et mangé. L’agriculture n’a été inventée qu’il y a environ 12 000 ans. Il a fallu 188 000 années, 1 880 siècles pour que les hommes comprennent qu’ils pouvaient contrôler en partie la manière de faire pousser les plantes, au lieu de se contenter de les cueillir pour les manger.  La roue, que nous voyons tous les jours à l’oeuvre, n’a été inventée qu’il y a environ 5 500 ans. Pendant près de 195 000 ans, pas un homme n’a pensé à en construire pour l’aider à transporter les lourdes charges qu’il devait porter lui-même. L’écriture a été inventée à peu près en même temps que la roue, il y a environ 5 500 ans. Auparavant jamais un homme n’avait pensé qu’il pouvait retranscrire sous forme de signes écrits les paroles qu’il prononçait. Et – le plus important je pense – la crème glacée a été inventée il y a environ 4 000 ans, mais c’est seulement 3 900 ans plus tard que quelqu’un a imaginé le cornet.

Ces exemples montrent qu’il y a autour de nous, en permanence, des idées à exploiter, qui sont si simples qu’elle peuvent rapporter une fortune à leur inventeur, pendant que les autres se diront “mais pourquoi n’y ai-je pas pensé avant ?”. Pour essayer de trouver une de ces idées, essayez une attitude qui les fera venir à vous : soyez à l’écoute. A l’écoute notamment de toutes les phrases qui contiennent ce genre de mots :

C’est nul C’est pas terrible ça m’énerve ça serait bien que… C’est pas génial Etc.

A chaque fois que quelqu’un prononce ces mots en parlant d’un produit ou d’un service, qu’il soit payant ou non, vous savez qu’il pointe du doigt une insuffisance de celui-ci. Proposer un service ou un produit débarrassé de cette insuffisance peut faire votre fortune. En attendant, il s’agit d’une première idée, que vous confronterez à l’étude de marché (voir plus bas) et vous pouvez avoir des dizaines d’idées de ce genre chaque semaine. Un conseil : notez votre idée dès que vous l’avez, dans un carnet que vous avez sur vous ou sur votre téléphone. Vous est-il déjà arrivé d’avoir une idée si géniale que vous étiez persuadé de vous en rappeler toute votre vie, tout cela pour le lendemain vous rappeler que vous aviez une idée… sans savoir laquelle ? Si oui, notez vos idées dès qu’elles arrivent .

Pour aller plus loin, lisez : - Comment trouver son idée de business ?

Créer votre entreprise, étape 2 : Faire l’étude de marché Une que vous aurez trouvé une ou des idées(s) il vous faudra déterminer leur potentiel économique, autrement dit si votre idée a des chances de pouvoir vous faire gagner assez d’argent pour en vivre. Et idéalement, pour la développer et l’amener là où vous voulez aller. La première chose à savoir est qu’il est impossible d’être sûr à 100% qu’une nouvelle entreprise va fonctionner, quel que soit son secteur. Il y a toujours un degré d’incertitude sur la réussite, plus ou moins important en fonction du domaine, et qui ne peut être réduit à zéro même avec toutes les études préalables du monde. D’après l’INSEE, 48.10% des entreprises créées en France en 2002 ont ainsi mis la clé sous la porte avant de fêter leur 5ème anniversaire :

Statistiques INSEE pour les entreprises créées en 2002 Une étude de marché est malgré tout indispensable pour réduire au maximum le facteur d’incertitude. L’organisme d’accompagnement que vous allez choisir à l’étape 4 vous aidera à compléter votre étude de marché, mais il est important avant d’aller le voir d’avoir déjà de quoi prouver que votre idée a un potentiel économique. Evidemment, il vous sera moins difficile de le faire si vous voulez créer une entreprise au concept éprouvé, comme une boulangerie mais même dans ce cas vous devrez faire une étude de marché : elle ne portera pas sur le potentiel économique de votre produit phare en lui-même (tout le monde sait que le pain et les gâteaux se vendent bien en France), mais plutôt sur le potentiel du lieu que vous envisagez, le nombre et la proximité des compétiteurs, le chiffre d’affaires et la rentabilité que vous pouvez prévoir. Faire l’étude de marché à ce stade est très important, car lorsqu’on est entrepreneur et que l’on a une idée d’entreprise, celle-ci nous apparaît bien souvent comme la meilleure du monde. Nous ne comprenons pas que quiconque puisse ne pas l’apprécier, et sommes surs que les clients vont se jeter sur notre produit et nous supplier de prendre leur argent. Malheureusement, il est fréquent que les clients soient un petit peu moins enthousiastes, d’où l’importance de tester concrètement notre idée pour ne pas se laisser trop déborder par notre enthousiasme. Faire l’étude de marché vous permettra également de faire le tri entre vos idées si vous en avez plusieurs, en éliminant celles qui n’ont pas ou peu de potentiel économique. L’étude de marché va vous permettre notamment de déterminer :

Le type de votre marché : allez-vous vous adresser plus particulièrement aux particuliers (BtoC), aux entreprises (BtoB), aux deux (dans quelle proportion ?) ? Qui votre produit ou votre service intéresse. Déterminer votre client type (son âge, son niveau d’étude, son métier, ses loisirs, où il vit, son statut matrimonial, ) et pourquoi il est intéressé par votre produit ou service vous sera d’une grande aide pour mettre en place votre marketing ensuite. Quels sont vos concurrents : quel est leur nombre, leur taille, les produits et services qu’ils proposent, à quel prix.

Cependant à ce stade vous ne voulez pas passer trop de temps et dépenser trop d’argent pour déterminer le potentiel économique de votre idée. Voici donc quelques outils à utiliser pour réaliser votre étude de marché en ligne gratuitement :

Amazon est non seulement un site e-commerce qui cartonne en France, mais aussi une place formidable pour démarrer une étude de marché. Vous y trouverez non seulement des livres sur tous les sujets, mais aussi de très nombreux produits. “Et alors, en quoi cela va m’aider à faire mon étude de marché ?“ me direz-vous. De deux manières :

Amazon vous propose un classement par ventes de tous ses produits. Un outil d’une richesse inestimable pour savoir ce qui se vend le mieux dans de nombreux secteurs. Combien de temps, d’énergie et d’argent auriez-vous dû dépenser pour obtenir les mêmes informations il y a ne serait-ce que 20 ans ? Amazon permet à ses clients de donner un avis sur ses produits… qu’ils soient positifs ou négatifs. Or nous avons vu à l’étape 1 qu’une excellente source pour trouver des idées est d’être à l’affut du commentaire négatif des gens sur les produits ou services qu’ils utilisent. Avec Amazon vous pourrez ainsi avoir de nombreuses idées, mais aussi les valider en lisant les commentaires négatifs des clients

Et il n’y a pas qu’Amazon : vous pouvez utiliser tous les sites d’e-commerce en ligne et les comparateurs de prix qui permettent à leurs clients de laisser un avis comme une immense base de données pour vérifier le dynamisme d’un secteur et les problèmes les plus souvent rencontrés.

Le générateur de mots-clés de Google. Cet outil gratuit conçu pour les annonceurs est accessible par tout un chacun. Il permet de connaître le nombre de recherches mensuelles sur Google pour tous les mots-clés que vous pouvez imaginer, dans tous les pays du monde où Google est utilisé. De plus cet outil vous aidera à :

Savoir ce que les internautes recherchent précisément dans le domaine qui vous intéresse Quelle est la concurrence entre annonceurs sur des mots-clés précis, et jusqu’à combien ils sont prêts à mettre pour un clic:  un indice très intéressant sur la rentabilité de vos compétiteurs dans ce secteur (de manière générale plus ils sont prêts à payer par clic, plus les produits et services qu’ils vendent sont rentables) Quelle est la saisonnalité d’un secteur, produit ou service

Les forums de discussions. Recherchez les forums de votre secteur en tapant “forum nom du secteur” dans Google, et éventuellement des noms de sous-domaines. Par exemple si vous voulez démarrer une entreprise dans le domaine du ski, vous taperez “forum ski” dans Google, et éventuellement “forum ski de fond” si vous voulez vous spécialiser plutôt dans le ski de fond, ou “forum snowboard”, etc. Partez explorer les forums que vous découvrez grâce à Google, à la recherche de différents éléments :

Le nombre de personnes inscrites sur ces forums, et le nombre de membres actifs Le nombre de messages postés Les différentes rubriques du forum, et quelles sont celles qui sont les plus actives De quoi parlent les membres, les soucis et les problèmes qu’ils rencontrent

Cela vous donnera un aperçu incomparable de l’intérêt des utilisateurs sur votre marché, de leurs problèmes et de ce dont ils discutent. Encore une fois, combien cela vous aurait couté en temps, en énergie et en argent pour disposer de toutes ces informations qui sont à présent à portée de clic il y a ne serait-ce que 20 ans ? Les magazines. Il existe des magazines spécialisés dans de nombreux domaines, et les étudier vous donnera de très nombreuses informations sur les sujets brûlants de votre marché et… ce qui se vend, notamment grâce aux publicités des annonceurs. Vous pouvez aujourd’hui à de très nombreux magazines en ligne, sans bouger de chez vous sur des plateformes comme Le Kiosque L’INSEE est une extraordinaire base de données en ligne regroupant des milliers d’études et de sondages sur tous les secteurs. Vous pourrez y dénicher les chiffres clés de votre secteur et ainsi

Explorer à fond ces ressources vous donnera des données quantitatives et qualitatives incomparables, et sans bouger de chez vous ! Vous complèterez ensuite votre étude de marché avec l’organisme d’accompagnement que vous choisirez à l’étape 4, mais si vous voulez la compléter, vous pouvez acheter des études de marché en ligne déjà réalisées par des organismes à des prix tout à fait intéressants, par exemple chez Créatests. L’approche “Lean Startup” : Une approche complémentaire est de faire une expérience simple et peu coûteuse pour tester l’intérêt du marché pour votre produit. Vous pouvez par exemple payer pour faire un peu de publicité sur Internet, sur Google avec Adwords, ou sur Facebook par exemple, en proposant aux internautes de laisser leur email pour être tenu au courant de la sortie de votre produit. Vous pouvez passer une annonce dans un journal d’annonce, proposer un prototype de votre produit sur Ebay, etc. Posez-vous la question : “comment puis-je faire pour mettre en contact mon produit ou mon service avec le marché le plus intéressé potentiellement par lui, à moindre coût et rapidement, pour mesurer l’intérêt des prospects ?”. Réaliser une telle expérience vous donnera des informations complémentaires à l’étude de marché qui vous seront extrêmement précieuses. Le mieux si vous le pouvez est même de carrément faire une expérience à petite échelle en vendant réellement votre produit ou service en l’état. Déclarez-vous en tant qu’autoentrepreneur en ligne, trouvez une manière pas chère de proposer votre produit ou service à des prospects dont vous pensez qu’ils sont intéressés, et essayez de vendre ! Recueillez ensuite un maximum de feedback de vos premiers prospects et clients.  Pour en savoir plus sur cette approche, lisez le livre Lean Startup (également dispo sur le Kindle), un livre exceptionnel sur l’art de tester le potentiel de produits et services avant de les lancer officiellement.

Pour aller plus loin lisez la chronique en français de "The Business Road Test" (créez votre entreprise), un livre extraordinaire pour déterminer le potentiel économique de vos idées.

Créer votre entreprise, étape 3 : Créer le dossier Une fois que vous aurez validé votre idée grâce à l’étude de marché préliminaire, il est temps de créer le dossier qui vous servira de base pour rencontrer les organismes d’accompagnement à l’étape 4. Votre dossier n’a pas besoin d’être très étoffé au départ, 2 à 4 pages peuvent suffire, ensuite l’organisme que vous allez choisir va vous aider à le compléter. Indiquez simplement :

Le nom envisagé de votre entreprise, ainsi que celui de votre produit phare si vous en avez un Son secteur En quelques lignes, le but de votre entreprise, et ce qui la différenciera des autres, si possible résumé dans votre slogan Les résultats de votre étude de marché :

La taille globale du marché si vous l’avez Les résultats qualitatifs et quantitatifs des recherches que vous avez menées auprès des clients de ce secteur Les résultats qualitatifs et quantitatifs des recherches que vous avez menées auprès des compétiteurs de ce secteur

Une estimation, même vague, du CA envisagé lors de la 1ère année et éventuellement des 3 premières (l’organisme d’accompagnement vous aidera à faire un véritable business plan ensuite) Ce dont vous avez besoin en terme d’accompagnement et de financements

Soyez concis, soyez percutant, le but est que les personnes des organismes d’accompagnement puissent se faire rapidement une idée de ce que vous proposez et du potentiel de votre projet. Créer votre entreprise, étape 4 : Rencontrer les organismes d’accompagnement Pour le moment vous n’avez pas vraiment confronté votre idée au monde réel. Certes, vous avez fait l’étude de marché et vous en avez probablement parlé à vos amis, mais vous n’avez pas encore eu d’avis objectif, désintéressé sur votre idée. Cela vous fait sans doute peur, mais c’est nécessaire : si comme Don Quichotte vous prenez des moulins à vent pour des géants, mieux vaut le savoir à ce stade plutôt que de passer plusieurs mois à “peaufiner” votre projet jusqu’à ce qu’il devienne le meilleur… de votre chambre. C’est dans ce but, mais pas seulement, que vous allez rencontrer tous les organismes d’accompagnement à la création de votre ville. En plus de ce premier avis sur votre projet, cette série de rencontres vous sera bénéfique sur de nombreux points :

Vous commencerez à vous tisser un réseau dans le milieu de la création d’entreprises de votre ville qui pourra vous être fort utile par la suite (personnellement c’est là que j’ai trouvé mes premiers clients !) Vous découvrirez toutes les ressources auxquelles vous avez droit en tant que créateur d’entreprise, y compris les subventions et les prêts sans intérêt auxquels vous pourrez prétendre. Vous rencontrerez d’autres créateurs d’entreprise comme vous, ce qui pourra faire naître des relations d’affaires et d’amitié qui pourront durer des années (ou même la vie entière !) Cela vous permettra d’avoir un avant-goût de l’ambiance et des services proposés par tous les organismes d’accompagnement, ce qui vous facilitera la tâche pour choisir l’organisme principal qui assurera votre suivi (voir plus bas)

Mais comment rencontrer tous les organismes d’accompagnement de votre ville ? C’est simple : allez à la chambre de commerce ou  à la chambre des métiers de votre ville, dites que vous voulez créer votre entreprise et demandez la liste de tous les organismes d’accompagnement. Evidemment si vous vivez à la campagne ou dans une petite ville, il vous faudra vous déplacer à la ville la plus proche dotée d’une de ces chambres. Une fois en possession de cette liste, appelez tous les organismes et fixez un RV. Ces organismes ont l’habitude des porteurs de projet et les accueillent pour la plupart par un premier entretien individuel pour découvrir leur projet et présenter leurs services. La plupart du temps, ces services sont gratuits – vous serez peut-être surpris de tout ce à quoi vous avez droit en tant que créateur d’entreprise : conseils et accompagnement par des spécialistes, ordinateur, Internet et téléphone mis à disposition, parrainage par des entrepreneurs plus expérimentés, formations, prêts d’honneur, subventions, etc. La liste est longue et dépend de chaque organisme. Le fait de contacter tous ces organismes peut vous sembler long et décourageant, mais rien ne vous oblige à le faire en une journée ! Etalez les rendez-vous sur un mois si vous le souhaitez, tout en étoffant votre dossier au fur et à mesure des rencontres et des discussions. Une fois votre tour d’horizon achevé, vous êtes mûr pour prendre une décision importante pour l’avenir de votre projet : choisissez UN organisme parmi tous les autres qui sera celui qui vous accompagnera en priorité. Continuer à voir autant d’organismes pour la suite serait disperser inutilement votre temps et votre énergie. Choisissez en votre âme et conscience celui qui vous semblé le plus à même de comprendre votre projet et de vous accompagner efficacement, et tenez-vous y. Cela ne vous empêchera pas bien sûr d’utiliser les ressources mises à disposition des autres organismes, mais celui-là sera le principal, et la personne avec qui vous serez en contact deviendra votre “référent” : l’interlocuteur principal dans votre projet de création. Confiez-lui tout. Parlez-lui de vos doutes, de vos espoirs, des autres organismes et de ce qu’ils pourraient vous apporter. Demandez-lui son avis sur des questions diverses, des problèmes qui vous tarabiscotent. Evidemment, il n’aura pas raison sur tout, mais il vous donnera un autre avis, que vous pourrez prendre en considération – ou pas. Créer votre entreprise, étape 5 : Créer le business plan Une fois l’organisme d’accompagnement principal choisi, vous allez élaborer le business plan avec lui – d’ailleurs la capacité de l’organisme à vous aider dans cette phase cruciale est l’un des facteurs les plus importants que vous devrez prendre en compte pour le choisir. Le business plan, c’est le dossier complet qui détaillera votre projet, les résultats de l’étude de marché,  et la prévision de l’ensemble des recettes et des dépenses, poste par poste et mois par mois, souvent pour les 3 premières années de l’entreprise. Une chose est claire : il est très rare que les recettes et dépenses des 3 premières années d’une entreprise correspondent à ce qui a été prévu dans le business plan. Pourquoi en faire un alors ? C’est tout d’abord l’occasion pour vous de bien poser les choses et de structurer votre pensée. Le simple fait de devoir mettre des chiffres dans les cases des recettes et dépenses chaque mois vous force à y penser et à déterminer comment vous comptez atteindre les chiffres de vente. Si vous créez une entreprise basée sur un modèle existant, c’est là qu’il est utile de connaître les chiffres d’autres entreprises de ce secteur, ou mieux les chiffres moyens. Consultez le site de l’INSEE pour trouver ces chiffres. C’est également une fois le business plan élaboré que vous pourrez déterminer de combien d’argent vous avez besoin, étape indispensable avant d’aller voir les investisseurs. C’est également en élaborant le business plan que vous allez choisir votre structure juridique, avec l’aide de votre interlocuteur principal. L’autre intérêt est que ce document est indispensable si vous voulez convaincre des investisseurs – organismes, banques, business angels, etc. – de vous prêter de l’argent. Votre personnalité et votre capacité à convaincre joueront bien sûr un grand rôle, mais c’est sur le business plan qu’ils s’appuieront pour déterminer s’ils croient suffisamment en votre projet pour y risquer de l’argent. Le business plan est un document difficile à élaborer seul, en particulier si vous ne l’avez jamais fait auparavant, et sur c’est sur point que votre interlocuteur principal  apportera sa plus grande plus value. Il a sans douté déjà aidé à réaliser des dizaines, peut-être des centaines de business plans auparavant et saura vous guider et vous apporter un regard critique qui à ce stade vous fait cruellement défaut . Créer votre entreprise, étape 6 : Rencontrer, choisir et convaincre les investisseurs Armé de votre business plan en béton terminé avec l’aide de l’organisme, il est temps d’aller rencontrer les investisseurs pour les convaincre d’investir dans votre entreprise. Votre organisme d’accompagnement saura vous donner une liste des investisseurs à contacter dans votre région – peut-être lui-même pourra-t-il vous financer – et de la meilleure stratégie à adopter. Voici les différentes catégories d’investissements que vous pouvez essayer d’obtenir :

La famille et les amis. Traditionnellement appelé “love money”, ce premier niveau se compose de tous vos proches que vous avez convaincu d’investir dans votre projet en vous prêtant un peu d’argent. Il s’agit souvent de prêts sans taux d’intérêt, mais si vous vous retrouvez dans la situation où vous ne pouvez pas les rembourser, cela peut engendrer des tensions très dommageables pour votre vie sociale et affective. Une très bonne manière de “lever”’ses premiers fonds, mais à manier avec précaution : le “love money” doit être composé de petits prêts que vos proches peuvent facilement consentir en fonction de leurs moyens, pour vous soutenir plutôt que pour faire une opération rentable. Les prêts d’honneur. Ce sont des prêts sans intérêt accordes par des organismes d’aide a la création d’entreprise. Ils sont finances par l’Etat ou des mécènes, et visent a développer l’économie locale et nationale, sans rechercher la rentabilité sur les prêts effectues. Parfois en cas de dépôt de bilan avant le remboursement total des prêts, il est possible de négocier le non-remboursement de celui-ci (mais ce n’est pas toujours possible), ces prêts se faisant généralement sans garante personnelle. Il est donc très intéressant d’en obtenir surtout qu’ils servent souvent de leviers pour obtenir le prêt bancaire derrière (obtenir un tel prêt est un gage de crédibilité et le banquier sera heureux de partager les risques). Certains organismes conditionneront le déblocage du prêt qu’ils vous ont accordé à l’obtention d’un prêt bancaire. C’est logique de leur point de vue, puisqu’obtenir un prêt bancaire est un gage de sérieux et de crédibilité pour eux. En France voici les deux principaux organismes:

France Initiative. Je suis personnellement passé par la version Lilloise de cette plateforme basée partout en France pour obtenir mon prêt d’honneur. Ils font aussi un accompagnement avant la création qui inclut l’aide à l’élaboration du Business Plan. Quelques chiffres intéressants sur cette plateforme en 2011 :

17 750 entrepreneurs financés pour 15 953 créations ou reprises d’entreprises 8 150 € : montant moyen du prêt d’honneur 85 % de taux de pérennité à trois ans des entreprises aidées

Réseau Entreprendre. Je ne le connais personnellement pas mais c’est également un réseau très actif en France Quelques chiffres intéressants sur cette plateforme

560 nouveaux "lauréats" en 2011 et 5.500 en cumul : 2/3 de créations et 1/3 de reprises. 1.386 entrepreneurs en cours d’accompagnement soit 13.860 rendez-vous tous les mois. 100% des lauréats sont accompagnés. Pérennité des entreprises : à 3 ans, 87% sont toujours en activité et à 5 ans, 84% pour les dernières promotions (enquête TMO Régions). 93% des lauréats interrogés se déclarent satisfaits ou très satisfaits de l’accompagnement par Réseau Entreprendre (enquête IFOP 2011 sur 1009 lauréats interrogés).

Il y a aussi le dispositif NACRE du gouvernement, qui est une avance remboursable. 50% des demandes NACRE sont gérées par France Initiative, donc vous allez faire d’une pierre deux coups en allant les voir . Regardez aussi du coté du PCE, un prêt d’honneur du gouvernement de 2000 à 7000 euros.

Les “banques solidaires” : ce sont des organismes dont la mission est de permettre l’accès au financement à ceux qui ont le plus de mal à décrocher un prêt bancaire, notamment les chômeurs. Leurs financements peuvent se substituer à un prêt bancaire, et peuvent donc servir de prêt complémentaire indispensable pour obtenir un prêt d’honneur. En France il y a notamment ces deux organismes :

L’ADIE. Cette structure suit le modèle du microcrédit, et ses prêts sont proposés à des taux proches du taux de l’usure (très élevés), donc faites attention. Un prêt de cette structure pourra toutefois débloquer votre situation si aucune institution financière “classique” ne souhaite vous prêter de l’argent. France Active, qui gère aussi les prêts NACRE.

Le prêt bancaire : quel que soit le montant des autres investissements que vous obtiendrez, le prêt bancaire est souvent un passage obligé, car bon nombre d’investisseurs ne vous prêteront l’argent promis que si vous avez réussi a convaincre une banque de placer de l’argent en vous. En effet, un banquier ne vous prêtera de l’argent que s’il estime que le risque qu’il encourt est très faible. Autrement dit s’il estime que votre projet tient la route et que vous pouvez le mener a bien Cependant, ce n’est pas parce que votre projet a été refusé par une banque qu’il y a forcément un problème. En cas de refus, essayez une autre banque, puis une autre, puis une autre encore. Essayez différentes agences d’une même banque, vous pourrez être accueillis différemment en fonction de l’interlocuteur. Devriez-vous essayer d’obtenir d’abord un prêt d’honneur ou un prêt bancaire ? En fait il est plus facile d’obtenir un prêt bancaire si vous avez déjà un prêt d’honneur (certains prêts d’honneurs sont d’ailleurs conçus avant tout pour permettre aux créateurs d’obtenir des prêts bancaires). Mais souvent pour obtenir un prêt d’honneur les organismes vous demanderont d’avoir au moins rencontré des banquiers pour leur faire part de votre projet, et dans l’idéal d’avoir une promesse de prêt si telle et telle condition sont réunies. Donc pendant que vous élaborez le business plan, prenez contact déjà avec votre banque personnelle pour leur présenter votre projet et avoir un premier avis. Essayez d’obtenir une promesse de prêt si vous réussissez à obtenir d’autres financements, à avoir un local si vous en avez besoin d’un, etc., ou au pire un avis positif sur votre dossier en l’état. Puis tentez d’obtenir ce prêt d’honneur, en mettant en avant le fait que vous avez déjà un contact avec une banque. Une fois le prêt obtenu, allez voir votre banquier et tentez d’obtenir le prêt. Les subventions :  ce sont carrément des dons, du gouvernement ou d’organismes qui veulent redynamiser un secteur, voir la création d’entreprises toute entière. Il n’est pas facile d’en obtenir et quand c’est le cas cela peut vous prendre plusieurs mois avant de toucher les fonds, donc gare ! Ne comptez pas dessus pour démarrer votre entreprise et acheter votre matériel indispensable. Le meilleur endroit pour trouver des subventions est le site de l’OSEO. Il y a aussi des subventions en fonction des domaines, des régions, de la ville parfois… Renseignez-vous auprès de votre réseau d’accompagnement.

Si vous êtes chômeur, vous pouvez aussi demander à ce que le pôle emploi continu à vous verser vos allocations pendant un an après votre création d’entreprise, ou même vous verse une partie de vos allocations restant dues sous forme de capital. Cliquez ici pour en savoir plus.

Les exonérations : ce sont des aides indirectes sous la forme d’une exonération de taxes ou d’impôts. Très appréciable pour donner un coup de pouce à votre entreprise. Les plus connues sont :

L’ACCRE. Exonération des cotisations sociales pendant un an, assorties éventuellement d’un prêt d’honneur. Le dispositif Zones Franches Urbaines. La Rolls-Royce des exonérations. Si vous arrivez à en bénéficier votre entreprise sera exonérée de 100% d’impôts pendant 5 ans, puis de 60% pendant 5 autres années (!), pour un maximum de 100 000 € exonérés. Cela peut faire une énorme différence. Renseignez-vous pour connaître l’emplacement des ZFUs dans votre ville.

Les garanties : ces aides ne sont pas du financement direct, mais peuvent vous aider à en obtenir, car elles cautionnent une partie de votre prêt bancaire et soulagent donc votre banquier d’une partie du risque.

La plus connue est celle d’OSEO qui prend en charge 70% du risque. Parlez-en à votre banquier car il est possible qu’il connaisse mal ce type de garantie. France Active propose également plusieurs garanties de ce type, dont une spécifique pour les femmes créatrices d’entreprise.

Les business angels  et capitaux risqueurs : ces investisseurs vous confient leur argent en échange d’une participation dans le capital de votre société. Il ne s’agit donc pas d’un prêt classique (vous n’aurez rien à rembourser si votre entreprise se plante) : ces investisseurs ne gagneront de l’argent que s’ils arrivent à revendre leur part avec une grande plus-value (peut-être à vous même !) quelques années plus tard. En général, les business angels investissent au tout début de l’entreprise, pour des sommes de quelques dizaines de milliers d’euros chacun en général, tandis que les capitaux risqueurs investissent quand l’entreprise a déjà quelques années de fonctionnement derrière elles, et a besoin de fonds pour continuer son développement. Ce type de financement n’est pas pour tout le monde : seules les entreprises ayant un grand potentiel – ce potentiel étant souvent lié à un caractère innovant – va intéresser les business angels et capitaux risqueurs. L’intérêt est qu’outre de l’argent, vous bénéficiez aussi de l’expérience et du réseau de ces investisseurs si vous réussissez à les convaincre, ce qui peut être un atout considérable. En France vous pouvez démarrer vos recherches avec :

Les Cigales. Une structure de “capital risque solidaire”. La Fédération des Business Angels français. Association Nationale des investisseurs pour la croissance

Wiseed, site mettant en relation investisseurs particuliers et entreprises (modèle du “crowdfunding”).

Créer votre entreprise, étape 7 : Créer votre entreprise ! Ça y est, après moult épreuves vous avez triomphe de tous les obstacles, vous avez obtenu tous les financements dont vous avez besoin, et vous pouvez enfin vous rendre à la Chambre de Commerce ou la Chambre des Métiers pour accomplir les formalités de création. Bravo ! Fêtez ce succès comme il se doit ! Sortez la bouteille de champagne que vous avez mise au frais pour l’occasion et faites-la péter ! Célébrez l’évènement avec des proches que vous aimez, faites-vous plaisir en allant dans un excellent restaurant avec votre conjoint, bref savourez ce moment qui restera à jamais gravé dans votre mémoire. Vous l’avez bien mérité. Puis remettez-vous au travail. À fond. Créer votre entreprise à été une aventure merveilleuse et éprouvante, et une nouvelle encore plus passionnante et dangereuse vous attends à présent : la faire croître pour qu’elle survive, puis pour qu’elle vous offre ce que vous attendez d’elle, que ce soit la joie de faire ce que vous aimez pour longtemps, l’argent, la liberté et l’indépendance, la satisfaction profonde d’apporter de la valeur à la société tout en étant payé à votre juste valeur, le plaisir de contribuer en créant des emplois. Le sujet de cet article n’est pas de développer votre entreprise (j’en ferai peut-être un autre sur le sujet), mais sachez que la plus grande erreur que font les créateurs d’entreprise débutants est de ne pas se focaliser sur la vente. Ils passent 80% de leur temps sur des tâches annexes, comme chercher le design de leur carte de visite, choisir leur mobilier de bureau, peaufiner le texte de leur plaquette, s’occuper du design de leur site web, etc., et 20% de leur temps à chercher de nouveaux clients pour vendre leurs produits ou services. Pour réussir c’est l’inverse qu’il faut faire : vous devez passer 80% de votre temps à vendre car sans ventes, tout le reste ne servira à rien. Quand vous aurez suffisamment de clients pour assurer au moins le paiement des frais fixes (loyer, salaire, etc.) alors vous pourrez passer du temps à créer votre carte de visite, choisir votre mobilier de bureau et la couleur des murs. Donc travaillez d’arrache-pieds pour trouver vos premiers clients, puis les suivants, consacrez tous vos efforts à cela sans relâche, et une fois que vous avez convaincu les premiers faites-en sorte qu’ils soient tellement enchantés qu’ils en parlent à tous leurs amis. Votre super fauteuil de président et votre fonds d’écran viendront après. Bienvenue, mes amis, dans le fabuleux monde de l’entreprenariat, avec ses frissons, ses sensations fortes, ses dangers et surtout son incroyable liberté. Bienvenue dans ce nouveau chemin que vous avez choisi de parcourir. Profitez du voyage tout autant que de la destination. Une fois que vous y aurez goûté vous ne pourrez plus vous en passer. Pour recevoir gratuitement un podcast "7 étapes pour vaincre la Procrastination et rester motivé pour créer ou diriger une entreprise" et une vidéo "7 livres indispensables pour Créer son Entreprise", cliquez ici et laissez-moi votre adresse email pour que je vous les envoie gratuitement ! ;)

Article publié sur Des Livres Pour Changer de Vie. Si vous voyez cet article sur un autre site, il s'agit d'une copie éhontée. Related posts: The New Business Road Test (comment créer votre entreprise) Comment trouver son idée de business ? Comment gérer les critiques en 4 étapes

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Mon, 25 Jun 2012 17:00:00 +0200 http://www.olivier-roland.fr/items/view/1357/Comment-crer-son-entreprise-en-7-tapes
On vous a menti : Pourquoi un MBA n'est pas rentable http://www.olivier-roland.fr/items/view/1249/On-vous-a-menti-Pourquoi-un-MBA-nest-pas-rentable

Cet article est un article invité écrit par Mariana Zanetti, du blog en espagnol http://www.dueno-de-mi-tiempo.com. L’auteure de cet article est espagnole d’origine argentine, et a quand même tenu à écrire son article en français, donc merci de tolérer les quelques « imprécisions » de français qu’il pourrait contenir !
Il faut savoir que quand je parle d’un MBA, je parle de ma propre expérience. Je suis l’honorable titulaire d’un joli certificat en lettres bleues, encadré et pendu sur le mur de mon bureau. Il s’agit d’un diplôme d’une « business school » européenne très reconnue, « qui figure dans les top ten des rankings des MBA les plus prestigieux » (tels que celui du Finantial Times) … c’est vraiment impressionnant. Il faut savoir en plus que si un MBA était un actif, il vaudrait 43 200 € sur mon bilan, ce que coûte aujourd’hui le master que j’ai fait il y a quelques années. J’ai partagé les couloirs de la business school avec des gens qui comme moi avaient mis beaucoup d’espoir dans l’avenir en faisant un MBA. Par exemple, un jeune père qui avait investi toutes ses économies, ou des gens qui, comme moi, avaient demandé un emprunt pour pouvoir se l’offrir. J’attendais beaucoup de choses de mon MBA, et j’ai réussi à concrétiser un grand nombre d’entre elles. Néanmoins, j’ai aussi constaté que les connaissances que j’ai appréciées le plus dans ma vie, je les ai obtenues en lisant des livres extraordinaires, des livres qui ont changé ma vie. Mon MBA par contre m’a demandé un effort extraordinaire, financier et personnel, et son impact sur ma qualité de vie a été plutôt négatif (bien que l’expérience et les échanges fussent enrichissants). J’ai même calculé le retour de l’investissement de mon MBA avec les techniques que j’ai apprises dans mes cours de finance. Avec toutes les considérations que je liste ci-dessous, le résultat était, à ma surprise, négatif. Un MBA n’est pas rentable. Il est simplement un joli certificat qui coûte très cher. Je sais que cette affirmation est provocatrice. Je l’assume et je vais faire de mon mieux pour aller jusqu’au bout de mes réflexions. « Le roi est nu ! » Vous connaissez peut-être l’histoire de ce tissu royal, si délicat, si extraordinaire, qui avait un atout magique : il était invisible aux yeux des idiots. Il était une fois un commerçant du moyen âge qui avait offert au roi d’un royaume lointain cet incroyable tissu magique. Le roi, comme il n’était évidemment pas un idiot, admirait ce tissu et avait demandé au couturier royal de lui faire une jolie tenue royale. Le couturier, comme il n’était pas idiot non plus, a accepté. Le roi s’est présenté face à son peuple avec sa nouvelle tenue. Tout le monde était prévenu des propriétés de la toile de la tenue du roi, et, comme le peuple n’était pas idiot, ils ont tous admiré l’élégance du roi… sauf pour un petit enfant, trop jeune pour comprendre les conséquences de ses mots, qui a crié : « Le roi est nu ! » Vous n’entendrez jamais des diplômés de MBA affirmer que leur MBA n’a pas été rentable (à l’exception de moi , et je ne suis pas idiote non plus !), car ça serait comme s’ils affirmaient qu’ils sont des idiots. Et ils ne sont évidemment pas idiots, en fait c’est une des choses « certifiées » par un MBA. Le processus de sélection dans les grandes écoles est assez compétitif et exigeant. Selon l’école, entre 70% et 90% des sollicitudes d’admission sont refusées, et seulement les plus intelligents ou ceux qui ont des talents rares sont acceptés… et comme il y a une grande concurrence pour entrer dans les grandes écoles, il semble assez certain que quelqu’un avec un MBA est quelqu’un avec un peu de matière grise de qualité sous les cheveux. MAIS… le contraire n’est pas valide. Les 20% les plus intelligents de la population n’ont pas forcément un diplôme certifiant de leur degré d’intelligence. La plupart des gens les plus intelligents ont suffisamment de confiance en eux pour apprendre ce dont ils ont besoin selon le besoin du moment. Steve Jobs et Bill Gates n’ont jamais fini leurs études car ils n’en avaient pas besoin. Même Mark Zukerberg n’a pas eu besoin d’avoir son diplôme pour réussir la création de Facebook. Les personnes que j’admire le plus professionnellement n’ont aucun certificat de ce type, et au contraire, j’ai connu beaucoup « d’enfants gâtés » à la business school qui suivent ce type d’études simplement parce que papa « Jaibeaucoupdargent » a insisté. J’ai aussi constaté tout au long de ma carrière que les « meilleurs » postes en entreprise (et on comprend par « meilleurs » normalement les mieux payés) n’étaient pas majoritairement occupés par des MBAs mais par des gens intelligents qui ont travaillé très dur et ont prouvé leur valeur sans avoir besoin des certificats en lettres bleues. Et voilà donc ma première affirmation : il est plus rentable de s’investir à travailler au potentiel maximal de son talent qu’à « certifier » quel est ce niveau de potentiel. Si vous pensez que vous êtes intelligent, ayez confiance en vous et concentrez-vous à tirer un profit de cette intelligence. Si vous pensez que vous ne l’êtes pas, c’est ça votre problème : ce que vous pensez. Vous avez certainement des forces, concentrez-vous à vous en servir. Le piège d’un MBA

On apprend beaucoup de choses lors d’un MBA : stratégie, finance, RH, marketing, opérations, et tout ce qui peut intéresser la haute direction d’une grosse entreprise. Mais l’âge des étudiants oscille entre 26 et 32 ans, et ils ne sont donc pas prêts à assumer la direction d’une grosse entreprise car ils n’ont pas l’expérience suffisante. Finalement ils obtiennent en sortant de simples postes de cadres+ et ils utilisent à ce moment-là, selon mon expérience, entre 10 et 20% des connaissances acquises, ce qu’ils pourraient acquérir selon besoin sans s’arrêter un ou deux ans pour étudier. Et si plus tard ils ont la « chance » de prendre un poste de haute direction, beaucoup de ces connaissances seront en partie obsolètes et ils devront les mettre à jour. La vérité c’est que ce ne sont pas les connaissances apportées par le MBA qui intéressent les entreprises qui embauchent, elles s’en fichent (j’ai l’entendu dire par pas mal de patrons d’entreprises). Dans un MBA, la pression lors des cours est énorme. Les étudiants apprennent à gérer le stress et la surcharge de travail avec des « devoirs » interminables, ils étudient entre 14 et 16 heures par jour au moins 6 jours par semaine (et je n’exagère même pas un peu). Dans beaucoup de business schools, ils sont mis en compétition constante : systématiquement, les 10% d’étudiants avec la performance la moins importante dans chaque matière ratent celle-ci (par courbe de Gauss), et s’ils cumulent au moins 3 échecs parmi les 25 à 40 cours, ils sont virés du MBA sans avoir le droit de récupérer leur investissement. Il est clair que, étant donné que la plupart des étudiants financent eux-mêmes leurs études ou le font avec les efforts de toute une vie de leurs parents, le poids porté par leurs épaules est énorme. Ils ne peuvent donc pas se permettre de ne pas réussir, ils se mettent dans la course à fond. Et c’est ça qui intéresse les entreprises : des gens formés à absorber des quantités illimitées de travail et d’informations, à supporter des pressions insupportables, pour un coût fixe : un salaire. Ça et rien d’autre. Néanmoins beaucoup d’étudiants d’un MBA se sentent piégés. Ils s’inscrivent au MBA avec un rêve de prospérité qui se brise dès qu’ils sortent de l’école. Ils se retrouvent « à poil » comme le roi de notre histoire, leurs économies épuisées, souvent endettés, et sans travail, mais ils ne l’avoueront jamais car ils ne sont pas idiots. Le jeune père dont je parlais au début de cet article m’avouait : « Je viens de dépenser énormément d’argent et mes économies sont épuisées. En plus, je ne vais pas récupérer les moments que j’ai perdus lors de la première année de mon bébé. Les postes qu’on me propose payent les mêmes salaires que j’aurais décrochés sans ce MBA. Mais je vais dire partout que ces études sont la meilleure chose que j’ai pu faire dans ma vie… je n’ai pas le choix. » Ces étudiants sont donc obligés de « vendre » leur plus-value et de travailler comme des esclaves pour payer leur emprunt ou récupérer leurs économies, et rentrent dans une course qui durera des années. Mais si c’est ce type de vie ce qui vous intéresse pour avoir la « sécurité financière » et la prospérité, vous n’avez pas besoin d’arrêter de travailler pendant un ou deux ans et d’investir des milliers d’euros. Vous pouvez travailler dans le conseil par exemple, qui aujourd’hui a du mal à trouver des candidats prêts à supporter ce rythme de vie. Vous gagnerez un salaire annuel supérieur à la moyenne (c’est un des arguments de vente d’une « business school », n’est-il pas ? Des salaires supérieurs à la moyenne…), mais vous aurez un salaire horaire inférieur à celui de votre femme de ménage. Et vous aurez sans doute une femme de ménage, vu que vous n’aurez plus le temps de faire quoi que ce soit car vous serez rarement chez vous. Ce temps travaillé en conseil vous servira de « certificat » sur votre capacité de travail, mais vous serez rémunéré pendant ce temps. Et si vous avez la capacité de dormir 5 heures par nuit (ce qui n’est pas mon cas), vous gagnerez un salaire annuel encore plus élevé ! Et voilà donc ma deuxième affirmation : le salaire horaire d’un MBA n’est pas supérieur à celui d’un non-MBA (si on considère un niveau de talent équivalent). Ce n’est donc pas rentable d’investir dans un MBA pour démontrer que vous avez la capacité de travailler davantage. Faites-le dans votre entreprise actuelle et vous aurez des augmentations de salaire tous les ans, et même des promotions. Et à 40 ans vous aurez très probablement un profil bien défini : divorcé (plusieurs fois) et avec très peu de sujets de conversation en dehors du travail. Les raisons qui poussent quelqu’un à faire un MBA Beaucoup de jeunes rêvent de faire un MBA après leurs études universitaires. Ils rêvent d’avoir une stabilité de travail supérieure à la moyenne, une prospérité à long terme et une employabilité élevée. Mais ils rêvent aussi (d’une façon plus inconsciente) de rendre leurs parents fiers, d’impressionner leurs amis, de devenir quelqu’un d’important, d’améliorer leur avenir et celui de leurs familles. Certains d’entre eux voudraient aussi rencontrer des gens intéressants (le fameux « réseau ») et apprendre des choses uniques. Voyons ce qui arrive avec chacun de ces rêves :

Le rêve d’un salaire supérieur :

Les MBAs gagnent un salaire au-dessus de la moyenne, c’est l’un des arguments de vente des écoles de commerce, et c’est vrai. Mais ce n’est pas forcement grâce au MBA. Les gens avec un niveau de talent correct et accro au travail ont en général un niveau de salaire supérieur. Et c’est le profil recruté par les Business Schools. Mais si on prend les gens avec un talent similaire (ou même pas) et qui travaillent la même quantité d’heures, ce n’est pas le MBA qui gagnera le plus mais celui qui gèrera le mieux les enjeux politiques et le pouvoir, ce qui prédit le mieux le salaire et la position hiérarchique. Vous n’avez qu’à observer autour de vous si vous travaillez en entreprise pour le constater. Je vais essayer de l’expliquer autrement. Vous connaissez peut-être un club de football de prestige (Comme le Futbol Club Barcelona J). Ce club a des joueurs parmi les meilleurs du monde et c’est pour ça qu’il arrive à gagner des matchs. Imaginons que ce club de foot décide de changer son modèle de business et commence à affirmer qu’en fait ce n’est pas à cause de la qualité de ses joueurs qu’il gagne, mais à cause de sa capacité à entrainer et à convertir des gens avec du potentiel en stars du football. Les gens y croient et commencent à se battre pour y être admis, ils sont prêts même à payer des forfaits élevés pour être entrainés. Le club admet seulement les meilleurs, et ces joueurs effectivement gagnent des matchs. Sauf que ceux qui ont cru en eux-mêmes se sont entrainés sans payer des forfaits exorbitants et ont réussi à jouer dans des clubs de même prestige… et ont gagné la même quantité de matchs. Avec un MBA c’est pareil, si vous avez le talent pour entrer, vous avez le talent pour réussir sans lui. Il faut seulement que vous vous entrainiez à votre potentiel maximal. Mais ce n’est pas tout. Une personne qui doit travailler 50 % de plus (disons 53 heures par semaine au mieux face aux 35 heures du reste) pour gagner 70% de plus (disons 60 000€ face à 35 000 €, par exemple) ne gagne pas plus en réalité. Ce temps supplémentaire est du temps incrémental de son énergie vitale, qu’elle ne pourra pas dédier à ce qui donne un sens à sa vie (en général ça pourrait être la famille, les amis, les passions, les loisirs, etc.). Elle remplira le vide avec des gadgets chers et inutiles, ce qui la rendra encore plus accro à la course. Les impôts qu’elle devra payer pour ce 70% incrémental seront beaucoup plus élevés, et avec ce qui reste elle devra payer son emprunt si elle a fait un MBA… encore une fois, faire un MBA n’est pas rentable. Vous me direz, peut-être, qu’un MBA gagne plus que 60 000 €. Et bien laissez-moi vous dire que dans les périodes où je gagnais plus que 60 000€, je travaillais beaucoup plus que 50 heures par semaine, j’étais beaucoup plus stressée, je dépensais beaucoup plus sans pour autant être plus heureuse, je payais beaucoup plus d’impôts, et j’avais le même niveau de salaire que tous mes collègues sans MBA qui travaillaient les mêmes heures que moi dans un poste similaire. Un MBA ne vous garantit pas un niveau de revenu supérieur.

Une meilleure employabilité, sécurité de travail et une prospérité à long terme

Oui, les MBAs ont un peu plus de chances de décrocher un poste que les non-MBAs, car les MBAs peuvent « certifier » une capacité de travail et de gestion du stress élevée. Ils décrochent souvent des postes stressants et bien payés. Mais, comme je l’ai déjà dit, il y a d’autres chemins plus rentables pour décrocher ce type de postes, si c’est cela qui vous intéresse. Par contre ceux qui rêvent à la prospérité et à la sécurité à long terme sont très loin de les obtenir avec un MBA, ils vivent une illusion. La crise a laissé au chômage énormément de MBAs, et leurs certificats en lettres bleues ne les ont pas forcément aidés. La sécurité financière n’est plus une réalité de notre génération, et les MBAs ne sont pas l’exception.

Le cœur a ses raisons que la raison ne connait pas

La vraie raison pour laquelle un grand nombre de jeunes suivent ce type de formation n’est pas consciente. Ils rêvent de rendre leurs parents fiers, de devenir importants aux yeux des autres. Ils parlent de leur MBA en mettant leur poitrine en avant, leur menton levé. « Parce que MOI, JE… j’ai fait un MBA à la « Onestlesmeilleurs » Business School… ». Même pas un applaudissement, la dure réalité c’est que les gens s’en foutent la plupart du temps. Et même s’ils ne s’en foutent pas, même s’ils applaudissent… une chose est certaine, ils ne vont pas payer pour voir leur diplôme. Il faut donc avant de vous engager dans ce type de démarche, que vous analysiez en toute honnêteté vos vraies raisons et que vous soyez franc avec vous-même. Cherchez au fond de vous. Si vous avez besoin de reconnaissance et si vous voulez l’acheter au prix d’un MBA, prenez conscience que ce que vous allez faire n’est pas un investissement mais une dépense, et à mon avis, une dépense qui ne vous apportera probablement pas ce que vous cherchez.

Des connaissances uniques

Si j’affirme qu’un MBA n’est pas un investissement rentable, ça ne veut dire en aucun cas qu’il n’a aucune valeur. Les connaissances qu’on en tire sont précieuses… pour l’entrepreneur. Mais l’étudiant qui sort d’un MBA n’a presque aucune chance d’investir dans la création d’une entreprise et le plus souvent il retrouve une place en tant que cadre d’une entreprise où il ne peut pas laisser entendre qu’il pourrait en savoir plus que son chef, sous peine de se prendre des bâtons dans les roues dans sa carrière. Au contraire, il est limité au potentiel de son patron. Par contre, les entrepreneurs malins qui ont confiance en eux investissent en leurs propres business et se forment selon leurs besoins. Josh Kaufman montre dans son livre et son manifeste « Personal MBA » comment on peut acquérir les mêmes connaissances que dans un MBA en lisant autour de 100 livres de business, un investissement de moins de 3 000 €. Un autre exemple est l’autoformation faite par Olivier Roland, qui s’est montrée très rentable. En fait Olivier gagne plus que n’importe lequel de mes anciens collègues de la business school . Tim Ferriss, auteur du Best Seller « La semaine de 4 heures », affirme quant à la nécessité d’avoir un diplôme d’une business school prestigieuse pour créer une muse (business automatisé) qui marche : « J’ai été là, et j’ai vu la destruction ». Moi aussi, je l’ai vue. Il est donc plus rentable (financièrement et personnellement) d’obtenir les connaissances dont on a besoin au moment où on en a besoin. Et j’insiste sur le fait que ces connaissances sont nécessaires, il ne faut surtout pas sous-estimer les conséquences de ne pas connaitre ce qui touche à son business… mais il faut les obtenir de la façon la plus rentable. Les grands gourous ont écrit des livres merveilleux, ils synthétisent des années d’expérience en 200 pages qui coûtent €20. Vous pouvez aussi lire les chroniques de ces livres sur ce blog, et ça ne vous coûtera rien ! Harvard vend ses « business cases » à moins de U$ 10 sur son site web. Des blogueurs professionnels proposent des formations de qualité bien ciblées à des prix abordables. Formez-vous si vous en avez besoin, mais faites-le sur mesure et en investissant d’une manière intelligente.

Le réseau

Les gens imaginent certaines business schools comme des clubs d’élite auxquels on peut seulement accéder en payant un forfait très élevé. Une fois qu’on appartient au club, énormément de portes s’ouvrent pour les membres. Mais c’est loin d’être comme ça. Si vous accédez à un MBA, le plus probable sera que vous allez rencontrer beaucoup de gens très intéressants… comme vous. Vous pourriez les rencontrer dans n’importe quelle soirée, comme le reste des gens, sans avoir besoin de payer autant. Mais vous me direz peut être que si vous aviez étudié à Harvard vous auriez peut-être rencontré des génies comme Zukerberg, le créateur de Facebook. Et je vous répondrais que si vous aviez suffisamment de connexions entre vos neurones pour obtenir 750 points à votre examen GMAT et être admis à Harvard, en plus des U$ 150 000 pour payer votre MBA, il se peut que vous n’ayez pas eu de toute façon beaucoup de problèmes pour rencontrer qui vous voulez. Et si vous ne les aviez pas, vous pourriez toujours rencontrer les gens qui vous intéressent en demandant de les rencontrer, ce n’est pas plus compliqué que ça. Les gens les plus intéressants sont ouverts à échanger avec des gens intéressants, ils ne demandent pas un certificat pour ça. En plus, les contacts qui vous seront les plus rentables seront les contacts liés à votre projet professionnel. Il faut donc que votre réseau soit ciblé, et je suis convaincue que l’on peut le construire d’une manière intelligente. Je me suis servie du réseau de mon MBA, mais j’aurais pu construire un réseau aussi efficace ailleurs (et gratuitement !) Aujourd’hui, ça fait des années que je ne m’appuie plus sur le réseau du MBA, mes contacts les plus pertinents tournent autour de mon projet professionnel actuel. Et si vous pensez qu’en allant à la même école que celle des enfants des gens au pouvoir vous appartiendrez au club, désolée de vous décevoir, si vous n’y apparteniez pas avant d’aller à l’école, vous n’y appartiendrez pas après. Si vous méritez de les rencontrer et de compter sur eux pour votre projet professionnel, pas besoin de vous endetter, vous pouvez avec un peu d’effort provoquer les rencontres dont vous avez besoin. Une réflexion finale Ces derniers temps, j’ai pris conscience des scènes tristes auxquelles beaucoup de cadres, notamment les MBAs, sont habitués. J’ai encore des frissons quand je me souviens du regard du président de mon entreprise quand il m’a avoué qu’il n’avait pu voir ses enfants que 50 jours la dernière année. Nous étions par hasard face à face dans un restaurant étoilé sur une île de Stockholm, suite à une réunion des filiales européennes. Je sentais que le menu chic et l’extraordinaire vue sur la baie ne compensaient pas. Je me souviens aussi de la façon irrationnelle avec laquelle un collègue américain, MBA d’une très prestigieuse université des États-Unis, me demandait de faire l’impossible. Il était minuit et nous étions avec d’autres collègues face au temple de La Sagrada Familia, à Barcelone. Après 2 jours de réunions non-stop suivies du diner d’affaires, j’ai pensé que, comme il n’avait jamais été en Espagne auparavant, ça serait intéressant pour lui de faire au moins un petit tour nocturne en taxi. « Peux-tu essayer de demander dans ta langue qu’ils nous ouvrent les portes ??? Je ne serais probablement plus ici !!! » Il était comme un enfant que l’on fait descendre du carrousel contre sa volonté. Il avait pris conscience du monde merveilleux qui passait à ses côtés pendant qu’il était au travail (presque tout son temps !). La vie de beaucoup de MBAs ne leur appartient plus. Ils voient passer le meilleur que la vie a à offrir par la fenêtre d’un hôtel, d’un avion ou d’un train. Ils n’ont même pas conscience de ça, ils ont accepté il y a déjà longtemps les règles du jeu. Le plus triste pour moi c’est que beaucoup d’entre eux sont convaincus qu’ils doivent continuer à travailler autant pour pouvoir payer la même éducation à leurs enfants. Moi, j’ai été là, et j’ai vu la destruction. J’ai des plans pour changer de chemin, j’ai des livres pour changer de vie, et je prépare pour mon fils une autre éducation. Mariana Zanetti., auteure du blog en espagnol http://www.dueno-de-mi-tiempo.com Pour recevoir gratuitement un podcast "7 étapes pour vaincre la Procrastination et rester motivé pour créer ou diriger une entreprise" et une vidéo "7 livres indispensables pour Créer son Entreprise", cliquez ici et laissez-moi votre adresse email pour que je vous les envoie gratuitement ! ;)

Article publié sur Des Livres Pour Changer de Vie. Si vous voyez cet article sur un autre site, il s'agit d'une copie éhontée. Related posts: La Crise : Pourquoi Elle ne me Touche PAS – Et Pourquoi Elle VOUS Affecte Pourquoi vous n ’appliquez pas ce que vous lisez (et comment y remédier) Pourquoi vous n ’appliquez pas ce que vous lisez (et comment y remédier) – 2

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Thu, 14 Jun 2012 17:00:00 +0200 http://www.olivier-roland.fr/items/view/1249/On-vous-a-menti-Pourquoi-un-MBA-nest-pas-rentable
80 hommes pour changer le monde : Entreprendre pour la planète http://www.olivier-roland.fr/items/view/1139/80-hommes-pour-changer-le-monde-Entreprendre-pour-la-plante

 Phrase résumée de “80 hommes pour changer le monde” : Quatre-vingts entrepreneurs qui, par leurs idées et leur choix de vie, ont décidé de gagner leur vie tout en sauvant la planète et les autres.

Par Sylvain Darnil et Mathieu Le Roux, 2005, 318 pages Note : Cette chronique invitée a été écrite par Paul du blog Gestes-Environnementaux dont l’objectif principal est de vous présenter des gestes simples pour économiser et économiser l’environnement. Chronique et résumé de “80 hommes pour changer le monde” : Par leur traversée planétaire, Sylvain et Mathieu nous emmènent à la rencontre d’hommes et de femmes qui ont osé croire en un monde que nombre d’entre nous pense irréalisable. Ils ont sélectionné 80 personnes et décrivent plus précisément 37 d’entre eux. Chaque entrepreneur, par son action, souhaite sauver la planète pour que nos enfants puissent continuer à vivre sur celle-ci. Les domaines abordés sont très hétéroclites, mais nous montrent que si nous le désirons, tout est possible tant pour nous que pour les autres. Le site du livre : http://www.80hommes.com/ Europe Tristan Lecomte – Alter Eco – France Après un passage dans une grande multinationale, Christian Lecomte s’intéresse au commerce équitable  : acheter au petit producteur à un prix plus élevé et convaincre le consommateur que son geste est un geste de solidarité. Après une tentative avec ses propres magasins, Alter Eco se tourne vers les grandes surfaces pour la vente des ses produits. Tristan Lecomte continue de rechercher des petits producteurs, de leur acheter à un prix équitable et de vendre les produits de meilleure qualité dans les grandes surfaces. Maintenant le commerce équitable se retrouve dans d’autres domaines que le milieu alimentaire. Site : http://www.altereco.com/ Autres exemples :

Victor Ferreira, directeur de Max Havelaar – http://www.maxhavelaar.be/fr Sissaliao Svensuka, Lao’s Farmer products – http://laofarmersproducts.com/ Paul Rice, Transfair – http://www.fairtradeusa.org/ Hector Marcelli, Bioplaneta. – http://www.bioplaneta.com/

Peter Malaise – Ecover – Belgique Produire et commercialiser des détergents écologiques tout en étant rentable est l’objectif de Peter Malaise. En 1979,  à base d’enzymes naturelles, un groupe d’écologiste crée des produits moins nocifs pour l’environnement mais tout aussi efficaces que ceux de la pétrochimie. Ils sont à 95% biodégradables. Mais Ecover souhaite aller plus loin en réduisant également son impact : emballage, réutilisation, consommation minimale, traitement des eaux. Maintenant les produits sont vendus dans plus de 23 pays. En 2003, le chiffre d’affaires atteint les 33 millions d’euros avec une croissance dépassant les 10 %. Site : http://www.ecover.com/ Autres exemples :

Thierry Kazazian, fondateur d’O2 France – http://www.o2france.com/ Walther Stahel, institut de la durée – http://www.product-life.org/ Yusuke Saraya, Saraya Limited – http://www.saraya.com/ Günther Pauli, institut de recherche ZERI – http://www.zeri.org Janine Benyus, concept de "biomimétique" – http://biomimicry.net/

Peter Koppert – Koppert – Pays-Bas Devenu allergique aux produits chimiques, Jan Koppert décide de trouver des alternatives naturelles aux produits chimiques pour ses cultures. Il développe l’élevage de parasites naturels des insectes des cultures. Finalement, ses solutions deviennent une activité commerciale. Ce sont ces fils, Peter et Paul, qui reprennent l’entreprise et découvrent la solution contre la mouche blanche. En 2005, Koppert possède l’expertise sur 18 prédateurs et a un chiffre d’affaires de 40 millions d’euros. Mais le métier se transforme. D’éleveur, ils deviennent des conseillers et experts, car, dans ce milieu, rien ne peut être breveté. Maintenant, le succès est tel que les produits sont utilisés dans les fermes biologiques, mais également en culture traditionnelle. Site : http://www.koppert.com/ Autres exemples :

Vandana Shiva, icône de l’altermondialisation – http://www.vandanashiva.org/ Lester Brown, gourou du mouvement écologique mondial – http://www.worldwatch.org/

Jorgen Christiensen -Ecoparc de Kalundborg – Danemark : Jorgen est un des pionniers du projet d’installation des usines de l’écoparc. L’objectif de ce site consiste en la récupération des déchets d’une usine par une autre. Si les investissements de départ ont été conséquents pour les entreprises (75 millions d’euros), plus de 160 millions ont déjà été économisés. Ce type de projet est tout à fait transposable. Toutes les entreprises économisent au final, tout en économisant l’environnement. Autres exemples :

Suren Erkman, l’écologie industrielle – http://www.icast.org/ Ramesh Ramaswamy, mise en place de projets d’écologie industrielle pour l’industrie textile et réduire la pollution des rivières

Jan Peter Bergkvist – Scandic Hotel – Suède Directeur d’hôtel, Jan intègre la notion d’environnement dans son milieu professionnel. Sa passion et sa réussite font que, lors du rachat par Scandic hôtel, il intègre un poste dans la direction environnementale. Grâce à lui, petit à petit, les chambres sont converties en "ecoroom". Par exemple, réduire la température des chambres inoccupées et l’augmenter au moment de la prise des clés. Ou intégrer des petits déjeuners bio. Après le rachat par Hilton International, Jan devient Directeur mondial environnement…. Un défi de taille pour notre homme. Site : http://www.scandichotels.com Autres exemples :

Karl-Henrik Robèrts, fondateur de "The Natural Step" – http://www.naturalstep.org/

Karl Stützle – Safechem – Allemagne Dans de nombreuses entreprises, les produits chlorés, très polluants, sont  utilisés pour dégraisser. Karl Stützle constate et analyse : “Ce n’est pas du produit qu’ils ont besoin, mais d’un dégraissant. Alors pourquoi ne pas louer le produit ?” Lors de la location du produit chloré, le client reçoit deux containers : un vide et un plein. Lorsque le produit est usagé, le vendeur le reprend pour le recycler…ou l’incinérer. Forte réduction de la pollution chlorée.  Site : http://www.dow.com/safechem/ Carlo Petrini – Slow Food – Italie Remarquant que l’Italie perd ses traditions culinaires et que des groupes internationaux de Fast Food s’installent, Carlo Petrini crée une association pour une nourriture plus saine et plus respectueuse de l’environnement: ‘Slow Food’. Cette association se développe et crée : salon, relais dans différents pays, livres, université du goût,… pour promouvoir une nourriture de qualité. Site : http://www.slowfood.com/ Autres exemples :

François Lemarchand – fondateur des magasins Nature & Découvertes – http://www.natureetdecouvertes.com

Asie

Govindappa Venkataswamy dit Dr. V. – Aravind Hospitals – Inde & David Green – Project Impact – Etats-Unis : En Europe, la cataracte est une maladie qui peut se soigner facilement, mais pas en Inde. Dans l’hôpital que Govindappa ouvre à sa pension, les riches paient les opérations des plus démunis. Suite à la diminution des dons, David Green, lui, décide de trouver le moyen de développer des lentilles à des coûts 20 à 30 fois plus faibles que dans les pays industrialisés. Elles deviennent donc financièrement accessibles en Inde.  Ces entrepreneurs passent ensuite à l’amélioration d’exécution des opérations afin d’en réduire le coût. Les cliniques s’ouvrent et s’autofinancent. Ils tentent maintenant de produire des médicaments et des appareils à moindre coût. Site : http://www.aravind.org/ Chandra Gurung – WWF – Népal Le tourisme est la principale source de revenus du Népal, mais la région est environnementalement très fragile. L’augmentation du tourisme entraîne une augmentation de la consommation du bois de chauffage. Les risques de déforestation et de perte de la biodiversité s’accentuent. Chandra parvient à classer la région comme réserve naturelle. A l’opposé d’autres expériences, la population est directement impliquée dans le processus. Campagnes de sensibilisation, comité de développement, chauffe-eau solaire,  mini-barrages, … sont mis en place. L’interdiction de chasse est promulguée, des pépinières sont créées pour le reboisement, des guides et des restaurateurs sont formés. Les déchets sont réduits et recyclés… Le financement est obtenu par les droits d’entrée. Au final, les refuges gagnent davantage et  l’environnement est moins dégradé. Site : http://chandragurungtrust.org/ Sulo Shah – Formation Carpets – Népal Après diverses déceptions dans le travail, Sulo crée sa propre société. Formation Carpets a pour but d’améliorer les conditions de vie de la population. Sa fondatrice est parvenue à donner de la notoriété à sa société : pas d’enfants dans les ateliers, création d’une école, insertion d’une couverture santé au travail, un jour de congé par semaine, cours d’alphabétisation, salaire décent… Le système est tel qu’au moment de la crise, lorsqu’il faut licencier, des femmes se sont portées volontaires pour éviter aux filles les plus précaires d’être sans ressource. Site : http://www.formationcarpets.com Muhammad Yunus – Grameen Bank – Bangladesh Professeur d’économie, Muhammad abandonne sa chaire pour ouvrir une nouvelle banque. Partant du constat que les banques ‘classiques’ ne veulent pas prêter aux pauvres, que ces derniers se font exploiter par les usuriers, Muhammad débute en prêtant à 42 femmes. Ce fut un succès. Vingt cinq ans plus tard, plus de 45 milliards ont déjà été prêtés à plus de 12 millions de personnes, majoritairement des femmes. Le taux de remboursement est plus élevé que celui des banques classiques. Maintenant, ce modèle est repris par de nombreux autres pays. D’autres projets ont débuté, avec pour objectif principal :résoudre des problèmes sociaux de manière durable. Site : http://www.grameen.com/ Autres exemples :

Elaben Bhatt, premier syndicat pour les vendeuses ambulantes en Inde – http://www.sewa.org/ Maria Nowak, micro-crédit en France –

Iftekhar Enayetullah et Maqsood Sinha – Waste Concern – Bangladesh L’urbanisation des villes entraîne l’augmentation des déchets. Sachant que 80% de ces déchets sont des matières organiques, Iftekhar et Maqsood créent des centres de recyclage et produisent du compost. L’entreprise se développe grâce au prix payé par les riverains pour la récolte des déchets. Par l’entremise d’une société de vente d’engrais, ils écoulent leur compost… et la demande ne fait qu’augmenter. Un véritable succès. D’un point de vue environnemental, le compost est préférable aux engrais chimiques. Leurs parts de marché augmentent petit à petit. Maintenant, plus de 30 de leurs usines fonctionnent dans le pays. Reconnaissance de l’ONU et divers prix valorisent le travail de ces deux entrepreneurs. Leurs actions ont entraîné la création de nouvelles entreprises dans le cycle du recyclage des déchets ,… Site : http://www.wasteconcern.org/ Autres exemples :

Ravi Agarwal, ONG de sensibilisation sur les déchets – http://www.raviagarwal.com/ Deepak Nirula, restauration rapide tout en voulant réduire les déchets – Anil Chitrakar, action de sensibilisation sur les déchets.

Suraiya Haque – Phulki – Bangladesh Dans de nombreux pays indiens, les femmes s’occupent des enfants et surviennent aux besoins du ménage. Vivre en ville et parvenir à réaliser ces objectifs n’est pas chose aisée. Généralement, ouvrières dans des usines, ces femmes laissent les enfants à eux-mêmes ou à de la famille. Pour les aider, Suraiya développe des crèches de quartier. Rapidement, des limites font jour. Le modèle s’adapte, pour finalement ouvrir les crèches dans les usines. Pour l’usine, les débuts ne sont pas faciles, mais les retours sur investissement sont prouvés. En 2005, une centaine de crèches sont présentes dans les usines et une quarantaine dans les ministères. Site : http://www.phulki.org/ Allen Chan – Sino Forest – Chine Après ses études et des problèmes professionnels, Allen Chan s’intéresse par hasard au milieu du bois. La Chine est le deuxième importateur mondial de bois, mais sa consommation est faible. Le marché potentiel est immense, mais la déforestation entraîne des problèmes importants : inondations, glissements de terrain, mort de nombreuses personnes et sans-abri. Pour réduire la déforestation, Allen Chan plante des arbres à croissance rapide : eucalyptus et pin. Ces arbres arrivant à maturité en cinq ans, il ne faut pas exploiter plus d’un cinquième de la superficie. Trouver les fonds d’investissement n’a pas été chose aisée, mais dix ans plus tard, la superficie exploitée correspond à 2/3 de la Corse, 35 000 personnes employées, bénéfice net de 32 millions. Maintenant, Sino Forest se diversifie en transformant sa production. Site : http://www.sinoforest.com/ Autres exemples :

Tang Xiaoli, promotion du bambou dans la construction – http://www.inbar.com/ Anton Wolfgang von Faber-Castell, utilisation de bois certifié durable pour la fabrication des crayons – http://www.faber-castell.de Wangari Maathai, prix nobel de la paix 2004, 35 millions d’arbres plantés en 30 ans. – http://www.greenbeltmovement.org/

Takao Furuno – Duke Rice – Japon Takao Furuno est un agriculteur qui a adapté ses pratiques intensives pour revenir à une culture ancestrale populaire : associer la culture de canard et de riz. Le canard mange les mauvaises herbes, mange les insectes tout en délaissant le plant de riz. De plus, ils oxygènent l’eau par leurs mouvements. Cette association permet une augmentation des rendements et une diminution des coûts. Finalement les agriculteurs vivent mieux, même si au début, il a fallu s’adapter… Chiens errants, maladies du canard,… Mais finalement la diversification des cultures diminue les risques économiques. Cet exemple est maintenant copié par de nombreux autres agriculteurs. Le rêve de Takao est que la majorité des rizières suive son modèle. Autre exemple :

Herbert Bratz, l’agriculture sans labour pour réduire l’érosion des sols.

Amérique du Nord Thomas Dinwoodie – Powerlight – Etats-Unis Les énergies fossiles se raréfient. Hors le soleil nous envoie l’équivalent de 500 fois la consommation énergétique planétaire, mais nous ne l’exploitons pas. Après différentes tentatives, Thomas crée une brique solaire – panneau photovoltaïque. Il crée Powerlight en 1995 et permet aux sociétés de réduire jusqu’à 30% leur facture énergétique. L’investissement est rentabilisé en 10 ans. Au moment de la rédaction du livre, l’électricité photovoltaïque en est à ses débuts, même si elle a déjà pris de l’expansion ses dernières années. Powerlight a été rentable dès sa première année et est une société en croissance. Après les Etats-Unis, c’est l’Allemagne et le Japon qui deviennent les marchés de Powerlight. Actuellement, la technologie existe, il dépend d’une véritable volonté politique pour que le photovoltaïque explose. Site : http://us.sunpowercorp.com/ Autre exemple :

Aloys Wobben, Enercom, deuxième entreprise mondiale de fabrication d’éolienne – http://www.enercon.de/de-de/

Dov Charney – American Apparel – Etats-Unis Débutant par la vente de T-shirt américain au Canada, Dov désire prouver qu’il est rentable de produire des T-shirt sur le sol américain sans recourir à l’exploitation humaine dans les pays à bas salaire. Le succès n’est possible qu’avec la fourniture d’un travail de qualité irréprochable. Pour l’obtenir, il offre d’excellentes conditions de travail dans sa toute jeune entreprise. En payant mieux ses employés, ils travaillent mieux et restent fidèles à la société…. Plus réactive à la mode et aux commandes urgentes, la société s’agrandit…. Après le social, la société veut maintenant être au top en matière environnemental et utiliser du coton biologique… Mais la demande dépasse l’offre… Site : http://www.americanapparel.net/ Autre exemple :

Mike Hannigan, Give Somthing Back dont les bénéfices sont reversés à des oeuvres humanitaires – https://www.givesomethingback.com

Neil Peterson – Flexcar – Etats-Unis Neil travaille depuis plus de 20 ans dans le domaine de la mobilité. Il est à l’origine des premiers bus hybrides aux USA. Sur base d’une idée Suisse, il développe le partage de voiture. Pour un abonnement de 25$ par an, les membres réservent une voiture et la paient au retour à un prix variant de 6 à 9 € de l’heure. Depuis 2000, Flexcar a envahi une douzaine de villes de l’ouest américain et à plus de 20 000 abonnés. Même les sociétés partagent maintenant des véhicules. Pour diminuer l’impact environnemental, plus de la moitié des véhicules sont hybrides. Site : http://www.flexcar.com Autre exemple :

Mirjam van Oeft, adaptation de la ville de Delft en Hollande aux vélos – http://www.delft.nl

Amory Lovins – RMI – Etats-Unis Début des années 80, Amory crée le Rocky Mountain Institute dont l’objectif est un laboratoire d’idées pour créer un monde plus sûr, plus juste, plus prospère et plus respectueux de l’environnement. En premier lieu, le bâtiment de l’institut doit être un modèle d’efficacité énergétique. Son pari est réussi vu qu’à l’époque, il est 10 fois plus performant que les constructions classiques. Il travaille avec des multi-nationales pour réduire leur consommation énergétique. Il rédige également plusieurs livres sur le développement durable. Il prouve ce qu’il dit en l’appliquant sur un prototype de voiture : l’Hypercar. Ce concept car consomme jusqu’à 60% de moins de combustible et n’émet que de la vapeur d’eau.  Site : http://www.rmi.org/ William Drayton – Ashoka – Etats-Unis La société Ashoka, créée par William Drayton, parie sur les individus, leur volonté d’aller au bout de leur rêve. L’association sélectionne et soutient des entrepreneurs sociaux, respectant l’homme et l’environnement. Ashoka verse un salaire pendant 3 ans aux personnes sélectionnées afin de leur permettre de se consacrer entièrement à leur projet. Ajoutons-y des formations et des coachs, … Intégrer Ashoka, c’est également profiter de son immense réseau. Financé par des donateurs, c’est un fonds d’investissement pour des entrepreneurs sociaux. Site : http://www.ashoka.org William McDonough – McDonough & Partners Les ressources limitées pendant sa jeunesse ont formé William. Maison pour nomades, maison à énergie solaire, William tente d’imaginer des immeubles respectueux en partant des principes naturels : utiliser le soleil, supprimer les déchets et favoriser la diversité. Autre vision :

Une moquette biodégradable. Pari réussi avec Designtex. Nike a revu le latex de ses chaussures pour les rendre biodégradables. Ford a revu son usine : 10 hectares de toiture pour les oiseaux, la purification de l’eau de pluie.

William crée des produits, adapte les usines non pas pour que l’impact soit réduit mais pour que l’impact soit positif. Site : http://www.mcdonoughpartners.com/ Autres exemples :

Dominique Bidou, association pour la Haute Qualité Environnementale – http://assohqe.org/hqe/ Makoto Murase, technique de récupération des eaux de pluie – http://www.skywater.jp/ Thierry Jacquet, traitement écologique des déchets – http://www.phytorestore.com/

Gary Hirshberg – Stonyfield Farm – Etats-Unis Guide naturaliste au début de sa carrière, Gary rejoint un centre de formation en agriculture biologique. Au bord du gouffre financier, le centre décide de vendre des yaourts, mais la société finit fréquemment dans le rouge. A force de persévérance, Stonyfield termine en positif après 8 ans. Le nom Moo-La-La ou Yo-Baby permet de décupler les ventes…. Et d’entrer dans des grandes surfaces. En 2005, la société est le 4ème fabriquant de yaourts aux U.S.A. Son usine est certifiée émission 0, elle compense ses émissions en plantant des arbres dans la région, 75% des déchets solides sont recyclés et 10% des bénéfices servent à la protection de l’environnement via des associations. Finalement, Danone la rachète et Stonyfield devient le laboratoire social et environnemental de la société. Site : http://www.stonyfield.com/ Olivier Peoples – Metabolix – Etats-Unis Le plastique, c’est fantastique, mais c’est polluant. Depuis plus de 20 ans, Olivier cherche à améliorer le processus d’alimentation d’une bactérie pour qu’elle produise du plastique.  Finalement, une start-up est créé et les nouvelles recherches permettent à la société de produire de nombreux plastiques à partir de sirop de sucre de maïs. Ce plastique est beaucoup plus écologique car moins énergivore et plus biodégradable. Petit à petit, ce plastique va prendre des parts de marché, mais nous devons également revoir nos modes de consommations et réduire nos déchets. Site : http://www.metabolix.com/ Amy Domini – Domini Social Index – Etats-Unis Amy Domini démontre depuis plus de 20 ans qu’il est possible d’investir de manière socialement responsable et de gagner de l’argent. De plus en plus de personnes désirent investir de manière responsable : dans des sociétés se souciant de l’environnement, dans des sociétés favorables à la paix,… Amy veut démontrer que l’engagement environnemental n’entraîne pas de surcoût. Elle crée le premier index socialement responsable ainsi qu’un institut de recherche pour évaluer les entreprises. En 99, le fond gère 1 milliard de dollars. Son succès provient de la réalisation de meilleurs résultats que ceux du marché classique. Actuellement, elle est assez puissante que pour dialoguer avec de grandes entreprises. Elle est convaincue que les sociétés mettront, à un moment ou un autre, les critères environnementaux et sociaux à pied d’égalité avec les finances. Site : http://www.domini.com/ Autre exemple :

Geneviève Ferone, Arese

Ray Anderson – Interface – Atlanta Interface produit des moquettes de bureaux… Secteur polluant. Après la lecture de “The Ecology of Commerce” ( Paul Hawken, Ed HarperCollins Publishers, 1994), Ray Anderson en ressort changé et entre dans une grande réflexion. Il donne pour objectif à ses équipes : devenir la première industrie "durable". Toute la fabrication est revue afin de réduire ou supprimer les déchets : des dalles à motifs aléatoires réduisent par trois les déchets, location de moquette pour permettre le recyclage, moquette d’origine végétale, … La société évolue bien, mais du chemin reste à faire… Site : http://www.interfaceglobal.com/ Autres exemples :

Paul Hawken, produits bio – http://www.paulhawken.com Bertrand Collomb, Lafarge – http://www.lafarge.fr/ Lise Kingo, Novo Nordisk – http://www.novonordisk.com/ Pasquale Pistorio, STMicroelectronics – http://www.st.com

L’Amérique du Sud et l’Afrique Guy et Neca Marcovaldi – Projeto Tamar – Brésil Lors de leurs études, Guy et Neca découvrent que des pécheurs brésiliens tuent des tortues marines pour leur profit. Conscient que la destruction d’une espèce fragilise tout un écosystème, ils débutent le projet Tamar. Le plus difficile ne fut pas d’obtenir de l’argent, mais de modifier les pratiques des peuples. Pour cela, il est nécessaire que la sauvegarde des tortues leur apporte un revenu supérieur pour subvenir à leurs besoins vitaux.C’est par la création d’un complexe touristique écologique qu’ils atteignent ces objectifs : développement du tourisme, sauvegarde des tortues et revenus à la population locale. La bonne gestion marketing du lieu permet d’engranger 1/3 du budget nécessaire à la vie du site. Site : http://www.tamar.org.br/ Autres exemples :

Pati Ruiz Corzo, défense de la biodiversité dans la Sierra Gorda, Sébastian Chuwa, sauvegarde de m’pingo – http://www.blackwoodconservation.org/

Rodrigo Baggio – CDI – Brésil Dans sa jeunesse, Rodrigo partage son temps entre le bénévolat et l’informatique. En 1990, il ouvre sa propre société de création de logiciels. Mais rapidement, il a la sensation de rater quelque chose. Il crée donc le premier forum brésilien d’échange pour les jeunes … Mais ces derniers viennent des milieux aisés. Cela ne le satisfait pas encore. Il récolte donc du matériel informatique et installe la première école d’informatique dans les favelas Dona Marta. Rapidement, des volontaires arrivent pour créer et animer d’autres écoles. Plus de 800 centres, en collaboration avec une ONG ou une paroisse, existent en 2005 et ils ont formé plus de 600 000 jeunes. Le Comité pour la Démocratisation de l’Informatique crée par Rodrigo fourni le matériel. Grâce à l’engagement des jeunes, aucun vol n’a été répertorié dans les écoles. Ces écoles permettent aux jeunes de s’insérer dans la société ou de se réinsérer. Site : http://www.cdi.org.br/ Jaime Lerner – Ville de Curitibia – Brésil Grâce à Jaime, Curitiba, à 500 km au Sud de São Paulo, tente d’intégrer le respect de l’environnement dans le développement urbain. Suite à la création du premier institut de recherche en urbanisme de la ville, Jaime est nommé maire en 1971. Il favorise le réseau de bus en les subventionnant au nombre de kilomètres parcourus, en instaurant des voies réservées, en créant des stations. Finalement, ce sont maintenant les 3/4 des citoyens qui utilisent les transports en commun. Gain non négligeable pour l’environnement : réduction de la consommation de carburant par habitant, réduction de l’effet de serre et des sociétés de bus prospères. Vient ensuite le problème des déchets, tris sélectifs et le rachat des déchets pris par les pécheurs permettent de les réduire. Maintenant, plus de 70% de la population trie ses déchets. Pour améliorer le bien-être, des arbres sont plantés par la ville, mais entretenus par la population. Instauration également de piétonniers dans la zone commerciale. Côté social, le maire a  développé : crèches, hôpitaux (parfois gratuits), aide aux enfants de rues, foire mobile. En 1992, comme gouverneur, Jaime tente d’appliquer ses principes à une plus grande échelle… Site : http://www.curitiba.pr.gov.br/ Autres exemples :

Maurice Strong, initiateur du sommet de la Terre à Rio en 1992 – http://www.mauricestrong.net/ Peter Eigen, Transparency International, lutte contre la corruption – http://www.transparency.org/

Fabio Rosa – IDEAAS – Brésil Au départ, Fabio enseigne de nouvelles techniques aux agriculteurs, mais il découvre rapidement le besoin de ces populations : la fée électricité. Cette dernière permettrait l’électrification des clôtures, le pompage de l’eau pour les rizières, … Après différentes péripéties, Fabio parvient à apporter l’électricité à 240 foyers. Le paiement se fait par micro-crédits, sacs de riz, …Grâce aux installations, les rendements vont jusqu’à quadrupler. Petit à petit, l’électricité envahit les maisons et les fermes. Sans électricité, le coût pour s’éclairer, se chauffer, cuire est d’environ 10€. Fabio leur loue donc des panneaux solaires pour ce prix. Son offre chez les hommes les plus influents des villages permet une rapide expansion du projet. Fin 2004, 3 000 systèmes sont en place. Cela a réduit la consommation de kérosène et les émissions de gaz à effet de serre. Entreprise rentable et efficace tout en développant une mission sociale, c’est possible. Site : http://www.ideaas.org.br/ Autre exemple :

Sanjit Bunker Roy, formation aux technologies solaires en Inde – http://www.barefootcollege.org/ – Une vidéo explicative par Sanjit Bunker Roy lui-même – Cliquez ici.

Hernando de Soto – ILD – Pérou Hernando Soto a étudié les exclus de la société, les travailleurs au noir. Qui est propriétaire ? Puis-je transmettre mon travail à mes enfants ? Cette situation peut nous paraître saugrenue, mais elle existe dans les pays en voie de développement, dans les zones d’exclusion : favellas de Rio, bidonvilles de Calcutta, … Hernando tente de faire intégrer cette économie informelle dans l’économie légale. Pour les personnes, cette économie n’est pas un choix, mais c’est un véritable calvaire. Pour sortir les personnes de ce système, Hernando se rend compte de tous les problèmes administratifs et le racket des narcotrafiquants. Un exemple en Egypte où 90% de la population a un capital sans titre de propriété. Ce capital informel s’élève à plus de 210 milliards d’euros. Pour obtenir le droit de propriété de sa maison, 77 étapes dans 31 administrations et 17 ans peuvent s’avérer nécessaires. Comment voulez-vous obtenir un prêt pour votre commerce alors que vous ne pouvez pas prouver que vous êtes propriétaire.  Au Pérou, Hernando va parvenir à simplifier les lois, les délais et les coûts pour sortir les pauvres du travail au noir. Neuf milliards d’euros sont gagnés par l’état suite à ces modifications. Suite à ces changements, il survit à un attentat. Raison de plus pour persévérer. Son modèle est maintenant repris par plus de 30 pays. Il permet aux plus pauvres d’intégrer le système en facilitant l’accés au travail et aux biens. Site : http://www.ild.org.pe/ Autres exemples :

Jacques Baratier, ONG Agrisud – http://www.agrisud.org Eric Julien, lever de fond pour récupérer les terres  – http://www.tchendukua.com/ Beverly Moodie, formations des pauvres

Garth Japhet – Soul City – Afrique du Sud Constatant que la plupart des maladies qu’il doit soigner peuvent facilement être évitées, et que la radio touche 98% de la population, la télévision 76% et la presse 46%, une idée germe dans le cerveau de Garth. Il produit donc une série télévisée non moralisatrice, mais qui au travers des intrigues et des drames, aborde des sujets tels que la violence, l’asthme, la malnutrition, le sida, … Touchant plus de 80 % de la population , Soul City est devenu une référence pour la population. La population se reconnaît dans les héros et applique donc les recommandations de la série télévisée. Site : http://www.soulcity.org.za/ Nick Moon – Approtec – Kenya Notre image de la pauvreté se résume souvent à des mendiants, des enfants mourant de faim. Pour Nick, de nombreux pauvres ont des qualités, des connaissances, mais les moyens leur manquent.  Approtec leur fournit donc des technologies simples pour développer leur business. L’entreprise de Nick a débuté par la création d’une pompe à eau manuelle : pas besoin d’électricité (absente), pas besoin de pièces complexes (pour augmenter les pannes), pas besoin de pétrole (trop cher). Résultat après 10 ans, 46 000 pompes vendues, 35 000 micro-entreprises créés. Pour l’entrepreneur, cet investissement décuple le rendement et donc les bénéfices. D’autres outils ont été conçus et sont actuellement vendus. Approtec croit et commercialise maintenant dans d’autres pays africains.  Ces pays en voie de développement sont riches de personnes qui chaque jour trouvent de nouvelles idées pas chères pour améliorer leur quotidien à moindre frais. Site : http://www.approtec.org/ Autres exemples :

Anil Gupta, réseau de diffusion des meilleurs inventions rurales – http://www.sristi.org/hbnew/ Marianne Knut, formation à l’agriculture biologique et techniques de construction traditionnelles – http://kufunda.wordpress.com/

Conclusion de Paul du blog Gestes Environnementaux sur “80 hommes pour changer le monde” : Ce livre, outre la traversée du monde en 80 entrepreneurs, m’a convaincu qu’il faut croire en ce que l’on fait, que je ne dois pas baisser les bras devant des a priori. Certains de ces entrepreneurs vont tout à fait à l’opposé des idées reçues. Encore plus qu’auparavant, lorsque je m’investis dans une cause, je le fais à fond… J’y crois et je n’hésite pas à mettre les mains dans le cambouis pour arriver à une solution juste et meilleure pour tous. Ces entrepreneurs, par leurs idées innovatrices ou, pour certains, par un retour vers des pratiques ancestrales, améliorent la situation de leurs semblables et/ou de la planète. Moi aussi, je m’investis et, suite à la lecture de ce livre, je me suis dit qu’ici aussi je pouvais agir autrement. J’ai donc  rejoint la coopérative citoyenne ‘Lucéole’. Un des objectifs de celle-ci est de participer à l’implantation de parcs éoliens citoyens, des éoliennes qui n’appartiennent donc pas aux grands groupes financiers, mais aux citoyens eux-mêmes. Lors de mes achats, je tente des achats responsables et tente d’éviter tout achat inutile. A noter également à la lecture de ce livre et point non négligeable, la situation personnelle des entrepreneurs s’améliore également. Et s’il m’est difficile de le transmettre dans ce résumé, ces gens sont heureux car ils savent qu’ils travaillent pour une cause juste, pas seulement pour eux mais pour le monde. Points forts :

Description dynamique des entrepreneurs Des sujets variés Une synthèse avant le descriptif reprenant : défi – idée reçue – solution durable

Points faibles :

Il a fallu sélectionner les entrepreneurs. En décrire en détail est un choix … Certaines entreprises sont décrites trop succinctement à mon goût.

La note de Paul du blog Gestes Environnementaux : 

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Article publié sur Des Livres Pour Changer de Vie. Si vous voyez cet article sur un autre site, il s'agit d'une copie éhontée. Related posts: 10 livres à offrir pour changer une vie

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Thu, 31 May 2012 17:00:00 +0200 http://www.olivier-roland.fr/items/view/1139/80-hommes-pour-changer-le-monde-Entreprendre-pour-la-plante
L’Autoroute du Millionnaire http://www.olivier-roland.fr/items/view/1026/LAutoroute-du-Millionnaire

Phrase résumée de l’Autoroute du Millionnaire: Contrairement à la croyance populaire relayée par les différents « gourous de l’argent » qui prône un enrichissement lent sur 40 ans, il existe une voie rapide vers la richesse, une autoroute qui décrit exactement comment MJ DeMarco, entrepreneur parti de zéro est arrivé à devenir multimillionnaire et retraité trentenaire.

Par : MJ DeMarco, Viperion Publishing, 2011, (321 pages, Broché, english). Cette chronique invitée a été écrite par Jean-Yves du blog Potiondevie, spécialisé en mémoire, développement personnel et recherche de l’excellence. Chronique et résumé du livre : « L’Autoroute du Millionnaire» (The Millionnaire Fastlane) Introduction Avant-propos et mise au point par l’auteur. D’ailleurs, qui est-il pour oser nous parler de « devenir riche rapidement » alors que la tendance est plutôt à la prudence en matière d’argent ? Mj DeMarco est un entrepreneur multimillionnaire à la tête de l’entreprise leader de location de limousines aux États-Unis. Sa particularité est d’avoir vendu son entreprise une première fois, puis de l’avoir racheté, pour la mener vers les sommets. Il se distingue également par un style très direct, parfois même sans concessions quant à la vision de l’argent partagée par 90% d’entre nous. Il se montre également impitoyable quant à certains fameux conseils d’enrichissement tout en nous parlant avec un ton très proche, comme s’il était là, à côté de nous ! Vous pouvez d’ailleurs vous faire une bonne idée du style de l’auteur en visionnant sa chaine YouTube ! Mj DeMarco est un passionné de voitures qui compare le chemin vers la richesse à un « road trip ». Il distingue trois voies vers la richesse : Le bas-côté de la route ; La voie lente, et la voie rapide (l’autoroute). Partie 1 : La richesse en fauteuil roulant : « s’enrichir lentement » veut dire « être riche en étant grabataire » ! Le grand mensonge : s’enrichir lentement. Pensez-vous vraiment que le gars qui vit dans son palace au bord de la mer avec son yacht et ses voitures de luxe a passé sa vie à économiser 10% de son salaire en utilisant les coupons de réduction ? Malgré l’évidence de la réponse, la population est comme lobotomisée dans le grand mensonge qu’est l’enrichissement lent progressif : une route longue et hasardeuse, au bout de laquelle les rares qui arrivent à destination ont déjà l’âge d’aller en maison de retraite. La voie lente ou le « s’enrichir lentement » prend toute une vie et dépend de beaucoup de facteurs qui ne dépendent pas de votre contrôle. De plus, cette voie implique de vivre dans une frugalité inconsidérée tout en sacrifiant vos rêves dans l’espoir de pouvoir (peut-être) les vivre 60 ans plus tard. Les 90 secondes qui ont changé la vie de MJ et la découverte de l’autoroute des millionnaires Alors que l’auteur était jeune, il partit faire une course pour sa mère, lorsque dans la rue, il vit un jeune homme au volant d’une superbe Lamborghini se garer non loin de lui. Attisé par la curiosité, MJ alla directement demander au jeune propriétaire ce qu’il faisait dans la vie. Celui-ci lui a simplement répondu : « inventeur » avant de s’en aller. Depuis ce jour et cette courte rencontre, DeMarco a voué toute son énergie à la recherche de cette voie qui avait fait de cet homme le propriétaire d’une voiture coutant plus cher que la plupart des maisons sur le marché ! Malheureusement, tout ne fut pas rose et sa fougue du début le conduisit rapidement à une série de déceptions et de déconvenues assez cuisantes. Enchaînant les petits boulots mal payés aux horaires impossibles, il finit par sombrer dans la dépression. Abandonné de tous, y compris sa propre mère, il dut se résigner à accepter un énième travail ingrat : conducteur de limousine. Malgré tout, ce travail lui a redonné espoir car en tendant l’oreille et en écoutant sa clientèle bien plus qu’aisée discuter à l’arrière du véhicule, il a confirmé l’existence d’une voie rapide vers l’enrichissement qui n’avait rien à voir avec l’héritage ou gagner au loto. Un soir d’hiver, il décida de claquer la porte de sa ville natale et de s’installer à l’autre bout du pays : à Phoenix, avec 900 $ en poche et un vieux matelas ! Ce fut le début de la découverte… Il créa sa première entreprise sur internet de location de limousine. Il eut rapidement un certain succès, et grisé par les perspectives de gains rapides, il revendit son entreprise pour 250 000$. Pensant être riche, il se rendit compte que ce fut loin d’être le cas et que tous ses artifices ne faisaient pas de lui un homme riche. Croulant sous les dettes, il dut tout revendre. Partie 2 : La richesse n’est pas une route mais un voyage C’est là que les choses sérieuses commencent. Renforcé dans ses convictions qu’il était possible de s’enrichir rapidement malgré la dilapidation de son argent, MJ commençait à entrapercevoir la formule de la voie rapide vers la richesse. Maintenant que l’histoire a commencé pour l’auteur, il est temps qu’elle commence pour VOUS ! Voici donc le plan de bataille : Votre carte routière : Distinctions et habitudes des trois voies :

Le bas-côté La voie lente La voie rapide

Le succès est affaire de travail et non de résultat attendu. Le comportement typique de celui qui veut s’enrichir est guidé par le résultat et non par le travail à accomplir. MJ vous donnera des pistes pour identifier quelle est votre voie actuelle et comment en changer pour prendre l’autoroute. Votre véhicule : Le véhicule c’est vous. Le carburant dont vous aurez besoin pour faire avancer vos affaires, le moteur dont vous devrez vous doter pour éviter les pièges dans lequel il est tombé, et le pare brise pour éviter les « cailloux » sur la route. Vos routes possibles : Certaines sont plus rapides que d’autres. Inventer quelque chose est plus rapide que le salariat. Entreprendre rapporte plus que de changer de job. Investir, inventer, recréer sont les routes les plus directes vers la richesse Votre vitesse : La vitesse est votre faculté à transformer vos idées en actions concrètes. C’est là que pêchent de nombreux apprentis. Sans vitesse, votre destination ne sera jamais atteinte. Chacune de ces composantes de l’autoroute du millionnaire fait l’objet d’une ou plusieurs parties du livre. Mais le principe de fond reste le même : Suivre l’autoroute est un état d’esprit qui requiert de la détermination, du travail et un changement de point de vue constant sur le monde des affaires. Vous devez penser en termes de processus et de travail, en termes de création et non de consommation et en termes de contrôle plutôt que délégation. Ce dernier point écorche au passage un auteur bien connu
Après vous avoir posé des questions bien ciblées sur votre vision de l’argent et de la richesse, pour vous situer un petit peu, l’auteur attaque vos cartes routières disponibles. Partie 3 : La pauvreté : la route du bas-côté

Le bas-côté est la route la plus empruntée dans la vie. C’est une route financière sans aucune destination et caractérisée par des comportements typiques parmi lesquels vous trouverez des détails qui vont vous surprendre :

Vous n’avez rien appris de plus depuis la fin de votre scolarité Vous changez souvent de job. Vous avez foi envers les politiciens pour changer le système plutôt que de changer vous-même Vous vivez de votre salaire en attendant le prochain. (Et non, ce n’est pas tout le monde !) Vous achetez régulièrement des tickets de loteries et vous dépensez régulièrement de l’argent dans les casinos. Vous n’avez pas d’économies de réserve. Vous êtes facilement impressionné et vous cherchez à impressionner.

MJ décrit chaque point avec humour acide. Son but est ici de vous faire prendre conscience des schémas de comportement qui mènent vers la pauvreté. Ce qui veut dire que donner plus d’argent à des personnes empruntant le bas côté reviendra invariablement à la pauvreté. Pensez à ces gagnants de la loterie qui ont réussi à dilapider leurs gains ! Pensez à l’auteur lui-même qui a revendu son entreprise la première fois pour s’acheter des vêtements de designer et des voitures à crédit ! Quelqu’un qui utilise le bas côté comme route financière ne possède en réalité pas de plan de richesse et même si celui-ci devenait riche par accident, cela ne changerait pas sa façon de gérer l’argent. Un train de vie de 1500 € par mois lorsque vous n’en gagnez que 1000 vous place évidemment dans le bas côté. Sur celui-ci, les crédits sont utilisés comme moyen d’augmenter son revenu et non comme une épine dans le pied. L’illusion de la richesse : avoir l’air riche C’est la mésaventure arrivée à l’auteur qui pourtant a gagné 250 000 $ en revendant son entreprise. Sa préoccupation a été de se payer ce qu’il n’a jamais pu s’offrir avant. Mais sans plan de route, le bas côté l’a rendu pauvre. DeMarco dénonce la toxicité de la société de consommation et remet les choses au clair sur la richesse. Celle-ci est déterminée par une richesse de relations, de santé et de liberté et aucunement par les possessions matérielles. L’argent ne fait pas le bonheur…. Et la pauvreté ? La trinité de la richesse est donc celle-ci :

Liberté Santé Relations

Utiliser l’argent intelligemment enrichit la trinité de la richesse. L’argent peut acheter le temps, ce qui augmente votre liberté. Votre patron achète votre temps, ce qui lui augmente sa liberté par exemple. L’argent ne peut pas acheter le bonheur parce que celui-ci ne sert qu’à acheter des biens de consommation. La santé et les relations sont source de bonheur. Se rendre dépendant de la consommation en achetant toujours plus vole votre liberté. La liberté fait partie de la trinité de la richesse. Plus vous êtes dépendant d’un style de vie gourmand en consommation, moins vous êtes libre, surtout lorsque votre source de revenu (seul le salaire dans le cas d’un bas-côté) s’effondre. Le bas côté rend dépendant aux marchands de rêves. Oui, ce DVD qui vous promet de devenir riche facilement ou ce séminaire qui coûte des milliers d’euros pour vous apprendre à vous enrichir en investissant en bourse. Mj DeMarco n’a jamais promis qu’il était facile de gagner de l’argent, il a juste dit que le processus pouvait être rapide, ce qui est très différent. Ceux qui empruntent le bas-côté sont focalisés sur le résultat (les gains). L’autoroute du millionnaire vous focalise sur le processus à accomplir en faisant fi du résultat dans un premier temps. La loi de la victime « Les auto-stoppeurs ne conduisent pas ». Toujours dans cette métaphore en filigrane de tout son travail, l’auteur continue de pointer du doigt l’état d’esprit à changer si vous voulez passer du bas côté à l’autoroute de la fortune. Pour être sur l’autoroute, il faut conduire, et celui qui marche au bord de la route ne conduit pas par définition. Conduire, c’est prendre ses responsabilités et arrêter de se comporter en victime. Jusque-là, rien de révolutionnaire. Tout le monde sait que Caliméro ne deviendra jamais riche. Mais là où cela devient intéressant, c’est que MJ donne les points à améliorer ainsi que des pistes de départ pour se sortir de la victimisation. Le simple fait d’exister ne vous fait rien mériter. Le bas côté est en fait un repaire de narcissiques égoïstes . L’un des points clé est de garder le contrôle de sa propre route, de son propre véhicule et de sa propre direction. Vous l’aurez compris : MJ condamne la délégation de son avenir financier à d’autres personnes. Vous seul devez être au volant de votre véhicule ! Partie 4 : La médiocrité : la route de la voie lente Le mensonge que l’on vous a vendu : la voie lente Cette partie est un véritable électrochoc car l’auteur va à contre-courant de tous les conseils de bon sens que vous pouvez lire dans les ressources en finances personnelles ! Pour quelqu’un sur la voie lente, la richesse se définit ainsi : Richesse = Valeur sur le marché + intérêts composés Voici les principales armes de la voie lente vers la richesse :

Allez à l’école Obtenez des bons diplômes La frugalité c’est bien Renoncez à Starbucks Payez-vous en premier Heures supplémentaires bienvenues Payez votre résidence principale rapidement Vivez en dessous de vos moyens Utilisez les bons de réduction et les cashbacks Achetez des valeurs sûres et gardez-les toute votre vie Mettez de côté 10% de vos revenus Votre maison est un actif

Ce mode de pensée est à mon sens très répandu en France et ces points (ainsi que beaucoup d’autres énoncés) font partie intégrante de ce qui nous est vendu comme « l’enrichissement progressif ». Le problème est que ce plan prend des dizaines d’années à réussir, et qu’il est plus risqué que l’entrepreneuriat ! Le conducteur de la voie lente accepte le sacrifice de ses belles années de jeunesse dans l’espoir d’avoir un crépuscule de sa vie meilleur. Or un plan qui s’étend sur autant de temps et dépendant de beaucoup de facteurs incontrôlables s’avère hasardeux. La conjoncture économique ou un licenciement peut rapidement vous mettre à mal. Sur la voie lente, vous échangez deux jours de liberté (samedi dimanche) contre 5 jours de sacrifice (lundi à vendredi). L’échange criminel : votre travail Les 4 erreurs du salariat : 1- Même les salaires les plus élevés n’enrichissent pas rapidement. Dans un tableau récapitulatif, DeMarco montre avec des calculs simples que même un médecin spécialisé mettrait 105 ans pour économiser 1 million de dollars en épargnant 10% de ses revenus. Le temps est la ressource la plus précieuse car la seule qui est limitée. Ce qui rend n’importe quelle forme de travail corrélée au temps inefficace dans la perspective d’être riche. 2- Manque d’expérience. L’expérience vient de ce que vous faites dans la vie, et non de ce que vous faites dans votre travail pour payer vos factures. Quelle expérience a le plus de chances de vous rendre riche ? Celle de votre routine quotidienne de vos tâches au travail ou l’expérience retirée de créations de votre crû pouvant vous rendre financièrement indépendant ? 3- Aucun contrôle. Être salarié est comme être le passager à l’arrière d’un Pick-Up. À la moindre secousse (licenciement, maladie) vous êtes dehors. 4- Se payer en dernier. Même si se payer en premier revient régulièrement dans les doctrines des gourous des finances personnelles, c’est impossible à effectuer lorsque vous êtes salarié. C’est toujours l’état qui se servira en premier. Si tout le monde se sert de votre argent gagné en premier et que vous devez économiser sur ce qu’il reste après les abonnements, n’espérez pas vous enrichir rapidement ! La voie lente : pourquoi vous n’êtes pas riche Dans cette partie, Mj DeMarco démolit littéralement l’adage qui veut que « 10 000 € investis maintenant vaudront 2.5 millions dans 40 ans avec un taux de rendement de 15% » En fait, compter seulement sur les intérêts composés pour s’enrichir est une illusion. Les intérêts composés sont corrélés au temps, et comme vous l’avez découvert plus tôt, tout ce qui est corrélé au temps limite la richesse. De plus, les taux de rendements sont imprévisibles, surtout sur une période aussi longue. Les fameux gourous de la finance prêchent une stratégie qu’ils n’appliquent pas. Aucun n’est devenu millionnaire rien qu’avec des coupons de réduction ou en obtenant de meilleurs diplômes ou en investissant sur les intérêts composés. Ce qui les fait devenir riches, ce sont les méthodes qu’ils vendent. Eux sont sur la voie rapide. Partie 5 : La carte de la richesse : l’autoroute Après avoir constaté la futilité de notre comportement vis-à-vis de l’argent, il est l’heure de découvrir cette fameuse autoroute du millionnaire. À ce stade-là, beaucoup de choses ont été remises en question. La voie lente n’est effectivement pas bonne dans une optique de richesse. Il faut trouver cette fameuse autoroute. L’autoroute est un système d’entreprise contrairement à la voie lente qui utilise le salariat comme source de revenus. La formule de la richesse sur l’autoroute est celle-ci : Richesse = résultat net + valeur de l’actif. Ce qui implique deux moteurs sur lesquels jouer : le résultat net et la valeur de l’actif. Résultat net = Unités vendues x bénéfice par unité Pour vous donner un exemple : Si vous vous mettez à vendre des produits sur internet, vous pouvez générer de la richesse en augmentant le nombre d’unités vendues (via un bon marketing, des résultats, des témoignages, etc.) et/ou via en augmentant le prix du produit. Contrairement au salariat et aux intérêts composés, vous pouvez agir sur ces deux parties sans corrélation avec le temps ! Dans son exemple, Mj DeMarco vous montre que l’augmentation d’un seul % de vente lui rapportait 480 $ par jour soit 14 400 $ par mois ! Combien faudrait-il de temps à un cadre employé pour atteindre ce montant ? Et en augmentant le prix de 0.5 $ par produit vendu, il passe d’un bénéfice de 8000 $ par jour à 10 800, soit un total de 84 000 $ supplémentaires par mois ! Vous commencez à saisir l’importance de ces deux leviers lorsque vous créez et proposez des choses aux gens. Car l’autoroute c’est cela : Détecter les besoins des consommateurs et y répondre. Avez-vous besoin d’être passionné ? Non ! Là encore, il s’agit d’une affirmation à contre-courant ! La passion ne remplit pas nécessairement les caisses. « L’arbre à billets » que vous allez créer si. Les 5 modèles d’entrepreneuriat éligibles à l’autoroute Mj sélectionne pour vous 5 types « d’arbres à billets » que vous pouvez créer et qui sont éligibles à l’autoroute de la fortune : 1- Les systèmes de location Investissements locatifs, les brevets, les marques déposées sont des idées de systèmes de location 2- Les systèmes de logiciel ou de programmation Les applications iPhone ou les logiciels pour ordinateurs par exemple. 3- Les systèmes d’information (les blogs qui vendent des services, ça ne vous rappelle rien ? ) Assez explicite ! 4- L’affiliation, la franchise Créer du marketing de réseau, payer des commissions pour que des gens vendent vos produits là où vous ne pouvez pas aller vous-même. 5- Les systèmes de ressources humaines (Une entreprise autogérée par de bons salariés) L’auteur prend l’exemple d’un lecteur de son forum qui possède plusieurs entrepôts de stockage entièrement gérés par des employés aux quatre coins du pays. La vraie loi de la richesse Ainsi donc, pour générer le maximum de richesse, vous devez jouer sur les deux paramètres :

L’amplitude (le nombre d’unités vendues) La magnitude (le prix vendu)

Ce qui veut dire que pour gagner des millions, vous devez rendre service à des millions de gens. Si vous ouvrez un magasin dans votre ville, votre amplitude sera plafonnée. Si vous en ouvrez 2, vous la doublez. Si vous vendez vos produits sur internet, votre amplitude potentielle est le monde entier ! Pour affecter la magnitude (le prix) de votre richesse, vous devez créer de la valeur et améliorer constamment vos produits et vos services mais également proposer des services qui ne sont pas rendus par les concurrents. Il existe également des techniques marketing pour augmenter le prix d’une unité vendue. Partie 6 : Votre véhicule : Vous ! Le pouvoir des choix Les choix forment votre direction ainsi que votre façon de nettoyer votre pare-brise tout au long de l’autoroute. Une fois que vous avez accepté de prendre vos responsabilités et arrêté de tomber dans la loi de la victime, vous devez faire face à chaque conséquence de chaque choix. Au cours de sa vie, Mj a conçu deux outils pour l’aider à faire face à des choix importants. Il les partage dans ce chapitre. Le premier est l’analyse du « pire scénario possible ». Il se décompose en 3 questions auxquelles vous devez répondre lorsqu’un choix épineux se présente à vous et que vous n’avez pas le temps de réfléchir trop longtemps. 1- Quelle est la pire conséquence possible de ce choix ? 2- Quelle est la probabilité de cette conséquence ? 3- Est-ce que c’est un risque acceptable ? La réponse à ces questions ne doit pas prendre plus de quelques secondes. Lorsque les choix sont plus longs à décider cependant, DeMarco a créé le design d’une matrice d’analyse de décision. Il s’agit là de son deuxième outil. Plein de bon sens, il a l’avantage de vous donner votre meilleure solution pour prendre une grande décision. À travers un exemple vécu, l’auteur vous invite à découvrir cette fameuse matrice. Alors qu’il était confronté à une lourde dépression, il hésitait entre deux choix lourds de conséquences pour son avenir. Rester à Chicago ou partir s’installer loin au sud, à Phoenix (Arizona).

Facteurs

Chicago

Phoenix

La suite consiste à remplir la colonne « facteurs » d’éléments importants pour vous à prendre en compte lors de votre décision. Voici son exemple :

Facteurs

Chicago

Phoenix

Climat

   

Coût de la vie

   

Écoles

   

Dynamisme économique

   

Impôts locaux

   

Sécurité

   

Activités / loisirs

   

Proximité de la famille

   

Vous avez décidé les éléments importants à prendre en compte lors de votre future décision. Maintenant il faut décider de leur importance en adjoignant à chacun d’entre eux un coefficient de 1 à 10. Voici ce que cela donne pour MJ :

Facteurs

Chicago

Phoenix

Climat (10)

   

Coût de la vie (6)

   

Écoles (3)

   

Dynamisme économique (2)

   

Impôts locaux (7)

   

Sécurité (4)

   

Activités / loisirs (8)

   

Proximité de la famille (7)

   

Comme vous pouvez le voir, tous les facteurs n’ont pas la même importance pour MJ. Et il en sera de même pour vous. C’est maintenant que vous devez décider de leur poids respectif. Au fond cette matrice ressemble à nos anciens bulletins scolaires ! Une fois cette tâche effectuée, il vous faut être honnête et adjuger des points à chacune des deux (ou plus) options. Voici ce que cela donne pour MJ.

Facteurs

Chicago

Phoenix

Climat (10)

2 (20)

8 (80)

Coût de la vie (6)

5 (30)

7 (42)

Écoles (3)

2 (6)

5 (15)

Dynamisme économique (2)

6 (12)

4 (8)

Impôts locaux (7)

6 (42)

7 (49)

Sécurité (4)

3 (12)

6 (24)

Activités / loisirs (8)

5 (40)

2 (16)

Proximité de la famille (7)

10 (70)

0 (0)

Total

232

234

En parenthèses dans le tableau, le total des points une fois multiplié par le coefficient de chaque facteur. Tout en bas du tableau, le total des points, indiquant le meilleur choix selon vos propres critères. Devant vous, noir sur blanc. Malgré certains facteurs qui comptent beaucoup pour MJ en faveur de Chicago, (proximité de la famille, activités loisirs, etc.) le meilleur choix se révèle être le déménagement à Phoenix. Pour 2 petits points, l’auteur a franchi le pas, et nous exhorte à faire de même, afin d’éviter les « non-choix » ou de se laisser gouverner par la peur. Cette matrice ne doit être utilisée qu’en dernier ressort, lorsqu’il s’agit de grandes décisions impliquant l’avenir au sens large. Cela n’aurait pas de sens de s’en servir pour chaque petite décision. Dans ce cas-là, l’auteur précise qu’il vaut mieux utiliser l’analyse du pire scénario possible. Changer la direction des vents. C’est un conseil que l’on voit beaucoup en ce moment sur la blogosphère et dans les blogs de développement personnel : pour réussir, il faut parfois se couper de certaines relations toxiques même si elles font partie de votre entourage. Par peur, par jalousie ou par inquiétude à votre égard, même vos proches peuvent vous ralentir dans votre enthousiasme à prendre l’autoroute de la fortune. Ces personnes peuvent être :

Les amis et la famille qui ne vous comprendront pas Le système d’éducation qui prêche une vie de salariat et de voie lente. Vos parents qui pensent que la richesse, c’est pour les autres Les gourous de l’enrichissement qui affirment que votre maison est votre meilleur investissement Les gourous de l’enrichissement qui affirment que 100 $ investis aujourd’hui vaudront 10 millions dans 50 ans. Votre environnement.

Il ne faut pas que vous hésitiez à fermer la porte de votre véhicule à ces « vents contraires ». Vous devez au contraire chercher l’appui de vents allant dans votre direction. À savoir les gens qui réussissent et qui sont dans votre domaine d’activité, ou bien les clubs d’entrepreneurs, etc. Les gens que vous rencontrerez sur la route seront comme des frères d’armes sur le champ de bataille. Ils peuvent vous sauver la vie, vous aider à rester en vie, ou mener à votre perte. Vous devez les choisir en gardant bien cela à l’esprit. Votre carburant essentiel : Le temps Vous devez voir le temps comme la plus précieuse de vos richesses. L’argent est infini dans le monde, alors que le temps est rare. Pour illustrer ce principe, l’auteur aime à rappeler une scène du film Titanic. Alors que le navire s’enfonce inexorablement dans l’océan glacial, les nobles et les riches accourent vers les canots de sauvetage. Ils tentent d’acheter leur place auprès des officiers du bateau. Ceux-ci répondent : « votre argent ne peut pas plus vous sauver que moi ! » C’est avec cette réplique que les entrepreneurs sur la route de la fortune voient l’importance du temps. Et vous devrez faire pareil au lieu d’attendre 1h à une file d’attente pour votre seau d’ailes de poulet gratuit ! Changez régulièrement votre huile ! Quelle est l’huile de votre moteur ? Votre éducation ! Et malgré ce que pensent 90% des gens, l’éducation ne s’achève pas à l’obtention du diplôme. Au contraire, celle-ci commence juste à ce moment-là ! Apprendre des connaissances utiles pour votre business ou « arbre à billets » est essentiel. Et de nos jours, il n’y a aucune excuse à ne pas se former tout au long de sa vie car les connaissances sont accessibles gratuitement via les bibliothèques, internet, les forums spécialisés de qualité. L’éducation est un levier puissant qui fera la différence entre un véhicule (vous) qui roule jusqu’à destination (votre richesse) ou un véhicule qui grille au milieu de la route. L’auteur donne alors quelques trucs pour s’éduquer sans dépenser des fortunes et vous apprend à faire la distinction entre les bons et les mauvais plans d’investissement intellectuels. Payer trop cher pour changer son huile est contre-productif ! Apprenez à faire la différence entre un réel plus dans votre projet ou une perte de temps et d’argent. La ligne rouge : l’accélérateur Le cœur du problème pour de nombreux entrepreneurs (et surtout web entrepreneurs !). Êtes-vous prêt à franchir la ligne rouge ? Celle qui démarque la limitation de vitesse traditionnelle en ville de celle réservée aux autoroutes. En roulant en 50km/h, vous mettrez énormément de temps à arriver à destination. À travers cette métaphore se cache la différence entre le succès et l’échec. Enfoncer la pédale d’accélération, cela veut dire agir, agir et encore agir. Vous devez considérer la valeur de vos idées comme 0. L’auteur considère même les bonnes idées comme des pets de l’esprit ! Seule votre capacité à transformer ces idées en processus de travail compte. Étés vous simplement « intéressé(e) » ou « investi(e) » par votre projet d’entreprise ? L’autoroute n’est ouverte qu’à ceux qui sont investis. On ne roule pas à 50km/h sur l’autoroute. Quelques indices :

Chaque fois que vous vous dites « un jour », vous mettez le pied sur la pédale de frein. Chaque fois que vous attendez qu’un évènement arrive avant de vous lancer, vous mettez le pied sur la pédale de frein.

Il n’y a aucun timing parfait et la chance ne sourit pas à ceux qui attendent le bon moment mais à ceux qui la saisissent. Beaucoup d’entrepreneurs laissent leur véhicule au garage en ne se lançant jamais. Selon MJ, il existe une différence entre prendre des risques pour le plaisir d’agir et prendre des risques intelligents et calculés pour lesquels les chances de gains surpassent largement les pertes envisageables. Partie 7 : les routes de la richesse Votre véhicule est prêt, la route est dégagée de ses obstacles, vous appuyez sur l’accélérateur. Mais est-ce que votre entreprise va vers la direction de la richesse ou vers la falaise ? C’est dans cette partie que vous serez jugé(e) sur vos intentions et la solidité de votre projet ! Avoir l’état d’esprit ne suffit pas. Vous devez avoir un projet qui tient la route (c’est le cas de le dire !). Quels sont les 5 commandements d’un projet éligible à l’autoroute des millionnaires ?

Le commandement du besoin Le commandement de l’entrée Le commandement du contrôle Le commandement de l’échelle Le commandement du temps

Le commandement du besoin Le premier commandement (et le plus important) est celui du besoin. Est-ce que votre entreprise ou votre projet répond à un besoin ? Est-ce qu’il rend la vie plus facile ou moins pénible ? Le plus gros problème des gens qui se lancent est qu’ils cherchent avant tout à « faire de l’argent », ce qui les place en position égoïste et viole le commandement du besoin. Pour attirer l’argent, vous devez consacrer vos efforts à rendre service et à répondre à une demande en faisant abstraction des résultats à venir. Une fois encore, il est question de se concentrer sur le processus et non les résultats. Un autre mythe à déboulonner est celui du « Fais ce que tu aimes ». Réfléchissez un instant. Est-ce que quelqu’un paierait pour vous voir faire ce que VOUS aimez ? Cela ne sera le cas que si ce que vous aimez faire répond à une attente ou comble un manque chez vos prospects ! De plus, en transformant vos passions en travail, vous risquez de perdre tout le plaisir de ces activités. À moins que vous ne soyez le meilleur dans votre passion (et non pas un simple amateur), faire de vos passions une activité à temps plein est en désaccord avec le commandement du besoin. De plus, à moins que vous n’ayez des passions extrêmement rares (et étranges), celles-ci mènent vers des activités déjà fortement concurrentielles et avec peu de marges possibles. Vous devez faire de votre route votre passion et non pas diriger votre route vers votre passion. La nuance est capitale. Le commandement de l’entrée Quelle est la facilité d’accès de votre activité ? Est-ce qu’il est difficile de faire la même activité que vous (beaucoup de barrières d’entrée, notamment dans l’éducation nécessaire, tiens donc !) ou est-ce que n’importe qui pourrait monter le même business que vous ? S’il est facile de vous imiter, la concurrence augmente et votre route faiblit. Vous devez alors trouver un moyen de changer de route ou de la renforcer en proposant d’autres expertises peu facilement imitables. Méfiez-vous du « tout le monde le fait », car c’est un signe que la route est fortement concurrentielle et donc les marges basses ainsi qu’une difficulté extrême à se démarquer. DeMarco sous-entend en fait qu’un marché de niche requérant un certain savoir-faire est beaucoup plus viable qu’un système de formation vous apprenant à gagner en bourse avec un DVD. N’importe qui peut créer un DVD de formation sur comment apprendre les bases de la bourse et le vendre. Comme « tout le monde » a envie de devenir riche, le marché est fortement concurrentiel et les barrières d’entrées faibles (n’importe qui peut créer une formation sans beaucoup d’expertise dans le sujet). Est-ce que votre « arbre à billets », votre projet possède des barrières d’entrées fortes ou faibles ? Évoluez-vous dans un secteur saturé ou spécifique ? Le commandement du contrôle Êtes-vous un meneur ou un suiveur ? Êtes-vous à la tête de votre entreprise ou bien est-ce que ce sont d’autres personnes ? Est-ce que votre projet est dépendant des actions d’autres personnes ou bien avez-vous le contrôle de votre véhicule ? Êtes-vous un auto-stoppeur ou un conducteur ? Après avoir visionné au moyen d’indices si vous êtes un conducteur ou un passager de votre véhicule, vous devez être mis en garde. Les suiveurs peuvent gagner un peu d’argent. Les meneurs en gagnent beaucoup, et parfois énormément. Vous devez créer les affiliations et non les suivre. Vous devez créer votre marque et non vendre celle des autres. Vous devez avoir la liberté de choisir votre direction et non suivre l’influence des autres acteurs. Les affiliations sont une partie de l’autoroute de quelqu’un d’autre, pas la vôtre. Cherchez à créer des choses uniques plutôt que d’être le « VRP » d’autres personnes. Être un « VRP » viole également le commandement de l’entrée, car n’importe qui peut le faire ! Le commandement de l’échelle Quelle est la portée de votre entreprise ? Est-elle très locale, locale, départementale, régionale, nationale, internationale ? Si vous voulez gagner des millions, vous devez impacter la vie de millions de vos concitoyens. Visez haut et de façon ambitieuse. Internet est l’outil idéal pour toucher le plus grand océan de vies qui existe, mais ouvrir une boutique en bas de votre quartier résidentiel ne touchera que votre voisinage. Faites en sorte que votre portée affecte le plus grand nombre possible. Même si internet sonne comme une évidence, les chaînes de magasins qui fleurissent sur chaque continent touchent également des millions de gens, tout comme les enseignes dans les capitales. Si vous inventez un gadget utilisé par des millions de personnes, peu importe la valeur du gadget, vous serez sur la voie du millionnaire. L’auteur liste ensuite une pléthore d’autres options que je ne citerai pas ici, l’idée étant suffisamment explicitée dans ces quelques lignes . Le commandement du temps Comme vous l’avez vu, le temps est la richesse la plus précieuse. Est-ce que votre projet est corrélé au temps qui passe ? Est-ce que votre entreprise peut être automatisée (sans en perdre le contrôle !) ? Est-ce qu’elle vous permet de recruter pour vous passer de certaines tâches gourmandes en temps et non-indispensables ? Votre entreprise vous permet-elle de gagner de l’argent même quand vous n’êtes pas là ? Une entreprise « mariée » avec le temps qui passe s’appelle un travail. Les trois « I » de l’autoroute des millionnaires. Comme l’auteur en parlait dans le commandement du contrôle, la condition pour terminer avec des millions en banque est d’être un meneur et non un suiveur. Pour cela, il existe la règle des trois « I »

Internet Innovation Itérations

L’utilisation des trois en même temps n’est pas obligatoire mais peut largement accélérer votre vitesse ! L’intérêt d’internet a déjà été largement débattu ci-dessus. Internet permet tout simplement d’obtenir la plus grande magnitude et échelle possible avec vos produits. C’est le meilleur moyen d’impacter des millions de vies partout dans le monde. L’innovation est ce qui vous place devant vos concurrents. Vous devez réinvestir l’argent que vous gagnez avec votre « arbre à billets » dans l’innovation et la recherche d’améliorer encore et toujours vos services. En ligne de mire, servir mieux, servir plus, et répondre à plus de besoins. L’itération est un mot scientifique qui veut dire, réessayer dans une même intention en changeant un détail. Parfois vous n’arrivez pas à atteindre vos buts. La différence entre la réussite et l’échec se situe dans la persistance en changeant des détails. Évidemment, abandonner au premier échec et partir dans une autre direction vous ralentit. Si votre entreprise respecte les 5 commandements précédents, la seule chose qui compte est votre capacité à vous adapter et à changer les détails pour les faire correspondre à vos prospects. Les itérations peuvent également avoir lieu dans les produits des autres ! Cela rejoint un peu l’innovation, mais améliorer un produit existant est un levier puissant d’enrichissement. Sachez saisir les opportunités et relever les challenges qui vous étaient invisibles jusqu’alors, car vos préoccupations avant d’entrer sur l’autoroute étaient centrées sur vos désirs de « faire de l’argent » et non de répondre à un besoin. Comment trouver les bonnes routes d’accès à la voie des millionnaires ? C’est simple. Si vous suivez l’état d’esprit que prône l’auteur, vous allez mettre en recherche de routes d’accès. Les opportunités sont partout autour de vous. Écoutez plus attentivement :

Chaque fois que vous ou quelqu’un d’autre s’exclame : « c’est nul… » Chaque fois que vous ou quelqu’un d’autre se dit : « ce serait bien que… » Idem en ce qui concerne « j’en ai marre de… » Il en va de même pour les questions du type : « pourquoi ça fonctionne comme ça ? » Chaque fois que vous (ou quelqu’un d’autre) se sent frustré vis-à-vis d’une situation

Tous ces points forment vos opportunités de vous lancer sur une route d’accès qui mettra peut-être sur l’autoroute des millionnaires ! Donnez à votre route une destination finale Il y a une fin à l’autoroute, une destination à votre voyage et vous devez tenter de la déterminer. Faites l’inventaire de votre vie de rêve. Calculez le prix de tout ce dont vous auriez besoin pour votre vie de rêve. Que ce soit immobilier, véhicules ou revenus passifs. Faire cet exercice vous permettra de déterminer votre somme à gagner au cours de votre voyage. Si vous ramenez l’énorme montant d’argent nécessaire sur 12 mois, cela vous donne un point de repère très motivant ! Au final, ce que l’on nomme vie de rêve n’est pas aussi astronomique en argent que l’on pourrait croire ! Une destination finale est possible et c’est à vous de trouver les moyens pour y arriver. Mettez également en place une habitude d’économie de l’argent en trop. Attention, il ne s’agit pas d’épargner en tant que mode de vie mais bien de mettre en place un système psychologique de motivation qui fait que chaque cent mis de côté vous rapproche de votre but final ! Évidemment, une fois que vous avez pris l’habitude de gravir chacune des marches, cessez ce système et allez créer vos produits et votre marque ! Partie 8 : Votre vitesse ! Dans la partie finale, MJ vous met en garde contre les dangers de l’attitude qui consiste à vendre sans tenir compte des retours de vos clients. Croyez-le ou pas, ce sont eux qui font votre fortune ou votre perte. Et avec un tel pouvoir, toutes les remarques doivent être écoutées. Il existe 4 types de retours négatifs que vous devez prendre en considération si vous voulez obtenir la vitesse maximum sur votre autoroute. 1- Les plaintes de changement Vous devez innover dans votre business et cela implique forcément des changements. Les changements ne manqueront pas d’attiser les plaintes, car beaucoup de gens n’aiment pas que leur entreprise fétiche change alors que « ça marche bien ». Ces plaintes sont les plus difficiles à examiner, car elles ne sont pas souvent justifiées. Il ne s’agit la plupart de temps que de peur exprimée. Mais il se peut que parfois, vous ayez des retours vraiment terribles sur un changement que vous opérez. Il est alors de votre devoir de « revenir en arrière » en cherchant les manquements. 2- Les plaintes d’attente Il s’agit en fait des retours négatifs de vos clients parce qu’ils s’attendaient à recevoir quelque chose et qu’ils n’ont pas eu ce à quoi ils s’attendaient ! Ces retours sont évidemment graves et indiquent un besoin urgent de changement de prix ou une mise à niveau de votre gamme de produits, ou bien encore de changer votre communication. 3- Les plaintes de manque Il s’agit des retours les plus douloureux (votre produit est nul parce qu’il ne fait pas cela, etc. ) mais également des plus constructifs. N’oubliez pas que chaque frustration est un appel à l’amélioration et une opportunité commerciale. Si vous restez sourds à ces plaintes, des concurrents travailleront dur pour combler vos manques et vous prendre des parts de marché. 4- Les fraudeurs Pas vraiment des plaintes, mais vous tomberez invariablement sur des clients resquilleurs qui tenteront d’obtenir des produits pour lesquels ils n’ont pas payé, ou bien feront jouer la garantie de remboursement le dernier jour, ou bien encore menaceront de vous attaquer en justice pour des violations de droits diverses. Ces clients, personne n’en veut, mais ils font partie du jeu, et votre façon d’y répondre peut là encore être riche d’enseignements… Critique de “L’Autoroute du Millionnaire” par Jean-Yves du blog Potion de Vie : Bon, je ne vais pas tergiverser : ce livre est tout simplement l’un des meilleurs que j’ai lu. Et pourtant avec mon métier de bibliothécaire j’en ai lu beaucoup des livres de développement personnel. Or, là, il ne s’agit pas d’un livre de développement personnel, mais plutôt d’un livre sur l’entrepreneuriat au sens large. J’ai aimé le style très direct qui « bouscule » de MJ DeMarco. J’ai aimé être malmené dans mes convictions jusqu’à présent bien ancrées dans la voie lente. Si « la semaine de 4h » vous a déçu ou que sa magie n’opère plus chez vous, je vous conseille très fortement de lire ce livre de toute urgence. Il y est question d’enrichissement rapide, mais pas d’enrichissement facile, et cette nuance est énorme et donne un gage de crédibilité à l’auteur. L’auteur lui-même touche droit au but à chacune de ses assertions. Comme s’il était là à côté de nous en train de nous botter les fesses ! J’ai clairement changé de point de point de vue sur l’enrichissement et la façon de mener une entreprise. Sur l’autoroute des millionnaires, on se prend à rêver ok, mais y accéder n’est pas faisable en un claquement de doigts. Cela demande un état d’esprit que DeMarco nous inculque un petit peu plus à chaque chapitre. Sur la couverture, il était pompeusement marqué : « Vous apprendrez plus en deux jours avec ce livre qu’en deux ans d’école de commerce, et pour 1% du prix ! » Je sais à présent que ne sont pas des mots en l’air… Points forts :

Le livre possède une espèce de magie qui se dégage, un peu comme le livre de Tim Ferriss, mais dans un style différent. Cela fait qu’on est facilement accroché. Le livre est écrit par quelqu’un qui raconte son expérience de réussite, pas par quelqu’un qui donne un plan à suivre pour le futur. DeMarco est parti de zéro, a commis beaucoup d’erreurs et est devenu multimillionnaire malgré tout. Un gage de crédibilité. Le livre est rassurant dans le sens où il ne vend pas du rêve, mais une « carte routière » qu’empruntent ceux qui deviennent réellement riches. Les notions de travail sont toujours mises en avant. Beaucoup de contenu, beaucoup de conseils, et beaucoup d’humour (acide, certes) parsèment le livre. On a l’impression de découvrir des « secrets ». Enfin, ce livre est une véritable claque qui a le pouvoir de changer votre vie. Même si c’est le but du blog d’Olivier, les livres comme celui-ci ne sont pas légion… 321 pages de pur contenu.

Points faibles :

Le livre a été écrit par un Américain pour des Américains, ce qui fait que les exemples ne sont pas toujours parlants ! Le ton de l’auteur est parfois familier, et même en étant assez doué en anglais, vous devrez parfois ouvrir le dictionnaire pour comprendre l’essence de certaines phrases ! (Heureusement, pas souvent) L’auteur va vous malmener sans jamais s’excuser. Ce ne fut jamais un problème en ce qui me concerne, mais je sais que cela dérangera certains lecteurs ! Pas de traduction française !

La note de Jean-Yves de Potion de Vie :

Avez-vous lu “L’autoroute du millionnaire” ? Quelle note lui donnez-vous ? Note: There is a rating embedded within this post, please visit this post to rate it. Lire plus de commentaires sur "L’Autoroute du Millionnaire" sur Amazon. Acheter l’Autoroute du Millionnaire sur Amazon :

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Wed, 16 May 2012 07:30:00 +0200 http://www.olivier-roland.fr/items/view/1026/LAutoroute-du-Millionnaire
Vidéo : l’Abondance est notre futur http://www.olivier-roland.fr/items/view/975/Vido-lAbondance-est-notre-futur

Voici une excellente vidéo du TED que j’attends depuis longtemps de pouvoir publier sur ce blog, intitulée "l’abondance est notre futur". Comme vous le verrez, son contenu va vraiment à l’encontre de ce que nous disent les médias à longueur de journée, puisque Peter Diamandis, le présentateur, entrepreneur, philanthrope et auteur du livre “Abundance: The Future Is Better Than You Think” (« Abondance : le futur est plus prometteur que ce vous croyez ») nous montre que l’optimisme vis-à-vis de notre présent et de notre futur est une option raisonnable et censée, et fait une critique féroce du rôle des médias au passage. Une courte vidéo qui vaut son pesant d’or !   (Si vous êtes sur iPad/iPhone et ne voyez pas cette vidéo, cliquez ici) J’espère que cette vidéo vous aura convaincu qu’un optimisme raisonné et concret peut exister à propos de notre futur, ou du moins qu’elle vous aura suffisamment intrigué pour vous donner envie d’en savoir plus. Si elle vous a plu, partagez-la pour faire souffler un vent d’optimisme sur notre nation et notre monde, j’en ai plus qu’assez du pessimisme et du catastrophisme véhiculés par les médias qui empoisonnent nos cerveaux, et peut-être en avez-vous assez aussi. « La meilleure façon de prédire l’avenir est de le créer vous-mêmes »

Pour aller plus loin :

Page Wikipédia de Peter Diamandis Fold It, le jeu de repliement de protéines dont parle Peter dans sa vidéo (article wikipédia) Article en français sur la nouvelle société de Peter Diamandis, “Planetary Resources Inc.” dont le but est de préparer l’exploitation minière des astéroïdes. Un exemple des entreprises dans lesquelles se lancent les entrepreneurs audacieux d’aujourd’hui et les techno-philantropistes et qui peuvent apporter d’énormes bénéfices à tous dans un avenir proche. Le livre de Peter Diamandis qui va beaucoup plus loin que cette vidéo : Abundance: The Future Is Better Than You Think (en anglais uniquement pour le moment. Si vous êtes un éditeur français, envisagez de le faire traduire, vous contribuerez à faire souffler un vent d’optimisme sur la société française et vous aurez mon soutien complet – avec mes listes de plus de 50 000 personnes – pour sa promotion) Choisissez une chanson que vous adorez, mettez-la à fond et partagez cette vidéo ! Merci !

Et merci à Hugo Wagner pour la traduction en français que j’attendais depuis deux mois ! Pour recevoir gratuitement un podcast "7 étapes pour vaincre la Procrastination et rester motivé pour créer ou diriger une entreprise" et une vidéo "7 livres indispensables pour Créer son Entreprise", cliquez ici et laissez-moi votre adresse email pour que je vous les envoie gratuitement ! ;)

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Mon, 07 May 2012 07:30:00 +0200 http://www.olivier-roland.fr/items/view/975/Vido-lAbondance-est-notre-futur
Interview : comment devenir auteur et générer des revenus passifs avec le Kindle http://www.olivier-roland.fr/items/view/684/Interview-comment-devenir-auteur-et-gnrer-des-revenus-passifs-avec-le-Kindle

Je vous en avais parlé dans Le Kindle sort en France : une révolution se prépare, l’arrivée du Kindle en France va bouleverser la donne, à la fois pour les lecteurs… mais aussi pour les auteurs. Et la bonne nouvelle est que si vous avez toujours rêvé d’être auteur et que vous n’avez jamais pu convaincre un éditeur, ou même avez été découragé par la perspective de devoir envoyer votre manuscrit, vous avez votre chance aujourd’hui de vendre directement vos ouvrages en ligne. Aux Etats-Unis, 14 auteurs ont déjà vendus plus d’un millions de livres numériques sur le Kindle. Cela commence à arriver en France, d’ailleurs c’est tellement dans l’air du temps que Capital a récemment consacré une partie de leur émission sur le sujet. Pour en savoir plus sur la facette “auteur” du Kindle, j’ai interviewé un vétéran de l’édition et de l’auto-édition, et un infopreneur célèbre en France, Christian Godefroy, qui en parle beaucoup et depuis un moment déjà. Voici son interview : Olivier Roland :  Christian, tu as ces derniers temps consacré tous tes efforts de formation sur le "Kindle", une liseuse qui permet de lire les livres électroniques. Pourquoi?
Christian Godefroy : Amazon a sorti sa liseuse en 2007, et tout le stock s’est vendu instantanément. Selon Wired, Il a fallu 5 mois et demi pour qu’ils se réapprovisionnent. Aujourd’hui il s’en vend par millions. Au début tout le monde a regardé cela avec un certain mépris. Et l’année dernière, deux évènement ont changé la donne:

Premièrement, 14 personnes on vendu plus d’un million d’ebooks sur le Kindle : Stieg Larson, James Patterson, Nora Roberts, Charlaine Harris, Lee Child, Suzanne Collins, Michael Conelly, John Locke, Janet Evanovich, Kathryn Stockett, George R.R. Martin, David Baldacci, Amanda Hocking, Stephenie Meyer. Deux d’entre eux, John Locke et Amanda Hocking, doivent leur réussite uniquement au kindle puisqu’ils ne sont pas connus et pas édités en librairie.  Deuxièmement, Amazon, le plus grand libraire du monde, s’est mis à vendre plus de livres numériques que de livres papier.

OR: Impressionnant ! Mais cela c’est principalement aux Etats-Unis, non?
CG: Oui mais le Kindle est sorti en France fin octobre 2011, et il y a encore un autre facteur qui joue en sa faveur :  Amazon a mis au point un système de publication qui vous permet de soumettre un livre numérique en 10 minutes et de le voir proposer à ses millions de clients en 3 à 4 heures.
OR: Et quel intérêt pour l’auteur pas rapport aux circuits traditionnels?

CG: D’abord on n’a pas à soumettre un manuscrit. Ensuite au lieu de toucher des centimes sur les ventes on touche des euros. Au lieu de 10 % de redevance, on touche 70 %. Et c’est l’avenir!
OR: Oui mais c’est réservé aux écrivains n’est-ce pas ?
CG: Pas du tout. Je connais pas mal d’infopreneurs qui ont fait écrire leur livre numérique, ou qui ont trouvé un livre du domaine public, ou qui utilisent d’autres astuces pour ne pas voir à écrire un mot et gagner de l’argent avec le Kindle.
OR: Et lorsqu’on publie sur le Kindle, on reçoit des redevances pendant combien de temps?
CG: Toute votre vie! C’est la beauté de la chose. Cela vous créé des revenus passifs. Amazon s’occupe de tout: trouver des clients, encaisser l’argent, livrer, le service après vente, la pub, TOUT! Et vous, que vous soyez en voyage, au cinéma, ou dans votre lit, des ventes se font et vous touchez votre chèque 60 jours plus tard. C’est vraiment le business sur Internet idéal: pas de site, pas de nom de domaine, rien de technique. OR : Mais pour cela, je suppose qu’il est utile de connaître quelques techniques marketing  pour « amorcer la pompe » et déclencher les premières ventes ? En aurais-tu une à nous donner ? CG : Oui bien sûr. La première clef est le titre. La plupart des auteurs se donnent moins de mal pour choisir un titre que le prénom de leur enfant. C’est l’inverse qu’il faut faire. Un titre peut propulser votre livre numérique dans les best-sellers ou le faire sombrer dans les ventes les plus asthmatiques. Etudiez les titres des best-sellers. Il y a de nombreux auteurs qui écrivent un livre après avoir pensé à un titre, parce que le titre est bon. Et bien sûr mettez un sous-titre qui complète le titre principal. Je sais qu’en bon marketeur vous pensez tout de suite aux réseaux sociaux, aux communiqués de presse, etc. Mais il faut d’abord utiliser les outils de marketing que nous propose Amazon dans son univers. Les commentaires des utilisateurs, les mots-clefs, le descriptif, la couverture, etc.
OR: Quand même, ça paraît un peu trop beau pour être vrai…
CG: Oui, et il y aura évidemment des gens qui publieront et ne feront aucune vente. C’est pourquoi j’organise un séminaire pour montrer comment être certain de faire de bonnes ventes.
OR: Et comment peut-on participer à ce séminaire?
CG: Il est gratuit pour tes lecteurs. Il suffit de s’inscrire en cliquant sur ce lien.
OR: Bon Christian… c’est un séminaire de promo, ou c’est vraiment un séminaire pratique?
CG: C’est un séminaire pratique. Ce que vous apprendrez là vaut certainement une centaine d’euros, et je remets à la fin un document de résumé et un tutoriel pour savoir réaliser des couvertures sans dépenser un centime.
OR: D’accord. Tu peux nous rappeler quelles sont tes qualifications pour pouvoir donner un tel séminaire?
CG: C’est vrai que certains ne me connaissent pas. D’abord j’ai donné des séminaire à des milliers de personnes y compris pour des entreprises comme Renault ou IBM. Ensuite j’ai vendu des millions d’ouvrages pratiques avec ma maison d’édition, les "Editions Godefroy", que j’ai revendue, fortune faite. Puis, comme je m’ennuyais, j’ai démarré une activité d’édition sur Internet qui vient de dépasser les dix millions d’euros de chiffre d’affaire annuel. Il me semble que peu de gens peuvent faire état d’une pareille expérience.
OR: Si tu avais un seul conseil à donner à notre lecteur, quel serait-il?
CG: Mis à part suivre mon séminaire : intéressez-vous au Kindle. Pensez que chaque personne qui va sur Amazon a sa carte de crédit à la main. Cela n’a rien à voir avec un internaute "lambda" qui cherche de l’information gratuite. Ce sont des personnes qui aiment lire, connaissent la valeur de l’information, et sont prêt à vous payer pour cela. Et ne pensez pas que le marché du Kindle se limite aux liseuses. Il y a un Kindle gratuit pour MAC, pour PC, pour Iphone, Ipad etc. et pour Android. TOUT LE MONDE a accès à un Kindle. C’est un marché idéal pour monétiser votre contenu si vous avez un blog, pour vous faire connaître si vous êtes un expert ou un professionnel, ou pour publier enfin le livre que vous portez en vous.
OR : Très bien, merci Christian. Je rajouterai qu’effectivement, le Kindle est du pain béni pour les blogueurs : nous avons l’habitude de créer du contenu, et nous avons déjà des fans et des lecteurs fidèles qui seront sans doute intéressés par nos livres numériques. Nous pouvons donc créer des livres plus facilement que tout le monde, et les vendre plus facilement que tout le monde. Donc foncez !
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Thu, 23 Feb 2012 16:10:00 +0100 http://www.olivier-roland.fr/items/view/684/Interview-comment-devenir-auteur-et-gnrer-des-revenus-passifs-avec-le-Kindle
Avant de quitter votre emploi http://www.olivier-roland.fr/items/view/651/Avant-de-quitter-votre-emploi

10 leçons pratiques que tout entrepreneur devrait connaitre s’il veut ériger une entreprise multimillionnaire.

Phrase-résumée de “Avant de quitter votre emploi”: Robert T.Kiyosaki nous donne les fondamentaux qui font le succès des entrepreneurs prospères et noux explique grâce à un style simple et facile à lire comment il a érigé plusieurs entreprises, certaines devenues multimillionnaires et présentes à l’international et décrit au travers de ce livre aussi bien ses réussites que ses nombreux échecs.

Par Robert T.Kiyosaki avec Sharon L.Letcher, publié en 2005, 336 pages Note : cette chronique est une chronique invitée écrite par Alex du blog Des mentors pour entreprendre Chronique et résumé de « Avant de quitter votre emploi » Leçon N°1 : Une entreprise prospère naît avant même sa création Selon l’INSEE, 48.5% des entreprises disparaissent avant de fêter leur 5ème anniversaire (statistiques pour les entreprises crées en 2002). Robert Kiyosaki explique qu’une des raisons qui a amené son entreprise à faire faillite (une entreprise de porte-monnaie pour surfeurs) a été qu’il n’avait pas suffisamment prêté attention aux détails. La réussite fulgurante de son entreprise le fit devenir arrogant et prétentieux. Il pensait être un génie avec ses deux associés et ils firent la fête. Ils étaient persuadés d’avoir érigé une solide entreprise. Ils avaient des voitures. Le succès les avait aveuglés. Cependant, ce château de cartes s’effondra. Une entreprise mal planifiée est soumise au risque important de faire faillite, qu’elle connaisse ou non du succès dès le début. Le dur labeur masque les lacunes de la planification : Une jeune entreprise mal planifiée peut être capable de survivre tant et aussi longtemps que l’entrepreneur travaille dur et tient ensemble tous les morceaux avec sa seule détermination. Autrement dit, le dur labeur peut masquer les lacunes de la planification et empêcher l’entreprise de s’effondrer. Le monde est rempli de millions de petits entrepreneurs qui arrivent à maintenir des entreprises chancelantes grâce à leur travail, à leur acharnement, et des bouts de scotch. Or, dès qu’ils cessent de travailler, l’entreprise tombe en pièces et coule. Un grand nombre d’entrepreneurs pensent qu’en travaillant plus dur, ils arriveront à régler leurs problèmes : des problèmes tels que des ventes stagnantes, des employés maussades, des conseillers incompétents, un flux de trésorerie insuffisant pour assurer la croissance de l’entreprise, des fournisseurs qui haussent les prix, des primes d’assurances qui grimpent, etc. L’épuisement est l’une des principales raisons pour lesquelles les petites entreprises connaissent un taux d’échecs aussi élevé. Ainsi, il est très difficile de gagner de l’argent et d’aller de l’avant lorsqu’on consacre la majeure partie de son temps à des activités qui ne rapportent pas ou qui exigent des sorties de fonds sans contrepartie financière. L’un de ses amis lui disait : « Je suis tellement occupé à diriger mon entreprise que je n’ai pas le temps de gagner de l’argent ». Le dur labeur est-il un gage de succès ? Bien sûr que non. Le volet le plus important du travail d’un entrepreneur commence avant même la création de l’entreprise ou l’embauche des employés. Le travail de l’entrepreneur consiste à planifier une entreprise. Une entreprise qui pourra grandir, embaucher un grand nombre de personnes, offrir une valeur ajoutée à sa clientèle, avoir une présence sociale, apporter la prospérité à tous les intervenants, participer à des œuvres caritatives, ou encore être amenée à ne plus avoir besoin de l’entrepreneur. Avant même que n’existe l’entreprise, l’entrepreneur efficace se penche sur la planification du type d’entreprise qu’il a en tête. C’est là le véritable travail de l’entrepreneur. Les fondements du succès d’une entreprise reposent sur la planification La majorité des nouveaux entrepreneurs se sentent galvanisés par un produit ou une occasion qui pourrait leur permettre de faire fortune. Malheureusement, un grand nombre d’entre eux se concentrent sur le produit ou bien l’occasion, au lieu d’investir le temps nécessaire à la planification de leur entreprise entourant le produit ou l’occasion. Cela peut être avantageux pour vous d’étudier la vie de divers entrepreneurs et les différents types d’entreprises qu’ils ont créées. De plus, il vaudrait peut-être mieux que vous trouviez un mentor qui fut entrepreneur. Trop souvent, les gens cherchent des conseils auprès de ceux dont l’expérience du monde des affaires a été acquise à titre d’employé et non d’entrepreneur. Les auteurs recommandent de garder votre emploi pendant que vous mettez sur pied une affaire à temps partiel, non pas pour l’argent, mais pour l’expérience. Ainsi, si cette entreprise ne se révèle pas rentable, vous aurez tiré une chose plus importante que l’argent : une véritable expérience de la vraie vie. Vous aurez appris d’une part à mieux connaître le monde des affaires et d’autre part à mieux vous connaitre. Leçon N°2 : Apprenez à tirer parti de la malchance

Ironiquement, ce sont les erreurs qui rendent les gens plus intelligents, car ils en tirent un enseignement.

Robert Kiyosaki a créé sa première entreprise qui fit rapidement faillite lorsqu’il avait neuf ans. Sa deuxième entreprise qu’il créa à l’âge de neuf ans également ne connut aucun essor. L’échec est essentiel à la réussite. Il y a deux raisons principales pour lesquelles les entrepreneurs échouent : Premièrement, celui qui rêve de devenir entrepreneur a tellement peur d’échouer que cela le paralyse et l’empêche d’agir. Il se lève le matin et se rend au travail, toujours armé d’excuses pour ne pas quitter son emploi et fonder sa propre entreprise. Ces excuses sont généralement les suivantes :

Pas assez d’argent Trop de risques Le moment n’est pas propice Une famille à nourrir, ..etc.

Deuxièmement, celui qui rêve de devenir entrepreneur n’a pas connu suffisamment d’échecs. Un grand nombre de propriétaires de petites entreprises et de travailleurs autonomes réussissent jusqu’à un certain point, et puis abandonnent toute croissance. Leur entreprise plafonne ou commence à péricliter. Elle atteint une certaine envergure et puis cesse de croitre. La peur de l’échec est la principale raison pour laquelle tant de gens ne réussissent pas ou ne sont pas aussi prospères qu’ils souhaiteraient l’être. « Dans le monde d’aujourd’hui qui évolue rapidement, ce sont les gens qui ne prennent pas de risques qui sont des aventuriers. Ce sont les gens qui ne prennent pas de risques qui restent loin derrière. » Le but d’un entrepreneur est de fixer de nouveaux buts, à élaborer un plan, à faire des erreurs et à prendre le risque d’échouer. Plus nombreuses sont ses erreurs, plus l’entrepreneur devient intelligent et, si tout va bien, l’entreprise grandit grâce aux leçons qu’il a apprises. Lorsque nous étions bébés, nous étions incapables de marcher, nous nous levions, chancelions et puis tombions. Et puis un jour, nous cessons de tomber et nous faisons nos premiers pas. Dès que nous sommes capables de marcher, nous ne sommes plus des bébés. A partir de ce moment, nous devenons des enfants. Tirer un enseignement de ses erreurs Les erreurs sont comme des panneaux d’arrêt. Les erreurs te disent : « Hé, c’est le temps d’arrêter…de prendre du recul…il y a quelque chose que tu ne sais pas. Il est temps d’arrêter et de réfléchir ». « Une erreur est un signal qui t’indique que le moment est venu d’apprendre quelque chose de nouveau, quelque chose que tu ignorais auparavant. » Beaucoup de personnes sont trop paresseuses pour réfléchir. Au lieu d’acquérir de nouvelles connaissances, elles ressassent les mêmes pensées jour après jour. Réfléchir est très exigeant. C’est en réfléchissant que l’on accroit nos capacités mentales. Et ces capacités mentales accrues traduisent une plus grande richesse. Donc, chaque fois que tu fais une erreur, arrêtes toi, et saisis cette occasion d’apprendre quelque chose de nouveau. Quelque chose qu’il te faut manifestement apprendre. Lorsque quelque chose ne tourne pas rond, lorsque tu échoues, prends le temps de réfléchir. Et lorsque tu auras découvert la leçon cachée par la situation, tu seras heureux d’avoir commis cette erreur. Si tu es contrarié, en colère ou honteux ; si tu rejettes le blâme sur autrui, ou si tu prétends ne pas avoir fait d’erreur, c’est que tu n’as pas assez réfléchi. Tes capacités mentales ne sont pas assez développées. Tu n’as pas assimilé la leçon. Dans ce cas, continue de réfléchir. Le processus entrepreneurial

Fonder une entreprise Échouer et apprendre Trouver un mentor Échouer et apprendre Suivre quelques cours Continuer à échouer et à apprendre S’arrêter en cas de réussite Fêter sa réussite Calculer ses gains et ses pertes Recommencer le processus

Si vous êtes quelqu’un à qui il tient de toujours bien paraître, d’avoir l’air plus intelligent, de ne jamais faire d’erreurs, et de connaître toutes les bonnes réponses  alors, le statut d’employé ou de travailleur autonome est sans doute ce qui vous convient le mieux. Leçon N°3 : Faites la distinction entre votre emploi et votre travail Pourquoi travailler gratuitement Quelle est la différence entre emploi et travail ? On nous paie pour occuper un emploi. Mais on ne reçoit pas de salaire pour un travail comme faire ses devoirs. Le travail est ce qui nous prépare à occuper un emploi. Plus on fait des devoirs, plus le salaire associé à notre emploi sera élevé. Les gens qui ne font pas leurs devoirs gagnent moins d’argent, qu’ils soient employés ou entrepreneurs. De nombreux entrepreneurs quittent leur emploi sans faire leurs devoirs. C’est pour cette raison qu’autant de petites entreprises font faillite ou sont en difficulté. Trop de gens confondent travail et emploi. Trop de gens s’attendent à recevoir une formation gratuite en milieu de travail. Et quand ils ont un emploi, les employés s’attendent à ce que leur employeur leur offre cette formation et leur verse un salaire en même temps. Et c’est pour cette raison que ces gens sont pauvres. Ce n’est pas seulement une question d’argent, mais d’attitude par rapport à la valeur de l’éducation, de la formation et de l’acquisition d’habiletés en échange desquelles d’autres seront prêts à payer. Exemple : les médecins travaillent gratuitement. Les médecins consacrent beaucoup de temps et d’argent à leur éducation avant d’être rémunérés pour leur pratique. C’est pourquoi ils gagnent plus d’argent que la majorité des gens. Les médecins font leurs devoirs avant de toucher leur salaire. Même les Beatles ont travaillé gratuitement avant de devenir riches et célèbres. Tout comme les médecins et les athlètes professionnels, ils ont payé leur dû. Ils ont fait leurs devoirs. Ils n’ont pas demandé un contrat de disques garanti, un chèque de paie régulier. Les gens paresseux n’ayant pas de discipline personnelle sont souvent ceux dont l’état de santé est le plus chancelant et qui se trouvent dans la situation financière la plus précaire. Avant de quitter votre emploi, vous devez comprendre qu’une entreprise repose sur la combinaison de plusieurs tâches différentes. Si un employé réussit très bien, par exemple dans le domaine de la vente ; cela ne veut pas dire qu’il réussira en affaires. La vente est indispensable, mais elle n’est qu’un des nombreux aspects des activités d’une entreprise. Et si une entreprise est en difficulté, c’est sans doute parce qu’un ou plusieurs emplois sont inexistants ou mal comblés. Un entrepreneur peut travailler dur, mais il ne pourra jamais effectuer plus d’une tâche à la fois. C’est pour cette raison qu’autant de propriétaires de petites entreprises s’essoufflent ou finissent par succomber à l’épuisement. Ils travaillent peut-être dur, mais ils ne remplissent pas toutes les fonctions requises.

(Le triangle PI par Robert Kiyosaki) Les devoirs de l’entrepreneur Avant de quitter son emploi, le futur entrepreneur doit faire ses devoirs. C’est-à-dire qu’il doit s’assurer que les cinq fonctions du triangle P-I seront remplies

Produit Aspect juridique Systèmes Communications Cash flow

Si l’entrepreneur fait preuve d’incompétence dans un ou plusieurs de ces paliers, l’entreprise court le risque de faire faillite, d’éprouver des difficultés financières ou encore stagner. Réunir des fonds, une affaire de communications : Tout entrepreneur se doit d’être capable de vendre, c’est une des capacités de base. La majorité des entrepreneurs sont de mauvais vendeurs. Ce qui signifie qu’ils sont incapables de réunir des fonds. Cette incapacité est peut-être la principale raison qui fait que la plupart d’entre eux abandonnent et réintègrent leur emploi. Si vous ne savez pas vendre, vous ne serez jamais entrepreneur. Apprenez à vendre et continuez à apprendre. Ce qui distingue nettement le propriétaire d’une petite entreprise d’un propriétaire d’une grande entreprise est la compréhension de l’importance qu’ont les systèmes ou les réseaux. Leçon N°4 : Le succès dévoile vos échecs L’intelligence de la rue par rapport à l’intelligence scolaire Parfois, c’est lorsque nous n’avons rien à perdre que nous gagnons le plus. Pour la majorité des gens, le plus difficile est d’arriver à ce « rien ». La plupart d’entre eux s’accrochent au peu qu’ils ont plutôt que de lâcher prise et de se retrouver devant le néant. Robert Kiyosaki raconte qu’il a été le pire vendeur de chez Xerox pendant 2 ans. Il posa alors la question à son père riche pour savoir ce qui n’allait pas : Son père riche lui a alors dit : « Tu n’échoues pas assez rapidement ». Pour cesser d’échouer, il faut échouer plus rapidement. Son père riche lui a alors proposé de garder son emploi de jour et de trouver un emploi de soir dans la vente. Mais cette fois-ci, de manière à ce qu’il puisse échouer plus rapidement. L’échec est payant Grâce à cela, il fut systématiquement classé parmi les meilleurs vendeurs lors de sa troisième et quatrième année chez Xerox. Les quatre écoles commerciales

Les écoles de commerce traditionnelles. Les écoles de commerce familiales Les écoles de commerce en milieu de travail. L’école de commerce de la rue. C’est l’école que les entrepreneurs fréquentent lorsqu’ils quittent le cocon de l’école traditionnelle, de la famille

Le succès dévoile vos échecs Vos points forts font ressortir vos points faibles. L’entreprise de Robert Kiyosaki avait été une réussite à deux des cinq paliers du triangle P-I : Communications, et produits. Mais dès que son entreprise a connu un succès trop fort, elle s’est effondrée. Ses points forts ont été éclipsés par ses points faibles. Lui et ses associés avaient oublié de consolider les paliers « aspects juridiques, systèmes et cash-flow » du triangle P-I. Qu’est-ce qui est le plus important ? L’intelligence scolaire ou l’intelligence de la rue ? En réalité, les deux. Pour réussir en tant qu’entrepreneurs, votre équipe et vous devez avoir une intelligence scolaire et une intelligence de la rue. On comprend immédiatement pourquoi si on examine le triangle P-I. Tandis que les cinq paliers exigent une intelligence de la rue, certains paliers comme « aspects juridiques » et « cash flow » exigent l’intervention d’un professionnel ayant reçu une éducation formelle. L’intelligence d’équipe L’entrepreneur doit être doté d’une intelligence d’équipe c’est-à-dire, être capable de s’entourer de personnes qui effectueront avec brio les tâches requises. Au final, en affaires, l’intelligence d’équipe va être le gage de la réussite. La différence entre l’intelligence scolaire et l’intelligence de la rue Penseur A Penseur B Capacité analytique/Esprit critique Capacité créative/ Logique souple Penseur T Penseur P Capacités techniques/Expertise Capacités personnelles/Leadership Du côté gauche, on trouve les caractéristiques qui sont généralement associées à l’intelligence scolaire. Celles du côté droit sont généralement associées à l’intelligence de la rue. « Si tu veux devenir un entrepreneur, tu devras développer ces quatre aspects de ta personnalité » disait le père riche de Robert Kiyosaki. Chaque type de penseurs sera attiré par un type d’entreprenariat différent. Les quatre types de penseurs sont importants pour une entreprise. Les petites entreprises demeurent petites ou font faillite parce un ou plusieurs types leur manquent. Un expert à tous les paliers Certains travailleurs autonomes ne réussissent pas aussi bien qu’ils le pourraient car ils estiment devoir maitriser les cinq fonctions. Intelligents, ils sont souvent capables d’y arriver, à un certain degré, mais sans jamais vraiment y exceller. C’est sans doute pourquoi ils ne quittent jamais le quadrant T. Si vous voulez réussir dans le quadrant P, vous devez exceller à l’un des paliers du triangle P-I, et ensuite rassembler autour de vous une équipe de spécialistes qui rempliront toutes les autres fonctions. Avant de quitter votre emploi, sachez que vous devez d’abord vous développer vous-même. Si vous faites tous les efforts nécessaires pour devenir un grand entrepreneur, il sera plus facile pour vous de trouver des gens compétents pour composer votre équipe. Si vous arrivez à rassembler une bonne équipe, vous réussirez plus facilement, où que vous soyez. Leçon N°5 : L’argent est roi La majorité des gens se fixent des objectifs. Ce qui est bien. Mais le plus important n’est pas tant le but, mais le processus que nous suivons. C’est pourquoi le processus est plus important que le but, c’est qu’il détermine ce que vous deviendrez en atteignant votre but. Voici quelques exemples:

On peut devenir riche grâce à un héritage On peut devenir riche par alliance On peut devenir riche en étant un escroc On peut devenir riche en étant radin On peut devenir riche avec de la chance On peut devenir riche en devenant un entrepreneur intelligent

Le processus entrepreneurial est donc à mon sens le meilleur processus que l’on puisse adopter pour s’enrichir, car c’est également un processus éducatif qui permet d’accéder à une grande prospérité si on a le cœur, l’esprit et l’endurance nécessaires. Pourquoi le cash-flow est-il le palier de base? La majorité des individus voulant devenir entrepreneur se concentre sur le palier "produit", le palier qui se trouve au sommet du triangle P-I. Le produit est bien sûr important, mais si vous examinez le triangle, vous constaterez que le cash-flow se trouve à sa base, et que c’est le palier qui occupe le plus d’espace dans le diagramme. Avant de quitter votre emploi et de vous lancer en affaire, il est utile que vous vous asseyiez avec un comptable chevronné afin de dresser avec lui un budget illustrant les couts associés à la création et à l’exploitation de votre entreprise. Les individus qui souhaitent devenir entrepreneur et qui se mettent en quête de fonds entrent dans deux catégories qui sont:

Ceux qui disposent d’un plan d’affaires et de prévisions financières Ceux qui n’ont rien à présenter

Si un individu arrive les mains vides, cela signifie qu’il vient à peine d’amorcer le processus de planification de son entreprise, ou encore qu’il n’a pas la moindre idée de ce qu’il fait, ou les deux. Un bon plan d’affaires, bien présenté, vous permettra de réunir les fonds dont vous avez besoin. Un mauvais plan d’affaires, mal présenté, peut se solder par des pertes sèches. Un bon plan d’affaires permet essentiellement à l’investisseur éventuel de mieux saisir la pensée de l’entrepreneur. Cela lui permet également de déterminer si l’entrepreneur est sérieux. Même si l’entreprise ne voit jamais le jour, le processus entourant la réflexion et précédant la création d’une entreprise, l’élaboration du plan d’affaires jumelé à des chiffres racontant la même histoire ; constituent en somme un remarquable outil d’apprentissage ainsi qu’une excellente confrontation avec la réalité. C’est l’amorce d’un équilibre entre l’intelligence scolaire et l’intelligence de la rue. Son père riche disait souvent: "il n’y a pas de mauvais investissement, mais il y a de mauvais investisseurs ». Il disait aussi: "il n’y a pas de mauvaises occasions d’affaires, mais il y a beaucoup de mauvais entrepreneurs.” Le monde est rempli d’occasions pouvant générer des millions et des millions d’euros de profit. Le problème, c’est qu’il y a davantage d’occasions que d’entrepreneurs capables de les exploiter. C’est pourquoi le palier du cash-flow du triangle P-I est si important. Il ne raconte pas l’histoire de l’occasion, mais celle de l’entrepreneur. Cela est particulièrement vrai dans la phase de création de l’entreprise. Bonnes dépenses et mauvais dépenses: La raison pour laquelle tant de gens sont pauvres, c’est qu’ils sont de pauvres consommateurs.

En d’autres termes, il y a de bonnes dépenses et de mauvaises dépenses. Il disait aussi: "Les gens riches sont riches parce qu’ils ont des dépenses qui les enrichissent. Les gens pauvres sont pauvres parce qu’ils ont des dépenses qui les appauvrissent. En ce qui a trait à l’entrepreneuriat, il disait: "La majorité des gens ne sont pas de bons entrepreneurs parce qu’ils économisent au lieu de dépenser". Robert Kiyosaki donne l’exemple de son entreprise : Il a souhaité économiser 7000 dollars de frais juridiques. Cela lui a couté une entreprise multimillionnaire. Il a alors compris qu’il fallait apprendre à dépenser de l’argent qui lui rapporterait de l’argent. L’argent est roi "Il y a une différence entre faire des affaires et s’en occuper. Si la majorité des gens ne deviennent pas de bons entrepreneurs, c’est qu’ils sont occupés et qu’ils travaillent dur, sans gagner d’argent. Un entrepreneur doit gagner de l’argent. Le palier du cash-flow du triangle P-I est le reflet de sa réussite." Un employé peut être payé pour être occupé. Un entrepreneur est rémunéré en fonction de ses résultats. Ces résultats sont souvent exprimés en termes de bénéfices nets. Leçon N°6 : Les trois types de salaires Il existe 3 types de salaires et trois types de revenus :

Le revenu de travail Le revenu de placement Le revenu hors exploitation

L’entrepreneur peut toucher ces trois types de revenus et il doit savoir comment les distinguer, car les taux d’imposition peuvent grandement influer sur ses résultats. Il existe également 3 types de salaire :

Le salaire concurrentiel Le salaire symbiotique Le salaire spirituel

  1. Le salaire concurrentiel Dans le monde des affaires, les entreprises rivalisent entre elles pour : des clients, une part de marché, des contrats et de bons employés. La concurrence, c’est la survie du plus fort qui mange le plus faible. La majorité des gens travaillent pour un salaire concurrentiel. 2- Le salaire symbiotique Les entrepreneurs les plus riches et les plus puissants ont érigé les plus grandes entreprises du monde grâce à la coopération. Ces entreprises sont devenues encore plus concurrentielles grâce à la coopération des membres de leurs équipes. La majorité des propriétaires de grandes entreprises sont de grands leaders. 3- Le salaire spirituel C’est faire un travail non pas parce qu’on veut le faire, mais parce qu’il doit être fait, et que l’on sait au plus profond de notre être que c’est à nous de le faire. L’un des secrets pour attirer des forces magiques et invisibles consiste à faire systématiquement don de ses dons. « Pourquoi autant de gens sont-ils au-dessous de la moyenne ? » Son père riche lui dit : « Parce que trouver notre don, le développer et en faire don n’est pas chose facile. La majorité des gens ne veulent pas faire cet effort. » Les grands médecins étudient pendant longtemps et passent ensuite de nombreuses années à développer leur don. Les grands golfeurs se sont exercés pendant des années à perfectionner leur don. Pourquoi le fait de faire ce que l’on aime ne suffit pas Très souvent, j’entends des gens dire : « Je fais ce que j’aime ». Et aussi : « Fais ce que tu aimes et l’argent suivra. » Bien qu’il s’agisse d’un bon conseil, il n’est pas des plus judicieux. Le problème le plus flagrant vient de l’utilisation du mot « je ». La véritable mission d’un individu se résume à « qui il aime ». Elle n’a rien avoir avec lui-même. Ce n’est pas travailler pour soi-même. Avant de quitter votre emploi, rappelez-vous que votre mission commence dans votre cœur et dans votre âme, qu’elle transparait dans les gestes que vous posez, et non uniquement dans les paroles que vous prononcez. Notre cœur et notre expérience nous ont appris que si l’on donne la priorité à nos partenaires et à notre mission, les récompenses financières suivent. « Plus on sert de gens, plus on devient riche ». Leçon N°7: La portée de la mission détermine le produit Notre tâche ne consiste pas uniquement à gagner de l’argent, mais aussi à rendre ce monde meilleur. Plus on sert de gens, plus on devient efficace. Si tu veux devenir riche, sert tout simplement plus de gens. C’est la portée de la mission qui détermine le produit. Il est très difficile de gagner beaucoup d’argent ou de servir beaucoup de gens en se contentant de travailler dur. Si vous voulez servir beaucoup de gens ou gagner beaucoup d’argent, vous devrez probablement vous retirer de la scène et passer à travers le chas de l’aiguille (en gros que votre business travaille pour vous sans que vous ayez à intervenir. J’ai d’ailleurs écrit un article à ce sujet, vous pouvez le lire ici). Les entreprises qui connaissent le plus de succès ont adopté l’une ou l’autre de ces missions :

Résoudre un problème Répondre à un besoin

Une mission reliée à la résolution d’un problème ou à la satisfaction d’un besoin, jumelée au désir de servir le plus de gens possible, est à la base des entreprises les plus florissantes. VOUS N’AVEZ PAS À SAUVER LE MONDE La mission de ces entreprises consiste à rendre accessibles des solutions à un problème ou à un besoin. Typiquement, une entreprise dont la mission est avant tout de « gagner de l’argent » ou d’être « le plus grand et le meilleur fournisseur d’un produit ou service en particulier » au lieu de résoudre un problème ou de répondre à un besoin, n’aura pas de fondements assez solides pour ériger un triangle P-I stable et durable. Évidemment, il n’y a rien de mal à vouloir gagner de l’argent ou à être « le plus grand et le meilleur ». Toutefois, la nature de la mission ne donne pas de véritable orientation à une entreprise, ni ne fournit à l’entrepreneur en herbe, la mentalité requise pour ériger cette entreprise. Si vous vous consacrez à l’accomplissement d’une mission qui vise à résoudre un problème ou à répondre à un besoin, l’argent suivra. « Si tu veux devenir riche, sers tout simplement plus de gens ». Leçon N°8: Créez une entreprise qui offrira un produit ou un service unique Quel est le rôle du chef d’entreprise? Les tâches les plus importantes d’un chef d’entreprise sont:

Définir clairement la mission, les buts et la vision de l’entreprise Trouver des collaborateurs compétents et constituer une équipe Consolider l’entreprise de l’intérieur Assurer l’expansion de l’entreprise Améliorer les résultats Investir dans la recherche et le développement Investir dans les biens corporels Être socialement responsable

Une mission et rien d’autre Bien que leurs intentions soient louables, un bon nombre de ces gens au grand cœur n’arrivent pas à accomplir leur mission Cela du au fait qu’ils n’ont justement qu’une mission et rien d’autre. De nombreuses personnes passent des années à l’école ou au travail afin de perfectionner des habiletés sans importance, ou qui n’ont aucun lien avec le triangle P-I. Un professeur qui malgré son instruction et ses années d’expérience en enseignement, aura de la difficulté à transposer ses connaissances dans le triangle P-I et à devenir entrepreneur. Il lui manque tout simplement des habiletés commerciales. Le rôle du chef d’entreprise Le rôle du dirigeant d’entreprise est d’assurer la croissance de l’entreprise et de servir le plus de gens possible. S’il ne se montre pas à la hauteur, son entreprise stagne et peut même régresser. Comment faire grandir une entreprise L’expansion d’une entreprise peut se faire de diverses façons dont: 1 – La reproduction exacte du triangle P-I Dans de nombreuses villes, il n’est pas rare qu’un même propriétaire exploite trois ou quatre restaurants 2 – Le franchisage 3 – L’appel public à l’épargne 4 – La concession de licences (à mon sens, ici Robert Kiyosaki oublie de mentionner d’autres façons de faire grandir une entreprise comme l’achat d’autres entreprises. C’est d’ailleurs ce qu’a fait un entrepreneur que j’ai interviewé et qui lui a permis de faire passer son entreprise de 0 à plus de 100 millions de CA. Vous pouvez voir l’interview ici.) Une idée à faible risque Première leçon: Ayez toujours une idée à faible risque ou une stratégie de secours Deuxième leçon: Créez une entreprise autour d’un avantage tactique unique Faites ce qu’aucune entreprise ne fait Pour votre entreprise, la façon la plus simple de se démarquer consiste à s’attribuer une propriété intellectuelle et un avantage concurrentiel. Révisez votre mission, et les composantes de votre triangle P-I. Examinez chaque composante en vous demandant comment votre entreprise peut exceller ou se démarquer de la concurrence. Pensez ensuite à la façon dont vous pourrez multiplier cet avantage concurrentiel afin d’assurer la croissance de votre entreprise. Leçon N°9: Le prix le plus bas n’est pas forcément le meilleur

VENTES = REVENUS

L’entrepreneur doit être le meilleur vendeur de son entreprise. L’entrepreneur doit être le meilleur spécialiste du marketing de son entreprise. Le marketing doit générer des ventes et non se traduire uniquement par des annonces publicitaires attirantes et enjôleuses.

Le prix le plus bas n’est pas forcément le meilleur. Les bas prix n’attirent que les clients radins. Avant de quitter votre emploi : 1- il y a trois niveaux de prix dans tout marché. Le prix le plus élevé, le prix moyen, et le prix le plus bas. N’oubliez pas que le prix moyen est peut-être le plus attrayant, mais qu’il est aussi le plus courant. 2 « Si vous choisissez d’évoluer en bas de l’échelle des prix, vous devrez vous montrer meilleur homme d’affaires que ceux qui évoluent en haut de cette échelle. » 3- Si vous pensez offrir un produit au prix le plus élevé dans votre créneau commercial, vous devriez offrir à vos clients quelque chose que vos concurrents ne peuvent offrir. Sachez que plus le prix est élevé, moins vous aurez de clients, et que mieux vous devrez cibler votre campagne de marketing. 4- Ne tentez pas de répondre en tous points à tous les besoins des clients. Si vous voulez un produit haut de gamme et un produit bas de gamme, créez deux marques. Le but du marketing est de répondre aux désirs, aux besoins et à l’égo du client. Dans bien des cas, c’est l’égo qui détient le pouvoir d’achat. 5- Au lieu de consentir des rabais, bonifier votre produit. Plutôt que de baisser les prix et de réduire votre marge bénéficiaire, tentez de trouver des moyens de maintenir vos prix tout en augmentant la valeur du produit aux yeux du client, et ainsi avoir des clients heureux. 6- Au lieu de chercher à vendre de nouveaux produits, cherchez de nouveaux clients. Un entrepreneur avisé se concentre sur la satisfaction de ses clients existants et cherche une nouvelle clientèle à qui offrir des produits existants. 7- Cherchez des partenaires stratégiques qui vendent déjà à la clientèle convoitez. 8- Prenez soin de vos meilleurs clients. Efforcez-vous toujours de satisfaire vos meilleurs clients, car non seulement ils achèteront davantage de vos produits, mails ils parleront de vous à leurs amis, et il n’y a pas de meilleure publicité. Le prix de votre produit doit satisfaire les besoins, les désirs et l’égo du client. Lorsqu’il s’agit d’égo, nous aimons tous faire une bonne affaire. Nombreux sont ceux parmi nous qui aiment dire qu’ils ont payé très cher un produit que peu de gens peuvent ou pourront s’offrir. L’égo joue un rôle dans tous les niveaux de l’échelle des prix. Le seul positionnement souhaité est le premier rang. Si vous n’êtes pas le premier de votre catégorie, alors inventez-en une où vous pourrez l’être. Un avantage concurrentiel basé sur la qualité du produit se traduira par une plus grande marge bénéficiaire et une clientèle mieux nantie. Une erreur que font fréquemment les nouveaux dirigeants d’entreprise est de viser une clientèle trop vaste. Ils tiennent pour acquis que n’importe qui est un client potentiel. Les clients doivent faire l’objet d’une présélection. Il est souvent préférable de ne pas avoir de clients que d’avoir de mauvais clients. Non seulement vous ne ferez pas de profits avec un mauvais client, mais en plus, vous pourriez rater des occasions, et parfois même perdre de l’argent. Le cycle d’acquisition de la clientèle est composé des étapes suivantes :

Attirer le client (c’est l’étape la plus difficile) Réaliser une vente Se procurer les coordonnées du client Flatter le client (le remercier d’avoir acheté votre produit) Rester en contact avec le client Répondre aux demandes du client avec diligence et politesse (transformez un client mécontent en un client satisfait) Créer un club auquel les clients pourront adhérer (offrez-leur une prime au moment de l’inscription) Demander aux clients satisfaits de « parler à un ami » de votre entreprise ou de votre produit Réaliser une autre vente Répéter le cycle

Leçon N°10: Sachez quand quitter votre emploi 1- Analyser votre attitude On ne devient pas un entrepreneur uniquement pour s’enrichir. Il y a des moyens beaucoup plus faciles pour arriver à cette fin. Si vous n’aimez pas le monde des affaires et les défis que pose la gestion d’entreprise, alors l’entrepreneuriat n’est sans doute pas fait pour vous. 2- Acquérez le plus d’expérience possible aux cinq paliers du triangle P-I Au lieu de choisir un emploi en fonction du salaire, choisissez-le en fonction de l’expérience qu’il vous apportera. 3- N’oubliez jamais que Ventes = Revenus Tous les entrepreneurs doivent exceller dans le domaine de la vente. Si vous n’êtes pas bon vendeur, vous devez acquérir le plus d’expérience possible dans ce domaine avant de quitter votre emploi. 4-Soyez optimiste, mais aussi impitoyablement honnête avec vous-même. 5- Comment dépensez-vous votre argent ? Trop de gens éprouvent des difficultés financières parce qu’ils ne savent pas comment dépenser leur argent. J’ai vu beaucoup trop d’entrepreneurs se ruiner à force d’économiser. Par exemple, lorsque l’entreprise bat de l’aile, au lieu de consacrer davantage de ressources financières à la promotion, l’entrepreneur opte souvent pour une compression de ses dépenses afin d’économiser. De ce fait, son entreprise continue à péricliter. C’est prendre une mauvaise décision, au mauvais moment. 6- Créer une entreprise pour vous faire la main 7- Acceptez de demander de l’aide « L’arrogance est la cause de l’ignorance » 8- Trouvez un mentor 9- Joignez-vous à un réseau d’entrepreneurs 10- Demeurez fidèles au processus L’entrepreneuriat est un processus, et non pas un emploi ou une profession. Demeurez donc fidèle au processus et rappelez-vous que même si les temps sont durs, le processus vous donnera un aperçu de l’avenir qui vous attend. MISSION ==> PROCESSUS ==> BUT Si vous avez un grand but, votre mission doit être assez forte afin de vous propulser tout au long du processus. Avec une grande mission, tout est possible. Conclusion d’Alex du blog Des mentors pour entreprendre J’ai beaucoup apprécié ce livre. Il se lit très facilement. Comme pour ses autres ouvrages, Robert Kiyosaki adopte un langage simple et direct. Le triangle PI qu’il décrit dans son ouvrage est une excellente base de réflexion à tous les entrepreneurs qui se lancent. Comme il le dit très bien dans son livre, « une entreprise prospère nait avant même sa création ». Le triangle PI vous servira dans la conception de votre business modèle. Par ailleurs, bien qu’ayant créé mon entreprise depuis quelques années maintenant, après avoir lu ce livre, je me suis servi du triangle PI pour échanger avec mon associé sur les éléments que nous pouvions améliorer au sein de notre entreprise. Par exemple, nous nous sommes aperçus que nous ne mettions pas assez l’accent sur les "systèmes" et que nous faisions beaucoup de tâches à répétition sans pour autant automatiser ses tâches. Aujourd’hui, nous avons mis en place plusieurs processus automatisés dont des formations vidéo enregistrées qui permettent ainsi à tous nos collaborateurs d’être formés avec la même qualité d’information délivrée. Cela nous a également fait gagner un temps énorme que nous consacrons dans le développement et la recherche de nouveaux clients. Même si j’ai connaissance d’une bonne partie des éléments décrits par Robert Kiyosaki dans son livre, j’apprécie de (re)lire ce livre. Bien souvent les bonnes pratiques s’oublient facilement notamment dans le feu de l’action. Ce livre permet alors de prendre du recul sur sa propre activité. Ce que l’on pourrait reprocher à cet ouvrage est qu’il y a parfois des longueurs : L’auteur déborde régulièrement sur sa vie personnelle. Sur de nombreuses pages, Robert Kiyosaki nous raconte son histoire, sa rencontre avec sa femme Kim, son expérience durant la guerre du Vietnam, son apprentissage à un cours de formule 1…etc. Enfin, à mon sens il manque un élément important au triangle PI, nécessaire à toute réflexion pour un entrepreneur : Le marché Par exemple, je connais personnellement deux entrepreneurs qui évoluent dans le secteur de l’énergie photovoltaïque. Depuis, la réforme de l’état sur le rachat de l’énergie, la première entreprise a déposé le bilan tandis que la seconde va très mal. Si le marché (ou la règlementation) n’est pas (ou plus) favorable à un business, quelle que soit la qualité des dirigeants, de leurs équipes (et des autres éléments du triangle PI), l’entreprise aura du mal à croître. A mon sens, le triangle PI doit être accompagné par la notion de « marché » sur lequel tous les entrepreneurs doivent également être vigilants lorsqu’ils décident de se lancer.

Points forts :

Facile à lire Le triangle PI est une bonne base de réflexion pour tous les entrepreneurs Pragmatique et motivant Des conseils pertinents et avisés

Points faibles :

Quelques longueurs Le livre se focalise beaucoup sur « l’état d’esprit » et aborde le thème de l’entrepreneuriat dans sa globalité sans forcément rentrer dans le détail de chaque élément du triangle PI (Le livre permet néanmoins d’avoir une bonne base de réflexion lorsque l’on décide de se lancer. J’aurais personnellement aimé avoir lu ce livre lorsque je me suis lancé, cela m’aurait évité quelques erreurs à mes débuts)

La note d’Alex du blog Des mentors pour entreprendre :

Avez-vous lu “Avant de quitter votre emploi” ? Combien le notez-vous ? Note: There is a rating embedded within this post, please visit this post to rate it. Lire plus de commentaires sur Avant de quitter votre emploi sur Amazon. Acheter “Avant de quitter votre emploi” sur Amazon :

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Mon, 13 Feb 2012 07:30:00 +0100 http://www.olivier-roland.fr/items/view/651/Avant-de-quitter-votre-emploi
Le succès de votre entreprise passe par un trip à trois http://www.olivier-roland.fr/items/view/575/Le-succs-de-votre-entreprise-passe-par-un-trip-trois

Note : Cet article vous est proposé par Rodolphe Simonot, il vous révèle sur son blog « Tout ce qu’on a oublié de vous dire sur le Lean Management » http://www.leandigestion.fr

Le succès de votre entreprise passe par un trip à trois Avant de vous expliquer ce trip à trois, je dois vous raconter trois petites histoires qui ont eu lieu avant cette fameuse soirée. Trois histoires au final assez tristes car elles finissent mal mais qui en disent long sur les raisons pour lesquelles la plupart des entreprises mettent la clé sous la porte moins d’un an après leur création. Vanessa la visionnaire Depuis son enfance, je ne me rappelle pas avoir vu Vanessa inactive plus de 3 secondes d’affilée, Vanessa est une véritable pile électrique, autant dans ses mouvements que dans ses paroles ou ses pensées. Avec son enthousiasme débordant, son rire communicatif et ses idées qui virevoltent comme les avions de papiers de la salle de classe. Contrairement à ses copines, elle sait ce qu’elle fera quand elle sera grande : elle sera chef d’entreprise. Car des idées elle en a plein et pendant qu’elle perd son temps sur les bancs de sa classe de terminale, elle voit certaines de ses idées mises en œuvre par d’autres entrepreneurs avec un succès qui aurait du être le sien. N’y tenant plus, à 19 ans en plein mois de janvier elle décide de tout lâcher car elle sait que sa dernière trouvaille est une mine d’or et qu’elle ne supportera pas que quelqu’un la lui pique encore une fois. Malgré les reproches de ses parents, elle crée son business plan, obtient un financement de 5000€ pour lancer son projet et la voilà qui concrétise enfin son rêve, la voici chef d’entreprise sans même avoir eu son bac. Le pire c’est que son business décolle à une vitesse folle, elle n’est plus en mesure de faire tout le boulot elle-même après 3 mois et la voilà qui doit embaucher du monde pour l’aider. Le carnet de commandes se remplit vite, trop peut-être, les employés sont rapidement opérationnels car Vanessa délègue facilement (surtout les activités qui ne l’intéressent pas toujours). Puis, un jour, 9 mois plus tard, alors que le business marche à 200km/h, que le carnet est plein que les clients sont contents, c’est une convocation à la banque qu’elle reçoit pour un simple manque de liquidité. On lui accorde 30 jours pour régulariser. Elle s’assoit avec George son nouveau comptable et il lui explique avoir suivi ses instructions sur la mise de fonds nécessaire pour le développement du nouveau produit en retardant le paiement des fournisseurs pour assurer la disponibilité de cash. Suivra un défaut de paiement d’un client majeur qui préfère reporter de 2 mois son solde malgré les pénalités et la banque décidera d’arrêter de suivre. 2 semaines plus tard ce sont les salaires qui ne seront pas versés puis ce fut la fin de l’aventure pour Vanessa. Jeanne la manager

De son côté, Jeanne a toujours été au service d’une PME, elle y fait tout. D’ailleurs, le patron ne cesse de lui répéter qu’il ne sait pas ce qu’il ferait sans elle. En effet, Jeanne a, à son actif, la mise en place d’ISO 9001, d’OSHAS, c’est elle qui maitrise les plannings de production et si elle ne suivait pas de loin la logistique, les clients ne cesseraient d’appeler. Son mari lui dit souvent qu’elle en fait beaucoup trop pour la PME et qu’elle devrait lever le pied ou bien partir son entreprise et profiter directement des efforts qu’elle déploie. Elle n’y avait jamais vraiment songé sérieusement mais cette année a été particulièrement difficile et son patron ne l’a pas suivie sur tous ses dossiers et elle en retire une certaine frustration. Une frustration suffisante pour décider de franchir le pas et de démarrer sa propre boîte dans le même domaine. Jeanne, en tant que manager avertie, a bien évidemment prévu tous les cas de figure et elle connaît la plupart des clients, certains sont prêts à la suivre et c’est d’ailleurs ce qui l’a convaincue de se lancer. Après une annonce de son départ difficile, la voilà à la tête de sa propre affaire et tout reste à faire. Bien que les premières commandes sont déjà passées, il lui faut embaucher mais c’est elle qui procèdera à tous les entretiens car elle ne veut pas de bras cassé dans son équipe. De toute manière, c’est elle qui validera la qualité des produits de toutes les expéditions, hors de questions de confier cela, surtout au début. Les premières commandes sont finalement sorties, un accouchement dans la douleur car Jeanne a tout validé. Cette semaine, elle a fait près de 80h alors que ses employés passent leurs temps à attendre que Jeanne valide, estampille, donne les feux verts, appelle le client, signe les chèques… Même si certains de ses anciens clients l’ont suivi, ils lui ont récemment clairement indiqué qu’ils ne pourraient pas continuer à subir les retards de livraison. Certains sont déjà retournés chez son ancien patron. Jeanne sent que la situation est en train de lui échapper et remet des processus et des règles plus efficaces en place pour éviter les attentes de validation sans pour autant renier les principaux processus prêts à être audités et validés ISO9001 ce qui constitue une certaine fierté pour Jeanne. Pourtant, les délais ne se raccourciront pas, la faute à ces bras cassés qui ne font pas l’effort d’accélérer le processus et le carnet de commandes commence à se vider. Jeanne n’a jamais vraiment été en mesure de vendre correctement un produit et là au cœur de la tourmente elle ne sait plus où se tourner et quoi dire à ses clients qui, désolés, la quittent, faute de résultats. Pierre l’expert Pierre, quant à lui, est tombé dedans quand il était petit. Il a grandi avec sa passion, en a fait son métier et aujourd’hui, c’est lui LA référence dans son domaine. Il a désormais 20 ans d’expérience dans plusieurs entreprises de plus ou moins grande taille. Aujourd’hui, c’est une multinationale qui exploite ses compétences. Pierre a toujours eu des relations houleuses avec ses employeurs car comme il dit, « ils ne comprennent rien au métier » et pour lui l’amour du métier passe avant tout, il ne transigera jamais sur la qualité de son travail ! Pierre sait de quoi il parle car c’est lui qui côtoie les clients et ils sont là pour confirmer ce qu’il pense. Ce qui fait rire Pierre, c’est que c’est son superviseur, qui a 15 ans de moins que lui, qui n’y connaît presque rien si ce n’est ce qu’il a bien voulu lui expliquer, qui fait les devis. Il les fait aussi approuver pour finalement envoyer Pierre exécuter la prestation une fois que les multiples autorisations ont été obtenues. Finalement, c’est dans sa camionnette qu’il se sent bien, en route chez un client. Depuis près de 5 ans, ses clients lui demandent de venir au black ou encore de se lancer comme entrepreneur. Ils sont persuadés qu’il offrira un service bien plus rapide et mieux adapté que celui que son entreprise offre aujourd’hui. Ce devis de 30 min pour une prestation de près de 2h30 et la justification du dépassement d’horaire qui va avec, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase et le point de départ de la création de son entreprise. Mais Pierre s’est rapidement heurté aux premières lourdeurs administratives qui le poursuivent avec des demandes de business plan, d’étude de marché et bien d’autres paperasses que lui demande la CCI pour créer son entreprise. Sans tout cela, pas de subvention, lui a-t-on expliqué. Il leur répond que les clients sont là et qu’il n’y a plus qu’à aller les dépanner. Pierre n’obtiendra pas la subvention car son business plan est jugé peu convaincant. Il fera sans eux, il connaît ses clients, il sait ce qu’ils attendent ! Les premiers devis tombent, précis, pas comme avant, les clients sont rapidement dépannés mais les modalités de paiement ne sont pas sa priorité et quelques prestations sont réalisées sous la table, tout le monde s’y retrouve sauf cette maudite banque qui le harcèle dès qu’il rentre dans la zone rouge. Il leur explique qu’il faut bien payer les matériaux avant de dépanner et que le client ne paie que lorsque la prestation est finie, ce qui est normal selon Pierre. Sans plus d’explications, son fonds de roulement est diminué à 5000€ ce qui est complètement aberrant compte tenu du prix des matériaux que Pierre doit acheter pour les réparations de la semaine prochaine. La banque ne veut pas entendre raison, Pierre claque la porte et menace de changer pour la banque d’en face qui ne suivra pas non plus. Un trip à trois ? C’est dans la salle d’attente de la chambre de commerce et de l’industrie que Vanessa, Pierre et Jeanne se rencontrent pour la première fois. Ils viennent tous les trois enregistrer la fermeture de leur entreprise. L’attente est longue et Vanessa commence à expliquer ce qui lui est arrivé à Jeanne. Jeanne lui dit que c’est vraiment dommage qu’il n’y avait pas de manager comme elle dans son entreprise pour règlementer et mettre sous contrôle les différentes activités et processus qui permettait d’assurer la prestation et lui explique que dans son ancienne vie elle excellait là-dedans. Quand Jeanne explique à Vanessa pourquoi son entreprise ferme elle aussi, Vanessa lui dit qu’elle « hallucine », si elle avait été là elle est prête à parier qu’elle aurait convaincu sans faille ses clients de rester le temps que tout se remette en ordre de marche, c’est d’ailleurs à cela qu’elle a toujours été douée : vendre ses idées, les rendre indispensables avant même de les avoir mises en œuvre. Pierre écoute de loin la conversation et ne peut s’empêcher de leur faire constater que sans quelqu’un qui s’y connaît techniquement, elles se feront berner. Deux femmes avec de bonnes idées et des processus bien organisés ne seront pas en mesure de les mettre en œuvre sur le terrain auprès des clients en restant crédible. Il sait de quoi il parle, il a été pendant près de 20 ans une référence technique. C’est Vanessa qui leur propose le soir même à tous les deux un rendez-vous pour un trip à trois vers le succès de leur future entreprise. Ne vivez pas leur destin tragique ! Bien que Vanessa, Pierre et Jeanne n’existent pas, il y en a des centaines d’entrepreneurs qui ont vécu leurs destins tragiques. La plupart avaient pourtant bien été informés des risques sur lesquels ils se sont tout de même échoués. Contrairement à ce que l’on dit, ce n’est pas en faisant des erreurs que l’on apprend le plus. Au mieux, on apprend ce qu’il ne faut pas faire. Là où vous apprendrez le plus, c’est en ayant du succès car vous y apprendrez ce qu’il faut faire pour réussir. Dites-vous simplement qu’il y a un peu de Jeanne, Vanessa et Pierre en vous à plus ou moins haut degré. C’est à vous de savoir si vous êtes plus l’un que l’autre ou encore que l’un d’entre eux vous manque clairement. Aucun entrepreneur n’est parfaitement équilibré entre le besoin d’être visionnaire pour inspirer le business, d’être manager pour mettre sous contrôle les activités et expert pour être crédible et rester les pieds sur terre. Pourtant, il vous faudra exceller dans les différentes disciplines exigeantes du métier si vous souhaitez réussir pleinement. Sous l’effet de l’enthousiasme pour créer son entreprise, il est parfois naturel de surestimer ses capacités dans les disciplines que nécessitera le travail d’entrepreneur. Le meilleur indicateur pour mesurer votre capacité dans chaque domaine est de vous retourner et de regarder ce que vous avez accompli dans votre carrière, votre vie privée dans les différentes disciplines de l’entrepreneur. Si vous êtes un manager capable d’inspirer vos employés au quotidien, d’enthousiasmer les clients avec qui vous interagissez, c’est simplement en vous. Si vous pensez savoir comment mettre sous contrôle des processus de production car vous avez lu un excellent bouquin sur le sujet, remettez-vous sérieusement en question sur cette dimension. Certains outils, comme les profils de personnalité Belbin par exemple, peuvent vous aider à être plus objectif. Discutez avec vos proches, vos collègues de ce qu’ils voient en vous. Plus vous aurez de sons de cloches mieux vous serez en mesure de composer votre mélodie. Je vous souhaite plein de succès et si vous pensez que passer le cap de la première année, c’est gagné, je vous invite à découvrir la suite du destin tragique de Pierre cinq ans après ! Par Rodolphe Simonot de Lean Digestion Pour recevoir gratuitement un podcast "7 étapes pour vaincre la Procrastination et rester motivé pour créer ou diriger une entreprise" et une vidéo "7 livres indispensables pour Créer son Entreprise", cliquez ici et laissez-moi votre adresse email pour que je vous les envoie gratuitement ! ;) No related posts.

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Mon, 09 Jan 2012 07:00:00 +0100 http://www.olivier-roland.fr/items/view/575/Le-succs-de-votre-entreprise-passe-par-un-trip-trois
Argent, sexe et Ayn Rand : discussion autour de la Grève http://www.olivier-roland.fr/items/view/512/Argent-sexe-et-Ayn-Rand-discussion-autour-de-la-Grve

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Transcription texte de la vidéo : Olivier Roland : Bonjour et bienvenue dans cette nouvelle vidéo du blog Des Livres Pour Changer de Vie. Je vous fais cette vidéo rapidement avec un invité de marque, puisque je suis actuellement avec David Jay. Bonjour David ! David Jay : Bonjour ! Olivier Roland : J’ai souhaité inviter David sur le blog parce que c’est lui qui m’a fait découvrir le livre La Grève dont je vous parlais récemment dans une vidéo. Alors avant de commencer avec David, juste une petite anecdote que j’ai découverte après vous avoir fait la vidéo : un de mes lecteurs m’a fait remarquer dans un des commentaires que La Grève était un des livres qui a le plus influencé Steve Job, ce que je ne savais absolument pas et que c’est peut-être même ce livre qui l’a encouragé, motivé à se lancer dans l’entreprenariat et qu’ensuite en tout cas ça l’a beaucoup influencé dans ses exigences de qualité, et on va dire, ses qualités et ses défauts d’entrepreneur. C’est une affirmation qui m’a paru un peu grosse, je me suis demandé si c’était vrai ou pas, j’ai été vérifier et oui, la source de cette affirmation, elle n’est pas n’importe qui, puisque c’est Steve Wozniak, le co-fondateur d’Apple, qui l’a dit dans une interview récemment, un petit peu avant la mort de Steve Job, il a dit : oui, Atlas Shrugged (le nom d’origine de La Grève) a beaucoup influencé Steve Job et il m’en parlait beaucoup au moment où nous avons créé Apple tous les deux. Donc waouh ! David Jay : Comme ça a influencé énormément d’entrepreneurs américains, de toute façon. Olivier Roland : Exactement. Il suffit d’aller aux États-Unis pour se rendre à quel point ce livre a vraiment marqué les esprits, au point que la phrase : « who is John Galt ?» c’est-à-dire « qui est John Galt ? » et vous allez comprendre à quoi cette phrase se réfère dès que vous allez ouvrir le livre, c’est rentré dans le langage courant là-bas… David Jay : Oui, complètement. Olivier Roland : … c’est vraiment impressionnant. David Jay : Comment tu le traduirais ? Olivier Roland : « Qui est John Galt », tout simplement. David Jay : Oui, mais si on dit « qui est John Galt ? » en français, ça ne retranscrit pas ce qu’elle veut dire la phrase. Comment tu le traduirais en français ? Olivier Roland : Ah oui, en fait dans le livre, les gens emploient cette phrase quand ils n’ont pas de réponse à la question et que de toute façon, ils se disent : ça ne sert pas à grand-chose de creuser, c’est : « va savoir », ça veut un peu dire ça. David Jay : Oui, c’est « on n’y peut rien », « ce n’est pas ma faute, je n’y peux rien » Olivier Roland : Voilà. C’est «va savoir » et quelque part, « on ne va pas se prendre la tête là-dessus ». David, ce n’est pas un philosophe, donc on ne va pas non plus faire une thèse universitaire sur Ayn Rand, mais simplement, David, c’est un entrepreneur, tu es d’accord avec moi. Tu t’es lancé dans l’entreprenariat il y a pas mal de temps, et tu as découvert La Grève depuis plus longtemps que moi, et donc ce qui m’intéressait de savoir, c’est : comment, qu’est-ce que ça a changé concrètement dans ta manière de voir les choses, dans ton état d’esprit et comment au quotidien tu gères ton entreprise ? David Jay : Ce que La Grève a changé pour moi, c’est la permission. Depuis que j’ai lu La Grève, je me donne la permission. Je me donne la permission de faire de l’argent, je me donne la permission de réussir, je me donne la permission d’aller de l’avant, de l’afficher. J’enseigne toujours –j’enseigne le marketing par la vidéo- et j’enseigne toujours à mes clients une chose fondamentale que j’appelle : « la polarisation du message ». C’est-à-dire que l’on doit polariser le message pour le rendre magnétique. C’est quoi un message magnétique ? C’est un message qui d’un côté attire les bons prospects et repousse complètement les mauvais prospects. Et je me suis rendu compte après la lecture de La Grève que, même en enseignant ça, je ne me l’autorisais pas encore complètement. Donc j’ai vraiment, on va dire, noirci le trait sur certaines de mes phrases polarisantes, sur le plan de mes messages où vraiment je polarise le message entre : ça, c’est bien, ça ce n’est pas bien, faut faire ça, faut pas faire ça. Je sais très bien que je me fais des ennemis en le faisant, mais je sais aussi que ce n’est pas grave parce que dans le monde où on vit… Olivier Roland : Ce sont des bons ennemis. David Jay : Voilà. Olivier Roland : Il te faut des bons ennemis. David Jay : Il faut avoir de bons ennemis et attirer les bons prospects à soi, c’est fondamental. Et La Grève m’a complètement décomplexé sur cette notion-là, sur la notion de savoir être égoïste, c’est la notion d’égoïsme rationnel, d’égoïsme vertueux que développe Ayn Rand, dans ce livre-là sous forme de roman et dans ses autres essais philosophiques, sous forme vraiment d’essai philosophique où elle développe ça comme une thèse. C’est très important de se donner l’autorisation, notamment vis-à-vis de l’argent, de faire de l’argent. L’argent, ce n’est pas le diable. Il y a une phrase qui est dans La Grève, je crois, qui dit quelque chose comme : « si on vous dit que l’argent c’est le diable, fuyez. Fuyez comme la peste. Ce cri est le cri de ralliement des lépreux » ou quelque chose comme ça. La phrase est terrible ! Mais ça résume bien la philosophie d’Ayn Rand vis-à-vis de l’argent, qui moi m’a fait beaucoup de bien parce que dans notre société française, on est quand même éduqué avec des idées un petit peu limite sur ce qu’est l’argent. Or ce qu’explique très bien Ayn Rand, c’est que l’argent, c’est la seule alternative à l’utilisation de la force. Ce qu’elle dit, c’est que tant que les êtres humains seront sur cette terre et auront besoin les uns des autres, l’argent sera la seule alternative aux canons de fusil. Olivier Roland : Alors, pense que, après avoir lu La Grève, il y a deux choses sur lesquelles les gens sont vraiment décomplexés : la première, c’est le sexe. Mais je ne suis pas sûr que l’on ait besoin de ça en France.

David Jay : Non. Ça, ça va. Olivier Roland : Aux États-Unis, peut-être un peu plus. Et la deuxième, et là je pense que l’on en a beaucoup plus besoin en France qu’aux États-Unis, c’est le rapport à l’agent. Une fois que l’on a lu La Grève, on n’a vraiment plus aucun complexe à gagner de l’argent et même beaucoup d’argent, à partir du moment où on apporte beaucoup de valeur au monde et pour soi. Et sur ce point, je te rejoins totalement. Par contre, je ne me rappelle plus si Ayn Rand dit ça concrètement, que l’argent est la seule alternative à la force. Je pense que je vais nuancer un petit peu, parce que qu’est ce qui existait avant l’apparition de l’argent ? Tout simplement le troc. C’était le moyen principal d’échange. Mais je pense clairement que l’argent est l’une des inventions technologiques les plus incroyables, les plus extraordinaires qu’ait créés l’homme, au même titre que la roue ou l’écriture. Ce sont des choses qui ont complètement bouleversé l’histoire humaine, qui ont apporté une plus-value énorme et qui font aujourd’hui que l’on a une civilisation aussi avancée, qui nous permet de vivre longtemps, de bien manger, d’être en bonne santé, pour la plupart d’entre nous. David Jay : C’est plus à mettre sur le plan de l’écriture que le plan de la roue. La roue, c’est un outil physique pour interagir physiquement avec le monde. L’argent a permis vraiment une démultiplication exponentielle des échanges commerciaux, des échanges de valeur, et c’est ça, l’argent, ça permet un échange universel de valeurs entre les êtres humains, selon la valeur qu’ils attribuent aux choses. Olivier Roland : Voilà. Et donc il faut bien se mettre à l’époque, avant l’invention de l’argent. Imaginez : on est dans un village de sédentaires, il y a des agriculteurs qui font pousser du blé, des tomates, que sais-je encore ; d’autres qui ont des animaux, d’autres qui fabriquent des outils, des armes des objets d’art. Imaginons que j’aie une vache à vendre et que ce que je recherche, par exemple, c’est un arc, un vase pour ma femme et puis un peu de tomates. Eh bien, avec ma vache, il va falloir que je trouve quelqu’un qui dispose de ces trois choses-là et qui veuille ma vache. Et ce n’est vraiment pas évident. Il faut que je trouve quelqu’un qui veuille exactement ce que j’ai à proposer et qui a exactement ce que j’ai à proposer ou alors, il faut que je coupe ma vache en trois et que j’aille trouver trois personnes qui peuvent me proposer ça. David Jay : L’argent, ça permet la spécialisation des compétences. C’est-à-dire que l’on peut devenir super bon producteur de vache, et ce n’est pas grave que l’on ne sache faire que des vaches, parce que l’argent permet de l’échanger avec ce que l’on veut. Olivier Roland : Voilà. David Jay : Parce qu’avant, il fallait savoir faire un petit peu tout. Olivier Roland : À partir du moment où il y a une demande. À partir du moment où quelqu’un est capable de nous acheter. Parce que quand on a remplacé le troc par l’argent, là, ce problème d’un seul coup a disparu. On pouvait échanger, on pouvait vendre la vache, l’échanger contre quelque chose de précieux : de la monnaie, et qui était reconnue par tout le monde comme étant échangeable contre n’importe quoi. Et d’un seul coup, ça a permis la démultiplication des échanges. Ça a sans doute démêlé pas mal de pelotes de laine. Ça a permis effectivement des spécialisations beaucoup plus poussées, ça a été vraiment quelque chose qui a incroyablement libéré l’espèce humaine. David Jay : À mon sens, ça a vraiment été un levier sur l’espèce humaine. Parce que le fait que chaque être humain puisse se focaliser sur une seule chose. N’avoir qu’une seule compétence mais la développer jusqu’à un niveau d’excellence phénoménale… Olivier Roland : Il y avait déjà un petit peu de spécialisation dans les sociétés, avant l’argent. David Jay : Oui, mais tout le monde était obligé de maitriser un grand panel de choses, d’avoir une maitrise de base d’un grand panel de choses pour pouvoir survivre et échanger un petit peu tout ce qu’ils savaient faire contre tout ce dont ils pouvaient avoir besoin. Tandis qu’à partir du moment où on introduit l’argent, un être humain peut utiliser son intellect, sa rationalité pour vraiment aller très loin dans une spécialisation précise et, du coup, apporter aux autres autour de lui une valeur qui leur prendra des années et des années à maitriser. Olivier Roland : Tout à fait. David Jay : Et donc du coup, ça, ça a créé un effet de levier sur le progrès pour l’espèce humaine qui est phénoménal. Olivier Roland : Oui et par contre, pour te rejoindre, je pense qu’ici en France, on vit dans un endroit qui est un exemple pour le monde. Alors pas la France en elle-même mais l’Union Européenne. Nous vivons dans un coin du monde où les nations se sont entre-déchirées pendant des siècles et des siècles. Et grâce à l’Union Européenne, grâce tout d’abord à la Communauté Européenne et ensuite à l’Union Européenne, nous avons remplacé la guerre par le commerce. Et c’est quelque chose d’extraordinaire, c’est un exemple pour le monde entier de voir ces nations qui se battaient entre elles, devenir ainsi amies, alliées, grâce au commerce. Et ça, c’est vraiment quelque chose d’extraordinaire ; quand on pense au pouvoir qu’amènent les relations d’argent finalement, de commerce. Là, on voit vraiment que ça a remplacé les canons, ça a remplacé les rapports de forces. Et que l’on est dans un tout autre rapport avec les nations européennes entre elle. David Jay : Mais de toute façon, le commerce, c’est-à-dire les échanges volontaires, c’est ce qui de tout temps a créé le plus de progrès le plus rapidement ; ça a aussi eu des débordements qui ont débouché sur des guerres, mais c’est ce qui a été le moteur de l’espèce humaine, depuis des siècles et des siècles. Olivier Roland : Exactement. David Jay : Clairement, on prend la route des épices, de Rome, les grandes découvertes, l’Amérique y compris, tout ça c’est basé sur les échanges commerciaux. À la racine de tout ça, il y a la volonté de multiplier les échanges commerciaux. Olivier Roland : Et le développement commercial, économique, a toujours été aussi une grande source de développent scientifique, puisque forcément, il faut les financer ces découvertes, ces recherches et que ça stimule aussi sans doute, l’intellect, l’éducation et tout un tas de choses qui facilitent, qui favorisent l’évolution scientifique. Alors, par contre, Ayn Rand défend une vision de l’argent qui est vraiment celle de l’argent bien acquis. Ça doit être quelque chose que l’on gagne en échange d’une valeur que l’on apporte. Et ça c’est vraiment quelque chose de très important. Je pense qu’elle aurait été totalement contre ce qui était à l’origine de la crise 2008 des banques, parce que c’était de la spéculation. Pour elle, à mon avis, les personnes qui sont à l’origine de la crise monétaire américaine sont des parasites dans l’esprit d’Ayn Rand. David Jay : Oui, tout à fait, c’est même pire que des parasites, je pense, dans la philosophie randienne, ce sont des malfaiteurs, réellement. Ayn Rand défend l’argent fiduciaire, défend l’argent… Olivier Roland : Contre un étalon. David Jay : Contre un étalon, donc classiquement l’or. Olivier Roland : Contre quelque chose, donc c’est à-dire, parce qu’il faut savoir, pour ceux qui s’initient tout juste à l’économie, que pendant longtemps, tous les billets de banque, toutes les pièces de monnaie devaient pouvoir être échangées contre leur équivalent en or auprès d’une banque centrale. David Jay : Oui. On ne faisait pas tourner la planche à billets. Olivier Roland : Voilà c’est ça. Tandis que c’est au vingtième siècle, je ne sais plus exactement quand… David Jay : Oh, ça date déjà de John Law, ça remonte à longtemps. Olivier Roland : Les gouvernements, un à un, ont dit : ok, à partir de maintenant, on arrête, on n’a plus besoin d’avoir l’équivalent en or de l’argent qu’on émet, donc on peut émettre de la monnaie comme ça. David Jay : Et ça, c’est l’inflation ! Olivier Roland : Voilà. Et aujourd’hui, les libertariens qui se réclament beaucoup de l’héritage d’Ayn Rand, même si elle, elle était contre, mais on ne va pas rentrer dans les détails, mais les libertariens aujourd’hui sont pour le retour à un étalon, à une réserve de quelque chose qui est concret contre les monnaies… David Jay : Oui, quelque chose qui ait une vraie valeur intrinsèque. Olivier Roland : … et qui limiterait un peu ce parasitisme, cette spéculation qui, effectivement, n’apporte pas de valeur intrinsèque. David Jay : Oui, qui est de faire de l’argent avec de l’argent. Et en dehors de tout rapport à une vraie valeur dans le monde. Parce qu’un lingot d’or, ça a une vraie valeur, non pas parce que l’on a décidé que l’or est un métal précieux, mais parce qu’il est réellement précieux. Pourquoi ? Parce qu’il permet de fabriquer des bijoux, des outils, des processeurs… Olivier Roland : Il est inaltérable. David Jay : Il est inaltérable. Olivier Roland : Il se stocke très facilement il est très malléable, ça a une valeur intrinsèque. David Jay : C’est vraiment utiles. Ça a une utilité. Olivier Roland : Comme l’argent, voilà. David Jay : Voilà. Olivier Roland : De toute façon, on va faire une vidéo rapide ; le but, ce n’est pas de rentrer dans des considérations philosophiques, mais retenez ça, en tout cas, si vous n’avez pas encore commencé à le lire. David Jay : SI vous avez des blocages par rapport à l’argent. Olivier Roland : Voilà. Si vous avez des blocages par rapport à l’argent, ça ça va vraiment, vraiment vous aider à les dépasser. Vous allez comprendre que vous pouvez gagner beaucoup d’argent. Le problème ce n’est pas de gagner beaucoup d’argent ou pas. Le problème, ce n’est pas que l’argent lui-même est sale ou mauvais ou que c’est le diable. Non ! L’argent est une invention extraordinaire. Il faut juste l’utiliser à bon escient comme tout outil. Je veux dire, un marteau, ça peut être une arme pour tuer quelqu’un. C’est comme tout en fait. Et voilà, ce n’est pas l’argent. C’est comme si vous disiez : un marteau, c’est l’instrument du diable, mais pas du tout. Ce qui en fait en fait un instrument du diable ou au contraire, quelque chose pour construire une maison ou construire quelque chose de positif, c’est juste l’être humain qui est derrière et ses valeurs, sa philosophie. Et l’argent c’est exactement pareil. À partir du moment où vous abordez l’argent avec la bonne manière de voir les choses, c’est quelque chose d’extraordinaire à la fois pour vous et pour les autres. David Jay : Oui, tout à fait. Il y a un passage dans le livre, lors de l’anniversaire … Olivier Roland : D’Anconia. David Jay : Avec d’Anconia qui fait une tirade de trois pages sur l’argent… Olivier Roland : Formidable, incroyable. David Jay : C’est Christian Godefroy qui me disait ça l’autre jour par Skype, il me disait : celui-là, merci David, je crois que je vais l’écrire et le mettre sous verre. Olivier Roland : Oui. Je pense que peut être je publierai le chapitre, ou je vous ferai des articles là-dessus, en tout cas il est vraiment extraordinaire. Merci David pour cette courte vidéo. David Jay : Ravi ! Olivier Roland : Je pense que l’on a bien pu discuter, peut-être vous donner un petit peu envie de lire ce livre. En tout cas, vous avez compris, l’un des principaux intérêts, mais ce n’est pas le seul, c’est de vous décomplexer par ce rapport à l’argent, et de démystifier un petit peu l’argent, qui est finalement très mal compris, très peu de personnes connaissent son origine, son utilité. David Jay : Surtout dans notre pays. Olivier Roland : Et en France, on a ce rapport émotif. Autant aux États-Unis ils ont ce rapport émotif par rapport à l’alcool, au sexe, alors qu’on est beaucoup plus décomplexé en France, autant en France, c’est un peu l’inverse, on est très complexé par rapport à l’argent. Les Américains ont des choses à nous apprendre. Ils ont de choses à apprendre de nous, et ils ont des choses à nous apprendre, sur ce point-là en particulier. David Jay : Ce qui est très marrant parce que c’est nous qui avons inventé l’argent fiduciaire. Il faut savoir quand même que l’argent fiduciaire, donc l’argent qui ne correspond pas à son équivalent en lingots d’or par exemple, a été juste imprimé par l’État, sur décision de l’État, cet argent là, ça a été inventé en France par John Law … Olivier Roland : Pourtant un nom anglais. David Jay : …qui était un escroc ! Et il a été jugé, condamné, mais le roi, à l’époque a trouvé que son idée était très bonne, on va la garder et on va faire tourner la planche à billets. Et c’est comme ça qu’est née l’inflation et pas mal de problèmes qui s’en sont suivis avec la finance mondiale. Olivier Roland : Merci David pour avoir été là et à très bientôt pour de nouvelles aventures sur le blog ou ailleurs. David Jay : Au revoir. Acheter La Grève sur Amazon :

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La Grève, d’Ayn Rand (la Révolte d’Atlas) http://www.olivier-roland.fr/items/view/441/La-Grve-dAyn-Rand-la-Rvolte-dAtlas

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Transcription texte (littérale) de la vidéo : Bonjour et bienvenue dans cette nouvelle vidéo du blog Des Livres Pour Changer de Vie. Je me trouve actuellement à Lille et je vous fais cette vidéo rapidement pour vous parler d’un livre exceptionnel qui vient juste d’être publié officiellement en France, et qui s’appelle La Grève, d’Ayn Rand. C’est un livre dont je vous ai déjà parlé brièvement sur mon blog Blogueur Pro dans mon article sur Los Angeles, et je vous avais parlé de ce livre en vous disant que c’était un livre secret, inconnu en France. Eh bien ça y est, il n’est plus secret, il a été enfin publié en France !

Si j’ai souhaité vous parler de ce livre, c’est que je le trouve vraiment exceptionnel, et qu’en plus l’histoire de sa traduction officielle en français est vraiment rocambolesque, c’est le moins que l’on puisse dire ! Il faut savoir que ce livre a été publié officiellement en 1957 aux États-Unis. La Grève devenu un véritable phénomène, c’est un best-seller qui s’est vendu à plus de dix millions d’exemplaires. Un sondage a même déterminé que ce livre est le deuxième livre le plus populaire aux États-Unis après la Bible. On estime qu’environ 8% des Américains l’ont lu, ce qui représente quand même trente-deux millions de personnes, donc c’est vraiment énorme. Ce livre – Atlas Shrugged en anglais- a vraiment une influence déterminante sur les États-Unis. Donc l’histoire de sa traduction est rocambolesque : en 1958, un éditeur suisse a commencé à faire la traduction de ce livre, sous le titre « La Révolte d’Atlas ». Il a traduit les deux tiers de ce livre. Ayn Rand, qui lisait parfaitement le français, a eu l’occasion de lire cette traduction, et il faut savoir qu’elle l’a répudiée parce qu’elle estimait que cette traduction n’était pas d’une qualité suffisante. Donc on a eu droit à deux tiers de traduction de mauvaise qualité. L’éditeur a ensuite fait faillite. Et pendant cinquante ans, il n’y a pas eu une seule traduction officielle en français. Donc c’est assez incroyable, on peut même se demander quand on a l’a lu, s’il n’y a pas eu une forme de censure. Parce qu’il faut savoir que le contenu de La Grève va vraiment à l’encontre de toute la politique économique et sociale de la France de ces quarante dernières années ; on peut vraiment se demander s’il n’y a pas eu une certaine forme de censure. En 2009, une femme a été complètement révoltée par l’absence de ce livre si connu aux États-Unis et complètement inconnu en France, et a décidé de prendre sur son temps libre, pendant un an, pour travailler sur un projet de traduction pirate, c’est-à-dire qu’elle n’a pas demandé l’autorisation aux ayants droit de cette œuvre. Elle a donc travaillé elle-même pendant un an sur la traduction pirate de cette œuvre. Cette femme, c’est Monique di Pieirro. Elle a sorti une traduction pirate en PDF en 2009. C’est cette traduction pirate que j’ai eu l’occasion de lire, et c’est de celle-là dont j’ai parlé dans mon article sur Blogueur Pro. Je vous disais dans cet article que la seule occasion pour laquelle je suis fier d’avoir accès à une œuvre piratée, c’est quand cette œuvre pirate est la seule manière d’avoir accès à l’œuvre. Mais aujourd’hui, ce n’est plus la peine de télécharger cette œuvre pirate, puisqu’on a enfin une traduction officielle sous le titre « La Grève ». La traductrice n’est pas la même, c’est Sophie Bastide-Foltz, qui elle aussi a dû sans doute travailler pas mal de temps, donc merci Monique et merci Sophie, si vous regardez cette vidéo, pour votre travail exceptionnel qui permet enfin de faire connaître cette œuvre géniale en France. Juste un bémol sur la traduction : je ne suis pas sûr que La Grève soit un titre vraiment probant pour le marché français. Le titre original Atlas Shrugged signifie Atlas haussa les épaules. Je trouve vraiment que c’est une image poétique et imagée qui se comprend parfaitement quand on lit le livre : c’est Atlas qui porte le monde et qui hausse les épaules et qui fait donc trembler le monde. La grève se comprend aussi quand on a lu le livre, mais je ne suis pas sûr que pour quelqu’un qui ne l’a pas lu, cela va l’intéresser, cela va le pousser à lire le contenu, parce qu’on va tout de suite avoir une idée différente de ce que le livre propose. Mais au-delà de cela, si je vous fais cette vidéo aujourd’hui, c’est pour vous dire que je trouve ce livre absolument exceptionnel, c’est un livre qui est extrêmement dense, il fait presque mille deux cents pages et c’est écrit sous la forme d’un roman. C’est une œuvre de fiction mais ce n’est pas juste un roman pour se détendre. La forme du roman est utilisée pour mettre en avant des idées, tout un système de pensée politique, économique… que je trouve vraiment, vraiment fascinants. Ayn Rand pousse sa pensée à des extrêmes que je ne partage absolument pas, mais au-delà de ces extrêmes, je trouve que tout entrepreneur devrait lire ce livre. Si vous êtes entrepreneur ou si vous pensez à créer votre entreprise, si vous avez un projet de création d’entreprise, si vous avez déjà une entreprise, si vous vous considérez comme entrepreneur, si vous considérez que vous avez l’état d’esprit d’un entrepreneur, je vous recommande fortement de lire La Grève. En plus, c’est vraiment un livre passionnant. Pour ma part, j’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire, il a fallu attendre les cent premières pages. Mais après les cent premières pages, j’étais complément pris dans l’histoire et je ne pouvais plus m’arrêter. Je connais un autre entrepreneur célèbre de l’Internet francophone qui a lu ce livre je crois en une semaine et demie, ce qui est un exploit, et il ne pouvait plus s’arrêter. C’est vraiment quelque chose de passionnant qui va sans doute changer à tout jamais le regard que vous portez sur les entrepreneurs et sur l’entreprenariat, sur la valeur ajoutée qu’on peut apporter au monde et sur de nombreuses autres choses. D’ailleurs ce livre m’a tellement marqué que je pense que je ferai d’autres vidéos, peut-être d’autres articles à son sujet, ou que je vous lirai quelques passages qui sont absolument extraordinaires. Et, de plus, si vous vous intéressez un petit peu à la culture américaine, à la culture anglo-saxonne, c’est vraiment une lecture indispensable parce qu’énormément d’Américains l’ont lu. Et c’est, je pense, un des quelques livres qu’il faut lire pour comprendre les États-Unis, leur politique, leur culture. Donc, vous avez compris, c’est la première fois que je fais une vidéo comme ça pour vous recommander de lire un livre. Je vous recommande vraiment, vraiment de lire La Grève, c’est un livre exceptionnel. Je vous l’ai dit, il va à certains extrêmes que je ne partage pas, j’aurai peut-être l’occasion d’y revenir. Mais le fond de ce livre est absolument incroyable, il va à l’encontre de nombreuses choses qu’on nous assène comme étant la normalité depuis des décennies en France, et je pense qu’il a vraiment, vraiment le pouvoir de changer les choses en mieux dans notre société et aussi dans notre état d’esprit. Merci d’avoir regardé cette vidéo, et je vous dis à très bientôt sur le blog, ou ailleurs, pour de nouvelles aventures ! Acheter La Grève sur Amazon :

Et vous, avez-vous déjà lu La Grève, ou en avez-vous déjà entendu parler ? Dites-le nous dans les commentaires ! Pour recevoir gratuitement un podcast "7 étapes pour vaincre la Procrastination et rester motivé pour créer ou diriger une entreprise" et une vidéo "7 livres indispensables pour Créer son Entreprise", cliquez ici et laissez-moi votre adresse email pour que je vous les envoie gratuitement ! ;)

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Mon, 07 Nov 2011 15:25:00 +0100 http://www.olivier-roland.fr/items/view/441/La-Grve-dAyn-Rand-la-Rvolte-dAtlas
Interview : Comment Phil gagne un million de CA par an en vivant la Semaine de 4 heures http://www.olivier-roland.fr/items/view/362/Interview-Comment-Phil-gagne-un-million-de-CA-par-an-en-vivant-la-Semaine-de-4-heures

Lorsque j’ai rencontré Phil, dirigeant de la société Oznium, à San Francisco et qu’il m’a expliqué qu’il génère 1 million de dollars de CA par an avec sa société tout en vivant La semaine de 4 heures et en voyageant partout dans le monde, je n’ai pas résisté à la tentation de l’interview pour lui donner l’occasion de partager son expérience et ses stratégies avec vous. Phil est un peu timide, donc cela m’a été parfois un peu difficile de le faire parler, mais je pense que j’ai quand même réussi à lui tirer un peu les “vers du nez” pour vous apporter des éléments intéressants :

*** Soyez sûr que les sous-titres en Français sont bien activés ! Si ne c’est pas le cas, cliquez sur dans la barre juste en dessous de la vidéo ! L’icône se colorera alors en rouge : *** Transcription texte de l’interview : Olivier Roland : Bonjour et bienvenue dans cette nouvelle vidéo du blog Des Livres Pour Changer de Vie. Je suis actuellement avec Phil… Salut Phil ! Phil : Salut ! Olivier Roland : J’ai rencontré Phil ici à San Francisco. Il m’a raconté un petit peu son parcours d’entrepreneur, et c’est un entrepreneur qui vit aujourd’hui le style de vie de La semaine de 4 heures. J’ai trouvé son parcours très très intéressant, et je me suis dit que j’allais l’interviewer pour vous faire partager un petit peu son parcours . Alors Phil… Peux-tu nous parler brièvement de ton entreprise et expliquer ce qu’elle fait… et quand as-tu démarré ? Phil : En gros, j’importe de l’éclairage LED de Chine. On le fait venir aux États-Unis, dans notre entrepôt, et nous le revendons en ligne à nos clients, comme n’importe quelle boutique sur internet. J’ai commencé il y a environ 8 ans quand j’étais encore au lycée. Olivier Roland : Waow ! Comment as-tu cette idée ? Phil : Disons que j’ai perçu qu’il y avait un marché intéressant. J’avais des amis qui voulaient des LED que j’avais installées sur ma voiture. Du coup j’achetais des LED pour 1 dollar et les revendais pour 5 dollars. Ça me faisait un peu d’argent de poche pour le lycée, pour la nourriture et autres… Et peut-être un ou deux ans plus tard, je me suis réveillé un jour en me disant, waow, c’est quand même une bonne affaire. Et j’ai donc continué et développé l’activité. Olivier Roland : Donc au début c’était juste pour se faire un peu d’argent ? Phil : Oui. Olivier Roland : Comment as-tu géré la transition entre la petite activité qui faisait gagner un peu d’argent de poche et la véritable entreprise… Qu’est-ce qui t’a décidé à sauter le pas ?

Phil : Ça a été très progressif. J’ai fait une chose à la fois, et comme je l’ai déjà dit, ce n’était pas quelque chose que j’avais prévu de faire. Je me suis réveillé un jour et je me suis dit “C’est vraiment une affaire.” Je crois que la transition a été plutôt de réaliser que… L’on pouvait créer un véritable business et en vivre. Certaines personnes pensent qu’elles doivent trouver un travail. Mais moi j’ai réalisé que cette opération pouvait générer assez d’argent pour soutenir mon style de vie. Olivier Roland : D’accord. Alors au début, combien d’argent gagnais-tu ? Phil : La première année, peut-être 20 000 dollars, ou 18 000 dollars, quelque chose comme ça. Olivier Roland : C’était plutôt pas mal, non ? Phil : Ah oui, c’était plutôt bien ! Olivier Roland : Tu étais content, mais quand as-tu commencé à vraiment gagner de l’argent ? Phil : Je dirais après trois ou quatre ans, mais avant d’arriver à ce stade, je n’avais pas beaucoup de dépenses. Je vivais chez mes parents, et je n’avais pas grand-chose à acheter. Olivier Roland : D’accord. Quelle a été au début ta stratégie pour te faire connaitre, quelles ont été les techniques de marketing que tu as utilisé ? Phil : Au début, une des grandes choses que nous avons faites en marketing, ça a été les forums et les groupes de discussion. On allait donc sur les forums spécialisés pour faire notre promotion en nous inscrivant en tant que sponsor, ce qui était très bon marché : Entre 10 et 100 dollars par mois pour les mieux classés. On était en contact quotidien avec leurs membres. On parlait de nos produits. On donnait des informations sur les LED et des idées sur leur installation. C’était une interaction sociale directe avant l’avènement de Facebook. C’était vraiment bien. Olivier Roland : Et le véritable démarrage a commencé après ça alors ? C’est venu comment ? Par le bouche à oreille ? Phil : Oui, essentiellement par le bouche à oreille. Un client a appelé notre service après-vente. Il nous a fait part d’un produit défectueux. On lui a immédiatement envoyé un produit de remplacement sans poser de question. Une personne avait par exemple publié un commentaire négatif sur nos produits. Il disait que la bande de la LED qu’il avait achetée ne fonctionnait pas et avait du trouver un remplacement. J’ai donc vu le commentaire négatif et l’ai immédiatement appelé. Je me suis présenté, et je me suis excusé. Je lui ai dit: "Cette bande, ce produit n’est pas vraiment bon. On essaye d’en avoir un meilleur, mais pour le moment nous ne l’avons pas." "Je vais donc vous rembourser votre commande dans sa totalité". Environ 65 dollars. Je lui ai donc remboursé toute sa commande sans poser de question. Ce n’était pas quelque chose qu’il avait demandé. Il était donc très satisfait. Olivier Roland : D’accord. Donc tu penses que c’est votre point fort ? Phil : Oui, tout à fait. Olivier Roland : Je crois qu’on peut apprendre beaucoup de toi. Combien d’heures par semaine travailles-tu pour ta boite ? Ça dépend, car tout ça est comme un jeu pour moi. Peut-être quatre heures en tout sur les dernières semaines. Parfois, je prends du temps pour travailler sur d’autres projets, peut-être soixante heures par semaine, mais ça reste amusant. Le schéma habituel, c’est : je travaille de manière intensive pendant un mois, voire 3 semaines, puis je disparais pendant deux mois. Olivier Roland : C’est vraiment la semaine de 4 heures. Tu as vraiment la liberté de faire ce que tu veux. Si tu veux travailler, tu travailles. Si tu ne veux pas travailler, tu ne travailles pas. C’est génial ! Et tu peux complètement gérer ton entreprise à partir d’internet, n’est-ce pas ? Phil : Oui, tout à fait. Olivier Roland : Et tu m’as dit que tu voyageais souvent. Phil : Oui. Olivier Roland : Alors peux-tu nous dire le nombre de pays dans lesquels tu t’es déjà rendu ? Phil : Je n’ai jamais vraiment compté, mais ça doit faire au moins quarante. Olivier Roland : Waow ! Et tout ça en huit ans ? Phil : Oui. Olivier Roland : Waow ! C’est génial ! Quels ont été les derniers pays visités ? Phil : Cette année a démarré avec Hong Kong. J’y ai fait des affaires pendant quelques mois, puis je suis allé à Hawaii pour une faire une courte pause. Je suis ensuite retourné un peu à Hong Kong, puis je suis allé au Timor Oriental, un endroit très intéressant. Puis de retour à Hawaii, et aux États unis, à New York, à Antigua, dans les Caraïbes. Puis j’ai fait la traversée de l’Atlantique pendant 45 jours. Olivier Roland : Waow !!! Tu avais internet ? Phil : Non. Olivier Roland : Donc 45 jours sans internet ? Phil : On a eu 18 jours sans internet, puis on eu internet pendant quelques jours. Olivier Roland : C’est vraiment le test par excellence pour voir si ton entreprise se gère toute seule, non ? Tu n’as pas du tout consulté tes emails. Phil : Non. En fait, quelqu’un sur le bateau avait une connexion satellite. C’est comme ça qu’on a su qu’Oussama Ben Laden s’était fait avoir. Mais à part ça, on était au courant de rien sur le monde extérieur. Olivier Roland : Génial. Et quand tu es revenu dans le vrai monde, ton entreprise était encore là. Phil : Oui, c’était un des meilleurs mois que nous avons faits. Olivier Roland :Tu ne crains donc pas d’aller en vacances. Phil : C’est ça. Olivier Roland : C’est une entreprise profondément automatisée. Ce qui est incroyable, c’est que tu as fait tout ça avant que le livre La Semaine de Quatre Heures ne soit écrit. Phil : Oui. Je travaillais plus dur… Non, pas vraiment plus dur. Je m’activais davantage avant la Semaine de Quatre Heures. Ce livre m’a fait réaliser que je n’avais pas besoin d’aller au bureau tous les jours. Que je n’étais pas obligé d’accomplir ces tâches… Je pouvais donc davantage me concentrer sur les 80/20 plus productifs. Olivier Roland : Tu veux donc dire qu’avant avoir lu ce livre tu avais la liberté, mais tu n’en étais pas conscient ? Phil : Oui, exactement. Olivier Roland : Waow ! Le livre t’a donc fait prendre conscience de cette liberté ? Phil : Exactement. Olivier Roland : Et c’est à partir de ce moment-là que tu as commencé à voyager ? Phil : Maintenant je vais au bureau seulement une fois par an. Olivier Roland : Une fois par an au bureau… C’est génial !!! Est-ce que tu parles de ce que tu fais aux gens que tu rencontres à travers le monde ? Phil : Oui, tout à fait. Olivier Roland : Quelle est leur réaction ? Phil : Il ne savent pas comment j’y arrive. Les gens sont parfois jaloux. Ils peuvent être très négatifs, pensent parfois que je devrais travailler plus dur ou rester au bureau. Ils ne savent pas ce que c’est. Mais en général la plupart des gens comprennent, et essayent de s’y mettre. Mais ils ne savent simplement pas, ou ne voient pas comment c’est possible. Ils ne voient pas les étapes à suivre, ou n’ont pas l’attitude adéquate : "Tu n’as pas à faire ça…" Un entrepreneur traditionnel pense qu’il doit aller au bureau tous les jours pour s’occuper de son entreprise, et que s’il doit s’absenter, il devra de toute façon communiquer à distance avec la personne qui le remplacera. C’est une des grandes inquiétudes. Olivier Roland : D’accord… Oui. C’est une chose que tu pourrais faire : donner des cours sur le sujet. “Comment monter une entreprise automatisée”. Tu as bien sûr beaucoup d’expérience dans ce domaine. Ça t’arrive d’y penser ? Phil : Oui, c’est une possibilité. Olivier Roland : Je suis sûr que ça marcherait. Je suis sûr que tu as plein de choses à enseigner. Et quel est actuellement le chiffre d’affaires de ton entreprise ? Phil : Plus d’un million de dollars par an. C’est plutôt régulier. Je sais à peu près combien par jour…Je pourrais par exemple prédire combien je gagnerai mardi, et c’est comme ça toutes les semaines. Olivier Roland : D’accord. Waow. Phil : Les prévisions sont basées sur les chiffres de la fréquentation du site et du taux d’achat. Donc il plutôt facile de faire des prévisions. Olivier Roland : D’accord. Et combien d’employés as-tu ? Phil : Il y a quatre personnes aux États-Unis et quatre personnes à Hong Kong. Olivier Roland : Cela est-il difficile pour toi de trouver des gens ? Phil : Non, pas pour le moment. La meilleure façon est de faire appel à son réseau local. Olivier Roland : As-tu donc mis en place des procédures pour que tes employées puissent gérer ton entreprise sans ta participation ? Phil : Oui. Tout est complètement automatisé. Ça roule tout seul. Olivier Roland : Tu m’as dit qu’il t’arrivait de travailler 60 heures par semaine si tu le souhaitais. De quel travail s’agit-il ? Phil : Oui. Je conçois de nouveaux systèmes, j’établis de nouveaux procédés, et je fais du développement commercial. Si je devais disparaître maintenant, l’entreprise continuerait à tourner, mais sans vraiment croître. Olivier Roland : Est-ce que tu as lu "The E-myth" ? L’auteur de ce livre génial explique en gros que la différence entre les entrepreneurs et les personnes qui créent leur propre emploi, c’est que les entrepreneurs travaillent sur leur entreprise, alors que les personnes qui créent leur propre emploi travaillent dans leur entreprise. Toi tu améliores les procédés, l’ensemble des stratégies… Afin que l’entreprise fonctionne toute seule. Phil : Tu parles du livre The Emyth ? Olivier Roland : Oui, c’est ça. Phil : Très bon livre. Il est un peu difficile d’appliquer. Les concepts d’organisation définis par ces manuels de gestion et organigrammes, c’est plus facile à dire qu’à faire. Olivier Roland : Oui. C’est un peu ennuyeux à mettre en oeuvre, n’est-ce pas ? Mais une fois que c’est fait, c’est fait ! On a juste à demander à son équipe de d’améliorer l’organisation, et on a plus grand-chose à faire ensuite.C’est vraiment quelque chose que bon nombre d’entrepreneurs pourraient lire. Ils ne pensent pas que l’ensemble de leurs connaissances pourrait être noté par écrit. Cela pourrait éviter aux employés de leur poser des questions à chaque fois qu’ils ne savent pas quoi faire. Les entrepreneurs en vacances gardent donc toujours leur téléphone mobile. Ils passent beaucoup de temps chaque jour à répondre à des questions très simples dont les solutions pourraient être notées sur un bout de papier. C’est fou ! Phil : Oui, c’est vraiment incroyable. Il peut être intéressant d’imiter l’industrie hôtelière. Si on prête attention aux hôtels, on peut voir qu’ils sont dotés de manuels vraiment extraordinaires. Ça roule tout seul. Olivier Roland : Oui. L’auteur du livre "The E-myth" donne l’exemple de l’industrie hôtelière. Phil : Oui. Olivier Roland : Je vous encourage vraiment à acheter ce livre. Il a été traduit en français il y a environ vingt ans. Il n’est plus disponible aujourd’hui, mais vous pouvez le lire en anglais. Si c’est difficile pour vous, hé bien… Il pourrait être votre premier livre en anglais et vous pourriez vraiment apprendre beaucoup de choses : Penses-tu qu’il est encore possible aujourd’hui de démarrer une entreprise sur internet ? Il y a après tout beaucoup plus de concurrence aujourd’hui. Phil : Oui. Olivier Roland : Tu crois qu’il y a encore de la place sur le marché ? Phil : Oui, il y a encore beaucoup de potentiel. Olivier Roland : Si tu devais recommencer à zéro, que ferais-tu ? Phil : Si je devais repartir de zéro, il se pourrait que je fasse les choses différemment. J’envisagerais de sous-traiter la gestion de l’entrepôt. Dans le livre La Semaine de Quatre Heures, Tim Ferriss conseille de ne pas acheter le produit au fabricant pour le revendre soi-même, et qu’il vaut mieux jouer le rôle du commercial qui gère la relation clientèle. Olivier Roland : Ce n’est pas ce que tu fais… Tu achètes toi-même. Phil : Oui. Olivier Roland : D’accord. Vas-tu donc suivre les conseils de Tim Ferriss ? Phil : Je pourrais l’envisager. Disons que c’est quelque chose que je n’ai pas encore essayé. Cela pourrait être l’occasion de voir comment cela fonctionne. Évidemment chaque façon de faire a ses avantages et ses inconvénients. On peut faire plus de marges et de bénéfices en se basant sur le modèle que nous développons verticalement. Nous développons la relation clientèle, agrandissons notre entrepôt, étendons notre gamme de produits… En parallèle, nous diversifions nos sources d’approvisionnement et commençons à fabriquer nous-mêmes. Mais si on ne procédait pas de cette manière, on ne gagnerait pas autant d’argent. Mais on pourrait se développer et s’adapter à la demande plus facilement, et on n’aurait évidemment pas autant de coûts d’infrastructure physique. Ce serait seulement de l’information. Olivier Roland : Oui. As-tu commis de grosses erreurs pendant ces huit ans ? Phil : Non, rien de vraiment sérieux. J’ai fait les choses étape par étape, en prenant des milliers de risques très mesurés. Olivier Roland : Oui. Phil : J’ai une fois acheté pour 5 000 dollars de produits qu’on a pas réussi à vendre. J’ai donc dû les vendre à un prix inférieur à leur coût de revient. C’était une grosse perte de temps mais finalement sans conséquence sérieuse. Olivier Roland : D’accord. Ce n’était donc pas vraiment une grosse erreur. Phil : J’ai quand même fait quelques erreurs jusqu’à présent. Je me suis débarrassé de certains sous-traitants en huit ans qui devaient concevoir de nouveaux produits. Ils ont gaspillé beaucoup d’argent, et les projets n’étaient pas gérés correctement. C’est tout. Olivier Roland : Quel est donc ton prochain projet ? Phil : Nous allons élargir notre activité à Hong Kong. On va se concentrer sur le côté fabrication. Nous allons essayer de mieux contrôler les délais de fabrication et la qualité des produits. Je pense que si l’on contrôle bien la qualité, le coût aura moins d’importance parce qu’on n’aura pas autant de produits défectueux impliquant que l’on paye quelqu’un pour répondre au téléphone et prendre note du défaut ou que l’on paye quelqu’un pour expédier un produit de remplacement, etc. Ensuite, nous réfléchirons au développement de notre activité en Europe. Nous pensons à l’Angleterre ou la France. Notre modèle peut fonctionner à peu près n’importe où. Nos spectateurs connaitront déjà les produits LED et ton entreprise quand tu arriveras sur le marché français. Olivier Roland :Cool ! Je vous tiendrai au courant, je publierai un lien. As-tu des conseils à donner aux personnes qui souhaiteraient maintenant créer leur propre entreprise ? Quelque chose pour les aider à démarrer ? Phil : Il y a quelques petits trucs. En gros, ce qui est important est la création de valeur pour le client. Plus on fait bénéficier le client, mieux c’est… De toute évidence ! Olivier Roland : Le service clientèle a toujours été l’avantage concurrentiel de ton entreprise, n’est-ce pas ? Tu as des conseils à donner à ce sujet ? Phil : Soyez juste humain. Mettez-vous simplement à la place du client. Comment voudriez-vous que l’on s’occupe de vous ? Olivier Roland : Oui. Ça semble être le minimum mais il semblerait que beaucoup d’entreprises n’offrent pas de service clientèle humain. On dirait même que certaines personnes dans le marketing d’entreprise ne sont pas humains. Ils s’expriment dans un langage d’entreprise, avec des mots que personne n’utilise en dehors du monde de l’entreprise. C’est vraiment étrange. Si on parle aux gens en utilisant un vocabulaire courant, il est plus facile d’établir une relation avec eux. Qu’en penses-tu ? Phil : Je pense aussi qu’il y a un problème de confiance. Beaucoup de gens ne savent pas s’ils peuvent faire confiance au client. Donc quand le client appelle et dit: "Ce produit est cassé", ils vont hésiter à le croire. Alors qu’ils pourraient penser que le client dit la vérité, ou au moins lui laisser le bénéfice du doute. Et lui dire, "D’accord, nous allons vous remplacer le produit". Olivier Roland : D’accord. Oui. Il faut donc supposer que le client ne ment pas. Si le client ment, on s’en moque, puisque de toute façon, la plupart des clients ne mentent pas. C’est quelque chose que j’ai appris. La plupart des gens sont honnêtes. Ils ne demanderont pas à se faire rembourser. Cool ! Pour finir, peux-tu nous donner l’adresse de ton site web ? Phil : Oui. C’est oznium.com. Ça ne veut rien dire, c’est un mot inventé. Olivier Roland : Super. Merci Phil d’avoir partagé avec nous tes stratégies et ton histoire. La conclusion, c’est que vous pouvez voir qu’il est possible de créer une entreprise automatisée qui travaille pour vous, et non pas le contraire. Qui est conçue pour vous offrir le style de vie auquel vous aspirez. Merci Phil. Au revoir et à la prochaine ! Pour recevoir gratuitement un podcast "7 étapes pour vaincre la Procrastination et rester motivé pour créer ou diriger une entreprise" et une vidéo "7 livres indispensables pour Créer son Entreprise", cliquez ici et laissez-moi votre adresse email pour que je vous les envoie gratuitement ! ;)

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Wed, 28 Sep 2011 17:42:00 +0200 http://www.olivier-roland.fr/items/view/362/Interview-Comment-Phil-gagne-un-million-de-CA-par-an-en-vivant-la-Semaine-de-4-heures
Vidéo : Evitez une erreur qui m’a couté des années http://www.olivier-roland.fr/items/view/254/Vido-Evitez-une-erreur-qui-ma-cout-des-annes

La chronique des 3 livres que je recommande :

La semaine de 4 heures Serons-nous immortels ? Comment se faire des amis

Que pensez-vous de cette vidéo ? Avez-vous déjà lu des livres qui ont changé votre vie, et si oui, lesquels ? Faites-le nous savoir dans les commentaires !
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Tue, 30 Aug 2011 18:05:00 +0200 http://www.olivier-roland.fr/items/view/254/Vido-Evitez-une-erreur-qui-ma-cout-des-annes