Olivier Roland - tagged with entreprise http://www.olivier-roland.fr/feed en-us http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss Sweetcron o.roland@technosmart.net Comment développer votre entreprise avec un blog – conférence http://www.olivier-roland.fr/items/view/4097/Comment-dvelopper-votre-entreprise-avec-un-blog-confrence

Tweet Cette présentation date de 2011, mais les principaux fondamentaux que j’expose restent valables, donc je me suis dit que cela vous ferait plaisir de la voir . Soyez indulgent : c’était ma toute première présentation devant plusieurs centaines d’entrepreneurs. Enjoy ! Transcription texte de la présentation : Dans cette présentation, je vais vous expliquer […]

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Wed, 14 May 2014 16:00:00 +0200 http://www.olivier-roland.fr/items/view/4097/Comment-dvelopper-votre-entreprise-avec-un-blog-confrence
Pourquoi votre stratégie de référencement doit être une stratégie d’entreprise http://www.olivier-roland.fr/items/view/3155/Pourquoi-votre-stratgie-de-rfrencement-doit-tre-une-stratgie-dentreprise

TweetCet article a été rédigé par Patrice Decoeur de l’agence Targuzo et du blog Succès Marketing. Si vous demandez à un professionnel du référencement ce qui est le plus important dans son activité, il vous répondra probablement : Recherche de mots clés sur lesquels cibler votre communication web Création de link building pour faire monter […]

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Wed, 05 Feb 2014 17:32:00 +0100 http://www.olivier-roland.fr/items/view/3155/Pourquoi-votre-stratgie-de-rfrencement-doit-tre-une-stratgie-dentreprise
L’art de la guerre http://www.olivier-roland.fr/items/view/3081/Lart-de-la-guerre

Phrase-résumée de « L’art de la guerre » : L’art de faire la guerre est l’art de gagner une guerre avant qu’elle ne commence. Par Sun Tzu, Vème siècle av. J.-C., 75 pages. Note : Cette chronique est une chronique invitée écrite par Nicolas Bazard du blog Croissance explosive. Chronique et résumé de « L’art […]

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Thu, 16 Jan 2014 17:00:00 +0100 http://www.olivier-roland.fr/items/view/3081/Lart-de-la-guerre
La YES School, une école pour les entrepreneurs http://www.olivier-roland.fr/items/view/2719/La-YES-School-une-cole-pour-les-entrepreneurs

Catherine Ramon est une femme pas ordinaire qui s’est mis en tête de développer l’esprit d’entreprenariat chez les jeunes en France, et la création d’entreprise. Elle a créé une école originale, la Young Entrepreneur School, basée à Sophia-Antipolis et qui proposent des cursus de 1 à 3 ans pour le moins atypiques, puisque leur objectif [...]

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Thu, 09 May 2013 10:00:00 +0200 http://www.olivier-roland.fr/items/view/2719/La-YES-School-une-cole-pour-les-entrepreneurs
Comment créer un véritable business avec moins de 1000 visiteurs par mois http://www.olivier-roland.fr/items/view/1438/Comment-crer-un-vritable-business-avec-moins-de-1000-visiteurs-par-mois

Note : Cet article est un article invité rédigé par Jeremy Goldyn, blogueur Entrepreneur. Il est l’auteur du blog Road to Entrepreneur dont le but est d’aider tous ceux qui veulent réussir à Entreprendre.

Dans cet article, je vais vous expliquer comment j’ai fait pour créer un vrai business grâce à Internet et plus particulièrement grâce au blogging. Avant de commencer, je tiens à remercier Olivier pour la publication de cet article, qui j’espère en inspirera plus d’un. Petite histoire : comment je suis devenu blogueur ? En réalité, je blogue depuis 2004. A cette époque, j’avais créé un blog sur les énergies nouvelles et l’environnement car c’était ma passion. Je n’avais aucune intention de monétiser ce blog et d’ailleurs je n’ai rien gagné comme argent. Enfin presque… mais j’expliquerais cela plus tard. Au départ, le but était de partager des conseils pratiques pour aider les gens à économiser de l’argent en investissant dans les énergies nouvelles. Le blog était à la fois :

un bon moyen de me faire connaître dans ce secteur afin d’affirmer mon expertise, de me forcer à rester à jour avec les nouveautés du marché.

Finalement, grâce à ce blog, j’ai pu entrer dans les médias et devenir journaliste. Ce qui m’a permis de gagner de l’argent et un titre intéressant. En été 2011, grâce au blog Des Livres Pour Changer de Vie d’Olivier, j’ai découvert qu’il était possible de devenir blogueur professionnel. Paradoxalement, cette découverte s’est faite lorsque j’avais décidé de me former afin de comprendre quels étaient tous les facteurs qui faisaient la différence entre ceux qui réussissent et ceux qui échouent. Pendant les mois qui ont suivi, j’ai décidé de me former à cette nouvelle discipline en cherchant les meilleures sources d’informations disponibles à ce sujet. C’est ici que toute l’histoire commence… Créer un blog… Après avoir ingurgité énormément d’information pendant 3 mois, que ce soit sur le blog d’Olivier ou sur des blogs anglais comme celui de Steeve Pavlina, Tim Ferriss, ou encore de nombreuses formations business depuis l’étranger, etc. Il était temps de passer à l’action et de mettre en pratique tout ce que j’avais appris et tout ce que je connaissais déjà. Note : le problème avec l’information intéressante que vous trouvez sur les autres sites Internet est que vous avez tendance à en consommer de plus en plus sans réellement agir. C’est ce qu’on appelle la procrastination. J’en ai été victime pendant une courte période lors de mon apprentissage et la seule solution pour en sortir est d’arrêter de consommer. Au lieu de consommer de l’information, utilisez ce temps et cette énergie pour produire des résultats par rapport à vos propres projets. Pour démarrer mon premier blog WordPress professionnel, je n’ai fait que suivre les conseils donnés par Olivier dans la série de vidéos sur le blog http://www.blogueur-pro.com. L’installation de mon blog n’a pris que 20 minutes. Ca y est, je pouvais démarrer mon projet. Démarrer son projet

C’est ici que la majorité des blogueurs Entrepreneurs débutants font la même erreur. Ils considèrent leur blog comme un blog et pas comme un projet (comme un business). Or, avant même de commencer votre blog, vous devez avoir une idée assez claire de ce que vous voulez en faire, comment vous allez faire et surtout quels sont les résultats que vous souhaitez atteindre. En résumé, vous devez avoir une VISION. Pour ma part, je démarre tous mes projets avec cette méthode. C’est ce qu’on appelle le développement agile, c’est-à-dire que vous développez votre projet au fil de l’eau mais avec une VISION plus ou moins claire dès le départ. Laissez-moi vous donner l’exemple de mon cas. Je voulais créer un blog de niche sur la thématique des énergies renouvelables et solutions pour économiser l’énergie. Ma vision était d’aider les autres à faire des économies d’énergie. A ce stade, je ne savais pas encore comment faire et ce n’était pas important, je savais au moins ce que je voulais faire. L’idée était de créer un business plus ou moins automatique afin de ne pas échanger mon temps contre de l’argent mais de construire un système qui travaillait pour moi. Avoir une vision de votre projet est sûrement l’une des étapes les plus importantes de votre projet. Petit conseil : ne changez pas votre VISION ! Vous pouvez changer la manière dont vous allez faire les choses pour atteindre votre but mais votre VISION doit rester la même. Trop souvent, les gens arrêtent leur projet trop tôt. Gardez à l’esprit que les difficultés et les problèmes font partie de votre projet. C’est en trouvant des solutions aux problèmes qu’on avance, pas en renonçant ! Comment savoir si vous êtes dans la bonne direction ou s’il est peut-être nécessaire d’arrêter votre projet ? Pour commencer, construisez des statistiques de progression concernant votre projet. Pour cela, définissez des critères qui mesurent l’évolution de votre projet afin d’atteindre votre objectif final. Par exemple, si vous voulez créer un site de vente de service en ligne, le taux de conversion de votre site est certainement l’indicateur de progression le plus important. Trouvez tous les indicateurs pertinents pour votre site Internet : le trafic, le taux de rebond, le nombre de visites sur telle page, le nombre d’achats, le nombre de vues d’une vidéo, etc. Faites un tableau Excel reprenant ses indicateurs. Chaque semaine, faites un état des lieux en observant les progressions de vos différents indicateurs et essayez de faire une corrélation logique entre les résultats que avez obtenus et les actions que vous avez menées. Pour avoir une vue sur cela, répertoriez vos activités dans Google Agenda par exemple. Après 3 à 6 mois, si vous ne voyez aucune progression significative, c’est à dire des résultats conséquents qui vous rapprochent fondamentalement de votre but, vous pouvez arrêter ou mener une grande réflexion quant au développement de votre projet. Mais pas avant. J’ai remarqué que la majorité des projets commencent à prendre de l’ampleur après le 3ème mois (c’est une observation personnelle ). L’avantage de cette méthode est que vous ne perdez pas de temps à faire des choses inutiles. Vous analysez constamment comment évolue votre projet et vous savez ce que vous avez à faire pour le rendre plus efficient. Si vous êtes intéressé par cette méthode, je vous invite à lire la chronique du livre ‘’ The Lean Startup ‘’. Il s’agit d’un livre qui fait partie du PMBA qui a pour but de vous aider à créer au plus vite un business viable. C’est la méthodologie qu’utilisent des Entreprises comme Facebook, Groupon, Salesforce, etc. Autant dire que c’est efficace
C’est la méthode que j’ai utilisée pour créer mon projet de blogging. À ce stade-ci, j’avais l’idée de mon projet, j’avais l’expertise dans le secteur, j’avais une VISION mais… le moyen que j’avais utilisé pour communiquer le projet ne me semblait pas le plus efficace… je pensais que j’aurais dû opter pour une autre approche mais je ne voulais pas tout recommencer bien que ça aurait peut-être été une meilleure solution. Quand l’innovation est de rigueur En effet, même si ce n’était pas le meilleur des canaux de communication, le blog était le canal que j’avais choisi pour développer mon projet car c’était un moyen peu coûteux, qui demandait très peu de compétences techniques (je n’en avais aucune à ce moment-là) et rapide à mettre en place. Par contre, je n’avais pas pris en compte les autres paramètres…

Pour créer un blog avec du trafic ciblé, il est nécessaire de créer du contenu. Ce n’était pas un problème, j’avais beaucoup d’idées d’articles en réserve. Le problème c’était que ce contenu devait être lu et que le meilleur moyen de développer le trafic de votre blog est de parler de votre thématique sur d’autres blogs ou sites qui ont un rapport similaire ou complémentaire avec le vôtre. Autant dire que j’étais un peu trop seul dans ma niche. Toutes les recherchent que j’avais faites montraient des sites qui n’étaient plus à jour ou des sites qui n’avaient pas de rapport commun au mien. Pas évident de développer le trafic… Après 6 mois, je me suis retrouvé avec un faible trafic, presque aucun commentaire et peu d’inscrits à ma liste (moins de 10 inscrits). Pour ce dernier élément j’avais proposé un livre gratuit qui donnait des conseils pour économiser l’énergie.

Voici les statistiques après le 3ème mois. Je venais de réaliser mon premier partenariat avec un événement offline. Presque 70% des visiteurs se sont inscrits à ma mailing list.

Après avoir répondu à toutes les demandes pertinentes (en suivant la loi de Pareto ), j’ai arrêté de développer mon projet en novembre car j’avais appris suffisamment de choses. Cependant, en février, je souhaitais tester une nouvelle technique de marketing. Ce projet était le meilleur support pour le faire. En résumé j’ai juste modifié ma USP (Unique Selling Proposition). Votre USP permet d’expliquer en quelques mots la force de votre projet et pourquoi les gens devraient investir en vous. Et là, malgré les très mauvais chiffres que vous pouvez voir. Je n’ai jamais eu autant de personnes qui ont signé pour le projet. D’ailleurs cela a été un problème car je ne pouvais tout simplement pas répondre à la demande. C’est à ce moment que j’ai réalisé le chiffre le plus important du projet. Comme quoi, les statistiques ne veulent pas toujours tout dire !
Après maintes et maintes réflexions, j’en suis arrivé à la conclusion que le système automatique que je voulais construire allait être difficile à mettre en place. Cependant, j’étais sûr qu’il y avait une solution. J’ai donc eu une autre idée sur comment le blog allait pouvoir devenir un tremplin pour être monétisé et créer un business automatique. L’idée était de vendre des prestations de conseils énergétiques avec le gros avantage de proposer aux gens des conseils rentables par rapport à leur investissement financier. Le problème, c’est que ce business modèle était loin d’être automatique. Je devais me rendre chez les gens, faire une expertise de leur habitat, trouver des partenaires avec qui travailler pour concrétiser les travaux, etc. En résumé, je venais de créer un blog par lequel je donnais un service et pour lequel j’étais un apporteur d’affaire dans le secteur des énergies renouvelables. La seule manière d’automatiser mon business était de créer un système sous forme de franchise. Mais je savais que cette option risquait de me prendre du temps. Comme je ne voulais pas passer des années à développer le projet, j’ai juste développé la base afin de montrer que le business était viable. Mon idée était de le revendre rapidement. Comment est-ce que j’ai réussi à créer la demande de mon service grâce au blogging ? C’est simple. Je me suis dit que comme le marché des énergies était en pleine explosion et qu’il n’y avait pas d’acteurs vraiment présents sur le web qui pouvaient m’aider, j’ai cherché des acteurs externes hors ligne (des évènements, des foires, etc.) dans le secteur des énergies afin de leur proposer un partenariat à travers le blog. Certains évènements ont refusé mais la majorité a accepté. Ils ont envoyé un e-mail à leur liste et dans cet e-mail, j’offrais… mon livre gratuit. Et à chaque fois que quelqu’un le téléchargeait, il était inscrit à ma liste e-mail de mon blog ! Au final, après avoir participé à un événement, une centaine de personnes l’avaient téléchargé. La manœuvre était donc un succès !

Maintenant que j’avais une liste avec plus de 100 personnes très très ciblées, j’allais pouvoir démarrer mon service et tester diverses propositions afin de trouver par quelle offre mes clients, allaient être le plus intéressés. Après avoir fait quelques tests, j’ai démarré ma campagne de promotion officielle et mon taux de conversion final était presque de 50%. C’est énorme par rapport au taux de conversion classique du webmarketing qui n’est que de 1 à 5%. Ça y est, je venais de créer un business et mon service tournait. Désormais, je savais que les foires et évènements hors ligne étaient incontournables. C’est le genre d’observation très importante pour développer votre business. Trouvez les canaux qui fonctionnent le mieux. Tiens, saviez-vous que Groupon avait également commencé leur business avec un blog WordPress ?
Le fin mot de l’histoire… Malgré ce beau projet, je n’ai pas pu maintenir le développement de celui-ci pour la simple et bonne raison qu’au départ, ce projet n’avait que le rôle de test pour développer mes autres projets. C’est une histoire un peu longue que je vous invite à découvrir sur le blog. Que vais-je faire avec ce projet ? Au début, je dois bien avouer que j’ai essayé de le démarrer. C’est normal, il rapporte de l’argent. C’est un peu bête de s’en séparer comme cela. Mais le temps a joué contre moi et je n’avais plus la possibilité de le faire. J’ai essayé de créer des associations mais ça n’a pas fonctionné. Aujourd’hui, je ne veux plus perdre de temps car je veux me consacrer à des choses que j’aime vraiment faire et vous le savez sûrement, c’est le plus important. Gagnez de l’argent et faire quelque chose qu’on n’aime pas n’a vraiment aucun sens. Même sur du court terme. Vous ne savez jamais ce qui peut arriver demain et vous pouvez rester avec des regrets pour toujours. Alors faites ce que vous voulez réellement faire. Finalement, ce projet, j’ai décidé de…vous le donner ! Prochainement, je vais écrire un article sur mon blog qui expliquera comment développer ce projet afin d’en tirer le maximum de profit. Plus intéressant encore, si vous souhaitez démarrer une activité en tant qu’apporteur d’affaires, le modèle que je vais expliquer vous permettra de développer n’importe quel type de business qui y ressemble. Sur base des calculs que j’avais faits, sans vraiment trop développer la stratégie et en fonction des besoins du marché et en réalisant 3 projets moyens (j’ai fait la moyenne des marges que vous pouvez gagner au maximum et au minimum) par mois (ce n’est vraiment pas grand-chose), vous pouvez espérer avoir un chiffre d’affaires de minimum (au grand minimum) de 40.000 euros par an. Pour un indépendant qui ne fait que l’intermédiaire entre deux acteurs et qui se déplace trois fois chez le client, je pense que c’est très bien !
Mais comment automatiser le processus ? Simple, vous avez suffisamment de demandes et d’argent ? Engagez quelqu’un. Ca y est vous êtes libre, vous n’avez plus qu’à gérer votre business et le développer ou le revendre à la concurrence. Pour les curieux, voici l’url du site actuel de ce projet mais il sera bientôt hors ligne ou une autre page sera rédigée (je compte bien essayer d’en faire quelque chose): http://www.energie-maison.be N’hésitez pas à laisser un commentaire pour poser une question ou simplement réagir. Je vous souhaite bonne chance dans la création de votre business

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Tue, 03 Jul 2012 17:00:00 +0200 http://www.olivier-roland.fr/items/view/1438/Comment-crer-un-vritable-business-avec-moins-de-1000-visiteurs-par-mois
Comment créer son entreprise en 7 étapes http://www.olivier-roland.fr/items/view/1357/Comment-crer-son-entreprise-en-7-tapes

Je me rappellerai toujours du jour où mon entreprise a existé pour la première fois. C’était le 3 juillet 2000, j’avais 19 ans, et alors que la majorité de la France rêvait à ses vacances, j’accomplissais un rêve d’indépendance et de liberté qui m’avait semblé inaccessible 1 an plus tôt – et j’en commençais un nouveau – celui de développer l’entreprise. J’étais excité – un peu effrayé aussi – à l’idée de commencer cette nouvelle vie que j’avais tant désiré, de relever le défi de conduire à bon port cette entreprise que j’avais créée de mes mains. Lorsque j’ai regardé en arrière les derniers mois écoulés, j’ai pris conscience du chemin parcouru – du pt’it gars brûlant du désir de devenir libre en créant son entreprise, avec juste une vague idée de ce qu’il voulait faire, au créateur d’entreprise ayant réussi à convaincre des jurys d’investisseurs et une banque de lui confier leur argent pour mener à bien son projet. Depuis j’ai parcouru un autre bout du chemin – j’ai développé l’entreprise, embauché mes premiers employés, j’ai intégré à mon tour le jury d’une structure de financements de nouvelles entreprises pendant 8 ans, j’ai revendu mon entreprise après 10 ans d’existence, et j’en ai créé une nouvelle sur Internet qui a réalisée 461 500 € de CA lors de sa 1ère année – mais ce 1er jour aura toujours une signification particulière dans ma vie. Depuis, aider d’autres p’tits gars brûlant du désir de créer leur entreprise, avec juste une vague idée de ce qu’ils veulent faire, à réaliser leur rêve en créant une entreprise qui dure, est devenu une de mes missions principales dans ma vie. C’est pour cela que j’ai créé ce blog. C’est pour cela que j’ai écrit cet article. Pour vous aider concrètement à franchir toutes les étapes qui mènent de l’idée à la création, en particulier si vous n’avez jamais créé d’entreprise auparavant. J’ai conscience qu’il est long, et que beaucoup de personnes seront découragées, mais c’est une bonne nouvelle pour vous : cela veut dire que vos compétiteurs ne le liront pas, et seront donc désavantagés par rapport à vous dans la course à la création. Gagner sur vos concurrents avant même qu’ils créent leur boîte… c’est plutôt excitant, non ? Souvent lorsqu’un débutant en entreprenariat a décidé de créer sa première entreprise, il sait qu’il a un désir brûlant de le faire mais n’a pas forcément d’idée précise, ni de connaissance des étapes à franchir pour réussir à créer. Si vous ressentez ce désir brûlant de créer votre entreprise, cela peut-être pour différentes raisons. Souvent, vous en avez assez d’être salarié, de travailler pour quelqu’un d’autre, peut-être également que vous n’êtes pas assez apprécié à votre juste valeur, humainement ou au niveau de votre salaire, ou les deux. Vous souhaitez que le fruit de vos efforts vous revienne de manière plus juste. Vous pouvez également avoir le goût de l’aventure, du challenge et vouloir briser un rythme de vie un peu trop monotone en vous lançant dans un projet excitant, et peut-être même contribuer davantage,  pour améliorer votre vie et celle de votre famille, et également la société tout entière. Quelqu’en soient les raisons, vous avez ce désir brûlant de créer votre entreprise. Mais savez-vous quelle entreprise vous allez créer ? En général tout commence avec le désir, et l’idée vient après – quand elle vient. Cela peut ne pas être votre cas. Vous pouvez avoir ce désir brûlant justement parce que vous avez eu une idée, et il y a de fortes chances que celle-ci vous apparaisse comme géniale, et qu’elle soit à la fois très excitante pour vous et vous fasse peur. Dans ce cas, continuez à lire, nous allons aborder cela très bientôt. Que vous ayez déjà l’idée de votre entreprise ou pas, il est très probable que vous n’ayez qu’une très vague idée du chemin, et des étapes à parcourir pour réussir à créer votre entreprise. Je le sais, je suis passé par là moi aussi – créer sa première entreprise à 19 ans n’est pas de la tarte. Ne pas savoir où vous êtes et ne pas savoir où vous allez est source d’angoisses, de doutes et de frustration, et peut vous faire perdre beaucoup de temps et d’énergie. Je veux dire, si vous décidez de traverser un désert pour atteindre une ville merveilleuse situé de l’autre coté, est-ce que vous préférez y aller sans carte, ou avec un plan qui vous détaille exactement quels sont les gouffres et les obstacles à éviter, et où se trouvent les oasis et les villages ? Je parie que vous préfèreriez la seconde option. Moi aussi, et c’est pour cela que je vous ai dressé une carte pour créer votre entreprise, en 7 étapes : Créer votre entreprise, étape 1 : trouver l’idée Cette étape est le tombeau de la plupart des aspirants créateurs d’entreprise : ils ont un désir brûlant de créer leur entreprise, mais n’ont aucune idée concrète pour celle-ci. Si vous êtes dans ce cas, voici quelques pistes qui peuvent vous aider. Si vous avez déjà votre idée d’entreprise, passez directement à l’étape 2. Tout d’abord, nous allons stimuler un peu votre créativité. Prenez une feuille de papier ou ouvrez un document sur votre ordinateur. Faites-le vraiment, maintenant. Génial. Maintenant, écrivez en haut de cette feuille ou de ce document “Mes passions”. Puis écrivez 10 de vos passions. Vous verrez que les 3 ou 4 premières passions viendront facilement, mais qu’ensuite cela risque de se compliquer un peu. N’arrêtez pas tant que vous n’avez pas écrit au moins 10 passions. Si vraiment vous n’arrivez pas à en trouver 10, écrivez alors des activités ou des domaines que vous aimez, mais sans que cela vous passionne. C’est fait ? Parfait ! Maintenant nous allons faire la même chose avec vos talents et vos compétences. Prenez une autre feuille, ou ouvrez un nouveau document, puis écrivez en haut “Mes talents et mes compétences”. Puis écrivez 10 de vos talents, des domaines dans lesquels vous êtes doués et que vous avez pratiqués. Là encore, ne vous arrêtez pas tant que vous n’en avez pas écrit 10. Et si vous n’arrivez pas à trouver 10 talents que vous pratiquez, alors mettez des domaines dans lesquels vous êtes compétent ou vous avez de l’expérience, sans être particulièrement doué. Faites-le vraiment. Arrêtez de lire cet article et faites-le maintenant. Cela vous sera d’une grande aide pour trouver votre idée d’entreprise. Vous l’avez fait ? Parfait ! Ces deux documents vont donc vous servir de base pour trouver votre idée d’entreprise. Continuez la lecture (si vous avez juste continué à lire sans faire l’exercice et que vous vous apprêtez à continuer la lecture tout en ressentant une bouffée de culpabilité, arrêtez. Le reste ne vous apportera rien. Il vaut mieux fermer cette page et continuer à vaquer à vos occupations précédentes ). Il y a grosso modo deux voies différentes que vous pouvez suivre : soit trouver une idée d’entreprise “classique”, éprouvée, qui existe déjà – depuis parfois longtemps – soit trouver une idée innovante. Trouver une idée d’entreprise classique

Ce n’est parce qu’il existe déjà des millions de boulangeries qu’il n’y a pas de place pour la vôtre. Et c’est également vrai pour des milliers d’entreprises au concept éprouvé, depuis parfois des millénaires : nul besoin de réinventer la roue pour créer son entreprise. Nous allons tout d’abord partir de vous-même : examinez attentivement vos listes de passions et de talents : y a-t-il parmi elles un domaine dans lequel vous pourriez créer une entreprise “classique”, au concept éprouvé, et qui vous plairait ? Et mieux – c’est même l’idéal – y a-t-il une idée d’entreprise qui germe spontanément dans une de vos passions qui soit à la fois un talent ou une compétence ? Trouver une idée à partir d’une de vos passions, de vos compétences ou des deux a à chaque fois des avantages et des inconvénients :

Trouver une idée à partir de vos passions

Avantages

Vous serez motivé, voire très motivé intrinsèquement par le domaine dans lequel vous vous lancez (en plus de la motivation que vous aurez à créer votre entreprise !). Vous avez beaucoup plus de chance de développer des compétences, parfois hors du commun, dans un domaine que vous aimez (typiquement les domaines qui vous passionnent et dans lesquels vous n’avez pas développé de compétences sont tout simplement des domaines que vous n’avez pas pratiqués). Vous avez le potentiel de réaliser un de vos rêves en devenant bon dans un domaine que vous adorez tout en gagnant de l’argent grâce à lui.

Inconvénients

Vous devrez malgré tout développer des compétences de zéro ou presque, ce qui peut être difficile à faire rapidement, ou vous devrez vous associer avec quelqu’un qui possède cette compétence technique, ou encore en embaucher un (ce qui augmente les risques puisque vous aurez une charge supplémentaire à payer tous les mois). Posséder la passion pour le domaine en lui-même et acquérir par vous-même ou par l’intermédiaire de quelqu’un la compétence technique ne doit pas vous faire oublier que gérer une entreprise demande d’autres compétences que la simple compétence technique. Vous devrez aussi apprendre à la gérer au niveau financier, à trouver de nouveaux clients et à les convaincre d’acheter vos produits et vos services, éventuellement à recruter et manager, etc. Heureusement, de nombreuses formations et de nombreux livres existent sur le marché pour développer ces compétences et ceux qui sont chroniqués sur ce blog constituent un bon départ, notamment ceux du Personal MBA. Parfois le fait de travailler dans une passion associe sur le long terme des sensations déplaisantes avec elle (clients mécontents, stress, difficultés financières, etc.) qui font que vous allez de moins en moins apprécier cette passion, au point qu’elle ne soit plus passionnante… Cela n’arrive pas à chaque fois mais c’est un risque, en particulier si votre domaine est stressant à pratiquer tous les jours, et que vous n’avez pas pratiqué vraiment cette passion auparavant à un niveau professionnel.

Trouver une idée à partir de vos compétences

Avantages

Vous avez déjà les compétences techniques nécessaires pour travailler dans le domaine choisi, ce qui vous permettra de vous focaliser sur le fait de trouver vos premiers clients, et les autres aspects de l’entreprise à maîtriser (finances, recrutement, management, etc.). Le fait que vous ayez de l’expérience dans ce domaine peut vous donner de nombreux atouts pour démarrer : une base de clientèle existante, un réseau de fournisseurs et de partenaires, une plus grande crédibilité, etc. Si vous avez gagné votre vie jusqu’à présent grâce à cette compétence, en étant salarié, il peut sembler encore plus naturel pour vous que l’étape suivante soit la création d’une entreprise dans le même domaine, ce qui peut réduire votre peur de vous lancer dans l’aventure et vous pousser à agir.

Inconvénients

Si vous n’êtes vraiment pas passionné par le domaine, une fois passé l’enthousiasme initial de la création d’entreprise vous courez le risque de vous ennuyer à mourir et de ne pas avoir l’impression de réaliser quelque chose qui en vaille vraiment la peine. Etre compétent techniquement dans le domaine en lui-même ne doit pas vous faire oublier que gérer une entreprise demande d’autres compétences que la simple compétence technique. Vous devrez aussi apprendre à la gérer au niveau financier, à trouver de nouveaux clients et à les convaincre d’acheter vos produits et vos services, éventuellement à recruter et manager, etc. Heureusement, de nombreuses formations et de nombreux livres existent sur le marché pour développer ces compétences et ceux qui sont chroniqués sur ce blog constituent un bon départ, notamment ceux du Personal MBA.

Trouver une idée à partir d’une compétence qui est aussi une passion (ou l’inverse)

Avantages

C’est l’idéal : vous êtes à la fois passionné par le sujet et compétent. Vous aurez donc à la fois l’expérience, la compétence et la motivation qui seront de grands atouts pour votre réussite. Comme vous avez déjà pratiqué cette passion et… que c’est resté une passion, vous aurez plus de “résistance à l’usure” que si vous partez d’une passion dans laquelle vous n’avez pas de compétence (voir plus haut). C’est encore mieux si vous avez déjà pratiqué cette passion à un niveau professionnel, car dans ce cas vous avez enduré le stress qui entoure ce métier et avez su garder votre passion intacte. Il y a des chances pour qu’elle le reste après votre création d’entreprise.

Inconvénients

L’inconvénient majeur est que démarrer votre entreprise dans un domaine qui vous passionne et dans lequel vous êtes compétent pourrait vous faire oublier que gérer une entreprise demande d’autres compétences que la simple compétence technique. Vous devrez aussi apprendre à la gérer au niveau financier, à trouver de nouveaux clients et à les convaincre d’acheter vos produits et vos services, éventuellement à recruter et manager, etc. Heureusement, de nombreuses formations et de nombreux livres existent sur le marché pour développer ces compétences et ceux qui sont chroniqués sur ce blog constituent un bon départ, notamment ceux du Personal MBA.

Trouver une idée d’entreprise innovante 1. Voyager L’une des manières les plus simples de trouver une idée d’entreprise innovante est de voyager. De nombreux produits et services sont populaires dans d’autres pays, mais inconnus ou très peu développés en France, et il est possible de gagner des fortunes en y important des concepts ou des produits. De tous les pays à visiter pour trouver des idées, le premier est certainement les Etats-Unis, qui ont souvent 4 à 5 ans d’avance sur nous, parfois plus, et dont nombre de services et produits innovants finissent par débarquer en France. C’est aussi valable pour les entreprises sur Internet, et nombre de réussites françaises dans ce domaine se sont inspirés directement de réussites aux Etats-Unis (voir l’ont copiés, on appelle cela “copycat” dans le jargon des startups), par exemple Meetic, qui s’est inspiré de Match.com ou  Ibazar qui s’est inspiré d’Ebay (et s’est fait racheté par celui-ci). L’avantage aujourd’hui est qu’il possible d’étudier ce marché américain sans bouger de chez soi, mais rien ne vaut un voyage là-bas pour étudier les tendances et se rendre compte de l’adoption déjà massive de technologies encore balbutiantes chez nous (le marché du livre numérique en est un exemple criant aujourd’hui, très développé aux Etats-Unis et encore dans l’enfance en France). Sans aller jusqu’à des secteurs aussi techniques, parfois des produits et services tout simples (“il suffisait d’y penser”) peuvent facilement être adaptés ou importés en France… encore faut-il en avoir connaissance. Parfois, il est possible d’importer en France (ou ailleurs) des produits qui y existent déjà, mais qui sont vendus bien moins cher ailleurs. Attention dans ce cas à vérifier que tout est béton du coté juridique. 2. Etre à l’écoute Saviez-vous que l’homme moderne est apparu il y a environ 200 000 ans et que :

La domestication des animaux a commencée il y a environ 15 000 ans avec les chiens. Pendant 185 000 ans, personne n’a compris que les animaux pouvaient servir à autre chose qu’à être chassé et mangé. L’agriculture n’a été inventée qu’il y a environ 12 000 ans. Il a fallu 188 000 années, 1 880 siècles pour que les hommes comprennent qu’ils pouvaient contrôler en partie la manière de faire pousser les plantes, au lieu de se contenter de les cueillir pour les manger.  La roue, que nous voyons tous les jours à l’oeuvre, n’a été inventée qu’il y a environ 5 500 ans. Pendant près de 195 000 ans, pas un homme n’a pensé à en construire pour l’aider à transporter les lourdes charges qu’il devait porter lui-même. L’écriture a été inventée à peu près en même temps que la roue, il y a environ 5 500 ans. Auparavant jamais un homme n’avait pensé qu’il pouvait retranscrire sous forme de signes écrits les paroles qu’il prononçait. Et – le plus important je pense – la crème glacée a été inventée il y a environ 4 000 ans, mais c’est seulement 3 900 ans plus tard que quelqu’un a imaginé le cornet.

Ces exemples montrent qu’il y a autour de nous, en permanence, des idées à exploiter, qui sont si simples qu’elle peuvent rapporter une fortune à leur inventeur, pendant que les autres se diront “mais pourquoi n’y ai-je pas pensé avant ?”. Pour essayer de trouver une de ces idées, essayez une attitude qui les fera venir à vous : soyez à l’écoute. A l’écoute notamment de toutes les phrases qui contiennent ce genre de mots :

C’est nul C’est pas terrible ça m’énerve ça serait bien que… C’est pas génial Etc.

A chaque fois que quelqu’un prononce ces mots en parlant d’un produit ou d’un service, qu’il soit payant ou non, vous savez qu’il pointe du doigt une insuffisance de celui-ci. Proposer un service ou un produit débarrassé de cette insuffisance peut faire votre fortune. En attendant, il s’agit d’une première idée, que vous confronterez à l’étude de marché (voir plus bas) et vous pouvez avoir des dizaines d’idées de ce genre chaque semaine. Un conseil : notez votre idée dès que vous l’avez, dans un carnet que vous avez sur vous ou sur votre téléphone. Vous est-il déjà arrivé d’avoir une idée si géniale que vous étiez persuadé de vous en rappeler toute votre vie, tout cela pour le lendemain vous rappeler que vous aviez une idée… sans savoir laquelle ? Si oui, notez vos idées dès qu’elles arrivent .

Pour aller plus loin, lisez : - Comment trouver son idée de business ?

Créer votre entreprise, étape 2 : Faire l’étude de marché Une que vous aurez trouvé une ou des idées(s) il vous faudra déterminer leur potentiel économique, autrement dit si votre idée a des chances de pouvoir vous faire gagner assez d’argent pour en vivre. Et idéalement, pour la développer et l’amener là où vous voulez aller. La première chose à savoir est qu’il est impossible d’être sûr à 100% qu’une nouvelle entreprise va fonctionner, quel que soit son secteur. Il y a toujours un degré d’incertitude sur la réussite, plus ou moins important en fonction du domaine, et qui ne peut être réduit à zéro même avec toutes les études préalables du monde. D’après l’INSEE, 48.10% des entreprises créées en France en 2002 ont ainsi mis la clé sous la porte avant de fêter leur 5ème anniversaire :

Statistiques INSEE pour les entreprises créées en 2002 Une étude de marché est malgré tout indispensable pour réduire au maximum le facteur d’incertitude. L’organisme d’accompagnement que vous allez choisir à l’étape 4 vous aidera à compléter votre étude de marché, mais il est important avant d’aller le voir d’avoir déjà de quoi prouver que votre idée a un potentiel économique. Evidemment, il vous sera moins difficile de le faire si vous voulez créer une entreprise au concept éprouvé, comme une boulangerie mais même dans ce cas vous devrez faire une étude de marché : elle ne portera pas sur le potentiel économique de votre produit phare en lui-même (tout le monde sait que le pain et les gâteaux se vendent bien en France), mais plutôt sur le potentiel du lieu que vous envisagez, le nombre et la proximité des compétiteurs, le chiffre d’affaires et la rentabilité que vous pouvez prévoir. Faire l’étude de marché à ce stade est très important, car lorsqu’on est entrepreneur et que l’on a une idée d’entreprise, celle-ci nous apparaît bien souvent comme la meilleure du monde. Nous ne comprenons pas que quiconque puisse ne pas l’apprécier, et sommes surs que les clients vont se jeter sur notre produit et nous supplier de prendre leur argent. Malheureusement, il est fréquent que les clients soient un petit peu moins enthousiastes, d’où l’importance de tester concrètement notre idée pour ne pas se laisser trop déborder par notre enthousiasme. Faire l’étude de marché vous permettra également de faire le tri entre vos idées si vous en avez plusieurs, en éliminant celles qui n’ont pas ou peu de potentiel économique. L’étude de marché va vous permettre notamment de déterminer :

Le type de votre marché : allez-vous vous adresser plus particulièrement aux particuliers (BtoC), aux entreprises (BtoB), aux deux (dans quelle proportion ?) ? Qui votre produit ou votre service intéresse. Déterminer votre client type (son âge, son niveau d’étude, son métier, ses loisirs, où il vit, son statut matrimonial, ) et pourquoi il est intéressé par votre produit ou service vous sera d’une grande aide pour mettre en place votre marketing ensuite. Quels sont vos concurrents : quel est leur nombre, leur taille, les produits et services qu’ils proposent, à quel prix.

Cependant à ce stade vous ne voulez pas passer trop de temps et dépenser trop d’argent pour déterminer le potentiel économique de votre idée. Voici donc quelques outils à utiliser pour réaliser votre étude de marché en ligne gratuitement :

Amazon est non seulement un site e-commerce qui cartonne en France, mais aussi une place formidable pour démarrer une étude de marché. Vous y trouverez non seulement des livres sur tous les sujets, mais aussi de très nombreux produits. “Et alors, en quoi cela va m’aider à faire mon étude de marché ?“ me direz-vous. De deux manières :

Amazon vous propose un classement par ventes de tous ses produits. Un outil d’une richesse inestimable pour savoir ce qui se vend le mieux dans de nombreux secteurs. Combien de temps, d’énergie et d’argent auriez-vous dû dépenser pour obtenir les mêmes informations il y a ne serait-ce que 20 ans ? Amazon permet à ses clients de donner un avis sur ses produits… qu’ils soient positifs ou négatifs. Or nous avons vu à l’étape 1 qu’une excellente source pour trouver des idées est d’être à l’affut du commentaire négatif des gens sur les produits ou services qu’ils utilisent. Avec Amazon vous pourrez ainsi avoir de nombreuses idées, mais aussi les valider en lisant les commentaires négatifs des clients

Et il n’y a pas qu’Amazon : vous pouvez utiliser tous les sites d’e-commerce en ligne et les comparateurs de prix qui permettent à leurs clients de laisser un avis comme une immense base de données pour vérifier le dynamisme d’un secteur et les problèmes les plus souvent rencontrés.

Le générateur de mots-clés de Google. Cet outil gratuit conçu pour les annonceurs est accessible par tout un chacun. Il permet de connaître le nombre de recherches mensuelles sur Google pour tous les mots-clés que vous pouvez imaginer, dans tous les pays du monde où Google est utilisé. De plus cet outil vous aidera à :

Savoir ce que les internautes recherchent précisément dans le domaine qui vous intéresse Quelle est la concurrence entre annonceurs sur des mots-clés précis, et jusqu’à combien ils sont prêts à mettre pour un clic:  un indice très intéressant sur la rentabilité de vos compétiteurs dans ce secteur (de manière générale plus ils sont prêts à payer par clic, plus les produits et services qu’ils vendent sont rentables) Quelle est la saisonnalité d’un secteur, produit ou service

Les forums de discussions. Recherchez les forums de votre secteur en tapant “forum nom du secteur” dans Google, et éventuellement des noms de sous-domaines. Par exemple si vous voulez démarrer une entreprise dans le domaine du ski, vous taperez “forum ski” dans Google, et éventuellement “forum ski de fond” si vous voulez vous spécialiser plutôt dans le ski de fond, ou “forum snowboard”, etc. Partez explorer les forums que vous découvrez grâce à Google, à la recherche de différents éléments :

Le nombre de personnes inscrites sur ces forums, et le nombre de membres actifs Le nombre de messages postés Les différentes rubriques du forum, et quelles sont celles qui sont les plus actives De quoi parlent les membres, les soucis et les problèmes qu’ils rencontrent

Cela vous donnera un aperçu incomparable de l’intérêt des utilisateurs sur votre marché, de leurs problèmes et de ce dont ils discutent. Encore une fois, combien cela vous aurait couté en temps, en énergie et en argent pour disposer de toutes ces informations qui sont à présent à portée de clic il y a ne serait-ce que 20 ans ? Les magazines. Il existe des magazines spécialisés dans de nombreux domaines, et les étudier vous donnera de très nombreuses informations sur les sujets brûlants de votre marché et… ce qui se vend, notamment grâce aux publicités des annonceurs. Vous pouvez aujourd’hui à de très nombreux magazines en ligne, sans bouger de chez vous sur des plateformes comme Le Kiosque L’INSEE est une extraordinaire base de données en ligne regroupant des milliers d’études et de sondages sur tous les secteurs. Vous pourrez y dénicher les chiffres clés de votre secteur et ainsi

Explorer à fond ces ressources vous donnera des données quantitatives et qualitatives incomparables, et sans bouger de chez vous ! Vous complèterez ensuite votre étude de marché avec l’organisme d’accompagnement que vous choisirez à l’étape 4, mais si vous voulez la compléter, vous pouvez acheter des études de marché en ligne déjà réalisées par des organismes à des prix tout à fait intéressants, par exemple chez Créatests. L’approche “Lean Startup” : Une approche complémentaire est de faire une expérience simple et peu coûteuse pour tester l’intérêt du marché pour votre produit. Vous pouvez par exemple payer pour faire un peu de publicité sur Internet, sur Google avec Adwords, ou sur Facebook par exemple, en proposant aux internautes de laisser leur email pour être tenu au courant de la sortie de votre produit. Vous pouvez passer une annonce dans un journal d’annonce, proposer un prototype de votre produit sur Ebay, etc. Posez-vous la question : “comment puis-je faire pour mettre en contact mon produit ou mon service avec le marché le plus intéressé potentiellement par lui, à moindre coût et rapidement, pour mesurer l’intérêt des prospects ?”. Réaliser une telle expérience vous donnera des informations complémentaires à l’étude de marché qui vous seront extrêmement précieuses. Le mieux si vous le pouvez est même de carrément faire une expérience à petite échelle en vendant réellement votre produit ou service en l’état. Déclarez-vous en tant qu’autoentrepreneur en ligne, trouvez une manière pas chère de proposer votre produit ou service à des prospects dont vous pensez qu’ils sont intéressés, et essayez de vendre ! Recueillez ensuite un maximum de feedback de vos premiers prospects et clients.  Pour en savoir plus sur cette approche, lisez le livre Lean Startup (également dispo sur le Kindle), un livre exceptionnel sur l’art de tester le potentiel de produits et services avant de les lancer officiellement.

Pour aller plus loin lisez la chronique en français de "The Business Road Test" (créez votre entreprise), un livre extraordinaire pour déterminer le potentiel économique de vos idées.

Créer votre entreprise, étape 3 : Créer le dossier Une fois que vous aurez validé votre idée grâce à l’étude de marché préliminaire, il est temps de créer le dossier qui vous servira de base pour rencontrer les organismes d’accompagnement à l’étape 4. Votre dossier n’a pas besoin d’être très étoffé au départ, 2 à 4 pages peuvent suffire, ensuite l’organisme que vous allez choisir va vous aider à le compléter. Indiquez simplement :

Le nom envisagé de votre entreprise, ainsi que celui de votre produit phare si vous en avez un Son secteur En quelques lignes, le but de votre entreprise, et ce qui la différenciera des autres, si possible résumé dans votre slogan Les résultats de votre étude de marché :

La taille globale du marché si vous l’avez Les résultats qualitatifs et quantitatifs des recherches que vous avez menées auprès des clients de ce secteur Les résultats qualitatifs et quantitatifs des recherches que vous avez menées auprès des compétiteurs de ce secteur

Une estimation, même vague, du CA envisagé lors de la 1ère année et éventuellement des 3 premières (l’organisme d’accompagnement vous aidera à faire un véritable business plan ensuite) Ce dont vous avez besoin en terme d’accompagnement et de financements

Soyez concis, soyez percutant, le but est que les personnes des organismes d’accompagnement puissent se faire rapidement une idée de ce que vous proposez et du potentiel de votre projet. Créer votre entreprise, étape 4 : Rencontrer les organismes d’accompagnement Pour le moment vous n’avez pas vraiment confronté votre idée au monde réel. Certes, vous avez fait l’étude de marché et vous en avez probablement parlé à vos amis, mais vous n’avez pas encore eu d’avis objectif, désintéressé sur votre idée. Cela vous fait sans doute peur, mais c’est nécessaire : si comme Don Quichotte vous prenez des moulins à vent pour des géants, mieux vaut le savoir à ce stade plutôt que de passer plusieurs mois à “peaufiner” votre projet jusqu’à ce qu’il devienne le meilleur… de votre chambre. C’est dans ce but, mais pas seulement, que vous allez rencontrer tous les organismes d’accompagnement à la création de votre ville. En plus de ce premier avis sur votre projet, cette série de rencontres vous sera bénéfique sur de nombreux points :

Vous commencerez à vous tisser un réseau dans le milieu de la création d’entreprises de votre ville qui pourra vous être fort utile par la suite (personnellement c’est là que j’ai trouvé mes premiers clients !) Vous découvrirez toutes les ressources auxquelles vous avez droit en tant que créateur d’entreprise, y compris les subventions et les prêts sans intérêt auxquels vous pourrez prétendre. Vous rencontrerez d’autres créateurs d’entreprise comme vous, ce qui pourra faire naître des relations d’affaires et d’amitié qui pourront durer des années (ou même la vie entière !) Cela vous permettra d’avoir un avant-goût de l’ambiance et des services proposés par tous les organismes d’accompagnement, ce qui vous facilitera la tâche pour choisir l’organisme principal qui assurera votre suivi (voir plus bas)

Mais comment rencontrer tous les organismes d’accompagnement de votre ville ? C’est simple : allez à la chambre de commerce ou  à la chambre des métiers de votre ville, dites que vous voulez créer votre entreprise et demandez la liste de tous les organismes d’accompagnement. Evidemment si vous vivez à la campagne ou dans une petite ville, il vous faudra vous déplacer à la ville la plus proche dotée d’une de ces chambres. Une fois en possession de cette liste, appelez tous les organismes et fixez un RV. Ces organismes ont l’habitude des porteurs de projet et les accueillent pour la plupart par un premier entretien individuel pour découvrir leur projet et présenter leurs services. La plupart du temps, ces services sont gratuits – vous serez peut-être surpris de tout ce à quoi vous avez droit en tant que créateur d’entreprise : conseils et accompagnement par des spécialistes, ordinateur, Internet et téléphone mis à disposition, parrainage par des entrepreneurs plus expérimentés, formations, prêts d’honneur, subventions, etc. La liste est longue et dépend de chaque organisme. Le fait de contacter tous ces organismes peut vous sembler long et décourageant, mais rien ne vous oblige à le faire en une journée ! Etalez les rendez-vous sur un mois si vous le souhaitez, tout en étoffant votre dossier au fur et à mesure des rencontres et des discussions. Une fois votre tour d’horizon achevé, vous êtes mûr pour prendre une décision importante pour l’avenir de votre projet : choisissez UN organisme parmi tous les autres qui sera celui qui vous accompagnera en priorité. Continuer à voir autant d’organismes pour la suite serait disperser inutilement votre temps et votre énergie. Choisissez en votre âme et conscience celui qui vous semblé le plus à même de comprendre votre projet et de vous accompagner efficacement, et tenez-vous y. Cela ne vous empêchera pas bien sûr d’utiliser les ressources mises à disposition des autres organismes, mais celui-là sera le principal, et la personne avec qui vous serez en contact deviendra votre “référent” : l’interlocuteur principal dans votre projet de création. Confiez-lui tout. Parlez-lui de vos doutes, de vos espoirs, des autres organismes et de ce qu’ils pourraient vous apporter. Demandez-lui son avis sur des questions diverses, des problèmes qui vous tarabiscotent. Evidemment, il n’aura pas raison sur tout, mais il vous donnera un autre avis, que vous pourrez prendre en considération – ou pas. Créer votre entreprise, étape 5 : Créer le business plan Une fois l’organisme d’accompagnement principal choisi, vous allez élaborer le business plan avec lui – d’ailleurs la capacité de l’organisme à vous aider dans cette phase cruciale est l’un des facteurs les plus importants que vous devrez prendre en compte pour le choisir. Le business plan, c’est le dossier complet qui détaillera votre projet, les résultats de l’étude de marché,  et la prévision de l’ensemble des recettes et des dépenses, poste par poste et mois par mois, souvent pour les 3 premières années de l’entreprise. Une chose est claire : il est très rare que les recettes et dépenses des 3 premières années d’une entreprise correspondent à ce qui a été prévu dans le business plan. Pourquoi en faire un alors ? C’est tout d’abord l’occasion pour vous de bien poser les choses et de structurer votre pensée. Le simple fait de devoir mettre des chiffres dans les cases des recettes et dépenses chaque mois vous force à y penser et à déterminer comment vous comptez atteindre les chiffres de vente. Si vous créez une entreprise basée sur un modèle existant, c’est là qu’il est utile de connaître les chiffres d’autres entreprises de ce secteur, ou mieux les chiffres moyens. Consultez le site de l’INSEE pour trouver ces chiffres. C’est également une fois le business plan élaboré que vous pourrez déterminer de combien d’argent vous avez besoin, étape indispensable avant d’aller voir les investisseurs. C’est également en élaborant le business plan que vous allez choisir votre structure juridique, avec l’aide de votre interlocuteur principal. L’autre intérêt est que ce document est indispensable si vous voulez convaincre des investisseurs – organismes, banques, business angels, etc. – de vous prêter de l’argent. Votre personnalité et votre capacité à convaincre joueront bien sûr un grand rôle, mais c’est sur le business plan qu’ils s’appuieront pour déterminer s’ils croient suffisamment en votre projet pour y risquer de l’argent. Le business plan est un document difficile à élaborer seul, en particulier si vous ne l’avez jamais fait auparavant, et sur c’est sur point que votre interlocuteur principal  apportera sa plus grande plus value. Il a sans douté déjà aidé à réaliser des dizaines, peut-être des centaines de business plans auparavant et saura vous guider et vous apporter un regard critique qui à ce stade vous fait cruellement défaut . Créer votre entreprise, étape 6 : Rencontrer, choisir et convaincre les investisseurs Armé de votre business plan en béton terminé avec l’aide de l’organisme, il est temps d’aller rencontrer les investisseurs pour les convaincre d’investir dans votre entreprise. Votre organisme d’accompagnement saura vous donner une liste des investisseurs à contacter dans votre région – peut-être lui-même pourra-t-il vous financer – et de la meilleure stratégie à adopter. Voici les différentes catégories d’investissements que vous pouvez essayer d’obtenir :

La famille et les amis. Traditionnellement appelé “love money”, ce premier niveau se compose de tous vos proches que vous avez convaincu d’investir dans votre projet en vous prêtant un peu d’argent. Il s’agit souvent de prêts sans taux d’intérêt, mais si vous vous retrouvez dans la situation où vous ne pouvez pas les rembourser, cela peut engendrer des tensions très dommageables pour votre vie sociale et affective. Une très bonne manière de “lever”’ses premiers fonds, mais à manier avec précaution : le “love money” doit être composé de petits prêts que vos proches peuvent facilement consentir en fonction de leurs moyens, pour vous soutenir plutôt que pour faire une opération rentable. Les prêts d’honneur. Ce sont des prêts sans intérêt accordes par des organismes d’aide a la création d’entreprise. Ils sont finances par l’Etat ou des mécènes, et visent a développer l’économie locale et nationale, sans rechercher la rentabilité sur les prêts effectues. Parfois en cas de dépôt de bilan avant le remboursement total des prêts, il est possible de négocier le non-remboursement de celui-ci (mais ce n’est pas toujours possible), ces prêts se faisant généralement sans garante personnelle. Il est donc très intéressant d’en obtenir surtout qu’ils servent souvent de leviers pour obtenir le prêt bancaire derrière (obtenir un tel prêt est un gage de crédibilité et le banquier sera heureux de partager les risques). Certains organismes conditionneront le déblocage du prêt qu’ils vous ont accordé à l’obtention d’un prêt bancaire. C’est logique de leur point de vue, puisqu’obtenir un prêt bancaire est un gage de sérieux et de crédibilité pour eux. En France voici les deux principaux organismes:

France Initiative. Je suis personnellement passé par la version Lilloise de cette plateforme basée partout en France pour obtenir mon prêt d’honneur. Ils font aussi un accompagnement avant la création qui inclut l’aide à l’élaboration du Business Plan. Quelques chiffres intéressants sur cette plateforme en 2011 :

17 750 entrepreneurs financés pour 15 953 créations ou reprises d’entreprises 8 150 € : montant moyen du prêt d’honneur 85 % de taux de pérennité à trois ans des entreprises aidées

Réseau Entreprendre. Je ne le connais personnellement pas mais c’est également un réseau très actif en France Quelques chiffres intéressants sur cette plateforme

560 nouveaux "lauréats" en 2011 et 5.500 en cumul : 2/3 de créations et 1/3 de reprises. 1.386 entrepreneurs en cours d’accompagnement soit 13.860 rendez-vous tous les mois. 100% des lauréats sont accompagnés. Pérennité des entreprises : à 3 ans, 87% sont toujours en activité et à 5 ans, 84% pour les dernières promotions (enquête TMO Régions). 93% des lauréats interrogés se déclarent satisfaits ou très satisfaits de l’accompagnement par Réseau Entreprendre (enquête IFOP 2011 sur 1009 lauréats interrogés).

Il y a aussi le dispositif NACRE du gouvernement, qui est une avance remboursable. 50% des demandes NACRE sont gérées par France Initiative, donc vous allez faire d’une pierre deux coups en allant les voir . Regardez aussi du coté du PCE, un prêt d’honneur du gouvernement de 2000 à 7000 euros.

Les “banques solidaires” : ce sont des organismes dont la mission est de permettre l’accès au financement à ceux qui ont le plus de mal à décrocher un prêt bancaire, notamment les chômeurs. Leurs financements peuvent se substituer à un prêt bancaire, et peuvent donc servir de prêt complémentaire indispensable pour obtenir un prêt d’honneur. En France il y a notamment ces deux organismes :

L’ADIE. Cette structure suit le modèle du microcrédit, et ses prêts sont proposés à des taux proches du taux de l’usure (très élevés), donc faites attention. Un prêt de cette structure pourra toutefois débloquer votre situation si aucune institution financière “classique” ne souhaite vous prêter de l’argent. France Active, qui gère aussi les prêts NACRE.

Le prêt bancaire : quel que soit le montant des autres investissements que vous obtiendrez, le prêt bancaire est souvent un passage obligé, car bon nombre d’investisseurs ne vous prêteront l’argent promis que si vous avez réussi a convaincre une banque de placer de l’argent en vous. En effet, un banquier ne vous prêtera de l’argent que s’il estime que le risque qu’il encourt est très faible. Autrement dit s’il estime que votre projet tient la route et que vous pouvez le mener a bien Cependant, ce n’est pas parce que votre projet a été refusé par une banque qu’il y a forcément un problème. En cas de refus, essayez une autre banque, puis une autre, puis une autre encore. Essayez différentes agences d’une même banque, vous pourrez être accueillis différemment en fonction de l’interlocuteur. Devriez-vous essayer d’obtenir d’abord un prêt d’honneur ou un prêt bancaire ? En fait il est plus facile d’obtenir un prêt bancaire si vous avez déjà un prêt d’honneur (certains prêts d’honneurs sont d’ailleurs conçus avant tout pour permettre aux créateurs d’obtenir des prêts bancaires). Mais souvent pour obtenir un prêt d’honneur les organismes vous demanderont d’avoir au moins rencontré des banquiers pour leur faire part de votre projet, et dans l’idéal d’avoir une promesse de prêt si telle et telle condition sont réunies. Donc pendant que vous élaborez le business plan, prenez contact déjà avec votre banque personnelle pour leur présenter votre projet et avoir un premier avis. Essayez d’obtenir une promesse de prêt si vous réussissez à obtenir d’autres financements, à avoir un local si vous en avez besoin d’un, etc., ou au pire un avis positif sur votre dossier en l’état. Puis tentez d’obtenir ce prêt d’honneur, en mettant en avant le fait que vous avez déjà un contact avec une banque. Une fois le prêt obtenu, allez voir votre banquier et tentez d’obtenir le prêt. Les subventions :  ce sont carrément des dons, du gouvernement ou d’organismes qui veulent redynamiser un secteur, voir la création d’entreprises toute entière. Il n’est pas facile d’en obtenir et quand c’est le cas cela peut vous prendre plusieurs mois avant de toucher les fonds, donc gare ! Ne comptez pas dessus pour démarrer votre entreprise et acheter votre matériel indispensable. Le meilleur endroit pour trouver des subventions est le site de l’OSEO. Il y a aussi des subventions en fonction des domaines, des régions, de la ville parfois… Renseignez-vous auprès de votre réseau d’accompagnement.

Si vous êtes chômeur, vous pouvez aussi demander à ce que le pôle emploi continu à vous verser vos allocations pendant un an après votre création d’entreprise, ou même vous verse une partie de vos allocations restant dues sous forme de capital. Cliquez ici pour en savoir plus.

Les exonérations : ce sont des aides indirectes sous la forme d’une exonération de taxes ou d’impôts. Très appréciable pour donner un coup de pouce à votre entreprise. Les plus connues sont :

L’ACCRE. Exonération des cotisations sociales pendant un an, assorties éventuellement d’un prêt d’honneur. Le dispositif Zones Franches Urbaines. La Rolls-Royce des exonérations. Si vous arrivez à en bénéficier votre entreprise sera exonérée de 100% d’impôts pendant 5 ans, puis de 60% pendant 5 autres années (!), pour un maximum de 100 000 € exonérés. Cela peut faire une énorme différence. Renseignez-vous pour connaître l’emplacement des ZFUs dans votre ville.

Les garanties : ces aides ne sont pas du financement direct, mais peuvent vous aider à en obtenir, car elles cautionnent une partie de votre prêt bancaire et soulagent donc votre banquier d’une partie du risque.

La plus connue est celle d’OSEO qui prend en charge 70% du risque. Parlez-en à votre banquier car il est possible qu’il connaisse mal ce type de garantie. France Active propose également plusieurs garanties de ce type, dont une spécifique pour les femmes créatrices d’entreprise.

Les business angels  et capitaux risqueurs : ces investisseurs vous confient leur argent en échange d’une participation dans le capital de votre société. Il ne s’agit donc pas d’un prêt classique (vous n’aurez rien à rembourser si votre entreprise se plante) : ces investisseurs ne gagneront de l’argent que s’ils arrivent à revendre leur part avec une grande plus-value (peut-être à vous même !) quelques années plus tard. En général, les business angels investissent au tout début de l’entreprise, pour des sommes de quelques dizaines de milliers d’euros chacun en général, tandis que les capitaux risqueurs investissent quand l’entreprise a déjà quelques années de fonctionnement derrière elles, et a besoin de fonds pour continuer son développement. Ce type de financement n’est pas pour tout le monde : seules les entreprises ayant un grand potentiel – ce potentiel étant souvent lié à un caractère innovant – va intéresser les business angels et capitaux risqueurs. L’intérêt est qu’outre de l’argent, vous bénéficiez aussi de l’expérience et du réseau de ces investisseurs si vous réussissez à les convaincre, ce qui peut être un atout considérable. En France vous pouvez démarrer vos recherches avec :

Les Cigales. Une structure de “capital risque solidaire”. La Fédération des Business Angels français. Association Nationale des investisseurs pour la croissance

Wiseed, site mettant en relation investisseurs particuliers et entreprises (modèle du “crowdfunding”).

Créer votre entreprise, étape 7 : Créer votre entreprise ! Ça y est, après moult épreuves vous avez triomphe de tous les obstacles, vous avez obtenu tous les financements dont vous avez besoin, et vous pouvez enfin vous rendre à la Chambre de Commerce ou la Chambre des Métiers pour accomplir les formalités de création. Bravo ! Fêtez ce succès comme il se doit ! Sortez la bouteille de champagne que vous avez mise au frais pour l’occasion et faites-la péter ! Célébrez l’évènement avec des proches que vous aimez, faites-vous plaisir en allant dans un excellent restaurant avec votre conjoint, bref savourez ce moment qui restera à jamais gravé dans votre mémoire. Vous l’avez bien mérité. Puis remettez-vous au travail. À fond. Créer votre entreprise à été une aventure merveilleuse et éprouvante, et une nouvelle encore plus passionnante et dangereuse vous attends à présent : la faire croître pour qu’elle survive, puis pour qu’elle vous offre ce que vous attendez d’elle, que ce soit la joie de faire ce que vous aimez pour longtemps, l’argent, la liberté et l’indépendance, la satisfaction profonde d’apporter de la valeur à la société tout en étant payé à votre juste valeur, le plaisir de contribuer en créant des emplois. Le sujet de cet article n’est pas de développer votre entreprise (j’en ferai peut-être un autre sur le sujet), mais sachez que la plus grande erreur que font les créateurs d’entreprise débutants est de ne pas se focaliser sur la vente. Ils passent 80% de leur temps sur des tâches annexes, comme chercher le design de leur carte de visite, choisir leur mobilier de bureau, peaufiner le texte de leur plaquette, s’occuper du design de leur site web, etc., et 20% de leur temps à chercher de nouveaux clients pour vendre leurs produits ou services. Pour réussir c’est l’inverse qu’il faut faire : vous devez passer 80% de votre temps à vendre car sans ventes, tout le reste ne servira à rien. Quand vous aurez suffisamment de clients pour assurer au moins le paiement des frais fixes (loyer, salaire, etc.) alors vous pourrez passer du temps à créer votre carte de visite, choisir votre mobilier de bureau et la couleur des murs. Donc travaillez d’arrache-pieds pour trouver vos premiers clients, puis les suivants, consacrez tous vos efforts à cela sans relâche, et une fois que vous avez convaincu les premiers faites-en sorte qu’ils soient tellement enchantés qu’ils en parlent à tous leurs amis. Votre super fauteuil de président et votre fonds d’écran viendront après. Bienvenue, mes amis, dans le fabuleux monde de l’entreprenariat, avec ses frissons, ses sensations fortes, ses dangers et surtout son incroyable liberté. Bienvenue dans ce nouveau chemin que vous avez choisi de parcourir. Profitez du voyage tout autant que de la destination. Une fois que vous y aurez goûté vous ne pourrez plus vous en passer. Pour recevoir gratuitement un podcast "7 étapes pour vaincre la Procrastination et rester motivé pour créer ou diriger une entreprise" et une vidéo "7 livres indispensables pour Créer son Entreprise", cliquez ici et laissez-moi votre adresse email pour que je vous les envoie gratuitement ! ;)

Article publié sur Des Livres Pour Changer de Vie. Si vous voyez cet article sur un autre site, il s'agit d'une copie éhontée. Related posts: The New Business Road Test (comment créer votre entreprise) Comment trouver son idée de business ? Comment gérer les critiques en 4 étapes

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Mon, 25 Jun 2012 17:00:00 +0200 http://www.olivier-roland.fr/items/view/1357/Comment-crer-son-entreprise-en-7-tapes
Avant de quitter votre emploi http://www.olivier-roland.fr/items/view/651/Avant-de-quitter-votre-emploi

10 leçons pratiques que tout entrepreneur devrait connaitre s’il veut ériger une entreprise multimillionnaire.

Phrase-résumée de “Avant de quitter votre emploi”: Robert T.Kiyosaki nous donne les fondamentaux qui font le succès des entrepreneurs prospères et noux explique grâce à un style simple et facile à lire comment il a érigé plusieurs entreprises, certaines devenues multimillionnaires et présentes à l’international et décrit au travers de ce livre aussi bien ses réussites que ses nombreux échecs.

Par Robert T.Kiyosaki avec Sharon L.Letcher, publié en 2005, 336 pages Note : cette chronique est une chronique invitée écrite par Alex du blog Des mentors pour entreprendre Chronique et résumé de « Avant de quitter votre emploi » Leçon N°1 : Une entreprise prospère naît avant même sa création Selon l’INSEE, 48.5% des entreprises disparaissent avant de fêter leur 5ème anniversaire (statistiques pour les entreprises crées en 2002). Robert Kiyosaki explique qu’une des raisons qui a amené son entreprise à faire faillite (une entreprise de porte-monnaie pour surfeurs) a été qu’il n’avait pas suffisamment prêté attention aux détails. La réussite fulgurante de son entreprise le fit devenir arrogant et prétentieux. Il pensait être un génie avec ses deux associés et ils firent la fête. Ils étaient persuadés d’avoir érigé une solide entreprise. Ils avaient des voitures. Le succès les avait aveuglés. Cependant, ce château de cartes s’effondra. Une entreprise mal planifiée est soumise au risque important de faire faillite, qu’elle connaisse ou non du succès dès le début. Le dur labeur masque les lacunes de la planification : Une jeune entreprise mal planifiée peut être capable de survivre tant et aussi longtemps que l’entrepreneur travaille dur et tient ensemble tous les morceaux avec sa seule détermination. Autrement dit, le dur labeur peut masquer les lacunes de la planification et empêcher l’entreprise de s’effondrer. Le monde est rempli de millions de petits entrepreneurs qui arrivent à maintenir des entreprises chancelantes grâce à leur travail, à leur acharnement, et des bouts de scotch. Or, dès qu’ils cessent de travailler, l’entreprise tombe en pièces et coule. Un grand nombre d’entrepreneurs pensent qu’en travaillant plus dur, ils arriveront à régler leurs problèmes : des problèmes tels que des ventes stagnantes, des employés maussades, des conseillers incompétents, un flux de trésorerie insuffisant pour assurer la croissance de l’entreprise, des fournisseurs qui haussent les prix, des primes d’assurances qui grimpent, etc. L’épuisement est l’une des principales raisons pour lesquelles les petites entreprises connaissent un taux d’échecs aussi élevé. Ainsi, il est très difficile de gagner de l’argent et d’aller de l’avant lorsqu’on consacre la majeure partie de son temps à des activités qui ne rapportent pas ou qui exigent des sorties de fonds sans contrepartie financière. L’un de ses amis lui disait : « Je suis tellement occupé à diriger mon entreprise que je n’ai pas le temps de gagner de l’argent ». Le dur labeur est-il un gage de succès ? Bien sûr que non. Le volet le plus important du travail d’un entrepreneur commence avant même la création de l’entreprise ou l’embauche des employés. Le travail de l’entrepreneur consiste à planifier une entreprise. Une entreprise qui pourra grandir, embaucher un grand nombre de personnes, offrir une valeur ajoutée à sa clientèle, avoir une présence sociale, apporter la prospérité à tous les intervenants, participer à des œuvres caritatives, ou encore être amenée à ne plus avoir besoin de l’entrepreneur. Avant même que n’existe l’entreprise, l’entrepreneur efficace se penche sur la planification du type d’entreprise qu’il a en tête. C’est là le véritable travail de l’entrepreneur. Les fondements du succès d’une entreprise reposent sur la planification La majorité des nouveaux entrepreneurs se sentent galvanisés par un produit ou une occasion qui pourrait leur permettre de faire fortune. Malheureusement, un grand nombre d’entre eux se concentrent sur le produit ou bien l’occasion, au lieu d’investir le temps nécessaire à la planification de leur entreprise entourant le produit ou l’occasion. Cela peut être avantageux pour vous d’étudier la vie de divers entrepreneurs et les différents types d’entreprises qu’ils ont créées. De plus, il vaudrait peut-être mieux que vous trouviez un mentor qui fut entrepreneur. Trop souvent, les gens cherchent des conseils auprès de ceux dont l’expérience du monde des affaires a été acquise à titre d’employé et non d’entrepreneur. Les auteurs recommandent de garder votre emploi pendant que vous mettez sur pied une affaire à temps partiel, non pas pour l’argent, mais pour l’expérience. Ainsi, si cette entreprise ne se révèle pas rentable, vous aurez tiré une chose plus importante que l’argent : une véritable expérience de la vraie vie. Vous aurez appris d’une part à mieux connaître le monde des affaires et d’autre part à mieux vous connaitre. Leçon N°2 : Apprenez à tirer parti de la malchance

Ironiquement, ce sont les erreurs qui rendent les gens plus intelligents, car ils en tirent un enseignement.

Robert Kiyosaki a créé sa première entreprise qui fit rapidement faillite lorsqu’il avait neuf ans. Sa deuxième entreprise qu’il créa à l’âge de neuf ans également ne connut aucun essor. L’échec est essentiel à la réussite. Il y a deux raisons principales pour lesquelles les entrepreneurs échouent : Premièrement, celui qui rêve de devenir entrepreneur a tellement peur d’échouer que cela le paralyse et l’empêche d’agir. Il se lève le matin et se rend au travail, toujours armé d’excuses pour ne pas quitter son emploi et fonder sa propre entreprise. Ces excuses sont généralement les suivantes :

Pas assez d’argent Trop de risques Le moment n’est pas propice Une famille à nourrir, ..etc.

Deuxièmement, celui qui rêve de devenir entrepreneur n’a pas connu suffisamment d’échecs. Un grand nombre de propriétaires de petites entreprises et de travailleurs autonomes réussissent jusqu’à un certain point, et puis abandonnent toute croissance. Leur entreprise plafonne ou commence à péricliter. Elle atteint une certaine envergure et puis cesse de croitre. La peur de l’échec est la principale raison pour laquelle tant de gens ne réussissent pas ou ne sont pas aussi prospères qu’ils souhaiteraient l’être. « Dans le monde d’aujourd’hui qui évolue rapidement, ce sont les gens qui ne prennent pas de risques qui sont des aventuriers. Ce sont les gens qui ne prennent pas de risques qui restent loin derrière. » Le but d’un entrepreneur est de fixer de nouveaux buts, à élaborer un plan, à faire des erreurs et à prendre le risque d’échouer. Plus nombreuses sont ses erreurs, plus l’entrepreneur devient intelligent et, si tout va bien, l’entreprise grandit grâce aux leçons qu’il a apprises. Lorsque nous étions bébés, nous étions incapables de marcher, nous nous levions, chancelions et puis tombions. Et puis un jour, nous cessons de tomber et nous faisons nos premiers pas. Dès que nous sommes capables de marcher, nous ne sommes plus des bébés. A partir de ce moment, nous devenons des enfants. Tirer un enseignement de ses erreurs Les erreurs sont comme des panneaux d’arrêt. Les erreurs te disent : « Hé, c’est le temps d’arrêter…de prendre du recul…il y a quelque chose que tu ne sais pas. Il est temps d’arrêter et de réfléchir ». « Une erreur est un signal qui t’indique que le moment est venu d’apprendre quelque chose de nouveau, quelque chose que tu ignorais auparavant. » Beaucoup de personnes sont trop paresseuses pour réfléchir. Au lieu d’acquérir de nouvelles connaissances, elles ressassent les mêmes pensées jour après jour. Réfléchir est très exigeant. C’est en réfléchissant que l’on accroit nos capacités mentales. Et ces capacités mentales accrues traduisent une plus grande richesse. Donc, chaque fois que tu fais une erreur, arrêtes toi, et saisis cette occasion d’apprendre quelque chose de nouveau. Quelque chose qu’il te faut manifestement apprendre. Lorsque quelque chose ne tourne pas rond, lorsque tu échoues, prends le temps de réfléchir. Et lorsque tu auras découvert la leçon cachée par la situation, tu seras heureux d’avoir commis cette erreur. Si tu es contrarié, en colère ou honteux ; si tu rejettes le blâme sur autrui, ou si tu prétends ne pas avoir fait d’erreur, c’est que tu n’as pas assez réfléchi. Tes capacités mentales ne sont pas assez développées. Tu n’as pas assimilé la leçon. Dans ce cas, continue de réfléchir. Le processus entrepreneurial

Fonder une entreprise Échouer et apprendre Trouver un mentor Échouer et apprendre Suivre quelques cours Continuer à échouer et à apprendre S’arrêter en cas de réussite Fêter sa réussite Calculer ses gains et ses pertes Recommencer le processus

Si vous êtes quelqu’un à qui il tient de toujours bien paraître, d’avoir l’air plus intelligent, de ne jamais faire d’erreurs, et de connaître toutes les bonnes réponses  alors, le statut d’employé ou de travailleur autonome est sans doute ce qui vous convient le mieux. Leçon N°3 : Faites la distinction entre votre emploi et votre travail Pourquoi travailler gratuitement Quelle est la différence entre emploi et travail ? On nous paie pour occuper un emploi. Mais on ne reçoit pas de salaire pour un travail comme faire ses devoirs. Le travail est ce qui nous prépare à occuper un emploi. Plus on fait des devoirs, plus le salaire associé à notre emploi sera élevé. Les gens qui ne font pas leurs devoirs gagnent moins d’argent, qu’ils soient employés ou entrepreneurs. De nombreux entrepreneurs quittent leur emploi sans faire leurs devoirs. C’est pour cette raison qu’autant de petites entreprises font faillite ou sont en difficulté. Trop de gens confondent travail et emploi. Trop de gens s’attendent à recevoir une formation gratuite en milieu de travail. Et quand ils ont un emploi, les employés s’attendent à ce que leur employeur leur offre cette formation et leur verse un salaire en même temps. Et c’est pour cette raison que ces gens sont pauvres. Ce n’est pas seulement une question d’argent, mais d’attitude par rapport à la valeur de l’éducation, de la formation et de l’acquisition d’habiletés en échange desquelles d’autres seront prêts à payer. Exemple : les médecins travaillent gratuitement. Les médecins consacrent beaucoup de temps et d’argent à leur éducation avant d’être rémunérés pour leur pratique. C’est pourquoi ils gagnent plus d’argent que la majorité des gens. Les médecins font leurs devoirs avant de toucher leur salaire. Même les Beatles ont travaillé gratuitement avant de devenir riches et célèbres. Tout comme les médecins et les athlètes professionnels, ils ont payé leur dû. Ils ont fait leurs devoirs. Ils n’ont pas demandé un contrat de disques garanti, un chèque de paie régulier. Les gens paresseux n’ayant pas de discipline personnelle sont souvent ceux dont l’état de santé est le plus chancelant et qui se trouvent dans la situation financière la plus précaire. Avant de quitter votre emploi, vous devez comprendre qu’une entreprise repose sur la combinaison de plusieurs tâches différentes. Si un employé réussit très bien, par exemple dans le domaine de la vente ; cela ne veut pas dire qu’il réussira en affaires. La vente est indispensable, mais elle n’est qu’un des nombreux aspects des activités d’une entreprise. Et si une entreprise est en difficulté, c’est sans doute parce qu’un ou plusieurs emplois sont inexistants ou mal comblés. Un entrepreneur peut travailler dur, mais il ne pourra jamais effectuer plus d’une tâche à la fois. C’est pour cette raison qu’autant de propriétaires de petites entreprises s’essoufflent ou finissent par succomber à l’épuisement. Ils travaillent peut-être dur, mais ils ne remplissent pas toutes les fonctions requises.

(Le triangle PI par Robert Kiyosaki) Les devoirs de l’entrepreneur Avant de quitter son emploi, le futur entrepreneur doit faire ses devoirs. C’est-à-dire qu’il doit s’assurer que les cinq fonctions du triangle P-I seront remplies

Produit Aspect juridique Systèmes Communications Cash flow

Si l’entrepreneur fait preuve d’incompétence dans un ou plusieurs de ces paliers, l’entreprise court le risque de faire faillite, d’éprouver des difficultés financières ou encore stagner. Réunir des fonds, une affaire de communications : Tout entrepreneur se doit d’être capable de vendre, c’est une des capacités de base. La majorité des entrepreneurs sont de mauvais vendeurs. Ce qui signifie qu’ils sont incapables de réunir des fonds. Cette incapacité est peut-être la principale raison qui fait que la plupart d’entre eux abandonnent et réintègrent leur emploi. Si vous ne savez pas vendre, vous ne serez jamais entrepreneur. Apprenez à vendre et continuez à apprendre. Ce qui distingue nettement le propriétaire d’une petite entreprise d’un propriétaire d’une grande entreprise est la compréhension de l’importance qu’ont les systèmes ou les réseaux. Leçon N°4 : Le succès dévoile vos échecs L’intelligence de la rue par rapport à l’intelligence scolaire Parfois, c’est lorsque nous n’avons rien à perdre que nous gagnons le plus. Pour la majorité des gens, le plus difficile est d’arriver à ce « rien ». La plupart d’entre eux s’accrochent au peu qu’ils ont plutôt que de lâcher prise et de se retrouver devant le néant. Robert Kiyosaki raconte qu’il a été le pire vendeur de chez Xerox pendant 2 ans. Il posa alors la question à son père riche pour savoir ce qui n’allait pas : Son père riche lui a alors dit : « Tu n’échoues pas assez rapidement ». Pour cesser d’échouer, il faut échouer plus rapidement. Son père riche lui a alors proposé de garder son emploi de jour et de trouver un emploi de soir dans la vente. Mais cette fois-ci, de manière à ce qu’il puisse échouer plus rapidement. L’échec est payant Grâce à cela, il fut systématiquement classé parmi les meilleurs vendeurs lors de sa troisième et quatrième année chez Xerox. Les quatre écoles commerciales

Les écoles de commerce traditionnelles. Les écoles de commerce familiales Les écoles de commerce en milieu de travail. L’école de commerce de la rue. C’est l’école que les entrepreneurs fréquentent lorsqu’ils quittent le cocon de l’école traditionnelle, de la famille

Le succès dévoile vos échecs Vos points forts font ressortir vos points faibles. L’entreprise de Robert Kiyosaki avait été une réussite à deux des cinq paliers du triangle P-I : Communications, et produits. Mais dès que son entreprise a connu un succès trop fort, elle s’est effondrée. Ses points forts ont été éclipsés par ses points faibles. Lui et ses associés avaient oublié de consolider les paliers « aspects juridiques, systèmes et cash-flow » du triangle P-I. Qu’est-ce qui est le plus important ? L’intelligence scolaire ou l’intelligence de la rue ? En réalité, les deux. Pour réussir en tant qu’entrepreneurs, votre équipe et vous devez avoir une intelligence scolaire et une intelligence de la rue. On comprend immédiatement pourquoi si on examine le triangle P-I. Tandis que les cinq paliers exigent une intelligence de la rue, certains paliers comme « aspects juridiques » et « cash flow » exigent l’intervention d’un professionnel ayant reçu une éducation formelle. L’intelligence d’équipe L’entrepreneur doit être doté d’une intelligence d’équipe c’est-à-dire, être capable de s’entourer de personnes qui effectueront avec brio les tâches requises. Au final, en affaires, l’intelligence d’équipe va être le gage de la réussite. La différence entre l’intelligence scolaire et l’intelligence de la rue Penseur A Penseur B Capacité analytique/Esprit critique Capacité créative/ Logique souple Penseur T Penseur P Capacités techniques/Expertise Capacités personnelles/Leadership Du côté gauche, on trouve les caractéristiques qui sont généralement associées à l’intelligence scolaire. Celles du côté droit sont généralement associées à l’intelligence de la rue. « Si tu veux devenir un entrepreneur, tu devras développer ces quatre aspects de ta personnalité » disait le père riche de Robert Kiyosaki. Chaque type de penseurs sera attiré par un type d’entreprenariat différent. Les quatre types de penseurs sont importants pour une entreprise. Les petites entreprises demeurent petites ou font faillite parce un ou plusieurs types leur manquent. Un expert à tous les paliers Certains travailleurs autonomes ne réussissent pas aussi bien qu’ils le pourraient car ils estiment devoir maitriser les cinq fonctions. Intelligents, ils sont souvent capables d’y arriver, à un certain degré, mais sans jamais vraiment y exceller. C’est sans doute pourquoi ils ne quittent jamais le quadrant T. Si vous voulez réussir dans le quadrant P, vous devez exceller à l’un des paliers du triangle P-I, et ensuite rassembler autour de vous une équipe de spécialistes qui rempliront toutes les autres fonctions. Avant de quitter votre emploi, sachez que vous devez d’abord vous développer vous-même. Si vous faites tous les efforts nécessaires pour devenir un grand entrepreneur, il sera plus facile pour vous de trouver des gens compétents pour composer votre équipe. Si vous arrivez à rassembler une bonne équipe, vous réussirez plus facilement, où que vous soyez. Leçon N°5 : L’argent est roi La majorité des gens se fixent des objectifs. Ce qui est bien. Mais le plus important n’est pas tant le but, mais le processus que nous suivons. C’est pourquoi le processus est plus important que le but, c’est qu’il détermine ce que vous deviendrez en atteignant votre but. Voici quelques exemples:

On peut devenir riche grâce à un héritage On peut devenir riche par alliance On peut devenir riche en étant un escroc On peut devenir riche en étant radin On peut devenir riche avec de la chance On peut devenir riche en devenant un entrepreneur intelligent

Le processus entrepreneurial est donc à mon sens le meilleur processus que l’on puisse adopter pour s’enrichir, car c’est également un processus éducatif qui permet d’accéder à une grande prospérité si on a le cœur, l’esprit et l’endurance nécessaires. Pourquoi le cash-flow est-il le palier de base? La majorité des individus voulant devenir entrepreneur se concentre sur le palier "produit", le palier qui se trouve au sommet du triangle P-I. Le produit est bien sûr important, mais si vous examinez le triangle, vous constaterez que le cash-flow se trouve à sa base, et que c’est le palier qui occupe le plus d’espace dans le diagramme. Avant de quitter votre emploi et de vous lancer en affaire, il est utile que vous vous asseyiez avec un comptable chevronné afin de dresser avec lui un budget illustrant les couts associés à la création et à l’exploitation de votre entreprise. Les individus qui souhaitent devenir entrepreneur et qui se mettent en quête de fonds entrent dans deux catégories qui sont:

Ceux qui disposent d’un plan d’affaires et de prévisions financières Ceux qui n’ont rien à présenter

Si un individu arrive les mains vides, cela signifie qu’il vient à peine d’amorcer le processus de planification de son entreprise, ou encore qu’il n’a pas la moindre idée de ce qu’il fait, ou les deux. Un bon plan d’affaires, bien présenté, vous permettra de réunir les fonds dont vous avez besoin. Un mauvais plan d’affaires, mal présenté, peut se solder par des pertes sèches. Un bon plan d’affaires permet essentiellement à l’investisseur éventuel de mieux saisir la pensée de l’entrepreneur. Cela lui permet également de déterminer si l’entrepreneur est sérieux. Même si l’entreprise ne voit jamais le jour, le processus entourant la réflexion et précédant la création d’une entreprise, l’élaboration du plan d’affaires jumelé à des chiffres racontant la même histoire ; constituent en somme un remarquable outil d’apprentissage ainsi qu’une excellente confrontation avec la réalité. C’est l’amorce d’un équilibre entre l’intelligence scolaire et l’intelligence de la rue. Son père riche disait souvent: "il n’y a pas de mauvais investissement, mais il y a de mauvais investisseurs ». Il disait aussi: "il n’y a pas de mauvaises occasions d’affaires, mais il y a beaucoup de mauvais entrepreneurs.” Le monde est rempli d’occasions pouvant générer des millions et des millions d’euros de profit. Le problème, c’est qu’il y a davantage d’occasions que d’entrepreneurs capables de les exploiter. C’est pourquoi le palier du cash-flow du triangle P-I est si important. Il ne raconte pas l’histoire de l’occasion, mais celle de l’entrepreneur. Cela est particulièrement vrai dans la phase de création de l’entreprise. Bonnes dépenses et mauvais dépenses: La raison pour laquelle tant de gens sont pauvres, c’est qu’ils sont de pauvres consommateurs.

En d’autres termes, il y a de bonnes dépenses et de mauvaises dépenses. Il disait aussi: "Les gens riches sont riches parce qu’ils ont des dépenses qui les enrichissent. Les gens pauvres sont pauvres parce qu’ils ont des dépenses qui les appauvrissent. En ce qui a trait à l’entrepreneuriat, il disait: "La majorité des gens ne sont pas de bons entrepreneurs parce qu’ils économisent au lieu de dépenser". Robert Kiyosaki donne l’exemple de son entreprise : Il a souhaité économiser 7000 dollars de frais juridiques. Cela lui a couté une entreprise multimillionnaire. Il a alors compris qu’il fallait apprendre à dépenser de l’argent qui lui rapporterait de l’argent. L’argent est roi "Il y a une différence entre faire des affaires et s’en occuper. Si la majorité des gens ne deviennent pas de bons entrepreneurs, c’est qu’ils sont occupés et qu’ils travaillent dur, sans gagner d’argent. Un entrepreneur doit gagner de l’argent. Le palier du cash-flow du triangle P-I est le reflet de sa réussite." Un employé peut être payé pour être occupé. Un entrepreneur est rémunéré en fonction de ses résultats. Ces résultats sont souvent exprimés en termes de bénéfices nets. Leçon N°6 : Les trois types de salaires Il existe 3 types de salaires et trois types de revenus :

Le revenu de travail Le revenu de placement Le revenu hors exploitation

L’entrepreneur peut toucher ces trois types de revenus et il doit savoir comment les distinguer, car les taux d’imposition peuvent grandement influer sur ses résultats. Il existe également 3 types de salaire :

Le salaire concurrentiel Le salaire symbiotique Le salaire spirituel

  1. Le salaire concurrentiel Dans le monde des affaires, les entreprises rivalisent entre elles pour : des clients, une part de marché, des contrats et de bons employés. La concurrence, c’est la survie du plus fort qui mange le plus faible. La majorité des gens travaillent pour un salaire concurrentiel. 2- Le salaire symbiotique Les entrepreneurs les plus riches et les plus puissants ont érigé les plus grandes entreprises du monde grâce à la coopération. Ces entreprises sont devenues encore plus concurrentielles grâce à la coopération des membres de leurs équipes. La majorité des propriétaires de grandes entreprises sont de grands leaders. 3- Le salaire spirituel C’est faire un travail non pas parce qu’on veut le faire, mais parce qu’il doit être fait, et que l’on sait au plus profond de notre être que c’est à nous de le faire. L’un des secrets pour attirer des forces magiques et invisibles consiste à faire systématiquement don de ses dons. « Pourquoi autant de gens sont-ils au-dessous de la moyenne ? » Son père riche lui dit : « Parce que trouver notre don, le développer et en faire don n’est pas chose facile. La majorité des gens ne veulent pas faire cet effort. » Les grands médecins étudient pendant longtemps et passent ensuite de nombreuses années à développer leur don. Les grands golfeurs se sont exercés pendant des années à perfectionner leur don. Pourquoi le fait de faire ce que l’on aime ne suffit pas Très souvent, j’entends des gens dire : « Je fais ce que j’aime ». Et aussi : « Fais ce que tu aimes et l’argent suivra. » Bien qu’il s’agisse d’un bon conseil, il n’est pas des plus judicieux. Le problème le plus flagrant vient de l’utilisation du mot « je ». La véritable mission d’un individu se résume à « qui il aime ». Elle n’a rien avoir avec lui-même. Ce n’est pas travailler pour soi-même. Avant de quitter votre emploi, rappelez-vous que votre mission commence dans votre cœur et dans votre âme, qu’elle transparait dans les gestes que vous posez, et non uniquement dans les paroles que vous prononcez. Notre cœur et notre expérience nous ont appris que si l’on donne la priorité à nos partenaires et à notre mission, les récompenses financières suivent. « Plus on sert de gens, plus on devient riche ». Leçon N°7: La portée de la mission détermine le produit Notre tâche ne consiste pas uniquement à gagner de l’argent, mais aussi à rendre ce monde meilleur. Plus on sert de gens, plus on devient efficace. Si tu veux devenir riche, sert tout simplement plus de gens. C’est la portée de la mission qui détermine le produit. Il est très difficile de gagner beaucoup d’argent ou de servir beaucoup de gens en se contentant de travailler dur. Si vous voulez servir beaucoup de gens ou gagner beaucoup d’argent, vous devrez probablement vous retirer de la scène et passer à travers le chas de l’aiguille (en gros que votre business travaille pour vous sans que vous ayez à intervenir. J’ai d’ailleurs écrit un article à ce sujet, vous pouvez le lire ici). Les entreprises qui connaissent le plus de succès ont adopté l’une ou l’autre de ces missions :

Résoudre un problème Répondre à un besoin

Une mission reliée à la résolution d’un problème ou à la satisfaction d’un besoin, jumelée au désir de servir le plus de gens possible, est à la base des entreprises les plus florissantes. VOUS N’AVEZ PAS À SAUVER LE MONDE La mission de ces entreprises consiste à rendre accessibles des solutions à un problème ou à un besoin. Typiquement, une entreprise dont la mission est avant tout de « gagner de l’argent » ou d’être « le plus grand et le meilleur fournisseur d’un produit ou service en particulier » au lieu de résoudre un problème ou de répondre à un besoin, n’aura pas de fondements assez solides pour ériger un triangle P-I stable et durable. Évidemment, il n’y a rien de mal à vouloir gagner de l’argent ou à être « le plus grand et le meilleur ». Toutefois, la nature de la mission ne donne pas de véritable orientation à une entreprise, ni ne fournit à l’entrepreneur en herbe, la mentalité requise pour ériger cette entreprise. Si vous vous consacrez à l’accomplissement d’une mission qui vise à résoudre un problème ou à répondre à un besoin, l’argent suivra. « Si tu veux devenir riche, sers tout simplement plus de gens ». Leçon N°8: Créez une entreprise qui offrira un produit ou un service unique Quel est le rôle du chef d’entreprise? Les tâches les plus importantes d’un chef d’entreprise sont:

Définir clairement la mission, les buts et la vision de l’entreprise Trouver des collaborateurs compétents et constituer une équipe Consolider l’entreprise de l’intérieur Assurer l’expansion de l’entreprise Améliorer les résultats Investir dans la recherche et le développement Investir dans les biens corporels Être socialement responsable

Une mission et rien d’autre Bien que leurs intentions soient louables, un bon nombre de ces gens au grand cœur n’arrivent pas à accomplir leur mission Cela du au fait qu’ils n’ont justement qu’une mission et rien d’autre. De nombreuses personnes passent des années à l’école ou au travail afin de perfectionner des habiletés sans importance, ou qui n’ont aucun lien avec le triangle P-I. Un professeur qui malgré son instruction et ses années d’expérience en enseignement, aura de la difficulté à transposer ses connaissances dans le triangle P-I et à devenir entrepreneur. Il lui manque tout simplement des habiletés commerciales. Le rôle du chef d’entreprise Le rôle du dirigeant d’entreprise est d’assurer la croissance de l’entreprise et de servir le plus de gens possible. S’il ne se montre pas à la hauteur, son entreprise stagne et peut même régresser. Comment faire grandir une entreprise L’expansion d’une entreprise peut se faire de diverses façons dont: 1 – La reproduction exacte du triangle P-I Dans de nombreuses villes, il n’est pas rare qu’un même propriétaire exploite trois ou quatre restaurants 2 – Le franchisage 3 – L’appel public à l’épargne 4 – La concession de licences (à mon sens, ici Robert Kiyosaki oublie de mentionner d’autres façons de faire grandir une entreprise comme l’achat d’autres entreprises. C’est d’ailleurs ce qu’a fait un entrepreneur que j’ai interviewé et qui lui a permis de faire passer son entreprise de 0 à plus de 100 millions de CA. Vous pouvez voir l’interview ici.) Une idée à faible risque Première leçon: Ayez toujours une idée à faible risque ou une stratégie de secours Deuxième leçon: Créez une entreprise autour d’un avantage tactique unique Faites ce qu’aucune entreprise ne fait Pour votre entreprise, la façon la plus simple de se démarquer consiste à s’attribuer une propriété intellectuelle et un avantage concurrentiel. Révisez votre mission, et les composantes de votre triangle P-I. Examinez chaque composante en vous demandant comment votre entreprise peut exceller ou se démarquer de la concurrence. Pensez ensuite à la façon dont vous pourrez multiplier cet avantage concurrentiel afin d’assurer la croissance de votre entreprise. Leçon N°9: Le prix le plus bas n’est pas forcément le meilleur

VENTES = REVENUS

L’entrepreneur doit être le meilleur vendeur de son entreprise. L’entrepreneur doit être le meilleur spécialiste du marketing de son entreprise. Le marketing doit générer des ventes et non se traduire uniquement par des annonces publicitaires attirantes et enjôleuses.

Le prix le plus bas n’est pas forcément le meilleur. Les bas prix n’attirent que les clients radins. Avant de quitter votre emploi : 1- il y a trois niveaux de prix dans tout marché. Le prix le plus élevé, le prix moyen, et le prix le plus bas. N’oubliez pas que le prix moyen est peut-être le plus attrayant, mais qu’il est aussi le plus courant. 2 « Si vous choisissez d’évoluer en bas de l’échelle des prix, vous devrez vous montrer meilleur homme d’affaires que ceux qui évoluent en haut de cette échelle. » 3- Si vous pensez offrir un produit au prix le plus élevé dans votre créneau commercial, vous devriez offrir à vos clients quelque chose que vos concurrents ne peuvent offrir. Sachez que plus le prix est élevé, moins vous aurez de clients, et que mieux vous devrez cibler votre campagne de marketing. 4- Ne tentez pas de répondre en tous points à tous les besoins des clients. Si vous voulez un produit haut de gamme et un produit bas de gamme, créez deux marques. Le but du marketing est de répondre aux désirs, aux besoins et à l’égo du client. Dans bien des cas, c’est l’égo qui détient le pouvoir d’achat. 5- Au lieu de consentir des rabais, bonifier votre produit. Plutôt que de baisser les prix et de réduire votre marge bénéficiaire, tentez de trouver des moyens de maintenir vos prix tout en augmentant la valeur du produit aux yeux du client, et ainsi avoir des clients heureux. 6- Au lieu de chercher à vendre de nouveaux produits, cherchez de nouveaux clients. Un entrepreneur avisé se concentre sur la satisfaction de ses clients existants et cherche une nouvelle clientèle à qui offrir des produits existants. 7- Cherchez des partenaires stratégiques qui vendent déjà à la clientèle convoitez. 8- Prenez soin de vos meilleurs clients. Efforcez-vous toujours de satisfaire vos meilleurs clients, car non seulement ils achèteront davantage de vos produits, mails ils parleront de vous à leurs amis, et il n’y a pas de meilleure publicité. Le prix de votre produit doit satisfaire les besoins, les désirs et l’égo du client. Lorsqu’il s’agit d’égo, nous aimons tous faire une bonne affaire. Nombreux sont ceux parmi nous qui aiment dire qu’ils ont payé très cher un produit que peu de gens peuvent ou pourront s’offrir. L’égo joue un rôle dans tous les niveaux de l’échelle des prix. Le seul positionnement souhaité est le premier rang. Si vous n’êtes pas le premier de votre catégorie, alors inventez-en une où vous pourrez l’être. Un avantage concurrentiel basé sur la qualité du produit se traduira par une plus grande marge bénéficiaire et une clientèle mieux nantie. Une erreur que font fréquemment les nouveaux dirigeants d’entreprise est de viser une clientèle trop vaste. Ils tiennent pour acquis que n’importe qui est un client potentiel. Les clients doivent faire l’objet d’une présélection. Il est souvent préférable de ne pas avoir de clients que d’avoir de mauvais clients. Non seulement vous ne ferez pas de profits avec un mauvais client, mais en plus, vous pourriez rater des occasions, et parfois même perdre de l’argent. Le cycle d’acquisition de la clientèle est composé des étapes suivantes :

Attirer le client (c’est l’étape la plus difficile) Réaliser une vente Se procurer les coordonnées du client Flatter le client (le remercier d’avoir acheté votre produit) Rester en contact avec le client Répondre aux demandes du client avec diligence et politesse (transformez un client mécontent en un client satisfait) Créer un club auquel les clients pourront adhérer (offrez-leur une prime au moment de l’inscription) Demander aux clients satisfaits de « parler à un ami » de votre entreprise ou de votre produit Réaliser une autre vente Répéter le cycle

Leçon N°10: Sachez quand quitter votre emploi 1- Analyser votre attitude On ne devient pas un entrepreneur uniquement pour s’enrichir. Il y a des moyens beaucoup plus faciles pour arriver à cette fin. Si vous n’aimez pas le monde des affaires et les défis que pose la gestion d’entreprise, alors l’entrepreneuriat n’est sans doute pas fait pour vous. 2- Acquérez le plus d’expérience possible aux cinq paliers du triangle P-I Au lieu de choisir un emploi en fonction du salaire, choisissez-le en fonction de l’expérience qu’il vous apportera. 3- N’oubliez jamais que Ventes = Revenus Tous les entrepreneurs doivent exceller dans le domaine de la vente. Si vous n’êtes pas bon vendeur, vous devez acquérir le plus d’expérience possible dans ce domaine avant de quitter votre emploi. 4-Soyez optimiste, mais aussi impitoyablement honnête avec vous-même. 5- Comment dépensez-vous votre argent ? Trop de gens éprouvent des difficultés financières parce qu’ils ne savent pas comment dépenser leur argent. J’ai vu beaucoup trop d’entrepreneurs se ruiner à force d’économiser. Par exemple, lorsque l’entreprise bat de l’aile, au lieu de consacrer davantage de ressources financières à la promotion, l’entrepreneur opte souvent pour une compression de ses dépenses afin d’économiser. De ce fait, son entreprise continue à péricliter. C’est prendre une mauvaise décision, au mauvais moment. 6- Créer une entreprise pour vous faire la main 7- Acceptez de demander de l’aide « L’arrogance est la cause de l’ignorance » 8- Trouvez un mentor 9- Joignez-vous à un réseau d’entrepreneurs 10- Demeurez fidèles au processus L’entrepreneuriat est un processus, et non pas un emploi ou une profession. Demeurez donc fidèle au processus et rappelez-vous que même si les temps sont durs, le processus vous donnera un aperçu de l’avenir qui vous attend. MISSION ==> PROCESSUS ==> BUT Si vous avez un grand but, votre mission doit être assez forte afin de vous propulser tout au long du processus. Avec une grande mission, tout est possible. Conclusion d’Alex du blog Des mentors pour entreprendre J’ai beaucoup apprécié ce livre. Il se lit très facilement. Comme pour ses autres ouvrages, Robert Kiyosaki adopte un langage simple et direct. Le triangle PI qu’il décrit dans son ouvrage est une excellente base de réflexion à tous les entrepreneurs qui se lancent. Comme il le dit très bien dans son livre, « une entreprise prospère nait avant même sa création ». Le triangle PI vous servira dans la conception de votre business modèle. Par ailleurs, bien qu’ayant créé mon entreprise depuis quelques années maintenant, après avoir lu ce livre, je me suis servi du triangle PI pour échanger avec mon associé sur les éléments que nous pouvions améliorer au sein de notre entreprise. Par exemple, nous nous sommes aperçus que nous ne mettions pas assez l’accent sur les "systèmes" et que nous faisions beaucoup de tâches à répétition sans pour autant automatiser ses tâches. Aujourd’hui, nous avons mis en place plusieurs processus automatisés dont des formations vidéo enregistrées qui permettent ainsi à tous nos collaborateurs d’être formés avec la même qualité d’information délivrée. Cela nous a également fait gagner un temps énorme que nous consacrons dans le développement et la recherche de nouveaux clients. Même si j’ai connaissance d’une bonne partie des éléments décrits par Robert Kiyosaki dans son livre, j’apprécie de (re)lire ce livre. Bien souvent les bonnes pratiques s’oublient facilement notamment dans le feu de l’action. Ce livre permet alors de prendre du recul sur sa propre activité. Ce que l’on pourrait reprocher à cet ouvrage est qu’il y a parfois des longueurs : L’auteur déborde régulièrement sur sa vie personnelle. Sur de nombreuses pages, Robert Kiyosaki nous raconte son histoire, sa rencontre avec sa femme Kim, son expérience durant la guerre du Vietnam, son apprentissage à un cours de formule 1…etc. Enfin, à mon sens il manque un élément important au triangle PI, nécessaire à toute réflexion pour un entrepreneur : Le marché Par exemple, je connais personnellement deux entrepreneurs qui évoluent dans le secteur de l’énergie photovoltaïque. Depuis, la réforme de l’état sur le rachat de l’énergie, la première entreprise a déposé le bilan tandis que la seconde va très mal. Si le marché (ou la règlementation) n’est pas (ou plus) favorable à un business, quelle que soit la qualité des dirigeants, de leurs équipes (et des autres éléments du triangle PI), l’entreprise aura du mal à croître. A mon sens, le triangle PI doit être accompagné par la notion de « marché » sur lequel tous les entrepreneurs doivent également être vigilants lorsqu’ils décident de se lancer.

Points forts :

Facile à lire Le triangle PI est une bonne base de réflexion pour tous les entrepreneurs Pragmatique et motivant Des conseils pertinents et avisés

Points faibles :

Quelques longueurs Le livre se focalise beaucoup sur « l’état d’esprit » et aborde le thème de l’entrepreneuriat dans sa globalité sans forcément rentrer dans le détail de chaque élément du triangle PI (Le livre permet néanmoins d’avoir une bonne base de réflexion lorsque l’on décide de se lancer. J’aurais personnellement aimé avoir lu ce livre lorsque je me suis lancé, cela m’aurait évité quelques erreurs à mes débuts)

La note d’Alex du blog Des mentors pour entreprendre :

Avez-vous lu “Avant de quitter votre emploi” ? Combien le notez-vous ? Note: There is a rating embedded within this post, please visit this post to rate it. Lire plus de commentaires sur Avant de quitter votre emploi sur Amazon. Acheter “Avant de quitter votre emploi” sur Amazon :

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