Olivier Roland - tagged with automatisation http://www.olivier-roland.fr/feed en-us http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss Sweetcron o.roland@technosmart.net Comment développer votre entreprise avec un blog – conférence http://www.olivier-roland.fr/items/view/4097/Comment-dvelopper-votre-entreprise-avec-un-blog-confrence

Tweet Cette présentation date de 2011, mais les principaux fondamentaux que j’expose restent valables, donc je me suis dit que cela vous ferait plaisir de la voir . Soyez indulgent : c’était ma toute première présentation devant plusieurs centaines d’entrepreneurs. Enjoy ! Transcription texte de la présentation : Dans cette présentation, je vais vous expliquer […]

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Wed, 14 May 2014 16:00:00 +0200 http://www.olivier-roland.fr/items/view/4097/Comment-dvelopper-votre-entreprise-avec-un-blog-confrence
Comment Damien Vernier a créé son entreprise en étant étudiant en histoire et comment il l’a automatisé pour devenir libre http://www.olivier-roland.fr/items/view/2877/Comment-Damien-Vernier-a-cr-son-entreprise-en-tant-tudiant-en-histoire-et-comment-il-la-automatis-pour-devenir-libre

J’interview aujourd’hui Damien Vernier qui nous explique : Comment il a créé son entreprise La Feuille Verte alors qu’il était étudiant en histoire et en gestion du patrimoine (!) Comment le fait d’avoir suivi la formation en ligne Une entreprise qui cartonne a totalement changé son business modèle Comment il est passé d’un modèle “solopreneur” […]

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Thu, 26 Sep 2013 17:00:00 +0200 http://www.olivier-roland.fr/items/view/2877/Comment-Damien-Vernier-a-cr-son-entreprise-en-tant-tudiant-en-histoire-et-comment-il-la-automatis-pour-devenir-libre
La Semaine de 4 heures http://www.olivier-roland.fr/items/view/2754/La-Semaine-de-4-heures

Acheter La Semaine de 4 heures sur Amazon : Lire la chronique de La Semaine de 4 Heures sur ce blog Voir l’interview que j’ai fait de l’auteur Tim Ferriss, qui complète très bien le livre : (cliquez ici pour lire la transcription texte de l’interview)

Related posts: Interview : Comment Phil gagne un million de CA par an en vivant la Semaine de 4 heures La semaine de 4 heures – 2 La semaine de 4 heures (deuxième édition)

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Sat, 22 Jun 2013 01:05:00 +0200 http://www.olivier-roland.fr/items/view/2754/La-Semaine-de-4-heures
Comment créer un véritable business avec moins de 1000 visiteurs par mois http://www.olivier-roland.fr/items/view/1438/Comment-crer-un-vritable-business-avec-moins-de-1000-visiteurs-par-mois

Note : Cet article est un article invité rédigé par Jeremy Goldyn, blogueur Entrepreneur. Il est l’auteur du blog Road to Entrepreneur dont le but est d’aider tous ceux qui veulent réussir à Entreprendre.

Dans cet article, je vais vous expliquer comment j’ai fait pour créer un vrai business grâce à Internet et plus particulièrement grâce au blogging. Avant de commencer, je tiens à remercier Olivier pour la publication de cet article, qui j’espère en inspirera plus d’un. Petite histoire : comment je suis devenu blogueur ? En réalité, je blogue depuis 2004. A cette époque, j’avais créé un blog sur les énergies nouvelles et l’environnement car c’était ma passion. Je n’avais aucune intention de monétiser ce blog et d’ailleurs je n’ai rien gagné comme argent. Enfin presque… mais j’expliquerais cela plus tard. Au départ, le but était de partager des conseils pratiques pour aider les gens à économiser de l’argent en investissant dans les énergies nouvelles. Le blog était à la fois :

un bon moyen de me faire connaître dans ce secteur afin d’affirmer mon expertise, de me forcer à rester à jour avec les nouveautés du marché.

Finalement, grâce à ce blog, j’ai pu entrer dans les médias et devenir journaliste. Ce qui m’a permis de gagner de l’argent et un titre intéressant. En été 2011, grâce au blog Des Livres Pour Changer de Vie d’Olivier, j’ai découvert qu’il était possible de devenir blogueur professionnel. Paradoxalement, cette découverte s’est faite lorsque j’avais décidé de me former afin de comprendre quels étaient tous les facteurs qui faisaient la différence entre ceux qui réussissent et ceux qui échouent. Pendant les mois qui ont suivi, j’ai décidé de me former à cette nouvelle discipline en cherchant les meilleures sources d’informations disponibles à ce sujet. C’est ici que toute l’histoire commence… Créer un blog… Après avoir ingurgité énormément d’information pendant 3 mois, que ce soit sur le blog d’Olivier ou sur des blogs anglais comme celui de Steeve Pavlina, Tim Ferriss, ou encore de nombreuses formations business depuis l’étranger, etc. Il était temps de passer à l’action et de mettre en pratique tout ce que j’avais appris et tout ce que je connaissais déjà. Note : le problème avec l’information intéressante que vous trouvez sur les autres sites Internet est que vous avez tendance à en consommer de plus en plus sans réellement agir. C’est ce qu’on appelle la procrastination. J’en ai été victime pendant une courte période lors de mon apprentissage et la seule solution pour en sortir est d’arrêter de consommer. Au lieu de consommer de l’information, utilisez ce temps et cette énergie pour produire des résultats par rapport à vos propres projets. Pour démarrer mon premier blog WordPress professionnel, je n’ai fait que suivre les conseils donnés par Olivier dans la série de vidéos sur le blog http://www.blogueur-pro.com. L’installation de mon blog n’a pris que 20 minutes. Ca y est, je pouvais démarrer mon projet. Démarrer son projet

C’est ici que la majorité des blogueurs Entrepreneurs débutants font la même erreur. Ils considèrent leur blog comme un blog et pas comme un projet (comme un business). Or, avant même de commencer votre blog, vous devez avoir une idée assez claire de ce que vous voulez en faire, comment vous allez faire et surtout quels sont les résultats que vous souhaitez atteindre. En résumé, vous devez avoir une VISION. Pour ma part, je démarre tous mes projets avec cette méthode. C’est ce qu’on appelle le développement agile, c’est-à-dire que vous développez votre projet au fil de l’eau mais avec une VISION plus ou moins claire dès le départ. Laissez-moi vous donner l’exemple de mon cas. Je voulais créer un blog de niche sur la thématique des énergies renouvelables et solutions pour économiser l’énergie. Ma vision était d’aider les autres à faire des économies d’énergie. A ce stade, je ne savais pas encore comment faire et ce n’était pas important, je savais au moins ce que je voulais faire. L’idée était de créer un business plus ou moins automatique afin de ne pas échanger mon temps contre de l’argent mais de construire un système qui travaillait pour moi. Avoir une vision de votre projet est sûrement l’une des étapes les plus importantes de votre projet. Petit conseil : ne changez pas votre VISION ! Vous pouvez changer la manière dont vous allez faire les choses pour atteindre votre but mais votre VISION doit rester la même. Trop souvent, les gens arrêtent leur projet trop tôt. Gardez à l’esprit que les difficultés et les problèmes font partie de votre projet. C’est en trouvant des solutions aux problèmes qu’on avance, pas en renonçant ! Comment savoir si vous êtes dans la bonne direction ou s’il est peut-être nécessaire d’arrêter votre projet ? Pour commencer, construisez des statistiques de progression concernant votre projet. Pour cela, définissez des critères qui mesurent l’évolution de votre projet afin d’atteindre votre objectif final. Par exemple, si vous voulez créer un site de vente de service en ligne, le taux de conversion de votre site est certainement l’indicateur de progression le plus important. Trouvez tous les indicateurs pertinents pour votre site Internet : le trafic, le taux de rebond, le nombre de visites sur telle page, le nombre d’achats, le nombre de vues d’une vidéo, etc. Faites un tableau Excel reprenant ses indicateurs. Chaque semaine, faites un état des lieux en observant les progressions de vos différents indicateurs et essayez de faire une corrélation logique entre les résultats que avez obtenus et les actions que vous avez menées. Pour avoir une vue sur cela, répertoriez vos activités dans Google Agenda par exemple. Après 3 à 6 mois, si vous ne voyez aucune progression significative, c’est à dire des résultats conséquents qui vous rapprochent fondamentalement de votre but, vous pouvez arrêter ou mener une grande réflexion quant au développement de votre projet. Mais pas avant. J’ai remarqué que la majorité des projets commencent à prendre de l’ampleur après le 3ème mois (c’est une observation personnelle ). L’avantage de cette méthode est que vous ne perdez pas de temps à faire des choses inutiles. Vous analysez constamment comment évolue votre projet et vous savez ce que vous avez à faire pour le rendre plus efficient. Si vous êtes intéressé par cette méthode, je vous invite à lire la chronique du livre ‘’ The Lean Startup ‘’. Il s’agit d’un livre qui fait partie du PMBA qui a pour but de vous aider à créer au plus vite un business viable. C’est la méthodologie qu’utilisent des Entreprises comme Facebook, Groupon, Salesforce, etc. Autant dire que c’est efficace
C’est la méthode que j’ai utilisée pour créer mon projet de blogging. À ce stade-ci, j’avais l’idée de mon projet, j’avais l’expertise dans le secteur, j’avais une VISION mais… le moyen que j’avais utilisé pour communiquer le projet ne me semblait pas le plus efficace… je pensais que j’aurais dû opter pour une autre approche mais je ne voulais pas tout recommencer bien que ça aurait peut-être été une meilleure solution. Quand l’innovation est de rigueur En effet, même si ce n’était pas le meilleur des canaux de communication, le blog était le canal que j’avais choisi pour développer mon projet car c’était un moyen peu coûteux, qui demandait très peu de compétences techniques (je n’en avais aucune à ce moment-là) et rapide à mettre en place. Par contre, je n’avais pas pris en compte les autres paramètres…

Pour créer un blog avec du trafic ciblé, il est nécessaire de créer du contenu. Ce n’était pas un problème, j’avais beaucoup d’idées d’articles en réserve. Le problème c’était que ce contenu devait être lu et que le meilleur moyen de développer le trafic de votre blog est de parler de votre thématique sur d’autres blogs ou sites qui ont un rapport similaire ou complémentaire avec le vôtre. Autant dire que j’étais un peu trop seul dans ma niche. Toutes les recherchent que j’avais faites montraient des sites qui n’étaient plus à jour ou des sites qui n’avaient pas de rapport commun au mien. Pas évident de développer le trafic… Après 6 mois, je me suis retrouvé avec un faible trafic, presque aucun commentaire et peu d’inscrits à ma liste (moins de 10 inscrits). Pour ce dernier élément j’avais proposé un livre gratuit qui donnait des conseils pour économiser l’énergie.

Voici les statistiques après le 3ème mois. Je venais de réaliser mon premier partenariat avec un événement offline. Presque 70% des visiteurs se sont inscrits à ma mailing list.

Après avoir répondu à toutes les demandes pertinentes (en suivant la loi de Pareto ), j’ai arrêté de développer mon projet en novembre car j’avais appris suffisamment de choses. Cependant, en février, je souhaitais tester une nouvelle technique de marketing. Ce projet était le meilleur support pour le faire. En résumé j’ai juste modifié ma USP (Unique Selling Proposition). Votre USP permet d’expliquer en quelques mots la force de votre projet et pourquoi les gens devraient investir en vous. Et là, malgré les très mauvais chiffres que vous pouvez voir. Je n’ai jamais eu autant de personnes qui ont signé pour le projet. D’ailleurs cela a été un problème car je ne pouvais tout simplement pas répondre à la demande. C’est à ce moment que j’ai réalisé le chiffre le plus important du projet. Comme quoi, les statistiques ne veulent pas toujours tout dire !
Après maintes et maintes réflexions, j’en suis arrivé à la conclusion que le système automatique que je voulais construire allait être difficile à mettre en place. Cependant, j’étais sûr qu’il y avait une solution. J’ai donc eu une autre idée sur comment le blog allait pouvoir devenir un tremplin pour être monétisé et créer un business automatique. L’idée était de vendre des prestations de conseils énergétiques avec le gros avantage de proposer aux gens des conseils rentables par rapport à leur investissement financier. Le problème, c’est que ce business modèle était loin d’être automatique. Je devais me rendre chez les gens, faire une expertise de leur habitat, trouver des partenaires avec qui travailler pour concrétiser les travaux, etc. En résumé, je venais de créer un blog par lequel je donnais un service et pour lequel j’étais un apporteur d’affaire dans le secteur des énergies renouvelables. La seule manière d’automatiser mon business était de créer un système sous forme de franchise. Mais je savais que cette option risquait de me prendre du temps. Comme je ne voulais pas passer des années à développer le projet, j’ai juste développé la base afin de montrer que le business était viable. Mon idée était de le revendre rapidement. Comment est-ce que j’ai réussi à créer la demande de mon service grâce au blogging ? C’est simple. Je me suis dit que comme le marché des énergies était en pleine explosion et qu’il n’y avait pas d’acteurs vraiment présents sur le web qui pouvaient m’aider, j’ai cherché des acteurs externes hors ligne (des évènements, des foires, etc.) dans le secteur des énergies afin de leur proposer un partenariat à travers le blog. Certains évènements ont refusé mais la majorité a accepté. Ils ont envoyé un e-mail à leur liste et dans cet e-mail, j’offrais… mon livre gratuit. Et à chaque fois que quelqu’un le téléchargeait, il était inscrit à ma liste e-mail de mon blog ! Au final, après avoir participé à un événement, une centaine de personnes l’avaient téléchargé. La manœuvre était donc un succès !

Maintenant que j’avais une liste avec plus de 100 personnes très très ciblées, j’allais pouvoir démarrer mon service et tester diverses propositions afin de trouver par quelle offre mes clients, allaient être le plus intéressés. Après avoir fait quelques tests, j’ai démarré ma campagne de promotion officielle et mon taux de conversion final était presque de 50%. C’est énorme par rapport au taux de conversion classique du webmarketing qui n’est que de 1 à 5%. Ça y est, je venais de créer un business et mon service tournait. Désormais, je savais que les foires et évènements hors ligne étaient incontournables. C’est le genre d’observation très importante pour développer votre business. Trouvez les canaux qui fonctionnent le mieux. Tiens, saviez-vous que Groupon avait également commencé leur business avec un blog WordPress ?
Le fin mot de l’histoire… Malgré ce beau projet, je n’ai pas pu maintenir le développement de celui-ci pour la simple et bonne raison qu’au départ, ce projet n’avait que le rôle de test pour développer mes autres projets. C’est une histoire un peu longue que je vous invite à découvrir sur le blog. Que vais-je faire avec ce projet ? Au début, je dois bien avouer que j’ai essayé de le démarrer. C’est normal, il rapporte de l’argent. C’est un peu bête de s’en séparer comme cela. Mais le temps a joué contre moi et je n’avais plus la possibilité de le faire. J’ai essayé de créer des associations mais ça n’a pas fonctionné. Aujourd’hui, je ne veux plus perdre de temps car je veux me consacrer à des choses que j’aime vraiment faire et vous le savez sûrement, c’est le plus important. Gagnez de l’argent et faire quelque chose qu’on n’aime pas n’a vraiment aucun sens. Même sur du court terme. Vous ne savez jamais ce qui peut arriver demain et vous pouvez rester avec des regrets pour toujours. Alors faites ce que vous voulez réellement faire. Finalement, ce projet, j’ai décidé de…vous le donner ! Prochainement, je vais écrire un article sur mon blog qui expliquera comment développer ce projet afin d’en tirer le maximum de profit. Plus intéressant encore, si vous souhaitez démarrer une activité en tant qu’apporteur d’affaires, le modèle que je vais expliquer vous permettra de développer n’importe quel type de business qui y ressemble. Sur base des calculs que j’avais faits, sans vraiment trop développer la stratégie et en fonction des besoins du marché et en réalisant 3 projets moyens (j’ai fait la moyenne des marges que vous pouvez gagner au maximum et au minimum) par mois (ce n’est vraiment pas grand-chose), vous pouvez espérer avoir un chiffre d’affaires de minimum (au grand minimum) de 40.000 euros par an. Pour un indépendant qui ne fait que l’intermédiaire entre deux acteurs et qui se déplace trois fois chez le client, je pense que c’est très bien !
Mais comment automatiser le processus ? Simple, vous avez suffisamment de demandes et d’argent ? Engagez quelqu’un. Ca y est vous êtes libre, vous n’avez plus qu’à gérer votre business et le développer ou le revendre à la concurrence. Pour les curieux, voici l’url du site actuel de ce projet mais il sera bientôt hors ligne ou une autre page sera rédigée (je compte bien essayer d’en faire quelque chose): http://www.energie-maison.be N’hésitez pas à laisser un commentaire pour poser une question ou simplement réagir. Je vous souhaite bonne chance dans la création de votre business

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Tue, 03 Jul 2012 17:00:00 +0200 http://www.olivier-roland.fr/items/view/1438/Comment-crer-un-vritable-business-avec-moins-de-1000-visiteurs-par-mois
Interview : Comment Phil gagne un million de CA par an en vivant la Semaine de 4 heures http://www.olivier-roland.fr/items/view/362/Interview-Comment-Phil-gagne-un-million-de-CA-par-an-en-vivant-la-Semaine-de-4-heures

Lorsque j’ai rencontré Phil, dirigeant de la société Oznium, à San Francisco et qu’il m’a expliqué qu’il génère 1 million de dollars de CA par an avec sa société tout en vivant La semaine de 4 heures et en voyageant partout dans le monde, je n’ai pas résisté à la tentation de l’interview pour lui donner l’occasion de partager son expérience et ses stratégies avec vous. Phil est un peu timide, donc cela m’a été parfois un peu difficile de le faire parler, mais je pense que j’ai quand même réussi à lui tirer un peu les “vers du nez” pour vous apporter des éléments intéressants :

*** Soyez sûr que les sous-titres en Français sont bien activés ! Si ne c’est pas le cas, cliquez sur dans la barre juste en dessous de la vidéo ! L’icône se colorera alors en rouge : *** Transcription texte de l’interview : Olivier Roland : Bonjour et bienvenue dans cette nouvelle vidéo du blog Des Livres Pour Changer de Vie. Je suis actuellement avec Phil… Salut Phil ! Phil : Salut ! Olivier Roland : J’ai rencontré Phil ici à San Francisco. Il m’a raconté un petit peu son parcours d’entrepreneur, et c’est un entrepreneur qui vit aujourd’hui le style de vie de La semaine de 4 heures. J’ai trouvé son parcours très très intéressant, et je me suis dit que j’allais l’interviewer pour vous faire partager un petit peu son parcours . Alors Phil… Peux-tu nous parler brièvement de ton entreprise et expliquer ce qu’elle fait… et quand as-tu démarré ? Phil : En gros, j’importe de l’éclairage LED de Chine. On le fait venir aux États-Unis, dans notre entrepôt, et nous le revendons en ligne à nos clients, comme n’importe quelle boutique sur internet. J’ai commencé il y a environ 8 ans quand j’étais encore au lycée. Olivier Roland : Waow ! Comment as-tu cette idée ? Phil : Disons que j’ai perçu qu’il y avait un marché intéressant. J’avais des amis qui voulaient des LED que j’avais installées sur ma voiture. Du coup j’achetais des LED pour 1 dollar et les revendais pour 5 dollars. Ça me faisait un peu d’argent de poche pour le lycée, pour la nourriture et autres… Et peut-être un ou deux ans plus tard, je me suis réveillé un jour en me disant, waow, c’est quand même une bonne affaire. Et j’ai donc continué et développé l’activité. Olivier Roland : Donc au début c’était juste pour se faire un peu d’argent ? Phil : Oui. Olivier Roland : Comment as-tu géré la transition entre la petite activité qui faisait gagner un peu d’argent de poche et la véritable entreprise… Qu’est-ce qui t’a décidé à sauter le pas ?

Phil : Ça a été très progressif. J’ai fait une chose à la fois, et comme je l’ai déjà dit, ce n’était pas quelque chose que j’avais prévu de faire. Je me suis réveillé un jour et je me suis dit “C’est vraiment une affaire.” Je crois que la transition a été plutôt de réaliser que… L’on pouvait créer un véritable business et en vivre. Certaines personnes pensent qu’elles doivent trouver un travail. Mais moi j’ai réalisé que cette opération pouvait générer assez d’argent pour soutenir mon style de vie. Olivier Roland : D’accord. Alors au début, combien d’argent gagnais-tu ? Phil : La première année, peut-être 20 000 dollars, ou 18 000 dollars, quelque chose comme ça. Olivier Roland : C’était plutôt pas mal, non ? Phil : Ah oui, c’était plutôt bien ! Olivier Roland : Tu étais content, mais quand as-tu commencé à vraiment gagner de l’argent ? Phil : Je dirais après trois ou quatre ans, mais avant d’arriver à ce stade, je n’avais pas beaucoup de dépenses. Je vivais chez mes parents, et je n’avais pas grand-chose à acheter. Olivier Roland : D’accord. Quelle a été au début ta stratégie pour te faire connaitre, quelles ont été les techniques de marketing que tu as utilisé ? Phil : Au début, une des grandes choses que nous avons faites en marketing, ça a été les forums et les groupes de discussion. On allait donc sur les forums spécialisés pour faire notre promotion en nous inscrivant en tant que sponsor, ce qui était très bon marché : Entre 10 et 100 dollars par mois pour les mieux classés. On était en contact quotidien avec leurs membres. On parlait de nos produits. On donnait des informations sur les LED et des idées sur leur installation. C’était une interaction sociale directe avant l’avènement de Facebook. C’était vraiment bien. Olivier Roland : Et le véritable démarrage a commencé après ça alors ? C’est venu comment ? Par le bouche à oreille ? Phil : Oui, essentiellement par le bouche à oreille. Un client a appelé notre service après-vente. Il nous a fait part d’un produit défectueux. On lui a immédiatement envoyé un produit de remplacement sans poser de question. Une personne avait par exemple publié un commentaire négatif sur nos produits. Il disait que la bande de la LED qu’il avait achetée ne fonctionnait pas et avait du trouver un remplacement. J’ai donc vu le commentaire négatif et l’ai immédiatement appelé. Je me suis présenté, et je me suis excusé. Je lui ai dit: "Cette bande, ce produit n’est pas vraiment bon. On essaye d’en avoir un meilleur, mais pour le moment nous ne l’avons pas." "Je vais donc vous rembourser votre commande dans sa totalité". Environ 65 dollars. Je lui ai donc remboursé toute sa commande sans poser de question. Ce n’était pas quelque chose qu’il avait demandé. Il était donc très satisfait. Olivier Roland : D’accord. Donc tu penses que c’est votre point fort ? Phil : Oui, tout à fait. Olivier Roland : Je crois qu’on peut apprendre beaucoup de toi. Combien d’heures par semaine travailles-tu pour ta boite ? Ça dépend, car tout ça est comme un jeu pour moi. Peut-être quatre heures en tout sur les dernières semaines. Parfois, je prends du temps pour travailler sur d’autres projets, peut-être soixante heures par semaine, mais ça reste amusant. Le schéma habituel, c’est : je travaille de manière intensive pendant un mois, voire 3 semaines, puis je disparais pendant deux mois. Olivier Roland : C’est vraiment la semaine de 4 heures. Tu as vraiment la liberté de faire ce que tu veux. Si tu veux travailler, tu travailles. Si tu ne veux pas travailler, tu ne travailles pas. C’est génial ! Et tu peux complètement gérer ton entreprise à partir d’internet, n’est-ce pas ? Phil : Oui, tout à fait. Olivier Roland : Et tu m’as dit que tu voyageais souvent. Phil : Oui. Olivier Roland : Alors peux-tu nous dire le nombre de pays dans lesquels tu t’es déjà rendu ? Phil : Je n’ai jamais vraiment compté, mais ça doit faire au moins quarante. Olivier Roland : Waow ! Et tout ça en huit ans ? Phil : Oui. Olivier Roland : Waow ! C’est génial ! Quels ont été les derniers pays visités ? Phil : Cette année a démarré avec Hong Kong. J’y ai fait des affaires pendant quelques mois, puis je suis allé à Hawaii pour une faire une courte pause. Je suis ensuite retourné un peu à Hong Kong, puis je suis allé au Timor Oriental, un endroit très intéressant. Puis de retour à Hawaii, et aux États unis, à New York, à Antigua, dans les Caraïbes. Puis j’ai fait la traversée de l’Atlantique pendant 45 jours. Olivier Roland : Waow !!! Tu avais internet ? Phil : Non. Olivier Roland : Donc 45 jours sans internet ? Phil : On a eu 18 jours sans internet, puis on eu internet pendant quelques jours. Olivier Roland : C’est vraiment le test par excellence pour voir si ton entreprise se gère toute seule, non ? Tu n’as pas du tout consulté tes emails. Phil : Non. En fait, quelqu’un sur le bateau avait une connexion satellite. C’est comme ça qu’on a su qu’Oussama Ben Laden s’était fait avoir. Mais à part ça, on était au courant de rien sur le monde extérieur. Olivier Roland : Génial. Et quand tu es revenu dans le vrai monde, ton entreprise était encore là. Phil : Oui, c’était un des meilleurs mois que nous avons faits. Olivier Roland :Tu ne crains donc pas d’aller en vacances. Phil : C’est ça. Olivier Roland : C’est une entreprise profondément automatisée. Ce qui est incroyable, c’est que tu as fait tout ça avant que le livre La Semaine de Quatre Heures ne soit écrit. Phil : Oui. Je travaillais plus dur… Non, pas vraiment plus dur. Je m’activais davantage avant la Semaine de Quatre Heures. Ce livre m’a fait réaliser que je n’avais pas besoin d’aller au bureau tous les jours. Que je n’étais pas obligé d’accomplir ces tâches… Je pouvais donc davantage me concentrer sur les 80/20 plus productifs. Olivier Roland : Tu veux donc dire qu’avant avoir lu ce livre tu avais la liberté, mais tu n’en étais pas conscient ? Phil : Oui, exactement. Olivier Roland : Waow ! Le livre t’a donc fait prendre conscience de cette liberté ? Phil : Exactement. Olivier Roland : Et c’est à partir de ce moment-là que tu as commencé à voyager ? Phil : Maintenant je vais au bureau seulement une fois par an. Olivier Roland : Une fois par an au bureau… C’est génial !!! Est-ce que tu parles de ce que tu fais aux gens que tu rencontres à travers le monde ? Phil : Oui, tout à fait. Olivier Roland : Quelle est leur réaction ? Phil : Il ne savent pas comment j’y arrive. Les gens sont parfois jaloux. Ils peuvent être très négatifs, pensent parfois que je devrais travailler plus dur ou rester au bureau. Ils ne savent pas ce que c’est. Mais en général la plupart des gens comprennent, et essayent de s’y mettre. Mais ils ne savent simplement pas, ou ne voient pas comment c’est possible. Ils ne voient pas les étapes à suivre, ou n’ont pas l’attitude adéquate : "Tu n’as pas à faire ça…" Un entrepreneur traditionnel pense qu’il doit aller au bureau tous les jours pour s’occuper de son entreprise, et que s’il doit s’absenter, il devra de toute façon communiquer à distance avec la personne qui le remplacera. C’est une des grandes inquiétudes. Olivier Roland : D’accord… Oui. C’est une chose que tu pourrais faire : donner des cours sur le sujet. “Comment monter une entreprise automatisée”. Tu as bien sûr beaucoup d’expérience dans ce domaine. Ça t’arrive d’y penser ? Phil : Oui, c’est une possibilité. Olivier Roland : Je suis sûr que ça marcherait. Je suis sûr que tu as plein de choses à enseigner. Et quel est actuellement le chiffre d’affaires de ton entreprise ? Phil : Plus d’un million de dollars par an. C’est plutôt régulier. Je sais à peu près combien par jour…Je pourrais par exemple prédire combien je gagnerai mardi, et c’est comme ça toutes les semaines. Olivier Roland : D’accord. Waow. Phil : Les prévisions sont basées sur les chiffres de la fréquentation du site et du taux d’achat. Donc il plutôt facile de faire des prévisions. Olivier Roland : D’accord. Et combien d’employés as-tu ? Phil : Il y a quatre personnes aux États-Unis et quatre personnes à Hong Kong. Olivier Roland : Cela est-il difficile pour toi de trouver des gens ? Phil : Non, pas pour le moment. La meilleure façon est de faire appel à son réseau local. Olivier Roland : As-tu donc mis en place des procédures pour que tes employées puissent gérer ton entreprise sans ta participation ? Phil : Oui. Tout est complètement automatisé. Ça roule tout seul. Olivier Roland : Tu m’as dit qu’il t’arrivait de travailler 60 heures par semaine si tu le souhaitais. De quel travail s’agit-il ? Phil : Oui. Je conçois de nouveaux systèmes, j’établis de nouveaux procédés, et je fais du développement commercial. Si je devais disparaître maintenant, l’entreprise continuerait à tourner, mais sans vraiment croître. Olivier Roland : Est-ce que tu as lu "The E-myth" ? L’auteur de ce livre génial explique en gros que la différence entre les entrepreneurs et les personnes qui créent leur propre emploi, c’est que les entrepreneurs travaillent sur leur entreprise, alors que les personnes qui créent leur propre emploi travaillent dans leur entreprise. Toi tu améliores les procédés, l’ensemble des stratégies… Afin que l’entreprise fonctionne toute seule. Phil : Tu parles du livre The Emyth ? Olivier Roland : Oui, c’est ça. Phil : Très bon livre. Il est un peu difficile d’appliquer. Les concepts d’organisation définis par ces manuels de gestion et organigrammes, c’est plus facile à dire qu’à faire. Olivier Roland : Oui. C’est un peu ennuyeux à mettre en oeuvre, n’est-ce pas ? Mais une fois que c’est fait, c’est fait ! On a juste à demander à son équipe de d’améliorer l’organisation, et on a plus grand-chose à faire ensuite.C’est vraiment quelque chose que bon nombre d’entrepreneurs pourraient lire. Ils ne pensent pas que l’ensemble de leurs connaissances pourrait être noté par écrit. Cela pourrait éviter aux employés de leur poser des questions à chaque fois qu’ils ne savent pas quoi faire. Les entrepreneurs en vacances gardent donc toujours leur téléphone mobile. Ils passent beaucoup de temps chaque jour à répondre à des questions très simples dont les solutions pourraient être notées sur un bout de papier. C’est fou ! Phil : Oui, c’est vraiment incroyable. Il peut être intéressant d’imiter l’industrie hôtelière. Si on prête attention aux hôtels, on peut voir qu’ils sont dotés de manuels vraiment extraordinaires. Ça roule tout seul. Olivier Roland : Oui. L’auteur du livre "The E-myth" donne l’exemple de l’industrie hôtelière. Phil : Oui. Olivier Roland : Je vous encourage vraiment à acheter ce livre. Il a été traduit en français il y a environ vingt ans. Il n’est plus disponible aujourd’hui, mais vous pouvez le lire en anglais. Si c’est difficile pour vous, hé bien… Il pourrait être votre premier livre en anglais et vous pourriez vraiment apprendre beaucoup de choses : Penses-tu qu’il est encore possible aujourd’hui de démarrer une entreprise sur internet ? Il y a après tout beaucoup plus de concurrence aujourd’hui. Phil : Oui. Olivier Roland : Tu crois qu’il y a encore de la place sur le marché ? Phil : Oui, il y a encore beaucoup de potentiel. Olivier Roland : Si tu devais recommencer à zéro, que ferais-tu ? Phil : Si je devais repartir de zéro, il se pourrait que je fasse les choses différemment. J’envisagerais de sous-traiter la gestion de l’entrepôt. Dans le livre La Semaine de Quatre Heures, Tim Ferriss conseille de ne pas acheter le produit au fabricant pour le revendre soi-même, et qu’il vaut mieux jouer le rôle du commercial qui gère la relation clientèle. Olivier Roland : Ce n’est pas ce que tu fais… Tu achètes toi-même. Phil : Oui. Olivier Roland : D’accord. Vas-tu donc suivre les conseils de Tim Ferriss ? Phil : Je pourrais l’envisager. Disons que c’est quelque chose que je n’ai pas encore essayé. Cela pourrait être l’occasion de voir comment cela fonctionne. Évidemment chaque façon de faire a ses avantages et ses inconvénients. On peut faire plus de marges et de bénéfices en se basant sur le modèle que nous développons verticalement. Nous développons la relation clientèle, agrandissons notre entrepôt, étendons notre gamme de produits… En parallèle, nous diversifions nos sources d’approvisionnement et commençons à fabriquer nous-mêmes. Mais si on ne procédait pas de cette manière, on ne gagnerait pas autant d’argent. Mais on pourrait se développer et s’adapter à la demande plus facilement, et on n’aurait évidemment pas autant de coûts d’infrastructure physique. Ce serait seulement de l’information. Olivier Roland : Oui. As-tu commis de grosses erreurs pendant ces huit ans ? Phil : Non, rien de vraiment sérieux. J’ai fait les choses étape par étape, en prenant des milliers de risques très mesurés. Olivier Roland : Oui. Phil : J’ai une fois acheté pour 5 000 dollars de produits qu’on a pas réussi à vendre. J’ai donc dû les vendre à un prix inférieur à leur coût de revient. C’était une grosse perte de temps mais finalement sans conséquence sérieuse. Olivier Roland : D’accord. Ce n’était donc pas vraiment une grosse erreur. Phil : J’ai quand même fait quelques erreurs jusqu’à présent. Je me suis débarrassé de certains sous-traitants en huit ans qui devaient concevoir de nouveaux produits. Ils ont gaspillé beaucoup d’argent, et les projets n’étaient pas gérés correctement. C’est tout. Olivier Roland : Quel est donc ton prochain projet ? Phil : Nous allons élargir notre activité à Hong Kong. On va se concentrer sur le côté fabrication. Nous allons essayer de mieux contrôler les délais de fabrication et la qualité des produits. Je pense que si l’on contrôle bien la qualité, le coût aura moins d’importance parce qu’on n’aura pas autant de produits défectueux impliquant que l’on paye quelqu’un pour répondre au téléphone et prendre note du défaut ou que l’on paye quelqu’un pour expédier un produit de remplacement, etc. Ensuite, nous réfléchirons au développement de notre activité en Europe. Nous pensons à l’Angleterre ou la France. Notre modèle peut fonctionner à peu près n’importe où. Nos spectateurs connaitront déjà les produits LED et ton entreprise quand tu arriveras sur le marché français. Olivier Roland :Cool ! Je vous tiendrai au courant, je publierai un lien. As-tu des conseils à donner aux personnes qui souhaiteraient maintenant créer leur propre entreprise ? Quelque chose pour les aider à démarrer ? Phil : Il y a quelques petits trucs. En gros, ce qui est important est la création de valeur pour le client. Plus on fait bénéficier le client, mieux c’est… De toute évidence ! Olivier Roland : Le service clientèle a toujours été l’avantage concurrentiel de ton entreprise, n’est-ce pas ? Tu as des conseils à donner à ce sujet ? Phil : Soyez juste humain. Mettez-vous simplement à la place du client. Comment voudriez-vous que l’on s’occupe de vous ? Olivier Roland : Oui. Ça semble être le minimum mais il semblerait que beaucoup d’entreprises n’offrent pas de service clientèle humain. On dirait même que certaines personnes dans le marketing d’entreprise ne sont pas humains. Ils s’expriment dans un langage d’entreprise, avec des mots que personne n’utilise en dehors du monde de l’entreprise. C’est vraiment étrange. Si on parle aux gens en utilisant un vocabulaire courant, il est plus facile d’établir une relation avec eux. Qu’en penses-tu ? Phil : Je pense aussi qu’il y a un problème de confiance. Beaucoup de gens ne savent pas s’ils peuvent faire confiance au client. Donc quand le client appelle et dit: "Ce produit est cassé", ils vont hésiter à le croire. Alors qu’ils pourraient penser que le client dit la vérité, ou au moins lui laisser le bénéfice du doute. Et lui dire, "D’accord, nous allons vous remplacer le produit". Olivier Roland : D’accord. Oui. Il faut donc supposer que le client ne ment pas. Si le client ment, on s’en moque, puisque de toute façon, la plupart des clients ne mentent pas. C’est quelque chose que j’ai appris. La plupart des gens sont honnêtes. Ils ne demanderont pas à se faire rembourser. Cool ! Pour finir, peux-tu nous donner l’adresse de ton site web ? Phil : Oui. C’est oznium.com. Ça ne veut rien dire, c’est un mot inventé. Olivier Roland : Super. Merci Phil d’avoir partagé avec nous tes stratégies et ton histoire. La conclusion, c’est que vous pouvez voir qu’il est possible de créer une entreprise automatisée qui travaille pour vous, et non pas le contraire. Qui est conçue pour vous offrir le style de vie auquel vous aspirez. Merci Phil. Au revoir et à la prochaine ! Pour recevoir gratuitement un podcast "7 étapes pour vaincre la Procrastination et rester motivé pour créer ou diriger une entreprise" et une vidéo "7 livres indispensables pour Créer son Entreprise", cliquez ici et laissez-moi votre adresse email pour que je vous les envoie gratuitement ! ;)

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Wed, 28 Sep 2011 17:42:00 +0200 http://www.olivier-roland.fr/items/view/362/Interview-Comment-Phil-gagne-un-million-de-CA-par-an-en-vivant-la-Semaine-de-4-heures
Vis ma vie de millionnaire http://www.olivier-roland.fr/items/view/97/Vis-ma-vie-de-millionnaire

Note : Cet article est un article invité de Jean du blog WebMarketing Junkie. Je suis Webmarketing junkie depuis plusieurs mois et je vous recommande fortement d’en faire autant. Jean a définitivement compris ce qui différencie les blogueurs de la nouvelle vague de ceux de l’ancienne école, et vous explique à travers un article par jour comment vous trouver dans la bonne catégorie . Il y a ceux pour qui la richesse consiste à transporter l’argent de poche du weekend dans un fourgon de la Brink’s, à faire la planche dans une piscine remplie de Veuve Cliquot, à travailler ses biceps avec des lingots comme haltères, et à faire du tri sélectif dans des sacs Vuitton. C’est le cliché populaire de la richesse, grâce à 50 Cents et ses honorables confrères, entre autres adeptes du bling-bling. Il y en a d’autres pour qui la richesse consiste à débloquer une assurance-vie grassouillette, construite centime après centime pendant toute une vie, 10 ans avant d’y passer. Pour y arriver, ils passent 5 ou 6 jours sur 7 à s’épuiser dans un bureau miteux, pour un patron qui les prend pour Peau d’Âne. La rançon du labeur : faire péter le magot à l’âge où ils choisiront déjà la couleur de leur cercueil. Il y a les autres, aussi, pour qui la richesse vient du coeur. Ils disent que l’argent ne fait pas le bonheur, souvent pour s’autoriser l’espoir d’être heureux après avoir perdu celui d’en gagner. Alors, qui a raison ? Pour savoir qui a raison, il faut savoir ce que l’argent achète. En plus des slips Dior et des Rolex, l’argent achète le pouvoir de ne pas travailler contre son gré. Et c’est bien plus gratifiant. En plus des tickets VIP et des limos avec chauffeur, l’argent achète l’indépendance. Quand on peut prendre le premier avion pour l’Île Maurice sur un coup de tête, sans prévoir la date du retour, quand on peut décider de partir en weekend le lundi matin comme le mercredi soir, on est libre. Et là aussi, c’est bien plus gratifiant. Pour les slips Dior et l’hélico, désolé, c’est mort. Oubliez aussi le collier antipuce en diamants pour le chihuahua. Par contre, pour le reste, les millions ne sont pas indispensables. Et c’est une bonne nouvelle. On peut vivre riche en travaillant autrement

Si votre sport rêvé n’est pas de semer la panique au McDrive avec une Maserati Quattroporte, si vous visez la richesse pour l’indépendance et la liberté qu’elle peut vous donner, et pas parce que "les grosses liasses, ça en jette", alors vous avez de la chance. Parce que vous pouvez vivre une vie de riche sans avoir le don de prédire les prochains numéros de l’Euro-Millions, sans vous lancer dans l’import-export de plantes qui font rire, et sans commencer les cours de chant pour prendre la place laissée vacante par feu Mickael Jackson. Sans avoir un compte en banque à faire pâlir Warren Buffet. En changeant votre façon de travailler. 4 règles qui valent autant que les millions En suivant ces principes, vous pouvez vivre une vie de millionnaire sans les millions : - Ne vendez jamais votre temps, mais un produit reproductible sans effort, qui ne vous demande pas de travailler plus si vous avez davantage de clients. - Dématérialisez, automatisez et sous-traitez tout ce qui peut l’être. Si votre business continue à tourner quand vous dormez, vous avez gagné. - Simplifiez, simplifiez, et simplifiez. Un processus n’a pas besoin d’être complexe pour être efficace. Passez en revue votre organisation chaque mois : éliminez l’inutile et simplifiez tout le reste. - Organisez votre activité autour de votre passion. Vous ne travaillez plus, vous passez du bon temps. Pour certains, il a suffi de créer une application web à abonnement mensuel. Pour d’autres, une formation en ligne. Un livre, une série de manuels, ou des articles de blog qui changent de ce qu’on voit partout ailleurs. Ces gens-là boivent davantage de Coca Light que de Veuve Cliquot. Ils mangent plus de pizzas que de caviar. Ils gagnent leur vie. Parfois très bien. Mais ils ne vont pas chercher les enfants à l’école en hélico. Pourtant, ils ont les mêmes avantages que les millionnaires, avec les soucis en moins. Ils sont libres de leur temps, et ils ont gagné leur indépendance. Les millions ou la liberté ? Les gagnants du loto finissent souvent dans des conditions tragiques. Finir, c’est vraiment le mot. Le parcours type consiste à anéantir le butin en trois ans, ou trois mois, puis à constater qu’une fois qu’on a gouté au dessert, il est encore plus douloureux d’en être privé. Alors si on ne se jette pas sous le pont des Arts, on finit en thérapie lourde. Au contraire, quand on sait précisément quels bénéfices ont peut tirer de la fortune, on a souvent le moyen des les obtenir en passant par un chemin plus facile que celui de la course aux millions.s Après tout, l’objectif final, c’est le mode de vie. Pas les gros chiffres en bas d’un relevé de compte. Le problème, c’est que le cliché des lingots et du champagne est tellement puissant qu’il empêche de voir l’évidence.

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Wed, 04 May 2011 18:15:00 +0200 http://www.olivier-roland.fr/items/view/97/Vis-ma-vie-de-millionnaire
Interview : Comment Yaro Starak, célèbre blogueur Australien, gagne 40 000$ par mois en travaillant 2 heures par jour http://www.olivier-roland.fr/items/view/13/interview-comment-yaro-starak-celebre-blogueur-australien-gagne-40-000-par-mois-en-travaillant-2-heures-par-jour

Yaro Starak, célèbre blogueur Australien, m’a récemment interviewé sur son blog, et je lui ai donc proposé de l’interviewer en retour, ce qu’il a accepté avec enthousiasme
Vous pouvez regarder l’interview sous forme de vidéo (pensez à activer les sous-titres !) ou le télécharger en MP3 si vous maitrisez bien l’anglais, ou le télécharger dans iTunes. Transcription et traduction texte de l’interview : Olivier : Bonjour et bienvenue dans cette nouvelle interview de blogueur-pro.com. C’est une interview un peu spéciale, car je suis actuellement avec Yaro Starak, qui est un célèbre blogueur australien. Yaro ne parle absolument pas français, donc je vais passer à l’anglais pour le reste de l’interview. J’ai souhaité interviewer Yaro parce que c’est vraiment un blogueur très connu, il m’a interviewé il y a quelque temps et je me suis dit que cela pourrait vraiment être intéressant d’avoir son histoire, notamment parce qu’il est connu pour être un blogueur avec un style de vie de rêve, il travaille très très peu, environ 2 heures par jour seulement, et il gagne plus de 40 000$ par mois grâce à son blog, donc c’est vraiment quelque chose d’intéressant !
Donc, Yaro, Salut. Yaro : Bonjour Olivier : Je viens de dire que tu étais un célèbre blogueur australien. Et tu es surtout connu pour ton mode de vie: tu ne travailles pas beaucoup et tu gagnes beaucoup d’argent sur Internet avec ton blog. Alors, pour commencer, est-ce que tu pourrais nous dire comment tu as commencé sur Internet, sur le Web? Yaro : Oui, bien sûr. J’étudiais à l’Université du Queensland, ici à Brisbane, en Australie où j’avais commencé mes études en 1998. Et, l’université m’a donné un accès Internet gratuitement, comme c’était le cas avec tous les étudiants inscrits et c’était la première fois que j’avais un vrai accès sur Internet, car je n’en avais pas encore un à la maison. Donc j’avais Internet sur mon ordinateur et aussi sur ceux de l’université. Et, j’ai commencé à m’amuser avec mon ordinateur, beaucoup trop en fait, je pense que j’ai passé beaucoup plus de temps sur Internet qu’à étudier. Mais j’ai quand même réussi à avoir mon diplôme . Et donc, pendant tout ce temps, J’ai continué à en apprendre davantage sur Internet, et j’ai fini par créer mon premier site Web, en 1999 en utilisant un service qui s’appelle Geocities, que les plus âgés de nos auditeurs ou lecteurs connaissent peut-être. C’était un outil gratuit pour concevoir des sites Internet sans avoir besoin d’une technique approfondie, mais les possibilités étaient très limitées. Et donc, j’ai fini par m’acheter un livre- et c’est la 1ère fois où j’ai acheté ce genre de livre et que je l’ai lu du début à la fin – qui s’intitulait "Apprenez le HTML tout seul et en 24 heures" J’y ai appris beaucoup de choses que j’ai ensuite pu mettre en application. J’en ai découvert davantage sur le Web et j’ai pu concevoir un site Internet en utilisant les astuces que j’avais apprises dans ce livre. Et j’ai conçu un site qui est devenu assez populaire, sur un jeu de cartes, "Magic, the Gathering". Olivier : Oh, Magic, oui je connais Yaro : Oui, certains d’entre vous connaissent peut-être ce jeu, J’y jouais quand j’étais au lycée, et lors de mes deux premières années à l’université. À ce moment-là, j’avais arrêté de jouer mais j’ai continué à développer ce site qui a fini par devenir très populaire en Australie auprès des joueurs, pour s’échanger leurs cartes, et il a fini par devenir le site d’échange de ‘Magic’ le plus populaire en Australie – sans compter Ebay ou les sites du genre. J’ai alors commencé à en tirer un revenu. Ça n’était pas grand-chose bien sûr. Mais j’ai réussi à vendre quelques pubs sur le site, et j’arrivais à gagner entre 200 et 500$ par mois, voire, pour les meilleurs mois, jusqu’à 1000 dollars.

Évidemment, j’étais encore étudiant, alors, c’était un revenu plutôt sympa qui me permettait de ne pas avoir à chercher de boulot d’appoint au McDo ou un truc du genre, parce que je vivais chez mes parents. Donc, c’était juste mon argent de poche. Mais, ça n’était pas le genre de business que j’avais en tête pour le long terme, et ce jeu de cartes ne m’intéressait plus. J’ai donc fini par lancer un nouveau business qui, cette fois-ci, avait été conçu pour avoir davantage de potentiel de croissance. C’était un site de ‘proofreading’, (De relecture ou de correction orthographique). C’était une époque amusante, c’était le début des années 2000 et je voyais toutes ces entreprises américaines qui étaient en plein dans le ‘boom’ du .COM Et c’était dingue, car les gens avaient ces sites Internet et ces business online qui ne faisaient pas grand-chose en fait, mais qui avaient des valeurs marchandes incroyables et sur lesquels on investissait énormément d’argent ou qui étaient rachetés pour des millions de dollars Et moi, toutes ces histoires me faisaient rêver. Alors je voulais absolument que mon prochain site ait un potentiel plus important. Alors, une combinaison de divers facteurs m’a amené à démarrer ce business de ‘proofreading’ qui s’adressait aux étudiants internationaux qui étudiaient dans des universités anglophones, surtout en Australie,car c’était le marché le plus accessible. Et ce business a eu pas mal de succès. C’était quelque chose que j’avais commencé à mi-temps vers la fin de mes études. Et ensuite, j’ai eu mon diplôme Et j’ai voyagé un peu en Australie je suis allé en Tasmanie, en Nouvelle-Galles-du-Sud, et quand je suis rentré chez moi Je ne savais pas ce que j’allais faire. Alors, j’ai commencé à m’investir sérieusement dans ce business jusqu’au point où je suis arrivé à dégager un revenu équivalent à un emploi à plein temps, et ça n’était pas encore tout à fait un vrai revenu passif, mais ce business était déjà très automatisé, et je gagnais ma vie en ne travaillant que quelques heures par jour à sa maintenance et c’était une très bonne expérience ça m’a beaucoup appris. Et…on était alors en 2004 et j’étais très investi dans ce business de ‘proofreading’ et c’est alors qu’un ami m’a expliqué qu’un blog peut être un outil très utile pour générer du trafic à partir de moteurs de recherche comme Google. A l’époque, je ne savais pas ce que c’était qu’un blog mais j’étais toujours curieux de découvrir de nouveaux outils pour faire la promotion de mon business J’ai alors fait quelques recherches mais il semblait très difficile de comprendre la différence entre un site Internet classique et un blog et je n’ai d’ailleurs pas trouvé la réponse. Alors j’ai décidé d’installer un blog sur mon site de proofreading pour voir ce que je pouvais en faire. Et je peux honnêtement dire que cette expérience a été un échec cuisant car la correction orthographique est un sujet plutôt ennuyeux Olivier : Donc, c’était un blog sur le ‘proofreading’? Yaro : Et bien, je suis plutôt bon en marketing alors, je me suis dit: “OK, je veux amener des clients vers mon business de ‘proofreading’, qu’est-ce que je dois écrire sur ce blog pour y amener le trafic  qui m’intéresse?” J’ai donc écrit des articles liés à la vie des étudiants internationaux, sur des choses qui auraient pu les intéresser, qui les auraient amenés à vouloir utiliser mes services. Des choses comme, par exemple, l’orthographe ou la grammaire mais ce ne sont pas des sujets qui m’intéressent particulièrement, de plus je ne suis d’ailleurs pas un éditeur ou un relecteur professionnel et j’ai eu un peu de mal à écrire sur ces sujets, et mes débuts ont donc été très lents. Si ça m’a appris une chose, c’est que j’aimais écrire sur le business, pas vraiment sur la recherche de clients, mais plutôt parler de mon histoire personnelle d’entrepreneur ou de la vie du site, et, en janvier 2005 j’ai pris la décision de lancer un 2ème blog, purement comme hobby cette fois-ci, où je pourrais parler de mes expériences passées de création de business, online comme offline A ce moment-là, cela faisait déjà 7 ans que je travaillais sur Internet. Je savais déjà comment gérer un site Web. Grâce à mon expérience avec le site d’échange de cartes, mon business de proofreading, et quelques autres business que j’avais démarré entre temps, et je voulais raconter toutes ces histoires. Alors, j’ai enregistré mon nom de domaine entrepreneurs-journey.com (le voyage de l’entrepreneur), avec comme seule idée en tête que c’était un bon titre pour le genre de sujets que je voulais aborder. Je me suis mis au travail, et j’écris maintenant ce blog sur mon aventure d’entrepreneur, depuis 2005 et j’en suis donc, au moment où je te parle, à ma sixième année. Olivier : Waouw. Oui, tu as eu la chance et l’intelligence de te lancer très tôt dans le blog sur Internet ce qui t’as donné une certaine avance sur un grand nombre de gens. Donc, tu as lancé ton blog en 2005, mais, au début, il ne s’agissait pas de gagner de l’argent, c’était plutôt un hobby comme tu nous l’as dit. Alors, comment as-tu réalisé la transition pour passer de “ce blog est mon hobby” à “je veux gagner de l’argent avec ce blog” ? Yaro : Ça a été une transition très intéressante pour moi. Je savais, grâce à mes expériences avec mes autres sites web, que je pouvais gagner de l’argent en vendant de la publicité. C’était le chemin le plus évident pour moi, car je l’avais déjà fait par le passé. Mais, pour être complètement honnête avec toi… À ce moment-là, je ne savais pas vraiment lequel de mes business était celui qui allait m’amener le plus loin. J’ai continué le business de proofreading car il me permettait de payer mes factures, même si ça n’était pas quelque chose qui me passionnait J’avais beaucoup aimé lancer ce business, mais, je ne voulais pas forcément aller plus loin. A ce moment-là, j’avais déjà revendu le site web d’échange de cartes et je n’étais donc plus présent sur ce marché. Et je commençais à peine à me former en marketing online. C’était la première fois que je m’inscrivais à des mailing-lists, et, un an plus tard, a commencé le boom des lancements de produits Je pense que le premier que j’ai vu ou dont j’ai entendu parler a été, "Traffic secrets" par John Reese. Je me souviens de son lancement. Mais, le premier que j’ai essayé a été "Butterfly Marketing" par Michael Filsaime en 2006 ou 2007, je ne suis plus tout à fait sûr. J’ai donc étudié ses produits, ainsi que ceux d’autres marketeurs Internet, pour en apprendre plus sur leurs parcours, et également sur le marketing par emails. C’était un sujet qui m’intéressait beaucoup parce que cela donnait l’impression qu’il suffisait d’envoyer un email pour que l’argent ‘rentre dans les caisses’, ce qui est ridicule – ça serait trop facile. Mais, le fait est que je n’arrivais pas à trouver la bonne combinaison de a) Un bon business qui pourrait me faire gagner de l’argent et b) un business dans lequel j’avais envie de m’investir sur le long terme, et donc, avec ce blog, je m’amusais, mais, ça n’était pas encore ça financièrement, je commençais à peine à trouver mon public, et j’aimais surtout l’activité d’écriture plus que quoi que ce soit d’autre. Mais, dès que j’ai commencé à me "mettre la pression" pour gagner de l’argent avec ce blog, je me suis beaucoup moins amusé car, au début, je ne gagnais vraiment pas beaucoup d’argent avec, et je me sentais un peu perdu et j’en étais à ce moment que beaucoup de marketeurs Internet traversent lorsqu’ils commencent à étudier de près le marketing Internet : Tu commences à acheter beaucoup de produits car, chaque nouveau produit à l’air intéressant. Je me suis par exemple lancé dans le marketing ‘Pay-Per-Click’ mais ça n’a pas marché je crois que j’étais attiré par ce qui était ‘trop beau pour être vrai’. Néanmoins, pendant cette période, j’ai continué à écrire sur mon blog et donc, même si j’achetais un produit et qu’il ne marchait pas, je pouvais écrire quelque chose à ce sujet. Et j’avais toujours de nouveaux contenus pour mon blog. Et mon public a ainsi continué à grandir. Et, six mois plus tard, vers juillet 2005, après avoir passé pas mal de temps à étudier le programme de Perry Marshall sur Google AdWords et le Pay Per Click (Je n’en faisais pas grand chose mais, j’adorais vraiment étudier son travail et je pense que son livre "The Definitive Guide to Google AdWords" était vraiment bon. j’avais des amis qui s’en sortaient très bien avec Google AdWords) j’ai décidé d’écrire un article à ce sujet, au sujet du package avec un livre et des Cds, en tant qu’affilié, sur mon blog. Comme j’étais arrivé à 400 ou 500 lecteurs RSS ou abonnés quotidiens je m’attendais à faire, peut-être quelque chose comme 50 ventes, c’est-à-dire que 10% de mes lecteurs allaient acheter mon produit, ce qui aurait été un très bon chiffre. J’ai donc fini par poster cet article sur mon blog, et, lorsque je me suis réveillé le lendemain, je n’avais réalisé aucune vente. Zéro. J’étais vraiment déçu. J’ai même pensé à jeter l’éponge, tout simplement. Et ça n’était pas parce que j’avais échoué, ça n’était pas un échec total. Je n’avais rien gagné, rien du tout, mais, surtout j’avais vu d’autres personnes gagner de l’argent, en faisant exactement la même chose, certains avaient même gagné beaucoup d’argent. J’ai vu des chèques de 15 000 $ envoyés par Google AdWord, et aussi tous ces gens qui gagnaient des centaines de milliers, voire des millions de dollars sur divers marchés. Et moi, je n’arrivais pas à vendre un seul eBook comme affilié, et j’ai commencé à me demander pourquoi je continuais à écrire sur ce blog tous les jours. Et, ça m’a pris quelques heures, mais j’ai fini par me dire: "Tu ne fais pas ça que pour l’argent, tu le fais parce que tu aimes ça, ton public grandit, etc… Alors, continue à le faire pour le plaisir et on verra bien où ça nous mène. Car c’est quand on arrête de prendre du plaisir qu’il faut penser à s’arrêter. Note d’Olivier : Yaro n’avait pas à l’époque tout le savoir qu’il a maintenant. Pour vous éviter le même genre de déconvenue, consultez la vidéo sur la monétisation que j’ai créé pour vous
Donc, j’ai quand même fini par vendre un livre 24 heures plus tard je crois, et quelque chose comme 5,6,7 ou 8 ventes sur la semaine qui a suivi, pour un revenu total d’environ 200 $ sur cet unique post sur mon blog, et, c’était plutôt excitant. Je suis donc passé de la déprime de n’avoir fait aucune vente à, “Ok, je n’ai pas fait les 10% de conversion prévus, j’ai plutôt fait dans les 1 ou 2% de conversion de mon public”, et j’ai d’ailleurs appris plus tard que c’est un chiffre assez standard dans le domaine du marketing Internet. Je me suis dit, "Ok, si je peux vendre mon livre à 1% de ces 500 lecteurs. Est-ce que ça marcherait aussi avec 5000 lecteurs?" ce qui signifierait 50 ventes, au lieu de 5. Et si j’avais 10 000 lecteurs, ça ferait 100 ventes. J’ai fait mes comptes, et comme mon public continuait à grandir, j’ai décidé de le refaire une fois par semaine en espérant gagner quelques milliers de dollars à chaque fois. Le potentiel était intéressant et j’aimais écrire, alors j’ai continué à le faire, et, à la fin de l’année 2005 je gagnais environ 1000 dollars par mois, entre le marketing affilié et la vente de publicités, et, à ce moment-là, je me suis dit “je prends encore du plaisir à le faire et j’aime l’idée de continuer à faire grandir mon public”, et j’aimais aussi beaucoup étudier le marketing Internet et raconter mes expériences. Mais, ça n’avait pas encore remplacé mon business de proofreading et je continuais donc à gérer ces deux sites simultanément.
Olivier : Ok, est-ce que travaillais dur à ce moment-là, pendant les débuts de ton blog?
Yaro : C’est certainement là que je travaillais le plus, en termes d’heures. Je n’aime pas beaucoup le mot "dur" car, quand on aime ce qu’on fait, ça n’est pas dur, et tu oublies le nombre d’heures que tu y consacres. Alors, c’est certainement à ce moment-là que je travaillais le plus longtemps chaque semaine, mais, parce que c’était aussi le moment où j’étudiais le plus, tout en mettant en application ce que j’apprenais. Et j’écrivais beaucoup plus sur mon blog à cette époque que je ne le fais maintenant. Probablement parce que j’avais plus de choses, plus d’histoires à raconter Par exemple, je voulais, à l’époque, raconter mes 7 années passées d’expérience et tout mettre dans mon blog. Je voulais parler de mon business de proofreading, de mon site d’échanges de cartes, et, j’avais aussi commencé à investir dans de nouveaux sites Web, dans de nouveaux business et je voulais aussi raconter tout ça. En gros, j’avais beaucoup de choses à dire, et très envie de les dire, alors, il me fallait publier tous ces articles et, bien sûr, j’apprenais de nouvelles choses, et, à chaque fois, que je voyais que quelqu’un avait de bons résultats, je voulais essayer de faire quelque chose de similaire. Donc, je travaillais plus que maintenant, mais je ne travaillais pas aussi dur qu’en 2007, c’était vraiment la période la plus difficile et je vais vous dire pourquoi, si ça t’intéresse…
Olivier : Oui, bien sûr, raconte-nous! Yaro : OK, alors, en 2005, c’était ma première année, mon public grandissait doucement et, fin 2006, j’avais environ 3000 lecteurs sur mon RSS feed, et également un trafic assez intéressant, et j’avais commencé, début 2006 à créer une mailing list. J’avais 3000 personnes abonnées à ma newsletter, et j’avais donc accès à environ 6000 personnes, si on combine la newsletter avec le lectorat de mon blog, ce qui était une certaine avance sur les autres blogueurs qui écrivaient sur les mêmes sujets que moi. Mon blog était parmi les 10 meilleurs blogs à l’époque et j’étais dans une position où j’étais devenu une référence, ce qui était bizarre, car j’avais passé ces deux années à partager ces histoires parce que j’aimais ça. Mais, mes lecteurs apprenaient beaucoup et me considéraient à présent comme un expert. On a commencé à m’inviter à des conférences, ou à me demander des interviews comme celle que nous faisons maintenant. Je n’ai d’ailleurs aucune idée du nombre d’interviews que j’ai donnée au cours des 6 dernières années, et je ne sais pas si tu as connu la même chose Olivier, mais, quand on te demande des interviews, tu commences à te dire, “les gens veulent vraiment savoir ce que j’ai à dire”. Même si, en fin de compte, l’important n’es pas là, et tout le monde me répétait, encore et encore, "Vends un produit". J’avais fait du marketing d’affilié, j’avais vendu de la publicité et je m’en sortais très bien avec ces méthodes. Au bout de deux ans, je m’approchais d’un revenu mensuel de 5000 dollars, à peu près autant qu’avec mon business de proofreading. Olivier : À ce moment-là, est-ce que tu avais un produit à vendre sur ton blog? Yaro : Non. Olivier : Donc, c’était juste les commissions affiliées et la vente de pubs. Yaro : Oui, c’est tout à fait ça. J’ai toujours été très dépendant du revenu généré par la publicité. Dès les 6 premiers mois de mon blog, j’avais déjà commencé à vendre des pubs, pour gagner un peu d’argent. Et aujourd’hui encore, même si ça ne constitue pas mon revenu principal, je gagne 2000 ou 3000 dollars chaque mois grâce aux pubs sur mon site. Et, s’il y a une promotion pour les affiliés et que tu peux gagner 500 ou 1000 dollars supplémentaires, c’est toujours intéressant. Je ne peux pas dire que c’était très constant car cela pouvait aller de 2000 à 4000 dollars d’un mois à l’autre, mais, en moyenne, ça suffisait pour en vivre. Et ça égalait les revenus de mon site de proofreading. C’était un signe pour moi, je me suis dit que cela pouvait devenir mon vrai business et que je devais trouver une solution pour le faire croitre car je prenais beaucoup de plaisir à y travailler. En effet, contrairement à mes autres business, j’avais encore envie de travailler sur mon blog. Et, ce qu’on m’a dit, c’est qu’il fallait que je commence à vendre mon propre produit, parce que si tu arrives à gagner de l’argent en vendant les produits des autres, alors, tu en gagneras certainement beaucoup en vendant tes propres produits. Et, pour diverses raisons, je n’avais jamais consacré d’énergie à un projet de ce genre. Je suppose que j’étais trop occupé par les promotions affiliées et mon étude du marketing Internet Donc j’ai commencé à écrire un E-Book, ça m’a pris 9 mois pour écrire 75% d’un E-Book, ce qui est totalement ridicule. Tout ce temps investi, pour si peu de résultats, et en fin de compte, j’aurais pu vendre cet E-Book pour 20 $, ça n’est pas un chiffre d’affaire très intéressant. Mais, on commençait alors à voir des produits avoir beaucoup de succès, on vendait des sites à adhésion payante, des cours sur Internet, ce genre de choses Et puis, un jour, un de mes mentors, a fini par me mettre un coup de pied aux fesses, Andrew Grant, de Andrew and Daryl Grant team. Ils sont spécialisés dans les E-Books, mais ils géraient aussi plusieurs sites où l’adhésion était payante et, d’ailleurs la majorité de leurs revenus, à ce moment-là, venait du prix de ces adhésions, comme par exemple, 15 $ par mois pour avoir accès à un cours online. C’est donc leur propre réussite, et celles d’autres nouveaux produits qui m’a convaincu de me lancer. J’ai d’ailleurs acheté un de ces nouveaux produits, la première édition de "Business Growth System" de Rich Schefren. C’est d’ailleurs avec cette édition qu’il a sorti Le "Internet Business Manifesto" qui, tu t’en souviens peut-être, a eu un très gros impact sur la communauté des marketeurs online, à cause de sa couverture, qui montrait un organigramme de toutes les activités que devait réaliser un marketeur online.
Une image très choquante, pour nous tous.

Couverture du “Internet Business Manifesto” de Rich Schefren, publié en 2007 Olivier : Oui, on a tous réalisé, "C’est vrai que c’est moi qui fait tout ça c’est pas étonnant que ça soit difficile" Yaro : Je pense que si je n’ai pas été aussi choqué que les autres par cette image, car je ne faisais pas comme les autres marketeurs, qui essayaient de faire un million de choses à la fois. Je me concentrais seulement sur le fait d’être un bon blogueur, alors, j’écrivais simplement ma newsletter, j’écrivais mon blog, je n’avais pas de produit à vendre. Je n’avais pas un emploi du temps de dingue, je ne faisais pas des dizaines de choses à la fois, mais, je savais que je devais automatiser ce business. Je l’avais déjà fait pour mon site de proofreading. Et je savais que ça pouvait être très efficace, mais, je n’avais pas de produit, et ça ralentissait ma croissance, et c’est donc à ce moment-là que j’ai décidé, c’était en janvier 2007: “Ok, c’est maintenant que je dois lancer un système d’adhésion sur mon site Je vais démarrer un programme d’entrainement: "Comment vivre de son blog en travaillant 2 heures par jour". C’est à peu près où j’en étais à ce moment-là, je n’avais besoin d’écrire un nouvel article tous les 2 ou 3 jours et ça me prenait environ deux heures à chaque fois, et, ça suffisait pour faire vivre mon blog. Alors, j’ai lancé mon concept: "Comment gagner entre 5 000 et 10 000 $ par mois en ne consacrant que deux heures par jour à votre blog". J’ai commencé à réfléchir à des noms de domaines, à des noms de produits, et j’étais déjà tombé plusieurs fois sur le nom "Mastermind". Je crois que c’est Eben Pagan qui l’avait utilisé en premier, avec son programme "Guru Mastermind", alors, je me suis dit que j’allais appeler le mien "Blog Matermind", je trouvais que ce nom sonnait plutôt bien. Et, j’ai donc enregistré ce nom de domaine, je savais alors, car j’avais vu le succès du ‘Business Manifesto" de Rich Schefren, qu’il me fallait sortir un rapport en PDF, et, je savais, grâce au "Product Launch Formula", de Jeff Walker qu’il me fallait faire un lancement digne de ce nom. Je voulais donc combiner ce que j’avais appris de Rich Schefren, Eben Pagan, Jeff Walker et aussi Andrew et Daryl Grant en Australie et mes propres expériences et connaissances, pour créer un produit sur le marché des blogs. Et, j’ai eu le bonheur, encore une fois, d’être parmi les tout premiers à lancer un tel produit, en tout cas un des premiers qui avait déjà un public. Je me suis donc mis au travail, et en un mois environ j’avais écrit le rapport "Blog Profit Blueprint", un rapport gratuit, que je voulais utiliser lors du lancement. J’ai contacté quelques amis blogueurs, qui sont alors devenus des affiliés, pour leur révéler la date du lancement. J’ai mis en place le site payant pour les membres avec WordPress, j’ai demandé à quelques amis informaticiens de constituer mon équipe technique pour m’aider à tout mettre en place. Et j’ai d’ailleurs utilisé "Buttefly Marketing" lors de tous premiers temps de mon programme Et, comme je te l’ai déjà raconté, j’avais aussi déjà créé, à cet instant, environ 10 % de mon programme… ma première leçon était déjà prête, j’avais déjà enregistré 5 interviews, mon forum était prêt, ainsi qu’une série de 10 documents audio sur "l’état d’esprit". J’avais pas mal de contenu à proposer, mais, le reste des leçons n’allait pas être disponible lors du lancement, je voulais les créer au fur et à mesure que de nouvelles personnes rejoindraient mon programme et j’ai alors fait mon lancement, c’était, je crois en Avril ou Mai 2007, peut-être même plus tard, en Juin peut-être… oui, je crois que c’était en Juin. Et, ça a plutôt bien marché. C’était très stressant. C’est certainement le lancement le plus stressant de ma carrière… Peut-être parce que c’était le premier, surement aussi parce que je m’étais trop mis la pression. Je crois que je m’attendais à ce que tout aille plus vite que ce qui s’est réellement produit. J’avais étudié de près beaucoup d’autres lancements, et tous avaient une grosse équipe, mais, dans mon cas, j’étais tout seul à écrire des posts, répondre aux emails et aux commentaires, etc… pour faire vivre et alimenter "Blog Profits Blueprint". Olivier : Ça n’était pas un lancement en interne? Yaro : Non, c’était un lancement public Olivier : Ok, tu ne voulais pas le tester avant? Avec la liste dont tu disposais déjà? Yaro : Et bien, ma logique ici était la suivante, Je suivais à la lettre, aveuglément, “Product Launch Formula" . Et je suivais aussi de près les mêmes étapes que les 6 ou 7 autres lancements que j’avais étudié sur les 2 dernières années. Et, je n’avais pas envisagé de faire un lancement en interne, ça ne m’avait même pas traversé l’esprit en fait.  Je crois que c’était, en partie, parce que je voulais sortir mon produit aussi rapidement que possible et, je me suis dit  – pas sur le moment, c’est quelque chose que j’ai réalisé ensuite – un lancement interne peut être très efficace en termes d’études et de recherches, mais, cela signifie aussi que les ventes faites pendant ce lancement interne sont des ventes que ne feront pas tes affiliés… Tu empiètes sur leur public. Et je voulais surtout que mes affiliés puissent gagner autant d’argent que possible, car j’étais sûr que c’était le meilleur moyen de faire le lancement le plus réussi possible. Je voulais que mon "Blueprint" puisse toucher le plus de gens possible d’un seul coup, pour qu’il devienne le sujet dont tout le monde parle sur le marché des blogs, moi compris. Je ne voulais pas qu’il s’agisse d’un phénomène isolé, et, de plus, c’était la première fois qu’un blogueur faisait un lancement en copiant les recettes du Marketing Internet. Je suis même pratiquement sûr que j’étais le tout premier. Je sais que Brian Clark a lancé "CopyBlogger" très rapidement après moi, je crois que c’était le premier qui se concentrait vraiment sur la vente, et, quelqu’un comme Darren Rowse n’avait pas encore fait de lancement alors que son public était bien plus important que le mien . Il se satisfaisait très bien de ne faire qu’écrire son blog, et n’envisageait pas encore de créer son propre cours. Il n’y avait pas encore John Chow, ou ShoeMoney sur notre marché à cette époque. Nous n’en étions encore qu’aux balbutiements et moi, j’avais l’avantage d’être le premier, et aussi d’avoir écrit un très bon rapport, c’était, selon moi, mon plus grand avantage, mon rapport était très bon, j’ai alors réussi à faire doubler la taille de ma mailing list, je suis passé de 6000 abonnés, à 12 000… et même à 15 000, une fois le lancement terminé. Mes revenus ont triplés, en passant de 5 000 à 10 000 dollars par mois à entre 15 000 et 20 000 dollars par mois, et j’avais environ 400 membres, dans le premier groupe de mon programme.  J’avais beaucoup de succès, c’était très excitant… Même si ça a été difficile aussi… Mais, je vais te laisser poser ta question maintenant… Vas-y. Olivier : Donc, c’était pour ce lancement que tu travaillais si dur en 2007 ? Yaro : Euh… en fait, j’ai oublié de mentionner deux autres choses. Le timing était un peu étrange. Ce qui est sûr, c’est que ça n’était pas prévu… C’est juste arrivé comme ça, à ce moment-là, j’étais en train d’acheter ma première maison … en même temps que le lancement démarrait, ce qui peut être une chose assez stressante : les contrats, les inspecteurs, chercher une maison, faire une offre… J’avais mis assez d’argent de côté pour l’apport financier, grâce à mon blog et au business de proofreading et, en plus de tout ça, j’étais en pleines négociations pour vendre mon business de proofreading, car, comme j’avais décidé de me concentrer sur mon blog, Il me fallait vendre tous les autres business dont celui de proofreading. Je négociais avec l’acheteur . Et, comme c’était un business qui générait un chiffre d’affaires à 6 chiffres, je me devais de prendre ces négociations très au sérieux. Et, je devais donc passer par tout ce processus, les contrats, parler avec l’acheteur, etc… et je faisais ça, tout en écrivant sur mon blog, en écrivant ma newsletter, tout en écrivant le "Blog Profits Blueprint" et en préparant le lancement. Je ne savais presque plus où donner de la tête. ça a été 6 mois incroyables… surtout 3 mois en particulier. J’ai lancé mon produit, acheté ma maison et vendu mon ancien business… sur une période de 3 mois… et, autre chose, c’est aussi à ce moment-là que j’ai acheté une voiture neuve, pour la première fois de ma vie! En même temps que tout le reste, Donc c’était une période un peu folle, mais aussi très amusante. Donc, cette année-là a vraiment été une année charnière dans ta vie… Oh, oui. Définitivement. Tout est arrivé en même temps. C’est très rare, au même moment, de faire le lancement d’un produit, acheter une voiture, une maison et vendre un business à 6 chiffres. Donc, c’était un peu dingue. Mais ça m’a aussi complètement lancé, à partir de là, je n’ai fait qu’aller vers le haut. Il y a eu une courte période d’ajustement, après le lancement : j’ai dû gérer la terrible réalité des remboursements. C’est-à-dire, quand tes clients veulent récupérer leur argent. Et, j’ai appris de nouvelles choses pendant cette période, que j’ai pu mettre en application lors des lancements suivants. Mais, à part ça, c’était vraiment une excellente période. Olivier : Ok. Si je me souviens bien, en 2008, tu as commencé un tour du monde? Yaro : Oui, en 2008, c’est bien ça. Olivier : Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus? Yaro : Bien sûr. Tu sais, c’est assez drôle. Beaucoup de gens, lorsqu’ils rêvent de réussir sur Internet, s’imaginent sur la plage, avec un ordinateur portable. Et, ça n’est pas quelque chose qui m’intéressait particulièrement. D’abord, un portable sur la plage, ça n’est pas pratique, mais, ce que je voulais surtout, c’était voyager davantage, et j’étais dans une position où je pouvais gérer mon business de n’importe où avec une connexion Internet. La seule chose qui m’empêchait de voyager c’est que j’avais déjà été plusieurs fois au Canada les deux dernières années. Je vais en général au Canada tous les 2-3 ans, pour voir ma famille, et j’y étais allé en hiver, c’est une saison un peu difficile. Et, cette fois-ci, j’avais plutôt envie de voir l’Europe, et de vraiment pouvoir en profiter, et mon emploi du temps me permettait de partir longtemps. J’ai alors décidé qu’en 2008, je passerais une grosse partie de l’année à voyager, tout en gérant mon business online. J’avais terminé la première version de "Blog Matermind", j’avais lancé "Blog Mastermind 2007", et en milieu d’année, j’avais suffisamment de contenu à y proposer et j’ai pris une décision… intéressante. Je ne sais pas si c’est ton cas Olivier, mais, lorsque j’ai eu 400 membres dans mon programme, je me suis dit “Ok, ce programme doit avoir une fin” et une fois que j’avais décidé que mon cours devait se terminer à un moment donné, principalement pour pouvoir gérer les défections de mes membres, pour éviter les remboursements, j’avais choisi de dire que mon cours durerait 6 mois, pour fidéliser davantage de membres. J’ai donc re-fait un lancement de "Blog Mastermind", mais, cette fois-ci, c’était un cours sur 6 mois, et bien sûr, je voulais avoir un autre produit pour ceux qui terminaient le cours. Je ne voulais pas perdre tous ces clients, parce que je n’avais plus rien d’autre à leur proposer. Et donc, dès que j’ai eu fini la mise en place de "Blog Mastermind", j’ai commencé à dire que j’allais bientôt proposer la suite, “Comment lancer votre propre site d’abonnés, après avoir fidélisé votre public, grâce à un blog”, ou à n’importe quoi d’autre. Et, c’est là que j’ai conçu "Membership Site Mastermind", et, pour ce produit en particulier, j’ai fait un lancement interne. Il n’était d’ailleurs accessible qu’aux membres qui avaient terminé "Blog Mastermind" pour le lancement initial. Et, une fois encore, j’ai d’abord créé le premier module pour créer la suite alors que mes membres avançaient dans le programme et, ça a encore été une période très intéressante car j’avais décidé de voyager, et je voulais avoir créé tous les modules avant mon départ et, ma date de départ était en Avril 2008 et j’avais arrangé mon emploi du temps mois après mois pour être sûr d’avoir terminé les modules et dans ce cas précis, je proposais aussi des vidéos et, je devais m’assoir devant mon ordinateur pour m’enregistrer, ce qui peut être un peu compliqué quand on est en voyage, parce que je voulais que ces vidéos aient une certaine constance. Et, je l’ai fait, j’étais très stressé, mais j’ai réussi à tout terminer avant de partir, ce qui était une très bonne chose et bien sûr, cela signifiait aussi que mon 2e cours était terminé, même si je n’ai pas sorti ce cours pour le grand public avant un moment. J’ai d’abord laissé ceux qui avaient terminé "Blog Mastermind" rejoindre ce programme, s’ils le souhaitaient. Olivier : Donc, c’était vraiment un lancement interne : un lancement exclusivement auprès de ta liste de clients. Yaro : Oui, c’est ça, je pense qu’on peut appeler ça un lancement très segmenté. Mais, ça n’était même pas un vrai lancement, plutôt la continuité d’un même programme. Olivier : OK. ça paraît logique, car tes clients existants sont les plus qualifiés… Ils te font confiance, ont acheté tes produits. Et bien sûr, s’ils ne demandent pas de remboursements, c’est parce qu’ils aiment tes produits, donc, ça paraît logique de leur proposer un nouveau cours. Yaro : Oui, bien sûr, c’était l’idée ici. Je ne voulais pas passer pour un idiot parce que je n’avais rien à proposer aux gens qui avaient aimé mes produits, et voilà. J’ai réussi à tout finir à temps. Et j’ai pris un avion jusqu’aux îles Fidji, avec un ami à moi et, c’est là que je suis tombé malade. Probablement le contrecoup du stress d’essayer de terminer mon programme tout en planifiant un voyage qui n’avait pas de date de fin? Je savais que je partais entre 6 et 12 mois, sans savoir combien de temps j’allais rester dans chaque endroit. Olivier : Oh, tu ne savais pas dans quels pays tu voulais aller? Yaro : Je savais que j’allais d’abord passer par le Canada Olivier : OK Yaro : Puis, ensuite en Europe, mais je ne savais pas où exactement, tout ce que je savais, c’est que je n’aime pas les vols trop longs et c’est pour ça que je voulais faire des étapes sur certaines îles, avant d’arriver en Amérique, et puis, j’avais prévu de prendre le train en Europe. Et de commencer par passer l’été avec ma famille au Canada, et bien sûr de passer quelque temps dans des endroits très cool comme New-York. Et, dans mon planning, il y avait un évènement pour les affiliés de Jeff Walker à Las Vegas en Juillet alors, j’avais prévu d’être au Canada à ce moment-là et d’y prendre un avion pour Las Vegas pour assister à l’évènement. En gros, c’était ce que j’avais prévu pour ce voyage. Donc, Fidji d’abord, je tombe malade… et je reste au lit le temps de me remettre, et ensuite: Hawaii, Vancouver, Toronto, Las Vegas, Chicago, New York, Montréal et Québec. Voilà pour l’Amérique du Nord. J’ai passé quelques mois à Toronto, J’y ai même loué un appartement, c’est là que vis ma famille, j’ai passé l’été là, et c’était d’ailleurs la première fois que j’aimais être à Toronto… Parce que ça n’était pas l’hiver. Un conseil pour nos auditeurs: n’allez pas au Canada en hiver! Olivier : Trop froid ! Yaro : Euh… Oui!
Olivier : OK. Yaro : Ce qui était amusant avec ce voyage, C’est que je faisais mes lancements en même temps, et donc, dans l’appartement que je louais à Toronto en juillet… je ne sais plus si c’était avant ou après mon voyage à Las Vegas, j’ai fait la réouverture de "Blog Mastermind". Je crois bien d’ailleurs que c’était la première réouverture, après six mois de fermeture. Et, je voulais ajouter de nouvelles choses pour ce nouveau lancement et, j’ai donc enregistré des vidéos pour cette campagne, dans cet appartement, avec un appareil-photo très simple. J’étais passé sur Mac à ce moment-là et j’utilisais ScreenFlow pour créer ces contenus pour mon lancement, donc, depuis le Canada, en coordonnant tout ceci avec mon équipe technique en Australie et, ce lancement s’est très bien passé, ça a d’ailleurs été le meilleur lancement pour "Blog Mastermind". J’avais augmenté le prix, le produit était disponible à l’achat dans son intégralité, ça a bien marché. Et le fait d’être au Canada à ce moment-là a rajouté un peu de piment à cette expérience. Et aussi, pendant ce temps, je continuais à écrire mon blog. Je m’en souviens très bien, j’étais à Chicago, j’étais revenu de Las Vegas et je voulais écrire à Chicago, car John Reese faisait le lancement de "Traffic Secrets 2.0", la version Internet de son produit, et c’est un programme que je voulais vraiment promouvoir, et je n’avais que trois jours à Chicago. J’ai donc fini par passer une après-midi entière dans un appartement à Chicago à écrire ma newsletter, et un post sur mon blog au sujet de "Traffic Secrets" et pour le recommander, pendant que j’étais à Chicago, parce que je voulais vraiment le faire . C’est assez amusant, parce que parfois, je prenais plus de plaisir à travailler qu’à voyager. Évidemment, c’est toujours sympa de visiter un nouvel endroit, mais j’aime aussi beaucoup voir les fruits de mon travail alors, assez souvent, je choisissais de rester devant mon ordinateur, et de travailler. Et puis, c’est sympa de s’asseoir dans un café à New York pour écrire ton blog, juste pour changer d’air et se dire: "je l’ai fait". Olivier : Oui, absolument. Moi, par exemple, j’ai vraiment adoré écrire dans une petite île du Pacifique où je me trouvais, c’est toujours tellement mieux d’être dans un endroit magnifique pour écrire plutôt que dans ta maison habituelle. (Note d’Olivier : Pour avoir un compte-rendu complet de mon mois de vacances dans le Pacifique, et comment j’en suis revenu plus riche que quand je suis parti, lisez mon article Gagner de l’argent en prenant des vacances à l’autre bout du monde.) Yaro : Oui, et c’est aussi une très bonne anecdote. Ce type d’image plait beaucoup aux gens. Donc, ensuite, j’ai continué mon voyage, je suis allé en Europe. J’ai vu énormément de choses, je suis aussi brièvement passé par Paris, en Angleterre aussi…
Olivier : C’était la première fois que tu allais en Europe? Yaro : Euh… techniquement non. J’y étais déjà allé avec mes parents à 4 ans. Mais, je ne m’en rappelais pas du tout Olivier : Ah, d’accord… Yaro : Donc, pour moi, c’était vraiment une première. J’ai atterri à Glasgow, j’ai traversé l’Ecosse, puis je suis allé à Edimbourg, Londres, Bruxelles, Amsterdam, Paris, Rome, Venise, Florence, Naples, Athènes, Dubai, Singapour, et finalement, le retour à la maison, à Brisbane. Je pense que c’est à peu près ça… et pendant ce voyage, tout en écrivant ma newsletter et mon blog j’ai fait un autre lancement pendant que j’étais en Grèce, c’était vraiment sympa, j’étais au bord de la mer, à environ une heure d’Athènes, dans une station balnéaire dans la région d’Athènes. Et c’est là, au bord de la mer, avec mon partenaire, Gideon Shalwick, qui lui était en Australie, que j’ai enregistré des vidéos pour le programme, alors que nous préparions ce lancement. Et d’ailleurs, en termes de signatures de nouveaux clients, ça a été notre meilleur lancement à ce jour, environ 1000 personnes ont rejoint ce programme. Olivier : Donc, finalement tu l’as fait! Tu as travaillé sur la plage, avec ton ordinateur portable
Yaro : Euh, j’étais à coté de la plage, mais pas à la plage, Il y a un peu trop de sable pour un ordinateur sur la plage. . J’ai quand même fini par rentrer à la maison, en décembre 2008, après presque 8 mois de voyage autour du monde, et, aussi étonnant que ça puisse paraître, j’avais plus d’argent sur mon compte en banque que quand je suis parti, grâce aux succès de tous ces lancements et de mon blog. C’était vraiment fantastique. Olivier : C’est vraiment le style de vie rêvé pour l’entrepreneur qui réussit sur Internet. Mais, est-ce que tu t’es vraiment amusé? Ça n’était pas trop dur de changer tout le temps d’endroit? Yaro : Et bien, je ne le referais jamais de cette façon… C’était très stressant parfois. J’avais une semaine dans une ville, et une autre semaine dans une autre ville Il faut le temps de s’installer… Mais, je ne faisais pas ça à la légère. Je tiens à dire que je ne restais pas dans des auberges de jeunesse. Je dépensais une partie de mes revenus en louant des appartements dans chaque ville, ce qui n’est pas si cher, en fin de compte. Je pense que c’est même une bonne option pour ceux qui ne veulent pas habiter à l’hôtel. Il suffit d’aller sur un site comme VRBO.com. On trouve des annonces partout dans le monde, de gens qui proposent de te louer leur maison à la journée, la semaine, ou au mois. J’ai fait ça partout où je suis allé, J’ai loué un appartement à Paris, à Amsterdam, à Londres… Olivier : Donc, tu peux louer un appartement pour une seule semaine? Yaro : Oui. C’est ça. Olivier : Ah, je ne savais pas que c’était possible. Yaro : Par exemple, à Paris, on a dépensé quelque chose comme 700 ou 800 Euros pour un appartement. J’aime assez ce système, car tu as ta propre cuisine, donc tu peux te faire à manger, tu n’as pas besoin de toujours manger dehors. 8 mois à toujours manger dehors, ça ne peut pas être bon pour la santé. Bon, disons qu’il y a eu du bon et du mauvais, tous ces voyages m’ont souvent rendu malade, à Fidji, à l’aller, et je suis retombé malade au retour aussi. Tous ces changements c’est génial, tu apprends beaucoup, tu grandis beaucoup, mais c’est aussi très stressant. Parfois, tu arrives dans une ville sans savoir où tu vas dormir, alors tu dois très vite trouver un appartement, un lit où passer la nuit. Tu passes beaucoup de coups de fil, en trainant ta valise derrière toi ça peut devenir assez intense. Mais, dans l’ensemble, ça a été une expérience incroyable. Olivier : Oui, ça a l’air génial… Mais, je ne sais pas si je le ferai un jour, Car on dirait que c’est vraiment beaucoup de boulot (Note : je suis plutôt adepte du fait de rester 2 ou 3 mois dans un pays pour s’imprégner de la culture locale). Et, tu n’es jamais rentré en Australie pendant cette année-là? Yaro : Non, mais tu sais, c’est justement parce que je vis en Australie, et, c’est loin de tout, et donc, c’est mieux de faire tous ces voyages d’un seul coup… Olivier : Ok, et donc, pendant cette année tu n’as vu ni ta famille, ni tes amis en Australie… Ça n’était pas trop dur? Yaro : Euh, non, pas vraiment. Ce qui m’a le plus manqué, c’est ma routine. Mon lit et les cafés où je vais à Brisbane pour écrire mes articles, le quotidien, les plats cuisinés à la maison. Évidemment, j’ai plus manqué à mes parents qu’ils ne m’ont manqué, mais, c’est comme ça pour tout le monde, non ? Mais, ils sont venus rendre visite à ma famille au Canada, et j’ai donc pu les voir pendant ce temps-là.  Et, pour les amis, et bien, je dois dire que c’était une période de transition pour moi à ce niveau-là. Je commençais à me détacher de mes amis du lycée et de l’université et à me faire de nouveaux amis, et, quand je suis rentré, j’ai continué à nouer de nouvelles amitiés et à me découvrir un nouveau cercle d’amis, qui était constitué de davantage d’entrepreneurs, et de personnes qui possèdent leurs propres business, et ce sont les amis que j’ai encore aujourd’hui. C’est donc assez intéressant que cela se soit produit à peu près au même moment. Olivier : Oui, quand on change de vie à ce point-là, c’est normal, à un moment, de se trouver aussi de nouveaux amis. Peut-être pas tous tes amis, mais c’est vrai que, lorsque tu changes d’état d’esprit, tu recherches le contact des gens qui ont le même état d’esprit que toi. C’est une des conditions du style de vie d’un entrepreneur. Yaro : Oui, c’est tellement vrai ! Et, tes amis deviennent aussi les gens que tu peux voir. Je vois la plupart de mes amis pendant la journée alors, que la grande majorité des gens sont au boulot de 9h à 5h, et je pense aussi que c’est très important d’être entouré de gens qui comprennent ton parcours. Olivier : OK, passons à présent à aujourd’hui, Combien d’heures est-ce que tu travailles en moyenne par semaine maintenant? Yaro : C’est une question très intéressante parce que ça change beaucoup. Prenons la journée d’aujourd’hui… Euh… Qu’est-ce que j’ai fait aujourd’hui? J’ai parlé avec une des personnes de mon équipe technique, et nous avons parlé du futur lancement d’un nouveau cours et de la technologie que nous allons utiliser pour ce lancement. Alors, on a discuté pendant que je préparais le déjeuner et ensuite, on a passé une heure devant notre ordinateur pour regarder de plus près diverses choses, et j’ai aussi parlé sur Skype avec quelqu’un qui gère un projet de logiciel pour moi et maintenant, je parle avec toi et c’est tout le boulot que j’ai fait aujourd’hui. Alors, ça doit faire dans les deux heures, peut-être trois heures de travail. J’ai aussi fait mes courses, j’ai regardé l’open d’Australie à la télé, et voilà, c’était le résumé de ma journée. Olivier : Bien, une journée très cool. Et c’est une journée classique pour toi? Yaro : Oui, c’est à peu près à ça que ressemble une journée normale pour moi. Par exemple, je viens tout juste de finir d’écrire un nouveau rapport en préparation pour ce nouveau cours qui va s’intituler "La journée de travail de deux heures", et, étant donné que je veux enseigner aux autres à ne travailler que deux heures par jour, je dois être capable de montrer que c’est possible, et je peux dire très franchement, qu’en moyenne, c’est le nombre d’heures de boulot qu’il me faut pour maintenir mes revenus : deux heures par jour en moyenne, voire moins. Par contre, il y aura des journées où je vais devoir travailler 5, 6, 7 ou même 8 heures. Cela dépend bien sûr de ta définition du travail. Olivier : C’était en fait ma prochaine question, car, j’ai rencontré Jeff Walker il y a quelques jours, à Phoenix et, je lui ai demandé combien d’heures est-ce qu’il travaillait par semaine et, il n’a pas vraiment pu me répondre, il m’a demandé : “Quelle est ta définition du travail?” et c’est une très bonne question et je voudrais te la poser aussi. Quelle est ta définition du travail? Qu’est-ce que tu appelles travail? Yaro : Tu sais ce que j’appelle travail? C’est toutes les choses que je n’aime pas faire, c’est-à-dire assez peu de choses en fait. Par exemple, faire les comptes, avec mon comptable. Tu sais, tous les 3 mois, je dois la rencontrer pour qu’elle puisse obtenir les informations que moi seul peut lui donner et ça n’est pas très excitant pour moi, je n’aime pas beaucoup faire ça. Mais, ensuite, il n’y a vraiment pas grand-chose que je n’aime pas faire du tout. Parfois, je trouve la gestion des emails un peu ennuyeuse, surtout parce qu’ils ont tendance à s’accumuler et ça peut devenir un peu stressant, mais, écrire un rapport, j’adore vraiment ça, j’y prends beaucoup de plaisir. C’est un processus de création, alors, parfois, ça peut ressembler à un accouchement… et être très douloureux. Mais ça devient une douleur agréable. Il y a une grande satisfaction qui accompagne la création et pour moi, l’écriture c’est vraiment ça. Je ne considèrerai jamais ça comme un travail, même si, d’un point de vue conventionnel, c’est ce qui paie mes factures, c’est ce qu’on peut considérer comme mon job, mon business. Donc, certains pourraient appeler ça du travail, et je pense que c’est notre grande chance, en tant qu’entrepreneurs, ce que nous faisons pour le plaisir, est aussi ce qui nous fait vivre, et, nous avons réussi à combiner ces deux choses, ce que la plupart des personnes qui ont des emplois classiques n’ont pas la chance de faire. Mais, c’est notre cas, et si nous le faisons bien, nous pouvons même en retirer des revenus très confortables. Alors, si tu arrives à trouver cette combinaison: quelque chose que tu aimes faire, qui te permet de gagner ta vie, et qui te donne une certaine satisfaction, alors, tu as trouvé ton saint Graal. C’est pour ça que ça m’a pris si longtemps, c’est pour ça que j’ai arrêté le business de proofreading et que j’ai fini par le vendre, c’est pour ça que j’ai vendu mon site d’échange de "Magic" et mes autres sites Web. Parce que, même s’ils me rapportaient de l’argent, ils me demandaient aussi du travail, dans le sens que, les différentes choses qu’il me fallait faire pour gérer ces business n’étaient pas des choses que j’avais envie de faire, elles ne me passionnaient plus. Et c’est précisément ma définition du travail. Alors, j’ai vendu ces business, parce que j’avais découvert que j’aimais le blogging, écrire, enseigner et, aussi, aider les autres et que je pouvais gagner ma vie grâce à ça. Et, ça n’est pas ce que j’appellerais du travail. C’est une distinction très importante à faire car, la plupart des gens qui ont des emplois classiques ne la comprennent pas. Ils font seulement la distinction entre les vacances et le travail. Et moi, et les autre entrepreneurs comme toi-même je suppose, nous ne savons pas ce que c’est qu’être en vacances, ou que travailler, c’est simplement notre vie. Olivier : Oui, j’aime beaucoup cette définition. Mais, si on s’en tient à cette définition, nous ne travaillons pas deux heures par jour, nous travaillons moins, parce que, quand nous écrivons un article, nous adorons ça. Yaro : C’est vrai, mais je pense que, pour les nouveaux venus dans notre monde, ils veulent considérer le temps passé devant leur ordinateur, à construire leur business, comme du travail, et, ils veulent savoir combien de temps cela va leur prendre. Et, je peux leur dire: moi, il me faut deux heures pour écrire un article ou une section dans mon rapport, ou répondre à une interview pour qu’elle soit publiée, ou, répondre à un email pendant une heure, ou passer du temps à discuter avec un de mes partenaires. Et, c’est ce que la plupart des gens va considérer comme du travail et de cette façon, ils peuvent déterminer combien de temps il va leur falloir travailler s’ils veulent suivre ton exemple. Olivier : Oui, je comprends tout à fait, et je suis tout à fait d’accord, Si tu aimes ce que tu fais, ça n’est pas du travail. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai revendu ma première entreprise. Je ne l’aimais plus, tout simplement, et c’était devenu un travail très difficile pour moi. Et c’est aussi pour ça que j’ai créé ma première entreprise online, parce que je voulais me libérer de tout cela et vivre de mes passions, alors, je pense qu’on peut dire qu’on est d’accord sur ce sujet
Yaro : Oui, tout à fait. Olivier : Et je pense que nous avons évoqué beaucoup de choses très intéressantes en parlant de tes succès et de tes expériences, alors, pour conclure cette interview, est-ce que tu peux donner à ceux qui nous écoutent et qui veulent créer leur blog, un conseil pour avoir du succès ? Quel serait ton premier conseil pour eux? Yaro : OK… C’est une question que je me pose très souvent : Qu’est-ce qui fait le succès d’un blog? Et, c’est essentiel pour moi de bien le comprendre car, c’est ce que j’enseigne aux autres, et c’est pour le savoir qu’on lit mon blog, mais aussi parce que ce secteur a changé. Quand on me demande ce que j’ai fait avec mon blog en 2005, pour savoir si cela pourrait encore marcher, pour pénétrer un marché qui est beaucoup plus dense aujourd’hui que lorsque j’ai démarré. Je pense que les règles fondamentales sont encore d’actualité pour s’assurer du succès de son blog, et, je suis vraiment convaincu que n’importe qui pourrait les mettre en application et trouver le succès sur ce marché. Elles se basent toutes sur un ingrédient essentiel: La valeur. Tu sais, la valeur est une chose assez subjective. Tout le monde a sa propre définition de ce qui a de la valeur.  Et ton boulot, en tant que blogueur, qu’entrepreneur, ou pour n’importe quel autre business, c’est de créer quelque chose que suffisamment de gens vont juger comme ayant de la valeur et de pouvoir en créer un business, ou n’importe quoi d’autre. Alors, tu peux supposer que ce que tu as à dire peut intéresser suffisamment de gens, ou, tu peux être un peu plus malin, et pénétrer un secteur ou un marché, où il est reconnu qu’un besoin, une demande ou un simple désir existe déjà. La meilleure idée selon moi, consiste d’abord à trouver une niche marketing où beaucoup de personnes se retrouvent. C’est ce qu’Eben Pagan a appelé les "MégaNiches". Ces MégaNiches peuvent te servir de repère. C’est un secteur très large que tu peux commencer à étudier, lorsque tu cherches à savoir si le sujet qui t’intéresse peut devenir un blog qui a du succès. Les Méga Niches correspondent à : "Santé et bien-être", "Relations amoureuses et Séduction" et "Argent et Finance". En gros, les trois sujets les plus populaires auprès des êtres humains dans leur ensemble. Nous voulons survivre, être en bonne santé et avoir une vie agréable. Nous nous intéressons au sexe et aux relations avec autrui, et nous voulons gagner de l’argent et être à l’abri du besoin financièrement. On peut en proposer une hiérarchie, mais, en fin de compte, ce sont les trois sujets qui nous intéressent le plus. Il y a une autre catégorie que l’on peut aussi ajouter, et qui ne fait pas vraiment partie de ces 3 niches, c’est celle des "passions irrationnelles", …les passions pour lesquelles personne ne se met en danger physiquement, pas comme dans certains cas… Par exemple, il y a des gens qui sont complètement fanatiques de sport, des gens qui sont dingues de technologie, de mode. Certaines femmes avec les chaussures…. Il y a des femmes qui ont une passion débordante pour les chaussures. Ces gens sont si passionnés qu’ils cherchent de nouvelles informations sur Internet chaque jour et font aussi des achats online. Donc, évidemment, il s’agit de marchés à explorer, et je pense vraiment qu’on peut tout réduire à ces 4 sujets. Les 3 Méga Niches et les passions irrationnelles. Et c’est là dedans qu’il faut trouver le marché qui va te faire gagner de l’argent. Il faut identifier les marchés porteurs et combiner ceci avec ce que tu sais déjà faire, ce que tu es prêt à apprendre, ou ce dans quoi tu as déjà une expérience… et l’appliquer dans la niche où tu auras identifié des besoins auxquels tu peux répondre. Et si tu arrives à combiner ces deux concepts: une chose qui te passionne, et que tu es prêt à travailler pour produire de la valeur, dans un secteur qui intéresse beaucoup de gens… Alors, tu vas avoir du succès… Si tu apportes constamment une valeur à ce secteur. Et, pour y parvenir, il suffit de donner aux gens ce qu’ils veulent sur un des trois formats utilisés sur Internet: Texte, Vidéo et Audio. Tu peux faire ce que tu veux, Tu peux n’en utiliser qu’un ou les trois. Moi, j’utilise les trois, même si la majorité de mes productions sont des textes. Et, continue à répondre aux questions que les gens se posent et, ils commenceront à te faire confiance, à te suivre et à te lire tous les jours. Et, tu pourras ensuite créer une newsletter et commencer à recommander des produits ou même vendre tes propres produits. Et aussi mettre des pubs sur ton site, si ton public est assez important et voilà, c’est tout… J’ai beaucoup d’exemples à donner, parmi mes membres, les étudiants qui ont suivi mes programmes. Certains ont créé de très bons blogs, sur des marchés intéressants. Par exemple, Mitch est sur la niche du sport universitaire. Il a choisi une niche "irrationnelle" et il y a créé son blog. Fran, s’intéresse aux médecines parallèles, ça avait commencé comme un blog sur le traitement de l’acné… Ce sujet se retrouve dans le secteur de la "Santé" et l’acné intéresse beaucoup de monde, les personnes qui veulent s’en débarrasser sont très motivées pour trouver les réponses à leurs problèmes de peau. et… il y aussi mon ami Alborz Fallah, qui est sur le marché des voitures, c’est un marché où le potentiel irrationnel est très important, de nombreux gens en Australie s’intéressent aux voitures. …Leigh Peele, son blog se concentre sur la perte de poids, c’est une coach personnelle, Spécialiste de la perte de poids. Elle a écrit beaucoup de choses sur la question, elle l’étudie énormément. Elle donne beaucoup, et elle aide des gens, grâce à son site et à ses Ebooks, à perdre du poids. Son marché correspond aussi à la catégorie "Santé et Bien-être". Ce sont tous des exemples de personnes qui ont trouvé un public, ont eu du succès et ont gagné de l’argent. Et, tu en es un également Olivier. Tu l’as fait dans un marché qui est très similaire au mien. Mais, tu le fais… en français.   Olivier : Oui, exactement. Merci pour ces très bons conseils. C’est exactement ce que j’enseigne dans mon livre, et dans mes cours online “Comment vivre la vie de vos rêves grâce à votre blog”. Donc, on peut dire qu’on est complètement d’accord à ce sujet et… un des avantages que l’on a sur le marché français, c’est qu’on peut trouver l’inspiration, en regardant ce qui se fait sur le marché anglo-saxon pour voir qu’elles sont les niches qui sont déjà surchargées ou pas de blogs en français. Et, c’est vraiment un très gros avantage pour nous. Et c’est ce que j’ai fait, ça paraît évident… Ensuite, il suffit de le faire de manière intelligente et de définir une stratégie de mise en application sur le marché français. Mais c’est vrai, qu’en tant que blogueurs non-anglophones, nous avons vraiment un énorme avantage. Alors, Merci beaucoup Yaro pour toutes tes anecdotes et tous tes super conseils. Je suis très content de t’avoir interviewé aujourd’hui. Yaro : Merci, j’étais très content de participer. Olivier : Alors, merci encore et peut-être à bientôt pour une nouvelle interview… Yaro : J’en suis persuadé, à très bientôt Merci. Olivier : Au revoir

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Thu, 17 Feb 2011 13:00:00 +0100 http://www.olivier-roland.fr/items/view/13/interview-comment-yaro-starak-celebre-blogueur-australien-gagne-40-000-par-mois-en-travaillant-2-heures-par-jour