Olivier Roland - tagged with Style-de-Vie-du-Blogueur-Libre http://www.olivier-roland.fr/feed en-us http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss Sweetcron [email protected] Voyages : Los Angeles (et un livre secret inconnu en France) http://www.olivier-roland.fr/items/view/188/Voyages-Los-Angeles-et-un-livre-secret-inconnu-en-France

Los Angeles représente la première étape de mon rêve. En juillet 2009, je me suis donné deux ans pour vivre la semaine de 4 heures. A cette époque, je dirigeai encore ma première entreprise, travaillait comme un fou dedans, Des Livres Pour Changer de Vie n’avait que quelques mois et je gagnais à tout casser 200 € par mois sur Internet. La nature des services que mon entreprise proposait (prestations informatiques) et son organisation faisait qu’il m’était difficile de partir longtemps. Je ne prenais en moyenne qu’une semaine de vacances à la fois, 2 à 3 semaines par an en moyenne. J’avais le style de vie classique de l’entrepreneur surmené, même si j’avais déjà commencé à réorganiser mon entreprise pour y passer moins de temps, grâce à ce que j’apprenais dans les livres du Personal MBA. Le challenge était difficile, mais j’étais résolu à l’accomplir, et tous mes efforts, toutes mes tentatives étaient dirigées dans un seul but : réussir à vivre la semaine de 4 heures (ce qui ne signifie pas pour moi travailler 4 heures par semaine, mais automatiser ou outsourcer ce que je n’aime pas, travailler un nombre raisonnable d’heures sur ce que j’aime, et avoir la liberté de voyager partout dans le monde). J’avais déterminé les grandes étapes qui m’y amèneraient, et me focalisait sur le fait de les atteindre, puis les dépasser une par une. Moins de deux ans plus tard, en juin 2011, ma première entreprise est vendue, je gagne sur Internet un revenu que je n’aurai jamais imaginé, et, comble du bonheur, ma seconde entreprise est entièrement gérable sur Internet, ce qui me permet de voyager partout dans le monde. J’en avais déjà profité un peu, en partant un mois à Wallis et Futuna et à Fidji en septembre 2010, une période bien plus longue que tout ce que je m’étais octroyé jusqu’à ce moment, et en partant 15 jours en Inde en avril. Mais mon rêve était de commencer ma nouvelle vie par un voyage au long cours dans un pays que je considérai naguère avec le dédain un peu méprisant qui caractérise bon nombre de Français, et que j’ai appris à respecter, puis à admirer en découvrant l’immense culture, les incroyables innovations, l’esprit entreprenarial qui le caractérise : les Etats-Unis. La culture américaine que nous pouvons “consommer” sans effort chez nous est en grande partie la plus mauvaise part. C’est la culture américaine “entrée de gamme”, que l’on retrouve dans les films et les séries (bien que certains films soient évidemment des chefs-d’oeuvre !). En lisant un à un tous ces livres du Personal MBA qui n’ont jamais été traduits en Français, j’ai pris conscience de l’immense richesse, de la grande intelligence, des pépites de savoir et d’expérience que recèle la littérature américaine, et j’ai réalisé avec un choc que la plus grande partie de celle-ci n’a PAS été traduite en Français, et que le fait de lire en anglais m’ouvrait les portes d’une nouvelle culture immense dont je n’avais pas soupçonné l’existence. Parmi tous ces livres non traduits figurent même des best-sellers, dont certains ont façonné et façonnent encore la manière qu’ont les Américains de voir le monde et d’agir. Prenez par exemple le livre “Atlas Shrugged” (La révolte d’Atlas en Français) d’Ayn Rand. Selon divers sondages, ce livre a été lu par 8% des américains (!), ce qui représente 28 millions de personnes. Un sondage réalisé par la bibliothèque du Congrès a montré que ce livre est le 2ème le plus populaire là-bas, après la Bible (!). Regardez le nombre de commentaires sur Amazon.com. A t-il été traduit en Français ? Oui et non. L’histoire en est rocambolesque, et montre bien à quel point nous sommes coupés d’un savoir qui parait couler de source là-bas. Ce livre a été publié en 1957, et deux ans plus tard, une maison d’édition Suisse a commencé à en publier la traduction. Elle a sorti deux livres sur les trois prévus, mais avec une qualité de traduction tellement mauvaise qu’Ayn Rand a refusé de lui donner son aval. L’éditeur a ensuite fait faillite, empêchant la traduction complète du livre. En 50 ans, pas une autre maison d’édition n’en a assuré la traduction. Finalement en 2009, une traductrice, Monique di Pieirro, excédée par cette “lacune incompréhensible”, a entrepris de réaliser une traduction pirate, occupant tout son temps libre pendant un an à la réalisation de cette tâche gigantesque (le roman en Français fait 1800 pages !). N’ayant pas le droit de réaliser cette traduction, elle a ensuite diffusée gratuitement une version PDF intitulée “La révolte d’Atlas”. David Jay m’a fait découvrir ce livre en me donnant ce PDF. C’est la seule fois où je suis fier d’avoir accès à une oeuvre piratée : quand ce piratage est le seul moyen d’en assurer la diffusion. Je n’en suis qu’à la page 446, donc à un peu plus d’un quart du roman, mais je dois dire que je suis ébloui par l’intelligence et le mordant de ce livre. D’origine russe, ayant fui ce pays pour émigrer aux Etats-Unis, Ayn Rand fait une critique féroce et extrême du collectivisme (en gros les systèmes politiques  anti-capitalistes, et particulièrement le communisme) et encense les entrepreneurs, “ceux qui font en sorte que les choses se produisent dans ce monde”. Elle pousse ses idées à des extrêmes que je ne partage absolument pas, mais met en avant de solides arguments et a une manière de voir les choses que je trouve particulièrement intéressante, si l’on fait abstraction de ses extrêmes. C’est un livre que tout entrepreneur devrait lire. C’est d’ailleurs  une véritable clé pour comprendre les américains, leur culture et leur politique. Un de ceux qui a été très proche d’elle dresse un portrait très intéressant des avantages et des problèmes de sa philosophie, l’Objectivisme, dans l’article “The Benefits and Hazards of the Philosophy of Ayn Rand“. Par ailleurs, de tous les livres qu’elle a écrits – et qui sont tous des best-sellers aux Etats-Unis – seul deux ont été traduits en France, La vertu de l’égoïsme et La source vive (et il semble qu’ils aient été traduits très récemment). C’est incompréhensible, à tel point que je me demande s’il n’y a pas une forme de censure qui s’est établie. Bref, La révolte d’Atlas et les autres livres d’Ayn Rand ne sont qu’un exemple parmi des milliers d’autres livres géniaux qui n’ont pas été traduits en Français. Et ceux qui le sont mettent parfois des années à être traduits, comme GTD, qui a mis 8 ans (!). Merci aux Editions Leduc pour l’avoir fait ! Essayez de lire des livres en anglais, vous verrez à quel point vous aurez accès à une vaste culture que vous ne soupçonniez pas. Si lire en anglais vous fait peur, lisez mon article “Comment parler English fluently et lire des livres compliqués en Anglais (pour les Nuls)“. J’admire donc à présent les Etats-Unis, et je voulais absolument commencer ma nouvelle vie en vivant dans l’état qui symbolise le plus l’entreprenariat et l’innovation, qui est le vivier de tant d’inventions géniales et où il fait bon vivre : la Californie. Et puisqu’il faut bien choisir un endroit dans cet état presque aussi grand et aussi peuplé que la France, Los Angeles, sa plus grande métropole, me paraissait comme le lieu le plus indiqué (les américains l’appellent presque toujours “LA”, prononcez “èl éy”). Je vais vous faire donc un résumé de ce que j’ai pu y voir, et en comprendre, pendant mes 3 semaines là-bas, entre Durango et Montréal, toujours dans le but de vous faire voyager avec moi et vous faire découvrir de nouveaux lieux
Rencontres et Couchsurfing

J’ai utilisé énormément le Couchsurfing pendant ces 3 semaines, plus que jamais auparavant, et cela m’a conforté dans l’idée qu’avec ce site extraordinaire, l’avion et une entreprise sur Internet, le monde est juste un village global. Vous pouvez aller partout dans le monde et vous faire des amis très facilement. J’ai rencontré des dizaines de personnes, américains et étrangers, locaux ou voyageurs, de tout bord, de tous horizons, venant de nombreux pays, parlant de nombreuses langues – dont heureusement l’anglais . Dès le lendemain de mon arrivée, une américaine vivant à Los Angeles a commencé à me faire découvrir la ville, en compagnie d’un Colombien vivant à Montréal (!).

Il est très facile de faire des rencontres et d’avoir des amis partout dans le monde avec le Couchsurfing Ce n’était que le début d’un grand nombre de rencontres dans des contextes très différents : fêtes sur la plage, restaurants, soirées Couchsurfing, soirées chez des amis, évènements divers et variés. J’ai eu une vie sociale très riche à Los Angeles, me faisant par la même occasion des amis que j’ai eu un peu de tristesse à quitter, mais que je me ferai une joie de revoir en revenant à Los Angeles, ou ailleurs !

Feu de camp, plage, musique et discussions : voilà une ambiance comme je les aime, propice à de nombreuses rencontres ! Je ne me suis d’ailleurs pas servi du tout du Couchsurfing pour être hébergé, uniquement pour faire des rencontres. Car c’est cela qui est génial : vous pouvez à la fois vous en servir pour être logé presque gratuitement chez l’habitant (et pour héberger des gens venant du monde entier, ce qui est une manière de voyager sans voyager), mais aussi pour rencontrer tout un tas de personnes ! C’est le meilleur moyen que je connaisse pour rencontrer immédiatement et facilement des locaux ouverts d’esprits qui vous feront vous plonger immédiatement dans la culture et la vie quotidienne du pays que vous visitez : votre expérience sera alors bien différente de celui du touriste “lambda” qui se contenterait de visites guidées balisées par son agence de voyages. Vous serez en contact avec le pouls de la différence, le coeur de ce qui fait qu’un pays est un pays, et ses habitants, même si évidemment ce sera comme de savourer un petit glaçon tiré d’un iceberg. Mais cela sera rafraichissant .

Avec des américains d’origine malaysienne et indienne dans un restaurant coréen. Vive le choc des cultures ! De plus comme d’habitude, le fait d’être dans un pays étranger rapproche les français, et j’ai passé de très bons moments avec des expatriés rencontrés sur place. J’ai notamment rencontré une blogueuse, Laetitia de Ma vie à Los Angeles, qui m’a dit avoir 200 visiteurs par jour (ce qui est pas mal) et se plaignait du nombre de commentaires négatifs qu’elle recevait. Je lui ai dit que c’est normal et qu’il ne faut pas qu’elle hésite à virer les lecteurs indésirables . Appartement ou hôtel ? Comme je restai 3 semaines à Los Angeles, je ne voulais pas aller à l’hôtel. Tout d’abord parce que c’est agréable d’avoir un appartement à soi, et ensuite parce que, comme Yaro Starak le dit dans l’interview que j’ai réalisé, “si vous passez votre temps à voyager et que vous ne mangez qu’au restaurant, cela va vous tuer”. J’ai donc utilisé le site dont il parle dans l’interview, VRBO et ait pu louer un appartement incroyable, avec une vue extraordinaire (la 1ère photo de cet article est la vue de Los Angeles depuis mon balcon) et une piscine privée, partagée uniquement avec la famille. L’appartement, grand et confortable, m’a coûté environ 2000 € pour 3 semaines. Ce n’est pas très cher si l’on considère qu’un même niveau de confort et une vue aussi belle dans un hôtel m’aurait coûté au moins deux fois plus, et que j’avais le plaisir d’avoir mon propre chez-moi, avec ma propre cuisine.

Voici mon bureau (je venais de commencer à rédiger l’article sur Durango). Il  y a pire non ? En tout cas c’est mieux qu’un bureau de 10 m² éclairé au néon à la Défense ! Je vous recommande donc, si vous comptez vous poser un certain temps à un endroit, de considérer l’option appartement. VRBO en propose partout dans le monde ou presque. Tout comme le Couchsurfing, cela vous aidera à voir les voyages autrement que comme un touriste, en vous immergeant encore plus dans la vie locale. Cela permet aussi de faire (parfois) des rencontres intéressantes. Le propriétaire qui louait l’appartement est un compositeur de musique de films, primé, avec ses récompenses et ses disques d’or accrochés au mur, et sa femme est une Française, profileuse pour une série de télé-réalité américaine. Des profils atypiques que l’on ne rencontre pas souvent ! Cinéma, télévision et théâtre Car évidemment, Los Angeles est la capitale du cinéma, et aussi un lieu où se produisent de nombreuses émissions de télévision, et qui est constellé de théâtres en tout genre ! Je ne compte pas le nombre de comédiens ou aspirants comédiens – et surtout aspirants acteurs ! – que j’ai rencontrés, et toutes les personnes qui travaillent de près ou de loin dans cette industrie : scénaristes, musiciens, spécialistes des effets spéciaux, cadreurs et j’en passe et des meilleurs. Une énorme partie de la population travaille dans ce secteur, ou rêve d’y travailler, et cela se sent.

Dans un des nombreux théâtres de la ville, pour une pièce jouée pour la 1ère fois depuis 300 ans. Comme au XVIème siècle, il y a des sièges sur la scène… ce dont je n’ai pas manqué de profiter !
De nombreux aspirants comédiens font le déplacement, parfois de très loin – j’ai rencontré par exemple un Espagnol vivant à Paris – dans l’espoir de percer dans cet Eldorado. Beaucoup disent qu’ils se satisferaient déjà de pouvoir vivre régulièrement de leur travail – en décrochant des rôles dans des troupes de théâtre, et surtout des petits rôles dans des films ou des séries – mais évidemment le rêve de presque chacun d’entre eux est un jour de devenir une de ces têtes d’affiche qui font la gloire du cinéma Hollywoodien. La concurrence est donc très très forte. Le cinéma se traduit aussi par toutes ses attractions touristiques, comme le Chinese Theater, avec sa cour emplie d’empreintes de stars gravées dans le ciment, ou ses studios qui se visitent et qui sont parfois de véritables parcs d’attractions, comme Universal Studio (ce dernier est d’ailleurs très sympa, je vous le recommande !)

Les empreintes de R2-D2 et C3PO. Les américains ne manquent pas d’humour
Une ville étalée New-York est une ville où les habitants sont empilés, tandis qu’à Los Angeles tout le monde est étalé ! Les grattes-ciels sont rares, et du coup la ville ressemble beaucoup à une gigantesque banlieue qui s’étend sur… plus de 100 kilomètres ! La ville en elle-même, sans son agglomération, s’étend sur 1290 km². A comparer aux 105 km² de Paris. Du coup, la densité est de 3154 habitants au km², contre plus de 20 000 pour Paris. Cela se traduit très concrètement par le fait que tout est éloigné de tout à LA. Les points intéressants sont séparés par des kilomètres et des kilomètres de pavillons résidentiels à l’intérêt architectural quasiment nul. La ville est cependant très verte, avec des arbres un peu partout, et notamment des avenues bordées  de palmier que l’on voit dans les films qui s’y déroulent. Il n’y a pas de véritable centre. Il y a l’inévitable Downtown des villes américaines, constellé de gratte-ciels, mais Los Angeles, c’est avant tout une collection de quartiers qui ont tous leur âme propre  et qui sont souvent d’anciennes villes qui ont été absorbées par elle.

Entre les gratte-ciels du Downtown (ici de la terrasse d’un bar génial, le Rooftop)…

Les canaux de Venice (créés par un milliardaire excentrique qui voulait créer une nouvelle Venise),

Ou la baie de San Pedro (ici prise du Queen Mary, un vieux paquebot transatlantique reconverti en hôtel)

La diversité des quartiers majeurs est très importante. Sur cette photo, vous pouvez voir que les grattes-ciels sont comme perdus au milieu d’une mer de quartiers résidentiels Trafic Cette particularité de LA est la source d’une de ces plus grandes frustrations : le trafic. En effet, la taille de la ville et le fait que tout soit éloigné de tout rendent obligatoire l’utilisation de la voiture, d’autant plus que le réseau de bus et le métro sont très peu développés. Comme tous les habitants ou presque sont obligés de se déplacer en voiture sur de longues distances, cela créé des embouteillages monstrueux, dont l’on ne s’extirpe que pour devoir chercher une place de parking, qui va vous demander soit beaucoup de temps pour la trouver, soit beaucoup d’argent, et parfois les deux ! De là où j’habitai à West Hollywood, la plupart des déplacements vers de lieux intéressants prenaient entre 30 et 40 minutes en moyenne – et autant au retour – et ce nombre peut être facilement doublé si vous entrez dans des embouteillages que les GPS semblent prendre un malin plaisir à dénicher… Les habitants de la ville savent quelles voies éviter pour ne pas être au coeur de la congestion, mais les GPS ont encore du boulot pour faire la même chose ! Pourtant les américains ont de la place, les avenues sont souvent de deux fois trois voies, et parfois même deux fois quatre ou cinq voies, il y a systématiquement des couloirs spécifiques pour tourner à droite et à gauche aux carrefours,  et il est possible de tourner à droite même quand le feu est rouge, mais cela ne suffit pas. Ce n’est pas comme dans la plupart des grandes villes, où nous pouvons prendre les transports en commun pour contourner ces problèmes, ici il est très difficile de se rendre vraiment où nous voulons avec eux. Au final, je m’y suis habitué, comme tout le monde, en utilisant le temps de déplacement pour écouter des podcasts. Bref, soyez prévenu, si vous prévoyez de venir à Los Angeles et de ne pas louer de voiture, attendez-vous à des déconvenues ! Si vous louez une voiture, vous expérimenterez certes les joies des embouteillages et des places de parking à trouver, mais au moins vous pourrez réellement profiter de la ville. Pendant vos déplacements, pourquoi d’ailleurs ne pas écouter les podcasts de Des Livres Pour Changer de Vie, notamment 10 raisons pour lesquelles vous ne devriez pas être salarié, qui est le podcast le plus populaire du blog ?  

Malgré les embouteillages, les américains sont en général plus respectueux des distances de sécurité qu’en France… même à l’arrêt, comme ici ! Communautés et langues Los Angeles, c’est également une collection incroyable de communautés qui ont gardé leur culture et qui parfois poussent ce communautarisme jusqu’à habiter ensemble dans des quartiers où presque tout est affiché dans leur langue ! Un des quartiers les plus représentatifs de cet état de fait est le quartier Coréen, appelé “Korean Town”, littéralement “la ville Coréenne”. En s’y baladant on remarque que la très grande majorité des panneaux sont en Coréen, et les habitants ont presque tous le profil asiatique, et parlent Coréen entre eux !

Dans un centre commercial de Korean Town. Presque tous les affichages sont en Coréen !

Jusqu’aux tickets dans les restaux qui sont en Coréen aussi ! Et Koreantown n’est pas le seul quartier de ce type, il y a évidemment Chinatown, et Little Tokyo, le quartier japonais, et bien d’autres !

Little Tokyo, le minuscule quartier japonais de la ville Ce regroupement de personnes issues d’une même culture entre eux, jusqu’au fait de garder leur langue d’origine et de l’afficher partout a été très étrange pour moi. C’est la première fois que je vois un communautarisme aussi fort dans une ville. Los Angeles est ainsi la 2ème ville au monde après Séoul en terme de population d’origine Coréenne ! Je ne saurai dire si ce communautarisme est une bonne ou une mauvaise chose, mais j’ai apprécié personnellement de pouvoir passer d’une culture à une autre en prenant juste ma voiture. Los Angeles est ainsi une ville très cosmopolite, où l’on peut entendre de très nombreuses langues différentes. L’espagnol est ici parlé par une grande partie de la population, dont une portion d’ailleurs ne parle pas du tout anglais, et bien que l’anglais reste la seule langue officielle, les affiches et panneaux dans les deux langues sont monnaie courante. Ce bilinguisme s’ajoute donc aux langues des diverses communautés, créant un joyeux patchwork que j’ai trouvé intéressant et dynamique. Heureusement, l’anglais reste la langue commune de presque tout le monde, évitant à la ville de se transformer en tour de Babel
Autre avantage lié à ce mélange des genres, il y a un nombre incroyable de restaurants dans cette ville. Tous les pays du monde ou presque sont représentés. L’occasion idéale de tester de nouvelles saveurs ! Pauvreté et insécurité Bien qu’évidemment sans commune mesure avec ce que j’ai pu voir en Inde, la pauvreté dans certains quartiers est très visible. Dès la tombée du jour, de nombreux SDF parcourent le Downtown, et l’insécurité dans certains quartiers est forte. Le guide du routard indique même que le simple fait de se promener dans certaines zones le soir peut être ressenti comme une provocation par ses habitants ! Il faudra donc faire attention si vous allez à LA, de ne pas vous balader n’importe tout une fois le soleil couché. Le guide du routard liste les quartiers “chauds”, et en suivant ces simples recommandations, vous ne devriez pas avoir de problèmes. En gros il faut éviter les quartiers du sud à l’est, y compris le Downtown (en journée il n’y a pas de problèmes) . Je n’ai personnellement eu aucun souci durant tous mon séjour. Tourisme et divertissements

Le cliché habituel est tellement “cliché” que j’ai essayé de trouver un autre angle
Si vous aimez les vieux monuments, il n’y a pas grand-chose à voir à Los Angeles. C’est une ville très récente, qui n’avait encore que 11 000 habitants en 1887. La ville regorge par contre de musées et de plages, donc si vous aimez les deux, vous serez ravi ! Les plages sont tout simplement gigantesques, et même en plein mois de juillet, il y a beaucoup de place, on est loin des plages bondées que l’on peut retrouver sur la Côte d’Azur l’été !

Les plages de Los Angeles sont immenses et s’étendent sur des kilomètres. Notez les surfeurs, il y en a beaucoup à LA !
Le climat est de plus très agréable – même en hiver, à ce qu’on m’a dit – je n’ai quasiment pas eu de pluie pendant tout mon séjour. Les musées sont nombreux et variés : arts, science, de toutes sortes et de tous poils, il y en a pour tous les gouts. Un des plus célèbres musées est la villa Getty, une reconstitution d’une villa d’Herculanum, une ville romaine détruite par l’éruption du Vésuve en 79, en même temps que Pompéi, qui regorge d’oeuvres d’art de l’antiquité.  Ajoutés aux nombreux théâtres et music-halls, cela fait de Los Angeles une ville à la vie culturelle très riche.

Vue de Los Angeles depuis l’observatoire de Griffith. Il abrite un très intéressant musée sur les sciences et l’astronomie, et met à la disposition du public son télescope solaire (pour la journée) et classique dès la nuit tombée Si vous êtes fan de parcs d’attraction, vous serez également comblé, puisque Disneyland est tout proche, et que Universal Studio, aux attractions évidemment centrées autour des films à succès de la firme, vaut le détour et se visite en une journée.

La fin de la route 66, à Santa Monica. Elle commence à Chicago ! La vie nocturne de LA est également très riche, et si vous aimez les bars et les sorties en boite, vous serez comblé par le nombre invraisemblable de lieux pour vous amuser le soir. Toutes les ambiances, toutes les cultures y sont représentées, de la boite huppée fréquentée par les stars Hollywoodienne aux karaokés asiatiques avec leurs salles privées pour chanter entre amis. Travail Comme je l’indiquai dans un précédent article, l’un de mes objectifs lors de voyage est… d’en profiter, et je tenais donc à limiter mon temps de travail pour pleinement vivre ma semaine de 4 heures. Pari tenu, puisque j’ai travaillé en moyenne 20 à 25 heures par semaine. Je travaillais en général le matin, profitant de mon “bureau”, et visitait, faisait des rencontres et profitait l’après-midi. Comme je le disais dans Scoop : Combien gagnent les blogueurs Français de la nouvelle vague (et combien d’heures ils travaillent réellement), Des Livres Pour Changer de Vie me demande très peu de temps (une heure par mois) et Blogueur Pro 5 heures par semaine, le gros de mon travail était donc consacré à la création des cours pour la formation Blogueur Pro, le support à mes élèves et les emails. Mon entreprise a gagné bien plus d’argent pendant mon séjour à LA que tout ce que j’ai pu y dépenser, et je suis bien parti, comme pour mes précédents voyages, pour retourner en France non seulement plus riche intellectuellement et spirituellement, mais aussi plus riche financièrement . Cela correspond parfaitement à ma philosophie et à mes objectifs, et j’ai pleinement conscience de la “chance” incroyable que j’ai de pouvoir vivre une situation partagée par une minorité de personnes sur la planète (évidemment, la chance en tant que hasard n’a pas grand chose à voir avec ce succès. La chance en tant que compétence, oui par contre ). Conclusion LA est une ville énorme, gigantesque, qui s’étale sur une distance supérieure à certains petits pays. Tenter de la vivre pleinement sans voiture est frustrant, tenter de la vivre pleinement avec une voiture est frustrant également, mais une fois cette frustration passée, elle a beaucoup à offrir. Le nombre de quartiers étonnants à visiter, de théâtres où aller voir des pièces en tout genre, de bars où découvrir de nouveaux cocktails, de plages où aller surfer ou se prélasser, de restaurants où s’initier à des saveurs venues d’ailleurs, de musées pour se cultiver et s’amuser, d’ambiances à savourer, de personnes à rencontrer est immense. Si vous y allez 15 jours, vous aurez largement de quoi faire et il est douteux que vous puissiez en faire véritablement le tour. C’est une ville qui se dévoile petit à petit, freeway après freeway, bouchon après bouchon, et qui ne cesse d’étonner par son mélange des genres et sa diversité culturelle et linguistique. Et cette richesse se dévoile encore davantage bien sûr, quand ce sont ses habitants qui vous la font découvrir, vous la présentant avec une authenticité qu’aucun guide touristique ne pourrait atteindre, vous faisant gouter pleinement la vie quotidienne de cette mégapole. Pour cela, je ne saurai trop vous recommander à nouveau le Couchsurfing, qui au-delà de vous permettre de vous faire héberger gratuitement, vous donne une occasion unique de rencontrer facilement les locaux de tout lieu que vous visitez, et de vivre vos vacances ou vos voyages avec une couleur et une intensité qui sont inatteignable par une agence de voyage . Et vous, êtes-vous déjà allé à Los Angeles ? Si oui, partagez votre expérience dans les commentaires !

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Mon, 18 Jul 2011 12:15:00 +0200 http://www.olivier-roland.fr/items/view/188/Voyages-Los-Angeles-et-un-livre-secret-inconnu-en-France
Voyages : Durango, Colorado http://www.olivier-roland.fr/items/view/150/Voyages-Durango-Colorado

Vous n’entendrez sans doute pas souvent parler de Durango au-delà de cet article, car c’est une toute petite ville de 16 000 habitants, perdue au milieu des montagnes à 2000 mètres d’altitude. Elle est relativement connue grâce à son environnement montagneux magnifique qui en fait une ville idéale pour tous les amoureux de la nature, des randonnées, de l’alpinisme, du rafting, des balades en Jeep dans des endroits beaux à pleurer, et toutes autres activités extérieures de montagne, mais je n’aurai jamais eu l’idée d’y aller par moi-même. Si je me suis retrouvé là-bas, c’est parce que le groupe d’entrepreneurs internationaux dont je fais partie s’y est réuni, à l’instigation du célèbre Jeff Walker, son créateur, qui a voulu nous faire découvrir la ville dans laquelle il vit. Durango est très intéressante par certains aspects, et c’est pour cela que j’ai voulu vous partager avec vous ma découverte de cette ville dans ce premier article de ma vie aux Etats-Unis, même si je ne suis resté là-bas qu’une semaine. Je donnerai même une astuce pour votre business aux courageux qui liront jusqu’au bout . Gentillesse, accueil et ambiance Ce qui m’a frappé en premier lorsque je suis arrivé à Durango, c’est la gentillesse de ses habitants. Et quand je dis “en premier”, je ne plaisante pas ! J’ai pu constater cette gentillesse dès l’avion qui m’y emmenait.  Je discutai avec ma voisine, et elle m’a demandé, surprise, comment je comptais aller à mon hôtel. “En prenant un taxi”, lui ai-je répondu, encore plus surpris. “Mais il n’y a pas de taxi à Durango !”. Arf. Au final, elle m’explique qu’il y a des taxis “à la demande”, qu’il faut les appeler de l’aéroport et que cela prend un temps fou pour eux de venir. Elle me propose alors gentiment d’appeler son mari pour qu’il me conduise à mon hôtel ! Pour un accueil, c’est un accueil .

Un chanteur rencontré dans un des excellents restaurants de la ville J’ai ensuite pu constater cette gentillesse un peu partout. Les habitants sont disponibles, prêts à donner un coup de main, et dans l’ensemble détendus et souriants. Je ne sais pas si c’est l’effet “petite ville” qui fait cela, mais je n’ai pas eu cette impression-là quand je suis arrivé à Los Angeles il y a quelques jours.

Au micro !

Ici, l’ambiance est bon enfant, sympathique, joyeuse. Le soleil est radieux – il brille plus de 300 jours par an – et – cerise sur le gâteau – le bus est gratuit ! L’environnement est magnifique, Durango étant entourée de montagnes, parsemée d’arbres et parcourue par une rivière impétueuse au moment de la fonte des neiges – un endroit idéal pour ceux qui aiment le rafting !

Le bus entièrement gratuit de Durango Les restaurants et les bars sont très nombreux, il y a toujours de quoi faire le soir, et la ville brasse de nombreuses bières excellentes qui nous font un peu oublier la Belgique. Bref, Durango est un endroit où il fait bon vivre, peu peuplé mais dynamique, à l’ambiance sympathique et bon enfant et un lieu de départ pour de nombreuses activités géniales en plein air.

Michel, un Français vivant au Colorado depuis 40 ans, posant devant la roulotte qu’il a lui-même dessiné et dont il a confié la réalisation à un artisan Amish. N’hésitez pas à aller discuter avec lui, il est super sympa ! Il est juste à coté du Starbuck .

Les habitants font preuve d’un sens de l’humour prononcé Le train à vapeur de Durango Durango est une “vraie” ville américaine, construite par des colons en 1881, et aussitôt reliée au chemin de fer par des ouvriers qui n’avaient que des outils manuels pour creuser de gigantesques ouvertures dans les montagnes. La ville a conservé plusieurs locomotives à vapeur du début du XXème siècle, qui partent tous les jours de la gare pour un voyage fantastique à travers les montagnes, jusqu’à une ville de mineurs perdue dans les montagnes. Les images parleront mieux que moi de ce magnifique périple :

J’ai croisé pour la 1ère fois le train à vapeur alors que je me baladai, le lendemain de mon arrivée. Un vrai spectacle !

Et j’y embarque le lendemain matin !

J’ai pris le meilleur wagon, celui avec un toit transparent pour ne pas rater une miette du voyage. Si vous le faites aussi, prenez celui-là, vous ne regretterez pas l’investissement ! (c’est le Vista Silver)

Voici un aperçu des magnifiques paysages que nous traversons pendant 3 heures et demi

Des vues à couper le souffle

Une fois arrivée à la ville minière de Silverton, une petite pause devant la bête

Si vous faites le voyage en train, prenez le bus pour rentrer, vous verrez encore davantage de paysages magnifiques ! Pouvez-vous voir le train sur cette image ? Tourisme et activités Comme je l’ai indiqué au début de cet article, il y a vraiment beaucoup de choses à faire à Durango si vous aimez toutes les activités de la montagne. Ne restant qu’une semaine – dont deux jours entiers consacrés au groupe d’entrepreneurs – je n’ai pas pu en faire beaucoup. Je vous épargnerai les images de rafting, rien ne ressemblant plus à une descente en rafting qu’une autre descente en rafting, mais j’ai eu l’occasion de voir un site magnifique qui ne m’a pas laissé indifférent :

Cliff Palace, dans le parc national de Mesa Verde Il s’agit de Cliff Palace, un village troglodyte du XIIIème siècle dans le parc national de Mesa Verde, magnifiquement conservé. Le village se trouve à plus de 2800 mètres d’altitude, et vous serez étonné du fait que le moindre de vos efforts, comme monter à une échelle (en bois) ou marcher un peu trop vite, vous essouffle. C’est simplement dû au manque d’oxygène à cette altitude.  Cela, on a beau le savoir intellectuellement, c’est autre chose que de le vivre physiquement. Le parc est également magnifique, et est une sorte de “Grand Canyon miniature”. Allez-y si vous le pouvez, cela vaut vraiment le coup, et ce n’est qu’à une heure de route de Durango. Comment un mastermind peut considérablement vous aider dans votre business Comme je l’ai indiqué, je fais partie d’un groupe international d’entrepreneurs, appelé “groupe mastermind”, créé par Jeff Walker. C’est un regroupement de personnes ayant des objectifs et des valeurs similaires, et qui se poussent les uns et les autres à se dépasser, tout en mettant en commun leurs connaissances. Dans ce groupe Mastermind, nous échangeons régulièrement sur un groupe de discussion, et nous rencontrons 3 fois par an aux Etats-Unis.

Avec Jeff Walker, le célèbre inventeur de la Product Launch Formula (Superlancement ou Lancement Orchestré en Français), dans ses quartiers secrets de Durango. Il a sans doute aidé, directement ou indirectement, des millions de personnes de par le monde… dont moi !
Evidemment, il faut montrer patte blanche pour faire partie de ce groupe, mais vous n’avez nulle besoin d’avoir déjà du succès pour démarrer un groupe mastermind : il vous suffit de le proposer à des “collègues”, qui sont dans le même état d’esprit que vous, partagent les mêmes valeurs, et ont des objectifs similaires. Si le groupe est petit (4-5 personnes), vous pourrez échanger régulièrement sur Skype, par exemple toutes les 2 ou 3 semaines (c’est ce que je fais avec les 2 autres groupes dont je fais partie). Si le groupe est plus grand (plus de 6-7 personnes), le mieux sera sans doute d’échanger sur un groupe de discussion. Un tel groupe peut avoir un effet surpuissant sur votre business. Mettre en commun vos connaissances, vos problèmes et vos solutions permet de multiplier pour chacun les résultats dans son business, sans faire autre chose que partager ce que vous savez et réfléchir aux problèmes des autres (et aux vôtres par la même occasion). Une simple technique utilisée tous les jours par un des membres de votre groupe peut se révéler incroyablement puissante et novatrice pour vous. Et le simple fait de ne plus vous sentir seul, comme un extra-terrestre au milieu de personnes ne comprenant rien à l’entreprenariat sur Internet, vous soulagera et vous confortera dans votre démarche originale d’entrepreneur. Cela fait un peu plus d’un an que j’ai commencé de tels groupes mastermind, et je peux vous dire que cela a fait une différence énorme dans mon entreprise ! Bref, si vous ne faites pas encore partie d’un groupe mastermind, commencez dès aujourd’hui ! Recensez toutes les personnes qui partagent les mêmes valeurs et poursuivent les mêmes objectifs que vous, et proposez-leur de créer un mastermind. N’hésitez pas à leur dire de lire cet article pour vous aider à les convaincre . Et vous, faites-vous partie d’un groupe mastermind ? Sinon, allez-vous en créer un ? Faites m’en part dans les commentaires !

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Tue, 14 Jun 2011 12:15:00 +0200 http://www.olivier-roland.fr/items/view/150/Voyages-Durango-Colorado
Voyages : L’Inde du Nord http://www.olivier-roland.fr/items/view/104/Voyages-LInde-du-Nord

L’un des grands bénéfices du style de vie du blogueur pro que je mets en avant dans mon livre “Vivez la vie de vos rêves grâce à votre blog” est la liberté totale de voyager et de vivre où nous voulons. Evidemment, cette liberté géographique “totale” signifie en fait “liberté d’aller partout où il y a une connexion Internet”, puisque même automatisé, il est impératif de pouvoir surveiller son business lors de nos déplacements, même si cela ne demande que quelques minutes par jour.

Le Taj Mahal vu de la terrasse de mon hôtel, éclairé par le soleil levant. Une belle vue pour prendre son petit dèj’ ! Heureusement, il est en général facile de trouver des hôtels disposant de connexions wifi, ou de cybercafés, même dans les pays pauvres, et cette situation s’améliore évidemment de jour en jour (Eric Dupin nous informait ainsi en novembre 2010 qu’une antenne 3G venait d’être installée à coté de l’Everest). La qualité des connexions varie cependant beaucoup, et je me souviens avec émotion de ma connexion 128 kbits/s – payée une fortune – lorsque je me trouvais à Wallis et Futuna, qui m’a quand même permis de gérer tant bien que mal le 3ème lancement d’Agir et Réussir . Bref, à moins d’avoir des besoins lourds comme l’envoi de vidéos, le blogueur professionnel  peut voyager pratiquement partout où cela lui chante, tout en gagnant de l’argent automatiquement ou semi-automatiquement. C’est une chance extraordinaire, partagée par un pourcentage ridiculement faible de la population mondiale, un privilège que nous devons apprécier à sa juste valeur et que même des millionnaires nous envient. A présent que j’ai cédé les clients de ma toute première entreprise (celle que j’ai créé à 19 ans) et que je l’ai arrêté, l’ensemble de mes revenus provient de ma nouvelle entreprise, Les Editions Roland, qui gère toutes mes activités sur Internet. Je suis donc à 100% libre de me déplacer comme bon me semble… et je compte bien en profiter, et VOUS en faire profiter aussi. Je compte en effet écrire régulièrement des articles sur mes voyages, les lieux que je visite, les personnes que je rencontre, les aventures que je vis, tout simplement parce que je pense que les voyages sont une partie intégrante de la vie du blogueur professionnel, même si je conçois très bien que certains préfèrent juste choisir de vivre dans la région de leurs rêves . J’avais déjà fait un bilan de mon mois de vie dans des îles du Pacifique dans l’article Gagner de l’argent en prenant des vacances à l’autre bout du monde, mais ce bilan était avant tout axé sur le bilan financier et entreprenarial de ce voyage alors que je me trouvais à l’autre bout du monde. Je n’avais rien écrit à propos des mœurs des pays que j’ai visités, des aventures que j’ai vécu, des paysages magnifiques et des monuments étonnants que j’ai pu contempler. Je compte à présent aller plus loin et vous faire pour la plupart de mes voyages un récit qui mettra en avant tous ces éléments, avec également des conseils pratiques si vous souhaitez vous rendre dans ces pays. Je pense aussi continuer à faire des analyses entreprenariales et financières sur la façon de gérer son entreprise quand on est à l’autre bout du monde quand j’estimerai que c’est intéressant, donc pas de panique si vous aviez apprécié l’article sur mon mois dans le Pacifique . Je partirai bientôt vivre 3 mois en Californie – avec 15 jours entre deux à Montréal -  et vous ferai sans doute quelques articles à l’occasion, mais je vais inaugurer cette série par mon plus récent voyage, qui s’est déroulé en Inde du nord, un pays mystérieux et enchanteur au possible… L’Inde, la découverte d’un autre monde

Dans les rues tortueuses de Old Delhi Je suis donc allé en Inde un peu plus de 15 jours, avec la femme qui partage ma vie, pour des vacances. Nul besoin pour faire ce que j’ai fait d’avoir une entreprise sur le web, n’importe qui peut réaliser la même chose  en prenant deux semaines de congé. Comme je l’expliquais dans Gagner de l’argent en prenant des vacances à l’autre bout du monde, il y a une différence entre prendre des vacances et voyager tout en gérant son entreprise. Tout le monde peut faire la première, tandis que la seconde demande d’avoir une entreprise entièrement gérable sur Internet. Evidemment, disposer d’une entreprise automatisée ou semi-automatisée qui fonctionne bien permet de prendre davantage de vacances que l’employé lambda . Est-ce qu’il s’agissait réellement de vacances ? Oui. Est-ce que je n’ai absolument pas travaillé ? Non. Mon entreprise n’étant pas automatisée à 100%, je suis parti avec mon ordinateur portable, en me fixant une limite de 1 heure de travail par jour à ne pas dépasser. Au final j’y ai passé en moyenne encore moins que cela, principalement à répondre aux emails de mes clients et de mes partenaires. C’est un travail difficilement externalisable selon moi, mais il y a sans doute une partie de la gestion des mails qui peut être externalisé à une assistante qui les filtrerait pour moi, cela fait partie des points que je dois mettre en place cette année. En tout cas je n’ai pas senti cette charge de travail et cela n’a pas du tout affecté mon séjour. Quand je vérifiai mes emails j’aurai évidemment en général préféré faire autre chose, mais ce sentiment était contrebalancé par le sentiment de contrôle que j’avais sur mon entreprise, qui me permettait de m’assurer que tout allait bien (Et non, je n’ai pas eu le temps de travailler sur le duel avec Sébastien, pour ceux qui se posent la question ). J’ai toutefois passé jusqu’à 3 jours sans me connecter et sans que cela m’ennuie outre mesure. Venons-en à l’Inde. Si je devais vous donner un seul mot pour définir ce pays, ce serait : dépaysement. Car l’Inde est véritablement un autre monde. Tout y est si différent par rapport à ici que n’importe quel objet du quotidien, n’importe quelle habitude évidente pour ses habitants devient un sujet de fascination. Je comprends à présent ces Japonais qui prennent tout en photo à Paris, et donc nous aimons nous moquer gentiment, car j’ai moi aussi mitraillé tout ce qui me semblait intéressant, original, sortant de l’ordinaire, que ce soit beau ou non. C’est à peine si j’ai failli photographier une poubelle . C’est ce qui rend un voyage en Inde si étonnant, si intéressant, c’est la découverte d’une toute autre culture, qui nous permet de voir des choses dont nous ne pensions même pas qu’elles pouvaient exister. Circulation La première chose qui frappe quand on arrive à Delhi, c’est la densité incroyable de la circulation, et surtout sa dangerosité. Moi qui pensais qu’après avoir conduit à Paris on pouvait conduire partout, je peux vous dire qu’à coté de Delhi (et de presque partout en Inde), Paris c’est un manège auto sur rails ! D’ailleurs le guide du routard (que j’ai emmené partout avec moi et qui s’est révélé un atout précieux) explique qu’il est largement préférable de louer une voiture avec chauffeur plutôt que de tenter soi-même l’aventure, tant la circulation est dangereuse (et les salaires des chauffeurs bon marché). Les Indiens conduisent en effet de manière très anarchique, au point qu’ils doivent klaxonner à répétition dès qu’ils font un dépassement, tournent, qu’un véhicule les serre de trop près ou qu’ils en sentent le besoin (ce qui arrive souvent). Le résultat est que les coups de klaxon sont quasi omniprésents et qu’il est impossible au début de profiter sereinement du paysage. Heureusement on s’habitude assez vite. Sur les routes deux voies, il est fréquent de voir 3 voitures de front, et 5 sur les routes 3 voies ! Chacun dépasse par la gauche, la droite, roule sur le coté de la route, fait des zigzags comme bon lui semble, voire même prend la route en contresens ! Cela arrive fréquemment sur les autoroutes (!) et plus rarement en ville. Ajoutez à cela qu’en plus des voitures il y a des vélos, des motos (très nombreuses), des rickshaws (j’explique ce que c’est après), et… des chameaux et des chevaux ! Sans compter bien sûr les fameuses vaches sacrées, qui se promènent où bon leur semble, et en particulier au milieu de la route (notre taxi a failli rentrer dans une vache le jour de notre arrivée, sur le périph’ de Delhi. Il paraît que c’est rare, car les vaches sont peu nombreuses dans la capitale).

Les piétons, vélos, et même les animaux se mêlent joyeusement aux voitures et aux rickshaws dans les villes Bref, il règne une grande anarchie sur les routes, anarchie dangereuse mais qui finit par être joyeuse, tant les routes nous offrent à voir des spectacles incroyables qui font parfois rire tout autant que frissonner. Les rickshaws

En pleine circulation. Notez aussi la femme sur le scooter, assise en amazone, comme presque toutes les Indiennes ! Un des emblèmes de l’Inde, reconnaissable immédiatement et visible dans tout le pays, le rickshaw est tout simplement une mobylette à 3 roues avec un toit et une banquette à l’arrière qui permet d’embarquer jusqu’à 3 passagers (en étant bien serrés), souvent peints en jaune et vert. Si la circulation est déjà dangereuse à bord d’une voiture, celle en rickshaw est tout simplement un cran au dessus, car la légèreté et la manœuvrabilité de l’engin fait que les chauffeurs se faufilent partout, faisant parfois des prouesses dignes des films de cascades… Sans rire, prendre un rickshaw ressemble parfois à un mélange entre un tour d’auto-tamponneuse et de karting ! Mais cela a encore plus de charme qu’un taxi (beaucoup plus même) et l’absence de vitres rend le contact avec l’extérieur bien plus direct, sans compter que les rickshaws se faufilent bien plus facilement dans les embouteillages monstres qui se produisent dans les villes surpeuplées. C’est à faire absolument si vous allez en Inde
Religions et traditions Le poids des religions et des traditions frappent vraiment en Inde du Nord. Elles sont beaucoup plus importantes qu’ici, et régissent de nombreux aspects de la vie quotidienne. Hindouisme et Islam sont les religions prédominantes, et l’on voit partout des représentations de dieux Hindous, tout comme l’on entend régulièrement les appels à la prière des imams dans certaines villes. Il y a des temples hindous et des mosquées partout. Les églises chrétiennes sont très rares (ce qui est normal vu que les juifs et chrétiens comptent pour moins de 2.5% de la population).

Jeunes Népalais pratiquant le Puja, un rite Hindouiste, dans leur temple à Varanasi Cette omniprésence des religions ressemble aux descriptions de l’influence du christianisme il y a plus de deux siècles en Europe. Cette importance se perçoit dans de milliers de petits détails, des rites quotidiens (comme le ganga aarti de Varanasi) au fait qu’il faut manger ou donner de l’argent avec la main droite, sous peine d’attirer le mauvais oeil, en passant évidemment par les vaches sacrées, le “troisième oeil” que nombre d’Indiens arborent au front, les longues barbes des Sikhs et des musulmans… Ce tableau heurte souvent de plein fouet nos certitudes d’Occidentaux. De plus, même si l’on pourrait considérer que le catholicisme est un polythéisme déguisé, avec sa multitude de saints de tous poils, le caractère ancien du polythéisme Hindou frappe, avec sa multitude de dieux aux histoires alambiquées, ses multiples temples bariolés, ses innombrables rituels qui sont pour nous comme un aperçu du polythéisme Romain et Grec du temps de l’antiquité.

Le Puja ou ganga aarti (offrande de la lumière au Gange), exécuté par de jeunes brahmanes, tous les soirs à Varanasi Ainsi à Varanasi, la ville sacrée des Hindous, des milliers d’Indiens viennent se baigner (on dit qu’ils dont des ablutions) dans le Gange, afin de se purifier (impossible de dire “se laver” étant donné la propreté du fleuve) dès le lever du soleil. Hommes, femmes et enfants, tous mélangés viennent se purifier de tous les péchés de leur vie ET de leurs vies antérieures, un spectacle pieux et joyeux à la fois.   Hommes, femmes et enfants viennent se purifier dans le Gange Des centaines de personnes décédées sont aussi brulées publiquement tous les jours à Varanasi, de nuit comme de jour, un spectacle incroyable, bouleversant et fascinant, même si les arnaqueurs de touristes de tous poils qui pullulent dans les parages ont tôt fait de nous faire revenir sur terre . Les Sikhs, bien que ne représentant que 2,1% de la population, sont très visibles car ils portent de superbes turbans noués autour de leur tête, de couleur bleue pour ceux qui sont le plus élevé dans la hiérarchie, et arborent un Kirpan (couteau recourbé) sur le coté. Cela fait partie des 5 attributs du Khālsā, que doit suivre chaque Sikh initié. Ils sont de plus très appréciés en Inde, et se sont, à l’instar des juifs en Occident, taillés une belle place dans les élites intellectuelles, commerçantes et militaires Indiennes. Certaines religions semblent donner à leurs adeptes de meilleurs outils que la moyenne pour réussir dans la vie, comme l’exemple des Juifs (qui composent seulement 0.2% de la population mondiale mais ont obtenus 22% des prix Nobels, 20% des médailles Field des mathématiques, 38% des Oscars du meilleur réalisateur, 20% des prix Pulitzer de non-fiction, et une grande proportion de nombreux autres prix prestigieux de ce type), des Protestants (comme l’a expliqué Max Weber dans l’éthique protestante et l’esprit du capitalisme) et des Sikhs le montre. Il y aurait quelque chose de très intéressant à découvrir pour qui chercherait dans ces trois religions les fondements de la culture et de l’enseignement qui donnent à leurs adeptes ses avantages.   Le Golden Temple, temple sacré des Sikhs, à Amritsar. Les Sikhs se baignent dans le lac sacré pour se purifier, une occasion rare de les voir enlever leur magnifique turban ! Il y a également de nombreuses autres religions, comme le jaïnisme et le bouddhisme, sans compter le bahaïsme, religion ultraminoritaire et étonnante qui accepte les vérités de quasiment toutes les religions, les considérant comme des révélations progressives d’une vérité encore inatteignable ! Elle est surtout connue pour le Lotus Temple à Delhi, le temple en forme de feuille de lotus.

Plan rapproché du Lotus Temple à Delhi, temple du bahaïsme Bref en Inde la religion a une influence dans la vie de tous les jours qu’il est difficile de se représenter sans y aller. Ce décalage entre notre vie quotidienne et la leur augmente d’autant plus le dépaysement déjà poussé que l’on ressent à parcourir cet autre monde ! Ancien et moderne, pauvreté et richesses L’Inde est aussi incroyable par son mélange détonnant entre ancien et moderne. On peut croiser sur les routes indifféremment des 4×4 rutilants de dernière génération et des charrettes tirées par des chevaux ou des chameaux, aller dans des hôtels luxueux et le lendemain se faire héberger par une famille Indienne pauvre qui a à peine l’eau courante chez elle, passer d’un quartier magnifique et très organisé (le quartier des ambassades à Delhi par exemple) à des rues médiévales tortueuses, sales, remplies d’échoppes, aux odeurs parfois agréables et parfois non…

Un chameau attendant son tour dans un péage d’autoroute Car ce mélange entre ancien et moderne est souvent dû à l’inégalité des richesses. Ici, la pauvreté est partout, dès que l’on sort dans la rue, avec de nombreuses personnes qui dorment à même les rues, qui mendient, qui font de petits boulots, dans une saleté omniprésente qu’on finit par ne plus voir. Les inégalités sont bien plus creusées, bien plus apparentes qu’en Occident. On peut passer d’une ruelle sale et puante à un palais de Maharadjah rutilant, encore habité par sa famille, en quelques pas. Les monuments les plus beaux se trouvent souvent au milieu de quartiers très pauvres.

Cette clairière se trouve en plein coeur de la ville d’Agra, à quelques mètres du Taj Mahal ! Les villages sont souvent très pauvres, avec des villageois qui cuisent leur nourriture sur du feu de bois, dans des cuisines qui semblent tout droit sorties de l’époque Néolithique, et qui sont écrasés par un soleil de plomb, au milieu des animaux. De nombreux travaux, ici mécanisés, se font encore à la main en Inde, la main d’oeuvre étant peu chère (le salaire moyen est de 40 € par mois), au contraire des machines.

Enfants d’un village dans leur école. Ils travaillent à même le sol, dans une chaleur écrasante (il a fait 40° en moyenne pendant toute la durée de mon séjour). Le seul équipement de la classe est un tableau et quelques craies. Les villes sont très peu goudronnées (sauf à Delhi), ce qui se traduit par des nuages de poussière qui volent toute la journée, qui s’infiltrent dans les vêtements, les yeux, les cheveux. Il est fortement déconseillé de respirer par la bouche ! Certains Indiens mettent un foulard sur leur nez pour se protéger des poussières, notamment ceux qui roulent à moto. Cette sensation que l’on a parfois de passer du Moyen-Âge au XXIème siècle n’a pas son pareil. Je ne l’avais jamais expérimenté de manière aussi forte, même dans un pays pauvre comme Fidji. Cette pauvreté omniprésente est également un choc pour nous Occidentaux. C’est une pauvreté tellement commune qu’elle fait partie du quotidien en Inde, à un niveau inimaginable ici en France. Les mendiants sont très nombreux, y compris les enfants qui viennent régulièrement nous solliciter. Entrainés à fendre le coeur des touristes, ils y arrivent parfois très bien. Le guide du routard déconseille de leur donner de l’argent, car beaucoup d’entre eux doivent le reverser à des “protecteurs”, alimentant ainsi une sorte de mafia. Une bonne solution quand on veut leur donner quelque chose est tout simplement de leur acheter à manger à l’un des nombreux vendeurs ambulants qui se trouvent un peu partout, je n’ai pas vu un seul enfant qui ait refusé cette proposition. Petits boulots et bakchichs Comme je l’indique plus haut, en Inde la main d’oeuvre est très peu coûteuse, le salaire moyen étant de 48 € par mois. Conjugué au taux de chômage de 10% et au taux de pauvreté de 25%, cela donne de nombreux petits boulots qui n’existent plus en Occident, ou réalisés avec des moyens qui nous paraissent rudimentaires.

Tisserand travaillant sur une machine à coudre à pédale. Je n’ai vu aucune machine à coudre électrique durant mon séjour

Cet homme bat le linge après l’avoir nettoyé dans le Gange (!) Cette pauvreté conduit de nombreuses personnes a vouloir vivre du tourisme, et parmi elles nombreux sont ceux qui essaient d’en tirer un maximum, allant même jusqu’à des degrés plus ou moins forts d’arnaque. En tant que touristes, nous sommes évidemment très identifiables, puisque nous n’avons pas vraiment le profil type de l’Indien, et cela nous conduit à être régulièrement sollicités, voire même très régulièrement dans certaines villes touristiques comme Agra ou Varanasi. Les prix demandés sont en général au minimum trois plus élevés que la normale, et il est donc impératif de toujours négocier pour arriver à des tarifs plus raisonnables. Malgré cela, il est souvent très difficile de payer quoi que ce soit au prix que le paie un Indien ! C’est le cas des courses en Rickshaw par exemple. Mais étant donné le très faible coût de la vie là-bas, cela reste souvent très raisonnable, et il est même amusant parfois de se faire arnaquer et d’observer toutes les petites et grandes combines que certains peuvent mettre au point avec une ingéniosité incroyable ! Souvent on paie 100 ou 200 roupies de trop, ce qui ne fait que 1.50 € à 3 € environ, mais qui représente une belle somme pour les Indiens. Là bas on peut avoir un repas très complet pour 200 roupies dans certains restaurants, c’est dire !

Avec la chaleur écrasante, il n’est pas rare de voir des conducteurs de rickshaw (ici une version sans moteur) dormir dans leur véhicule, à l’ombre des arbres Cependant le nombre de sollicitations et de tentatives d’arnaque, notamment dans les lieux très touristiques, finit par agacer, et a tendance également à nous rendre méfiant, nombreux étant ceux qui tentent de gagner la confiance des touristes en paraissant très sympas et ouverts. C’est dommage, car il est difficile de bien doser cette méfiance, et il est facile de l’être trop (se fermant ainsi des opportunités de rencontres et d’échanges intéressants) ou pas assez (nous exposant ainsi aux arnaques). L’Inde est le premier pays que je visite où les sollicitations commerciales et d’argent sont si nombreuses et si fatigantes. Je suis pourtant allé 15 jours à Fidji, qui est un pays tout aussi pauvre, et donc la moitié de la population est d’origine Indienne, et si les sollicitations sont également nombreuses là-bas, elles sont très loin d’être aussi agaçantes, les Fidjiens étant extrêmement serviables et sympathiques, même quand ils ont un intérêt économique dans l’histoire. En gros à Fidji, mon ressenti était que les Fidjiens sont sympathiques et serviables par nature, et que toute demande d’argent ou de rémunération ne se fait qu’en plus de cela, tandis qu’en Inde, j’avais l’impression que beaucoup d’Indiens étaient sympathiques et serviables uniquement par appât du gain. Je peux me tromper (c’est mon ressenti subjectif après tout), mais on voit en tout cas à quel point l’influence de l’intention perçue est importante, puisqu’après tout d’un point de vue rationnel, le processus est le même. Mais dans l’un, on a l’impression de se faire aider par des gens sympas, et dans l’autre, de se faire avoir par des gens qui font semblant d’être sympas pour mieux nous avoir. Il y a là une excellente leçon à tirer pour tous les blogueurs pros et autres entrepreneurs . L’Inde est une excellente école pour apprendre à négocier, la négociation étant indispensable pour ne pas se faire plumer !  Rencontres

Ce village très pauvre sait accueillir ses visiteurs dans la joie et la bonne humeur
Etant donné la nature de mon voyage (15 jours à bourlinguer dans de nombreuses ville du Nord de l’Inde), il n’était pas possible d’établir de solides amitiés avec des locaux. Cela est compensé par le nombre et la diversité des rencontres que l’on peut faire dans un voyage de ce type. Evidemment, la nature de la plupart de ces rencontres est avant tout commerciale, mais cela n’empêche pas à l’occasion de faire des échanges intéressants ou joyeux. J’ai aussi utilisé le Couch Surfing pour rencontrer un Indien autour d’un verre (qui devrait bientôt me rendre la pareille en venant sur Lille), et  pour être hébergé une nuit dans une famille Indienne, l’occasion de s’immerger un peu plus dans le mode de vie de là-bas.

La chambre que le Couchsurfeur a mis à ma disposition. Il accueille jusqu’à 6 couchsurfeurs en même temps, dans 3 chambres différentes ! Bel esprit d’hospitalité et d’ouverture aux rencontres Bien que cette famille soit manifestement pauvre (la maison étant sale, peu meublée, avec de gros problèmes de plomberie), leur maison est grande, et le couchsurfeur qui m’a accueilli fait preuve d’un bel esprit d’hospitalité et d’ouverture aux rencontres, puisqu’il accueille jusqu’à 6 couchsurfeurs en même temps dans ses 3 chambres ! Il est également très serviable et sympathique, et n’hésite pas à emmener ses invités dans sa ville, pour une belle balade en moto ! J’ai rencontré d’ailleurs des couchsurfeurs Ukrainiens et Russes qu’il hébergeait en même temps, l’occasion encore d’échanger avec des gens du monde entier. Comme je l’indiquais dans ma chronique de La semaine de 4 heures, avec le couchsurfing, une entreprise sur Internet et l’avion, le monde devient véritablement un village global ! Il est très facile de faire des rencontres avec des personnes dans presque tous les pays du monde, de se faire héberger, de nouer des amitiés et de se faire introduire dans la vie locale, ce qui n’est pas forcément évident pour des touristes.

Carte des membres du Couchsurfing. Comme vous le voyez il y a de quoi faire ! Bref, je ne peux que trop vous recommander de vous inscrire au Couchsurfing si vous aimez voyager, ce site changera votre vie ! Et même si vous ne voyagez pas, le couchsurfing vous permettra justement de voyager sans voyager en accueillant des personnes du monde entier, chez vous ou autour d’un verre. Comme à chaque fois que l’on se retrouve à l’étranger, en particulier dans des pays aussi dépaysant, une certaine solidarité née avec les touristes occidentaux, en particulier les Français. Nous avons ainsi rencontré plusieurs fois des Français, nous liant d’amitié le temps d’une soirée ou d’une discussion autour d’un verre, échangeant impressions, expériences et bons tuyaux.  Autour des monuments peu fréquentés par les touristes, un phénomène curieux s’est produit : régulièrement des Indiens et Indiennes demandaient à nous prendre en photo. Certains, trop timides ou ne voulant pas s’embarrasser de formalités, nous prenaient même à la dérobée ! C’est une sensation vraiment étrange d’avoir autant de personnes qui demandent à vous prendre en photo. Je me suis demandé un moment s’il n’y a pas un site internet Indien où les gens peuvent voter pour les touristes qui ont l’air le plus stupide , mais au final il semble que dans certains endroits les touristes occidentaux ne sont pas si courants que cela, et nous sommes tellement différents par notre couleur de peau et notre accoutrement que nous suscitons la curiosité, un peu comme le ferait un yogi hindou se baladant à Lille ou à Nantes (Paris est tellement cosmopolite qu’il est difficile de s’y étonner de quoi que ce soit…). Au bout d’un moment j’ai imaginé une règle simple : OK pour les photos, si j’en prends en retour ! Cela m’a permis de prendre quelques portraits intéressants d’Indiens et d’Indiennes.

Ces jeunes filles Indiennes sont les premières à avoir “profité” de ma règle “photo contre photo” !

Langages et communication Selon les statistiques officielles, 5% des Indiens parlent couramment l’anglais (ce qui représente quand même 60 millions d’habitants !), mais dans la réalité, ils sont nombreux à se débrouiller et à pouvoir communiquer de manière basique dans cette langue, même si en Inde du nord c’est l’hindi la langue la plus utilisée. Evidemment, ce phénomène est encore accentué pour tous les Indiens qui travaillent de près ou de loin dans le tourisme, puisque dans ce secteur, sans anglais point de salut ! Cependant, la très grande diversité des accents, et le fait qu’ils soient parfois très forts, font qu’il est parfois difficile de comprendre un Indien qui s’exprime en Anglais. Ajoutez à cela le fait que je ne maitrise qu’imparfaitement l’anglais, tout comme l’Indien avec qui je veux communiquer, et cela conduit parfois à des quiproquos qui peuvent être assez burlesques, ou au contraire assez rageants ! La communication est donc parfois difficile du fait de la maitrise incomplète de l’anglais des deux cotés, et d’un accent difficilement compréhensible de part et d’autre (ceux qui auront pu admirer mon superbe accent français dans mon interview de Yaro Starak sauront de quoi je parle ! ). Il arrive aussi de tomber sur des personnes ne parlant pas du tout anglais (des conducteurs de rickshaw par exemple), mais cela ne pose en général pas de problèmes, car la personne demande rapidement autour d’elle si quelqu’un peut traduire, et dans tous les cas que j’ai vus il y a toujours une bonne âme prête à faire office d’interprète ! Globalement donc, la communication, sans être facile, est possible et on arrive toujours à se faire comprendre. Par contre si vous ne maitrisez pas du tout l’anglais, attendez-vous à des difficultés, le Français étant très rarement parlé, même si cela arrive de tomber sur des personnes qui le maitrise plus ou moins ! Dans les zones très touristiques, nombreux sont les Indiens qui savent quelques mots dans pratiquement toutes les langues des touristes (y compris le Japonais !) pour mieux les amadouer. Pouvoir d’achat La vie est très peu chère en Inde, même en payant plus que ce paie un Indien. Cela vous permettra soit d’y voyager pour un budget très serré (j’ai rencontré un Ukrainien qui avait dépensé 500 € en deux mois !), soit au contraire de goûter au luxe, voire au grand luxe, pour un cout 3 à 5 fois moins élevé que ce que vous paieriez en France ! Vous pouvez aussi alterner entre les deux, pour le plaisir de découvrir différentes facettes de l’Inde, l’Inde riche et l’Inde pauvre. C’est ce que j’ai choisi de faire, et j’ai alterné entre les hôtels et restaurants de luxe avec les petits hôtels miteux, aux draps à la propreté douteuse et à la douche souvent froide, et les bouibouis, dont il faut cependant toujours vérifier l’hygiène sous peine de faire une belle indigestion ou d’attraper quelque chose. D’un coté comme de l’autre, on a droit à des bonnes comme de mauvaises surprises.

Le Joney’s Place, un bouiboui qui propose une excellente nourriture pour presque rien. On peut y goûter le meilleur banana lassi d’Agra ! Il est à deux pas du Taj Mahal
Sécurité L’Inde est un pays où le risque terroriste est pris très au sérieux, et on le comprend puisqu’il y a des attentats tous les ans ou presque dans de nombreuses parties de l’Inde, venant de sources très diverses. Les tensions avec le Pakistan sont également toujours vives, ce qui semble alimenter une partie des courants terroristes. Le résultat est que je n’ai jamais vu autant de gardes armés de kalachnikov de toute ma vie, ni autant de contrôles de sécurité et de détecteurs de métaux.

Une des nombreuses patrouilles militaires armées que l’on peut croiser à Delhi Toutes les entrées des monuments importants sont ainsi gardées par des militaires en armes, qui nous font passer par des détecteurs de métaux et qui nous font une fouille en règle. Dans certaines villes comme à Varanasi, les tensions religieuses sont vives, et les lieux saints des religions sont gardés de la même manière. Les contrôles dans les aéroports sont poussés, parfois jusqu’à l’absurde puisqu’il n’est pas rare que l’on vous demande plusieurs fois votre billet, et le ticket tamponné par la sécurité de votre sac, même dans des endroits où l’on n’aurait pas pu entrer sans billet sans s’être fait contrôlé trois fois ! Les contrôles sont ainsi plus poussés que dans tous les aéroports que j’ai pu voir, même les américains. Ainsi, il est impossible d’entrer dans un aéroport sans une pièce d’identité et un billet d’avion pour un vol du jour. Ceux qui attendent des passagers doivent patienter dehors. Cette présence militaire omniprésente nous rappelle constamment que le climat politique et sécuritaire est tendu en Inde, mais cela rassure également et finit par participer à l’aura de dépaysement qui nous prend dans tout ce pays. Monuments

L’Inde regorge de monuments anciens, essentiellement des temples, des mosquées, des palais de sultans ou de maharadjah et des tombes ou mausolées. Assez ironiquement, une bonne partie de ces monuments ont été construits par les envahisseurs musulmans, des Moghols pour la plupart, ce qui souvent a été l’occasion pour les architectes de fusionner les styles islamistes et indiens. C’est le cas du Taj Mahal, symbole le plus célèbre de l’Inde et pourtant construit par un empereur Moghol qui imposa un retour en force d’un Islam plus rigoureux après des décennies de tolérance religieuse.   Jama Masjid, la plus grande mosquée de l’Inde, nous surprend en plein coeur de Delhi De tous les monuments que j’ai pu voir, le Taj Mahal est de loin le plus beau. Il n’a vraiment pas volé sa réputation, il est tout simplement d’une beauté exquise, quand son marbre blanc reflète le soleil levant, et que de douces ombres se dessinent sur son dôme et ses murs constellés de superbes calligraphies. Il est de plus placé dans un environnement superbe, au bout de jardins à l’anglaise reflétant la symétrie du lieu, et derrière une rivière aux courbes majestueuses, derrière laquelle se trouvent de beaux jardins desquels on a également une vue imprenable sur l’arrière du Taj Mahal.

Qutb Minar, tour de la victoire de 72 mètres de haut construite par les musulmans à partir de 1192 Les autres monuments que j’ai pu voir sont également sympas, pour peux que vous aimiez les belles pierres, et il y a notamment de superbes palais de maharadjahs ou de sultans (qui incidemment ne semblaient jamais avoir moins de 100 concubines dans leur harem !). Conclusion Un voyage dans le nord de l’Inde n’est pas vraiment un voyage de tout repos, comme celui que l’on pourrait prendre en allant dans une ile tropicale paradisiaque. On vient en Inde pour découvrir un autre monde, pour en apprendre plus sur soi et sur notre culture par le contraste incroyable avec la vie quotidienne sur place et la culture indienne. Car comme vous l’aurez compris en lisant cet article, le dépaysement est extraordinaire. Nos certitudes d’occidentaux sont frappées de plein fouet, tant sont nombreuses les choses étranges qui sont considérées comme la norme là-bas, et les choses qui nous paraissent normales qui paraissent étranges. Les buchers publiques de Varanasi, les ablutions dans le Gange, le Golden Temple d’Amritsar et ses 10 000 repas gratuits servis tous les jours, la ferveur religieuse omniprésente et ses traditions, la circulation, le mélange entre la culture hindoue et musulmane, la quasi-absence d’influence chrétienne, le contraste improbable entre modernité et technologies issues du moyen-âge, tout cela et bien d’autres choses encore contribuent à créer un sentiment irréel, comme si un nouvel oeil naissait dans notre conscience, nous permettant d’appréhender un nouveau pan de la réalité. Je n’irai jamais vivre en Inde. Les différences culturelles énormes, la saleté, la pauvreté, la chaleur étouffante, le manque d’hygiène et le risque de maladies (avoir une indigestion fait presque partie intégrante d’un voyage là-bas !) me rendent cette idée rédhibitoire. Mais y faire un voyage est l’occasion de vivre une expérience incroyable et d’en apprendre beaucoup sur soi et sur son propre pays. Par contraste, je peux vous dire que j’apprécie d’autant plus l’ordre qui règne en France, la propreté, l’efficacité des services publics, le calme de la circulation (je vous assure qu’en comparaison, même Paris parait calme !), l’absence de militaires armés à chaque coin de rue, la nourriture, et des dizaines de choses simples, comme la présence de goudron dans les villes (qui évite d’avoir des nuages de poussière qui nous bouchent les narines) et le fait que l’on puisse se laver les dents à l’eau du robinet sans craindre pour sa santé. On apprécie d’autant plus la chance extraordinaire que nous avons de vivre dans l’un des pays les plus riches de la planète, où les problèmes que nous avons semblent presque comiques en comparaison de ceux qui touchent l’Inde et la majorité de ses habitants. L’Inde est un pays énorme par sa taille, sa population et la richesse de sa culture, et y passer 15 jours suffit à peine à en égratigner la surface. Cet article est comme un dé à coudre de la glace d’un iceberg. On peut donc y faire de nombreux voyages et toujours y découvrir de nouvelles choses. Si j’y retourne, j’irai sans doute en Inde du sud, qui il paraît est très différente des régions du nord que j’ai visitées. Ou peut-être irai-je visiter le nord-est et l’Himalaya, en faisant un petit détour par son voisin le Népal. Qui vivra verra ! Et vous, êtes-vous déjà allé en Inde ? Si oui, partagez votre expérience dans les commentaires ?

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Fri, 06 May 2011 18:59:00 +0200 http://www.olivier-roland.fr/items/view/104/Voyages-LInde-du-Nord