Olivier Roland - tagged with entreprenariat http://www.olivier-roland.fr/feed en-us http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss Sweetcron o.roland@technosmart.net Comment devenir numéro 1 de votre marché – entretien avec Andrei Parabellum http://www.olivier-roland.fr/items/view/3333/Comment-devenir-numro-1-de-votre-march-entretien-avec-Andrei-Parabellum

TweetAndrei Parabellum est un entrepreneur russe que j’ai rencontré il y a environ un an et qui m’a impressionné par son intelligence et son sens de la stratégie. Il m’a invité il y a quelques mois à Moscou pour faire une présentation devant environ 900 personnes sur l’art de vendre avec des webinars (la vidéo […]

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Wed, 05 Mar 2014 15:00:00 +0100 http://www.olivier-roland.fr/items/view/3333/Comment-devenir-numro-1-de-votre-march-entretien-avec-Andrei-Parabellum
Comment Sylvain Jeuland a laissé tomber son doctorat pour créer sa petite entreprise http://www.olivier-roland.fr/items/view/3063/Comment-Sylvain-Jeuland-a-laiss-tomber-son-doctorat-pour-crer-sa-petite-entreprise

Dans cette interview, Sylvain Jeuland du site Soutien Scolaire Vitre nous explique : Comment il a arrêté son doctorat en informatique pour créer sa petite entreprise, après avoir découvert un de mes articles Comment la formation Agir et Réussir l’a aidé à développer son entreprise Comment l’application de quelques conseils concrets ont dramatiquement augmenté sa […]

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Tue, 07 Jan 2014 18:30:00 +0100 http://www.olivier-roland.fr/items/view/3063/Comment-Sylvain-Jeuland-a-laiss-tomber-son-doctorat-pour-crer-sa-petite-entreprise
Comment Damien Vernier a créé son entreprise en étant étudiant en histoire et comment il l’a automatisé pour devenir libre http://www.olivier-roland.fr/items/view/2877/Comment-Damien-Vernier-a-cr-son-entreprise-en-tant-tudiant-en-histoire-et-comment-il-la-automatis-pour-devenir-libre

J’interview aujourd’hui Damien Vernier qui nous explique : Comment il a créé son entreprise La Feuille Verte alors qu’il était étudiant en histoire et en gestion du patrimoine (!) Comment le fait d’avoir suivi la formation en ligne Une entreprise qui cartonne a totalement changé son business modèle Comment il est passé d’un modèle “solopreneur” […]

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Thu, 26 Sep 2013 17:00:00 +0200 http://www.olivier-roland.fr/items/view/2877/Comment-Damien-Vernier-a-cr-son-entreprise-en-tant-tudiant-en-histoire-et-comment-il-la-automatis-pour-devenir-libre
Préface au Personal MBA http://www.olivier-roland.fr/items/view/2858/Prface-au-Personal-MBA

Après la préface au livre "l’Art d’aller à l’essentiel", cette fois-ci c’est pour le livre “Le Personal MBA” que les Editions Leduc m’ont fait l’honneur de me demander d’écrire la préface. C’est avec un grand plaisir que j’ai écrit cette préface, étant donné à quel point le Personal MBA (la liste de livres) m’a influencé […]

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Tue, 10 Sep 2013 17:00:00 +0200 http://www.olivier-roland.fr/items/view/2858/Prface-au-Personal-MBA
Warren Buffet : sa biographie, “L’Effet Boule de Neige” http://www.olivier-roland.fr/items/view/2806/Warren-Buffet-sa-biographie-LEffet-Boule-de-Neige

Lire plus de commentaires sur “L’Effet Boule de Neige, la biographie de Warren Buffet” sur Amazon Acheter “L’Effet Boule de Neige, la biographie de Warren Buffet” sur Amazon : Acheter la version anglaise “The Snowball”, moins chère et sans problème de traduction :

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Tue, 06 Aug 2013 20:20:00 +0200 http://www.olivier-roland.fr/items/view/2806/Warren-Buffet-sa-biographie-LEffet-Boule-de-Neige
La Semaine de 4 heures http://www.olivier-roland.fr/items/view/2754/La-Semaine-de-4-heures

Acheter La Semaine de 4 heures sur Amazon : Lire la chronique de La Semaine de 4 Heures sur ce blog Voir l’interview que j’ai fait de l’auteur Tim Ferriss, qui complète très bien le livre : (cliquez ici pour lire la transcription texte de l’interview)

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Sat, 22 Jun 2013 01:05:00 +0200 http://www.olivier-roland.fr/items/view/2754/La-Semaine-de-4-heures
La YES School, une école pour les entrepreneurs http://www.olivier-roland.fr/items/view/2719/La-YES-School-une-cole-pour-les-entrepreneurs

Catherine Ramon est une femme pas ordinaire qui s’est mis en tête de développer l’esprit d’entreprenariat chez les jeunes en France, et la création d’entreprise. Elle a créé une école originale, la Young Entrepreneur School, basée à Sophia-Antipolis et qui proposent des cursus de 1 à 3 ans pour le moins atypiques, puisque leur objectif [...]

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Thu, 09 May 2013 10:00:00 +0200 http://www.olivier-roland.fr/items/view/2719/La-YES-School-une-cole-pour-les-entrepreneurs
Rework : réussir autrement http://www.olivier-roland.fr/items/view/2588/Rework-russir-autrement

Phrase-résumée de « Rework, Réussir autrement » : Ce bestseller, publié en 2010, offre une vision claire et synthétique de l’entrepreneuriat, bien éloignée des paillettes de certaines startups : au travers de chapitres ciselés, les auteurs nous transmettent leurs recettes pragmatiques, impossible de ne pas en sortir enthousiaste ! Par Jason Fried et David Heinemeir, [...]

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Tue, 29 Jan 2013 17:00:00 +0100 http://www.olivier-roland.fr/items/view/2588/Rework-russir-autrement
Défi Livre 2013 : un nouveau challenge http://www.olivier-roland.fr/items/view/2548/Dfi-Livre-2013-un-nouveau-challenge

La maison d’édition avec qui j’ai signé : Les éditions Leduc. Ce sont eux par exemple qui ont publié GTD – s’organiser pour réussir ou les livres de Robert Greene comme le célèbre Power – les 48 lois du pouvoir. Vous l’avez compris, mon grand défi 2013 sera d’écrire et de publier un livre papier [...]

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Wed, 26 Dec 2012 15:54:00 +0100 http://www.olivier-roland.fr/items/view/2548/Dfi-Livre-2013-un-nouveau-challenge
30 000 euros en une semaine : Comment Romain est devenu Blogueur Pro en un an et demi http://www.olivier-roland.fr/items/view/2474/30-000-euros-en-une-semaine-Comment-Romain-est-devenu-Blogueur-Pro-en-un-an-et-demi

Le blog de Romain : Décodeur du Non-Verbal Transcription texte de l’interview : Olivier Roland : Bonjour, je suis Olivier Roland et bienvenue dans cette nouvelle vidéo de Blogueur Pro. Je suis actuellement avec mon élève Romain du blog "Décodeur du non verbal". C’est un blogueur qui est récemment devenu libre et indépendant grâce à son blog et j’ai voulu l’interviewer. Tu as créé ton blog il y a environ un et demi et donc tu as réalisé un chiffre d’affaires de 30 000 € en une semaine avec ton premier produit, environ 14 000 € réglés dans l’immédiat et le reste réparti sur l’année avec des règlements en plusieurs fois. J’ai voulu interviewer Romain pour que vous puissiez tirer parti de son expérience et que vous puissiez vous aussi réussir avec votre blog. Avant de commencer, j’aimerai préciser que les résultats de Romain ne sont pas typiques parce que quand il a sorti son produit, son blog n’avait pas un trafic démentiel. Ton blog avait 18 000 visites par mois et tu es dans un domaine que l’on pourrait plutôt qualifier de difficile. Tu parles de comment décoder et utiliser le langage du corps pour mieux réussir sa vie, à tous les niveaux, professionnel, sentimental ou personnel. Est-ce que tu peux nous dire quelle était ta situation lorsque tu as créé ton blog? Tu étais employé, étudiant?

Romain : Lorsque j’ai fait ce blog, j’étais employé et rien ne me prédisposait à bloguer sur le langage du corps. Depuis l’enfance, j’ai toujours été attiré par les maths et la physique et pas du tout par les sciences sociales et la psychologie. J’ai fait des études d’ingénieur dans le domaine des nanotechnologies pour comprendre le fonctionnement de la physique. En parallèle, j’ai aussi commencé à m’intéresser au développement personnel, à la psychologie. Je me suis dit que la compréhension de l’infiniment petit était cool, mais la compréhension des dynamiques sociales, de l’humain est beaucoup plus intéressante dans la vie de tous les jours dans la manière d’interagir et pour améliorer ses relations. Dans ce domaine, je trouvais la communication verbale et le langage du corps vraiment fascinants et j’avais envie de creuser ce sujet-là. Quand j’ai commencé à me renseigner sur internet, à lire des livres sur la communication non verbale, je me suis rendu compte qu’en France il n’y avait pas vraiment grand-chose. Il y avait des choses qui étaient faites, soient par des psychologues, avec une vision très académique, et donc de ce fait, le langage était incompréhensible et trop théorique; soient par des approches un peu farfelues telles que : « je me gratte le lobe de l’oreille, cela veut dire ça… ». Il y avait aussi des approches vidéos, où les gens décodaient le non verbal mais cela n’était pas pratique à appliquer dans la vie de tous les jours (car il faudrait se filmer à chaque fois, analyser avant d’en discuter). Il y avait vraiment un manque en France. J’ai eu la chance de me retrouver en transit à Miami, et de tomber sur un livre qui s’appelait "The definitive book of body language" de Barbara et Allan Pease. C’était vraiment le truc qu’il me fallait pour apprendre le langage du corps et je me suis dit qu’il serait intéressant de partager ce que j’apprenais sur un blog. C’est en février 2011 que j’ai lancé mon blog " Décodeur du non verbal" tout simplement dans une optique de partager ce que j’apprenais, avec une vision vraiment pragmatique de comment décoder le langage du corps dans la vie de tous les jours que ce soit d’un point de vue sentimental, dans ses relations professionnelles ou avec ses amis. Il existe une autre approche sur comment avoir une attitude et plus d’impact à travers cette communication-là. Olivier Roland : Donc c’est vraiment parti d’une passion, comme tu l’as dit. Ta curiosité pour les sciences dures s’est translatée vers les sciences sociales. Tu crées ton blog en février 2011, à l’époque je suppose que tu n’avais pas d’objectif d’en faire une entreprise, de gagner de l’argent…. Romain : Quand j’ai voulu monter ce blog, je me suis dit qu’il y avait quelque chose à faire. Je voyais qu’aux États-Unis, c’était un domaine vraiment en expansion. Tu parles souvent de trouver des niches qui sont déjà pas mal développées aux États-Unis qui mettent trois à quatre ans avant d’arriver en France. Et concrètement ça entrait parfaitement dans ce cadre-là et donc j’ai senti un potentiel de monétisation. Sauf que je me formais sur le langage du corps et il fallait aussi me former sur comment monétiser ce blog d’une façon professionnelle. En février 2011, je ne sais pas si tu t’en rappelles, il y a eu un lancement sur internet de la première fournée des élèves de Blogueur Pro. C’était la croisée des chemins entre une passion et la sortie de Blogueur Pro. Je développais cette expertise sur le langage des corps, je partageais mon expertise avec les personnes que cela intéressait. Il fallait s’occuper du développement du blog et ensuite du business autour. Olivier Roland : En effet ça arrivait juste au bon moment, puisque tu venais tout juste de créer ton blog. Romain : Exactement, quelques semaines avant. Olivier Roland : Tu étais et tu es toujours salarié. Donc tu travailles combien de temps sur ton blog? Romain : Je pense que je travaille beaucoup sur le blog et j’arrive à concilier les deux, à la fois mon activité salariée et le développement du blog mais je pense que c’est dû à une organisation assez drastique dans ma vie de tous les jours. C’est peut-être ce qui peut manquer à certains blogueurs, d’avoir une structure dans leur façon de travailler. Cela m’a sauté aux yeux surtout depuis que j’ai lu le livre "The E-myth" de Michael Gerber. Il explique dans ce livre que l’on a trois personnalités. La première est entrepreneuriale. Quand on développe un blog, on a les idées, mais pour que ces idées se concrétisent, il faut que la deuxième personnalité "Manager" puisse les organiser dans des tâches concrètes et limitées dans le temps. La troisième personne, c’est le technicien. Il met en place ce que le manager a décidé et répond aux idées de l’entrepreneur. Concrètement, j’avais des idées mais il a fallu que je développe des techniques de productivité et d’organisation pour que cette partie  »manager » prenne le relais. Il y a une technique que tu as donnée dans Blogueur Pro que j’utilise toujours, c’est " Zen to Done" de Leo Babauta. Chaque semaine je me donne un objectif pour le blog. Je conseille d’ailleurs cette méthode qui est facilement accessible…. Olivier Roland : Oui, comme tu l’as dit dans la plupart des cas de personnes qui se lancent dans le blogging, il y a un problème d’organisation. Tu l’as dit toi même, tu as travaillé beaucoup sur ton blog, mais c’est quand même du travail à temps partiel. Tu estimes à combien le nombre d’heures passées par semaine? Romain : Un peu plus d’une dizaine. Olivier Roland : Tu as pu le faire car tu avais ta méthode de productivité, tu ne te laissais pas distraire par la télé, Facebook, Youtube… Romain : Non. Olivier Roland : C’est un des premiers conseils que l’on peut donner, d’arrêter de regarder la télé. On gagne un temps fou. On a bien compris comment tu as eu l’idée de ce blog, est-ce que quand tu as démarré, tu étais un expert dans le langage du corps? Romain : J’ai pris le positionnement débutant sur ce blog. J’ai dit clairement que j’avais envie de développer ce sujet qui était une passion, et que j’allais partager avec mes lecteurs ce que j’allais apprendre. Je dirais que la structure du blog est l’une des meilleures manières d’apprendre. Lorsque tu partages ce que tu apprends, tu synthétises tes idées. Tu apprends à les expliquer. La personne qui enseigne aux débutants sur un blog, finalement apprend par les questions qui lui sont posées. Il y a aussi des gens qui sont experts qui t’apportent un autre regard sur le sujet et te permettent d’enrichir ton expertise. Et surtout, un blog te permet d’interviewer des experts. Avant Blogueur Pro, je me demandais comment contacter ces experts. Le summum de mes experts interviewés était un agent du FBI qui était un expert du non verbal. Cela développe beaucoup ton expertise et profite aux lecteurs. Olivier Roland : C’est vrai que l’on peut démarrer un blog en étant débutant, tout en étant transparent. Enseigner c’est une excellente manière d’apprendre et de structurer sa pensée par rapport à tout ce qui peut faire un sujet de blog. Cela élargit notre ouverture sur tout ce qui est lié à notre domaine. Les experts auxquels on peut penser ne sont pas si inaccessibles que ça. Le fait que vous ayez une plateforme, lui ça lui fait de la pub, vous du contenu, et les lecteurs sont contents car cela leur donne du contenu intéressant. Accéder aux experts te permet de poser les questions que tu veux. Tu étais donc débutant lorsque tu as créé ton blog, tu as intégré la formation Blogueur Pro. Est-ce que tu peux nous parler brièvement de ce qu’elle t’a apporté? Romain : Le conseil que je veux donner à toute personne qui débute dans le blogging, c’est de trouver un mentor qui a déjà réussi dans ce que vous voulez faire. C’est ce que j’ai trouvé avec Blogueur Pro. Le mentor va vous indiquer les 20% de choses sur lesquelles il faut se concentrer et qui vont vous apporter 80% des résultats, voire plus. J’aurai pu lancer le blog sans cette formation mais les résultats auraient été différents. La formation m’a montré les raccourcis pour développer le blog. Olivier Roland : Cela t’a permis de te concentrer sur l’essentiel et de savoir ce qu’il faut faire. Romain : C’est simple finalement, tu apprends, tu appliques. Ce qui est aussi très intéressant avec Blogueur Pro, c’est que tu as une émulation avec d’autres membres. Concrètement si j’étais resté dans mon coin à développer le blog tout seul, je me serais découragé. La traversée du désert est plus sympathique avec une dizaine de personnes qui font la même chose. C’est un point essentiel dans la formation… Olivier Roland : …la communauté qui te soutient et que tu soutiens. Les personnes qui sont dans la même démarche se motivent les unes les autres. Je parle de cette traversée du désert dans mon livre. Il y a trois phases. Celle du démarrage où l’on est très motivé par la nouveauté, la deuxième qui est la traversée du désert, celle où l’attrait de la nouveauté a disparu, on fait beaucoup d’efforts pour peu de résultats, et c’est très décourageant. Il est très important de comprendre cela et d’utiliser toutes les techniques pour rester motivé pour atteindre la troisième période où l’on récolte les fruits de ce que l’on a semé. Après cela, on atteint une autre phase, où on maîtrise le sujet et où l’on dépense très peu d’efforts pour atteindre beaucoup de résultats. Dans le blogging, il y a aussi le fait que tout ce que l’on a fait avant travaille pour nous. Tu as un peu ralenti ton rythme de publication et pourtant tu continues à augmenter ton trafic de manière soutenue. Au-delà de ton succès formidable, avec aujourd’hui 30 000 visiteurs par mois, est-ce que tu as du plaisir à faire cela, où est-ce que tu as l’impression de faire un travail….? Romain : Quand tu écris, tu publies des podcasts sur les sujets de ta passion, tu gagnes de l’argent dans ce domaine, et tu apportes de la valeur aux autres…c’est magique. Olivier Roland : C’est pourquoi il faut bloguer sur ces passions. La traversée du désert, ce n’est pas facile quand on est passionné par un sujet, alors quand on ne l’est pas, c’est l’hécatombe. Romain : Exactement. Olivier Roland : Donc, c’est important, de bloguer sur un sujet qui soit une passion, qui ait un potentiel économique, et qui est éventuellement un domaine d’expertise, mais comme on l’a vu ce n’est pas obligatoire. Comme on parle de toutes ces personnes qui se démotivent. C’est le plus gros problème dans le blogging. La plupart des personnes qui se lancent dans le blogging, qu’elles achètent une formation ou pas, vont abandonner avant la fin. Pourquoi es-tu resté motivé malgré cette traversée du désert que tout le monde connaît? Romain : Comme tu le dis la traversée du désert quand on est avec des gens qui ont le même objectif que soi, cela devient un voyage. Je vous invite à vous connecter avec des blogueurs dans la même niche que vous, pour échanger. Cela a été un facteur de succès pour moi que de rencontrer des gens qui étaient dans le même état d’esprit. Lorsque tu montes un blog et que tu dis que tu comptes en vivre, certains te disent que tu es un peu fou de faire ce genre de choses. Ensuite ils t’observent et voient que tu avances, enfin quand tu réussis, tu inspires. C’est toujours bon d’avoir des gens avec qui discuter dès le démarrage et échanger. Cela te permet de rester au top, de savoir ce qui se fait dans le blogging. Un des facteurs qui m’a permis de réussir, c’est d’avoir cette communauté dans le blogging et de se former sur la niche pour apporter de la valeur aux lecteurs et auditeurs. Olivier Roland : C’est aussi un facteur de motivation pour se former. On rencontre des personnes passionnées par le sujet et on continue à se former et se motiver. C’est un très bon conseil. Je rajouterai que ce n’est même pas la peine de trouver des blogueurs dans une niche connexe. Il suffit qu’ils soient des blogueurs dans la même démarche que vous dans leur domaine, (et ensuite de gagner de l’argent avec ça). On sait aussi qu’un blog, c’est une entreprise entièrement gérée sur le net. Cela permet de voyager beaucoup. Est-ce que cela t’a permis de voyager? Romain : J’ai vécu trois ans à l’étranger, donc j’ai déjà eu ma part d’exotisme. Le voyage est prévu pour l’année prochaine en Amérique du Sud. Olivier Roland : Tu seras encore salarié à ce moment-là? Romain : Non je ne pense pas. Olivier Roland : Pourquoi es tu encore salarié? La thématique de mon travail, autour des nano technologies, c’est ma première passion. Cela me permet de garder un pied dans ce domaine-là que j’affectionne particulièrement. Et je me suis rendu compte que je pouvais développer mon blog en parallèle à mon travail. Je sais qu’il y a des gens qui sont motivés pour quitter leur travail, moi je ne le suis pas. Cela viendra en son temps mais pour le moment je suis content d’avoir deux salaires sur mon compte en banque. Olivier Roland : A priori tu comptes quand même quitter ton travail l’année prochaine pour accompagner le développement de ton blog. Romain : J’aime bien avoir des choses stables, je préfère attendre que le blog soit bien lancé avant de quitter mon travail. Olivier Roland : La transition n’est pas toujours facile. J’ai eu du mal moi aussi à quitter ma première entreprise. On a vu que tu as fait un beau lancement avec ton blog récemment, quels sont tes projets pour la suite? Romain : Autour du blog, c’est de continuer ma formation, d’accompagner mes clients qui ont démarré avec moi il y a 2 mois. La formation dure 7 mois. J’ai le projet de lancer la formation publiquement avec des partenaires. Olivier Roland : Tu avais un lancement uniquement sur ta liste. Romain : Lors de ce lancement, mes partenaires m’avaient contacté pour savoir s’ils pouvaient aussi participer à l’aventure. Je leur ai dit que je voulais d’abord faire un test avant de se lancer plus tard. J’ai aussi le projet de lancer une autre formation sur une deuxième approche du langage du corps, sur la communication non verbale qui va faire que tu auras plus d’impact dans ta vie pour développer tes relations professionnelles, sentimentales… Olivier Roland : Tu as fait 30 000€ avec ton premier lancement. Comme on le disait dans une interview récente, c’est beaucoup plus difficile de passer de 0 à 1 000 que de 1 000 à 5 000€. Lorsque l’on a compris comment ça marche. Il suffit de répéter le processus. On a un bon aperçu de ton expérience. Pour finir, peux-tu justement nous dire si tu penses que n’importe qui peut démarrer sans expérience, sans argent et réussir comme toi? Ou est-ce que tu penses que tu as eu de la chance? Romain : Je ne pense pas que j’ai eu de la chance. Ce qu’il faut c’est savoir où tu vas aller. Avec la formation Blogueur Pro, tu sais où tu es, quels sont les paliers qui vont t’amener à réussir avec ton blog. Dans un premier temps, il faut développer ta liste e-mail. Si tu n’en as pas une, tu ne peux pas contacter tes prospects au moment où tu lances ta formation. Olivier Roland : Cette étape évidente est très importante, pourtant la majorité des blogueurs en France ne la fait pas. Romain : Mettre une liste Aweber, créer un bonus, publier un article par semaine….et on coche, dans le déroulé, les choses faites sur la liste. Olivier Roland : Je pense vraiment que la méthode de Blogueur Pro est réplicable. On a vu le succès des personnes qui l’ont appliquée dans des domaines qui n’ont rien à voir avec le blogging professionnel. Cela n’empêche pas évidemment qu’une grande partie des blogueurs va abandonner pour une raison ou une autre. Merci beaucoup Romain de nous avoir expliqué ton parcours et comment tu es arrivé à ce succès formidable. On suivra avec plaisir la suite de tes aventures, peut-être dans un an quand tu auras quitté ton job et en Amérique du Sud. Romain : Exactement. Avec plaisir!

Merci d’avoir regardé cette vidéo et à très bientôt pour de nouvelles aventures!

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Sat, 17 Nov 2012 10:26:00 +0100 http://www.olivier-roland.fr/items/view/2474/30-000-euros-en-une-semaine-Comment-Romain-est-devenu-Blogueur-Pro-en-un-an-et-demi
Kiva : aidez des entrepreneurs des pays pauvres, bilan de l’année http://www.olivier-roland.fr/items/view/2469/Kiva-aidez-des-entrepreneurs-des-pays-pauvres-bilan-de-lanne

Il y a un peu plus d’un an je vous parlais de Kiva dans l’article Aidez des entrepreneurs des pays pauvres avec Kiva. Kiva est un site qui met en relation les personnes des pays riches (vous) avec les entrepreneurs des pays pauvres, très simplement, permettant aux premiers de prêter de l’argent aux seconds pour les aider à démarrer un projet ou développer ou consolider leur petite entreprise. Souvent les sommes sont ridicules par rapport aux sommes nécessaires pour créer ou développer une activité dans les pays développés, car le coût de la vie dans les pays en voie de développement est bien moindre. C’est le principe des microcrédits, et Kiva le démocratise en permettant à tout un chacun de participer, en commençant par des prêts aussi bas que 25$ (moins de 20 € !). Un an après, voici le bilan de la team des Blogueurs et Entrepreneurs francophones créée pour l’occasion :

51 membres 122 prêts effectués (!) 3225$ de prêtés au total

Cela me fait vraiment plaisir de voir que la team “décolle” car lors du bilan des 6 premiers mois, nous étions 31 membres à avoir effectués 34 prêts pour un total de 975$. On voit que la progression a été exponentielle sur la deuxième partie de l’année, et j’espère que ça va continuer !
J’ai personnellement déjà récupéré une partie des prêts que j’ai personnellement effectués (le taux global de remboursement des prêts est de 98.89%) et j’ai décidé de reprêter ces sommes immédiatement (mais vous pouvez aussi choisir de donner ces sommes à Kiva, ou même de les récupérer). Oui, vous avez bien lu, vous pouvez récupérer votre argent (et donc aider des entrepreneurs, leur famille et leur pays à sortir de la pauvreté sans que cela vous coûte un centime). Enfin, vous avez quand même 1.11% de chance que votre prêt ne soit pas remboursé en totalité – une paille, je sais. Kiva offre 25$ gratuitement pour tous ceux qui s’inscrivent maintenant Kiva offre actuellement 25$ à tous les nouveaux inscrits, que vous pouvez immédiatement prêter à des entrepreneurs, pour améliorer le monde sans que cela vous coûte un centime – décidemment ! Cliquez ici pour bénéficier des 25$ gratuits. Ce qu’il faut faire maintenant pour changer le monde (en deux minutes chrono) :

Cliquez ici pour vous inscrire en moins d’une minute (vous pouvez vous connecter avec votre profil Facebook) et profiter des 25$ Dès que votre inscription est complétée, rejoignez la team des Blogueurs et Entrepreneurs francophones (facultatif mais apprécié ) Faites votre premier prêt Voilà ! C’est fait ! Vous avez amélioré le monde, cela vous a pris deux minutes et ne vous a pas coûté un centime !
Maintenant vous êtes libre de contribuer davantage ou d’en rester là. Quoi qu’il en soit, merci pour votre geste !

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Wed, 14 Nov 2012 17:00:00 +0100 http://www.olivier-roland.fr/items/view/2469/Kiva-aidez-des-entrepreneurs-des-pays-pauvres-bilan-de-lanne
Emission de radio : les livres et le développement personnel http://www.olivier-roland.fr/items/view/1790/Emission-de-radio-les-livres-et-le-dveloppement-personnel

Décidemment… Après que l’Express ait classé Des Livres Pour Changer de Vie dans les 25 blogs les plus utiles pour les entrepreneurs, la journaliste Isabelle Gonse m’a fait le plaisir de m’inviter dans son émission “Un bout de chemin ensemble” consacrée au développement personnel. Après une rapide présentation de mon parcours d’entrepreneur, j’aborde en particulier la relation entre les livres et le développement personnel, en vous donnant de nombreux conseils concrets à mettre en pratique immédiatement pour améliorer votre vie. Je pense que cette émission est une excellente introduction au développement personnel (à offrir en cadeau à un ami qui veut s’y initier !) et un excellent rappel des bases pour les plus aguerris d’entre vous . Vous pouvez écouter ce podcast en live en cliquant sur le bouton Play en haut, téléchargez le MP3 en cliquant ici, ou le récupérer dans iTunes directement (note : le podcast connaît un problème technique sur iTunes actuellement. Il sera bientôt à nouveau fonctionnel d’après Apple). Transcription texte de l’émission : Isabelle Gonse : Bonjour et bienvenue sur notre nouvelle émission « un bout de chemin ensemble ». Vous êtes aujourd’hui avec Isabelle Gonse comme un vendredi sur deux, et j’ai le plaisir aujourd’hui d’accueillir Olivier Roland qui est blogueur professionnel. Bonjour Olivier! Olivier Roland : Bonjour Isabelle. Isabelle Gonse : Bonjour et bienvenue sur Radio Enghien, vous êtes venu de Lille tout exprès pour cette émission, merci de vous être déplacé. Nous allons passer une heure et demie ensemble et aborder pas mal de sujets. Vous vous demandez sans doute ce qu’un blogueur professionnel vient faire ici, et ce qu’est un blogueur professionnel d’ailleurs. Nous allons voir tout cela. Alors, aujourd’hui, nous allons parler de développement personnel, car c’est toujours le sujet de l’émission et à travers le blog d’Olivier Roland qui s’appelle « des livres pour changer de vie ». Olivier Roland : C’est bien cela. Isabelle Gonse : Des livres pour changer de vie, c’est tout un programme. Nous allons passer différentes idées de livres qui vous ont vraiment aidé, ainsi que vos auditeurs. Nous n’allons pas rester dans la théorie puisque vous allez aussi donner des conseils très pratiques que vous avez appliqués vous-même dans votre propre vie pour réussir dans votre métier de blogueur et aussi pour avancer. Voilà le programme. Je vous rappelle que vos appels sont les bienvenus à la radio. Si vous souhaitez poser des questions, n’hésitez pas à nous appeler au 01.34.12.12.22 sur radio Enghien et Olivier Roland répondra à vos questions. Pour commencer, Olivier quel a été votre parcours? Olivier est un jeune homme d’une trentaine d’années… Olivier Roland : C’est cela, 31 ans. Isabelle Gonse : 31 ans, curieux, dynamique, qui s’intéresse à tout, ce qui est un peu votre force. Il y a 3-4 ans vous vous êtes lancé dans les blogs. Racontez-nous comment vous en êtes arrivé là. Olivier Roland : J’ai toujours été entrepreneur dans l’âme puisque j’ai créé ma première entreprise à 19 ans. J’ai quitté l’école à 18 ans avant même d’avoir le bac pour me lancer dans l’aventure de la création de l’entreprise. D’ailleurs j’aime dire que j’ai un bac -2. J’ai attrapé le virus de l’entrepreneuriat très tôt, j’ai créé une entreprise dans les services de l’informatique, qui a été une aventure incroyable, géniale à tous les niveaux mais qui au bout de quelques années commençait à m’ennuyer car je passais beaucoup de temps dans cette entreprise, j’avais un rythme de vie déséquilibré. Je travaillais plus de 60 heures par semaine, souvent 70… Je n’avais pas un équilibre entre ma vie personnelle et professionnelle et je cherchais un moyen de m’en échapper. Isabelle Gonse : Nous allons détailler cette expérience, c’est quand même formidable, sans avoir le bac, avec une formation littéraire à la base, mais passionné d’informatique…geek on peut dire…Vous vous lancez à 19 ans sans l’aide de vos parents ni de qui que ce soit. Vous y croyez et lancez votre entreprise et au bout de 10 ans vous avez jusqu’à 10 salariés… Olivier Roland : Non, j’ai eu 3 salariés, c’était une petite entreprise qui a bien fonctionné, puisqu’après 10 ans je l’ai cédée car je voulais me consacrer pleinement à ma nouvelle aventure sur internet. C’est une entreprise qui a réalisé jusqu’à 230 000 euros de chiffre d’affaires, avec 3 salariés. C’était une petite entreprise sympathique qui n’a pas trop connu la crise et cela m’a permis de court-circuiter le système classique des longues études, du diplôme, et ensuite de devoir trouver un job. Isabelle Gonse : …mais qu’est-ce qui fait que finalement vous vous retrouvez à travailler trop et n’avez pas assez de temps pour votre vie personnelle et pour faire des choses qui vous plaisent. Olivier Roland : C’est un problème qui touche énormément d’entrepreneurs. Beaucoup de personnes, un tiers des Français selon un sondage, rêvent de créer leur entreprise et cela peut être une extraordinaire manière de s’épanouir, de se développer personnellement, puisque le sujet de l’émission c’est le développement personnel, de devenir plus indépendant, plus libre de pouvoir faire un peu ce que l’on veut. Mais c’est aussi un piège dans lequel tombent un grand nombre de personnes qui arrivent à créer leur entreprise. Créer une entreprise est quelque chose de bon en soi, énormément de personnes en rêvent mais finalement peu le font. Créer c’est bien, créer une entreprise pérenne c’est mieux. Il faut savoir que 50% des entreprises mettent la clef sous la porte avant leur 5 ans, ce qui n’est pas négligeable. Au-delà de ça, parmi ceux qui ont une entreprise qui tient la route, beaucoup travaillent comme des fous et ont bien du mal à équilibrer leur vie personnelle et professionnelle, comme je l’ai fait, et qui se retrouvent à travailler 50-70 heures par semaine. On est bien loin des 35 heures. Isabelle Gonse : Alors je m’imagine que vous vous faisiez quand même plaisir dans votre boulot puisque déjà adolescent vous étiez passionné par l’informatique…vous étiez à fond là-dedans…peut être il n’y avait que ça qui comptait… Olivier Roland : J’étais un peu l’exemple typique de l’adolescent timide, mal dans sa peau, qui avait du mal à aller vers les autres, les filles m’intimidaient énormément, et comme pour beaucoup de personnes qui étaient dans ce cas là, l’informatique était une bonne échappatoire. J’aime bien dire que la logique des ordinateurs est plus facile à comprendre que la logique des femmes. Donc c’est un refuge pour des personnes qui ont eu comme moi des problèmes relationnels. Je me suis lancé dans l’informatique à 15 ans et très rapidement j’ai développé des compétences que j’ai acquis tout seul, avec un ami… Isabelle Gonse : Je vais tenter une comparaison un peu audacieuse, on pourrait presque vous comparer à Mark Zuckerberg qui lui aussi d’après le film n’était pas très à l’aise au niveau relationnel mais qui a très bien réussi. Olivier Roland : …lui, il a quand même un peu mieux réussi que moi…effectivement il y a beaucoup d’exemples de personnes comme ça qui étaient assez branchées au niveau technique et qui ont pu réussir, Bill Gates en était un aussi, qui ont pu s’épanouir dans la création d’entreprise.

Isabelle Gonse : Qu’est-ce qui fait qu’au bout d’un moment vous en avez marre? Vous vous dites : « je ne peux pas continuer comme ça ». Tout à coup, vous avez l’idée d’aller vers autre chose, un blog en l’occurrence, et sur le développement personnel. Il y a eu un déclic?

Olivier Roland : C’est une longue histoire que je vais essayer de faire courte. Cette entreprise créée à 19 ans c’était une belle aventure, même si j’ai fait beaucoup d’erreurs au début, et qu’elle a failli se planter au bout de six mois…cela ne s’est pas fait sans mal. Après tout, je suis passé de l’adolescence à l’âge adulte grâce à cela. Et pendant plusieurs années, cela ne me dérangeait pas de travailler à fond dans mon entreprise. Comme beaucoup d’entrepreneurs, j’étais très motivé, mais au bout d’un moment j’ai commencé a ressentir ce déséquilibre, ce manque, et j’ai cherché autre chose pour vivre un peu mieux. Malheureusement, quand on est entrepreneur en France, on n’a pas le droit aux ASSEDIC, et donc ce n’est pas facile de sortir de son entreprise. J’ai cherché pendant plusieurs années un moyen de faire autre chose et j’ai découvert un jour un blogueur américain qui s’appelle Steve Pavlina. J’ai trouvé son blog très intéressant. J’ai découvert pour la première fois la notion qu’un blog c’était autre chose qu’un journal intime sur internet, cela m’a vraiment étonné. Steve Pavlina est un blogueur, très connu aux USA, qui écrit des articles sur le développement personnel, notamment des articles sur la productivité, comment changer sa vie…ce genre de choses. Il a écrit des choses extrêmement pertinentes. Il a écrit un article qui disait « comment gagner sa vie avec son blog ». Dans cet article, il expliquait qu’il gagnait environ 40 000 $ par mois… Isabelle Gonse : Ah, quand même! Olivier Roland : Une belle somme…alors qu’il écrivait des articles comme il voulait, sur des sujets qui le passionnaient, il aidait des gens à vivre une meilleure vie, ce qui était positif pour lui à tous les points de vue. Isabelle Gonse : Il était journaliste par ailleurs? Pas du tout. Il était développeur de jeux vidéo, ce qui n’a rien à voir. Quand j’ai lu ça, je me suis dit que cela avait l’air intéressant, qu’un blog pouvait être un moyen de communication, et le fait d’avoir des lecteurs qui nous lisent était génial. Je me suis dit : « j’adore lire, et je suis sûr que j’adorerais écrire. En plus si c’est aussi rémunérateur que cela, ça me permettrait peut-être d’en vivre aussi et d’avoir un peu plus de loisirs et un peu plus d’équilibre entre ma vie professionnelle et personnelle ». C’est ce qui m’a donné envie de me lancer dans le blogging. Isabelle Gonse : Vous dites que vous avez toujours adoré lire, vous avez lu beaucoup depuis l’adolescence, que ce soit des romans, des livres de développement personnel également? Olivier Roland : Non, à ma grande honte, j’ai essentiellement lu jusqu’à l’âge de 28 ans des œuvres de fiction, des romans. À partir de 28 ans, je me suis mis à lire des livres de non-fiction. Suite à ce blog de développement personnel, j’ai créé mon premier blog, un blog que j’ai laissé sur internet aujourd’hui car c’est l’exemple de tout ce qu’il ne faut pas faire pour créer un blog qui rapporte de l’argent sur internet. C’était un blog sur l’informatique avec un nom à coucher dehors, Techno-smart, qui ne veut pas dire grand-chose. J’avais tout faux, sur le nom, le positionnement, des stratégies pour me faire connaître, de la stratégie pour monétiser le blog. J’ai travaillé comme un fou sur ce blog pendant 6 mois pour gagner un mirobolant 16 euros. J’étais content comme vous pouvez l’imaginer. Isabelle Gonse : On va peut-être faire un petit rappel pour nos auditeurs sur ce qu’est un blog par rapport à un site internet notamment. Comme vous le dites, ce n’est pas un journal intime. Qu’est-ce qu’un blog? On peut vouloir gagner de l’argent avec un blog, mais on peut aussi vouloir le créer pour d’autres raisons. Est-ce que l’on peut juste en parler un peu, de ce qui se pratique…à quoi ça sert? Quelle est la différence entre un site internet et un blog? Olivier Roland : Il n’y a pas de différence précise entre les deux. On va dire qu’un blog est un site internet avec un ajout supplémentaire qui est que les lecteurs peuvent commenter les articles, ce qui crée des conversations entre l’auteur du blog et les lecteurs. C’est une limite un peu floue car on a des sites de journaux, des magazines où les lecteurs peuvent poster des commentaires, mais ce ne sont pas vraiment des blogs. On va dire que le blog est tenu par une personne ou un groupe restreint de personnes qui ont une connexion directe avec le lecteur. Ce n’est pas le même modèle que le magazine. Quand les lecteurs vont sur un blog, ils recherchent un contact avec l’auteur du blog… Isabelle Gonse : C’est plus interactif, cela facilite l’interactivité… Olivier Roland : Oui, il y a une connexion plus humaine, directe entre l’auteur et les lecteurs, à la manière d’un romancier…comme des fans d’auteur qui vont lire tous les livres d’un auteur. Isabelle Gonse : Pour un blog, il est important qu’il évolue sans cesse alors qu’un site peut être plus figé, plus statique. Olivier Roland : Oui, cela fait partie des choses que l’on peut donner pour différencier, mais encore une fois, on peut très bien avoir des sites qui sont mis à jour régulièrement et des blogs abandonnés. Un blog est une plate-forme qui permet de publier du contenu. Ces sont des articles, des textes, des émissions audio, radio qui peuvent être postées sur un blog par l’intermédiaire de YouTube. C’est une plate-forme de communication. Isabelle Gonse : C’est un peu l’intermédiaire entre une page Facebook et un site internet? Olivier Roland : Si on veut…on peut dire ça. Isabelle Gonse : Les gens qui le font en général, ils le font avec quel objectif? Je pense que peu le font pour gagner de l’argent? Olivier Roland : Un blog est une plate-forme de communication dans un sens large. Dès que quelqu’un veut communiquer à propos de quelque chose, il peut utiliser un blog pour le faire… Isabelle Gonse : Pour diffuser ses photos…des journalistes qui font un complément d’information… Olivier Roland : Exactement. A la base, le blog était un journal sur internet. Cela permettait à des personnes de donner des détails sur leur vie intime, sans se dévoiler, en le faisant anonymement. Ou tout simplement avoir un journal public. Mais rapidement, les personnes l’ont utilisé comme plate-forme de communication pour écrire des articles sur des sujets bien précis, des vidéos ou des podcasts, etc… Il y a une minorité de blogueurs qui envisagent la création et le développement d’un blog comme une entreprise avec un objectif de rentabilité. Souvent ce sont des personnes qui veulent créer leur petite entreprise sur le net qui souhaitent avoir un complément de revenu ou un revenu complet. Isabelle Gonse : On va revenir un peu au développent personnel. Vous me disiez en préparant cette émission, qu’il y a un livre qui vous a vraiment marqué et qui a changé voter votre vie. Ce livre s’appelle : « la semaine de quatre heures ». Olivier Roland : Exactement. Isabelle Gonse : Vous pouvez nous en dire quelques mots? Olivier Roland : Je venais de créer mon premier blog qui s’est révélé être un échec. J’ai lu un livre écrit par un américain, Timothy Ferris, et ce livre « la semaine de 4 heures » m’a mis une claque, et a changé ma vie. Il a complètement révolutionné mon approche de l’entrepreneuriat. Isabelle Gonse : Pourquoi? Olivier Roland : Je vais expliquer peut-être un peu le contenu de « la semaine de 4 heures ». Le concept de ce livre est que le fait d’être financièrement riche, et avoir la capacité de vivre comme un millionnaire sont deux choses bien distinctes. Ce n’est pas l’argent qui est tant important (c’est un outil qui nous permet d’être plus libre), c’est la liberté que l’on a pour mener la vie que l’on veut avoir. Pour Timothy Ferris, la valeur de l’argent se multiplie par quatre choses que l’on doit contrôler. La première, c’est ce qu’on fait. La deuxième chose, c’est quand on le fait. Où on le fait. Et avec qui on le fait. Plus on a de liberté de choisir de vivre ce que l’on veut, quand on le veut, avec qui on le veut, et où on le veut, et plus on a des chances de vivre heureux et de vivre une vie qui nous passionne. L’argent est un outil, qui nous permet d’augmenter notre liberté, mais ce n’est pas la chose absolue, sur laquelle on va se concentrer. C’est un outil parmi d’autres. Par exemple, il dit qu’entre un banquier qui travaille 80 heures par semaine, qui gagne 500 000 euros par an, et un entrepreneur malin qui travaille juste 20 heures par semaine, qui gagne 40 000 euros par an, mais qui a une liberté totale sur le quoi, le quand, le où, le qui, l’entrepreneur malin va avoir un style de vie beaucoup plus intéressant. Il aura le temps de vivre ses passions, de voyager, de rencontrer des gens qui l’intéressent…bref, de vivre une vie pleine et entière. Il faut donc savoir juste gagner de quoi vivre la vie dont on rêve en quelque sorte et ne pas travailler pour travailler. Isabelle Gonse : Pourquoi « la semaine de 4 heures » alors? L’objectif n’est quand même pas de travailler 4 heures par semaine? Olivier Roland : Le titre est un peu provocateur. Le but n’est pas de travailler 4 heures par semaine, mais de ne pas travailler pour le travail. Tim Ferris explique qu’il y a beaucoup de personnes finalement qui se donnent une montagne de travail par peur du vide, de l’ennui. Elles pourraient accomplir la même chose en moins de temps à condition de se concentrer sur l’essentiel. Il parle de la loi de Pareto, un économiste italien. Celui-ci explique que 20% des pays dans le monde se partagent 80% des richesses. Isabelle Gonse : La loi des 20/80 qui s’applique à beaucoup de choses finalement. Olivier Roland : Il s’est rendu compte que cette loi s’appliquait à énormément de domaines. Par exemple, dans une entreprise…

Isabelle Gonse : …que 20% des clients génèrent 80% du chiffre d’affaires. Olivier Roland : C’est presque cela. Lorsque j’ai fait une analyse de mon entreprise, je me suis rendu compte que 17% du chiffre d’affaires provenait de 81% de mes clients. C’est aussi l’idée que dans notre vie, 20% de nos actions apportent 80% des résultats. On a 20% de gens avec qui nous avons des relations qui nous apportent 80% de notre bonheur. A l’inverse 20% des gens que l’on côtoie nous apporte 80% de notre malheur et notre stress. Quand on s’identifie à ces 20% là, on a ensuite des leviers pour agir: si on est capable d’identifier dans tout ce que l’on fait au quotidien, les 20% de tâches où l’on est vraiment productif et où on accomplit 80% des résultats, et que l’on se concentre là dessus, on a beaucoup d temps pour faire plus de choses à côté. Isabelle Gonse : C’est un concept très intéressant, on va y revenir à travers un livre que vous nous recommandez. Avant cela, nous allons faire une pause musicale.

Isabelle Gonse : Vous êtes sur Radio Enghien FM98, avec Olivier Roland qui nous parle de développement personnel à travers les livres, notamment des livres pour changer de vie. Olivier, vous avez choisi cette musique, c’était quoi? Olivier Roland : C’était Mr. Jones des Counting Crows. J’ai choisi cette musique dont les paroles décrivent deux hommes qui sont dans un bar et qui se disputent pour savoir quelle belle femme les a regardés ou pas. Ensuite dans tout le reste de la chanson, ils rêvent un peu d’une vie idéale qu’ils n’ont pas. Cela m’a paru très pertinent dans le sens où l’on rêve d’une vie que l’on a pas. C’est aussi le but du développement personnel, peut être pas d’arriver à la vie rêvée absolument, mais au moins progresser pour avoir une vie meilleure. Cela me semblait être un bon point de départ pour cette émission. Isabelle Gonse : On a parlé tout à l’heure d’un livre qui vous a beaucoup marqué, qui vous a donné envie de changer de vie, c’est le livre : « la semaine de 4 heures ». Pouvez-vous nous en parler et nous donner envie de le lire à travers quelques exemples? Olivier Roland : Le message essentiel véhiculé par ce livre, c’est qu’il faut challenger le statu quo. Ce n’est pas parce que tout le monde fait quelque chose que c’est bien. Il donne des exemples géniaux qui vont nous motiver pour essayer de créer une vie beaucoup plus libre… Isabelle Gonse : Donnez-nous quelques exemples! Olivier Roland : Quel est le moyen pour arriver à ça? Tim Ferris donne plusieurs exemples : si on est employé, d’essayer de faire un peu plus de télé travail, chez soi, ce qui nous permet de travailler dans un environnement un peu moins contrôlé. En appliquant des règles comme le 20/80, on accomplit plus en moins de temps, on gagne plus de temps à faire des choses qui nous intéressent, ou alors, et c’est le cœur du livre, de créer une muse, c’est-à-dire une entreprise automatisée qui est à notre service. Une entreprise qui va permettre à des personnes qui sont intéressées par un sujet d’acheter des produits par notre intermédiaire, sans qu’on intervienne à un moment ou un autre, une fois que le processus a été mis en place. Si par exemple et vous avez écrit un livre sur la méditation, vous pourriez créer un site internet qui parle de la méditation. Une fois qu’il est mis en place, des gens vont venir le visiter tous les jours. A ces gens, vous proposez d’acheter ce livre que vous vendez en mode numérique, et donc pas besoin de l’imprimer sous format papier et de l’envoyer par courrier. Un tel site ou blog avec un livre numérique, peut vendre pour vous tout seul, sans que vous n’ayez rien à faire. Isabelle Gonse : Cela est valable pour les gens qui sont quand même assez branchés informatique. Il y a peut-être aussi des choses dans la vie de tous les jours que l’on peut automatiser, des tâches que l’on peut rendre systématiques sans avoir à intervenir. Olivier Roland : Exactement. Isabelle Gonse : Sans passer par un blog extrêmement professionnalisé, comme vous nous l’avez expliqué. Olivier Roland : C’est beaucoup moins compliqué que ce qu’on pourrait croire, mais cela peut rebuter certaines personnes. Le fait qu’il explique comment déléguer des choses dans sa vie personnelle même quand on est salarié, est assez intéressant. Par exemple, il parle du fait que l’on peut embaucher des personnes prestataires sur internet qui vont faire des choses pour nous même quand on est salarié. Cela est très développé aux USA, en France, c’est en train d’arriver. C’est ce qu’on appelle l’outsourcing. Aux États-Unis, il y a de plus en plus de personnes y compris des particuliers, des salariés, qui délèguent une partie de leur travail à des personnes trouvées sur des sites spécialisés dans ce domaine. Ce qui permet, en échange d’une partie de l’argent, d’avoir plus de temps pour soi. On retrouve cette logique de diminuer un peu son salaire, mais de gagner plus de temps pour soi. Isabelle Gonse : Je rappelle le titre de ce livre : « la semaine de 4 heures, de Tim Ferris », un américain. On peut le trouver sur internet, il a un site également? Olivier Roland : Le site est en anglais. Isabelle Gonse : Donc vous avez fait des résumés… Olivier Roland : Il vous suffit de taper : « la semaine de 4 heures » dans Google, et vous allez tomber dans l’un des trois premiers résultats sur mon blog : « des livres pour changer de vie ». Il y a un résumé assez complet du livre, ce qui permet déjà d’approcher le contenu du livre avant de l’acheter. Isabelle Gonse : Très bien. Il y a un autre livre aussi intéressant, c’est : « l’art d’aller à l’essentiel ». Il vient de sortir, et c’est celui qui m’a donné envie de vous inviter aujourd’hui. Ce livre est écrit par un américain, Leo Babauta. Il a été préfacé par vous, Olivier Roland. Vous le recommandez parmi un des meilleurs livres. « L’art d’aller à l’essentiel » a plein de petits trucs pratiques. Je vous laisse nous présenter ce livre en quelques mots. Olivier Roland : J’ai un petit exercice à proposer à nos auditeurs pour qu’ils comprennent le sujet du livre. Cela s’adresse uniquement à ceux d’entre vous qui sont chez vous. Je vous invite à vous lever, si vous êtes assis dans votre fauteuil, et à aller voir dans votre garde-robe. On vous laisse quelques secondes pour ouvrir le placard et regarder les vêtements qui sont dedans. Posez-vous la question : « quel est le pourcentage de ces vêtements que j’ai mis récemment? Quel est le pourcentage de vêtements que je n’ai pas mis depuis un an, deux ans…voir plus? » Souvent on s’aperçoit qu’il y a énormément de vêtements que l’on ne met plus depuis des mois voire des années et qui sont malgré tout dans notre placard parce qu’on n’a pas envie de s’en séparer ou on n’a jamais pris le temps de les trier? Si vous êtes dans ce cas, rassurez-vous, on est à peu près tous dans ce cas là. Il y a énormément de personnes qui entassent les objets chez eux. C’est ce que je souligne dans la préface. C’est le sujet de ce livre. Aujourd’hui nous vivons dans une ère d’abondance matérielle car nous avons accès à des tas d’objets pour des coûts relativement accessibles par rapport à nos grands-parents et nos arrières grands-parents. Et de ce fait, nous avons tendance, avec les sirènes du marketing, de l’ultra consumérisme, à acheter un peu trop d’objets. On se retrouve avec des tas de choses chez nous qui sont inutiles, qui prennent la poussière et s’entassent dans nos placards. Isabelle Gonse : Voilà, vous avez compris, c’est le printemps, le temps pour un bon nettoyage…pour faire de la place dans vos armoires, pour que des choses nouvelles puissent arriver. Et cela n’est pas valable qu’avec des choses matérielles. Il y a d’autres exemples que l’on peut donner, tels les e-mails et l’internet. Ils prennent beaucoup de place et de temps. Olivier Roland : Lorsque l’e-mail a été inventé, c’était génial, car il révolutionnait la communication. Aujourd’hui, si vous êtes comme la plupart des personnes, vous recevez beaucoup d’e-mails tous les jours, et cela peut être quelque chose de très stressant. Il faut savoir se limiter dans le nombre d’e-mails consultés tous les jours, et dans le temps consacré à y répondre. D’ailleurs, il y a beaucoup de personnes qui deviennent addictes aux e-mails et qui les consultent 5, 10, à 15 fois par jour, parfois d’avantage. Isabelle Gonse : Parfois en permanence, dès qu’il y en un qui arrive, on va le regarder même si on faisait autre chose… Olivier Roland : Les pires, ce sont les BlackBerry ou les iPhone qui sont configurés de manière à nous prévenir dès qu’il y en a un nouveau. Cela nous interrompt en permanence. Et s’il y a quelque chose qui ruine votre productivité, qui vous empêche d’être vraiment performant quand vous faites quelque chose, c’est d’être constamment interrompu dans ce que vous faites, car cela brise votre concentration, et à chaque fois, vous devez prendre quelques secondes de plus pour vous mettre de nouveau à la tâche. Quelques techniques simples pour limiter vos e-mails : si vous êtes addictes aux mails, et qu’une des premières choses que vous faites, est de regarder vos mails, alors arrêtez. Ce n’est pas la meilleure manière de commencer la journée. En effet, c’est souvent la première chose que l’on va faire pour colorer notre journée, notre humeur, dans les pensées que l’on va avoir. Si vous commencez par vos e-mails, vous allez avoir tendance à les regarder plus souvent que si vous ne l’aviez pas fait et surtout, c’est vraiment la priorité que de consulter vos e-mails? Il faut se poser la question. Cela peut être le cas si vous êtes dans une profession où c’est indispensable, mais pour la plupart des gens ce n’est pas le cas. Si au lieu de regarder vos e-mails en premier, vous faites une petite action qui va vous avancer vers un objectif qui importe pour vous…si par exemple vous souhaitez écrire un livre, ou créer votre entreprise, si dès le matin, la première chose que vous faites c’est par exemple d’écrire une page, ou vous renseigner sur la création d’entreprise, avancer un peu plus sur votre dossier. Si dès le matin, c’est la première chose que vous faites, ce qui est génial c’est que à 10h-10h30, peut être même avant de partir au boulot, quand vous aurez fini cette première tâche, quoique vous fassiez ensuite dans votre journée, même si c’est une journée de folie, et que vous n’arrêtez pas de courir à gauche et à droite pour faire des trucs pas très intéressants, quoiqu’il arrive, vous aurez déjà accompli cette petite action qui vous avance vers ce que vous voulez faire. Si vous faites cela très régulièrement, forcément au bout d’une semaine… Isabelle Gonse : Il y aura 7 pages et le livre se construit petit à petit…

Olivier Roland : Exactement. Isabelle Gonse : Mais alors avant ça, cela nécessite une étape préalable qui consiste à définir ses objectifs principaux, les fameux 20% qui sont importants et de fixer ses priorités, et savoir éliminer les choses qui ne sont pas essentielles. Olivier Roland : Exactement. Cela fait partie de la semaine de 4 heures et dans beaucoup de livres sur la productivité et le développement personnel. Comme vous l’avez dit, il faut savoir ce que l’on veut dans la vie, et se fixer des objectifs… Isabelle Gonse : Dans ce livre Leo Babauta, dit : « des objectifs oui, mais trop ». C’est à dire pas trop ambitieux, il ne faut pas vouloir tout faire. Il vaut mieux avoir 3 tâches importantes par jour, et accepter que l’on ne fera pas tout. Olivier Roland : Voilà. Il faut savoir mettre certaines choses de côté en se disant : je verrais plus tard. En général on n’y revient pas, mais cela peut être intéressant de créer un fichier Word où vous mettez toutes les choses que vous voulez faire plus tard. Comme ça, cela vous libère l’esprit de ça, et même si on n’y revient pas, ça nous rassure quelque part, car c’est noté, on ne peut pas les oublier. Et si jamais un jour on a du temps, on pourra si remettre. Donc il ne faut pas se fixer trop d’objectifs au risque de se disperser, de ne plus rien faire. Il faut savoir identifier les 20% de choses qui nous importent vraiment. On a tous des objectifs qui nous importent vraiment, comme par exemple avoir des enfants, se lancer dans la chanson… Isabelle Gonse : changer de job… Olivier Roland : se lancer dans des actions humanitaires par exemple, et que l’on repousse toujours, jusqu’à se rendre compte au bout d’un moment que cela fait des années que l’on dit ça, et que si un jour on veut le faire, il serait temps de s’y mettre. Isabelle Gonse : Juste pour clore sur les e-mails, une bonne boite e-mail c’est une boite vide. On trie tout au fur et à mesure. On ne garde rien pour plus tard. Olivier Roland : Exactement. Isabelle Gonse : Des e-mails…on en écrit mais pas trop et pas trop long. Quelques lignes suffisent. Olivier Roland : Et on essaie de faire cela par lot, c’est-à-dire que l’on ne consulte pas 15 fois par jour. L’idéal c’est 2 fois par jour, une fois en fin de matinée, une fois en fin d’après midi. On gagne beaucoup de temps à faire les choses de façon groupée. Isabelle Gonse : Par exemple, vous avez des coups de fil à passer, au lieu de les étaler sur toute la journée, vous prenez une heure pour passer tous vos coups de fil. Olivier Roland : Exactement. Vous mettez votre téléphone en mode avion ou silencieux, vous laissez les gens arriver sur votre boite de réception. Pendant ce temps, vous travaillez sur ce qui est important, sans être dérangé. Ce n’est pas possible pour tout le monde évidemment, notamment si vous êtes employé, mais essayez de vous ménager le plus possible de périodes de travail sans interruption. Cela brise vraiment votre capacité à accomplir les choses en peu de temps que d’être interrompu en permanence. De plus, cela augmente votre stress de manière importante. Cette simplicité s’applique à l’environnement aussi. Au bureau, il vaut mieux ne pas avoir 36 000 papiers qui traînent, pas trop d’objets, pas trop de choses qui finalement vont vous distraire de ce que vous êtes en train de faire. Dans le livre, Leo Babauta donne une méthode qui permet de vider sa vie de tout ce qui est un peu inutile. Je peux peut-être la donner car vous pouvez l’appliquer facilement chez vous, juste après cette émission sur quelque chose d’aussi bête qu’un tiroir par exemple. Vous allez voir que cela s’applique aussi à votre vie. Le processus est très simple. Vous prenez un tiroir où il y a le plus de désordre possible, vous avez mis n’importe quoi dedans, il y a des menus de restaurants qui n’existent même plus, des tickets de cinéma… Isabelle Gonse : On s’y reconnaîtra tous… Olivier Roland : Voilà, on s’y reconnaîtra tous. Vous prenez ce tiroir maléfique que vous ne voulez surtout pas ouvrir, avec parfois une odeur nauséabonde qui vous rappelle votre salle de sport au lycée, vous videz tout, vous mettez tout par terre. Vous faites une pile, et de celle-ci vous ne récupérez que l’essentiel, les objets que vous utilisez. Vous jetez tout le reste. Cela peut ne pas être facile. Vous remettez ce qui est essentiel dans le tiroir en groupant par catégorie et en espaçant les objets. Vous pouvez commencer ce processus extrêmement simple par le tiroir, et ensuite l’étendre à tous les tiroirs, toutes les étagères, les placards. Vous pouvez faire cela en plusieurs semaines, un tiroir par jour, une étagère de placard par jour, cela ne vous prendra pas trop de temps et au bout d’un moment, vous allez vous retrouver avec un intérieur moins encombré, plus épuré, qui va vous donner plus d’énergie, plus de bonheur. Une étude a été faite par l’université de l’Illinois qui a démontré qu’une table encombrée, cela ruine notre concentration et notre productivité. Comme il y a beaucoup de choses sur notre bureau, notre œil va sans cesse être attiré par eux, une fraction de seconde à chaque fois, mais au bout d’une journée, cela compte. En général, on est mieux dans un environnement propre, sans trop de bibelots qui traînent partout. Tout n’est pas surchargé par rapport à une salle où tout est en désordre où les armoires croulent sous les objets qui ne servent plus à rien. Isabelle Gonse : C’est un livre dont je vous rappelle le titre : « l’art d’aller à l’essentiel, de Leo Babauta », qui a été publié il n’y a pas très longtemps aux éditions Leduc. Vous trouverez un résumé en français sur le site d’Olivier Roland. Vous avez écrit la préface de ce livre. Olivier Roland : Le blog c’est : « des livres pour changer de vie ». Vous pouvez aussi aller sur le blog et taper le nom du livre dans le moteur de recherche. Isabelle Gonse : On va peut-être en profiter pour présenter Leo Babauta, et pour parler aussi des traductions de ses textes que vous faites. Qui est Leo Babauta? Olivier Roland : Leo Babauta est un journaliste américain, qui n’est pas né avec une cuillère d’argent dans la bouche. En 2007, il était très endetté, il avait un travail de journaliste très prenant, il est père de six enfants, il était très stressé, en surpoids, il fumait…il avait une vie qui ne le satisfaisait pas pleinement. Il s’est dit qu’il fallait absolument l’améliorer et a décidé d’aller à l’essentiel. C’est cette méthode qu’il a utilisée qu’il décrit dans son livre. il a créé un blog qui est devenu extrêmement célèbre aux États-Unis qui s’appelle Zenhabits, que l’on peut traduire par Habitudes Zen. En deux ans, alors qu’il a fait tout seul à côté de son boulot, sa famille, ses enfants, il a atteint plus de 200 000 lecteurs réguliers, ce qui est plus que beaucoup de journaux et magazines. Il est une vraie star aux États-Unis. J’ai découvert son blog, en 2008 et j’ai trouvé son style d’écriture et le contenu tellement intéressant que je me suis dit que je voulais le faire connaître aux Français. Il se trouve que son blog est en uncopyright, cela veut dire que tout le monde peut utiliser ses articles sans lui demander son avis. J’ai décidé de traduire ses meilleurs articles sur un blog qui s’appelle habitudes zen. Vous pouvez le trouver facilement sur Google. Ses articles vont vous enseigner à être plus productif, à aller à l’essentiel, être plus heureux, avoir moins de stress, pouvoir vous consacrer à d’autres choses dans votre vie. Isabelle Gonse : Donc il publie de nouveaux articles, régulièrement et vous, vous traduisez ceux qui vous semblent les plus intéressants… Olivier Roland : Exactement. Je ne les traduis pas tous. C’est quelqu’un de très productif, qui écrit beaucoup d’articles. Je prends les meilleurs et je les publie sur habitudes zen. Isabelle Gonse : C’est donc votre deuxième blog : « habitudes zen ». Pour les anglophiles, qui veulent voir le site original c’est : « http://www.zenhabits.net » Nous allons parler d’un troisième livre que vous recommandez. Olivier Roland : Oui. « L’art de la méditation ». Isabelle Gonse : L’art de la méditation, c’est quelque chose de très à la mode en ce moment. On en parle beaucoup. Après, est-ce qu’il y a beaucoup de gens qui le pratiquent? Car ce n’est pas évident de s’y mettre. Vous, vous avez mis cela en pratique je pense. Olivier Roland : « L’art de la méditation » a été écrit par un français relativement connu qui s’appelle Mathieu Ricard. Son histoire est intéressante, car à la base, il est généticien. Il a décidé de tout plaquer pour devenir moine bouddhiste. Il est parti au Tibet, il a appris le tibétain et est devenu moine bouddhiste. Il est aujourd’hui l’interprète officiel du Dalaï-Lama quand il vient en France. Il a voulu le rendre accessible pour les Occidentaux qui ne connaissent rien au bouddhisme ni à la méditation. La méditation est une activité spirituelle, compatible avec toutes les religions et même avec l’athéisme. Si vous êtes un athée militant vigoureux, vous pouvez tout à fait pratiquer la méditation. Il y a énormément d’études scientifiques qui ont prouvé les bienfaits de la méditation sur la santé et le bien-être. Notamment, il a été prouvé que 5-10 min par jour réduisent considérablement le stress, la tendance à la colère, à la dépression, cela renforce le système immunitaire, alors que le stress diminue la capacité du système immunitaire à lutter contre les maladies. Cela renforce les émotions positives, l’attention, la concentration. Cela diminue la tension artérielle chez les hypertendus. Elle a énormément d’effets positifs. Isabelle Gonse : Je voudrais ajouter que cela a été pas mal défendu par Bernard Giraudeau qui a pratiqué la méditation. Il en parlait dans un de ses livres. David Servan Schreiber aussi. Ce sont des personnes qui ont eu des souffrances importantes dues à leur maladie et qui arrivent grâce à cela à mieux supporter la souffrance. Elles ont vraiment fait l’apologie de la méditation. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce n’est pas si compliqué de démarrer. 5 minutes par jour suffisent pour avoir des effets bénéfiques… Isabelle Gonse : Vous pratiquez vous? Olivier Roland : Oui. C’est une très bonne manière de démarrer sa journée. Commencez en faisant 5 minutes de méditation, cela vous donne un état d’esprit positif pour le reste de la journée. Vous pouvez faire cela le matin ou le soir… Isabelle Gonse : Vous êtes installé comment? Dans la position du lotus? Olivier Roland : Dans la position du lotus, mais ce n’est pas obligatoire. Pour les personnes qui ont des problèmes aux hanches, elles peuvent s’asseoir. Les mains reposants sur le giron, la partie du corps allant de la ceinture aux genoux en position assise, les épaules légèrement relevées, penchées vers l’avant et la colonne vertébrale bien droite. Il donne l’image d’une pile de pièces d’or. On imagine que notre colonne est une pile de pièces d’or en équilibre. Le menton légèrement rentré, vous regardez droit devant vous, vous pouvez fermer les yeux si vous voulez. Une manière simple de démarrer, c’est de se concentrer sur sa respiration. Concentrez-vous sur votre inspiration et votre expiration au moins 5 minutes. Isabelle Gonse : Et on chasse toutes les idées parasites, toutes les idées qui passent? Olivier Roland : Le but n’est pas de se vider l’esprit mais juste de se concentrer sur sa respiration pour la ressentir pleinement. Ce qui est intéressant, c’est que très rapidement, pour certains, il y a des pensées parasites qui vont venir s’installer. D’ailleurs le cerveau est conçu pour penser à des choses qui n’ont rien à voir. C’est normal. Parfois vous allez vous rendre compte que vous êtes complètement parti ailleurs et vous dire : « mince, j’ai oublié de me concentrer sur ma respiration ». Dans ce cas, il faut simplement revenir sur votre respiration et continuer pendant 5-10 minutes. Quelque chose de tout bête que vous pouvez faire juste après cette émission, cela ne prend que 5 minutes, et cela nous montre à quel point en permanence, on a des pensées qui viennent nous parasiter, y compris quand on doit se concentrer sur des tâches que l’on doit accomplir rapidement et qui viennent nous empêcher de vivre le moment présent puisque l’on va penser à des choses liées au passé ou au futur plutôt que de vivre dans l’instant présent et aussi nous empêcher d’être productif, d’être vraiment concentré sur ce que l’on fait. Et cela, ça nous aide déjà à prendre conscience de ça et à nous laisser un peu moins envahir par les pensées parasites au quotidien. Isabelle Gonse : Cela peut être intéressant de faire des stages de méditation, car le problème des livres, c’est que parfois il est difficile de les appliquer dans la vie courante. C’est un sujet que vous avez traité, on y reviendra… Olivier Roland : Effectivement, lire des livres sans les appliquer cela ne sert à rien. Donc pourquoi pas faire des stages de méditation. Il faut juste faire attention car il y a un peu de tout et n’importe quoi dans ce milieu-là. Le mieux c’est d’essayer plusieurs cours et de prendre la personne qui vous parle le plus. Isabelle Gonse : Je vous propose de faire une autre petite pause musicale.

Isabelle Gonse : Voilà, on se retrouve sur Radio Enghien avec Olivier Roland. Qu’est-ce que l’on vient d’écouter Olivier? Olivier Roland : C’était un poème de Rudyard Kipling qui est l’auteur du livre de la jungle. Le nom français c’est : tu seras un homme mon fils, mis en chanson par Bernard Lavilliers. C’est un beau poème de développement personnel. Isabelle Gonse : C’est vrai, c’est un beau texte. On va continuer à parler des livres que vous recommandez sur votre blog « des livres pour changer de vie ». Il y en a un qui s’appelle : « comment se faire des amis ». J’ai été étonnée de voir ce livre faire partie de votre sélection puisque c’est un livre qui existe depuis au moins 50 ans. C’est un livre très connu, est-ce qu’il est encore d’actualité? En quoi est-ce qu’il est intéressant et actuel aujourd’hui? Olivier Roland : C’est un livre qui a été publié en 1936, donc il n’est plus tout jeune. Comme il y a des livres qui ne sont plus tous jeunes mais qui ont gardé leur pertinence, celui-ci en fait partie. Contrairement à ce que son titre laisse entendre, ce n’est pas juste à propos de comment se faire des amis. C’est en gros, comment gérer notre ego et l’ego des autres dans nos relations avec les autres. C’est vraiment quelque chose de très important. Quand on lit ce livre, on se rend compte à quel point l’ego est prédominant dans nos relations avec les autres.L’auteur, Dale Carnegie explique que cela ne sert à rien de se lancer dans de grandes argumentations pour essayer de convaincre l’autre de notre point de vue. C’est très rare d’y arriver. Tout ce qu’on arrive à faire en général c’est d’énerver la personne en face et de compliquer nos relations. Il faut d’abord savoir écouter l’autre. Cela n’empêche pas qu’il faut savoir débattre, mais il faut savoir écouter l’autre, comprendre son point de vue et ménager son ego. Il donne l’exemple d’Al Capone qui dit : « j’ai passé les meilleures années de ma vie à donner du plaisir et de l’amusement aux gens. Quelle a été ma récompense? Les insultes et la vie d’un homme traqué ». C’est une loi universelle très difficile à accepter, 99 fois sur 100 l’être humain se juge innocent quelque soit l’énormité de sa faute. C’est vraiment quelque chose qu’il faut intégrer dans nos relations avec les autres. Même si vous pensez que l’autre en face est horrible, lui ne se voit pas comme ça. C’est quelque chose qu’il faut prendre en compte dans notre manière d’aborder les autres. Il donne des principes extrêmement concrets et faciles à appliquer. Le premier principe est de ne pas critiquer, de ne pas condamner, de ne pas se plaindre. Cela semble un peu biblique, mais ce sont des choses simples que vous pouvez essayer pendant une semaine, un mois et vous verrez si cela améliore ou pas vos relations de tous les jours. Le second principe est de complimenter honnêtement et sincèrement. Plutôt que d’essayer de trouver la faille dans ce que dit la personne en face de vous, de donner votre point de vue, de critiquer, essayer de trouver les points positifs et complimenter sincèrement sur ces points. Le troisième principe est d’avoir le sourire. Cela parait évident… Isabelle Gonse : Vous l’avez…et cela s’entend… Olivier Roland : Cela s’entend au téléphone, à l’antenne. En plus quand on est en face de la personne, cela se voit. Cela nous est tous arrivé d’aller dans un magasin et de voir un artisan qui n’avait pas le sourire. Même si cette personne a les meilleures compétences du monde, cela ne donne pas envie…on aime bien les gens qui sourient. C’est quelque chose qui fait partie de la communication, de la chaleur humaine. Essayez d’avoir le sourire, de faire cela pendant 30 jours, de sourire plus, de complimenter etc… Le fait aussi de retenir le nom d’une personne revêt une grande importance pour elle. Essayez de répéter le nom dans votre esprit… Isabelle Gonse : Oui, parce que quand on se trompe, cela ne fait pas plaisir. Olivier Roland : C’est important de retenir le prénom des gens et de l’utiliser dans la conversation. Sachez écouter, encouragez les autres à parler d’eux même. Cela est lié à notre ego, on adore parler de nous même. Si vous encouragez les autres à parler d’eux, ils vont aussi apprécier de vous écouter. Parlez à votre interlocuteur de ce qui l’intéresse. Il y a une certaine réciprocité, la personne va ensuite vous demander ce qui vous intéresse. Faites sentir aux autres leur importance, et faites-le sincèrement. Il précise bien cela dans son livre. Ce n’est pas une technique pour manipuler, car de toute façon la manipulation, au bout d’un moment ça se repère et cela va à l’encontre de l’objectif donné dans ce livre qui est d’avoir de bonnes relations avec les autres. Faites-le sincèrement, vous pouvez toujours trouver du bon chez les personnes. Après, si vous êtes devant votre ennemi juré… Isabelle Gonse : Cela ne sera pas applicable… Olivier Roland : Dans la vie de tous les jours, on peut améliorer ses relations avec les autres et vivre des relations plus épanouies, plus positives. Isabelle Gonse : C’est donc un livre qui reste d’actualité qui est réédité régulièrement… Olivier Roland : Absolument. C’est un best-seller qui a été vendu à des millions d’exemplaires et en plusieurs langues. Isabelle Gonse : On rappelle le titre : « comment se faire des amis » de Dale Carnegie. Un petit livre de chevet, finalement… Olivier Roland : Il se lit très facilement. Il a des chapitres courts avec des choses concrètes que l’on peut appliquer au quotidien. Isabelle Gonse : Il faut cesser les discussions vaines…qui a tort…qui a raison… Olivier Roland : Au final tout le monde sort stressé, épuisé et tout le monde reste sur sa position. Isabelle Gonse : Il y a un autre livre un peu dans le même esprit que vous nous recommandez aussi. Cela s’appelle : « cessez d’être gentil, soyez vrai » de Thomas D’Ansembourg. C’est un livre d’un des chantres de la communication non violente, la CNV. Il se trouve que je connais un peu la CNV, j’ai fait une émission sur la communication non violente sur Radio Enghien en invitant Michelle Guez, spécialiste en la matière. Ce livre rappelle les principes de la communication non violente. Je vous laisse nous en parler à travers ce que vous avez retenu, sur votre site peut-être… Olivier Roland : Oui, vous pouvez taper Thomas D’Ansembourg… Isabelle Gonse : Il est belge, ou canadien? Olivier Roland : Canadien. En gros, la communication non violente, c’est qu’on a plus facilement tendance à dire leurs quatre vérités aux autres, et à dire : « tu es ainsi plutôt que je ressens cela ». La communication non violente consiste à exprimer sa vérité dans le respect des autres, sans les heurter, sans être violent avec eux au niveau de la parole. C’est le sujet du livre. L’auteur pose cette question : « est-ce que vous faites souvent l’effort d’inventorier les sentiments qui motivent vos jugements ». Par exemple, le fait de donner des noms d’oiseaux à quelqu’un. Quels sont les sentiments derrière qui nous font dire ça? Est-ce-que l’on est capable d’identifier les besoins qui sont camouflés derrière nos propos. Est-ce qu’on fait aux autres des propositions réalistes, négociables, plutôt que de les mettre dos au mur? Isabelle Gonse : Si je résume, c’est une démarche en quatre étapes qui consiste dans le cadre d’un différent avec une personne à constater une situation. Par exemple : « hier soir, tu ne m’as pas adressé la parole lors de la soirée ». Plutôt que de la juger et de l’attaquer, il vaut mieux dire : « je me suis senti triste, délaissé… » par exemple. Après avoir exprimé son sentiment, on passe à son besoin : « j’ai besoin de chaleur, de confiance.. », et donc on demande à la personne de faire une demande qui ne soit pas trop exigeante, mais réaliste. Par exemple : « peux-tu m’expliquer ce qui ce passe ou pour quelle raison tu ne m’as pas adressé la parole »?  Cela permet d’engager une communication sur une base constructive qui fait que l’autre a envie de communiquer et ne se bloque pas. Cela ouvre la communication. Olivier Roland : Vous avez très bien décrit le processus. Isabelle Gonse : On peut peut-être citer un autre livre dans le même registre : « les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) » de Marshall B. Rosenberg. Les mots ça peut tout ouvrir ou tout fermer finalement. C’est un livre avec beaucoup d’exemples de situations dans lesquelles on peut réagir de telle ou telle manière. Olivier Roland : Il y a un exercice que j’ai tiré du livre « cessez d’être gentil, soyez vrai ». C’est de pratiquer l’empathie, lorsque que quelqu’un vous exprime ses griefs. Écoutez sans rien faire, portez votre attention sur les sentiments et besoins de votre interlocuteur. Reflétez les sentiments et les besoins de votre interlocuteur en les reformulant. Par exemple, si quelqu’un dit : « je suis énervé parce que tu es comme ci ou comme ça », reformulez en disant : « je comprend que je t’ai blessé en faisant ça, que tu voulais qu’on passe un moment ensemble ». Reformulez et observez les signes de relâchement et de détente qui accompagnent votre tentative de communiquer de manière non violente même si l’autre n’est pas dans cette démarche là. Souvent quand on a cette démarche de communication non violente envers quelqu’un qui nous agresse verbalement , cela va le calmer et faire repartir la discussion sur de meilleures bases.

Isabelle Gonse : Oui, cela va calmer le jeu.Vous avez aussi un petit exemple à nous donner sur un mode de communication non violente. Olivier Roland : L’auteur donne un exemple dans son livre, il dit qu’il faut savoir dire non. Beaucoup de personnes, par peur du conflit, ne savent pas dire non. Il donne cet exemple, dans lequel beaucoup se reconnaîtront. Un couple est invité régulièrement par les voisins à des après-midi barbecue. Ils ont peut-être apprécié d’y aller au début, mais très vite ils se sont ennuyés dans ces après-midi, et ils auraient bien aimé faire autre chose. Mais à chaque fois que le voisin les invite, ils n’osent pas dire non pour ne pas créer de conflit et garder de bonnes relations de voisinage. Grâce à la communication non violente, on peut apprendre à dire non de manière diplomatique sans blesser l’autre, tout simplement en disant que nous aussi nous avons des besoins et que nous avons envie de faire des choses qui nous épanouissent. Cela peut être quelque chose d’assez bloquant pour certaines personnes surtout dans les activités qui nous plaisent pas qui prennent notre temps et qui nous empêchent de faire ce que l’on a envie de faire. Isabelle Gonse : Cela revient à ce qu’on disait tout à l’heure, à savoir, choisir ce qui est important pour nous et aller à l’essentiel, ne pas se disperser en acceptant des tas d’invitations à droite et à gauche, alors qu’en fait ce jour là c’est plus important de rester à la maison et de lire un bon livre ou d’être à deux. Tous ces livres, Olivier Roland, comment fait-on pour les appliquer vraiment dans la vie? Comment passer de la théorie à la pratique et les appliquer dans sa vie? Est-ce-que vous, vous y arrivez? Olivier Roland : Oui, j’y arrive. J’essaie de le faire. Je n’y arrive pas pour tous les livres, je l’avoue. Effectivement, lire beaucoup de livre de non-fiction et ne rien faire derrière, cela ne sert à rien. Je peux vous donner quelques techniques simples. Quand vous lisez un livre, prenez 3 actions concrètes que vous pouvez faire demain pour améliorer votre vie. Ce ne sont pas des choses que vous allez faire toute votre vie, mais ce sont des choses que vous allez tester quelques jours, un mois. Vous prenez 3 actions, et à la fin du livre, quand vous l’avez terminé, dans ces 3 actions, vous en choisissez une seule que vous allez mettre en pratique dans votre vie et expérimenter. Vous observez si cela vous apporte quelque chose ou pas, si c’est difficile ou pas. Si cette action ne se révèle pas positive, vous n’arrivez pas à la faire, vous essayez de faire la deuxième etc…Si vous arrivez à ne tirer qu’une seule action de chaque livre pour améliorer votre vie, vous allez vraiment en tirer quelque chose de concret. C’est peut-être plus que juste des connaissances théoriques qui vont venir grossir votre cerveau avant que vous ne les oubliez, mais des compétences que vous aurez acquis et que nous ne pourrez plus oublier. Isabelle Gonse : Et pour cela , il faut s’entraîner. Il faut le faire sur quelques semaines, un mois pour que cela devienne une habitude. Olivier Roland : Voilà. Il y aussi quelque chose qui peut nous empêcher d’appliquer un livre, c’est le scepticisme. On a un doute sur l’auteur, sur l’application etc… C’est bien d’être sceptique, mais il faut l’être de la bonne manière. Être sceptique et ne rien faire derrière, cela ne sert à rien. Il faut être sceptique en ayant un peu la démarche du scientifique dans son laboratoire qui teste les choses. Soyez sceptique en vous disant qu’il faut essayer ce que propose l’auteur pour voir si cela s’applique à votre vie. Vous verrez par vous même si ce que préconise l’auteur s’applique à vous. Si cela ne s’applique pas à vous, vous n’êtes pas obligé de le faire toute votre vie. Isabelle Gonse : On ne peut pas tout faire de toute façon…On peut essayer différentes choses et en garder un petit quelque chose à chaque fois et changer petit à petit. Cela va aussi dans l’esprit de ne pas vouloir tout changer en même temps, de ne pas se fixer des objectifs trop ambitieux, de ne pas vouloir appliquer tout ce qu’il y a dans un livre, parce qu’on y arrivera jamais. Olivier Roland : Exactement. D’ailleurs, cela nous amène au prochain livre. Isabelle Gonse : Alors justement, vous pouvez nous parler des exemples que vous avez appliqués dans votre vie, comme la méditation. Quelles sont les autres petites habitudes que vous avez récoltées à droite et à gauche comme ça…peut être dans le domaine personnel plus que dans le domaine informatique? Olivier Roland : Déjà les livres sur la santé qui ont complètement révolutionné ma manière de considérer ma santé. Avant, je ne me souciais pas de ce que je mangeais, je ne faisais pas de sport, et je pensais que seuls les vieux devaient se préoccuper de leur santé. J’avais tord. Je me suis mis à manger plus sainement, plus de légumes, moins de pizzas. Je fais du sport, j’ai plus d’énergie, je me sens mieux. Isabelle Gonse : Vous avez testé, expérimenté et ça marche… Olivier Roland : Tout à fait. Isabelle Gonse : Autre chose? Olivier Roland : Oui beaucoup d’autres choses. J’essaie de ne pas regarder mes mails en premier, de me concentrer sur mes objectifs. Je travaille toujours en lot, sans interruption. Je n’ai pas d’alerte e-mail, je met mon téléphone sur répondeur pour ne pas être dérangé, et je travaille dans une concentration la plus forte possible. Ensuite, il y a le livre « la semaine de 4 heures » que j’ai appliqué de A à Z. C’est ce qui m’a permis de créer cette entreprise sur le web aujourd’hui et qui me permet de vivre n’importe où. Isabelle Gonse : On va parler d’un dernier livre de votre sélection. Après il y en a plein d’autres. D’ailleurs on va dire à nos auditeurs, s’ils ont des suggestions de lecture de livres sur votre blog, qu’ils n’hésitent pas. Le blog s’appelle « des livres pour changer de vie ». Olivier Roland : Il suffit de le taper dans Google pour le trouver. Isabelle Gonse : Parmi vos best of, il y a également « la voix du Kaizen ». Cela vient de l’Asie? du Japon? Olivier Roland : Cela vient du Japon. L’ironie, c’est qu’à la base c’est une méthode américaine qui a été exportée au Japon après la seconde guerre mondiale, pour aider le pays à se reconstruire. C’est une technique qui a été abandonnée aux Etats-Unis mais qui a explosé au Japon. Vous allez y retrouver la philosophie précédente. Par exemple, plutôt que de se dire que l’on veut écrire un livre, et que l’on veut avoir écrit 100 pages, prendre le problème à bras le corps et s’y jeter complètement, il vaut mieux faire des petits pas et progresser petit à petit. Plutôt que de se dire que ça fait 10 ans que je veux écrire un livre, et bien je vais commencer par écrire une demi-page par jour. Cela ne prend pas tant de temps que ça et petit à petit, je vais m’habituer à écrire. Au début, je vais écrire beaucoup de pages qui n’ont aucun intérêt, mais au fur et à mesure, je vais construire ce roman et y passer plus de temps. C’est l’idée de progresser petit à petit pour briser un peu notre objectif ambitieux en tous petits objectifs… Isabelle Gonse : Sinon, cela fait très peur… Olivier Roland : Exactement. Cela fait peur, on procrastine, on remet toujours au lendemain. C’est une des motivations que l’on a pour toujours remettre les choses au lendemain. Cela nous fait peur, on se dit que c’est trop gros, qu’on y arrivera jamais. Avoir des objectifs comme ça, facilement atteignables, cela rassure, il faut juste s’assurer que ces objectifs nous amènent vers le but que l’on veut réaliser. Isabelle Gonse : Il faut réaliser des petits bouts de votre grand objectif en fait. Olivier Roland : L’auteur donne des petits exemples tirés de la vie de tous les jours. Par exemple, si vous voulez maigrir, commencez par une cuillère de riz en moins. Si votre bureau disparaît sous la paperasse, et que vous vous dites tous les jours que vous allez le ranger, et bien classez une feuille par jour. Rangez un crayon, un trombone par jour. Ce sont des choses simples mais qui à la fin donnent des résultats et au fur à mesure vous allez y prendre goût. Si vous n’aimez pas l’exercice physique, montez 3 à 5 marches par jour, faites quelque chose plutôt que rien. Isabelle Gonse : Donc cela c’est « la loi du Kaizen » qui a été écrite par un japonais, un américain? Olivier Roland : Un américain qui s’appelle Robert Maurer. Isabelle Gonse : On peut retrouver le résume sur votre site. Je voudrais ajouter un livre qui va un peu dans le même sens d’un professeur qui s’appelle Michel Lejoyeux que j’ai accueilli dans l’émission au mois de novembre, un bout de chemin ensemble. Il a écrit : « changer..en mieux ». Il parle de plein de registres dans lesquels on peut changer. Par exemple, arrêter de fumer, arrêter de boire, se mettre à faire du sport. C’est la même idée, commencer par un petit objectif, vous verrez que c’est un plaisir de changer, et vous aurez envie de continuer. Le livre est sorti fin 2011, vous le trouverez facilement. Michel Lejoyeux, Changer..en mieux. Cela va vraiment dans le même sens que ce que vous disiez. Isabelle Gonse : Il nous reste un peu de temps ensemble, après la pause musicale, nous allons avoir un témoignage. C’est celui d’une personne qui a fait une formation avec vous, vous organisez aussi deux types de formations, sur vos blogs avec vos élèves comme vous dites. Est-ce-que vous pouvez nous expliquer un peu ces formations? Olivier Roland : Il y a une formation « agir et réussir » conçue pour aider les personnes qui veulent créer leur entreprise mais qui remettent sans cesse leur projet au lendemain. Cela les aide à dépasser cette procrastination, à se mettre en route et au final à créer leur entreprise. Et j’ai une formation qui explique comment écrire et développer un blog qui marche pour gagner un complément de revenu ou un revenu complet. Isabelle Gonse : Ces sont des formations que vous faites sur le web. C’est payant, ce qui vous permet aussi de gagner votre vie avec votre blog. Les gens font ça à leur rythme en recevant des e-mails de votre part… Olivier Roland : Une fois qu’ils sont inscrits, ils reçoivent des e-mails avec un lien qui amène au cours qui est souvent sous forme de video, audio texte. Cela permet de suivre le cours à son rythme, c’est le grand avantage d’une formation comme ça en ligne. Et surtout cela permet de consulter la formation où que l’on soit dans le monde. J’ai des personnes au Québec, en Belgique, en Suisse ou en Nouvelle Calédonie. Isabelle Gonse : C’est sur toute l’année ou il y a des sessions bien précises… Olivier Roland : Des sessions d’inscription… Isabelle Gonse : Des sessions d’inscriptions qui peuvent du coup regrouper pas mal de monde, puisque vous n’avez pas besoin d’avoir tout le monde dans la même salle. C’est assez interactif, vous donnez des conseils plus personnalisés aussi? Olivier Roland : Cela dépend des formations. Il y en a où on peut interagir et il y a des séances de coaching commun, où on discute ensemble avec les membres, et d’autres où ça va être plutôt un type de formation en DVD. Isabelle Gonse : Nous allons faire une pause musicale avant de prendre en ligne César qui va nous parler de ces formations.

Isabelle Gonse : Vous êtes toujours sur Radio Enghien, nous venons d’écouter une musique choisie par Olivier Roland. Olivier Roland : Cela s’appelle You can get it if you really want de Jimmy Cliff. C’est une musique des années 70, c’est une chanson très simple qui dit vous pouvez y arrivez si vous le voulez. Isabelle Gonse : Just do it! Alors, on accueille en ligne César. Bonjour César! Bonjour! Merci d’avoir accepté de témoigner sur Radio Enghien. Vous avez participé à une formation avec Olivier Roland. Quel type de formation vous avez fait? Est-ce-que vous pouvez nous dire comment vous l’avez connu, qu’est ce que cela vous a apporté dans votre vie? Vous êtes musicien professionnel? César : C’est cela. Isabelle Gonse : Expliquez-nous cette aventure. César : J’ai rencontré Olivier par Internet via son blog « des livres pour changer de vie ». J’ai trouvé pleins de conseils sur ce blog sur les choses de la vie, que ce soit des conseils pour la procrastination, ou comment éviter les idées négatives de son entourage, qui sont pour moi les principaux facteurs à bien négocier pour arriver à un objectif quel qu’il soit finalement. Il m’a envoyé des e-mails par rapport à sa formation « agir et réussir ». Au départ, je n’étais pas super motivé, car déjà c’était un investissement, mais ce qui m’a convaincu, c’est qu’il a organisé un webinaire où il a parlé de ce qu’on peut apprendre avec lui, et j’ai cru en lui. Et franchement, je ne suis vraiment pas déçu. Isabelle Gonse : Vous avez suivi ces formations sur internet pendant une session d’« agir et réussir »? César : De novembre dernier jusqu’à maintenant. Isabelle Gonse : Quel était votre objectif? César : L’objectif premier, c’était d’arriver à mener jusqu’au bout mon projet et de ne pas laisser tomber pour les nombreuses raisons que l’on peut avoir. Les premiers modules étaient très bien conçus par rapport à cela, ce qui fait que cela m’a permis de coller complètement à mon objectif. J’ai pu obtenir un poste dans ma branche de métiers que je n’aurais pas obtenu si je n’avais pas appliqué tous les conseils que l’on m’a donné à ce moment là, je ne serais jamais arrivé là où j’en suis maintenant. Isabelle Gonse : Vous n’éprouviez pas le besoin d’avoir une personne en présentiel, un coach véritablement? Une formation à distance ça vous convenait bien? César : Disons que moi ça me convenait car c’était à mon rythme. Ce n’était pas intrusif. En même temps, Olivier était présent si l’on avait besoin d’éclaircir un point que l’on n’avait pas compris. Il suffisait de lui envoyer un mail. Isabelle Gonse : Votre objectif, c’était de trouver un poste dans un orchestre? César : C’est cela. Et je suis en train de monter une entreprise à côté. J’ai trouvé un poste dans un orchestre. C’est une super expérience de vie. En parallèle, je monte une entreprise de formations via internet aussi. Isabelle Gonse : Des formations par rapport à votre univers de la musique ou de façon plus large? César : De façon plus large. C’est beaucoup moins académique et beaucoup plus concret et applicable dans la vie. Je voudrais aussi ajouter que la formation était donnée de manière diffuse, ce qui faisait qu’on avait une action à faire toute les semaines, et cela avançait presque tout seul. Isabelle Gonse : On en revient à la politique des petits pas progressifs qui permettent d’avancer régulièrement. C’est très important de jalonner son objectif de mini objectifs pour aller jusqu’au bout. Merci César. Vous vouliez ajouter autre chose? César : Mes amitiés à Olivier et au plaisir de le revoir bientôt.

Olivier Roland : Merci César. Isabelle Gonse : Il nous reste quelques minutes pour rappeler les infos pratiques pour vous trouver Olivier! Olivier Roland : Pour me trouver, il faut tout simplement taper « des livres pour changer de vie » sur Google. Vous tomberez sur mon blog principal où vous avez des résumés des livres pour changer de vie, des livres rares et exigeants. Isabelle Gonse : Qui ont changé votre vie, ça c’est sûr. Vous êtes un cas d’école. Olivier Roland : Oui on peut dire cela. Je suis passé du statut d’entrepreneur surmené, à travailler 70 heures par semaine dans un secteur qui ne me plaisait plus à un rythme beaucoup plus cool, je voyage un peu partout dans le monde. J’essaie d’aider un maximum de personnes, César est une de ces personnes. Isabelle Gonse : Est-ce-que vous avez une idée du profil des gens qui vous suivent, est-ce-que ce sont des gens jeunes? à l’aise avec les nouvelles technologies? Olivier Roland : Il y a une grande variété dans mes lecteurs. Il y a quand même plus de personnes entre 25 et 35 ans, mais il y aussi des lecteurs dans toutes les tranches d’âge. Isabelle Gonse : C’est vrai que c’est aussi l’âge où l’on fait des choix professionnels lorsqu’on est jeune, mais on peut toujours faire des choix à tout âge. Olivier Roland : J’ai vu des reconversions impressionnantes de personnes qui étaient salariées depuis 20-30 et qui ont créé leur entreprise. Elles accomplissaient un rêve qu’elles avaient depuis des années. Isabelle Gonse : Parfois, elles sont poussées dehors à 50-55 ans. Parfois elles le choisissent. Olivier Roland : Et parfois ce sont les deux. Elles ont été poussées dehors, et elles prennent cette occasion pour créer leur entreprise. Isabelle Gonse : Et parfois elles en sont très heureuses, avec une vie plus équilibrée. Olivier Roland : Oui, cela ne veut pas dire qu’elles réussissent à tous les coups. Bien sûr, il y a un risque dans l’entrepreneuriat. 50% des entreprises mettent la clef sous la porte avant les 5 ans. Mais quand on fait bien les choses, on peut s’assurer que même en cas d’échec, on n’y perd pas trop de plumes et que ce soit une expérience très positive qui nous permette de rebondir derrière. Si on n’y arrive pas la première fois, on aura plus de chance d’y arriver la deuxième.

Isabelle Gonse : L’échec finalement prépare au succès. Olivier Roland : Exactement. Isabelle Gonse : Olivier Roland, merci beaucoup d’être venu de Lille pour cette émission. Espérons que tout cela va aider nos auditeurs à passer dans le concret. Olivier Roland : Surtout appliquez ce que vous lisez, sinon cela n’a aucun intérêt, autant ne pas lire et faire autre chose. Isabelle Gonse : Lisez les livres, gardez à chaque fois 3 grandes idées, et sélectionnez en au moins une… Olivier Roland : Et testez la. Même si vous êtes sceptique, testez la. Isabelle Gonse : Merci beaucoup Olivier, je vous donne rendez-vous pour une nouvelle émission un bout de chemin ensemble dans 15 jours et merci de votre fidélité. Au revoir. Olivier Roland : Au revoir. Pour recevoir gratuitement un podcast "7 étapes pour vaincre la Procrastination et rester motivé pour créer ou diriger une entreprise" et une vidéo "7 livres indispensables pour Créer son Entreprise", cliquez ici et laissez-moi votre adresse email pour que je vous les envoie gratuitement ! ;)

Article publié sur Des Livres Pour Changer de Vie. Si vous voyez cet article sur un autre site, il s'agit d'une copie éhontée. Google+Related posts: Podcast : émission de radio « Travailler moins, gagner plus et vivre mieux » Personal Development for Smart People (Le Développement Personnel pour les gens intelligents)

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Thu, 23 Aug 2012 12:00:00 +0200 http://www.olivier-roland.fr/items/view/1790/Emission-de-radio-les-livres-et-le-dveloppement-personnel
Vous ne devriez pas être salarié : les 10 raisons (vidéo) http://www.olivier-roland.fr/items/view/1674/Vous-ne-devriez-pas-tre-salari-les-10-raisons-vido

Pour fêter les 239 commentaires positifs laissés par des lecteurs sur Amazon pour mon livre “Vivez la vie de vos rêves grâce à votre blog”, j’ai décidé de vous faire un cadeau très spécial. Je veux dire, 239 commentaires, WAHOUH !!! Mon livre va bientôt dépasser les 250 commentaires du Da Vinci Code, ce n’est quand même pas rien ! Et c’est grâce à vous !
Donc j’ai demandé à un expert des présentations en vidéo, Olivier Richard du blog Simple Slide, de mettre en vidéo les trois podcasts les plus aimés, les plus populaires de ce blog. Sans plus attendre voici celui que la plupart d’entre vous considère comme le meilleur, 10 raisons pour lesquelles vous ne devriez pas être salarié. C’est l’un de mes premiers, il n’est pas parfait techniquement, mais le contenu est génial. Et maintenant il a des images qui déchirent. Attention les yeux :

Et si vous n’avez pas encore profité du livre au format Kindle, vous pouvez l’acheter ici pour moins d’1 euro :

(si vous n’avez pas de Kindle vous pouvez utiliser gratuitement votre PC/Mac, iPhone/iPod Touch, iPad, téléphone/tablette Androïd, etc.) Pour recevoir gratuitement un podcast "7 étapes pour vaincre la Procrastination et rester motivé pour créer ou diriger une entreprise" et une vidéo "7 livres indispensables pour Créer son Entreprise", cliquez ici et laissez-moi votre adresse email pour que je vous les envoie gratuitement ! ;)

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Wed, 25 Jul 2012 19:08:00 +0200 http://www.olivier-roland.fr/items/view/1674/Vous-ne-devriez-pas-tre-salari-les-10-raisons-vido
Comment créer son entreprise en 7 étapes http://www.olivier-roland.fr/items/view/1357/Comment-crer-son-entreprise-en-7-tapes

Je me rappellerai toujours du jour où mon entreprise a existé pour la première fois. C’était le 3 juillet 2000, j’avais 19 ans, et alors que la majorité de la France rêvait à ses vacances, j’accomplissais un rêve d’indépendance et de liberté qui m’avait semblé inaccessible 1 an plus tôt – et j’en commençais un nouveau – celui de développer l’entreprise. J’étais excité – un peu effrayé aussi – à l’idée de commencer cette nouvelle vie que j’avais tant désiré, de relever le défi de conduire à bon port cette entreprise que j’avais créée de mes mains. Lorsque j’ai regardé en arrière les derniers mois écoulés, j’ai pris conscience du chemin parcouru – du pt’it gars brûlant du désir de devenir libre en créant son entreprise, avec juste une vague idée de ce qu’il voulait faire, au créateur d’entreprise ayant réussi à convaincre des jurys d’investisseurs et une banque de lui confier leur argent pour mener à bien son projet. Depuis j’ai parcouru un autre bout du chemin – j’ai développé l’entreprise, embauché mes premiers employés, j’ai intégré à mon tour le jury d’une structure de financements de nouvelles entreprises pendant 8 ans, j’ai revendu mon entreprise après 10 ans d’existence, et j’en ai créé une nouvelle sur Internet qui a réalisée 461 500 € de CA lors de sa 1ère année – mais ce 1er jour aura toujours une signification particulière dans ma vie. Depuis, aider d’autres p’tits gars brûlant du désir de créer leur entreprise, avec juste une vague idée de ce qu’ils veulent faire, à réaliser leur rêve en créant une entreprise qui dure, est devenu une de mes missions principales dans ma vie. C’est pour cela que j’ai créé ce blog. C’est pour cela que j’ai écrit cet article. Pour vous aider concrètement à franchir toutes les étapes qui mènent de l’idée à la création, en particulier si vous n’avez jamais créé d’entreprise auparavant. J’ai conscience qu’il est long, et que beaucoup de personnes seront découragées, mais c’est une bonne nouvelle pour vous : cela veut dire que vos compétiteurs ne le liront pas, et seront donc désavantagés par rapport à vous dans la course à la création. Gagner sur vos concurrents avant même qu’ils créent leur boîte… c’est plutôt excitant, non ? Souvent lorsqu’un débutant en entreprenariat a décidé de créer sa première entreprise, il sait qu’il a un désir brûlant de le faire mais n’a pas forcément d’idée précise, ni de connaissance des étapes à franchir pour réussir à créer. Si vous ressentez ce désir brûlant de créer votre entreprise, cela peut-être pour différentes raisons. Souvent, vous en avez assez d’être salarié, de travailler pour quelqu’un d’autre, peut-être également que vous n’êtes pas assez apprécié à votre juste valeur, humainement ou au niveau de votre salaire, ou les deux. Vous souhaitez que le fruit de vos efforts vous revienne de manière plus juste. Vous pouvez également avoir le goût de l’aventure, du challenge et vouloir briser un rythme de vie un peu trop monotone en vous lançant dans un projet excitant, et peut-être même contribuer davantage,  pour améliorer votre vie et celle de votre famille, et également la société tout entière. Quelqu’en soient les raisons, vous avez ce désir brûlant de créer votre entreprise. Mais savez-vous quelle entreprise vous allez créer ? En général tout commence avec le désir, et l’idée vient après – quand elle vient. Cela peut ne pas être votre cas. Vous pouvez avoir ce désir brûlant justement parce que vous avez eu une idée, et il y a de fortes chances que celle-ci vous apparaisse comme géniale, et qu’elle soit à la fois très excitante pour vous et vous fasse peur. Dans ce cas, continuez à lire, nous allons aborder cela très bientôt. Que vous ayez déjà l’idée de votre entreprise ou pas, il est très probable que vous n’ayez qu’une très vague idée du chemin, et des étapes à parcourir pour réussir à créer votre entreprise. Je le sais, je suis passé par là moi aussi – créer sa première entreprise à 19 ans n’est pas de la tarte. Ne pas savoir où vous êtes et ne pas savoir où vous allez est source d’angoisses, de doutes et de frustration, et peut vous faire perdre beaucoup de temps et d’énergie. Je veux dire, si vous décidez de traverser un désert pour atteindre une ville merveilleuse situé de l’autre coté, est-ce que vous préférez y aller sans carte, ou avec un plan qui vous détaille exactement quels sont les gouffres et les obstacles à éviter, et où se trouvent les oasis et les villages ? Je parie que vous préfèreriez la seconde option. Moi aussi, et c’est pour cela que je vous ai dressé une carte pour créer votre entreprise, en 7 étapes : Créer votre entreprise, étape 1 : trouver l’idée Cette étape est le tombeau de la plupart des aspirants créateurs d’entreprise : ils ont un désir brûlant de créer leur entreprise, mais n’ont aucune idée concrète pour celle-ci. Si vous êtes dans ce cas, voici quelques pistes qui peuvent vous aider. Si vous avez déjà votre idée d’entreprise, passez directement à l’étape 2. Tout d’abord, nous allons stimuler un peu votre créativité. Prenez une feuille de papier ou ouvrez un document sur votre ordinateur. Faites-le vraiment, maintenant. Génial. Maintenant, écrivez en haut de cette feuille ou de ce document “Mes passions”. Puis écrivez 10 de vos passions. Vous verrez que les 3 ou 4 premières passions viendront facilement, mais qu’ensuite cela risque de se compliquer un peu. N’arrêtez pas tant que vous n’avez pas écrit au moins 10 passions. Si vraiment vous n’arrivez pas à en trouver 10, écrivez alors des activités ou des domaines que vous aimez, mais sans que cela vous passionne. C’est fait ? Parfait ! Maintenant nous allons faire la même chose avec vos talents et vos compétences. Prenez une autre feuille, ou ouvrez un nouveau document, puis écrivez en haut “Mes talents et mes compétences”. Puis écrivez 10 de vos talents, des domaines dans lesquels vous êtes doués et que vous avez pratiqués. Là encore, ne vous arrêtez pas tant que vous n’en avez pas écrit 10. Et si vous n’arrivez pas à trouver 10 talents que vous pratiquez, alors mettez des domaines dans lesquels vous êtes compétent ou vous avez de l’expérience, sans être particulièrement doué. Faites-le vraiment. Arrêtez de lire cet article et faites-le maintenant. Cela vous sera d’une grande aide pour trouver votre idée d’entreprise. Vous l’avez fait ? Parfait ! Ces deux documents vont donc vous servir de base pour trouver votre idée d’entreprise. Continuez la lecture (si vous avez juste continué à lire sans faire l’exercice et que vous vous apprêtez à continuer la lecture tout en ressentant une bouffée de culpabilité, arrêtez. Le reste ne vous apportera rien. Il vaut mieux fermer cette page et continuer à vaquer à vos occupations précédentes ). Il y a grosso modo deux voies différentes que vous pouvez suivre : soit trouver une idée d’entreprise “classique”, éprouvée, qui existe déjà – depuis parfois longtemps – soit trouver une idée innovante. Trouver une idée d’entreprise classique

Ce n’est parce qu’il existe déjà des millions de boulangeries qu’il n’y a pas de place pour la vôtre. Et c’est également vrai pour des milliers d’entreprises au concept éprouvé, depuis parfois des millénaires : nul besoin de réinventer la roue pour créer son entreprise. Nous allons tout d’abord partir de vous-même : examinez attentivement vos listes de passions et de talents : y a-t-il parmi elles un domaine dans lequel vous pourriez créer une entreprise “classique”, au concept éprouvé, et qui vous plairait ? Et mieux – c’est même l’idéal – y a-t-il une idée d’entreprise qui germe spontanément dans une de vos passions qui soit à la fois un talent ou une compétence ? Trouver une idée à partir d’une de vos passions, de vos compétences ou des deux a à chaque fois des avantages et des inconvénients :

Trouver une idée à partir de vos passions

Avantages

Vous serez motivé, voire très motivé intrinsèquement par le domaine dans lequel vous vous lancez (en plus de la motivation que vous aurez à créer votre entreprise !). Vous avez beaucoup plus de chance de développer des compétences, parfois hors du commun, dans un domaine que vous aimez (typiquement les domaines qui vous passionnent et dans lesquels vous n’avez pas développé de compétences sont tout simplement des domaines que vous n’avez pas pratiqués). Vous avez le potentiel de réaliser un de vos rêves en devenant bon dans un domaine que vous adorez tout en gagnant de l’argent grâce à lui.

Inconvénients

Vous devrez malgré tout développer des compétences de zéro ou presque, ce qui peut être difficile à faire rapidement, ou vous devrez vous associer avec quelqu’un qui possède cette compétence technique, ou encore en embaucher un (ce qui augmente les risques puisque vous aurez une charge supplémentaire à payer tous les mois). Posséder la passion pour le domaine en lui-même et acquérir par vous-même ou par l’intermédiaire de quelqu’un la compétence technique ne doit pas vous faire oublier que gérer une entreprise demande d’autres compétences que la simple compétence technique. Vous devrez aussi apprendre à la gérer au niveau financier, à trouver de nouveaux clients et à les convaincre d’acheter vos produits et vos services, éventuellement à recruter et manager, etc. Heureusement, de nombreuses formations et de nombreux livres existent sur le marché pour développer ces compétences et ceux qui sont chroniqués sur ce blog constituent un bon départ, notamment ceux du Personal MBA. Parfois le fait de travailler dans une passion associe sur le long terme des sensations déplaisantes avec elle (clients mécontents, stress, difficultés financières, etc.) qui font que vous allez de moins en moins apprécier cette passion, au point qu’elle ne soit plus passionnante… Cela n’arrive pas à chaque fois mais c’est un risque, en particulier si votre domaine est stressant à pratiquer tous les jours, et que vous n’avez pas pratiqué vraiment cette passion auparavant à un niveau professionnel.

Trouver une idée à partir de vos compétences

Avantages

Vous avez déjà les compétences techniques nécessaires pour travailler dans le domaine choisi, ce qui vous permettra de vous focaliser sur le fait de trouver vos premiers clients, et les autres aspects de l’entreprise à maîtriser (finances, recrutement, management, etc.). Le fait que vous ayez de l’expérience dans ce domaine peut vous donner de nombreux atouts pour démarrer : une base de clientèle existante, un réseau de fournisseurs et de partenaires, une plus grande crédibilité, etc. Si vous avez gagné votre vie jusqu’à présent grâce à cette compétence, en étant salarié, il peut sembler encore plus naturel pour vous que l’étape suivante soit la création d’une entreprise dans le même domaine, ce qui peut réduire votre peur de vous lancer dans l’aventure et vous pousser à agir.

Inconvénients

Si vous n’êtes vraiment pas passionné par le domaine, une fois passé l’enthousiasme initial de la création d’entreprise vous courez le risque de vous ennuyer à mourir et de ne pas avoir l’impression de réaliser quelque chose qui en vaille vraiment la peine. Etre compétent techniquement dans le domaine en lui-même ne doit pas vous faire oublier que gérer une entreprise demande d’autres compétences que la simple compétence technique. Vous devrez aussi apprendre à la gérer au niveau financier, à trouver de nouveaux clients et à les convaincre d’acheter vos produits et vos services, éventuellement à recruter et manager, etc. Heureusement, de nombreuses formations et de nombreux livres existent sur le marché pour développer ces compétences et ceux qui sont chroniqués sur ce blog constituent un bon départ, notamment ceux du Personal MBA.

Trouver une idée à partir d’une compétence qui est aussi une passion (ou l’inverse)

Avantages

C’est l’idéal : vous êtes à la fois passionné par le sujet et compétent. Vous aurez donc à la fois l’expérience, la compétence et la motivation qui seront de grands atouts pour votre réussite. Comme vous avez déjà pratiqué cette passion et… que c’est resté une passion, vous aurez plus de “résistance à l’usure” que si vous partez d’une passion dans laquelle vous n’avez pas de compétence (voir plus haut). C’est encore mieux si vous avez déjà pratiqué cette passion à un niveau professionnel, car dans ce cas vous avez enduré le stress qui entoure ce métier et avez su garder votre passion intacte. Il y a des chances pour qu’elle le reste après votre création d’entreprise.

Inconvénients

L’inconvénient majeur est que démarrer votre entreprise dans un domaine qui vous passionne et dans lequel vous êtes compétent pourrait vous faire oublier que gérer une entreprise demande d’autres compétences que la simple compétence technique. Vous devrez aussi apprendre à la gérer au niveau financier, à trouver de nouveaux clients et à les convaincre d’acheter vos produits et vos services, éventuellement à recruter et manager, etc. Heureusement, de nombreuses formations et de nombreux livres existent sur le marché pour développer ces compétences et ceux qui sont chroniqués sur ce blog constituent un bon départ, notamment ceux du Personal MBA.

Trouver une idée d’entreprise innovante 1. Voyager L’une des manières les plus simples de trouver une idée d’entreprise innovante est de voyager. De nombreux produits et services sont populaires dans d’autres pays, mais inconnus ou très peu développés en France, et il est possible de gagner des fortunes en y important des concepts ou des produits. De tous les pays à visiter pour trouver des idées, le premier est certainement les Etats-Unis, qui ont souvent 4 à 5 ans d’avance sur nous, parfois plus, et dont nombre de services et produits innovants finissent par débarquer en France. C’est aussi valable pour les entreprises sur Internet, et nombre de réussites françaises dans ce domaine se sont inspirés directement de réussites aux Etats-Unis (voir l’ont copiés, on appelle cela “copycat” dans le jargon des startups), par exemple Meetic, qui s’est inspiré de Match.com ou  Ibazar qui s’est inspiré d’Ebay (et s’est fait racheté par celui-ci). L’avantage aujourd’hui est qu’il possible d’étudier ce marché américain sans bouger de chez soi, mais rien ne vaut un voyage là-bas pour étudier les tendances et se rendre compte de l’adoption déjà massive de technologies encore balbutiantes chez nous (le marché du livre numérique en est un exemple criant aujourd’hui, très développé aux Etats-Unis et encore dans l’enfance en France). Sans aller jusqu’à des secteurs aussi techniques, parfois des produits et services tout simples (“il suffisait d’y penser”) peuvent facilement être adaptés ou importés en France… encore faut-il en avoir connaissance. Parfois, il est possible d’importer en France (ou ailleurs) des produits qui y existent déjà, mais qui sont vendus bien moins cher ailleurs. Attention dans ce cas à vérifier que tout est béton du coté juridique. 2. Etre à l’écoute Saviez-vous que l’homme moderne est apparu il y a environ 200 000 ans et que :

La domestication des animaux a commencée il y a environ 15 000 ans avec les chiens. Pendant 185 000 ans, personne n’a compris que les animaux pouvaient servir à autre chose qu’à être chassé et mangé. L’agriculture n’a été inventée qu’il y a environ 12 000 ans. Il a fallu 188 000 années, 1 880 siècles pour que les hommes comprennent qu’ils pouvaient contrôler en partie la manière de faire pousser les plantes, au lieu de se contenter de les cueillir pour les manger.  La roue, que nous voyons tous les jours à l’oeuvre, n’a été inventée qu’il y a environ 5 500 ans. Pendant près de 195 000 ans, pas un homme n’a pensé à en construire pour l’aider à transporter les lourdes charges qu’il devait porter lui-même. L’écriture a été inventée à peu près en même temps que la roue, il y a environ 5 500 ans. Auparavant jamais un homme n’avait pensé qu’il pouvait retranscrire sous forme de signes écrits les paroles qu’il prononçait. Et – le plus important je pense – la crème glacée a été inventée il y a environ 4 000 ans, mais c’est seulement 3 900 ans plus tard que quelqu’un a imaginé le cornet.

Ces exemples montrent qu’il y a autour de nous, en permanence, des idées à exploiter, qui sont si simples qu’elle peuvent rapporter une fortune à leur inventeur, pendant que les autres se diront “mais pourquoi n’y ai-je pas pensé avant ?”. Pour essayer de trouver une de ces idées, essayez une attitude qui les fera venir à vous : soyez à l’écoute. A l’écoute notamment de toutes les phrases qui contiennent ce genre de mots :

C’est nul C’est pas terrible ça m’énerve ça serait bien que… C’est pas génial Etc.

A chaque fois que quelqu’un prononce ces mots en parlant d’un produit ou d’un service, qu’il soit payant ou non, vous savez qu’il pointe du doigt une insuffisance de celui-ci. Proposer un service ou un produit débarrassé de cette insuffisance peut faire votre fortune. En attendant, il s’agit d’une première idée, que vous confronterez à l’étude de marché (voir plus bas) et vous pouvez avoir des dizaines d’idées de ce genre chaque semaine. Un conseil : notez votre idée dès que vous l’avez, dans un carnet que vous avez sur vous ou sur votre téléphone. Vous est-il déjà arrivé d’avoir une idée si géniale que vous étiez persuadé de vous en rappeler toute votre vie, tout cela pour le lendemain vous rappeler que vous aviez une idée… sans savoir laquelle ? Si oui, notez vos idées dès qu’elles arrivent .

Pour aller plus loin, lisez : - Comment trouver son idée de business ?

Créer votre entreprise, étape 2 : Faire l’étude de marché Une que vous aurez trouvé une ou des idées(s) il vous faudra déterminer leur potentiel économique, autrement dit si votre idée a des chances de pouvoir vous faire gagner assez d’argent pour en vivre. Et idéalement, pour la développer et l’amener là où vous voulez aller. La première chose à savoir est qu’il est impossible d’être sûr à 100% qu’une nouvelle entreprise va fonctionner, quel que soit son secteur. Il y a toujours un degré d’incertitude sur la réussite, plus ou moins important en fonction du domaine, et qui ne peut être réduit à zéro même avec toutes les études préalables du monde. D’après l’INSEE, 48.10% des entreprises créées en France en 2002 ont ainsi mis la clé sous la porte avant de fêter leur 5ème anniversaire :

Statistiques INSEE pour les entreprises créées en 2002 Une étude de marché est malgré tout indispensable pour réduire au maximum le facteur d’incertitude. L’organisme d’accompagnement que vous allez choisir à l’étape 4 vous aidera à compléter votre étude de marché, mais il est important avant d’aller le voir d’avoir déjà de quoi prouver que votre idée a un potentiel économique. Evidemment, il vous sera moins difficile de le faire si vous voulez créer une entreprise au concept éprouvé, comme une boulangerie mais même dans ce cas vous devrez faire une étude de marché : elle ne portera pas sur le potentiel économique de votre produit phare en lui-même (tout le monde sait que le pain et les gâteaux se vendent bien en France), mais plutôt sur le potentiel du lieu que vous envisagez, le nombre et la proximité des compétiteurs, le chiffre d’affaires et la rentabilité que vous pouvez prévoir. Faire l’étude de marché à ce stade est très important, car lorsqu’on est entrepreneur et que l’on a une idée d’entreprise, celle-ci nous apparaît bien souvent comme la meilleure du monde. Nous ne comprenons pas que quiconque puisse ne pas l’apprécier, et sommes surs que les clients vont se jeter sur notre produit et nous supplier de prendre leur argent. Malheureusement, il est fréquent que les clients soient un petit peu moins enthousiastes, d’où l’importance de tester concrètement notre idée pour ne pas se laisser trop déborder par notre enthousiasme. Faire l’étude de marché vous permettra également de faire le tri entre vos idées si vous en avez plusieurs, en éliminant celles qui n’ont pas ou peu de potentiel économique. L’étude de marché va vous permettre notamment de déterminer :

Le type de votre marché : allez-vous vous adresser plus particulièrement aux particuliers (BtoC), aux entreprises (BtoB), aux deux (dans quelle proportion ?) ? Qui votre produit ou votre service intéresse. Déterminer votre client type (son âge, son niveau d’étude, son métier, ses loisirs, où il vit, son statut matrimonial, ) et pourquoi il est intéressé par votre produit ou service vous sera d’une grande aide pour mettre en place votre marketing ensuite. Quels sont vos concurrents : quel est leur nombre, leur taille, les produits et services qu’ils proposent, à quel prix.

Cependant à ce stade vous ne voulez pas passer trop de temps et dépenser trop d’argent pour déterminer le potentiel économique de votre idée. Voici donc quelques outils à utiliser pour réaliser votre étude de marché en ligne gratuitement :

Amazon est non seulement un site e-commerce qui cartonne en France, mais aussi une place formidable pour démarrer une étude de marché. Vous y trouverez non seulement des livres sur tous les sujets, mais aussi de très nombreux produits. “Et alors, en quoi cela va m’aider à faire mon étude de marché ?“ me direz-vous. De deux manières :

Amazon vous propose un classement par ventes de tous ses produits. Un outil d’une richesse inestimable pour savoir ce qui se vend le mieux dans de nombreux secteurs. Combien de temps, d’énergie et d’argent auriez-vous dû dépenser pour obtenir les mêmes informations il y a ne serait-ce que 20 ans ? Amazon permet à ses clients de donner un avis sur ses produits… qu’ils soient positifs ou négatifs. Or nous avons vu à l’étape 1 qu’une excellente source pour trouver des idées est d’être à l’affut du commentaire négatif des gens sur les produits ou services qu’ils utilisent. Avec Amazon vous pourrez ainsi avoir de nombreuses idées, mais aussi les valider en lisant les commentaires négatifs des clients

Et il n’y a pas qu’Amazon : vous pouvez utiliser tous les sites d’e-commerce en ligne et les comparateurs de prix qui permettent à leurs clients de laisser un avis comme une immense base de données pour vérifier le dynamisme d’un secteur et les problèmes les plus souvent rencontrés.

Le générateur de mots-clés de Google. Cet outil gratuit conçu pour les annonceurs est accessible par tout un chacun. Il permet de connaître le nombre de recherches mensuelles sur Google pour tous les mots-clés que vous pouvez imaginer, dans tous les pays du monde où Google est utilisé. De plus cet outil vous aidera à :

Savoir ce que les internautes recherchent précisément dans le domaine qui vous intéresse Quelle est la concurrence entre annonceurs sur des mots-clés précis, et jusqu’à combien ils sont prêts à mettre pour un clic:  un indice très intéressant sur la rentabilité de vos compétiteurs dans ce secteur (de manière générale plus ils sont prêts à payer par clic, plus les produits et services qu’ils vendent sont rentables) Quelle est la saisonnalité d’un secteur, produit ou service

Les forums de discussions. Recherchez les forums de votre secteur en tapant “forum nom du secteur” dans Google, et éventuellement des noms de sous-domaines. Par exemple si vous voulez démarrer une entreprise dans le domaine du ski, vous taperez “forum ski” dans Google, et éventuellement “forum ski de fond” si vous voulez vous spécialiser plutôt dans le ski de fond, ou “forum snowboard”, etc. Partez explorer les forums que vous découvrez grâce à Google, à la recherche de différents éléments :

Le nombre de personnes inscrites sur ces forums, et le nombre de membres actifs Le nombre de messages postés Les différentes rubriques du forum, et quelles sont celles qui sont les plus actives De quoi parlent les membres, les soucis et les problèmes qu’ils rencontrent

Cela vous donnera un aperçu incomparable de l’intérêt des utilisateurs sur votre marché, de leurs problèmes et de ce dont ils discutent. Encore une fois, combien cela vous aurait couté en temps, en énergie et en argent pour disposer de toutes ces informations qui sont à présent à portée de clic il y a ne serait-ce que 20 ans ? Les magazines. Il existe des magazines spécialisés dans de nombreux domaines, et les étudier vous donnera de très nombreuses informations sur les sujets brûlants de votre marché et… ce qui se vend, notamment grâce aux publicités des annonceurs. Vous pouvez aujourd’hui à de très nombreux magazines en ligne, sans bouger de chez vous sur des plateformes comme Le Kiosque L’INSEE est une extraordinaire base de données en ligne regroupant des milliers d’études et de sondages sur tous les secteurs. Vous pourrez y dénicher les chiffres clés de votre secteur et ainsi

Explorer à fond ces ressources vous donnera des données quantitatives et qualitatives incomparables, et sans bouger de chez vous ! Vous complèterez ensuite votre étude de marché avec l’organisme d’accompagnement que vous choisirez à l’étape 4, mais si vous voulez la compléter, vous pouvez acheter des études de marché en ligne déjà réalisées par des organismes à des prix tout à fait intéressants, par exemple chez Créatests. L’approche “Lean Startup” : Une approche complémentaire est de faire une expérience simple et peu coûteuse pour tester l’intérêt du marché pour votre produit. Vous pouvez par exemple payer pour faire un peu de publicité sur Internet, sur Google avec Adwords, ou sur Facebook par exemple, en proposant aux internautes de laisser leur email pour être tenu au courant de la sortie de votre produit. Vous pouvez passer une annonce dans un journal d’annonce, proposer un prototype de votre produit sur Ebay, etc. Posez-vous la question : “comment puis-je faire pour mettre en contact mon produit ou mon service avec le marché le plus intéressé potentiellement par lui, à moindre coût et rapidement, pour mesurer l’intérêt des prospects ?”. Réaliser une telle expérience vous donnera des informations complémentaires à l’étude de marché qui vous seront extrêmement précieuses. Le mieux si vous le pouvez est même de carrément faire une expérience à petite échelle en vendant réellement votre produit ou service en l’état. Déclarez-vous en tant qu’autoentrepreneur en ligne, trouvez une manière pas chère de proposer votre produit ou service à des prospects dont vous pensez qu’ils sont intéressés, et essayez de vendre ! Recueillez ensuite un maximum de feedback de vos premiers prospects et clients.  Pour en savoir plus sur cette approche, lisez le livre Lean Startup (également dispo sur le Kindle), un livre exceptionnel sur l’art de tester le potentiel de produits et services avant de les lancer officiellement.

Pour aller plus loin lisez la chronique en français de "The Business Road Test" (créez votre entreprise), un livre extraordinaire pour déterminer le potentiel économique de vos idées.

Créer votre entreprise, étape 3 : Créer le dossier Une fois que vous aurez validé votre idée grâce à l’étude de marché préliminaire, il est temps de créer le dossier qui vous servira de base pour rencontrer les organismes d’accompagnement à l’étape 4. Votre dossier n’a pas besoin d’être très étoffé au départ, 2 à 4 pages peuvent suffire, ensuite l’organisme que vous allez choisir va vous aider à le compléter. Indiquez simplement :

Le nom envisagé de votre entreprise, ainsi que celui de votre produit phare si vous en avez un Son secteur En quelques lignes, le but de votre entreprise, et ce qui la différenciera des autres, si possible résumé dans votre slogan Les résultats de votre étude de marché :

La taille globale du marché si vous l’avez Les résultats qualitatifs et quantitatifs des recherches que vous avez menées auprès des clients de ce secteur Les résultats qualitatifs et quantitatifs des recherches que vous avez menées auprès des compétiteurs de ce secteur

Une estimation, même vague, du CA envisagé lors de la 1ère année et éventuellement des 3 premières (l’organisme d’accompagnement vous aidera à faire un véritable business plan ensuite) Ce dont vous avez besoin en terme d’accompagnement et de financements

Soyez concis, soyez percutant, le but est que les personnes des organismes d’accompagnement puissent se faire rapidement une idée de ce que vous proposez et du potentiel de votre projet. Créer votre entreprise, étape 4 : Rencontrer les organismes d’accompagnement Pour le moment vous n’avez pas vraiment confronté votre idée au monde réel. Certes, vous avez fait l’étude de marché et vous en avez probablement parlé à vos amis, mais vous n’avez pas encore eu d’avis objectif, désintéressé sur votre idée. Cela vous fait sans doute peur, mais c’est nécessaire : si comme Don Quichotte vous prenez des moulins à vent pour des géants, mieux vaut le savoir à ce stade plutôt que de passer plusieurs mois à “peaufiner” votre projet jusqu’à ce qu’il devienne le meilleur… de votre chambre. C’est dans ce but, mais pas seulement, que vous allez rencontrer tous les organismes d’accompagnement à la création de votre ville. En plus de ce premier avis sur votre projet, cette série de rencontres vous sera bénéfique sur de nombreux points :

Vous commencerez à vous tisser un réseau dans le milieu de la création d’entreprises de votre ville qui pourra vous être fort utile par la suite (personnellement c’est là que j’ai trouvé mes premiers clients !) Vous découvrirez toutes les ressources auxquelles vous avez droit en tant que créateur d’entreprise, y compris les subventions et les prêts sans intérêt auxquels vous pourrez prétendre. Vous rencontrerez d’autres créateurs d’entreprise comme vous, ce qui pourra faire naître des relations d’affaires et d’amitié qui pourront durer des années (ou même la vie entière !) Cela vous permettra d’avoir un avant-goût de l’ambiance et des services proposés par tous les organismes d’accompagnement, ce qui vous facilitera la tâche pour choisir l’organisme principal qui assurera votre suivi (voir plus bas)

Mais comment rencontrer tous les organismes d’accompagnement de votre ville ? C’est simple : allez à la chambre de commerce ou  à la chambre des métiers de votre ville, dites que vous voulez créer votre entreprise et demandez la liste de tous les organismes d’accompagnement. Evidemment si vous vivez à la campagne ou dans une petite ville, il vous faudra vous déplacer à la ville la plus proche dotée d’une de ces chambres. Une fois en possession de cette liste, appelez tous les organismes et fixez un RV. Ces organismes ont l’habitude des porteurs de projet et les accueillent pour la plupart par un premier entretien individuel pour découvrir leur projet et présenter leurs services. La plupart du temps, ces services sont gratuits – vous serez peut-être surpris de tout ce à quoi vous avez droit en tant que créateur d’entreprise : conseils et accompagnement par des spécialistes, ordinateur, Internet et téléphone mis à disposition, parrainage par des entrepreneurs plus expérimentés, formations, prêts d’honneur, subventions, etc. La liste est longue et dépend de chaque organisme. Le fait de contacter tous ces organismes peut vous sembler long et décourageant, mais rien ne vous oblige à le faire en une journée ! Etalez les rendez-vous sur un mois si vous le souhaitez, tout en étoffant votre dossier au fur et à mesure des rencontres et des discussions. Une fois votre tour d’horizon achevé, vous êtes mûr pour prendre une décision importante pour l’avenir de votre projet : choisissez UN organisme parmi tous les autres qui sera celui qui vous accompagnera en priorité. Continuer à voir autant d’organismes pour la suite serait disperser inutilement votre temps et votre énergie. Choisissez en votre âme et conscience celui qui vous semblé le plus à même de comprendre votre projet et de vous accompagner efficacement, et tenez-vous y. Cela ne vous empêchera pas bien sûr d’utiliser les ressources mises à disposition des autres organismes, mais celui-là sera le principal, et la personne avec qui vous serez en contact deviendra votre “référent” : l’interlocuteur principal dans votre projet de création. Confiez-lui tout. Parlez-lui de vos doutes, de vos espoirs, des autres organismes et de ce qu’ils pourraient vous apporter. Demandez-lui son avis sur des questions diverses, des problèmes qui vous tarabiscotent. Evidemment, il n’aura pas raison sur tout, mais il vous donnera un autre avis, que vous pourrez prendre en considération – ou pas. Créer votre entreprise, étape 5 : Créer le business plan Une fois l’organisme d’accompagnement principal choisi, vous allez élaborer le business plan avec lui – d’ailleurs la capacité de l’organisme à vous aider dans cette phase cruciale est l’un des facteurs les plus importants que vous devrez prendre en compte pour le choisir. Le business plan, c’est le dossier complet qui détaillera votre projet, les résultats de l’étude de marché,  et la prévision de l’ensemble des recettes et des dépenses, poste par poste et mois par mois, souvent pour les 3 premières années de l’entreprise. Une chose est claire : il est très rare que les recettes et dépenses des 3 premières années d’une entreprise correspondent à ce qui a été prévu dans le business plan. Pourquoi en faire un alors ? C’est tout d’abord l’occasion pour vous de bien poser les choses et de structurer votre pensée. Le simple fait de devoir mettre des chiffres dans les cases des recettes et dépenses chaque mois vous force à y penser et à déterminer comment vous comptez atteindre les chiffres de vente. Si vous créez une entreprise basée sur un modèle existant, c’est là qu’il est utile de connaître les chiffres d’autres entreprises de ce secteur, ou mieux les chiffres moyens. Consultez le site de l’INSEE pour trouver ces chiffres. C’est également une fois le business plan élaboré que vous pourrez déterminer de combien d’argent vous avez besoin, étape indispensable avant d’aller voir les investisseurs. C’est également en élaborant le business plan que vous allez choisir votre structure juridique, avec l’aide de votre interlocuteur principal. L’autre intérêt est que ce document est indispensable si vous voulez convaincre des investisseurs – organismes, banques, business angels, etc. – de vous prêter de l’argent. Votre personnalité et votre capacité à convaincre joueront bien sûr un grand rôle, mais c’est sur le business plan qu’ils s’appuieront pour déterminer s’ils croient suffisamment en votre projet pour y risquer de l’argent. Le business plan est un document difficile à élaborer seul, en particulier si vous ne l’avez jamais fait auparavant, et sur c’est sur point que votre interlocuteur principal  apportera sa plus grande plus value. Il a sans douté déjà aidé à réaliser des dizaines, peut-être des centaines de business plans auparavant et saura vous guider et vous apporter un regard critique qui à ce stade vous fait cruellement défaut . Créer votre entreprise, étape 6 : Rencontrer, choisir et convaincre les investisseurs Armé de votre business plan en béton terminé avec l’aide de l’organisme, il est temps d’aller rencontrer les investisseurs pour les convaincre d’investir dans votre entreprise. Votre organisme d’accompagnement saura vous donner une liste des investisseurs à contacter dans votre région – peut-être lui-même pourra-t-il vous financer – et de la meilleure stratégie à adopter. Voici les différentes catégories d’investissements que vous pouvez essayer d’obtenir :

La famille et les amis. Traditionnellement appelé “love money”, ce premier niveau se compose de tous vos proches que vous avez convaincu d’investir dans votre projet en vous prêtant un peu d’argent. Il s’agit souvent de prêts sans taux d’intérêt, mais si vous vous retrouvez dans la situation où vous ne pouvez pas les rembourser, cela peut engendrer des tensions très dommageables pour votre vie sociale et affective. Une très bonne manière de “lever”’ses premiers fonds, mais à manier avec précaution : le “love money” doit être composé de petits prêts que vos proches peuvent facilement consentir en fonction de leurs moyens, pour vous soutenir plutôt que pour faire une opération rentable. Les prêts d’honneur. Ce sont des prêts sans intérêt accordes par des organismes d’aide a la création d’entreprise. Ils sont finances par l’Etat ou des mécènes, et visent a développer l’économie locale et nationale, sans rechercher la rentabilité sur les prêts effectues. Parfois en cas de dépôt de bilan avant le remboursement total des prêts, il est possible de négocier le non-remboursement de celui-ci (mais ce n’est pas toujours possible), ces prêts se faisant généralement sans garante personnelle. Il est donc très intéressant d’en obtenir surtout qu’ils servent souvent de leviers pour obtenir le prêt bancaire derrière (obtenir un tel prêt est un gage de crédibilité et le banquier sera heureux de partager les risques). Certains organismes conditionneront le déblocage du prêt qu’ils vous ont accordé à l’obtention d’un prêt bancaire. C’est logique de leur point de vue, puisqu’obtenir un prêt bancaire est un gage de sérieux et de crédibilité pour eux. En France voici les deux principaux organismes:

France Initiative. Je suis personnellement passé par la version Lilloise de cette plateforme basée partout en France pour obtenir mon prêt d’honneur. Ils font aussi un accompagnement avant la création qui inclut l’aide à l’élaboration du Business Plan. Quelques chiffres intéressants sur cette plateforme en 2011 :

17 750 entrepreneurs financés pour 15 953 créations ou reprises d’entreprises 8 150 € : montant moyen du prêt d’honneur 85 % de taux de pérennité à trois ans des entreprises aidées

Réseau Entreprendre. Je ne le connais personnellement pas mais c’est également un réseau très actif en France Quelques chiffres intéressants sur cette plateforme

560 nouveaux "lauréats" en 2011 et 5.500 en cumul : 2/3 de créations et 1/3 de reprises. 1.386 entrepreneurs en cours d’accompagnement soit 13.860 rendez-vous tous les mois. 100% des lauréats sont accompagnés. Pérennité des entreprises : à 3 ans, 87% sont toujours en activité et à 5 ans, 84% pour les dernières promotions (enquête TMO Régions). 93% des lauréats interrogés se déclarent satisfaits ou très satisfaits de l’accompagnement par Réseau Entreprendre (enquête IFOP 2011 sur 1009 lauréats interrogés).

Il y a aussi le dispositif NACRE du gouvernement, qui est une avance remboursable. 50% des demandes NACRE sont gérées par France Initiative, donc vous allez faire d’une pierre deux coups en allant les voir . Regardez aussi du coté du PCE, un prêt d’honneur du gouvernement de 2000 à 7000 euros.

Les “banques solidaires” : ce sont des organismes dont la mission est de permettre l’accès au financement à ceux qui ont le plus de mal à décrocher un prêt bancaire, notamment les chômeurs. Leurs financements peuvent se substituer à un prêt bancaire, et peuvent donc servir de prêt complémentaire indispensable pour obtenir un prêt d’honneur. En France il y a notamment ces deux organismes :

L’ADIE. Cette structure suit le modèle du microcrédit, et ses prêts sont proposés à des taux proches du taux de l’usure (très élevés), donc faites attention. Un prêt de cette structure pourra toutefois débloquer votre situation si aucune institution financière “classique” ne souhaite vous prêter de l’argent. France Active, qui gère aussi les prêts NACRE.

Le prêt bancaire : quel que soit le montant des autres investissements que vous obtiendrez, le prêt bancaire est souvent un passage obligé, car bon nombre d’investisseurs ne vous prêteront l’argent promis que si vous avez réussi a convaincre une banque de placer de l’argent en vous. En effet, un banquier ne vous prêtera de l’argent que s’il estime que le risque qu’il encourt est très faible. Autrement dit s’il estime que votre projet tient la route et que vous pouvez le mener a bien Cependant, ce n’est pas parce que votre projet a été refusé par une banque qu’il y a forcément un problème. En cas de refus, essayez une autre banque, puis une autre, puis une autre encore. Essayez différentes agences d’une même banque, vous pourrez être accueillis différemment en fonction de l’interlocuteur. Devriez-vous essayer d’obtenir d’abord un prêt d’honneur ou un prêt bancaire ? En fait il est plus facile d’obtenir un prêt bancaire si vous avez déjà un prêt d’honneur (certains prêts d’honneurs sont d’ailleurs conçus avant tout pour permettre aux créateurs d’obtenir des prêts bancaires). Mais souvent pour obtenir un prêt d’honneur les organismes vous demanderont d’avoir au moins rencontré des banquiers pour leur faire part de votre projet, et dans l’idéal d’avoir une promesse de prêt si telle et telle condition sont réunies. Donc pendant que vous élaborez le business plan, prenez contact déjà avec votre banque personnelle pour leur présenter votre projet et avoir un premier avis. Essayez d’obtenir une promesse de prêt si vous réussissez à obtenir d’autres financements, à avoir un local si vous en avez besoin d’un, etc., ou au pire un avis positif sur votre dossier en l’état. Puis tentez d’obtenir ce prêt d’honneur, en mettant en avant le fait que vous avez déjà un contact avec une banque. Une fois le prêt obtenu, allez voir votre banquier et tentez d’obtenir le prêt. Les subventions :  ce sont carrément des dons, du gouvernement ou d’organismes qui veulent redynamiser un secteur, voir la création d’entreprises toute entière. Il n’est pas facile d’en obtenir et quand c’est le cas cela peut vous prendre plusieurs mois avant de toucher les fonds, donc gare ! Ne comptez pas dessus pour démarrer votre entreprise et acheter votre matériel indispensable. Le meilleur endroit pour trouver des subventions est le site de l’OSEO. Il y a aussi des subventions en fonction des domaines, des régions, de la ville parfois… Renseignez-vous auprès de votre réseau d’accompagnement.

Si vous êtes chômeur, vous pouvez aussi demander à ce que le pôle emploi continu à vous verser vos allocations pendant un an après votre création d’entreprise, ou même vous verse une partie de vos allocations restant dues sous forme de capital. Cliquez ici pour en savoir plus.

Les exonérations : ce sont des aides indirectes sous la forme d’une exonération de taxes ou d’impôts. Très appréciable pour donner un coup de pouce à votre entreprise. Les plus connues sont :

L’ACCRE. Exonération des cotisations sociales pendant un an, assorties éventuellement d’un prêt d’honneur. Le dispositif Zones Franches Urbaines. La Rolls-Royce des exonérations. Si vous arrivez à en bénéficier votre entreprise sera exonérée de 100% d’impôts pendant 5 ans, puis de 60% pendant 5 autres années (!), pour un maximum de 100 000 € exonérés. Cela peut faire une énorme différence. Renseignez-vous pour connaître l’emplacement des ZFUs dans votre ville.

Les garanties : ces aides ne sont pas du financement direct, mais peuvent vous aider à en obtenir, car elles cautionnent une partie de votre prêt bancaire et soulagent donc votre banquier d’une partie du risque.

La plus connue est celle d’OSEO qui prend en charge 70% du risque. Parlez-en à votre banquier car il est possible qu’il connaisse mal ce type de garantie. France Active propose également plusieurs garanties de ce type, dont une spécifique pour les femmes créatrices d’entreprise.

Les business angels  et capitaux risqueurs : ces investisseurs vous confient leur argent en échange d’une participation dans le capital de votre société. Il ne s’agit donc pas d’un prêt classique (vous n’aurez rien à rembourser si votre entreprise se plante) : ces investisseurs ne gagneront de l’argent que s’ils arrivent à revendre leur part avec une grande plus-value (peut-être à vous même !) quelques années plus tard. En général, les business angels investissent au tout début de l’entreprise, pour des sommes de quelques dizaines de milliers d’euros chacun en général, tandis que les capitaux risqueurs investissent quand l’entreprise a déjà quelques années de fonctionnement derrière elles, et a besoin de fonds pour continuer son développement. Ce type de financement n’est pas pour tout le monde : seules les entreprises ayant un grand potentiel – ce potentiel étant souvent lié à un caractère innovant – va intéresser les business angels et capitaux risqueurs. L’intérêt est qu’outre de l’argent, vous bénéficiez aussi de l’expérience et du réseau de ces investisseurs si vous réussissez à les convaincre, ce qui peut être un atout considérable. En France vous pouvez démarrer vos recherches avec :

Les Cigales. Une structure de “capital risque solidaire”. La Fédération des Business Angels français. Association Nationale des investisseurs pour la croissance

Wiseed, site mettant en relation investisseurs particuliers et entreprises (modèle du “crowdfunding”).

Créer votre entreprise, étape 7 : Créer votre entreprise ! Ça y est, après moult épreuves vous avez triomphe de tous les obstacles, vous avez obtenu tous les financements dont vous avez besoin, et vous pouvez enfin vous rendre à la Chambre de Commerce ou la Chambre des Métiers pour accomplir les formalités de création. Bravo ! Fêtez ce succès comme il se doit ! Sortez la bouteille de champagne que vous avez mise au frais pour l’occasion et faites-la péter ! Célébrez l’évènement avec des proches que vous aimez, faites-vous plaisir en allant dans un excellent restaurant avec votre conjoint, bref savourez ce moment qui restera à jamais gravé dans votre mémoire. Vous l’avez bien mérité. Puis remettez-vous au travail. À fond. Créer votre entreprise à été une aventure merveilleuse et éprouvante, et une nouvelle encore plus passionnante et dangereuse vous attends à présent : la faire croître pour qu’elle survive, puis pour qu’elle vous offre ce que vous attendez d’elle, que ce soit la joie de faire ce que vous aimez pour longtemps, l’argent, la liberté et l’indépendance, la satisfaction profonde d’apporter de la valeur à la société tout en étant payé à votre juste valeur, le plaisir de contribuer en créant des emplois. Le sujet de cet article n’est pas de développer votre entreprise (j’en ferai peut-être un autre sur le sujet), mais sachez que la plus grande erreur que font les créateurs d’entreprise débutants est de ne pas se focaliser sur la vente. Ils passent 80% de leur temps sur des tâches annexes, comme chercher le design de leur carte de visite, choisir leur mobilier de bureau, peaufiner le texte de leur plaquette, s’occuper du design de leur site web, etc., et 20% de leur temps à chercher de nouveaux clients pour vendre leurs produits ou services. Pour réussir c’est l’inverse qu’il faut faire : vous devez passer 80% de votre temps à vendre car sans ventes, tout le reste ne servira à rien. Quand vous aurez suffisamment de clients pour assurer au moins le paiement des frais fixes (loyer, salaire, etc.) alors vous pourrez passer du temps à créer votre carte de visite, choisir votre mobilier de bureau et la couleur des murs. Donc travaillez d’arrache-pieds pour trouver vos premiers clients, puis les suivants, consacrez tous vos efforts à cela sans relâche, et une fois que vous avez convaincu les premiers faites-en sorte qu’ils soient tellement enchantés qu’ils en parlent à tous leurs amis. Votre super fauteuil de président et votre fonds d’écran viendront après. Bienvenue, mes amis, dans le fabuleux monde de l’entreprenariat, avec ses frissons, ses sensations fortes, ses dangers et surtout son incroyable liberté. Bienvenue dans ce nouveau chemin que vous avez choisi de parcourir. Profitez du voyage tout autant que de la destination. Une fois que vous y aurez goûté vous ne pourrez plus vous en passer. Pour recevoir gratuitement un podcast "7 étapes pour vaincre la Procrastination et rester motivé pour créer ou diriger une entreprise" et une vidéo "7 livres indispensables pour Créer son Entreprise", cliquez ici et laissez-moi votre adresse email pour que je vous les envoie gratuitement ! ;)

Article publié sur Des Livres Pour Changer de Vie. Si vous voyez cet article sur un autre site, il s'agit d'une copie éhontée. Related posts: The New Business Road Test (comment créer votre entreprise) Comment trouver son idée de business ? Comment gérer les critiques en 4 étapes

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Mon, 25 Jun 2012 17:00:00 +0200 http://www.olivier-roland.fr/items/view/1357/Comment-crer-son-entreprise-en-7-tapes
80 hommes pour changer le monde : Entreprendre pour la planète http://www.olivier-roland.fr/items/view/1139/80-hommes-pour-changer-le-monde-Entreprendre-pour-la-plante

 Phrase résumée de “80 hommes pour changer le monde” : Quatre-vingts entrepreneurs qui, par leurs idées et leur choix de vie, ont décidé de gagner leur vie tout en sauvant la planète et les autres.

Par Sylvain Darnil et Mathieu Le Roux, 2005, 318 pages Note : Cette chronique invitée a été écrite par Paul du blog Gestes-Environnementaux dont l’objectif principal est de vous présenter des gestes simples pour économiser et économiser l’environnement. Chronique et résumé de “80 hommes pour changer le monde” : Par leur traversée planétaire, Sylvain et Mathieu nous emmènent à la rencontre d’hommes et de femmes qui ont osé croire en un monde que nombre d’entre nous pense irréalisable. Ils ont sélectionné 80 personnes et décrivent plus précisément 37 d’entre eux. Chaque entrepreneur, par son action, souhaite sauver la planète pour que nos enfants puissent continuer à vivre sur celle-ci. Les domaines abordés sont très hétéroclites, mais nous montrent que si nous le désirons, tout est possible tant pour nous que pour les autres. Le site du livre : http://www.80hommes.com/ Europe Tristan Lecomte – Alter Eco – France Après un passage dans une grande multinationale, Christian Lecomte s’intéresse au commerce équitable  : acheter au petit producteur à un prix plus élevé et convaincre le consommateur que son geste est un geste de solidarité. Après une tentative avec ses propres magasins, Alter Eco se tourne vers les grandes surfaces pour la vente des ses produits. Tristan Lecomte continue de rechercher des petits producteurs, de leur acheter à un prix équitable et de vendre les produits de meilleure qualité dans les grandes surfaces. Maintenant le commerce équitable se retrouve dans d’autres domaines que le milieu alimentaire. Site : http://www.altereco.com/ Autres exemples :

Victor Ferreira, directeur de Max Havelaar – http://www.maxhavelaar.be/fr Sissaliao Svensuka, Lao’s Farmer products – http://laofarmersproducts.com/ Paul Rice, Transfair – http://www.fairtradeusa.org/ Hector Marcelli, Bioplaneta. – http://www.bioplaneta.com/

Peter Malaise – Ecover – Belgique Produire et commercialiser des détergents écologiques tout en étant rentable est l’objectif de Peter Malaise. En 1979,  à base d’enzymes naturelles, un groupe d’écologiste crée des produits moins nocifs pour l’environnement mais tout aussi efficaces que ceux de la pétrochimie. Ils sont à 95% biodégradables. Mais Ecover souhaite aller plus loin en réduisant également son impact : emballage, réutilisation, consommation minimale, traitement des eaux. Maintenant les produits sont vendus dans plus de 23 pays. En 2003, le chiffre d’affaires atteint les 33 millions d’euros avec une croissance dépassant les 10 %. Site : http://www.ecover.com/ Autres exemples :

Thierry Kazazian, fondateur d’O2 France – http://www.o2france.com/ Walther Stahel, institut de la durée – http://www.product-life.org/ Yusuke Saraya, Saraya Limited – http://www.saraya.com/ Günther Pauli, institut de recherche ZERI – http://www.zeri.org Janine Benyus, concept de "biomimétique" – http://biomimicry.net/

Peter Koppert – Koppert – Pays-Bas Devenu allergique aux produits chimiques, Jan Koppert décide de trouver des alternatives naturelles aux produits chimiques pour ses cultures. Il développe l’élevage de parasites naturels des insectes des cultures. Finalement, ses solutions deviennent une activité commerciale. Ce sont ces fils, Peter et Paul, qui reprennent l’entreprise et découvrent la solution contre la mouche blanche. En 2005, Koppert possède l’expertise sur 18 prédateurs et a un chiffre d’affaires de 40 millions d’euros. Mais le métier se transforme. D’éleveur, ils deviennent des conseillers et experts, car, dans ce milieu, rien ne peut être breveté. Maintenant, le succès est tel que les produits sont utilisés dans les fermes biologiques, mais également en culture traditionnelle. Site : http://www.koppert.com/ Autres exemples :

Vandana Shiva, icône de l’altermondialisation – http://www.vandanashiva.org/ Lester Brown, gourou du mouvement écologique mondial – http://www.worldwatch.org/

Jorgen Christiensen -Ecoparc de Kalundborg – Danemark : Jorgen est un des pionniers du projet d’installation des usines de l’écoparc. L’objectif de ce site consiste en la récupération des déchets d’une usine par une autre. Si les investissements de départ ont été conséquents pour les entreprises (75 millions d’euros), plus de 160 millions ont déjà été économisés. Ce type de projet est tout à fait transposable. Toutes les entreprises économisent au final, tout en économisant l’environnement. Autres exemples :

Suren Erkman, l’écologie industrielle – http://www.icast.org/ Ramesh Ramaswamy, mise en place de projets d’écologie industrielle pour l’industrie textile et réduire la pollution des rivières

Jan Peter Bergkvist – Scandic Hotel – Suède Directeur d’hôtel, Jan intègre la notion d’environnement dans son milieu professionnel. Sa passion et sa réussite font que, lors du rachat par Scandic hôtel, il intègre un poste dans la direction environnementale. Grâce à lui, petit à petit, les chambres sont converties en "ecoroom". Par exemple, réduire la température des chambres inoccupées et l’augmenter au moment de la prise des clés. Ou intégrer des petits déjeuners bio. Après le rachat par Hilton International, Jan devient Directeur mondial environnement…. Un défi de taille pour notre homme. Site : http://www.scandichotels.com Autres exemples :

Karl-Henrik Robèrts, fondateur de "The Natural Step" – http://www.naturalstep.org/

Karl Stützle – Safechem – Allemagne Dans de nombreuses entreprises, les produits chlorés, très polluants, sont  utilisés pour dégraisser. Karl Stützle constate et analyse : “Ce n’est pas du produit qu’ils ont besoin, mais d’un dégraissant. Alors pourquoi ne pas louer le produit ?” Lors de la location du produit chloré, le client reçoit deux containers : un vide et un plein. Lorsque le produit est usagé, le vendeur le reprend pour le recycler…ou l’incinérer. Forte réduction de la pollution chlorée.  Site : http://www.dow.com/safechem/ Carlo Petrini – Slow Food – Italie Remarquant que l’Italie perd ses traditions culinaires et que des groupes internationaux de Fast Food s’installent, Carlo Petrini crée une association pour une nourriture plus saine et plus respectueuse de l’environnement: ‘Slow Food’. Cette association se développe et crée : salon, relais dans différents pays, livres, université du goût,… pour promouvoir une nourriture de qualité. Site : http://www.slowfood.com/ Autres exemples :

François Lemarchand – fondateur des magasins Nature & Découvertes – http://www.natureetdecouvertes.com

Asie

Govindappa Venkataswamy dit Dr. V. – Aravind Hospitals – Inde & David Green – Project Impact – Etats-Unis : En Europe, la cataracte est une maladie qui peut se soigner facilement, mais pas en Inde. Dans l’hôpital que Govindappa ouvre à sa pension, les riches paient les opérations des plus démunis. Suite à la diminution des dons, David Green, lui, décide de trouver le moyen de développer des lentilles à des coûts 20 à 30 fois plus faibles que dans les pays industrialisés. Elles deviennent donc financièrement accessibles en Inde.  Ces entrepreneurs passent ensuite à l’amélioration d’exécution des opérations afin d’en réduire le coût. Les cliniques s’ouvrent et s’autofinancent. Ils tentent maintenant de produire des médicaments et des appareils à moindre coût. Site : http://www.aravind.org/ Chandra Gurung – WWF – Népal Le tourisme est la principale source de revenus du Népal, mais la région est environnementalement très fragile. L’augmentation du tourisme entraîne une augmentation de la consommation du bois de chauffage. Les risques de déforestation et de perte de la biodiversité s’accentuent. Chandra parvient à classer la région comme réserve naturelle. A l’opposé d’autres expériences, la population est directement impliquée dans le processus. Campagnes de sensibilisation, comité de développement, chauffe-eau solaire,  mini-barrages, … sont mis en place. L’interdiction de chasse est promulguée, des pépinières sont créées pour le reboisement, des guides et des restaurateurs sont formés. Les déchets sont réduits et recyclés… Le financement est obtenu par les droits d’entrée. Au final, les refuges gagnent davantage et  l’environnement est moins dégradé. Site : http://chandragurungtrust.org/ Sulo Shah – Formation Carpets – Népal Après diverses déceptions dans le travail, Sulo crée sa propre société. Formation Carpets a pour but d’améliorer les conditions de vie de la population. Sa fondatrice est parvenue à donner de la notoriété à sa société : pas d’enfants dans les ateliers, création d’une école, insertion d’une couverture santé au travail, un jour de congé par semaine, cours d’alphabétisation, salaire décent… Le système est tel qu’au moment de la crise, lorsqu’il faut licencier, des femmes se sont portées volontaires pour éviter aux filles les plus précaires d’être sans ressource. Site : http://www.formationcarpets.com Muhammad Yunus – Grameen Bank – Bangladesh Professeur d’économie, Muhammad abandonne sa chaire pour ouvrir une nouvelle banque. Partant du constat que les banques ‘classiques’ ne veulent pas prêter aux pauvres, que ces derniers se font exploiter par les usuriers, Muhammad débute en prêtant à 42 femmes. Ce fut un succès. Vingt cinq ans plus tard, plus de 45 milliards ont déjà été prêtés à plus de 12 millions de personnes, majoritairement des femmes. Le taux de remboursement est plus élevé que celui des banques classiques. Maintenant, ce modèle est repris par de nombreux autres pays. D’autres projets ont débuté, avec pour objectif principal :résoudre des problèmes sociaux de manière durable. Site : http://www.grameen.com/ Autres exemples :

Elaben Bhatt, premier syndicat pour les vendeuses ambulantes en Inde – http://www.sewa.org/ Maria Nowak, micro-crédit en France –

Iftekhar Enayetullah et Maqsood Sinha – Waste Concern – Bangladesh L’urbanisation des villes entraîne l’augmentation des déchets. Sachant que 80% de ces déchets sont des matières organiques, Iftekhar et Maqsood créent des centres de recyclage et produisent du compost. L’entreprise se développe grâce au prix payé par les riverains pour la récolte des déchets. Par l’entremise d’une société de vente d’engrais, ils écoulent leur compost… et la demande ne fait qu’augmenter. Un véritable succès. D’un point de vue environnemental, le compost est préférable aux engrais chimiques. Leurs parts de marché augmentent petit à petit. Maintenant, plus de 30 de leurs usines fonctionnent dans le pays. Reconnaissance de l’ONU et divers prix valorisent le travail de ces deux entrepreneurs. Leurs actions ont entraîné la création de nouvelles entreprises dans le cycle du recyclage des déchets ,… Site : http://www.wasteconcern.org/ Autres exemples :

Ravi Agarwal, ONG de sensibilisation sur les déchets – http://www.raviagarwal.com/ Deepak Nirula, restauration rapide tout en voulant réduire les déchets – Anil Chitrakar, action de sensibilisation sur les déchets.

Suraiya Haque – Phulki – Bangladesh Dans de nombreux pays indiens, les femmes s’occupent des enfants et surviennent aux besoins du ménage. Vivre en ville et parvenir à réaliser ces objectifs n’est pas chose aisée. Généralement, ouvrières dans des usines, ces femmes laissent les enfants à eux-mêmes ou à de la famille. Pour les aider, Suraiya développe des crèches de quartier. Rapidement, des limites font jour. Le modèle s’adapte, pour finalement ouvrir les crèches dans les usines. Pour l’usine, les débuts ne sont pas faciles, mais les retours sur investissement sont prouvés. En 2005, une centaine de crèches sont présentes dans les usines et une quarantaine dans les ministères. Site : http://www.phulki.org/ Allen Chan – Sino Forest – Chine Après ses études et des problèmes professionnels, Allen Chan s’intéresse par hasard au milieu du bois. La Chine est le deuxième importateur mondial de bois, mais sa consommation est faible. Le marché potentiel est immense, mais la déforestation entraîne des problèmes importants : inondations, glissements de terrain, mort de nombreuses personnes et sans-abri. Pour réduire la déforestation, Allen Chan plante des arbres à croissance rapide : eucalyptus et pin. Ces arbres arrivant à maturité en cinq ans, il ne faut pas exploiter plus d’un cinquième de la superficie. Trouver les fonds d’investissement n’a pas été chose aisée, mais dix ans plus tard, la superficie exploitée correspond à 2/3 de la Corse, 35 000 personnes employées, bénéfice net de 32 millions. Maintenant, Sino Forest se diversifie en transformant sa production. Site : http://www.sinoforest.com/ Autres exemples :

Tang Xiaoli, promotion du bambou dans la construction – http://www.inbar.com/ Anton Wolfgang von Faber-Castell, utilisation de bois certifié durable pour la fabrication des crayons – http://www.faber-castell.de Wangari Maathai, prix nobel de la paix 2004, 35 millions d’arbres plantés en 30 ans. – http://www.greenbeltmovement.org/

Takao Furuno – Duke Rice – Japon Takao Furuno est un agriculteur qui a adapté ses pratiques intensives pour revenir à une culture ancestrale populaire : associer la culture de canard et de riz. Le canard mange les mauvaises herbes, mange les insectes tout en délaissant le plant de riz. De plus, ils oxygènent l’eau par leurs mouvements. Cette association permet une augmentation des rendements et une diminution des coûts. Finalement les agriculteurs vivent mieux, même si au début, il a fallu s’adapter… Chiens errants, maladies du canard,… Mais finalement la diversification des cultures diminue les risques économiques. Cet exemple est maintenant copié par de nombreux autres agriculteurs. Le rêve de Takao est que la majorité des rizières suive son modèle. Autre exemple :

Herbert Bratz, l’agriculture sans labour pour réduire l’érosion des sols.

Amérique du Nord Thomas Dinwoodie – Powerlight – Etats-Unis Les énergies fossiles se raréfient. Hors le soleil nous envoie l’équivalent de 500 fois la consommation énergétique planétaire, mais nous ne l’exploitons pas. Après différentes tentatives, Thomas crée une brique solaire – panneau photovoltaïque. Il crée Powerlight en 1995 et permet aux sociétés de réduire jusqu’à 30% leur facture énergétique. L’investissement est rentabilisé en 10 ans. Au moment de la rédaction du livre, l’électricité photovoltaïque en est à ses débuts, même si elle a déjà pris de l’expansion ses dernières années. Powerlight a été rentable dès sa première année et est une société en croissance. Après les Etats-Unis, c’est l’Allemagne et le Japon qui deviennent les marchés de Powerlight. Actuellement, la technologie existe, il dépend d’une véritable volonté politique pour que le photovoltaïque explose. Site : http://us.sunpowercorp.com/ Autre exemple :

Aloys Wobben, Enercom, deuxième entreprise mondiale de fabrication d’éolienne – http://www.enercon.de/de-de/

Dov Charney – American Apparel – Etats-Unis Débutant par la vente de T-shirt américain au Canada, Dov désire prouver qu’il est rentable de produire des T-shirt sur le sol américain sans recourir à l’exploitation humaine dans les pays à bas salaire. Le succès n’est possible qu’avec la fourniture d’un travail de qualité irréprochable. Pour l’obtenir, il offre d’excellentes conditions de travail dans sa toute jeune entreprise. En payant mieux ses employés, ils travaillent mieux et restent fidèles à la société…. Plus réactive à la mode et aux commandes urgentes, la société s’agrandit…. Après le social, la société veut maintenant être au top en matière environnemental et utiliser du coton biologique… Mais la demande dépasse l’offre… Site : http://www.americanapparel.net/ Autre exemple :

Mike Hannigan, Give Somthing Back dont les bénéfices sont reversés à des oeuvres humanitaires – https://www.givesomethingback.com

Neil Peterson – Flexcar – Etats-Unis Neil travaille depuis plus de 20 ans dans le domaine de la mobilité. Il est à l’origine des premiers bus hybrides aux USA. Sur base d’une idée Suisse, il développe le partage de voiture. Pour un abonnement de 25$ par an, les membres réservent une voiture et la paient au retour à un prix variant de 6 à 9 € de l’heure. Depuis 2000, Flexcar a envahi une douzaine de villes de l’ouest américain et à plus de 20 000 abonnés. Même les sociétés partagent maintenant des véhicules. Pour diminuer l’impact environnemental, plus de la moitié des véhicules sont hybrides. Site : http://www.flexcar.com Autre exemple :

Mirjam van Oeft, adaptation de la ville de Delft en Hollande aux vélos – http://www.delft.nl

Amory Lovins – RMI – Etats-Unis Début des années 80, Amory crée le Rocky Mountain Institute dont l’objectif est un laboratoire d’idées pour créer un monde plus sûr, plus juste, plus prospère et plus respectueux de l’environnement. En premier lieu, le bâtiment de l’institut doit être un modèle d’efficacité énergétique. Son pari est réussi vu qu’à l’époque, il est 10 fois plus performant que les constructions classiques. Il travaille avec des multi-nationales pour réduire leur consommation énergétique. Il rédige également plusieurs livres sur le développement durable. Il prouve ce qu’il dit en l’appliquant sur un prototype de voiture : l’Hypercar. Ce concept car consomme jusqu’à 60% de moins de combustible et n’émet que de la vapeur d’eau.  Site : http://www.rmi.org/ William Drayton – Ashoka – Etats-Unis La société Ashoka, créée par William Drayton, parie sur les individus, leur volonté d’aller au bout de leur rêve. L’association sélectionne et soutient des entrepreneurs sociaux, respectant l’homme et l’environnement. Ashoka verse un salaire pendant 3 ans aux personnes sélectionnées afin de leur permettre de se consacrer entièrement à leur projet. Ajoutons-y des formations et des coachs, … Intégrer Ashoka, c’est également profiter de son immense réseau. Financé par des donateurs, c’est un fonds d’investissement pour des entrepreneurs sociaux. Site : http://www.ashoka.org William McDonough – McDonough & Partners Les ressources limitées pendant sa jeunesse ont formé William. Maison pour nomades, maison à énergie solaire, William tente d’imaginer des immeubles respectueux en partant des principes naturels : utiliser le soleil, supprimer les déchets et favoriser la diversité. Autre vision :

Une moquette biodégradable. Pari réussi avec Designtex. Nike a revu le latex de ses chaussures pour les rendre biodégradables. Ford a revu son usine : 10 hectares de toiture pour les oiseaux, la purification de l’eau de pluie.

William crée des produits, adapte les usines non pas pour que l’impact soit réduit mais pour que l’impact soit positif. Site : http://www.mcdonoughpartners.com/ Autres exemples :

Dominique Bidou, association pour la Haute Qualité Environnementale – http://assohqe.org/hqe/ Makoto Murase, technique de récupération des eaux de pluie – http://www.skywater.jp/ Thierry Jacquet, traitement écologique des déchets – http://www.phytorestore.com/

Gary Hirshberg – Stonyfield Farm – Etats-Unis Guide naturaliste au début de sa carrière, Gary rejoint un centre de formation en agriculture biologique. Au bord du gouffre financier, le centre décide de vendre des yaourts, mais la société finit fréquemment dans le rouge. A force de persévérance, Stonyfield termine en positif après 8 ans. Le nom Moo-La-La ou Yo-Baby permet de décupler les ventes…. Et d’entrer dans des grandes surfaces. En 2005, la société est le 4ème fabriquant de yaourts aux U.S.A. Son usine est certifiée émission 0, elle compense ses émissions en plantant des arbres dans la région, 75% des déchets solides sont recyclés et 10% des bénéfices servent à la protection de l’environnement via des associations. Finalement, Danone la rachète et Stonyfield devient le laboratoire social et environnemental de la société. Site : http://www.stonyfield.com/ Olivier Peoples – Metabolix – Etats-Unis Le plastique, c’est fantastique, mais c’est polluant. Depuis plus de 20 ans, Olivier cherche à améliorer le processus d’alimentation d’une bactérie pour qu’elle produise du plastique.  Finalement, une start-up est créé et les nouvelles recherches permettent à la société de produire de nombreux plastiques à partir de sirop de sucre de maïs. Ce plastique est beaucoup plus écologique car moins énergivore et plus biodégradable. Petit à petit, ce plastique va prendre des parts de marché, mais nous devons également revoir nos modes de consommations et réduire nos déchets. Site : http://www.metabolix.com/ Amy Domini – Domini Social Index – Etats-Unis Amy Domini démontre depuis plus de 20 ans qu’il est possible d’investir de manière socialement responsable et de gagner de l’argent. De plus en plus de personnes désirent investir de manière responsable : dans des sociétés se souciant de l’environnement, dans des sociétés favorables à la paix,… Amy veut démontrer que l’engagement environnemental n’entraîne pas de surcoût. Elle crée le premier index socialement responsable ainsi qu’un institut de recherche pour évaluer les entreprises. En 99, le fond gère 1 milliard de dollars. Son succès provient de la réalisation de meilleurs résultats que ceux du marché classique. Actuellement, elle est assez puissante que pour dialoguer avec de grandes entreprises. Elle est convaincue que les sociétés mettront, à un moment ou un autre, les critères environnementaux et sociaux à pied d’égalité avec les finances. Site : http://www.domini.com/ Autre exemple :

Geneviève Ferone, Arese

Ray Anderson – Interface – Atlanta Interface produit des moquettes de bureaux… Secteur polluant. Après la lecture de “The Ecology of Commerce” ( Paul Hawken, Ed HarperCollins Publishers, 1994), Ray Anderson en ressort changé et entre dans une grande réflexion. Il donne pour objectif à ses équipes : devenir la première industrie "durable". Toute la fabrication est revue afin de réduire ou supprimer les déchets : des dalles à motifs aléatoires réduisent par trois les déchets, location de moquette pour permettre le recyclage, moquette d’origine végétale, … La société évolue bien, mais du chemin reste à faire… Site : http://www.interfaceglobal.com/ Autres exemples :

Paul Hawken, produits bio – http://www.paulhawken.com Bertrand Collomb, Lafarge – http://www.lafarge.fr/ Lise Kingo, Novo Nordisk – http://www.novonordisk.com/ Pasquale Pistorio, STMicroelectronics – http://www.st.com

L’Amérique du Sud et l’Afrique Guy et Neca Marcovaldi – Projeto Tamar – Brésil Lors de leurs études, Guy et Neca découvrent que des pécheurs brésiliens tuent des tortues marines pour leur profit. Conscient que la destruction d’une espèce fragilise tout un écosystème, ils débutent le projet Tamar. Le plus difficile ne fut pas d’obtenir de l’argent, mais de modifier les pratiques des peuples. Pour cela, il est nécessaire que la sauvegarde des tortues leur apporte un revenu supérieur pour subvenir à leurs besoins vitaux.C’est par la création d’un complexe touristique écologique qu’ils atteignent ces objectifs : développement du tourisme, sauvegarde des tortues et revenus à la population locale. La bonne gestion marketing du lieu permet d’engranger 1/3 du budget nécessaire à la vie du site. Site : http://www.tamar.org.br/ Autres exemples :

Pati Ruiz Corzo, défense de la biodiversité dans la Sierra Gorda, Sébastian Chuwa, sauvegarde de m’pingo – http://www.blackwoodconservation.org/

Rodrigo Baggio – CDI – Brésil Dans sa jeunesse, Rodrigo partage son temps entre le bénévolat et l’informatique. En 1990, il ouvre sa propre société de création de logiciels. Mais rapidement, il a la sensation de rater quelque chose. Il crée donc le premier forum brésilien d’échange pour les jeunes … Mais ces derniers viennent des milieux aisés. Cela ne le satisfait pas encore. Il récolte donc du matériel informatique et installe la première école d’informatique dans les favelas Dona Marta. Rapidement, des volontaires arrivent pour créer et animer d’autres écoles. Plus de 800 centres, en collaboration avec une ONG ou une paroisse, existent en 2005 et ils ont formé plus de 600 000 jeunes. Le Comité pour la Démocratisation de l’Informatique crée par Rodrigo fourni le matériel. Grâce à l’engagement des jeunes, aucun vol n’a été répertorié dans les écoles. Ces écoles permettent aux jeunes de s’insérer dans la société ou de se réinsérer. Site : http://www.cdi.org.br/ Jaime Lerner – Ville de Curitibia – Brésil Grâce à Jaime, Curitiba, à 500 km au Sud de São Paulo, tente d’intégrer le respect de l’environnement dans le développement urbain. Suite à la création du premier institut de recherche en urbanisme de la ville, Jaime est nommé maire en 1971. Il favorise le réseau de bus en les subventionnant au nombre de kilomètres parcourus, en instaurant des voies réservées, en créant des stations. Finalement, ce sont maintenant les 3/4 des citoyens qui utilisent les transports en commun. Gain non négligeable pour l’environnement : réduction de la consommation de carburant par habitant, réduction de l’effet de serre et des sociétés de bus prospères. Vient ensuite le problème des déchets, tris sélectifs et le rachat des déchets pris par les pécheurs permettent de les réduire. Maintenant, plus de 70% de la population trie ses déchets. Pour améliorer le bien-être, des arbres sont plantés par la ville, mais entretenus par la population. Instauration également de piétonniers dans la zone commerciale. Côté social, le maire a  développé : crèches, hôpitaux (parfois gratuits), aide aux enfants de rues, foire mobile. En 1992, comme gouverneur, Jaime tente d’appliquer ses principes à une plus grande échelle… Site : http://www.curitiba.pr.gov.br/ Autres exemples :

Maurice Strong, initiateur du sommet de la Terre à Rio en 1992 – http://www.mauricestrong.net/ Peter Eigen, Transparency International, lutte contre la corruption – http://www.transparency.org/

Fabio Rosa – IDEAAS – Brésil Au départ, Fabio enseigne de nouvelles techniques aux agriculteurs, mais il découvre rapidement le besoin de ces populations : la fée électricité. Cette dernière permettrait l’électrification des clôtures, le pompage de l’eau pour les rizières, … Après différentes péripéties, Fabio parvient à apporter l’électricité à 240 foyers. Le paiement se fait par micro-crédits, sacs de riz, …Grâce aux installations, les rendements vont jusqu’à quadrupler. Petit à petit, l’électricité envahit les maisons et les fermes. Sans électricité, le coût pour s’éclairer, se chauffer, cuire est d’environ 10€. Fabio leur loue donc des panneaux solaires pour ce prix. Son offre chez les hommes les plus influents des villages permet une rapide expansion du projet. Fin 2004, 3 000 systèmes sont en place. Cela a réduit la consommation de kérosène et les émissions de gaz à effet de serre. Entreprise rentable et efficace tout en développant une mission sociale, c’est possible. Site : http://www.ideaas.org.br/ Autre exemple :

Sanjit Bunker Roy, formation aux technologies solaires en Inde – http://www.barefootcollege.org/ – Une vidéo explicative par Sanjit Bunker Roy lui-même – Cliquez ici.

Hernando de Soto – ILD – Pérou Hernando Soto a étudié les exclus de la société, les travailleurs au noir. Qui est propriétaire ? Puis-je transmettre mon travail à mes enfants ? Cette situation peut nous paraître saugrenue, mais elle existe dans les pays en voie de développement, dans les zones d’exclusion : favellas de Rio, bidonvilles de Calcutta, … Hernando tente de faire intégrer cette économie informelle dans l’économie légale. Pour les personnes, cette économie n’est pas un choix, mais c’est un véritable calvaire. Pour sortir les personnes de ce système, Hernando se rend compte de tous les problèmes administratifs et le racket des narcotrafiquants. Un exemple en Egypte où 90% de la population a un capital sans titre de propriété. Ce capital informel s’élève à plus de 210 milliards d’euros. Pour obtenir le droit de propriété de sa maison, 77 étapes dans 31 administrations et 17 ans peuvent s’avérer nécessaires. Comment voulez-vous obtenir un prêt pour votre commerce alors que vous ne pouvez pas prouver que vous êtes propriétaire.  Au Pérou, Hernando va parvenir à simplifier les lois, les délais et les coûts pour sortir les pauvres du travail au noir. Neuf milliards d’euros sont gagnés par l’état suite à ces modifications. Suite à ces changements, il survit à un attentat. Raison de plus pour persévérer. Son modèle est maintenant repris par plus de 30 pays. Il permet aux plus pauvres d’intégrer le système en facilitant l’accés au travail et aux biens. Site : http://www.ild.org.pe/ Autres exemples :

Jacques Baratier, ONG Agrisud – http://www.agrisud.org Eric Julien, lever de fond pour récupérer les terres  – http://www.tchendukua.com/ Beverly Moodie, formations des pauvres

Garth Japhet – Soul City – Afrique du Sud Constatant que la plupart des maladies qu’il doit soigner peuvent facilement être évitées, et que la radio touche 98% de la population, la télévision 76% et la presse 46%, une idée germe dans le cerveau de Garth. Il produit donc une série télévisée non moralisatrice, mais qui au travers des intrigues et des drames, aborde des sujets tels que la violence, l’asthme, la malnutrition, le sida, … Touchant plus de 80 % de la population , Soul City est devenu une référence pour la population. La population se reconnaît dans les héros et applique donc les recommandations de la série télévisée. Site : http://www.soulcity.org.za/ Nick Moon – Approtec – Kenya Notre image de la pauvreté se résume souvent à des mendiants, des enfants mourant de faim. Pour Nick, de nombreux pauvres ont des qualités, des connaissances, mais les moyens leur manquent.  Approtec leur fournit donc des technologies simples pour développer leur business. L’entreprise de Nick a débuté par la création d’une pompe à eau manuelle : pas besoin d’électricité (absente), pas besoin de pièces complexes (pour augmenter les pannes), pas besoin de pétrole (trop cher). Résultat après 10 ans, 46 000 pompes vendues, 35 000 micro-entreprises créés. Pour l’entrepreneur, cet investissement décuple le rendement et donc les bénéfices. D’autres outils ont été conçus et sont actuellement vendus. Approtec croit et commercialise maintenant dans d’autres pays africains.  Ces pays en voie de développement sont riches de personnes qui chaque jour trouvent de nouvelles idées pas chères pour améliorer leur quotidien à moindre frais. Site : http://www.approtec.org/ Autres exemples :

Anil Gupta, réseau de diffusion des meilleurs inventions rurales – http://www.sristi.org/hbnew/ Marianne Knut, formation à l’agriculture biologique et techniques de construction traditionnelles – http://kufunda.wordpress.com/

Conclusion de Paul du blog Gestes Environnementaux sur “80 hommes pour changer le monde” : Ce livre, outre la traversée du monde en 80 entrepreneurs, m’a convaincu qu’il faut croire en ce que l’on fait, que je ne dois pas baisser les bras devant des a priori. Certains de ces entrepreneurs vont tout à fait à l’opposé des idées reçues. Encore plus qu’auparavant, lorsque je m’investis dans une cause, je le fais à fond… J’y crois et je n’hésite pas à mettre les mains dans le cambouis pour arriver à une solution juste et meilleure pour tous. Ces entrepreneurs, par leurs idées innovatrices ou, pour certains, par un retour vers des pratiques ancestrales, améliorent la situation de leurs semblables et/ou de la planète. Moi aussi, je m’investis et, suite à la lecture de ce livre, je me suis dit qu’ici aussi je pouvais agir autrement. J’ai donc  rejoint la coopérative citoyenne ‘Lucéole’. Un des objectifs de celle-ci est de participer à l’implantation de parcs éoliens citoyens, des éoliennes qui n’appartiennent donc pas aux grands groupes financiers, mais aux citoyens eux-mêmes. Lors de mes achats, je tente des achats responsables et tente d’éviter tout achat inutile. A noter également à la lecture de ce livre et point non négligeable, la situation personnelle des entrepreneurs s’améliore également. Et s’il m’est difficile de le transmettre dans ce résumé, ces gens sont heureux car ils savent qu’ils travaillent pour une cause juste, pas seulement pour eux mais pour le monde. Points forts :

Description dynamique des entrepreneurs Des sujets variés Une synthèse avant le descriptif reprenant : défi – idée reçue – solution durable

Points faibles :

Il a fallu sélectionner les entrepreneurs. En décrire en détail est un choix … Certaines entreprises sont décrites trop succinctement à mon goût.

La note de Paul du blog Gestes Environnementaux : 

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Article publié sur Des Livres Pour Changer de Vie. Si vous voyez cet article sur un autre site, il s'agit d'une copie éhontée. Related posts: 10 livres à offrir pour changer une vie

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Thu, 31 May 2012 17:00:00 +0200 http://www.olivier-roland.fr/items/view/1139/80-hommes-pour-changer-le-monde-Entreprendre-pour-la-plante
L’Autoroute du Millionnaire http://www.olivier-roland.fr/items/view/1026/LAutoroute-du-Millionnaire

Phrase résumée de l’Autoroute du Millionnaire: Contrairement à la croyance populaire relayée par les différents « gourous de l’argent » qui prône un enrichissement lent sur 40 ans, il existe une voie rapide vers la richesse, une autoroute qui décrit exactement comment MJ DeMarco, entrepreneur parti de zéro est arrivé à devenir multimillionnaire et retraité trentenaire.

Par : MJ DeMarco, Viperion Publishing, 2011, (321 pages, Broché, english). Cette chronique invitée a été écrite par Jean-Yves du blog Potiondevie, spécialisé en mémoire, développement personnel et recherche de l’excellence. Chronique et résumé du livre : « L’Autoroute du Millionnaire» (The Millionnaire Fastlane) Introduction Avant-propos et mise au point par l’auteur. D’ailleurs, qui est-il pour oser nous parler de « devenir riche rapidement » alors que la tendance est plutôt à la prudence en matière d’argent ? Mj DeMarco est un entrepreneur multimillionnaire à la tête de l’entreprise leader de location de limousines aux États-Unis. Sa particularité est d’avoir vendu son entreprise une première fois, puis de l’avoir racheté, pour la mener vers les sommets. Il se distingue également par un style très direct, parfois même sans concessions quant à la vision de l’argent partagée par 90% d’entre nous. Il se montre également impitoyable quant à certains fameux conseils d’enrichissement tout en nous parlant avec un ton très proche, comme s’il était là, à côté de nous ! Vous pouvez d’ailleurs vous faire une bonne idée du style de l’auteur en visionnant sa chaine YouTube ! Mj DeMarco est un passionné de voitures qui compare le chemin vers la richesse à un « road trip ». Il distingue trois voies vers la richesse : Le bas-côté de la route ; La voie lente, et la voie rapide (l’autoroute). Partie 1 : La richesse en fauteuil roulant : « s’enrichir lentement » veut dire « être riche en étant grabataire » ! Le grand mensonge : s’enrichir lentement. Pensez-vous vraiment que le gars qui vit dans son palace au bord de la mer avec son yacht et ses voitures de luxe a passé sa vie à économiser 10% de son salaire en utilisant les coupons de réduction ? Malgré l’évidence de la réponse, la population est comme lobotomisée dans le grand mensonge qu’est l’enrichissement lent progressif : une route longue et hasardeuse, au bout de laquelle les rares qui arrivent à destination ont déjà l’âge d’aller en maison de retraite. La voie lente ou le « s’enrichir lentement » prend toute une vie et dépend de beaucoup de facteurs qui ne dépendent pas de votre contrôle. De plus, cette voie implique de vivre dans une frugalité inconsidérée tout en sacrifiant vos rêves dans l’espoir de pouvoir (peut-être) les vivre 60 ans plus tard. Les 90 secondes qui ont changé la vie de MJ et la découverte de l’autoroute des millionnaires Alors que l’auteur était jeune, il partit faire une course pour sa mère, lorsque dans la rue, il vit un jeune homme au volant d’une superbe Lamborghini se garer non loin de lui. Attisé par la curiosité, MJ alla directement demander au jeune propriétaire ce qu’il faisait dans la vie. Celui-ci lui a simplement répondu : « inventeur » avant de s’en aller. Depuis ce jour et cette courte rencontre, DeMarco a voué toute son énergie à la recherche de cette voie qui avait fait de cet homme le propriétaire d’une voiture coutant plus cher que la plupart des maisons sur le marché ! Malheureusement, tout ne fut pas rose et sa fougue du début le conduisit rapidement à une série de déceptions et de déconvenues assez cuisantes. Enchaînant les petits boulots mal payés aux horaires impossibles, il finit par sombrer dans la dépression. Abandonné de tous, y compris sa propre mère, il dut se résigner à accepter un énième travail ingrat : conducteur de limousine. Malgré tout, ce travail lui a redonné espoir car en tendant l’oreille et en écoutant sa clientèle bien plus qu’aisée discuter à l’arrière du véhicule, il a confirmé l’existence d’une voie rapide vers l’enrichissement qui n’avait rien à voir avec l’héritage ou gagner au loto. Un soir d’hiver, il décida de claquer la porte de sa ville natale et de s’installer à l’autre bout du pays : à Phoenix, avec 900 $ en poche et un vieux matelas ! Ce fut le début de la découverte… Il créa sa première entreprise sur internet de location de limousine. Il eut rapidement un certain succès, et grisé par les perspectives de gains rapides, il revendit son entreprise pour 250 000$. Pensant être riche, il se rendit compte que ce fut loin d’être le cas et que tous ses artifices ne faisaient pas de lui un homme riche. Croulant sous les dettes, il dut tout revendre. Partie 2 : La richesse n’est pas une route mais un voyage C’est là que les choses sérieuses commencent. Renforcé dans ses convictions qu’il était possible de s’enrichir rapidement malgré la dilapidation de son argent, MJ commençait à entrapercevoir la formule de la voie rapide vers la richesse. Maintenant que l’histoire a commencé pour l’auteur, il est temps qu’elle commence pour VOUS ! Voici donc le plan de bataille : Votre carte routière : Distinctions et habitudes des trois voies :

Le bas-côté La voie lente La voie rapide

Le succès est affaire de travail et non de résultat attendu. Le comportement typique de celui qui veut s’enrichir est guidé par le résultat et non par le travail à accomplir. MJ vous donnera des pistes pour identifier quelle est votre voie actuelle et comment en changer pour prendre l’autoroute. Votre véhicule : Le véhicule c’est vous. Le carburant dont vous aurez besoin pour faire avancer vos affaires, le moteur dont vous devrez vous doter pour éviter les pièges dans lequel il est tombé, et le pare brise pour éviter les « cailloux » sur la route. Vos routes possibles : Certaines sont plus rapides que d’autres. Inventer quelque chose est plus rapide que le salariat. Entreprendre rapporte plus que de changer de job. Investir, inventer, recréer sont les routes les plus directes vers la richesse Votre vitesse : La vitesse est votre faculté à transformer vos idées en actions concrètes. C’est là que pêchent de nombreux apprentis. Sans vitesse, votre destination ne sera jamais atteinte. Chacune de ces composantes de l’autoroute du millionnaire fait l’objet d’une ou plusieurs parties du livre. Mais le principe de fond reste le même : Suivre l’autoroute est un état d’esprit qui requiert de la détermination, du travail et un changement de point de vue constant sur le monde des affaires. Vous devez penser en termes de processus et de travail, en termes de création et non de consommation et en termes de contrôle plutôt que délégation. Ce dernier point écorche au passage un auteur bien connu
Après vous avoir posé des questions bien ciblées sur votre vision de l’argent et de la richesse, pour vous situer un petit peu, l’auteur attaque vos cartes routières disponibles. Partie 3 : La pauvreté : la route du bas-côté

Le bas-côté est la route la plus empruntée dans la vie. C’est une route financière sans aucune destination et caractérisée par des comportements typiques parmi lesquels vous trouverez des détails qui vont vous surprendre :

Vous n’avez rien appris de plus depuis la fin de votre scolarité Vous changez souvent de job. Vous avez foi envers les politiciens pour changer le système plutôt que de changer vous-même Vous vivez de votre salaire en attendant le prochain. (Et non, ce n’est pas tout le monde !) Vous achetez régulièrement des tickets de loteries et vous dépensez régulièrement de l’argent dans les casinos. Vous n’avez pas d’économies de réserve. Vous êtes facilement impressionné et vous cherchez à impressionner.

MJ décrit chaque point avec humour acide. Son but est ici de vous faire prendre conscience des schémas de comportement qui mènent vers la pauvreté. Ce qui veut dire que donner plus d’argent à des personnes empruntant le bas côté reviendra invariablement à la pauvreté. Pensez à ces gagnants de la loterie qui ont réussi à dilapider leurs gains ! Pensez à l’auteur lui-même qui a revendu son entreprise la première fois pour s’acheter des vêtements de designer et des voitures à crédit ! Quelqu’un qui utilise le bas côté comme route financière ne possède en réalité pas de plan de richesse et même si celui-ci devenait riche par accident, cela ne changerait pas sa façon de gérer l’argent. Un train de vie de 1500 € par mois lorsque vous n’en gagnez que 1000 vous place évidemment dans le bas côté. Sur celui-ci, les crédits sont utilisés comme moyen d’augmenter son revenu et non comme une épine dans le pied. L’illusion de la richesse : avoir l’air riche C’est la mésaventure arrivée à l’auteur qui pourtant a gagné 250 000 $ en revendant son entreprise. Sa préoccupation a été de se payer ce qu’il n’a jamais pu s’offrir avant. Mais sans plan de route, le bas côté l’a rendu pauvre. DeMarco dénonce la toxicité de la société de consommation et remet les choses au clair sur la richesse. Celle-ci est déterminée par une richesse de relations, de santé et de liberté et aucunement par les possessions matérielles. L’argent ne fait pas le bonheur…. Et la pauvreté ? La trinité de la richesse est donc celle-ci :

Liberté Santé Relations

Utiliser l’argent intelligemment enrichit la trinité de la richesse. L’argent peut acheter le temps, ce qui augmente votre liberté. Votre patron achète votre temps, ce qui lui augmente sa liberté par exemple. L’argent ne peut pas acheter le bonheur parce que celui-ci ne sert qu’à acheter des biens de consommation. La santé et les relations sont source de bonheur. Se rendre dépendant de la consommation en achetant toujours plus vole votre liberté. La liberté fait partie de la trinité de la richesse. Plus vous êtes dépendant d’un style de vie gourmand en consommation, moins vous êtes libre, surtout lorsque votre source de revenu (seul le salaire dans le cas d’un bas-côté) s’effondre. Le bas côté rend dépendant aux marchands de rêves. Oui, ce DVD qui vous promet de devenir riche facilement ou ce séminaire qui coûte des milliers d’euros pour vous apprendre à vous enrichir en investissant en bourse. Mj DeMarco n’a jamais promis qu’il était facile de gagner de l’argent, il a juste dit que le processus pouvait être rapide, ce qui est très différent. Ceux qui empruntent le bas-côté sont focalisés sur le résultat (les gains). L’autoroute du millionnaire vous focalise sur le processus à accomplir en faisant fi du résultat dans un premier temps. La loi de la victime « Les auto-stoppeurs ne conduisent pas ». Toujours dans cette métaphore en filigrane de tout son travail, l’auteur continue de pointer du doigt l’état d’esprit à changer si vous voulez passer du bas côté à l’autoroute de la fortune. Pour être sur l’autoroute, il faut conduire, et celui qui marche au bord de la route ne conduit pas par définition. Conduire, c’est prendre ses responsabilités et arrêter de se comporter en victime. Jusque-là, rien de révolutionnaire. Tout le monde sait que Caliméro ne deviendra jamais riche. Mais là où cela devient intéressant, c’est que MJ donne les points à améliorer ainsi que des pistes de départ pour se sortir de la victimisation. Le simple fait d’exister ne vous fait rien mériter. Le bas côté est en fait un repaire de narcissiques égoïstes . L’un des points clé est de garder le contrôle de sa propre route, de son propre véhicule et de sa propre direction. Vous l’aurez compris : MJ condamne la délégation de son avenir financier à d’autres personnes. Vous seul devez être au volant de votre véhicule ! Partie 4 : La médiocrité : la route de la voie lente Le mensonge que l’on vous a vendu : la voie lente Cette partie est un véritable électrochoc car l’auteur va à contre-courant de tous les conseils de bon sens que vous pouvez lire dans les ressources en finances personnelles ! Pour quelqu’un sur la voie lente, la richesse se définit ainsi : Richesse = Valeur sur le marché + intérêts composés Voici les principales armes de la voie lente vers la richesse :

Allez à l’école Obtenez des bons diplômes La frugalité c’est bien Renoncez à Starbucks Payez-vous en premier Heures supplémentaires bienvenues Payez votre résidence principale rapidement Vivez en dessous de vos moyens Utilisez les bons de réduction et les cashbacks Achetez des valeurs sûres et gardez-les toute votre vie Mettez de côté 10% de vos revenus Votre maison est un actif

Ce mode de pensée est à mon sens très répandu en France et ces points (ainsi que beaucoup d’autres énoncés) font partie intégrante de ce qui nous est vendu comme « l’enrichissement progressif ». Le problème est que ce plan prend des dizaines d’années à réussir, et qu’il est plus risqué que l’entrepreneuriat ! Le conducteur de la voie lente accepte le sacrifice de ses belles années de jeunesse dans l’espoir d’avoir un crépuscule de sa vie meilleur. Or un plan qui s’étend sur autant de temps et dépendant de beaucoup de facteurs incontrôlables s’avère hasardeux. La conjoncture économique ou un licenciement peut rapidement vous mettre à mal. Sur la voie lente, vous échangez deux jours de liberté (samedi dimanche) contre 5 jours de sacrifice (lundi à vendredi). L’échange criminel : votre travail Les 4 erreurs du salariat : 1- Même les salaires les plus élevés n’enrichissent pas rapidement. Dans un tableau récapitulatif, DeMarco montre avec des calculs simples que même un médecin spécialisé mettrait 105 ans pour économiser 1 million de dollars en épargnant 10% de ses revenus. Le temps est la ressource la plus précieuse car la seule qui est limitée. Ce qui rend n’importe quelle forme de travail corrélée au temps inefficace dans la perspective d’être riche. 2- Manque d’expérience. L’expérience vient de ce que vous faites dans la vie, et non de ce que vous faites dans votre travail pour payer vos factures. Quelle expérience a le plus de chances de vous rendre riche ? Celle de votre routine quotidienne de vos tâches au travail ou l’expérience retirée de créations de votre crû pouvant vous rendre financièrement indépendant ? 3- Aucun contrôle. Être salarié est comme être le passager à l’arrière d’un Pick-Up. À la moindre secousse (licenciement, maladie) vous êtes dehors. 4- Se payer en dernier. Même si se payer en premier revient régulièrement dans les doctrines des gourous des finances personnelles, c’est impossible à effectuer lorsque vous êtes salarié. C’est toujours l’état qui se servira en premier. Si tout le monde se sert de votre argent gagné en premier et que vous devez économiser sur ce qu’il reste après les abonnements, n’espérez pas vous enrichir rapidement ! La voie lente : pourquoi vous n’êtes pas riche Dans cette partie, Mj DeMarco démolit littéralement l’adage qui veut que « 10 000 € investis maintenant vaudront 2.5 millions dans 40 ans avec un taux de rendement de 15% » En fait, compter seulement sur les intérêts composés pour s’enrichir est une illusion. Les intérêts composés sont corrélés au temps, et comme vous l’avez découvert plus tôt, tout ce qui est corrélé au temps limite la richesse. De plus, les taux de rendements sont imprévisibles, surtout sur une période aussi longue. Les fameux gourous de la finance prêchent une stratégie qu’ils n’appliquent pas. Aucun n’est devenu millionnaire rien qu’avec des coupons de réduction ou en obtenant de meilleurs diplômes ou en investissant sur les intérêts composés. Ce qui les fait devenir riches, ce sont les méthodes qu’ils vendent. Eux sont sur la voie rapide. Partie 5 : La carte de la richesse : l’autoroute Après avoir constaté la futilité de notre comportement vis-à-vis de l’argent, il est l’heure de découvrir cette fameuse autoroute du millionnaire. À ce stade-là, beaucoup de choses ont été remises en question. La voie lente n’est effectivement pas bonne dans une optique de richesse. Il faut trouver cette fameuse autoroute. L’autoroute est un système d’entreprise contrairement à la voie lente qui utilise le salariat comme source de revenus. La formule de la richesse sur l’autoroute est celle-ci : Richesse = résultat net + valeur de l’actif. Ce qui implique deux moteurs sur lesquels jouer : le résultat net et la valeur de l’actif. Résultat net = Unités vendues x bénéfice par unité Pour vous donner un exemple : Si vous vous mettez à vendre des produits sur internet, vous pouvez générer de la richesse en augmentant le nombre d’unités vendues (via un bon marketing, des résultats, des témoignages, etc.) et/ou via en augmentant le prix du produit. Contrairement au salariat et aux intérêts composés, vous pouvez agir sur ces deux parties sans corrélation avec le temps ! Dans son exemple, Mj DeMarco vous montre que l’augmentation d’un seul % de vente lui rapportait 480 $ par jour soit 14 400 $ par mois ! Combien faudrait-il de temps à un cadre employé pour atteindre ce montant ? Et en augmentant le prix de 0.5 $ par produit vendu, il passe d’un bénéfice de 8000 $ par jour à 10 800, soit un total de 84 000 $ supplémentaires par mois ! Vous commencez à saisir l’importance de ces deux leviers lorsque vous créez et proposez des choses aux gens. Car l’autoroute c’est cela : Détecter les besoins des consommateurs et y répondre. Avez-vous besoin d’être passionné ? Non ! Là encore, il s’agit d’une affirmation à contre-courant ! La passion ne remplit pas nécessairement les caisses. « L’arbre à billets » que vous allez créer si. Les 5 modèles d’entrepreneuriat éligibles à l’autoroute Mj sélectionne pour vous 5 types « d’arbres à billets » que vous pouvez créer et qui sont éligibles à l’autoroute de la fortune : 1- Les systèmes de location Investissements locatifs, les brevets, les marques déposées sont des idées de systèmes de location 2- Les systèmes de logiciel ou de programmation Les applications iPhone ou les logiciels pour ordinateurs par exemple. 3- Les systèmes d’information (les blogs qui vendent des services, ça ne vous rappelle rien ? ) Assez explicite ! 4- L’affiliation, la franchise Créer du marketing de réseau, payer des commissions pour que des gens vendent vos produits là où vous ne pouvez pas aller vous-même. 5- Les systèmes de ressources humaines (Une entreprise autogérée par de bons salariés) L’auteur prend l’exemple d’un lecteur de son forum qui possède plusieurs entrepôts de stockage entièrement gérés par des employés aux quatre coins du pays. La vraie loi de la richesse Ainsi donc, pour générer le maximum de richesse, vous devez jouer sur les deux paramètres :

L’amplitude (le nombre d’unités vendues) La magnitude (le prix vendu)

Ce qui veut dire que pour gagner des millions, vous devez rendre service à des millions de gens. Si vous ouvrez un magasin dans votre ville, votre amplitude sera plafonnée. Si vous en ouvrez 2, vous la doublez. Si vous vendez vos produits sur internet, votre amplitude potentielle est le monde entier ! Pour affecter la magnitude (le prix) de votre richesse, vous devez créer de la valeur et améliorer constamment vos produits et vos services mais également proposer des services qui ne sont pas rendus par les concurrents. Il existe également des techniques marketing pour augmenter le prix d’une unité vendue. Partie 6 : Votre véhicule : Vous ! Le pouvoir des choix Les choix forment votre direction ainsi que votre façon de nettoyer votre pare-brise tout au long de l’autoroute. Une fois que vous avez accepté de prendre vos responsabilités et arrêté de tomber dans la loi de la victime, vous devez faire face à chaque conséquence de chaque choix. Au cours de sa vie, Mj a conçu deux outils pour l’aider à faire face à des choix importants. Il les partage dans ce chapitre. Le premier est l’analyse du « pire scénario possible ». Il se décompose en 3 questions auxquelles vous devez répondre lorsqu’un choix épineux se présente à vous et que vous n’avez pas le temps de réfléchir trop longtemps. 1- Quelle est la pire conséquence possible de ce choix ? 2- Quelle est la probabilité de cette conséquence ? 3- Est-ce que c’est un risque acceptable ? La réponse à ces questions ne doit pas prendre plus de quelques secondes. Lorsque les choix sont plus longs à décider cependant, DeMarco a créé le design d’une matrice d’analyse de décision. Il s’agit là de son deuxième outil. Plein de bon sens, il a l’avantage de vous donner votre meilleure solution pour prendre une grande décision. À travers un exemple vécu, l’auteur vous invite à découvrir cette fameuse matrice. Alors qu’il était confronté à une lourde dépression, il hésitait entre deux choix lourds de conséquences pour son avenir. Rester à Chicago ou partir s’installer loin au sud, à Phoenix (Arizona).

Facteurs

Chicago

Phoenix

La suite consiste à remplir la colonne « facteurs » d’éléments importants pour vous à prendre en compte lors de votre décision. Voici son exemple :

Facteurs

Chicago

Phoenix

Climat

   

Coût de la vie

   

Écoles

   

Dynamisme économique

   

Impôts locaux

   

Sécurité

   

Activités / loisirs

   

Proximité de la famille

   

Vous avez décidé les éléments importants à prendre en compte lors de votre future décision. Maintenant il faut décider de leur importance en adjoignant à chacun d’entre eux un coefficient de 1 à 10. Voici ce que cela donne pour MJ :

Facteurs

Chicago

Phoenix

Climat (10)

   

Coût de la vie (6)

   

Écoles (3)

   

Dynamisme économique (2)

   

Impôts locaux (7)

   

Sécurité (4)

   

Activités / loisirs (8)

   

Proximité de la famille (7)

   

Comme vous pouvez le voir, tous les facteurs n’ont pas la même importance pour MJ. Et il en sera de même pour vous. C’est maintenant que vous devez décider de leur poids respectif. Au fond cette matrice ressemble à nos anciens bulletins scolaires ! Une fois cette tâche effectuée, il vous faut être honnête et adjuger des points à chacune des deux (ou plus) options. Voici ce que cela donne pour MJ.

Facteurs

Chicago

Phoenix

Climat (10)

2 (20)

8 (80)

Coût de la vie (6)

5 (30)

7 (42)

Écoles (3)

2 (6)

5 (15)

Dynamisme économique (2)

6 (12)

4 (8)

Impôts locaux (7)

6 (42)

7 (49)

Sécurité (4)

3 (12)

6 (24)

Activités / loisirs (8)

5 (40)

2 (16)

Proximité de la famille (7)

10 (70)

0 (0)

Total

232

234

En parenthèses dans le tableau, le total des points une fois multiplié par le coefficient de chaque facteur. Tout en bas du tableau, le total des points, indiquant le meilleur choix selon vos propres critères. Devant vous, noir sur blanc. Malgré certains facteurs qui comptent beaucoup pour MJ en faveur de Chicago, (proximité de la famille, activités loisirs, etc.) le meilleur choix se révèle être le déménagement à Phoenix. Pour 2 petits points, l’auteur a franchi le pas, et nous exhorte à faire de même, afin d’éviter les « non-choix » ou de se laisser gouverner par la peur. Cette matrice ne doit être utilisée qu’en dernier ressort, lorsqu’il s’agit de grandes décisions impliquant l’avenir au sens large. Cela n’aurait pas de sens de s’en servir pour chaque petite décision. Dans ce cas-là, l’auteur précise qu’il vaut mieux utiliser l’analyse du pire scénario possible. Changer la direction des vents. C’est un conseil que l’on voit beaucoup en ce moment sur la blogosphère et dans les blogs de développement personnel : pour réussir, il faut parfois se couper de certaines relations toxiques même si elles font partie de votre entourage. Par peur, par jalousie ou par inquiétude à votre égard, même vos proches peuvent vous ralentir dans votre enthousiasme à prendre l’autoroute de la fortune. Ces personnes peuvent être :

Les amis et la famille qui ne vous comprendront pas Le système d’éducation qui prêche une vie de salariat et de voie lente. Vos parents qui pensent que la richesse, c’est pour les autres Les gourous de l’enrichissement qui affirment que votre maison est votre meilleur investissement Les gourous de l’enrichissement qui affirment que 100 $ investis aujourd’hui vaudront 10 millions dans 50 ans. Votre environnement.

Il ne faut pas que vous hésitiez à fermer la porte de votre véhicule à ces « vents contraires ». Vous devez au contraire chercher l’appui de vents allant dans votre direction. À savoir les gens qui réussissent et qui sont dans votre domaine d’activité, ou bien les clubs d’entrepreneurs, etc. Les gens que vous rencontrerez sur la route seront comme des frères d’armes sur le champ de bataille. Ils peuvent vous sauver la vie, vous aider à rester en vie, ou mener à votre perte. Vous devez les choisir en gardant bien cela à l’esprit. Votre carburant essentiel : Le temps Vous devez voir le temps comme la plus précieuse de vos richesses. L’argent est infini dans le monde, alors que le temps est rare. Pour illustrer ce principe, l’auteur aime à rappeler une scène du film Titanic. Alors que le navire s’enfonce inexorablement dans l’océan glacial, les nobles et les riches accourent vers les canots de sauvetage. Ils tentent d’acheter leur place auprès des officiers du bateau. Ceux-ci répondent : « votre argent ne peut pas plus vous sauver que moi ! » C’est avec cette réplique que les entrepreneurs sur la route de la fortune voient l’importance du temps. Et vous devrez faire pareil au lieu d’attendre 1h à une file d’attente pour votre seau d’ailes de poulet gratuit ! Changez régulièrement votre huile ! Quelle est l’huile de votre moteur ? Votre éducation ! Et malgré ce que pensent 90% des gens, l’éducation ne s’achève pas à l’obtention du diplôme. Au contraire, celle-ci commence juste à ce moment-là ! Apprendre des connaissances utiles pour votre business ou « arbre à billets » est essentiel. Et de nos jours, il n’y a aucune excuse à ne pas se former tout au long de sa vie car les connaissances sont accessibles gratuitement via les bibliothèques, internet, les forums spécialisés de qualité. L’éducation est un levier puissant qui fera la différence entre un véhicule (vous) qui roule jusqu’à destination (votre richesse) ou un véhicule qui grille au milieu de la route. L’auteur donne alors quelques trucs pour s’éduquer sans dépenser des fortunes et vous apprend à faire la distinction entre les bons et les mauvais plans d’investissement intellectuels. Payer trop cher pour changer son huile est contre-productif ! Apprenez à faire la différence entre un réel plus dans votre projet ou une perte de temps et d’argent. La ligne rouge : l’accélérateur Le cœur du problème pour de nombreux entrepreneurs (et surtout web entrepreneurs !). Êtes-vous prêt à franchir la ligne rouge ? Celle qui démarque la limitation de vitesse traditionnelle en ville de celle réservée aux autoroutes. En roulant en 50km/h, vous mettrez énormément de temps à arriver à destination. À travers cette métaphore se cache la différence entre le succès et l’échec. Enfoncer la pédale d’accélération, cela veut dire agir, agir et encore agir. Vous devez considérer la valeur de vos idées comme 0. L’auteur considère même les bonnes idées comme des pets de l’esprit ! Seule votre capacité à transformer ces idées en processus de travail compte. Étés vous simplement « intéressé(e) » ou « investi(e) » par votre projet d’entreprise ? L’autoroute n’est ouverte qu’à ceux qui sont investis. On ne roule pas à 50km/h sur l’autoroute. Quelques indices :

Chaque fois que vous vous dites « un jour », vous mettez le pied sur la pédale de frein. Chaque fois que vous attendez qu’un évènement arrive avant de vous lancer, vous mettez le pied sur la pédale de frein.

Il n’y a aucun timing parfait et la chance ne sourit pas à ceux qui attendent le bon moment mais à ceux qui la saisissent. Beaucoup d’entrepreneurs laissent leur véhicule au garage en ne se lançant jamais. Selon MJ, il existe une différence entre prendre des risques pour le plaisir d’agir et prendre des risques intelligents et calculés pour lesquels les chances de gains surpassent largement les pertes envisageables. Partie 7 : les routes de la richesse Votre véhicule est prêt, la route est dégagée de ses obstacles, vous appuyez sur l’accélérateur. Mais est-ce que votre entreprise va vers la direction de la richesse ou vers la falaise ? C’est dans cette partie que vous serez jugé(e) sur vos intentions et la solidité de votre projet ! Avoir l’état d’esprit ne suffit pas. Vous devez avoir un projet qui tient la route (c’est le cas de le dire !). Quels sont les 5 commandements d’un projet éligible à l’autoroute des millionnaires ?

Le commandement du besoin Le commandement de l’entrée Le commandement du contrôle Le commandement de l’échelle Le commandement du temps

Le commandement du besoin Le premier commandement (et le plus important) est celui du besoin. Est-ce que votre entreprise ou votre projet répond à un besoin ? Est-ce qu’il rend la vie plus facile ou moins pénible ? Le plus gros problème des gens qui se lancent est qu’ils cherchent avant tout à « faire de l’argent », ce qui les place en position égoïste et viole le commandement du besoin. Pour attirer l’argent, vous devez consacrer vos efforts à rendre service et à répondre à une demande en faisant abstraction des résultats à venir. Une fois encore, il est question de se concentrer sur le processus et non les résultats. Un autre mythe à déboulonner est celui du « Fais ce que tu aimes ». Réfléchissez un instant. Est-ce que quelqu’un paierait pour vous voir faire ce que VOUS aimez ? Cela ne sera le cas que si ce que vous aimez faire répond à une attente ou comble un manque chez vos prospects ! De plus, en transformant vos passions en travail, vous risquez de perdre tout le plaisir de ces activités. À moins que vous ne soyez le meilleur dans votre passion (et non pas un simple amateur), faire de vos passions une activité à temps plein est en désaccord avec le commandement du besoin. De plus, à moins que vous n’ayez des passions extrêmement rares (et étranges), celles-ci mènent vers des activités déjà fortement concurrentielles et avec peu de marges possibles. Vous devez faire de votre route votre passion et non pas diriger votre route vers votre passion. La nuance est capitale. Le commandement de l’entrée Quelle est la facilité d’accès de votre activité ? Est-ce qu’il est difficile de faire la même activité que vous (beaucoup de barrières d’entrée, notamment dans l’éducation nécessaire, tiens donc !) ou est-ce que n’importe qui pourrait monter le même business que vous ? S’il est facile de vous imiter, la concurrence augmente et votre route faiblit. Vous devez alors trouver un moyen de changer de route ou de la renforcer en proposant d’autres expertises peu facilement imitables. Méfiez-vous du « tout le monde le fait », car c’est un signe que la route est fortement concurrentielle et donc les marges basses ainsi qu’une difficulté extrême à se démarquer. DeMarco sous-entend en fait qu’un marché de niche requérant un certain savoir-faire est beaucoup plus viable qu’un système de formation vous apprenant à gagner en bourse avec un DVD. N’importe qui peut créer un DVD de formation sur comment apprendre les bases de la bourse et le vendre. Comme « tout le monde » a envie de devenir riche, le marché est fortement concurrentiel et les barrières d’entrées faibles (n’importe qui peut créer une formation sans beaucoup d’expertise dans le sujet). Est-ce que votre « arbre à billets », votre projet possède des barrières d’entrées fortes ou faibles ? Évoluez-vous dans un secteur saturé ou spécifique ? Le commandement du contrôle Êtes-vous un meneur ou un suiveur ? Êtes-vous à la tête de votre entreprise ou bien est-ce que ce sont d’autres personnes ? Est-ce que votre projet est dépendant des actions d’autres personnes ou bien avez-vous le contrôle de votre véhicule ? Êtes-vous un auto-stoppeur ou un conducteur ? Après avoir visionné au moyen d’indices si vous êtes un conducteur ou un passager de votre véhicule, vous devez être mis en garde. Les suiveurs peuvent gagner un peu d’argent. Les meneurs en gagnent beaucoup, et parfois énormément. Vous devez créer les affiliations et non les suivre. Vous devez créer votre marque et non vendre celle des autres. Vous devez avoir la liberté de choisir votre direction et non suivre l’influence des autres acteurs. Les affiliations sont une partie de l’autoroute de quelqu’un d’autre, pas la vôtre. Cherchez à créer des choses uniques plutôt que d’être le « VRP » d’autres personnes. Être un « VRP » viole également le commandement de l’entrée, car n’importe qui peut le faire ! Le commandement de l’échelle Quelle est la portée de votre entreprise ? Est-elle très locale, locale, départementale, régionale, nationale, internationale ? Si vous voulez gagner des millions, vous devez impacter la vie de millions de vos concitoyens. Visez haut et de façon ambitieuse. Internet est l’outil idéal pour toucher le plus grand océan de vies qui existe, mais ouvrir une boutique en bas de votre quartier résidentiel ne touchera que votre voisinage. Faites en sorte que votre portée affecte le plus grand nombre possible. Même si internet sonne comme une évidence, les chaînes de magasins qui fleurissent sur chaque continent touchent également des millions de gens, tout comme les enseignes dans les capitales. Si vous inventez un gadget utilisé par des millions de personnes, peu importe la valeur du gadget, vous serez sur la voie du millionnaire. L’auteur liste ensuite une pléthore d’autres options que je ne citerai pas ici, l’idée étant suffisamment explicitée dans ces quelques lignes . Le commandement du temps Comme vous l’avez vu, le temps est la richesse la plus précieuse. Est-ce que votre projet est corrélé au temps qui passe ? Est-ce que votre entreprise peut être automatisée (sans en perdre le contrôle !) ? Est-ce qu’elle vous permet de recruter pour vous passer de certaines tâches gourmandes en temps et non-indispensables ? Votre entreprise vous permet-elle de gagner de l’argent même quand vous n’êtes pas là ? Une entreprise « mariée » avec le temps qui passe s’appelle un travail. Les trois « I » de l’autoroute des millionnaires. Comme l’auteur en parlait dans le commandement du contrôle, la condition pour terminer avec des millions en banque est d’être un meneur et non un suiveur. Pour cela, il existe la règle des trois « I »

Internet Innovation Itérations

L’utilisation des trois en même temps n’est pas obligatoire mais peut largement accélérer votre vitesse ! L’intérêt d’internet a déjà été largement débattu ci-dessus. Internet permet tout simplement d’obtenir la plus grande magnitude et échelle possible avec vos produits. C’est le meilleur moyen d’impacter des millions de vies partout dans le monde. L’innovation est ce qui vous place devant vos concurrents. Vous devez réinvestir l’argent que vous gagnez avec votre « arbre à billets » dans l’innovation et la recherche d’améliorer encore et toujours vos services. En ligne de mire, servir mieux, servir plus, et répondre à plus de besoins. L’itération est un mot scientifique qui veut dire, réessayer dans une même intention en changeant un détail. Parfois vous n’arrivez pas à atteindre vos buts. La différence entre la réussite et l’échec se situe dans la persistance en changeant des détails. Évidemment, abandonner au premier échec et partir dans une autre direction vous ralentit. Si votre entreprise respecte les 5 commandements précédents, la seule chose qui compte est votre capacité à vous adapter et à changer les détails pour les faire correspondre à vos prospects. Les itérations peuvent également avoir lieu dans les produits des autres ! Cela rejoint un peu l’innovation, mais améliorer un produit existant est un levier puissant d’enrichissement. Sachez saisir les opportunités et relever les challenges qui vous étaient invisibles jusqu’alors, car vos préoccupations avant d’entrer sur l’autoroute étaient centrées sur vos désirs de « faire de l’argent » et non de répondre à un besoin. Comment trouver les bonnes routes d’accès à la voie des millionnaires ? C’est simple. Si vous suivez l’état d’esprit que prône l’auteur, vous allez mettre en recherche de routes d’accès. Les opportunités sont partout autour de vous. Écoutez plus attentivement :

Chaque fois que vous ou quelqu’un d’autre s’exclame : « c’est nul… » Chaque fois que vous ou quelqu’un d’autre se dit : « ce serait bien que… » Idem en ce qui concerne « j’en ai marre de… » Il en va de même pour les questions du type : « pourquoi ça fonctionne comme ça ? » Chaque fois que vous (ou quelqu’un d’autre) se sent frustré vis-à-vis d’une situation

Tous ces points forment vos opportunités de vous lancer sur une route d’accès qui mettra peut-être sur l’autoroute des millionnaires ! Donnez à votre route une destination finale Il y a une fin à l’autoroute, une destination à votre voyage et vous devez tenter de la déterminer. Faites l’inventaire de votre vie de rêve. Calculez le prix de tout ce dont vous auriez besoin pour votre vie de rêve. Que ce soit immobilier, véhicules ou revenus passifs. Faire cet exercice vous permettra de déterminer votre somme à gagner au cours de votre voyage. Si vous ramenez l’énorme montant d’argent nécessaire sur 12 mois, cela vous donne un point de repère très motivant ! Au final, ce que l’on nomme vie de rêve n’est pas aussi astronomique en argent que l’on pourrait croire ! Une destination finale est possible et c’est à vous de trouver les moyens pour y arriver. Mettez également en place une habitude d’économie de l’argent en trop. Attention, il ne s’agit pas d’épargner en tant que mode de vie mais bien de mettre en place un système psychologique de motivation qui fait que chaque cent mis de côté vous rapproche de votre but final ! Évidemment, une fois que vous avez pris l’habitude de gravir chacune des marches, cessez ce système et allez créer vos produits et votre marque ! Partie 8 : Votre vitesse ! Dans la partie finale, MJ vous met en garde contre les dangers de l’attitude qui consiste à vendre sans tenir compte des retours de vos clients. Croyez-le ou pas, ce sont eux qui font votre fortune ou votre perte. Et avec un tel pouvoir, toutes les remarques doivent être écoutées. Il existe 4 types de retours négatifs que vous devez prendre en considération si vous voulez obtenir la vitesse maximum sur votre autoroute. 1- Les plaintes de changement Vous devez innover dans votre business et cela implique forcément des changements. Les changements ne manqueront pas d’attiser les plaintes, car beaucoup de gens n’aiment pas que leur entreprise fétiche change alors que « ça marche bien ». Ces plaintes sont les plus difficiles à examiner, car elles ne sont pas souvent justifiées. Il ne s’agit la plupart de temps que de peur exprimée. Mais il se peut que parfois, vous ayez des retours vraiment terribles sur un changement que vous opérez. Il est alors de votre devoir de « revenir en arrière » en cherchant les manquements. 2- Les plaintes d’attente Il s’agit en fait des retours négatifs de vos clients parce qu’ils s’attendaient à recevoir quelque chose et qu’ils n’ont pas eu ce à quoi ils s’attendaient ! Ces retours sont évidemment graves et indiquent un besoin urgent de changement de prix ou une mise à niveau de votre gamme de produits, ou bien encore de changer votre communication. 3- Les plaintes de manque Il s’agit des retours les plus douloureux (votre produit est nul parce qu’il ne fait pas cela, etc. ) mais également des plus constructifs. N’oubliez pas que chaque frustration est un appel à l’amélioration et une opportunité commerciale. Si vous restez sourds à ces plaintes, des concurrents travailleront dur pour combler vos manques et vous prendre des parts de marché. 4- Les fraudeurs Pas vraiment des plaintes, mais vous tomberez invariablement sur des clients resquilleurs qui tenteront d’obtenir des produits pour lesquels ils n’ont pas payé, ou bien feront jouer la garantie de remboursement le dernier jour, ou bien encore menaceront de vous attaquer en justice pour des violations de droits diverses. Ces clients, personne n’en veut, mais ils font partie du jeu, et votre façon d’y répondre peut là encore être riche d’enseignements… Critique de “L’Autoroute du Millionnaire” par Jean-Yves du blog Potion de Vie : Bon, je ne vais pas tergiverser : ce livre est tout simplement l’un des meilleurs que j’ai lu. Et pourtant avec mon métier de bibliothécaire j’en ai lu beaucoup des livres de développement personnel. Or, là, il ne s’agit pas d’un livre de développement personnel, mais plutôt d’un livre sur l’entrepreneuriat au sens large. J’ai aimé le style très direct qui « bouscule » de MJ DeMarco. J’ai aimé être malmené dans mes convictions jusqu’à présent bien ancrées dans la voie lente. Si « la semaine de 4h » vous a déçu ou que sa magie n’opère plus chez vous, je vous conseille très fortement de lire ce livre de toute urgence. Il y est question d’enrichissement rapide, mais pas d’enrichissement facile, et cette nuance est énorme et donne un gage de crédibilité à l’auteur. L’auteur lui-même touche droit au but à chacune de ses assertions. Comme s’il était là à côté de nous en train de nous botter les fesses ! J’ai clairement changé de point de point de vue sur l’enrichissement et la façon de mener une entreprise. Sur l’autoroute des millionnaires, on se prend à rêver ok, mais y accéder n’est pas faisable en un claquement de doigts. Cela demande un état d’esprit que DeMarco nous inculque un petit peu plus à chaque chapitre. Sur la couverture, il était pompeusement marqué : « Vous apprendrez plus en deux jours avec ce livre qu’en deux ans d’école de commerce, et pour 1% du prix ! » Je sais à présent que ne sont pas des mots en l’air… Points forts :

Le livre possède une espèce de magie qui se dégage, un peu comme le livre de Tim Ferriss, mais dans un style différent. Cela fait qu’on est facilement accroché. Le livre est écrit par quelqu’un qui raconte son expérience de réussite, pas par quelqu’un qui donne un plan à suivre pour le futur. DeMarco est parti de zéro, a commis beaucoup d’erreurs et est devenu multimillionnaire malgré tout. Un gage de crédibilité. Le livre est rassurant dans le sens où il ne vend pas du rêve, mais une « carte routière » qu’empruntent ceux qui deviennent réellement riches. Les notions de travail sont toujours mises en avant. Beaucoup de contenu, beaucoup de conseils, et beaucoup d’humour (acide, certes) parsèment le livre. On a l’impression de découvrir des « secrets ». Enfin, ce livre est une véritable claque qui a le pouvoir de changer votre vie. Même si c’est le but du blog d’Olivier, les livres comme celui-ci ne sont pas légion… 321 pages de pur contenu.

Points faibles :

Le livre a été écrit par un Américain pour des Américains, ce qui fait que les exemples ne sont pas toujours parlants ! Le ton de l’auteur est parfois familier, et même en étant assez doué en anglais, vous devrez parfois ouvrir le dictionnaire pour comprendre l’essence de certaines phrases ! (Heureusement, pas souvent) L’auteur va vous malmener sans jamais s’excuser. Ce ne fut jamais un problème en ce qui me concerne, mais je sais que cela dérangera certains lecteurs ! Pas de traduction française !

La note de Jean-Yves de Potion de Vie :

Avez-vous lu “L’autoroute du millionnaire” ? Quelle note lui donnez-vous ? Note: There is a rating embedded within this post, please visit this post to rate it. Lire plus de commentaires sur "L’Autoroute du Millionnaire" sur Amazon. Acheter l’Autoroute du Millionnaire sur Amazon :

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Article publié sur Des Livres Pour Changer de Vie. Si vous voyez cet article sur un autre site, il s'agit d'une copie éhontée. Related posts: Les secrets d’un esprit millionnaire

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Wed, 16 May 2012 07:30:00 +0200 http://www.olivier-roland.fr/items/view/1026/LAutoroute-du-Millionnaire
Aidez des entrepreneurs des pays pauvres avec Kiva : bilan des 6 mois http://www.olivier-roland.fr/items/view/738/Aidez-des-entrepreneurs-des-pays-pauvres-avec-Kiva-bilan-des-6-mois

Fin octobre, je vous parlais de Kiva dans l’article Aidez des entrepreneurs des pays pauvres avec Kiva. Kiva est un site qui met en relation les personnes des pays riches (vous) avec les entrepreneurs des pays pauvres, très simplement, permettant aux premiers de prêter de l’argent aux seconds pour les aider à démarrer un projet ou développer ou consolider leur petite entreprise. Souvent les sommes sont ridicules par rapport aux sommes nécessaires pour créer ou développer une activité dans les pays développés, car le coût de la vie dans les pays en voie de développement est bien moindre. C’est le principe des microcrédits, et Kiva le démocratise en permettant à tout un chacun de participer, en commençant par des prêts aussi bas que 25$ (moins de 20 € !). Un peu moins de 6 mois après, voici le bilan de la team des Blogueurs et Entrepreneurs francophones créés pour l’occasion :

31 membres 34 prêts effectués 975$ prêtés

J’ai déjà récupéré une partie des prêts que j’ai personnellement effectué (le taux de remboursement des prêts est de 98.89%) et j’ai décidé de reprêter cette somme immédiatement (mais vous pouvez aussi choisir de donner cette somme à Kiva, ou même de la récupérer). Oui, vous avez bien lu, vous pouvez récupérer votre argent (et donc aider des entrepreneurs, leur famille et leur pays à sortir de la pauvreté sans que cela vous coûte un centime). Enfin, vous avez quand même 1.11% de chance que votre prêt ne soit pas remboursé en totalité – une paille, je sais). Kiva offre 25$ gratuitement pour tous ceux qui s’inscrivent maintenant Kiva offre actuellement 25$ à tous les nouveaux inscrits, que vous pouvez immédiatement prêter à des entrepreneurs, pour améliorer le monde sans que cela vous coûte un centime – décidemment !   Cliquez ici pour bénéficier des 25$ gratuits. Ce qu’il faut faire maintenant pour changer le monde (en deux minutes chrono)

Cliquez ici pour vous inscrire en moins d’une minute (vous pouvez vous connecter avec votre profil Facebook) et profiter des 25$ Dès que votre inscription est complétée, rejoignez la team des Blogueurs et Entrepreneurs francophones (facultatif) Faites votre premier prêt Voilà ! C’est fait ! Vous avez amélioré le monde, cela vous a pris deux minutes et ne vous a pas coûté un centime !
Maintenant vous êtes libre de contribuer davantage ou d’en rester là. Quoi qu’il en soit, merci pour votre geste !

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Tue, 13 Mar 2012 18:52:00 +0100 http://www.olivier-roland.fr/items/view/738/Aidez-des-entrepreneurs-des-pays-pauvres-avec-Kiva-bilan-des-6-mois
Steve Jobs : la biographie http://www.olivier-roland.fr/items/view/730/Steve-Jobs-la-biographie

  Cliquez ici pour voir la vidéo sur l’imperfection à laquelle je fais référence : Soyez imparfait… et bougez-vous ! Acheter la biographie de Steve Jobs sur Amazon :

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Mon, 12 Mar 2012 19:03:00 +0100 http://www.olivier-roland.fr/items/view/730/Steve-Jobs-la-biographie
Avant de quitter votre emploi http://www.olivier-roland.fr/items/view/651/Avant-de-quitter-votre-emploi

10 leçons pratiques que tout entrepreneur devrait connaitre s’il veut ériger une entreprise multimillionnaire.

Phrase-résumée de “Avant de quitter votre emploi”: Robert T.Kiyosaki nous donne les fondamentaux qui font le succès des entrepreneurs prospères et noux explique grâce à un style simple et facile à lire comment il a érigé plusieurs entreprises, certaines devenues multimillionnaires et présentes à l’international et décrit au travers de ce livre aussi bien ses réussites que ses nombreux échecs.

Par Robert T.Kiyosaki avec Sharon L.Letcher, publié en 2005, 336 pages Note : cette chronique est une chronique invitée écrite par Alex du blog Des mentors pour entreprendre Chronique et résumé de « Avant de quitter votre emploi » Leçon N°1 : Une entreprise prospère naît avant même sa création Selon l’INSEE, 48.5% des entreprises disparaissent avant de fêter leur 5ème anniversaire (statistiques pour les entreprises crées en 2002). Robert Kiyosaki explique qu’une des raisons qui a amené son entreprise à faire faillite (une entreprise de porte-monnaie pour surfeurs) a été qu’il n’avait pas suffisamment prêté attention aux détails. La réussite fulgurante de son entreprise le fit devenir arrogant et prétentieux. Il pensait être un génie avec ses deux associés et ils firent la fête. Ils étaient persuadés d’avoir érigé une solide entreprise. Ils avaient des voitures. Le succès les avait aveuglés. Cependant, ce château de cartes s’effondra. Une entreprise mal planifiée est soumise au risque important de faire faillite, qu’elle connaisse ou non du succès dès le début. Le dur labeur masque les lacunes de la planification : Une jeune entreprise mal planifiée peut être capable de survivre tant et aussi longtemps que l’entrepreneur travaille dur et tient ensemble tous les morceaux avec sa seule détermination. Autrement dit, le dur labeur peut masquer les lacunes de la planification et empêcher l’entreprise de s’effondrer. Le monde est rempli de millions de petits entrepreneurs qui arrivent à maintenir des entreprises chancelantes grâce à leur travail, à leur acharnement, et des bouts de scotch. Or, dès qu’ils cessent de travailler, l’entreprise tombe en pièces et coule. Un grand nombre d’entrepreneurs pensent qu’en travaillant plus dur, ils arriveront à régler leurs problèmes : des problèmes tels que des ventes stagnantes, des employés maussades, des conseillers incompétents, un flux de trésorerie insuffisant pour assurer la croissance de l’entreprise, des fournisseurs qui haussent les prix, des primes d’assurances qui grimpent, etc. L’épuisement est l’une des principales raisons pour lesquelles les petites entreprises connaissent un taux d’échecs aussi élevé. Ainsi, il est très difficile de gagner de l’argent et d’aller de l’avant lorsqu’on consacre la majeure partie de son temps à des activités qui ne rapportent pas ou qui exigent des sorties de fonds sans contrepartie financière. L’un de ses amis lui disait : « Je suis tellement occupé à diriger mon entreprise que je n’ai pas le temps de gagner de l’argent ». Le dur labeur est-il un gage de succès ? Bien sûr que non. Le volet le plus important du travail d’un entrepreneur commence avant même la création de l’entreprise ou l’embauche des employés. Le travail de l’entrepreneur consiste à planifier une entreprise. Une entreprise qui pourra grandir, embaucher un grand nombre de personnes, offrir une valeur ajoutée à sa clientèle, avoir une présence sociale, apporter la prospérité à tous les intervenants, participer à des œuvres caritatives, ou encore être amenée à ne plus avoir besoin de l’entrepreneur. Avant même que n’existe l’entreprise, l’entrepreneur efficace se penche sur la planification du type d’entreprise qu’il a en tête. C’est là le véritable travail de l’entrepreneur. Les fondements du succès d’une entreprise reposent sur la planification La majorité des nouveaux entrepreneurs se sentent galvanisés par un produit ou une occasion qui pourrait leur permettre de faire fortune. Malheureusement, un grand nombre d’entre eux se concentrent sur le produit ou bien l’occasion, au lieu d’investir le temps nécessaire à la planification de leur entreprise entourant le produit ou l’occasion. Cela peut être avantageux pour vous d’étudier la vie de divers entrepreneurs et les différents types d’entreprises qu’ils ont créées. De plus, il vaudrait peut-être mieux que vous trouviez un mentor qui fut entrepreneur. Trop souvent, les gens cherchent des conseils auprès de ceux dont l’expérience du monde des affaires a été acquise à titre d’employé et non d’entrepreneur. Les auteurs recommandent de garder votre emploi pendant que vous mettez sur pied une affaire à temps partiel, non pas pour l’argent, mais pour l’expérience. Ainsi, si cette entreprise ne se révèle pas rentable, vous aurez tiré une chose plus importante que l’argent : une véritable expérience de la vraie vie. Vous aurez appris d’une part à mieux connaître le monde des affaires et d’autre part à mieux vous connaitre. Leçon N°2 : Apprenez à tirer parti de la malchance

Ironiquement, ce sont les erreurs qui rendent les gens plus intelligents, car ils en tirent un enseignement.

Robert Kiyosaki a créé sa première entreprise qui fit rapidement faillite lorsqu’il avait neuf ans. Sa deuxième entreprise qu’il créa à l’âge de neuf ans également ne connut aucun essor. L’échec est essentiel à la réussite. Il y a deux raisons principales pour lesquelles les entrepreneurs échouent : Premièrement, celui qui rêve de devenir entrepreneur a tellement peur d’échouer que cela le paralyse et l’empêche d’agir. Il se lève le matin et se rend au travail, toujours armé d’excuses pour ne pas quitter son emploi et fonder sa propre entreprise. Ces excuses sont généralement les suivantes :

Pas assez d’argent Trop de risques Le moment n’est pas propice Une famille à nourrir, ..etc.

Deuxièmement, celui qui rêve de devenir entrepreneur n’a pas connu suffisamment d’échecs. Un grand nombre de propriétaires de petites entreprises et de travailleurs autonomes réussissent jusqu’à un certain point, et puis abandonnent toute croissance. Leur entreprise plafonne ou commence à péricliter. Elle atteint une certaine envergure et puis cesse de croitre. La peur de l’échec est la principale raison pour laquelle tant de gens ne réussissent pas ou ne sont pas aussi prospères qu’ils souhaiteraient l’être. « Dans le monde d’aujourd’hui qui évolue rapidement, ce sont les gens qui ne prennent pas de risques qui sont des aventuriers. Ce sont les gens qui ne prennent pas de risques qui restent loin derrière. » Le but d’un entrepreneur est de fixer de nouveaux buts, à élaborer un plan, à faire des erreurs et à prendre le risque d’échouer. Plus nombreuses sont ses erreurs, plus l’entrepreneur devient intelligent et, si tout va bien, l’entreprise grandit grâce aux leçons qu’il a apprises. Lorsque nous étions bébés, nous étions incapables de marcher, nous nous levions, chancelions et puis tombions. Et puis un jour, nous cessons de tomber et nous faisons nos premiers pas. Dès que nous sommes capables de marcher, nous ne sommes plus des bébés. A partir de ce moment, nous devenons des enfants. Tirer un enseignement de ses erreurs Les erreurs sont comme des panneaux d’arrêt. Les erreurs te disent : « Hé, c’est le temps d’arrêter…de prendre du recul…il y a quelque chose que tu ne sais pas. Il est temps d’arrêter et de réfléchir ». « Une erreur est un signal qui t’indique que le moment est venu d’apprendre quelque chose de nouveau, quelque chose que tu ignorais auparavant. » Beaucoup de personnes sont trop paresseuses pour réfléchir. Au lieu d’acquérir de nouvelles connaissances, elles ressassent les mêmes pensées jour après jour. Réfléchir est très exigeant. C’est en réfléchissant que l’on accroit nos capacités mentales. Et ces capacités mentales accrues traduisent une plus grande richesse. Donc, chaque fois que tu fais une erreur, arrêtes toi, et saisis cette occasion d’apprendre quelque chose de nouveau. Quelque chose qu’il te faut manifestement apprendre. Lorsque quelque chose ne tourne pas rond, lorsque tu échoues, prends le temps de réfléchir. Et lorsque tu auras découvert la leçon cachée par la situation, tu seras heureux d’avoir commis cette erreur. Si tu es contrarié, en colère ou honteux ; si tu rejettes le blâme sur autrui, ou si tu prétends ne pas avoir fait d’erreur, c’est que tu n’as pas assez réfléchi. Tes capacités mentales ne sont pas assez développées. Tu n’as pas assimilé la leçon. Dans ce cas, continue de réfléchir. Le processus entrepreneurial

Fonder une entreprise Échouer et apprendre Trouver un mentor Échouer et apprendre Suivre quelques cours Continuer à échouer et à apprendre S’arrêter en cas de réussite Fêter sa réussite Calculer ses gains et ses pertes Recommencer le processus

Si vous êtes quelqu’un à qui il tient de toujours bien paraître, d’avoir l’air plus intelligent, de ne jamais faire d’erreurs, et de connaître toutes les bonnes réponses  alors, le statut d’employé ou de travailleur autonome est sans doute ce qui vous convient le mieux. Leçon N°3 : Faites la distinction entre votre emploi et votre travail Pourquoi travailler gratuitement Quelle est la différence entre emploi et travail ? On nous paie pour occuper un emploi. Mais on ne reçoit pas de salaire pour un travail comme faire ses devoirs. Le travail est ce qui nous prépare à occuper un emploi. Plus on fait des devoirs, plus le salaire associé à notre emploi sera élevé. Les gens qui ne font pas leurs devoirs gagnent moins d’argent, qu’ils soient employés ou entrepreneurs. De nombreux entrepreneurs quittent leur emploi sans faire leurs devoirs. C’est pour cette raison qu’autant de petites entreprises font faillite ou sont en difficulté. Trop de gens confondent travail et emploi. Trop de gens s’attendent à recevoir une formation gratuite en milieu de travail. Et quand ils ont un emploi, les employés s’attendent à ce que leur employeur leur offre cette formation et leur verse un salaire en même temps. Et c’est pour cette raison que ces gens sont pauvres. Ce n’est pas seulement une question d’argent, mais d’attitude par rapport à la valeur de l’éducation, de la formation et de l’acquisition d’habiletés en échange desquelles d’autres seront prêts à payer. Exemple : les médecins travaillent gratuitement. Les médecins consacrent beaucoup de temps et d’argent à leur éducation avant d’être rémunérés pour leur pratique. C’est pourquoi ils gagnent plus d’argent que la majorité des gens. Les médecins font leurs devoirs avant de toucher leur salaire. Même les Beatles ont travaillé gratuitement avant de devenir riches et célèbres. Tout comme les médecins et les athlètes professionnels, ils ont payé leur dû. Ils ont fait leurs devoirs. Ils n’ont pas demandé un contrat de disques garanti, un chèque de paie régulier. Les gens paresseux n’ayant pas de discipline personnelle sont souvent ceux dont l’état de santé est le plus chancelant et qui se trouvent dans la situation financière la plus précaire. Avant de quitter votre emploi, vous devez comprendre qu’une entreprise repose sur la combinaison de plusieurs tâches différentes. Si un employé réussit très bien, par exemple dans le domaine de la vente ; cela ne veut pas dire qu’il réussira en affaires. La vente est indispensable, mais elle n’est qu’un des nombreux aspects des activités d’une entreprise. Et si une entreprise est en difficulté, c’est sans doute parce qu’un ou plusieurs emplois sont inexistants ou mal comblés. Un entrepreneur peut travailler dur, mais il ne pourra jamais effectuer plus d’une tâche à la fois. C’est pour cette raison qu’autant de propriétaires de petites entreprises s’essoufflent ou finissent par succomber à l’épuisement. Ils travaillent peut-être dur, mais ils ne remplissent pas toutes les fonctions requises.

(Le triangle PI par Robert Kiyosaki) Les devoirs de l’entrepreneur Avant de quitter son emploi, le futur entrepreneur doit faire ses devoirs. C’est-à-dire qu’il doit s’assurer que les cinq fonctions du triangle P-I seront remplies

Produit Aspect juridique Systèmes Communications Cash flow

Si l’entrepreneur fait preuve d’incompétence dans un ou plusieurs de ces paliers, l’entreprise court le risque de faire faillite, d’éprouver des difficultés financières ou encore stagner. Réunir des fonds, une affaire de communications : Tout entrepreneur se doit d’être capable de vendre, c’est une des capacités de base. La majorité des entrepreneurs sont de mauvais vendeurs. Ce qui signifie qu’ils sont incapables de réunir des fonds. Cette incapacité est peut-être la principale raison qui fait que la plupart d’entre eux abandonnent et réintègrent leur emploi. Si vous ne savez pas vendre, vous ne serez jamais entrepreneur. Apprenez à vendre et continuez à apprendre. Ce qui distingue nettement le propriétaire d’une petite entreprise d’un propriétaire d’une grande entreprise est la compréhension de l’importance qu’ont les systèmes ou les réseaux. Leçon N°4 : Le succès dévoile vos échecs L’intelligence de la rue par rapport à l’intelligence scolaire Parfois, c’est lorsque nous n’avons rien à perdre que nous gagnons le plus. Pour la majorité des gens, le plus difficile est d’arriver à ce « rien ». La plupart d’entre eux s’accrochent au peu qu’ils ont plutôt que de lâcher prise et de se retrouver devant le néant. Robert Kiyosaki raconte qu’il a été le pire vendeur de chez Xerox pendant 2 ans. Il posa alors la question à son père riche pour savoir ce qui n’allait pas : Son père riche lui a alors dit : « Tu n’échoues pas assez rapidement ». Pour cesser d’échouer, il faut échouer plus rapidement. Son père riche lui a alors proposé de garder son emploi de jour et de trouver un emploi de soir dans la vente. Mais cette fois-ci, de manière à ce qu’il puisse échouer plus rapidement. L’échec est payant Grâce à cela, il fut systématiquement classé parmi les meilleurs vendeurs lors de sa troisième et quatrième année chez Xerox. Les quatre écoles commerciales

Les écoles de commerce traditionnelles. Les écoles de commerce familiales Les écoles de commerce en milieu de travail. L’école de commerce de la rue. C’est l’école que les entrepreneurs fréquentent lorsqu’ils quittent le cocon de l’école traditionnelle, de la famille

Le succès dévoile vos échecs Vos points forts font ressortir vos points faibles. L’entreprise de Robert Kiyosaki avait été une réussite à deux des cinq paliers du triangle P-I : Communications, et produits. Mais dès que son entreprise a connu un succès trop fort, elle s’est effondrée. Ses points forts ont été éclipsés par ses points faibles. Lui et ses associés avaient oublié de consolider les paliers « aspects juridiques, systèmes et cash-flow » du triangle P-I. Qu’est-ce qui est le plus important ? L’intelligence scolaire ou l’intelligence de la rue ? En réalité, les deux. Pour réussir en tant qu’entrepreneurs, votre équipe et vous devez avoir une intelligence scolaire et une intelligence de la rue. On comprend immédiatement pourquoi si on examine le triangle P-I. Tandis que les cinq paliers exigent une intelligence de la rue, certains paliers comme « aspects juridiques » et « cash flow » exigent l’intervention d’un professionnel ayant reçu une éducation formelle. L’intelligence d’équipe L’entrepreneur doit être doté d’une intelligence d’équipe c’est-à-dire, être capable de s’entourer de personnes qui effectueront avec brio les tâches requises. Au final, en affaires, l’intelligence d’équipe va être le gage de la réussite. La différence entre l’intelligence scolaire et l’intelligence de la rue Penseur A Penseur B Capacité analytique/Esprit critique Capacité créative/ Logique souple Penseur T Penseur P Capacités techniques/Expertise Capacités personnelles/Leadership Du côté gauche, on trouve les caractéristiques qui sont généralement associées à l’intelligence scolaire. Celles du côté droit sont généralement associées à l’intelligence de la rue. « Si tu veux devenir un entrepreneur, tu devras développer ces quatre aspects de ta personnalité » disait le père riche de Robert Kiyosaki. Chaque type de penseurs sera attiré par un type d’entreprenariat différent. Les quatre types de penseurs sont importants pour une entreprise. Les petites entreprises demeurent petites ou font faillite parce un ou plusieurs types leur manquent. Un expert à tous les paliers Certains travailleurs autonomes ne réussissent pas aussi bien qu’ils le pourraient car ils estiment devoir maitriser les cinq fonctions. Intelligents, ils sont souvent capables d’y arriver, à un certain degré, mais sans jamais vraiment y exceller. C’est sans doute pourquoi ils ne quittent jamais le quadrant T. Si vous voulez réussir dans le quadrant P, vous devez exceller à l’un des paliers du triangle P-I, et ensuite rassembler autour de vous une équipe de spécialistes qui rempliront toutes les autres fonctions. Avant de quitter votre emploi, sachez que vous devez d’abord vous développer vous-même. Si vous faites tous les efforts nécessaires pour devenir un grand entrepreneur, il sera plus facile pour vous de trouver des gens compétents pour composer votre équipe. Si vous arrivez à rassembler une bonne équipe, vous réussirez plus facilement, où que vous soyez. Leçon N°5 : L’argent est roi La majorité des gens se fixent des objectifs. Ce qui est bien. Mais le plus important n’est pas tant le but, mais le processus que nous suivons. C’est pourquoi le processus est plus important que le but, c’est qu’il détermine ce que vous deviendrez en atteignant votre but. Voici quelques exemples:

On peut devenir riche grâce à un héritage On peut devenir riche par alliance On peut devenir riche en étant un escroc On peut devenir riche en étant radin On peut devenir riche avec de la chance On peut devenir riche en devenant un entrepreneur intelligent

Le processus entrepreneurial est donc à mon sens le meilleur processus que l’on puisse adopter pour s’enrichir, car c’est également un processus éducatif qui permet d’accéder à une grande prospérité si on a le cœur, l’esprit et l’endurance nécessaires. Pourquoi le cash-flow est-il le palier de base? La majorité des individus voulant devenir entrepreneur se concentre sur le palier "produit", le palier qui se trouve au sommet du triangle P-I. Le produit est bien sûr important, mais si vous examinez le triangle, vous constaterez que le cash-flow se trouve à sa base, et que c’est le palier qui occupe le plus d’espace dans le diagramme. Avant de quitter votre emploi et de vous lancer en affaire, il est utile que vous vous asseyiez avec un comptable chevronné afin de dresser avec lui un budget illustrant les couts associés à la création et à l’exploitation de votre entreprise. Les individus qui souhaitent devenir entrepreneur et qui se mettent en quête de fonds entrent dans deux catégories qui sont:

Ceux qui disposent d’un plan d’affaires et de prévisions financières Ceux qui n’ont rien à présenter

Si un individu arrive les mains vides, cela signifie qu’il vient à peine d’amorcer le processus de planification de son entreprise, ou encore qu’il n’a pas la moindre idée de ce qu’il fait, ou les deux. Un bon plan d’affaires, bien présenté, vous permettra de réunir les fonds dont vous avez besoin. Un mauvais plan d’affaires, mal présenté, peut se solder par des pertes sèches. Un bon plan d’affaires permet essentiellement à l’investisseur éventuel de mieux saisir la pensée de l’entrepreneur. Cela lui permet également de déterminer si l’entrepreneur est sérieux. Même si l’entreprise ne voit jamais le jour, le processus entourant la réflexion et précédant la création d’une entreprise, l’élaboration du plan d’affaires jumelé à des chiffres racontant la même histoire ; constituent en somme un remarquable outil d’apprentissage ainsi qu’une excellente confrontation avec la réalité. C’est l’amorce d’un équilibre entre l’intelligence scolaire et l’intelligence de la rue. Son père riche disait souvent: "il n’y a pas de mauvais investissement, mais il y a de mauvais investisseurs ». Il disait aussi: "il n’y a pas de mauvaises occasions d’affaires, mais il y a beaucoup de mauvais entrepreneurs.” Le monde est rempli d’occasions pouvant générer des millions et des millions d’euros de profit. Le problème, c’est qu’il y a davantage d’occasions que d’entrepreneurs capables de les exploiter. C’est pourquoi le palier du cash-flow du triangle P-I est si important. Il ne raconte pas l’histoire de l’occasion, mais celle de l’entrepreneur. Cela est particulièrement vrai dans la phase de création de l’entreprise. Bonnes dépenses et mauvais dépenses: La raison pour laquelle tant de gens sont pauvres, c’est qu’ils sont de pauvres consommateurs.

En d’autres termes, il y a de bonnes dépenses et de mauvaises dépenses. Il disait aussi: "Les gens riches sont riches parce qu’ils ont des dépenses qui les enrichissent. Les gens pauvres sont pauvres parce qu’ils ont des dépenses qui les appauvrissent. En ce qui a trait à l’entrepreneuriat, il disait: "La majorité des gens ne sont pas de bons entrepreneurs parce qu’ils économisent au lieu de dépenser". Robert Kiyosaki donne l’exemple de son entreprise : Il a souhaité économiser 7000 dollars de frais juridiques. Cela lui a couté une entreprise multimillionnaire. Il a alors compris qu’il fallait apprendre à dépenser de l’argent qui lui rapporterait de l’argent. L’argent est roi "Il y a une différence entre faire des affaires et s’en occuper. Si la majorité des gens ne deviennent pas de bons entrepreneurs, c’est qu’ils sont occupés et qu’ils travaillent dur, sans gagner d’argent. Un entrepreneur doit gagner de l’argent. Le palier du cash-flow du triangle P-I est le reflet de sa réussite." Un employé peut être payé pour être occupé. Un entrepreneur est rémunéré en fonction de ses résultats. Ces résultats sont souvent exprimés en termes de bénéfices nets. Leçon N°6 : Les trois types de salaires Il existe 3 types de salaires et trois types de revenus :

Le revenu de travail Le revenu de placement Le revenu hors exploitation

L’entrepreneur peut toucher ces trois types de revenus et il doit savoir comment les distinguer, car les taux d’imposition peuvent grandement influer sur ses résultats. Il existe également 3 types de salaire :

Le salaire concurrentiel Le salaire symbiotique Le salaire spirituel

  1. Le salaire concurrentiel Dans le monde des affaires, les entreprises rivalisent entre elles pour : des clients, une part de marché, des contrats et de bons employés. La concurrence, c’est la survie du plus fort qui mange le plus faible. La majorité des gens travaillent pour un salaire concurrentiel. 2- Le salaire symbiotique Les entrepreneurs les plus riches et les plus puissants ont érigé les plus grandes entreprises du monde grâce à la coopération. Ces entreprises sont devenues encore plus concurrentielles grâce à la coopération des membres de leurs équipes. La majorité des propriétaires de grandes entreprises sont de grands leaders. 3- Le salaire spirituel C’est faire un travail non pas parce qu’on veut le faire, mais parce qu’il doit être fait, et que l’on sait au plus profond de notre être que c’est à nous de le faire. L’un des secrets pour attirer des forces magiques et invisibles consiste à faire systématiquement don de ses dons. « Pourquoi autant de gens sont-ils au-dessous de la moyenne ? » Son père riche lui dit : « Parce que trouver notre don, le développer et en faire don n’est pas chose facile. La majorité des gens ne veulent pas faire cet effort. » Les grands médecins étudient pendant longtemps et passent ensuite de nombreuses années à développer leur don. Les grands golfeurs se sont exercés pendant des années à perfectionner leur don. Pourquoi le fait de faire ce que l’on aime ne suffit pas Très souvent, j’entends des gens dire : « Je fais ce que j’aime ». Et aussi : « Fais ce que tu aimes et l’argent suivra. » Bien qu’il s’agisse d’un bon conseil, il n’est pas des plus judicieux. Le problème le plus flagrant vient de l’utilisation du mot « je ». La véritable mission d’un individu se résume à « qui il aime ». Elle n’a rien avoir avec lui-même. Ce n’est pas travailler pour soi-même. Avant de quitter votre emploi, rappelez-vous que votre mission commence dans votre cœur et dans votre âme, qu’elle transparait dans les gestes que vous posez, et non uniquement dans les paroles que vous prononcez. Notre cœur et notre expérience nous ont appris que si l’on donne la priorité à nos partenaires et à notre mission, les récompenses financières suivent. « Plus on sert de gens, plus on devient riche ». Leçon N°7: La portée de la mission détermine le produit Notre tâche ne consiste pas uniquement à gagner de l’argent, mais aussi à rendre ce monde meilleur. Plus on sert de gens, plus on devient efficace. Si tu veux devenir riche, sert tout simplement plus de gens. C’est la portée de la mission qui détermine le produit. Il est très difficile de gagner beaucoup d’argent ou de servir beaucoup de gens en se contentant de travailler dur. Si vous voulez servir beaucoup de gens ou gagner beaucoup d’argent, vous devrez probablement vous retirer de la scène et passer à travers le chas de l’aiguille (en gros que votre business travaille pour vous sans que vous ayez à intervenir. J’ai d’ailleurs écrit un article à ce sujet, vous pouvez le lire ici). Les entreprises qui connaissent le plus de succès ont adopté l’une ou l’autre de ces missions :

Résoudre un problème Répondre à un besoin

Une mission reliée à la résolution d’un problème ou à la satisfaction d’un besoin, jumelée au désir de servir le plus de gens possible, est à la base des entreprises les plus florissantes. VOUS N’AVEZ PAS À SAUVER LE MONDE La mission de ces entreprises consiste à rendre accessibles des solutions à un problème ou à un besoin. Typiquement, une entreprise dont la mission est avant tout de « gagner de l’argent » ou d’être « le plus grand et le meilleur fournisseur d’un produit ou service en particulier » au lieu de résoudre un problème ou de répondre à un besoin, n’aura pas de fondements assez solides pour ériger un triangle P-I stable et durable. Évidemment, il n’y a rien de mal à vouloir gagner de l’argent ou à être « le plus grand et le meilleur ». Toutefois, la nature de la mission ne donne pas de véritable orientation à une entreprise, ni ne fournit à l’entrepreneur en herbe, la mentalité requise pour ériger cette entreprise. Si vous vous consacrez à l’accomplissement d’une mission qui vise à résoudre un problème ou à répondre à un besoin, l’argent suivra. « Si tu veux devenir riche, sers tout simplement plus de gens ». Leçon N°8: Créez une entreprise qui offrira un produit ou un service unique Quel est le rôle du chef d’entreprise? Les tâches les plus importantes d’un chef d’entreprise sont:

Définir clairement la mission, les buts et la vision de l’entreprise Trouver des collaborateurs compétents et constituer une équipe Consolider l’entreprise de l’intérieur Assurer l’expansion de l’entreprise Améliorer les résultats Investir dans la recherche et le développement Investir dans les biens corporels Être socialement responsable

Une mission et rien d’autre Bien que leurs intentions soient louables, un bon nombre de ces gens au grand cœur n’arrivent pas à accomplir leur mission Cela du au fait qu’ils n’ont justement qu’une mission et rien d’autre. De nombreuses personnes passent des années à l’école ou au travail afin de perfectionner des habiletés sans importance, ou qui n’ont aucun lien avec le triangle P-I. Un professeur qui malgré son instruction et ses années d’expérience en enseignement, aura de la difficulté à transposer ses connaissances dans le triangle P-I et à devenir entrepreneur. Il lui manque tout simplement des habiletés commerciales. Le rôle du chef d’entreprise Le rôle du dirigeant d’entreprise est d’assurer la croissance de l’entreprise et de servir le plus de gens possible. S’il ne se montre pas à la hauteur, son entreprise stagne et peut même régresser. Comment faire grandir une entreprise L’expansion d’une entreprise peut se faire de diverses façons dont: 1 – La reproduction exacte du triangle P-I Dans de nombreuses villes, il n’est pas rare qu’un même propriétaire exploite trois ou quatre restaurants 2 – Le franchisage 3 – L’appel public à l’épargne 4 – La concession de licences (à mon sens, ici Robert Kiyosaki oublie de mentionner d’autres façons de faire grandir une entreprise comme l’achat d’autres entreprises. C’est d’ailleurs ce qu’a fait un entrepreneur que j’ai interviewé et qui lui a permis de faire passer son entreprise de 0 à plus de 100 millions de CA. Vous pouvez voir l’interview ici.) Une idée à faible risque Première leçon: Ayez toujours une idée à faible risque ou une stratégie de secours Deuxième leçon: Créez une entreprise autour d’un avantage tactique unique Faites ce qu’aucune entreprise ne fait Pour votre entreprise, la façon la plus simple de se démarquer consiste à s’attribuer une propriété intellectuelle et un avantage concurrentiel. Révisez votre mission, et les composantes de votre triangle P-I. Examinez chaque composante en vous demandant comment votre entreprise peut exceller ou se démarquer de la concurrence. Pensez ensuite à la façon dont vous pourrez multiplier cet avantage concurrentiel afin d’assurer la croissance de votre entreprise. Leçon N°9: Le prix le plus bas n’est pas forcément le meilleur

VENTES = REVENUS

L’entrepreneur doit être le meilleur vendeur de son entreprise. L’entrepreneur doit être le meilleur spécialiste du marketing de son entreprise. Le marketing doit générer des ventes et non se traduire uniquement par des annonces publicitaires attirantes et enjôleuses.

Le prix le plus bas n’est pas forcément le meilleur. Les bas prix n’attirent que les clients radins. Avant de quitter votre emploi : 1- il y a trois niveaux de prix dans tout marché. Le prix le plus élevé, le prix moyen, et le prix le plus bas. N’oubliez pas que le prix moyen est peut-être le plus attrayant, mais qu’il est aussi le plus courant. 2 « Si vous choisissez d’évoluer en bas de l’échelle des prix, vous devrez vous montrer meilleur homme d’affaires que ceux qui évoluent en haut de cette échelle. » 3- Si vous pensez offrir un produit au prix le plus élevé dans votre créneau commercial, vous devriez offrir à vos clients quelque chose que vos concurrents ne peuvent offrir. Sachez que plus le prix est élevé, moins vous aurez de clients, et que mieux vous devrez cibler votre campagne de marketing. 4- Ne tentez pas de répondre en tous points à tous les besoins des clients. Si vous voulez un produit haut de gamme et un produit bas de gamme, créez deux marques. Le but du marketing est de répondre aux désirs, aux besoins et à l’égo du client. Dans bien des cas, c’est l’égo qui détient le pouvoir d’achat. 5- Au lieu de consentir des rabais, bonifier votre produit. Plutôt que de baisser les prix et de réduire votre marge bénéficiaire, tentez de trouver des moyens de maintenir vos prix tout en augmentant la valeur du produit aux yeux du client, et ainsi avoir des clients heureux. 6- Au lieu de chercher à vendre de nouveaux produits, cherchez de nouveaux clients. Un entrepreneur avisé se concentre sur la satisfaction de ses clients existants et cherche une nouvelle clientèle à qui offrir des produits existants. 7- Cherchez des partenaires stratégiques qui vendent déjà à la clientèle convoitez. 8- Prenez soin de vos meilleurs clients. Efforcez-vous toujours de satisfaire vos meilleurs clients, car non seulement ils achèteront davantage de vos produits, mails ils parleront de vous à leurs amis, et il n’y a pas de meilleure publicité. Le prix de votre produit doit satisfaire les besoins, les désirs et l’égo du client. Lorsqu’il s’agit d’égo, nous aimons tous faire une bonne affaire. Nombreux sont ceux parmi nous qui aiment dire qu’ils ont payé très cher un produit que peu de gens peuvent ou pourront s’offrir. L’égo joue un rôle dans tous les niveaux de l’échelle des prix. Le seul positionnement souhaité est le premier rang. Si vous n’êtes pas le premier de votre catégorie, alors inventez-en une où vous pourrez l’être. Un avantage concurrentiel basé sur la qualité du produit se traduira par une plus grande marge bénéficiaire et une clientèle mieux nantie. Une erreur que font fréquemment les nouveaux dirigeants d’entreprise est de viser une clientèle trop vaste. Ils tiennent pour acquis que n’importe qui est un client potentiel. Les clients doivent faire l’objet d’une présélection. Il est souvent préférable de ne pas avoir de clients que d’avoir de mauvais clients. Non seulement vous ne ferez pas de profits avec un mauvais client, mais en plus, vous pourriez rater des occasions, et parfois même perdre de l’argent. Le cycle d’acquisition de la clientèle est composé des étapes suivantes :

Attirer le client (c’est l’étape la plus difficile) Réaliser une vente Se procurer les coordonnées du client Flatter le client (le remercier d’avoir acheté votre produit) Rester en contact avec le client Répondre aux demandes du client avec diligence et politesse (transformez un client mécontent en un client satisfait) Créer un club auquel les clients pourront adhérer (offrez-leur une prime au moment de l’inscription) Demander aux clients satisfaits de « parler à un ami » de votre entreprise ou de votre produit Réaliser une autre vente Répéter le cycle

Leçon N°10: Sachez quand quitter votre emploi 1- Analyser votre attitude On ne devient pas un entrepreneur uniquement pour s’enrichir. Il y a des moyens beaucoup plus faciles pour arriver à cette fin. Si vous n’aimez pas le monde des affaires et les défis que pose la gestion d’entreprise, alors l’entrepreneuriat n’est sans doute pas fait pour vous. 2- Acquérez le plus d’expérience possible aux cinq paliers du triangle P-I Au lieu de choisir un emploi en fonction du salaire, choisissez-le en fonction de l’expérience qu’il vous apportera. 3- N’oubliez jamais que Ventes = Revenus Tous les entrepreneurs doivent exceller dans le domaine de la vente. Si vous n’êtes pas bon vendeur, vous devez acquérir le plus d’expérience possible dans ce domaine avant de quitter votre emploi. 4-Soyez optimiste, mais aussi impitoyablement honnête avec vous-même. 5- Comment dépensez-vous votre argent ? Trop de gens éprouvent des difficultés financières parce qu’ils ne savent pas comment dépenser leur argent. J’ai vu beaucoup trop d’entrepreneurs se ruiner à force d’économiser. Par exemple, lorsque l’entreprise bat de l’aile, au lieu de consacrer davantage de ressources financières à la promotion, l’entrepreneur opte souvent pour une compression de ses dépenses afin d’économiser. De ce fait, son entreprise continue à péricliter. C’est prendre une mauvaise décision, au mauvais moment. 6- Créer une entreprise pour vous faire la main 7- Acceptez de demander de l’aide « L’arrogance est la cause de l’ignorance » 8- Trouvez un mentor 9- Joignez-vous à un réseau d’entrepreneurs 10- Demeurez fidèles au processus L’entrepreneuriat est un processus, et non pas un emploi ou une profession. Demeurez donc fidèle au processus et rappelez-vous que même si les temps sont durs, le processus vous donnera un aperçu de l’avenir qui vous attend. MISSION ==> PROCESSUS ==> BUT Si vous avez un grand but, votre mission doit être assez forte afin de vous propulser tout au long du processus. Avec une grande mission, tout est possible. Conclusion d’Alex du blog Des mentors pour entreprendre J’ai beaucoup apprécié ce livre. Il se lit très facilement. Comme pour ses autres ouvrages, Robert Kiyosaki adopte un langage simple et direct. Le triangle PI qu’il décrit dans son ouvrage est une excellente base de réflexion à tous les entrepreneurs qui se lancent. Comme il le dit très bien dans son livre, « une entreprise prospère nait avant même sa création ». Le triangle PI vous servira dans la conception de votre business modèle. Par ailleurs, bien qu’ayant créé mon entreprise depuis quelques années maintenant, après avoir lu ce livre, je me suis servi du triangle PI pour échanger avec mon associé sur les éléments que nous pouvions améliorer au sein de notre entreprise. Par exemple, nous nous sommes aperçus que nous ne mettions pas assez l’accent sur les "systèmes" et que nous faisions beaucoup de tâches à répétition sans pour autant automatiser ses tâches. Aujourd’hui, nous avons mis en place plusieurs processus automatisés dont des formations vidéo enregistrées qui permettent ainsi à tous nos collaborateurs d’être formés avec la même qualité d’information délivrée. Cela nous a également fait gagner un temps énorme que nous consacrons dans le développement et la recherche de nouveaux clients. Même si j’ai connaissance d’une bonne partie des éléments décrits par Robert Kiyosaki dans son livre, j’apprécie de (re)lire ce livre. Bien souvent les bonnes pratiques s’oublient facilement notamment dans le feu de l’action. Ce livre permet alors de prendre du recul sur sa propre activité. Ce que l’on pourrait reprocher à cet ouvrage est qu’il y a parfois des longueurs : L’auteur déborde régulièrement sur sa vie personnelle. Sur de nombreuses pages, Robert Kiyosaki nous raconte son histoire, sa rencontre avec sa femme Kim, son expérience durant la guerre du Vietnam, son apprentissage à un cours de formule 1…etc. Enfin, à mon sens il manque un élément important au triangle PI, nécessaire à toute réflexion pour un entrepreneur : Le marché Par exemple, je connais personnellement deux entrepreneurs qui évoluent dans le secteur de l’énergie photovoltaïque. Depuis, la réforme de l’état sur le rachat de l’énergie, la première entreprise a déposé le bilan tandis que la seconde va très mal. Si le marché (ou la règlementation) n’est pas (ou plus) favorable à un business, quelle que soit la qualité des dirigeants, de leurs équipes (et des autres éléments du triangle PI), l’entreprise aura du mal à croître. A mon sens, le triangle PI doit être accompagné par la notion de « marché » sur lequel tous les entrepreneurs doivent également être vigilants lorsqu’ils décident de se lancer.

Points forts :

Facile à lire Le triangle PI est une bonne base de réflexion pour tous les entrepreneurs Pragmatique et motivant Des conseils pertinents et avisés

Points faibles :

Quelques longueurs Le livre se focalise beaucoup sur « l’état d’esprit » et aborde le thème de l’entrepreneuriat dans sa globalité sans forcément rentrer dans le détail de chaque élément du triangle PI (Le livre permet néanmoins d’avoir une bonne base de réflexion lorsque l’on décide de se lancer. J’aurais personnellement aimé avoir lu ce livre lorsque je me suis lancé, cela m’aurait évité quelques erreurs à mes débuts)

La note d’Alex du blog Des mentors pour entreprendre :

Avez-vous lu “Avant de quitter votre emploi” ? Combien le notez-vous ? Note: There is a rating embedded within this post, please visit this post to rate it. Lire plus de commentaires sur Avant de quitter votre emploi sur Amazon. Acheter “Avant de quitter votre emploi” sur Amazon :

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Mon, 13 Feb 2012 07:30:00 +0100 http://www.olivier-roland.fr/items/view/651/Avant-de-quitter-votre-emploi
Richard Branson : L’autobiographie http://www.olivier-roland.fr/items/view/608/Richard-Branson-Lautobiographie

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Transcription texte (littérale) de la vidéo : Bonjour et bienvenue dans cette nouvelle vidéo du blog Des livres pour changer de vie. Je suis actuellement à San Diego. Vous pouvez voir que l’on a une vue plutôt sympa, on est en plein mois de janvier et il fait suffisamment bon pour être en T- shirt sur la plage, voire même, pour les plus courageux, se mettre en maillot de bain. Je suis donc en Californie, le pays des entrepreneurs. Et je suis en train de terminer un livre que je trouve vraiment excellent, et j’ai voulu le partager avec vous. Une fois n’est pas coutume, il s’agit d’une autobiographie. Et c’est tout simplement l’autobiographie de Richard Branson, qui s’appelle en anglais « Losing my virginity » qui se traduit en français par le titre : perdre ma virginité. La traduction officielle a été un petit moins sexy que le titre original puisque le titre officiel de la biographie est : « Richard Branson, l’autobiographie ». Un petit peu moins sexy mais au moins, ça va droit au but ! Je vous recommande vraiment, vraiment ce livre. Pour ceux qui ne connaitraient pas, Richard Branson, c’est le fondateur de Virgin. D’abord Virgin Music, qui est un groupe de production de musiques et qui a ensuite créé énormément d’entreprises dans des tas de secteurs différents : il a créé une compagnie aérienne, il a créé une compagnie de train, il a créé une entreprise dans les biocarburants, il a créé des tas d’initiatives pour venir en aide aux pays pauvres, notamment en Afrique. Il a aussi créé une entreprise qui est vraiment, vraiment super cool, qui s’appelle Virgin Galactic et qui a pour but de développer le tourisme spatial. Richard Branson, c’est vraiment un entrepreneur hors du commun. Au même titre que Steve Jobs, il est vraiment extraordinaire, et il raconte dans ce livre tout depuis son adolescence, avec la jeunesse de son parcours d’entrepreneur, jusqu’aux années 2010 où, justement, il se consacre davantage à la philanthropie et à des projets qui sont plus à long terme comme la lutte contre le réchauffement climatique. C’est un livre que j’ai commencé et, personnellement, je ne peux pas m’arrêter. C’est un “page turner” comme disent nos amis anglo-saxons. Il est vraiment très intéressant, très bien écrit. Ça se lit comme un roman sauf que ça s’est réellement passé. Et on a énormément de choses à apprendre d’un entrepreneur comme ça, qui se dévoile véritablement dans son livre. En tout cas, ça m’a déjà donné des idées pour mes entreprises. C’est vraiment intéressant de constater que Richard Branson est un entrepreneur qui a une éthique qui semble vraiment incroyable et qui, en plus, est un entrepreneur, on va dire social, c’est-à-dire qu’il a une dimension qui va au-delà de la simple prouesse économique, qui essaie véritablement de changer le monde en mieux. Donc je vous le recommande vraiment. Je vous dis, ça se lit comme un roman, c’est rapide, c’est efficace, c’est simple. Il y a tout : il y a de l’humour, il y a du sexe, il y a de l’aventure et en plus on apprend énormément sur l’entreprenariat. Donc c’est vraiment un livre à lire. Merci et à très bientôt pour une nouvelle vidéo ! Acheter “Richard Branson : L’autobiographie” sur Amazon :

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Mon, 30 Jan 2012 07:30:00 +0100 http://www.olivier-roland.fr/items/view/608/Richard-Branson-Lautobiographie