Résumé de "Marcher" de Henry David Thoreau : chef-d'œuvre de la littérature naturaliste, "Marcher" est une méditation philosophique dans laquelle l’auteur élève la simple promenade au rang d’art spirituel en proposant la reconnexion avec la nature comme antidote à la civilisation moderne. Cet essai est également un plaidoyer passionné pour la marche en pleine nature comme acte de liberté et de résistance au conformisme, essentiel à la régénération de l'humanité et à la préservation du monde sauvage.
Par Henry David Thoreau, écrit en 1851, 1ère édition en 1862, cette réédition date de 2018, 123 pages.
Titre original : "Walking"
Note : L'introduction, la postface et la partie "Repères chronologiques" de cet ouvrage n'ont pas été écrites par Henry David Thoreau mais par Michel Granger. Professeur de littérature américaine, Michel Granger est un spécialiste et traducteur français particulièrement connu pour son travail autour de Henry David Thoreau. Il est ainsi à l'origine des traductions en français de plusieurs œuvres majeures de Thoreau (comme "La vie sans principe" ou encore "Marcher" ici résumé) et de leur contextualisation.
Chronique et résumé de "Marcher" de Henry David Thoreau
1- Introduction de "Marcher" par Michel Granger
L'introduction de "Marcher" nous plonge dans la vie et la philosophie d'Henry David Thoreau, à travers sa conférence donnée au Lycée de Concord en avril 1851.
1.1 - Éloge de la flânerie
Dans une Amérique du XIXe siècle dominée par l'éthique protestante du travail, Henry David Thoreau fait figure de provocateur. Ancien étudiant de Harvard devenu sans emploi régulier, Michel Granger le décrit comme passant toutes ses journées à se promener dans la nature.
Pour Henry David Thoreau, précise Michel Granger, la marche n'est pas un simple loisir. C’est une activité essentielle à sa liberté et à son art de vivre, dont il a besoin de consacrer plusieurs heures par jour.
Henry David Thoreau revendique alors le droit à cette activité apparemment improductive, car il la considère comme vitale pour régénérer l'humanité.
1.2 - Marcher pour se libérer de l’aliénation sociale
Aussi, l'auteur nous présente un Henry David Thoreau résolument oppositionnel, qui utilise la marche comme moyen d'échapper aux contraintes sociales.
Pour le philosophe, marcher possède, en effet une vertu curative : marcher lui permet de se libérer de l'aliénation sociale, de l'artificialité de la vie urbaine, et de renouer avec ses sens au contact direct de la nature. Dans sa quête d’une "vie naturelle", Henry David Thoreau pratique une observation minutieuse de son environnement, s’effaçant progressivement pour devenir une partie intégrante de la nature elle-même.
1.3 - L'esprit sauvage et la marche pour se régénérer, réfléchir et relativiser
Pour Henry David Thoreau, la civilisation doit se régénérer par le "sauvage". Il ne s’agit pas d’une sauvagerie destructrice, mais d’un état primitif non domestiqué, indique-t-il.
Dans cette optique, la marche devient alors un déclencheur de pensée, un catalyseur de réflexion, une quête spirituelle comparable à une croisade en Terre Sainte. Elle permet, selon lui, de relativiser les activités humaines tout en maintenant un équilibre avec la civilisation.
1.4 – La vision de l’Ouest de Henry David Thoreau et sa relation avec la nature
Michel Granger explique ensuite que, dans sa réflexion, Henry David Thoreau associe le monde sauvage à l'Ouest américain. Il y voit un nouvel Éden. Paradoxalement, l’auteur de "Marcher" n'a jamais quitté sa région, car il préfère, confie Michel Granger, voyager à Concord.
Le philosophe naturaliste vit à la lisière de la nature : il y fait des incursions quotidiennes tout en restant connecté avec la vie intellectuelle. Sa vision de l'Ouest diffère de l'idéologie dominante : plutôt que de considérer cette région comme une frontière à conquérir, il y voit une opportunité de contact avec l'esprit sauvage permettant de régénérer la civilisation.
2 - Marcher
2.1 - L'art de la marche et la quête spirituelle
Henry David Thoreau commence son essai en se présentant comme l'avocat de la nature et de la liberté absolue.
Il explique que très peu de personnes comprennent véritablement l'art de la marche. Lui, l’associe au terme "sauntering" ("saunter" = flâner), un terme dérivé, nous apprend-il, des pèlerins médiévaux en route vers la Terre Sainte.
Ainsi, pour l'auteur, chaque promenade est "une sorte de croisade, prêchée par quelque Pierre l'Hermite caché en nous, pour nous exhorter à partir à la reconquête de la Terre Sainte". Henry David Thoreau approfondit cette métaphore en soutenant que le véritable marcheur, comme le pèlerin, doit être prêt à abandonner ses attaches terrestres pour entreprendre son voyage spirituel.
2.2 - La liberté et le privilège de marcher
Par ailleurs, l'auteur considère la marche comme un privilège rare : celle-ci nécessite, en effet, temps et liberté.
Il affirme que quatre heures de marche quotidienne sont nécessaires à sa santé et son bonheur. Mais cette pratique, observe-t-il, n'est pas accessible à tous, car "aucune richesse ne peut acheter le loisir, la liberté et l'indépendance nécessaires qui constituent le capital de cette profession".
Ici, Henry David Thoreau critique sévèrement ceux qui restent enfermés toute la journée dans leurs boutiques et leurs bureaux. Il considère leur sédentarité comme contre-nature. Il s'étonne d’ailleurs de leur capacité à supporter cet enfermement, notant avec ironie qu'ils ont "bien du mérite de ne pas s'être suicidés depuis longtemps". Car pour le philosophe, la marche n'est pas qu’un simple exercice physique. C’est aussi une véritable aventure spirituelle qui exige une liberté totale d'esprit et de corps.
2.3 - L'appel de l'Ouest
Henry David Thoreau décrit avec une passion particulière comment ses pas le portent invariablement vers l'ouest.
À travers cette tendance naturelle à marcher vers l'ouest plutôt que vers l'est, l’essayiste fait un parallèle avec le mouvement de la civilisation. En effet, cette direction n'est pas choisie au hasard : pour lui, l'est représente le passé et l'histoire, tandis que l'ouest symbolise l'avenir et l'aventure. "C'est vers l'ouest que l'étoile de l'empire suit sa route", cite-t-il.
Ainsi, pour l’auteur de "Marcher", l'Ouest représente non seulement une direction géographique, mais aussi un état d'esprit, une promesse de renouveau et de liberté.
2.4 - La nature comme refuge
L'auteur confie ensuite privilégier résolument les chemins peu fréquentés aux routes principales. Il décrit avec émerveillement comment il peut marcher pendant des kilomètres sans croiser âme qui vive ni voir aucune habitation.
Dans ces moments de solitude parfaite, il réalise alors que les préoccupations humaines - l'Église, l'État, le commerce - occupent peu de place dans le paysage. Pour lui, la politique devient alors un simple "champ étroit", une préoccupation mineure face à l'immensité de la nature.
Ainsi, Henry David Thoreau trouve dans ces espaces sauvages un refuge contre les contraintes de la civilisation, un lieu où l'esprit peut véritablement s'épanouir.
2.5 - L'éloge du sauvage
Henry David Thoreau développe ensuite longuement sa vision du "sauvage" comme force régénératrice essentielle. Pour lui, c’est, en effet, dans la nature sauvage que réside la préservation du monde. Cette affirmation forte est au cœur de sa philosophie.
L'auteur compare aussi ici la littérature domestiquée à la littérature sauvage, préférant cette dernière qu'il juge plus authentique et vivifiante. Il regrette que la littérature anglaise soit trop apprivoisée, trop éloignée de la véritable nature sauvage qu'il cherche à célébrer. Pour Henry David Thoreau, le sauvage n'est pas synonyme de brutalité mais de vitalité pure et d'authenticité.
2.6 - La valeur de l'ignorance utile
Pour Henry David Thoreau, une certaine forme d'ignorance peut être plus précieuse qu'un savoir conventionnel. Il développe cette idée provocante en critiquant la Société pour la Diffusion des Connaissances Utiles. Et selon lui, une "Société pour la Diffusion de l'Ignorance Utile" serait tout aussi nécessaire.
En fait, l'auteur soutient que l'ignorance consciente - celle qui reconnaît ses limites - peut être plus belle et plus utile qu'un savoir superficiel qui nous fait croire que nous savons tout. Il ajoute que "le stade le plus élevé qu'on puisse atteindre n'est pas la connaissance, mais la sympathie intelligente". Cette approche humble du savoir permet, selon lui, une ouverture d'esprit plus authentique.
2.7 - L'homme face à la nature
Henry David Thoreau continue en observant avec regret que peu d'hommes entretiennent une relation authentique avec la nature.
Il déplore ainsi que la plupart des hommes soient inférieurs aux animaux dans leur rapport à l'environnement naturel. Lui-même, confie-t-il, se sent vivre en "lisière" de la nature, car il n'y fait finalement que des incursions passagères.
Il nous décrit alors des moments de contemplation qu’il a vécus, des instants où la nature lui est apparue dans toute sa splendeur, comme cette fois lors d’une escapade dans une pinède au coucher du soleil. Pour lui, ces retours à la nature mettent en lumière la superficialité de notre rapport habituel avec la nature. Ils rappellent à quel point il est nécessaire de construire, avec elle, une relation plus profonde, plus intime.
2.8 - La pensée sauvage et la créativité
L'essayiste établit un lien fondamental entre la nature sauvage et la pensée créative.
Il regrette que nos pensées se fassent de plus en plus rares à mesure que nous défrichons, dit-il, nos "forêts mentales". Il élargit cette métaphore avec celles des pigeons voyageurs pour partager une conviction : la domestication de la nature va de pair avec un appauvrissement de notre capacité à penser.
Henry David Thoreau plaide pour une pensée plus libre et plus sauvage, capable de transcender les conventions et les limites imposées par la société. Il voit dans cette "pensée sauvage" une source de renouveau créatif et spirituel.
2.9 - L'importance du présent
L'auteur insiste avec force sur la nécessité de vivre dans le présent.
Pour lui, "celui qui ne perd aucun instant de la vie qui s'écoule à se souvenir du passé" est véritablement béni. Henry David Thoreau utilise la métaphore évocatrice du chant du coq pour illustrer cette philosophie du présent, symbole d'un renouveau constant et d'une vitalité pure.
Cette attention au moment présent n'est pas, pour lui, une simple attitude mentale. C’est aussi une véritable pratique spirituelle qui permet de vivre en harmonie avec les rythmes naturels.
2.10 - La beauté naturelle et l'épanouissement humain
Pour conclure, Henry David Thoreau évoque la beauté transcendante de la nature, à travers notamment la description détaillée d'un coucher de soleil extraordinaire. Cette beauté peut "nourrir l’âme humaine", souligne-t-il, et elle est à la portée de tous, même dans les endroits les plus reculés.
L'auteur décrit ensuite avec émotion comment une lumière dorée peut métamorphoser le paysage le plus ordinaire en un spectacle sublime, et offrir une expérience quasi mystique.
Il termine en comparant les marcheurs à des pèlerins en quête de lumière spirituelle, mettant ainsi en avant la dimension sacrée de la marche en pleine nature.
2.11 – Conclusion de "Marcher"
Dans cet essai profondément personnel et philosophique, Henry David Thoreau partage sa vision de la marche. Cette vision qui dépasse largement le simple exercice physique : sous la plume du philosophe, "marcher" devient, en effet, une pratique spirituelle grâce à laquelle il est possible de se reconnecter avec la nature sauvage et avec soi-même.
"Marcher" est alors un plaidoyer passionné pour la préservation des espaces sauvages et pour une vie plus authentique, libérée des contraintes de la civilisation. C’est un texte qui nous invite à reconsidérer notre rapport à la nature et à redécouvrir la dimension sacrée de notre environnement naturel.
3 - Henry David Thoreau essayiste | Postface de Michel Granger
Par Benjamin D. Maxham active 1848 - 1858
3.1 - Un écrivain émancipateur
Michel Granger présente Henry David Thoreau avant tout comme un écrivain dévoué à son art, qui a tenu un journal quotidien sans interruption de 1837 à 1861.
Son objectif, déclare-t-il, n'était pas l'art pour l'art, mais la création d'un outil intellectuel émancipateur.
En effet, l'auteur explique que Henry David Thoreau considérait la littérature comme un moyen d'éveiller les consciences et de libérer les individus du conformisme. Sa mission, précise-t-il, était d'aider ses contemporains à penser par eux-mêmes, à travers des essais et conférences visant à déclencher une réflexion indépendante. Son style, souvent proche du sermon, privilégiait les formules brèves et percutantes pour marquer les esprits.
3.2 - Un intellectuel de Nouvelle-Angleterre
Bien que solitaire et excentrique, Henry David Thoreau était profondément ancré dans son époque et son milieu.
En effet, Michel Granger souligne qu’il n’était pas qu’un simple "philosophe dans les bois". Il était aussi un intellectuel formé à Harvard qui entretenait des relations avec un cercle d'intellectuels.
Après ses études, ajoute l’auteur, Henry David Thoreau est retourné à Concord où il a exercé divers métiers, tout en se consacrant à l'écriture et aux longues promenades. Michel Granger note enfin que la vie de Thoreau, ponctuée de publications d'articles et d'essais, a été marquée par des actes symboliques comme son refus de payer un impôt, qui lui valut une nuit de prison en 1846.
3.3 - Le philosophe et l’art de vivre
Michel Granger expose ici la philosophie de vie que partage Henry David Thoreau dans ses essais.
Ainsi, au cœur de sa pensée, se trouve la nécessité d’une réforme individuelle, fondée sur le dépouillement matériel et une immersion profonde dans la nature.
L'auteur insiste également sur l'importance du retrait solitaire dans la démarche d’Henry David Thoreau, incarnée par son séjour au bord du lac Walden.
Enfin, il explique que le philosophe préconisait une solution individualiste aux maux de la société, privilégiant le développement personnel à l'action collective.
Sa philosophie reposait sur une perception directe du réel, affranchie des illusions de la civilisation, et prônait une réforme éthique pour que chacun puisse se réapproprier une morale confisquée par les institutions.
3.4 - L’objecteur de conscience et le résistant
Michel Granger raconte ensuite comment Henry David Thoreau est passé de l'objection de conscience à la résistance active.
Nous apprenons ainsi que, dans le contexte troublé de l'Amérique d'avant la guerre de Sécession, la question de l'esclavage a joué un rôle déterminant dans son engagement politique. L'auteur montre comment la loi de 1850, obligeant les citoyens du Nord à collaborer à la capture des esclaves fugitifs, a radicalisé la position de Henry David Thoreau.
Dans "Résistance au gouvernement civil" (1848-1849), ce dernier défend une position principalement morale et individuelle, fondée sur le fait que chaque personne doit agir en accord avec sa conscience, même si cela implique de désobéir aux lois ou aux autorités en place.
Cependant, Michel Granger souligne que face à l'inefficacité de cette approche individuelle, Henry David Thoreau finit par accepter l'idée d'une résistance plus active, notamment en soutenant l'abolitionniste John Brown. L'auteur note toutefois que la pensée politique de Henry David Thoreau reste centrée sur l'individu, négligeant souvent les dimensions collectives et sociales des problèmes.
3.5 - Le visionnaire de la nature : entre littérature et science
Michel Granger présente Henry David Thoreau comme un observateur passionné de la nature, à la fois poète et naturaliste. Ce dernier combine une approche scientifique rigoureuse avec une sensibilité littéraire unique, fait-il remarquer.
L'auteur revient enfin sur la façon dont Henry David Thoreau a minutieusement documenté la vie naturelle autour de Concord, en consignant ses observations nombreuses et détaillées dans son Journal. Ses écrits sur la nature répondaient à un véritable engouement du public de l'époque pour les sciences naturelles.
Cependant, Michel Granger insiste sur le fait que, pour Thoreau, la nature allait bien au-delà de l'observation scientifique. Elle représentait une source d'inspiration spirituelle et métaphorique essentielle : un moyen d'affirmer sa singularité et sa rébellion, un remède à la société dominée par le commerce, et un chemin personnel vers une spiritualité qu’il construisait à son image. Elle était en effet, pour reprendre ses mots, à la fois "un stimulant pour son excentricité rebelle, un antidote à la civilisation mercantile, un chemin d'accès à la spiritualité qu'il se façonne".
3.6 – Conclusion de la postface
En conclusion, Michel Granger nous présente l'héritage complexe de Henry David Thoreau. S'il peut paraître en décalage avec certaines valeurs contemporaines par son austérité et son élitisme, son œuvre garde toute sa pertinence par :
Sa passion contagieuse pour la nature,
Sa capacité à vivre dans la solitude et la contemplation,
Sa distance critique face aux comportements grégaires,
Ses questionnements toujours actuels sur la liberté, la justice et la conscience individuelle,
Et surtout, sa capacité à provoquer la réflexion.
4 - Repères chronologiques
La dernière partie de l’ouvrage est dédiée à une chronologie de la vie de Henry David Thoreau. En voici une synthèse.
Né en 1817 à Concord, dans le Massachusetts, aux États-Unis, Henry David Thoreau fait ses études à Harvard jusqu'en 1837, année où il commence son Journal sur les conseils de l’essayiste et poète Ralph Waldo Emerson.
Sa vie est marquée par plusieurs moments clés : son expérience d'enseignant (1838-1841), sa collaboration avec Emerson (1841-1843), et surtout son séjour dans une cabane près du lac Walden (1845-1847). Une nuit en prison en 1846 inspire sa réflexion sur la désobéissance civile.
En 1849, Henry David Thoreau publie "Une semaine sur les rivières Concord et Merrimack", puis "Walden" en 1854, fruit de multiples réécritures.
Se consacrant à l'arpentage et aux conférences, il continue d'écrire dans son Journal jusqu'à ce que la tuberculose l'emporte en 1862 à Concord, sa ville natale.
Conclusion de "Marcher" de Henry David Thoreau
Trois points clés que partage Henry David Thoreau dans son essai "Marcher"
Point clé n°1 : Marcher est un acte de libération spirituelle
Henry David Thoreau nous présente la marche non pas comme un simple exercice physique, mais comme une véritable pratique spirituelle. L'auteur de "Marcher" défend cette activité comme essentielle à notre liberté et à notre épanouissement.Selon lui, plusieurs heures quotidiennes de marche sont nécessaires pour nous reconnecter avec notre nature profonde et ainsi transformer une simple promenade en quête spirituelle.
Point clé n°2 : La nature sauvage devient une source de refuge et de régénération pour l’homme moderne
À travers sa vision du "sauvage", Henry David Thoreau développe une philosophie dans laquelle la nature devient un antidote aux maux de la civilisation moderne. Pour lui, c'est dans les espaces préservés de l'influence humaine que réside la possibilité d'une régénération tant individuelle que collective. Le retour aux espaces sauvages permet en somme de guérir l'homme moderne de son aliénation.
Point clé n°3 : L'ignorance consciente ouvre la voie à une pensée plus libre et authentique que le savoir conventionnel.
Le philosophe prône une approche unique de la connaissance, selon laquelle une certaine forme d'ignorance consciente peut s'avérer plus précieuse qu'un savoir conventionnel. Il nous encourage alors à adopter une pensée plus libre, capable de transcender les normes et conventions sociales.
Pourquoi devriez-vous lire "Marcher"?
Lire "Marcher", c’est découvrir une philosophie de vie profondément transformatrice.
Cet ouvrage révèle comment une activité aussi simple que la marche peut devenir un puissant levier de développement personnel et de reconnexion avec la nature. Il vous invite à repenser votre rapport au temps, à l’espace et à votre environnement, tout en proposant une critique stimulante des contraintes de la société moderne.
Je recommande donc cette lecture pour deux raisons principales :
"Marcher" est un guide philosophique utile pour quiconque aspire à mener une vie plus authentique, en harmonie avec la nature.
L’œuvre partage une vision radicale de la liberté individuelle et défend passionnément la préservation du monde sauvage, une réflexion particulièrement pertinente face aux enjeux environnementaux et sociétaux de notre époque.
Points forts :
Une réflexion profonde et intemporelle sur le lien entre l'homme et la nature.
Un style d'écriture riche qui mêle brillamment philosophie, poésie et observations naturalistes.
Une vision radicale et inspirante de la liberté individuelle.
Un manifeste écologique avant-gardiste pour son époque.
Points faibles :
Un ton parfois moralisateur qui peut paraître élitiste.
Une vision très individualiste qui semble négliger les dimensions collectives des problèmes sociaux.
Ma note :
★★★★★
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]]>Résumé du livre de « 10 % plus heureux. Un candide au pays de la méditation » de Dan Harris : un livre en forme de biographie et de manuel de développement personnel où l’auteur partage son expérience du stress et nous montre comment en sortir grâce à la méditation.
Dan Harris, 2019 (2014), 324 pages.
Titre original : 10 % Happier.
Chronique et résumé de "10 % plus heureux" de Dan Harris
Chapitre 1 - Ça tourne !
En 2004, alors qu’il est en plein direct de la célèbre émission de télévision Good Morning America, le journaliste Dan Harris est victime d’une crise de panique. Il éprouve alors ce que les médecins appellent la « faim d’air », une sensation physiologique qui donne à une personne l’impression que ses poumons ne peuvent pas absorber suffisamment d’air.
C'est cet événement traumatisant qui a donné le point de départ au voyage entrepris par l'auteur pour découvrir l'origine de cette panique, ainsi que les moyens pour éviter que cela ne se reproduise.
Mais justement : d'où vient-il exactement ? Telle est la première question à se poser. En fait, Dan Harris raconte comment il en est arrivé à travailler pour ABC News, une grande chaîne nationale aux États-Unis.
Âgé d’une vingtaine d’années, Dan Harris était ambitieux. Lorsqu’il commence à travailler à ABC, à 29 ans, le jeune journaliste correspondant veut plaire à son chef de rédaction, Peter Jennings. Il en fait beaucoup. Trop sans doute. Le burn-out n’est pas loin.
Surviennent ensuite les attentats du 11 septembre 2001. Dan Harris et son équipe couvrent le désastre. Plus tard, alors qu’il est correspondant au Moyen-Orient, l’auteur raconte qu’il ressent très fortement ce qu’il appelle « l’héroïne journalistique ».
Qu’est-ce ? Le fait de devenir accro à la montée d’adrénaline qui accompagne le travail de journaliste. Lors des reportages dans des zones « chaudes », il peut à tout moment se faire tirer dessus. Ce danger est à la fois source de peur et d’excitation. Peu à peu, Dan Harris s’habitue aux horreurs dont il est le témoin.
À son retour aux États-Unis, il paraît plus solide qu’auparavant. Mais en réalité, il a contracté une maladie invisible : une forme d’anxiété croissante liée à ses expériences traumatisantes dans les zones de conflit.
Pour pallier ces soucis, l’auteur utilise des drogues (cocaïne, extazy). Mais celles-ci ont un effet encore plus délétère sur lui. Malgré le fait qu’il aille voir un psychiatre, l’auteur refuse de prendre sérieusement en considération son état. Jusqu’au jour où il fait cette crise de panique sur le plateau de Good Morning America.
C’est un autre psychiatre qui lui révélera qu’il est atteint de stress post-traumatique. Dan Harris est alors à la fois soulagé et inquiet pour son avenir professionnel. Il sait que c’est l’insouciance et le travail qui l’ont mené là. Mais comment modifier son comportement, maintenant que le problème est déjà bien ancré ?
Chapitre 2 - Brebis égarées
En 2004, Peter Jennings assigne au journaliste une nouvelle mission : s'occuper du traitement des affaires religieuses pour ABC News. Dan Harris et son producteur, Wonbo Woo, voyagent aux États-Unis pour couvrir des histoires sur l'essor des mouvements chrétiens et parler de thématiques diverses telles que le mariage homosexuel ou l'avortement.
Au départ, le journaliste n’est pas vraiment emballé. Pour lui, ces histoires de religion sont sans intérêt et il les dédaigne même un peu. Pourtant, son avis va changer lorsqu’il va rencontrer un évangéliste nommé Ted Haggard, qui devient l’une de ses sources privilégiées dans ses investigations.
Peu à peu, Dan Harris crée des reportages plus profonds sur les thématiques religieuses et s’intéresse davantage à ce qu’il fait. Grâce à la gentillesse et au sérieux de personnes comme Ted Haggard (qui, néanmoins, sera pris dans un scandale peu de temps après), il se prend de passion pour ces nouveaux sujets.
En 2005, son mentor Peter Jennings meurt et le journaliste doit changer de poste : il devient reporter pour le magazine Nightline. C’est aussi l’époque où il rencontre sa future femme, Bianca, qui l’incite à trouver une solution à ses problèmes d’anxiété.
Chapitre 3 - Génial ou givré ?
Dan Harris considère qu'il va mieux. Il est désormais fiancé à Biance et a un nouveau travail. Toutefois, il est encore pris de temps à autre par des attaques de panique. Il anime l'édition du dimanche de World News Tonight, mais se sent stressé, notamment vis-à-vis de ses collègues.
Lorsqu'une amie lui demande s'il a lu l'ouvrage de Eckhart Tolle, Une Nouvelle Terre, le journaliste s'en moque. Pour lui, cet auteur de développement personnel ne mérite pas vraiment qu'on s'y arrête. Pourtant, une fois qu'il le lit, quelque chose l'interpelle et il décide de lui consacrer un entretien dans son show.
Ce qu’il fait. Pourtant, le jour J, il n’est toujours pas totalement convaincu par la présentation de l’auteur. Selon lui, Eckhart Tolle ne donne pas de solution satisfaisante pour calmer la voix intérieure négative de l’égo :
"C'était comme si j'avais rencontré un homme qui me disait que mes cheveux avaient pris feu, mais refusait de me fournir un extincteur." (10 % plus heureux, Chapitre 3)
Chapitre 4 - L'industrie du bonheur
Étape suivante dans sa réflexion : une interview avec Deepak Chopra, un gourou spirituel très populaire outre-Atlantique ayant écrit plusieurs best-sellers. Dan Harris l’interroge sur l’égo et les thèses d’Eckart Tolle. Ici encore, l’auteur est déçu par la réponse et le comportement du guide spirituel indien.
Et il en va de même lorsqu'il rencontre d'autres "gourous" venus du New Age et du développement personnel.
Mais alors, que faire ? Pour lui, il est nécessaire de s’appuyer sur des preuves scientifiques solides ; il ne peut s’en remettre à des « traitements » potentiellement dangereux n’ayant pas fait leurs preuves et aux discours d’experts autoproclamés.
Chapitre 5 — Le Jew-Bu
Sa femme Bianca lui suggère de lire un autre livre : celui de Mark Epstein, un psychologue pratiquant la méditation bouddhiste. C’est grâce à cette lecture que l’auteur se rend compte de ce qui restait « caché » ou implicite chez Eckart Tolle. En fait, la théorie qu’il développait trouvait ses racines dans le bouddhisme.
Plus que ce qu’il avait lu avant, le livre de Mark Epstein lui ouvrait la voie vers une compréhension à la fois plus profonde et plus modeste que ce que prétendaient offrir ceux et celles qu’il avait rencontrés jusqu’à présent.
Par ailleurs, Dan Harris se sent proche du côté « pragmatique » et concret du bouddhisme, qui propose des solutions concrètes pour mettre un terme aux pensées négatives et au flux destructeur de l’égo. Trois expressions sont souvent utilisées par les bouddhistes pour qualifier cette intranquillité de l’esprit :
Esprit se comparant (comparing mind) : l'esprit se mesure sans cesse aux autres ;
Esprit voulant (wanting mind) : l'esprit désirant les choses ;
Et enfin l'esprit agité (monkey mind) : l'esprit insatiable et en besoin de nouveauté constante.
Reconnaître cela est essentiel à la croissance. Tout comme prendre conscience de notre tendance à "terribiliser" et, plus fondamentalement encore, l'impermanence des choses.
La seule façon d'atteindre le bonheur consiste alors à accepter complètement — et activement — ce caractère fini et provisoire des événements et des choses. Mais c'est beaucoup plus facile à dire qu'à faire, bien sûr !
Emballé par ces idées, Dan Harris contacte Mark Epstein pour lui proposer une interview. Le contact passe bien et le psychologue lui propose de participer à un groupe de spiritualité nommé le "bus juif", en référence à l'origine commune des participants. Mieux encore, c'est lui qui finit par le convaincre de se mettre à la méditation.
Chapitre 6 - Le pouvoir de la pensée négative
Dan Harris se réconcilie avec la méditation après avoir lu plusieurs études scientifiques qui montrent les avantages physiologiques de cette pratique. Il ne la voit plus comme une activité de hippies en mal de découvertes orientales.
Quelques instructions simples permettent de commencer une session :
Asseyez-vous dans une position confortable ;
Suivez votre respiration ;
Lorsque l’attention s’égare, revenez à votre respiration.
L’auteur se rend compte qu’il s’agit d’un « exercice cérébral rigoureux » qui cherche à « apprivoiser le train en fugue de l’esprit ». Et cela n’a rien de facile ! Mais pour lui, cela valait vraiment la peine de persévérer.
Il a donc créé une routine quotidienne. Peu à peu, il a pris l’habitude de suivre son souffle pour soulager son anxiété et se concentrer sur les moments présents. Les résultats ne se sont pas fait attendre très longtemps.
Il a commencé à ressentir une ouverture de sa conscience. Il devenait capable de reconnaître ce qui se passe dans l'esprit moment par moment, en acceptant la nature transitoire de toute pensée.
Lors d’une retraite, Dan Harris écoute la conférencière Tara Brach, qui a créé une méthode intitulée RAIN, pour :
Reconnaître ce qui se passe (ressource) ;
Accepter l'expérience entièrement (allow) ;
Investiguer avec soin et curiosité (investigate) ;
Nourrir avec auto-compassion (nurture)
RAIN est une technique de pleine conscience en quatre étapes qui intègre :
La reconnaissance de vos pensées ;
Le fait de les laisser exister ;
L’étude de ce qu’elles provoquent dans le corps ;
Les identifier comme des états d'être transitoires, qui passent.
Pour Dan Harris, cette technique fonctionne bien. Mais son nouvel ami et mentor, Mark Epstein, lui conseille de participer à une autre retraite dirigée par Joseph Goldstein, un professeur de méditation de renom faisant partie du groupe du « bus juif ».
Chapitre 7 - Retraite
Dan Harris se rend donc au Spirit Rock Meditation Center de Californie pour assister à la retraite silencieuse de 10 jours dirigée par Joseph Goldstein. Cette fois, le niveau est plus exigeant. Le temps de méditation prévu est d’environ 10 heures par jour.
Le journaliste craint de ne pas réussir à tenir sur la longueur. Et, de fait, il pense abandonner après quelques jours, malgré les discours du soir enjoués et motivants de Joseph Goldstein.
Mais Dan Harris décide de raconter ses difficultés à quelqu’un qui lui conseille de faire baisser la pression et de ne pas essayer aussi fort. En effet, les personnes comme lui cherchent à tout prix à atteindre des objectifs et à réussir. C’est cela qui « bloque ».
L’expérience de la méditation va dans le sens inverse et beaucoup de personnes ont du mal avec cet aspect de la pratique.
Cette discussion l'aide et, peu de temps après, il fait l'expérience d'une méditation particulièrement intense qui le laisse dans un état de bien-être profond qu'il décrit comme des "vagues de bonheur".
Cet état se poursuit pendant plusieurs jours puis cesse. Lors d’une conversation avec Joseph Goldstein, celui-ci lui affirme que cette pleine conscience joyeuse augmentera avec la pratique.
Chapitre 8 - 10 % plus heureux
De retour de la retraite, Dan Harris retombe rapidement dans ses habitudes quotidiennes. Au travail, les négociations ne se passent pas comme prévu. En plus, la plupart des gens voient son nouveau goût pour la méditation avec scepticisme.
À chaque fois, les personnes qui l’interrogeaient semblaient lui dire : « Vous avez donc rejoint un culte, n’est-ce pas ? ». Afin de mieux faire comprendre cette pratique, il décide de déclarer, à chaque fois que quelqu’un le questionne, que :
« Je le fais parce que cela me rend 10 % plus heureux »…
Et c’est à partir de là qu’il a commencé à penser à écrire un livre sur le sujet ! Pour lui, cette phrase, « Cela me rend 10 % plus heureux », est à la fois accrocheuse et vraie.
En effet, Dan Harris considère qu’il est plus heureux dans son ménage et plus sympathique avec ses collègues. Finalement, il signe un contrat et commence à travailler sur Good Morning America en tant que présentateur du week-end.
C’est un changement difficile au départ, pour le journaliste, mais il s’y fait. Il doit aussi faire face à des critiques venues des réseaux sociaux à cette époque. Certes, la vie reprend son cours et le stress est toujours là. Mais la méditation fait pourtant son œuvre ! Le journaliste affirme qu’il a résolu ses problèmes plus rapidement grâce à elle.
C’est également à cette époque que Dan Harris décide également de réaliser une interview avec Joseph Goldstein. Il lui demande comment il a commencé la méditation et pourquoi organiser des retraites si intenses, comme celle de Spirit Rock.
Joseph Goldstein dit que le fait d’être dans l’environnement d’une retraite de ce type permet aux participants de se familiariser avec leurs schémas de pensée et, ainsi, de mieux comprendre ce qui est important pour eux.
Chapitre 9 - La "nouvelle caféine"
Pour lui, désormais, la méditation a tout d’un superpouvoir ! Mais, qui plus est, les scientifiques démontrent l’efficacité de la méditation grâce à de nombreuses études scientifiques, ce qui l’encourage encore davantage.
Il cite plusieurs études, notamment sur les bienfaits de la méditation sur la dépression, la toxicomanie et l’asthme (entre autres !).
Il relate également une expérience célèbre de Harvard démontrant que les personnes ayant suivi un cours de huit semaines de réduction du stress basé sur la pleine conscience voient leur matière grise :
"S'épaissir" dans les zones du cerveau associées à la conscience de soi et à la compassion ;
"Diminuer" dans les régions associées au stress".
Pour l'auteur, ces découvertes scientifiques peuvent aider à convaincre même les personnes les plus sceptiques des effets bénéfiques, tant psychologiques que physiologiques, de la méditation.
Dan Harris décide de présenter une série d’histoires sur la méditation sur la chaîne ABC. Sa première histoire porte sur la façon dont la méditation est utilisée avec succès dans les bureaux de l’entreprise du producteur alimentaire General Mills.
Sa directrice, Janice Maturano, voit la méditation comme une pratique positive et non seulement de "réduction de stress". Elle insiste tout particulièrement sur l'importance de se concentrer sur une tâche, puis de la laisser tomber et de faire une pause. Dans cet espace de repos, une solution ou une percée peut se produire plus aisément.
Lorsqu’il travaille sur les autres histoires de sa série, Dan Harris se convainc de l’utilité et de la vérité de son nouveau crédo : « 10 % plus heureux grâce à la méditation ». Il utilise toutes les sources qu’il peut pour démontrer son propos et obtient un certain succès.
Chapitre 10 - Plaidoyer intéressé pour ne pas être un con
Dan Harris finit par interviewer le Dalaï Lama. Au début, il est plutôt sceptique, mais se rassure quelque peu lorsqu'il apprend que le leader des bouddhistes s'intéresse de très près aux études scientifiques démontrant les effets bénéfiques de la méditation.
Lorsque le journaliste lui fait part de ses questionnements autour de la question de la compassion, celui-ci lui répond :
"La pratique de la compassion est finalement bénéfique à toi-même. Je la décris habituellement comme cela : nous sommes égoïstes, mais nous sommes des égoïstes sages plutôt que des égoïstes fous".
Ce propos donne à réfléchir, car il nous apprend que la pratique de la compassion est une bonne chose également pour sa propre santé. D’ailleurs, des études scientifiques citées par l’auteur dans l'ouvrage le démontrent.
Mais la compassion est plus facile à comprendre qu’à entreprendre ! L’une de ses grandes erreurs professionnelles est justement liée à un manque de compassion. Malgré ce nouveau savoir, Dan Harris reconnaît avoir été incorrect lors de l’interview qu’il réalisa avec Paris Hilton et qui poussa celle-ci à quitter le plateau de télévision.
Chapitre 11 - De la dissimulation du zen
Petit à petit, Dan Harris se désengage de la compétition sans pitié. Plutôt que de briguer inlassablement de nouvelles fonctions, il préfère se concentrer sur la méditation. Finie, la « course de rats » !
Le journaliste décide de participer à une autre retraite sur le thème de la compassion — son point le plus délicat. Sharon Salzberg, une autre professeur, y discute de la mudita, le concept bouddhiste de "joie sympathique" ou de "joie ouverte aux succès des autres". Un concept quelque peu difficile à accepter pour l'auteur !
En fait, Dan Harris ne parvient pas très bien à associer son ambition avec sa pratique de la méditation. Il se rend compte qu’il devient trop passif et qu’il met en péril sa carrière, à laquelle il a pourtant travaillé une bonne partie de sa vie. Comment rester calme sans pour autant devenir mou et sans objectifs ?
Plusieurs personnes l’ont aidé à trouver une réponse à cette question. Joseph Epstein, d’abord, qui lui explique :
«Les gens vont profiter de toi s'ils te voient comme quelqu'un de vraiment zen. Dans le comportement organisationnel, il y a un certain type d'agression qui n'y attache aucune valeur — qui verra le zen comme une marque de faiblesse. Si ça ressort trop chez toi, les gens ne te prendront pas au sérieux. Donc je pense que c'est important de garder le zen pour toi, et de les laisser voir en toi une menace potentielle. » (10 % plus heureux, Chapitre 11)
Bianca, sa femme, lui permet aussi de rééquilibrer les choses. Elle l'aide en lui faisant comprendre qu’il essaye de tout diriger, en particulier lorsqu’il se trouve sur un plateau de télévision. Or, maintenant qu’il travaille en équipe, il doit apprendre à se détendre et à suivre le courant !
Dan Harris cherche avant tout à atteindre une forme de « non-attachement aux résultats ». En fait, la vie ne va pas toujours dans le sens que nous nous attendons et nous devons l’accepter. C’est ça, selon lui, le chaînon manquant entre la pleine conscience et l’ambition.
Conclusion sur « 10 % plus heureux » de Dan Harris :
Ce qu’il faut retenir de « 10 % plus heureux » de Dan Harris :
Dan Harris termine avec 10 conseils qui récapitulent ce qu'il a appris au long de son parcours et qu'il nomme "la voie de l'inquiet" :
Ne soyez pas un sale con ;
(Et/mais…) Si nécessaire, planquez le Zen ;
Méditez ;
Le prix de la sécurité est un sentiment d'insécurité (ça vous servira un temps) ;
Le sang-froid n’est pas l’ennemi de la créativité ;
Ne forcez rien ;
L'humilité empêche l'humiliation ;
Allez-y mollo avec l'auto-flagellation ;
Ne vous attachez pas aux résultats ;
Pensez-y : qu'est-ce qui compte le plus ?
Ce livre est utile pour ceux et celles qui ne connaissent pas encore la méditation et voudraient s'y initier. Mais il ne s'agit pas d'un manuel ; plutôt d'une biographie qui intègre des conseils pour apprendre à intégrer la pratique de la méditation à sa vie de tous les jours.
Le dernier chapitre est particulièrement intéressant puisqu'il montre comment associer un certain degré d'ambition avec les principes de la méditation de pleine conscience. Au final, l'objectif est d'être plus heureux dans sa vie quotidienne.
Grâce à la pratique méditative, nous devenons capables de dégonfler notre égo et d’accepter notre existence dans toutes ses imperfections. Nous sommes plus simples et justes avec nous-mêmes et avec les autres. Nous vivons davantage au présent.
]]>Résumé de « La Méditation de pleine conscience pour les nuls » de Hélène Filipe, Élisabeth Couzon et Shamas Alidina : un manuel pour apprendre à méditer rapidement et profiter de tous les bénéfices de cette pratique dans tous les domaines de votre vie.
Hélène Filipe, Élisabeth Couzon et Shamash Alidina, 2021, 401 pages.
Chronique et résumé de « La Méditation de pleine conscience pour les nuls » de Hélène Filipe, Élisabeth Couzon et Shamas Alidina
À propos des adaptatrices et de l'auteur
Hélène Filipe et Élisabeth Couzon sont toutes deux formatrices et praticiennes en psychologie clinique. Toutes deux enseignent également la méditation de pleine conscience.
Shamash Alidina est le fondateur de Learn-mindfulness.com, une entreprise qu’il a créée dans le prolongement de sa formation au Centre for Mindfulness de l’université de Bangor (Pays de Galles).
Préface de Christophe André
Vous connaissez sans doute Christophe André, médecin psychiatre et auteur, notamment, de Méditer, jour après jour. Dans cette préface, il propose de partir de ce que n'est pas la pleine conscience.
Il prend plusieurs exemples afin de nous montrer que nous sommes souvent distraits par nos préoccupations de la vie quotidienne. La plupart du temps, nous ne prenons pas vraiment garde à ce que nous faisons : manger, lire une histoire à notre enfant, observer un paysage, courir et plein d’autres choses encore.
Pourquoi est-ce important de retrouver cette attention au monde ? Parce qu’elle permet de vivre avec plus d’intensité et en même temps de calme. Parce que cela nous aide aussi à traverser les moments de souffrance avec plus de bienveillance.
Finalement, la méditation de pleine conscience est nécessaire pour vivre dans l'instant présent et ainsi transformer peu à peu son existence. C'est à cet apprentissage que le livre invite. Suivrez-vous le guide ?
Avant-propos
L’auteur de cet avant-propos, Steven D. Hickam (psychiatre clinicien, Université de Californie), vous en propose un premier. Que ressentez-vous, là, en vous apprêtant à lire ce livre (ou cette chronique !) ? Sentez-vous le parcours de la respiration dans votre corps ?
Rien de plus simple, et pourtant pas toujours facile à mettre en œuvre dans sa vie de tous les jours. Mais il n'y a pas d'autre voie que la pratique. Pensez aux bénéfices et entamez le voyage tranquillement.
Introduction
« Vers l’âge de 8 ans, j’ai découvert une chose incroyable : j’étais réellement vivant, sur cette planète, dans cet univers ! Et il en était de même pour tout le monde. L’existence d’un univers était en soi une chose admirable, mais le fait que j’en fasse moi-même partie… c’était renversant. J’avais commencé à faire part de ma découverte à tout mon entourage, mais on ne partageait pas mon enthousiasme. De façon mécanique, les grandes personnes vaquaient à leurs activités professionnelles et faisaient leurs courses, mes camarades jouaient, tandis que de mon côté, j’avais pris intensément conscience de l’existence, et j’étais apparemment le seul à ressentir cela. Tout se passait comme si un gigantesque feu d’artifice s’était embrasé sans que personne ne regarde du bon côté. » (La Méditation de pleine conscience pour les nuls, p. 9)
Si, comme Shamash Alidina, vous avez eu une sorte de "révélation" vis-à-vis de votre existence, ou si, comme lui aussi, vous voulez retrouver ou conserver votre esprit d'enfant, alors c'est le bon moment pour commencer.
Vous pouvez explorer le livre (et cette chronique) de façon linéaire, en le suivant chapitre après chapitre, ou sauter certaines parties pour vous retrouver là où vous souhaitez aller. Si vous êtes débutant, mieux vaudra néanmoins démarrer avec la première partie que voici !
Partie 1. Introduction à la méditation de pleine conscience
Chapitre 1. Découvrir la méditation de pleine conscience
La méditation de pleine conscience, qu'est-ce que c'est exactement ?
Cette technique venue de l'Antiquité (Sati, en indien) désigne :
Conscience ;
Attention ;
Remémoration.
Ces trois éléments fonctionnent ensemble dans la méditation. Mais allons un peu plus loin. Selon le Dr Jon Kabat-Zinn :
"On peut cultiver l'attention consciente en focalisant son attention d'une façon particulière, sur le moment présent, en étant aussi ouvert et aussi peu réactif que possible et en évitant de porter un jugement." (cité dans La Méditation de pleine conscience pour les nuls, p. 18)
La méditation de pleine conscience demande de rester dans le moment présent par l'observation de soi et du monde alentour, en dehors d'une position critique. C'est une posture qui allie le cœur à l'esprit.
Un aperçu de la méditation de pleine conscience
La méditation de pleine conscience, ce n'est pas "penser à rien" ! C'est focaliser son attention sur un élément, le plus souvent sa propre respiration, mais aussi :
L'un de vos sens ;
Votre corps ;
Vos émotions ;
Vos pensées ;
Une préoccupation.
Que vous partiez à la découverte du flux d'air dans vos poumons ou du flux de conscience, cette attention soutenue va vous permettre de vous rendre compte (de vous rappeler) du mouvement propre de ce qui vous agite.
À retenir dès à présent ! Il existe la méditation :
Formelle, c'est-à-dire lorsque vous dédiez un moment précis de votre journée à l'exploration de cette pratique.
Informelle, chaque fois que vous cherchez simplement à rester concentré sur votre activité présente.
Recourir à l'attention consciente comme à une aide
La méditation de pleine conscience n'a d'autre but que de reconnaître l'instant présent, de l'accepter (sans pour autant se résigner ou renoncer à agir). En reconnaissant et en acceptant une situation, nous aidons à la transformer.
L'auteur mentionne quelques bienfaits de la méditation de pleine conscience :
Guérir ou prévenir la maladie : en combattant le stress, la méditation réduit le risque de maladies et peut vous redonner courage ou goût à la vie quand votre corps souffre.
Se détendre : la détente ne peut être le but premier de la méditation, mais elle est une conséquence indirecte de la focalisation sur l'instant présent. La méditation n'est pas la relaxation, ce sont deux techniques différentes avec des objectifs distincts.
Être plus productif : la focalisation de l'attention sur une tâche à la fois (dans la méditation informelle) vous aidera à gagner en efficacité et en rapidité. Le travail n'en sera aussi que plus agréable !
Se découvrir soi-même : la pratique méditative peut vous révéler à vous-même en tant que simple témoin, c'est-à-dire au-delà de vos rôles sociaux, mais aussi des joies, peines et pensées du moment.
Commencer l'aventure de la pleine conscience
"La méditation de pleine conscience n'est pas une solution rapide à un problème, mais l'aventure d'une vie. On peut la comparer au voyage en bateau d'un explorateur à la recherche de nouvelles terres inconnues." (La Méditation pour les nuls, p. 29)
→ Commencer le voyage
En "commençant le voyage", vous êtes motivé et peut-être un peu inquiet. Vous vous faites quelques idées sur ce que la pratique va vous demander d'efforts.
Vous avez peut-être aussi à l'esprit des objectifs précis à atteindre. Mais prenez garde : la méditation de pleine conscience est avant tout orientée vers un processus et elle s'établit dans la longue durée.
→ Surmonter les difficultés
Il y aura des moments difficiles. Vous penserez peut-être que tous ces efforts sont inutiles, malgré votre investissement. Pourtant, peu à peu, vous pourriez bien être surpris. Rappelez-vous de :
Faire preuve de bienveillance et de curiosité envers vous-même ;
Accueillir le "vagabondage" de votre esprit.
→ Découvrir le voyage d'une vie
Le voyage vous ramène chez vous, là où vous n'avez jamais cessé d'être. Simplement il vous a ouvert les yeux sur la situation de votre existence et sur le caractère précieux des moments vécus.
Chapitre 2. Profiter des avantages de la méditation de pleine conscience
Vous l'aurez compris, la pratique méditative se poursuit pour elle-même ; les avantages en découlent. Toutefois, cela ne signifie pas qu'il faille les oublier complètement. Revenons un instant sur ce que la méditation de pleine conscience peut vous apporter.
Détendre le corps
La méditation peut vous faire prendre conscience des tensions accumulées. Elle peut aussi vous aider à diriger votre respiration vers des endroits précis du corps et à observer ce qui se passe alors.
De façon plus générale, la pratique de la méditation vous aide à reprendre contact avec votre corps, notamment grâce à la technique du "balayage corporel" dont nous parlerons plus tard.
Dans la mesure où vous diminuez votre stress, vous stimulez également votre système immunitaire, comme cela a été démontré par plusieurs études.
Vous êtes en mesure de diminuer la douleur grâce à l'attention consciente, curieuse et bienveillante. Ce n'est pas facile au début, mais les résultats sont là.
Apaiser l'esprit
La méditation de pleine conscience permet de prendre du recul vis-à-vis du va-et-vient des pensées. Nous nous écoutons davantage et devenons capables de modifier certaines habitudes.
Elle peut également vous aider à prendre de meilleures décisions grâce à l'écoute de votre corps tout entier et au réveil de votre intuition. Vous prenez également conscience des liens forts entre sens, émotions et pensées.
Vivre ses émotions sans être sous leur emprise
La pratique méditative vous aide à percevoir que les émotions :
Se modifient sans cesse ;
Sont physiquement ancrées ;
Sont observables ;
Jouent un grand rôle sur vos pensées ;
Ont différentes tonalités (agréables, désagréables ou neutres).
Il ne s’agit pas de prendre le contrôle sur les émotions, mais — encore une fois — de les observer avec curiosité et bienveillance, c’est-à-dire de les rencontrer et de les accepter telles qu’elles sont.
Prendre conscience : mieux se connaître
Vous êtes un processus en cours ; une conscience. Celle-ci va au-delà des identités sociales, mais aussi au-delà de vos pensées fugaces, de vos émotions fugitives, de votre corps composé de mille cellules et procédés biochimiques.
Partie 2. Préparer le terrain pour une vie dans l’attention consciente
Chapitre 3. Cultiver des attitudes saines
Comment l'attitude influe sur le résultat
Nous avons le pouvoir de modifier nos attitudes et, ce faisant, de modifier notre existence et celle de ceux qui nous entourent. Les pensées et les attentes que nous formulons à l'égard du monde ou d'une pratique (la méditation, par exemple) déterminent la façon dont nous allons l'aborder, et donc sur le résultat obtenu.
En d'autres termes, il est préférable d'adopter une attitude d'ouverture et de curiosité bienveillante afin de permettre à cette nouvelle activité de croître et de se développer librement.
Découvrir sa propre attitude vis-à-vis de la méditation de pleine conscience
Commencez donc par vous interroger sur vos croyances au sujet de la méditation, mais aussi de « l’immobilité, du silence et du non-agir ». Pour ce faire, répondez aux 10 questions posées par l’auteur p. 64.
« Efforcez-vous de ne pas juger vos réponses. Considérez-les comme naturelles, tout simplement. Si vous ne pouvez pas vous empêcher de porter un jugement, bon ou mauvais, ayez-en conscience. Votre esprit est habitué à juger, c’est un processus tout à fait normal. » (La Méditation de pleine conscience pour les nuls, p. 65)
Développer les bonnes attitudes
Voici quelques attitudes à entretenir pour enraciner durablement votre pratique de la méditation de pleine conscience :
Acceptation, c’est-à-dire la reconnaissance de ce qui est, en dehors de tout jugement ou critique ;
Patience, ou l’effort calme face aux gènes, douleurs, émotions pénibles qui viennent perturber la méditation ;
Esprit du débutant, à savoir laisser venir le monde à soi avec curiosité et en ouvrant grand tous ses sens ;
Confiance, ou croire réellement que la pratique est bénéfique ;
Curiosité, puisque c’est elle qui permet de diriger son attention vers de nouveaux objets ;
Lâcher-prise, c’est-à-dire cesser de faire des choses ou s’attacher à des pensées lors de la méditation ;
Bonté, cette caractéristique particulièrement importante fait l’objet de la section suivante.
Apprécier l'attention bienveillante
C'est l'intégration de l'esprit et du cœur chère aux Orientaux :
"L'attention bienveillante consiste à accorder à tout ce que l'on peut percevoir une attention mêlée de chaleur, de gentillesse et de bonté, et donc à éviter l'autocritique et les reproches." (La Méditation de pleine conscience pour les nuls, p. 80)
Il est donc question ici d'être compréhensif et doux avec les autres comme avec soi-même.
Développer une attitude de gratitude
La gratitude nous invite à être conscients et à aimer ce que l'on a. Cela n'est pas pour autant de la résignation face à la réalité telle qu'elle est. Vous pouvez réaliser l'exercice suivant :
Pensez à un domaine ou une chose pour laquelle vous n'éprouvez pas de gratitude.
Maintenant, notez tous les points positifs que cette chose ou ce domaine vous apportent.
Choisissez maintenant une autre sphère de votre existence et répétez l'exercice.
Engagez-vous à répéter l'exercice régulièrement.
La gratitude consiste également à développer une attitude de pardon, qui se rapproche du lâcher-prise. C'est un processus de libération (des sentiments négatifs) qui passe par la distinction entre la personne et son acte, et la réconciliation avec soi-même.
En finir avec les attitudes négatives
Enfin, pour vous mettre à la méditation, il n'est pas utile de la considérer comme une solution "miracle" à vos problèmes, ni même d'attendre que toutes les conditions soient réunies. Il vaut mieux s'y mettre dès à présent, en considérant chaque échec comme un moyen d'apprendre.
Chapitre 4. Être et faire
En réalité, ce sont deux "modes", deux façons de vous rapporter à vous-même et à ce (et ceux et celles) qui vous entoure. Bonne nouvelle : vous pouvez réussir, au moment par moment, à les combiner. Voyons tout cela en détail.
Quand l'esprit est en mode « faire »
En mode faire, vous avez des choses… à faire. Et c'est à peu près constant, depuis le travail jusqu'à la maison ; même lorsque vous pensez, vous imaginez le plus souvent ce que vous pourriez… eh bien "faire", justement. Vous vous projetez et réalisez vos projets ; voilà l'essence du mode "faire".
En soi, il n'est pas mauvais et est même très utile. Mais il peut poser problème, notamment lorsqu'il s'agit de gérer des émotions problématiques.
Adopter le mode "être"
C'est le mode que vous essayerez de cultiver lorsque vous méditerez. Il se caractérise notamment par les attitudes décrites plus haut.
Il est particulièrement bienvenu de se pencher sur ses émotions en mode "être", parce que l'attention neutre, curieuse et bienveillante que vous leur porterez vous offrira la possibilité de mieux les comprendre, puis de les laisser aller.
Associer être et faire
Vous pouvez changer de mode à chaque instant, en portant votre attention sur un élément du moment présent. Dès que votre esprit se fond avec votre perception (le toucher du sol avec vos pieds, par exemple), vous vous ancrez dans le mode "être".
Pour intégrer enfin ce mode à la vie des préoccupations quotidiennes, bâtie sur le "faire", il vous faut prendre conscience de l'existence de ces deux modes et du mode dans lequel vous vous trouvez.
À partir de là, vous pouvez "switcher" d'un mode à l'autre quand vous le souhaitez, voire intégrer encore plus pleinement l'être au faire (avec un peu de pratique) en vous aidant de la respiration, notamment.
Surmonter le "faire" compulsif : distinguer les désirs des besoins
De quoi avez-vous véritablement besoin ? Les besoins sont en nombre limité : se nourrir, se vêtir, se loger et être en sécurité sont des besoins. Les désirs, par contre, sont en nombre illimité et nous forcent à en « faire » toujours plus. Mieux vaut les limiter grâce aux conseils donnés par Shamash Alidina p. 100-101.
Être "dans la zone" : la psychologie du "flow"
La notion de "flow" est une notion récurrente en développement personnel. Elle est également utilisée, entre autres, en programmation neurolinguistique.
L’auteur pointe ici les similitudes entre les sensations ressenties « dans la zone » (c’est-à-dire en état de flow) et la méditation de pleine conscience. Son hypothèse est la suivante : « [u]ne tâche que vous exécutez avec une attention consciente est susceptible de devenir une expérience de flow » (p. 102).
En intégrant peu à peu l'attention consciente à vos activités, vous augmentez les chances d'atteindre cet état de flow.
Encourager le mode "être"
De tout cela, il découle que le mode "être" est différent de l'inactivité.
"On peut être en mode "être" sans même être en train de faire quoi que ce soit. Inversement, quand vous êtes en mode "être", cela ne signifie pas nécessairement que vous ne faites rien. Quand vous travaillez dur pour entretenir votre jardin, si votre attention reste dirigée vers le moment présent et si vous êtes relié directement à vos sens, vous pouvez être en mode "être"." (La Méditation de pleine conscience pour les nuls, p. 105)
En bref, l'attention consciente (gentiment mais fermement maintenue) vous offre tout simplement la possibilité d'être mieux relié à vous-même et au monde qui vous entoure.
Partie 3. Pratiquer la méditation de pleine conscience
Chapitre 5. La pratique formelle de la méditation de pleine conscience
Préparer son corps et son esprit pour la méditation de pleine conscience
La méditation se pratique de préférence avec l'estomac peu chargé, mais sans avoir trop faim non plus. Dans les sections qui suivent, vous allez découvrir comment pratiquer la méditation et, notamment, quelles sont les postures à adopter.
Manger en pleine conscience
La "méditation du repas" peut être une bonne manière de commencer à méditer. C'est la fameuse expérience du raisin ! Vous ne la connaissez pas encore ?
Eh bien dans ce cas, prenez un raisin dans votre main. Notez son poids, sa texture, etc. Puis, portez-le à votre nez. Quelle odeur a-t-il ? Quelles sont les sensations qui vous montent aux narines ? Que se passe-t-il dans votre esprit ?
Ce n'est pas encore le moment de le mettre en bouche. D'abord, vous l'approcherez de votre oreille en le faisant tourner avec vos doigts. Quel son fait-il et qu'est-ce que cela provoque en vous ? Remettez votre bras à sa place. Lorsque vous sentez le grain de raisin dans votre main, quelles nouvelles sensations apparaissent ? Que remarquez-vous ?
C'est le moment de mettre le grain de raisin en bouche. Quelles sont vos réactions corporelles ? La peau est-elle douce lorsque vos lèvres le touchent ? Prenez le temps avant de croquer. Puis, lorsque cela est fait, observez le goût et l'évolution des saveurs et de la texture.
Bref, soyez ouvert et curieux devant ce qui vous arrive. Profitez de cette expérience, qui est vôtre (il n'y a pas de perception "correcte" ou "incorrecte"). Des pensées vous traversent ? C'est normal, "nous avons toujours des pensées et il y a peu de chances pour que cela s'arrête bientôt", dit l'auteur.
Se détendre grâce à la respiration consciente
Vous pourrez poursuivre par un exercice court de 10 minutes, qui vous aidera également à prendre contact avec la méditation. Ici, il s'agit de vous focaliser sur votre respiration, sur l'entrée et la sortie d'air de vos narines et de votre gorge.
Ne cherchez pas à en modifier le rythme. Soyez simplement là, les yeux fermés, et redirigez-vous constamment vers votre respiration lorsque vos pensées vous emmènent ailleurs. Ouvrez les yeux au bout de 10 minutes.
Faire des mouvements dans l'attention consciente
Les gestes accomplis en pleine conscience peuvent nous amener dans un état de méditation profonde. Les mouvements en pleine conscience ou le yoga, par exemple, peuvent nous aider à explorer le corps de façon attentive et bienveillante.
D'ailleurs, un exercice connu consiste à "respirer dans" certaines parties du corps. À l'inspiration, imaginez que votre respiration arrive dans cette partie du corps. À l'expiration, imaginez que la sensation (par exemple une douleur) quitte cette zone.
Le balayage corporel
Voici une excellente autre technique pour commencer à méditer. Elle se pratique en général couché au sol, durant une demi-heure environ. Voyez-le comme un moment de repos au cours duquel vous allez explorer (eh oui, à nouveau !) votre corps.
Comment ? En passant en revue chaque membre de votre corps, peu à peu, tout en prenant acte de certaines douleurs, certaines sensations, certaines émotions aussi. Pour le détail très complet de cet exercice, consultez les pages 125-130.
Enfin, une autre technique intéressante est présentée dans cette section : la respiration diaphragmatique, ou respiration par le ventre. Naturelle chez le bébé et l'enfant, elle devient rare, voire difficile chez l'adulte. Pourtant, elle peut être un vrai remède. Consultez les pages 130-132 !
La méditation assise
Il existe plusieurs types de postures assises :
Sur une chaise ;
Par terre (position à genoux ou position birmane).
Une fois que vous avez trouvé celle qui vous convient, installez-vous, puis :
Commencez par respirer, le dos bien droit, en revenant autant de fois que nécessaire au souffle de l'air qui va et vient ;
En fonction de votre état, vous pourrez soit arrêter, soit poursuivre en explorant vos sensations corporelles, puis les sons qui vous entourent et enfin vos pensées.
Il est fort probable que vous éprouviez une gêne après avoir passé un long moment assis. Dans ce cas, que faire ?
Prendre note de l'inconfort physique et mental, simplement.
Éventuellement, vous mouvoir en pleine conscience afin de faire évoluer la position.
Méditer en marchant
Il existe plusieurs formes de méditation en marchant :
Formelle (appelée aussi marche dans l'attention consciente), qui implique de consacrer un temps défini à cette pratique et à tester son équilibre debout, lentement ;
Balayage corporel en marchant ;
Sourire en marchant, en prenant pleinement conscience du moment présent (voir page 147-148).
Susciter la compassion : les méditations de type "metta"
"Metta" est un terme du bouddhisme qui signifie amour, tendresse ou bienveillance. La méditation metta sert à susciter un sentiment de compassion envers vous-même comme envers autrui. Toutes les formes de méditation de pleine conscience font appel à une attention consciente dans l'affection, mais les méditations metta sont spécifiquement conçues pour développer cette qualité et pour la diriger de façon particulière." (La Méditation de pleine conscience pour les nuls, p. 149)
Toutefois, il est préférable d'avoir commencé par les autres exercices d'introduction avant de se lancer dans ce type de méditation. Elle s'appuie sur des phrases, répétées plusieurs fois, qui mettent en valeur le sentiment de bien-être et de santé.
En pensée, vous allez passer de vous-même à autrui progressivement, en modifiant le sujet des phrases. Voici un exemple.
Vous-même : "Que je me sente bien. Que je sois heureux." Ou encore "Que je sois en bonne santé. Que je ne souffre pas."
Un proche : "Que tu te sentes bien. Que tu sois heureux, etc."
Les personnes, plus ou moins inconnues, qui vous entourent dans la vie quotidienne ou le moment présent : "Que vous vous sentiez bien. Que vous soyez heureux, etc."
Les êtres vivants et l'univers dans son ensemble : "Que tous les êtres se sentent bien, etc."
Vous pouvez bien sûr trouver d'autres phrases. L'auteur vous en propose quelques autres pour vous inspirer.
Chapitre 6. Recourir à la méditation de pleine conscience pour vous-même et pour les autres
Recourir à une mini-méditation
Des méditations courtes et répétées peuvent suffire à vous maintenir dans un bon état de santé. Grâce à elles, vous prendrez soin de vous - corps et esprit - et soin des autres.
L'espace de respiration ou méditation de 3 minutes (environ) est une technique qui consiste à focaliser son attention sur vos sensations, vos émotions et vos pensées et à les observer avec plus de clarté.
Cette méditation comporte trois étapes.
Conscience : quelles sont les sensations, émotions et pensées qui me traversent ici et maintenant ?
Respiration : respirez par le ventre sans en modifier le rythme, mais en notant l'énergie qui s'en dégage.
Élargissement du champ de la conscience : acceptez-vous tel que vous êtes, parfait et complet.
Vous pouvez pratiquer cette méditation (plus de détails sur la méthode p. 163-164) à plusieurs moments de la journée : entre les repas ou avant le coucher, par exemple;
Se servir de la méditation de pleine conscience pour prendre soin de soi-même
L'idée, ici, est d'employer l'attention consciente au cours de vos sessions sportives : à la salle de gym, lorsque vous courrez, nagez ou faites du vélo.
Si vous avez des problèmes de sommeil, vous pouvez également vous préparer à dormir grâce à des méditations courtes.
Par ailleurs, la méditation de pleine conscience peut vous aider à trouver un meilleur équilibre entre vie privée et vie professionnelle.
La pleine conscience dans les relations humaines
En tant qu'êtres sociaux, nous avons besoin du contact d'autrui. Comment le rendre plus agréable et plus sain ? Ici encore, la méditation peut aider. Comment ?
D'abord, en vous permettant de mieux comprendre la relation que vous entretenez avec vous-même.
Ensuite, en créant les conditions d'une écoute plus attentive et consciente, bénéfique pour vous et pour la personne qui se sent accueillie profondément par votre attitude ouverte.
Par ailleurs, la méditation vous aide à être conscient de vos attentes importe, ainsi que la gestion des frustrations.
En écoutant autrui, c'est aussi vous-même que vous apprenez à connaître. Chaque relation est un miroir qui reflète vos sensations, vos émotions et vos pensées.
Certains exercices de méditation vous guideront aussi vers une meilleure responsabilisation (prise en charge de vos émotions).
Enfin, vous pourriez utiliser certaines techniques pour retrouver la fraicheur de la rencontre et voir quelqu'un "comme si c'était la première fois".
Chapitre 7. Recourir à la méditation de pleine conscience dans votre vie de tous les jours
Recourir à la méditation de pleine conscience dans votre vie professionnelle
Le stress au travail est l'un des enjeux majeurs des sociétés contemporaines. La méditation peut être utilisée pour le réduire. Mais Shamash Alidina insiste :
"La méditation de pleine conscience n'est pas simplement un outil ou une technique permettant de réduire le stress. C'est une façon d'être. La réduction du stress n'est que la pointe de l'iceberg." (La Méditation de pleine conscience pour les nuls, p. 187)
C'est donc un changement global au niveau des relations d'entreprise qui est souvent nécessaire. Néanmoins, vous pouvez, en tant que personne, adopter cet état afin de vous sentir mieux au quotidien.
L'auteur propose notamment de méditer avant la journée de travail ou de réaliser des mini-méditations (voir plus haut les méditations de 3 minutes).
Il met également en avant l'importance d'"agir plutôt que réagir". Qu'est-ce que cela signifie ? De ne pas vous laisser emporter par une émotion qui vous force à réagir à une frustration de façon incontrôlée (si un collègue vous contredit en réunion, par exemple).
Agir consiste à prendre du recul sur la situation pour proposer une réponse véritable. Pour ce faire, l'observation de la respiration, ainsi que l'ouverture curieuse et bienveillante vis-à-vis de vous-même, sont de précieux atouts.
Voici trois autres types de situation où la méditation sera la bienvenue :
Afin de résoudre des problèmes de façon plus créative ;
Pour travailler sur des tâches routinières (écrire un mail, etc.) ;
Lorsque vous terminez votre journée, afin de lâcher prise ;
Quand vous souhaitez faire passer des directives et prendre des décisions qui impliquent vos collaborateurs.
Recourir à la méditation de pleine conscience pendant vos déplacements
Cette section est entièrement consacrée à l'usage qui peut être fait de la méditation lors de vos déplacements professionnels.
Il y a un encadré très intéressant sur le "stress de l'enseignant" (qui aurait pu figurer plus logiquement dans la partie précédente, voir p. 197).
Recourir à la méditation de pleine conscience à la maison
Ici, vous trouverez des conseils pour vivre votre vie domestique de façon plus attentive, du lever au coucher.
Par exemple, Shamash Alidina expose comment la méditation de pleine conscience peut nous aider à limiter la consommation non nécessaire de nourriture, à savoir la "seconde faim" ou suralimentation.
Chapitre 8. Mettre au point son propre programme de méditation de pleine conscience
Essayer un programme de méditation testé cliniquement
Le professeur Jon Kabat-Zinn, de l'université de Massachusetts, a conçu un programme de réduction du stress en 8 semaines nommé Mindfulness-Based Stress Reduction. Ses résultats ont été prouvés à plusieurs reprises.
Shamash Alidina vous demande de faire le pari : essayez honnêtement ce programme durant 2 mois et voyez s'il a un effet bénéfique sur vous. Si c'est le cas, alors prolongez votre expérience. Sinon, arrêtez sans regret. Mais le plus important :
"Commencez ce programme en prenant l'engagement de suspendre votre jugement et de suivre les recommandations pendant les huit semaines, après quoi vous pourrez décider si la méditation de pleine conscience est faite pour vous." (La Méditation de pleine conscience pour les nuls, p. 211)
Voici un résumé des étapes :
1ère semaine : "comprendre ce qu'est le pilote automatique" (votre mode de fonctionnement quotidien "par défaut").
2ème semaine : "affronter les obstacles" (persévérer par une série d'exercices ciblés).
3ème semaine : "pratiquer l'attention consciente dans le mouvement".
4ème semaine : "rester présent" (focus sur le moment présent).
5ème semaine : "choisir l'acceptation".
6ème semaine : "se rendre compte que les pensées ne sont pas des faits".
7ème semaine : "prendre soin de soi".
8ème semaine : "réflexion et changement".
S'accompagner avec le tableau de bord
Vous trouverez un tableau de bord très pratique avec les exercices à réaliser et les temps suggérés de méditation, semaine par semaine, p. 222-224. Cet outil vous aidera à appliquer le programme de réduction du stress par la pleine conscience.
Choisir quoi pratiquer pour réduire rapidement son stress
Si vous pensez ne pas avoir le temps nécessaire pour ce programme, vous pouvez vous constituer un programme adapté. Choisissez quelques-uns des exercices vus jusqu'à présent, tels que la marche consciente, les étirements (méditation par le geste), la respiration de trois minutes, etc.
Prenez également le temps de mieux vous analyser et de mieux vous connaître en mettant à profit la méditation dans ce sens. Hors de tout jugement, de façon calme et ouverte, explorez qui vous êtes et ce qui vous meut.
Approfondir encore
Si vous souhaitez aller plus loin dans la pratique, vous pouvez également penser à ces différentes options :
Passer un jour complet en pleine conscience ;
Intégrer un collectif ;
Tester de nouveaux lieux pour méditer (vous pouvez consulter les sites http://www.association-mindfulness.org ou http://www.learn-mindfulness.com/retreats.
Chapitre 9. Essuyer des revers et éviter les distractions
Tirer le maximum de la méditation
S'y reprendre à plusieurs fois est totalement normal. La méditation est comme la marche ou comme tout autre apprentissage : il faut persévérer quelque peu pour y arriver et y prendre plaisir.
Il y a aussi un point important à retenir, et qui contredit le titre de cette section ! Qu'est-ce ? Eh bien, qu'il n'y a "rien à tirer de la méditation". Non. Tous ses bénéfices ne sont que des effets secondaires, car, en réalité, la méditation n'est rien d'autre qu'être ici et maintenant, pleinement présent.
Vous ne méditez pas pour ce que ça va vous apporter, mais parce que vous aimez ça, comme lorsque vous vous consacrez à votre hobby préféré - la peinture, par exemple.
L'auteur donne plusieurs conseils pour trouver un temps propice à votre pratique, ainsi que pour tenir un milieu entre ennui et agitation. Vous découvrirez aussi comment rester en éveil - si le sommeil vous guette ! - et refaire le plein de motivation.
Faire face à des distractions courantes
Une chose est sûre : vous serez distrait. Cela fait partie de l'exercice. Si vous le pouvez, limitez les distractions extérieures telles que les sonneries de téléphone, les interruptions de votre entourage, etc.
Veillez aussi à méditer quand vous n'avez rien de très urgent à faire. Ensuite, soyez patient et bienveillant envers vous-même.
Apprendre des expériences négatives
Les expériences négatives peuvent être :
Physiques (inconfort) ;
Émotionnelles (montée d'émotions négatives) ;
Mentales (pensées parasites, contre-productives).
"Les idées d'échec n'exercent leur effet négatif que si vous abordez la méditation avec la mauvaise attitude. Avec la bonne attitude, il n'y a pas d'échec, mais seulement de la rétroaction. [...] L'important est d'essayer de méditer et de faire l'effort de cultiver la bonne attitude." (La Méditation de pleine conscience pour les nuls, p. 256-257)
Trouver sa propre voie
Cela peut prendre du temps, mais vous pouvez certainement y arriver. Pour ce faire, pensez à :
Accepter que les échecs sont inévitables ;
Avancer avec des objectifs réalistes ;
Constater vos progrès et accueillir les changements.
La méditation paraît simple, et pourtant il n'est pas si facile de se tenir à cet engagement. Mais restez dans cette attitude de curiosité et de bienveillance, et vous serez sur la bonne voie. "Peu à peu, vous pouvez changer" (p. 263).
Partie 4. Récolter les fruits de la méditation de pleine conscience
Chapitre 10. Devenir plus heureux
Découvrir le chemin du bonheur
L'auteur vous propose tout d'abord de repenser à vos conceptions du bonheur. Qu'est-ce qui vous rend heureux ? Pour ressentir davantage de bien-être, que vous faut-il ?
Le bonheur est-il identique à la consommation ? Au plaisir ? Est-ce autre chose ? Pour le moine zen Matthieu Ricard, le bonheur est un sentiment profond de sérénité qui se travaille grâce à l'"entraînement mental" qu'est la méditation.
Ce sentiment vous permet d'accueillir les émotions négatives et positives de la même manière, en les relativisant et en observant ce qu'elles disent de vous.
Associer l'attention consciente à la psychologie positive
"La psychologie positive est la science du bien-être" (p. 273). Elle distingue trois "chemins du bonheur".
Le plaisir ;
L'engagement ou le "flow" ;
Enfin, le sens attribué à la vie.
Elle étudie également les principaux points forts des personnes qui s'affirment heureuses et cherche des moyens pour améliorer l'état de ceux qui le sont moins. Certains cliniciens ont classé ces points forts en 6 catégories de 4, soit 24 forces de caractère.
Sagesse : créativité, jugement, curiosité, amour de la connaissance.
Courage : bravoure, persévérance, intégrité, enthousiasme.
Amour : intimité, bonté, sociabilité, circonspection.
Justice : responsabilité, honnêteté, leadership, sens de l'humour.
Tempérance : indulgence, contrôle de soi, humilité, sens de la mesure.
Transcendance : reconnaissance, gratitude, optimisme, spiritualité.
En créant un espace d'observation en vous-même, la méditation peut vous aider à déceler quels sont vos points forts déjà "accomplis", ceux que vous pourriez travailler davantage et ceux que vous pourriez mieux aligner avec votre vie quotidienne (en changeant de travail, par exemple).
Parmi d'autres conseils, Shamash Alidina propose également de tenir un "journal de gratitude" dans lequel vous noterez les éléments positifs de vos journées, au jour le jour. De cette façon, vous vous tournerez vers ce qui va bien et vous vous souviendrez davantage des bons moments.
Susciter des émotions positives par l'attention consciente
Il existe un exercice nommé "respirer et sourire" proposé par Thich Nhat Hanh. Il consiste à se placer dans une attitude consciente en répétant le mantra suivant :
"En inspirant, je calme mon corps et mon esprit. En expirant, je souris. Vivant dans le moment présent, je sais que c'est le seul moment." (La Méditation de pleine conscience pour les nuls, p. 282)
Libérer sa créativité
Le calme de la méditation est propice à la créativité. L'auteur prend l'image d'un trésor dans un lac. Impossible à retrouver si l'eau est tumultueuse et tourbeuse ; il faut d'abord laisser retomber le mouvement et les dépôts au fond du lac.
C'est pareil avec la créativité. Si vous voulez la libérer et découvrir les trésors de votre imagination, alors vous devrez avoir l'esprit et le corps apaisés. Remarquez l'espace entre chacune de vos pensées, faites la clarté.
Peu à peu, de nouvelles idées pourront émerger !
Chapitre 11. Réduire le stress, la colère, la fatigue et la dépression
Lutter contre le stress grâce à la méditation de pleine conscience
La méditation ne mettra pas un terme aux difficultés de la vie. En revanche, elle peut vous aider à y voir plus clair. Grâce à sa pratique, vous pouvez devenir plus conscient de vos schémas de fonctionnement.
Le stress, par exemple, dépend de l'interprétation que nous nous faisons d'une situation. Vous stressez parce que vous envisagez (interprétez) une situation comme dangereuse ou difficile. Vous pouvez donc agir en modifiant votre interprétation.
Pour cela, il est important de créer un espace de réflexion sur vos pensées et sur vos réactions habituelles au stress. En vous aidant de la respiration et de l'attention consciente, vous pourrez comprendre ce qui vous fait stresser, faire diminuer le niveau de mal-être et réorienter vos actions dans un sens plus désirable. Plusieurs exercices vous sont proposés p. 296-300.
Apaiser sa colère
Il en va de même avec la colère ; c'est en prenant du recul vis-à-vis de cette émotion négative que vous pourrez l'apaiser. Voici le résumé d'un exercice proposé par l'auteur :
Se rendre compte de l'état physique dans lequel vous plonge la colère.
Respirer calmement en fermant les yeux et en ayant conscience du souffle dans votre corps.
Demeurer dans la colère, mais en l'observant de façon curieuse.
Prendre note de vos pensées.
Se détacher de la colère en dissociant la conscience de l'émotion.
Communiquer à autrui ce que vous avez ressenti (en mode "Je").
Être moins fatigué
Il y a des jours (ou des périodes) où nous pouvons être particulièrement fatigués. Cette fatigue peut être due au stress, aux soucis (pensées), à la consommation de sucre ou à une alimentation peu stable, par exemple.
Découvrir ce qui cause la fatigue est important. Mais il est tout aussi utile de penser à ce qui vous stimule. Testez la méditation, juste pour voir. Vous pouvez faire plusieurs exercices, tels que la marche consciente, par exemple, ou encore le balayage corporel et l'espace de respiration de trois minutes.
Soigner la dépression par la méditation de pleine conscience
La tristesse peut nous faire glisser vers la dépression, surtout si vous en avez déjà fait l'expérience par le passé. Les pensées négatives réactivées deviennent récurrentes et entraînent leur lot de sensations physiques déplaisantes que vous cherchez à fuir. La "spirale descendante de la dépression" se met en branle.
La méditation de pleine conscience a fait ses preuves dans le traitement de la dépression. Le mécanisme de base de la pratique reste le même : il s'agit d'apprendre à distinguer votre être profond des émotions qui vous animent.
Pour ce faire, il faut apprendre à vous approcher de vos émotions, plutôt que prendre l'habitude de les éviter. Ce n'est pas en les rejetant mais en les domestiquant, en quelque sorte, que vous leur enlèverez leur force d'attraction sur vous.
Découvrir la thérapie cognitive basée sur la pleine conscience : MBCT
La Mindfulness-Based Cognitive Therapy est un programme d'aide aux personnes souffrant de dépression.
"Les études scientifiques montrent que jusqu'à présent, l'efficacité de la MBCT est de 50 % supérieure à celle du traitement habituel pour les patients ayant déjà souffert d'au moins trois épisodes de dépression." (La Méditation de pleine conscience, p. 321)
Vivre des expériences agréables et désagréables
Voici un exercice à réaliser pour s'ouvrir à ce que nous vivons. Composez un tableau à 4 entrées sur une feuille de papier :
Expérience ;
Pensées ;
Sentiments ;
Sensations corporelles.
Lorsque vous vivez une expérience, complétez le tableau en prenant soin d'étudier quels sont les pensées, sentiments, etc. correspondants. Commencez la première semaine avec les expériences agréables, et la semaine suivante avec les expériences désagréables.
Pour vous aider à vous défaire de sentiments ou de pensées désagréables, vous pouvez utiliser des méthodes de visualisation qui sont aussi enseignées par la programmation neurolinguistique.
Certaines pensées deviennent "automatiques", mais vous pouvez apprendre à les reconnaître et à les éviter (par exemple : "Je ne réussirai jamais" ; "Rien ne va plus" ; "Ma vie est un désastre"...).
La MBCT peut vous aider à découvrir des "points de vue alternatifs" et à vous "décentrer" afin de ne plus souffrir de ces états d'esprit et émotionnels difficiles.
Vous pouvez également tenir une liste des activités qui vous procure du plaisir et choisir de la pratiquer quand vous vous sentez maussade. Si vous êtes sensible sur ce point, il n'est pas inutile non plus d'avoir un "système d'alerte à la dépression", autrement dit un carnet dans lequel vous aurez noté les signes avant-coureurs de l'état dépressif et ce que vous pouvez faire pour le contrer (activité, habitude).
Calmer l'anxiété
La peur est une émotion naturelle : elle nous aide à survivre. Toutefois, elle peut nous pourrir l'existence lorsqu'elle se généralise ou se manifeste trop souvent ou trop fortement sans raison. Se libérer de l'anxiété n'est pas chose aisée, mais c'est possible.
Voici un exercice à réaliser au calme :
Installez-vous assis et posez-vous la question : "Que suis-je en train de vivre, là maintenant ?" Prenez le temps nécessaire pour vous plonger dans l'expérience.
Déposez une main sur votre ventre et observez votre respiration ventrale. Tranquillement, revenez à la respiration chaque fois qu'une pensée ou une émotion vous assaille.
Imaginez votre corps entier en train de respirer (ce qu'il fait pour de vrai grâce à la peau !). De la même façon, profitez de la respiration pour vous focaliser sur l'instant présent.
Reprenez vos activités quotidiennes peu à peu, en emportant avec vous le bien-être ressenti à la méditation.
L'anxiété ne s'évanouira peut-être pas directement, mais ce n'est pas nécessairement le but de la méditation. Celle-ci cherche plutôt à nous aider à adopter une attitude plus saine vis-à-vis des expériences pénibles.
Chapitre 12. Physiquement parlant : guérir le corps
Contempler la globalité : guérir de l'intérieur
La méditation ne peut pas soigner les maladies graves, mais elle peut certainement aider à soulager les personnes en souffrant. Et cela commence par se rendre compte de l'union intime de l'esprit et du corps. La conscience de cette globalité intérieure peut vous apaiser en profondeur et participer à la guérison.
Percevoir le lien entre l'esprit et le corps
Le lien entre corps et esprit peut être testé très aisément. Voici un exercice qui en atteste :
S'assoir confortablement ;
Penser à vouloir manger un plat délicieux parce que vous avez très faim ;
Prendre note des effets que cette simple pensée provoque sur le corps.
Vous verrez que la simple pensée de la nourriture crée en vous des effets physiques. Selon Shamash Alidina, cela montre que la sollicitation positive du mental peut "susciter des effets thérapeutiques" (p. 343).
Reconnaître ses limites
Reconnaître ses limites n'est pas capituler devant la maladie. Lorsque vous reconnaissez vos limites, vous acceptez que vous ne puissiez pas tout faire, et vous souhaitez utiliser votre temps - limité - à ce qui compte le plus pour vous. Quand vous capitulez, en revanche, vous vous enfermez dans les pensées négatives.
S'élever au-dessus de sa maladie
Le plus important à se rappeler : "vous n'êtes pas votre maladie". Rappelez-vous-en, car vous êtes complet et capable de sourire à la vie quel que soit votre état. Comme le dit Dana Jennings, citée p. 346 :
"En étant capable de rire à la face du cancer, vous continuez à vous appartenir, aussi dur que cela puisse être, plutôt que de capituler devant la maladie. Un bon rire vous rappelle que vous n'êtes pas votre cancer." (La Méditation de pleine conscience pour les nuls)
Lutter contre la douleur par la méditation
Les douleurs chroniques sont problématiques car plus difficiles à traiter que les douleurs aiguës. D'un point de vue social, elles génèrent aussi des coûts importants en termes de soins et traitements.
L'une des pistes proposées dans le livre consiste à mettre en évidence la différence entre douleur et souffrance : "la douleur est inévitable, tandis que la souffrance n'est pas obligatoire" (p. 348). La première vient du corps, la seconde du mental, qui l'entretient sans cesse.
La méditation a fait ses preuves dans la diminution de la souffrance et de la douleur. En vous aidant à y faire face avec curiosité et bienveillance, l'attention consciente peut jouer un rôle significatif et positif. L'auteur propose un exercice intéressant p. 352-353.
Méditer quand on est en mauvaise santé
Respirer et en être conscient peuvent suffire pour méditer. Même dans des situations où la mobilité est réduite, par exemple, il est donc possible de pratiquer l'attention consciente.
Lorsque la maladie vous met face à un changement profond d'apparence, voire jusqu'à une remise en question de vos valeurs, il importe de trouver un socle sur lequel continuer à s'appuyer. Là aussi, la méditation peut vous aider.
Partie 5. La partie des Dix
Chapitre 13. Dix pistes pour prolonger cette étude
Dans ce chapitre, l'auteur propose des :
Sites internet anglophones et francophones ;
Livres ;
Retraites en groupe, dont l'une dans le sud de la France (https://villagedespruniers.net).
Chapitre 14. Dix moyens pour choisir son enseignant
Dans ce dernier chapitre, l'auteur évoque la question de l'enseignement (instruction en MBSR et MBCT), en insistant surtout sur les formations existantes aujourd'hui dans le monde et en particulier en France ou dans le monde francophone. Vous y trouverez toutes les informations nécessaires pour vous former dans les meilleures conditions.
Conclusion sur « La Méditation de pleine conscience pour les nuls » de Hélène Filipe, Élisabeth Couzon et Shamas Alidina :
Ce qu’il faut retenir de « La Méditation de pleine conscience pour les nuls » de Hélène Filipe, Élisabeth Couzon et Shamas Alidina :
"Méditer, c'est comme plonger dans les profondeurs de l'océan, là où l'eau ne remue pas. Les vagues (les pensées) sont à la surface, mais vous les voyez depuis un niveau plus profond, où tout est plus paisible. S'immerger dans ces paisibles profondeurs demande du temps. Les exercices formels de méditation prolongée sont l'équipement de plongée qui vous permettra d'atteindre en toute sécurité ces espaces de tranquillité." (La Méditation de pleine conscience pour les nuls, p. 115)
La méditation de pleine conscience connaît un succès toujours grandissant. De nombreuses études montrent désormais ses effets bénéfiques dans le traitement du stress, de la douleur ou encore de l'anxiété. Elle est devenue un outil à part entière dans la panoplie des ressources médicales occidentales contemporaines.
Mais au-delà, la méditation est un art de vivre. L'attention consciente invite celui ou celle qui la pratique à s'observer lui-même en profondeur et à y puiser sa force. Cet art, comme le dit bien Shamash Alidina, n'a finalement pas d'autre fin que lui-même.
Vous pouvez donc y entrer par un côté (le stress, la fatigue, la douleur) et la découvrir progressivement pour ce qu'elle est : une façon plus saine et ouverte de se connecter à soi, aux autres et à son environnement.
Comme la méditation est avant tout une pratique (et non une théorie), et qu'elle ne coûte pas grand-chose, il est facile de l'essayer. Vous pouvez commencer par des exercices courts ou des programmes plus ambitieux, comme le programme de huit semaines. Vous poursuivrez ensuite votre chemin comme bon vous semble.
Points forts :
Des explications claires pour réaliser chaque exercice ;
De nombreuses références (livres, sites, etc.) ;
Une présentation soignée avec des encarts explicatifs.
Point faible :
Les répétitions, un peu trop fréquentes.
Ma note :
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Cet article La Méditation de pleine conscience pour les nuls est apparu en premier sur Des livres pour changer de vie.
]]>Phrase-résumée de « L’hypothèse du bonheur » : Si les philosophies anciennes comme le stoïcisme et le bouddhisme offrent des pratiques très utiles comme la méditation et la modération, les récentes découvertes de la science moderne semblent prouver qu’elles se trompaient en prétendant que les facteurs extérieurs n’ont aucune influence sur le bonheur. Par Jonathan […] Cet article L’hypothèse du bonheur est apparu en premier sur Des livres pour changer de vie.
Phrase-résumée de « La Méditation, une recherche contemplative » : La science contemplative recherche la même objectivité que la science conventionnelle, mais en diffère d’une manière très importante : là où la science conventionnelle cherche à se désengager de l’expérience directe par souci d’objectivité, elle cherche l’engagement dans l’expérience directe, afin de participer aux phénomènes […]
Phrase-résumée de « Work. How to find joy and meaning in each hour of the day »: Au fil d’exemples concrets et de courtes méditations, le maître Zen Thich Nhat Hanh nous livre un condensé de son enseignement basé sur la respiration et la Pleine Conscience pour nous aider à rendre notre vie professionnelle plus […]
Cet article participe à la croisée des blogs de ce mois sur le thème “Les 3 livres qui ont changé ma vie”. Cliquez ici pour participer vous aussi avant le vendredi 20 juillet à 23H59. La santé n’est pas forcément un sujet de prédilection des entrepreneurs quand ils doivent choisir un livre à lire et à appliquer. À tort. L’énergie et la motivation qui sous-tendent toutes nos actions viennent non seulement de notre état d’esprit, mais aussi de notre corps. Il est donc important de bien s’en occuper. Sans compter qu’être entrepreneur peut être stressant, et nous savons tous à quel point le stress est bon pour nous. Enfin presque tous : je me rappelle encore quand j’ai suivi une formation lorsque j’avais 22 ans et que j’ai entendu pour la première fois que le stress est mauvais pour notre santé. À l’époque je n’en croyais pas mes oreilles et je pensai que c’était de vastes conneries. Je ne peux m’empêcher de lever les yeux au ciel aujourd’hui quand je repense à mon ignorance et ma bêtise d’alors. Car il y a eu un avant et un après. Avant : je mangeais n’importe quoi, en particulier tous les trucs gras et sucrés que je pouvais trouver, pizzas, hamburgers, croque-monsieur gavés de fromage, sodas, gâteaux, j’en passe et des meilleures. Les légumes que je mangeais étaient ceux qui surnageaient dans la graisse, l’huile et le fromage fondu de mes pizzas. Je ne faisais pas de sport, trop flemmard, et je pensai que s’occuper de sa santé, c’était un truc de vieux. Je vivais dans une ignorance crasse de ce qui était bon ou mauvais pour mon corps et je ne m’en rendais pas compte. Je riais grassement de ceux qui se préoccupaient de leur santé, persuadés qu’ils étaient les proies hypnotisées d’un nouveau culte basé sur du vent (ça me fait penser aux réactions de certains quand j’ai annoncé avoir atteint les 14 000 euros de CA mensuel avec mon blog. Bref.) Après : Je suis passé à une nourriture saine que j’ai appris – rapidement – à aimer. Je mange beaucoup de fruits et de légumes, bio pour la plupart. J’ai banni de chez moi tous les aliments gras, sucrés et malsains. J’ai arrêté la viande rouge pour manger davantage de viande blanche et – surtout – de poisson. C’est délicieux, le saumon, et en plus riche en bonnes graisses et peu contaminé par le mercure. Je bois un à deux verres de vin rouge par jour et c’est un véritable plaisir. Je ne suis pas devenu pour autant un fondamentaliste de la nourriture saine et je n’hésite pas à me faire plaisir en transgressant mes règles quand je mange à l’extérieur. J’essaie de manger sainement 90 à 95% du temps, et de manger délibérément de la malbouffe le reste du temps quand je sais que mon palais appréciera. Je comprends à présent ce que sont les omégas 3 et 6, pourquoi l’huile d’olive est plus saine que l’huile de tournesol, quels sont les dangers à long terme d’une alimentation riche en mauvaises graisses et en sucre, d’un style de vie trop sédentaire ou trop solitaire. Je connais de nombreux mécanismes de mon corps dont j’ignorai totalement l’existence, ce qui a changé ma perception de moi-même. Je me suis mis à la musculation, puis au vélo, j’ai pris du muscle, j’ai gagné en énergie et en confiance en moi, je suis devenu accro au sport au point que c’est à présent un plaisir de l’existence dont je ne peux me passer. Je sais pourquoi le Nord-Pas-de-Calais est la région dans laquelle l’espérance de vie est la plus basse de France et pourquoi l’Île de France et Midi-Pyrénées sont celles avec la meilleure espérance de vie (statistiques INSEE pour 2009).
L’espérance de vie à la naissance par région en France. Il y a jusqu’à 6 ans de différence entre les plus mauvaises et les meilleures régions. Connaissez-vous les principales causes de ces disparités ?
Je me fais régulièrement masser, aussi bien par des pros que dans le privé, et je profite de mes nombreux voyages pour tester différents types de massages un peu partout dans le monde. Les massages réduisent le stress et augmentent le bien-être, et j’ai même découvert que les automassages, des épaules ou du haut du dos peuvent déjà bien nous aider à relâcher la tension . J’ai découvert que la méditation n’est pas seulement une sorte de prières pour bouddhistes bigots, mais une pratique spirituelle qui peut être complètement détachée de la religion – ou s’intégrer à n’importe laquelle d’entre elles – et qu’il est scientifiquement prouvé qu’elle apporte de nombreux bénéfices pour la santé, le bien-être et le bonheur. Je me suis mis à méditer, et vraiment, quel merveilleux voyage, que je commence à peine ! Qu’y a-t-il eu entre cet avant et cet après ? Un livre. Un livre qui m’a ouvert les yeux sur mon ignorance et ma bêtise, qui m’a appris à me connaître davantage en comprenant mieux mon corps, qui m’a donné les clés pour une vie plus saine, plus intelligente, plus sereine et plus énergique. Ce livre a été mon sésame, mon mot de passe pour sortir de la caverne et commencer un voyage initiatique passionnant, aux paysages sans cesse renouvelés. Je vous le livre ici, ainsi que deux autres livres qui ont révolutionné ma santé – et qui ont le pouvoir de révolutionner la vôtre aussi, si vous les appliquez. Bonne nouvelle, ces 3 livres ont déjà été chroniqués sur ce blog, donc vous pourrez facilement vous faire une idée de leur contenu en lisant les résumés. 1er livre : Serons-nous immortels ?
Oubliez le titre racoleur, ce livre est LA mine d’or qui fournira de superbes pépites à tous ceux qui s’intéressent de près ou de loin à leur santé. À condition d’avoir l’esprit suffisamment ouvert, il peut aussi servir d’électrochoc aux ignorants fiers de l’être qui réaliseront l’étendue de leur bêtise et commenceront immédiatement à changer quelques-unes de leurs mauvaises habitudes en matière de santé, comme cela a été le cas quand j’étais moi-même ignorant et fier de l’être. Je l’ai lu en 2006. Il a été le tout premier livre a véritablement changer ma vie, et il m’a fallu 4 mois pour le lire en entier – et je n’ai toujours pas fini de l’appliquer. Ce livre part du principe que la médecine occidentale a été une véritable révolution qui nous a apporté de nombreux bénéfices, mais que son plus grand point faible est de s’attacher davantage à guérir les maladies après leur apparition plutôt que de les prévenir. Cela pose problème notamment pour les maladies endémiques qui se sont développées au XXème siècle à cause du changement de notre mode de vie – de plus en plus sédentaire – et des modifications de notre alimentation – de plus en plus riche en graisses et en sucre – comme le diabète, l’obésité, le cancer ou les maladies cardio-vasculaires. L’objectif de “Serons-nous immortels ?” est de nous donner toutes les connaissances pour comprendre pourquoi et comment prendre en main nous-mêmes notre santé. Comme le dit le célèbre milliardaire Donald Trump “Vous devez toujours vous tenir debout et vous défendre vous-même, car personne ne le fera à votre place”, et cela s’applique aussi à votre santé : la médecine occidentale tentera de vous guérir si vous tombez malade, mais personne d’autre que vous-même ne peut vous prendre en charge pour être au top de votre forme et de votre énergie et minimiser vos risques de tomber malade. Le livre va dans le détail en expliquant simplement de nombreux sujets que l’on rencontre régulièrement dans les médias comme les omégas 3 et 6, la charge glycémique, le diabète, les maladies cardiovasculaires et le cancer, et nous en fait découvrir de nouveaux dont parlent rarement les journalistes, comme la méthylation ou les mécanismes de l’inflammation, tout cela en s’appuyant sur de nombreuses sources scientifiques solides qui sont abondamment citées tout au long des pages (ces citations d’études scientifiques sont rassemblées dans 38 pages de notes de bas de page !). Il sait parfaitement équilibrer l’information théorique présentée de manière claire comme de l’eau de roche, et les conseils concrets et pratiques pour améliorer notre santé et notre bien-être. Il est de plus émaillé de considérations sur l’avenir de la médecine qui raviront les amateurs de science-fiction, les transhumanistes, ceux qui pensent que les avancées technologiques vont apporter encore plus à l’homme que ce qu’elles ont déjà fait dans le passé, et feront sans doute un peu peur aux autres . Points forts :
Détaillé et très complet Appuyé par des centaines d’études scientifiques que les auteurs rassemblent dans 38 pages de notes de bas de page (!) Accessible Passionnant (en tout cas il m’a vraiment accroché ) Émaillé de paragraphes de prospective futuriste sidérants et enthousiasmants Point de départ d’une vraie prise de conscience pour les personnes illettrées dans ce domaine (j’en faisais partie)
Points faibles :
Certains passages controversés (notamment sur l’importance de l’alcanilité de l’eau et des suppléments) Le thème sous-jacent du livre ( utiliser les meilleures connaissances médicales actuelles pour prolonger sa longévité jusqu’au moment où la science nous permettra de gagner chaque année plus d’un an d’espérance de vie – éliminant ainsi la vieillesse et la mort) peut rebuter certains lecteurs Assez long et dense
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2ème livre : Anticancer
Ce livre est un peu le pendant français de “Serons-nous immortels ?”, les perspectives futuristes en moins. Le docteur David Servan-Shreiber nous raconte comme il a appris qu’il était atteint d’un cancer au cerveau à l’âge de 32 ans, alors qu’il était un jeune médecin-chercheur à la carrière prometteuse aux Etats-Unis. Choqué par cette découverte, après avoir été guéri par les moyens conventionnels puis avoir fait une rechute, il est parti à la recherche de tout ce qui pouvait l’aider dans sa lutte contre la maladie. Scientifique rationnel “au point d’en être obtus”, il découvrit avec stupeur que des preuves scientifiques montraient qu’il était possible d’augmenter sérieusement les chances de réussite d’une thérapie classique en sélectionnant soigneusement son alimentation et son mode de vie, contrairement à une croyance répandue chez les médecins. Ensuite DSS nous raconte l’histoire de Stephen Jay Gould, spécialiste de l’évolution à l’université d’Harvard, qui a appris en 1982 – à 40 ans – qu’il était atteint d’un cancer grave et rare, et qui, en bon scientifique, s’est mit à étudier l’état de la recherche sur ce sujet. Atterré, il découvrit que la durée de survie médiane d’un patient après le diagnostic était de 8 mois ! Mais il n’interrompit pas ses recherches pour autant. En poussant sa réflexion, il réalisa que si la survie médiane était de 8 mois, cela voulait dire que la moitié des patients mourraient avant 8 mois, et que la moitié mourraient après ces 8 mois. Et en étudiant la courbe de survie de son cancer, il réalisa qu’une petite partie des patients survivait des années après le diagnostic. Stephen Jay Gould poussa alors un soupir de soulagement. Il ne voyait aucune raison pour laquelle il ne ferait pas partie de cette minorité qui survit longtemps. Il décida de se battre jusqu’au bout, en mettant tous les atouts de son coté. Il mourut finalement 20 ans plus tard, d’une autre maladie, après avoir brillamment mené une carrière de chercheur de haut niveau qui le fait considérer par certains comme “le second Darwin”. Donner tous les moyens scientifiques connus pour échapper au maximum aux statistiques lorsque l’on est atteint d’un cancer, en se focalisant sur des méthodes à essayer en complément (et non pas en remplacement) des méthodes traditionnelles. Voilà l’objectif de ce livre, alimenté par les recherches soigneuses de David Servan-Schreiber et appuyé par des centaines d’études scientifiques très sérieuses (ces références forment 26 pages à elles seules !). David Servan-Schreiber est mort récemment (en juillet 2011), et sans doute vous demandez-vous si cela n’invalide pas ses théories. Je dirai que ce sont plus que des théories, mais des faits appuyés par des études sérieuses, et que comme Stephen Jay Gould, David Servan-Schreiber a survécu près de 20 ans à son cancer, ce qui en fait une anomalie statistique dont parle justement ce livre. Points forts :
L’histoire touchante d’un médecin confronté à un cancer Une critique constructive des faiblesses du système médical Bourré de conseils pratiques Appuyé par de nombreuses études scientifiques sérieuses (26 pages de références !) Complémentaire à “Serons-nous immortels ?”
Points faibles :
Assez long et dense. Une solution si vous n’avez pas le temps ou l’envie de lire un si gros livre est d’écouter la version audio, qui est excellente. Honnêtement je n’en vois pas d’autres. Foncez !
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3ème livre : L’Art de la Méditation
Oubliez vos préjugés comme j’ai oublié les miens, de nombreuses études scientifiques sérieuses – comme celles-ci (université d’Harvard), celle-ci (université de Stanford) ou celle-ci (université de Montréal) (voir aussi les conférences du Mind & Life Institute ou toutes ces autres études) – ont découverts ou prouvés de nombreux bénéfices à la pratique de la méditation, comme :
Une réduction considérable du stress Une réduction de l’anxiété, de la tendance à la colère, et des tendances dépressives Un renforcement notable du système immunitaire Un renforcement des émotions positives et des facultés d’attention Une diminution de la tension artérielle chez les hypertendus etc.
La méditation a de plus de nombreux avantages en plus de ses bénéfices prouvés :
Elle peut se pratiquer indépendamment de toute religion ou au contraire s’y intégrer complètement – toutes les religions pratiquent des formes de méditation. Elle peut se pratiquer à raison de 15 ou 30 minutes par jour, sans demander d’équipement spécial contraignant ou coûteux – tout ce qu’il faut est un endroit calme et un peu de temps. Cela lui permet de s’intégrer facilement aux contraintes de nos vies et d’être accessible par tout le monde. Elle peut se pratiquer pour atteindre une multitude d’objectifs : se détendre, améliorer sa confiance en soi, trouver un sens à sa vie, entrer en communication avec son dieu, avec l’univers, etc. Ainsi chacun pourra tenter d’y trouver ce qu’il y cherche.
Dans ce livre clair, simple et didactique, Matthieu Ricard, docteur en génétique cellulaire et moine bouddhiste, nous initie à cette pratique si simple, si peu coûteuse et si bénéfique, dans un langage accessible loin des jargons ésotériques que l’on peut voir parfois. Pratiquer la méditation ne serait-ce que 5 minutes par jour vous apportera déjà de nombreux bénéfices, et sera le début d’un merveilleux voyage que vous vous remercierez grandement d’avoir commencé. Vous avez 5 minutes par jour ? Foncez ! Points forts :
Clair et concis Va droit à l’essentiel Le plus neutre possible d’un point de vue religieux – il conviendra donc à tout le monde, quelque soit sa religion ou sa non-religion Concepts, méthodes et notions abordées de manière simple et adaptée à la mentalité occidentale Ouvre la porte d’une nouvelle manière de percevoir le monde et nous-mêmes qui peut être extrêmement bénéfique Immédiatement applicable au quotidien sans matériel et investissement nécessaire Tous les bénéfices liés à la vente de ce livre sont reversés à l’association Karuna, qui gère de nombreux projets humanitaires
Points faibles:
Je n’en vois pas – et honnêtement c’est rare
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Mais surtout… Tous les livres du monde ne serviront à rien si vous ne les appliquez pas. Si vous avez du mal à appliquer les livres que vous lisez, je vous recommande l’article Pourquoi vous n’appliquez pas ce que vous lisez (et comment y remédier). Mais essayez cette technique toute simple : après la lecture d’un livre, choisissez une action à tenter pendant au moins une semaine. Si elle fonctionne pour vous et vous amène des bénéfices, continuez à la faire. De cette manière elle deviendra vite une habitude, et si vous faites cela pour chaque livre que vous lisez, votre vie s’en trouvera rapidement transformée d’une manière que vous ne pouvez pas imaginer aujourd’hui. Testez cette technique. Elle est simple, elle fonctionne et elle peut changer votre vie. Cet article participe à l’évènement inter-blogueurs “Les 3 livres qui ont changé ma vie” organisé par le blog Des Livres Pour Changer de Vie. Si vous avez aimé cet article, je vous remercie de cliquer sur ce lien : j’ai aimé cet article ! Pour recevoir gratuitement un podcast "7 étapes pour vaincre la Procrastination et rester motivé pour créer ou diriger une entreprise" et une vidéo "7 livres indispensables pour Créer son Entreprise", cliquez ici et laissez-moi votre adresse email pour que je vous les envoie gratuitement ! ;)
Article publié sur Des Livres Pour Changer de Vie. Si vous voyez cet article sur un autre site, il s'agit d'une copie éhontée. Google+Related posts: 6 Vidéos exceptionnelles pour mieux prendre soin de votre santé 10 choses à appliquer tous les jours pour vivre longtemps et en bonne santé Serons-nous Immortels ? – 2
]]>Phrase-résumée de “le zen et l’art de tomber amoureux”: Nous sommes naturellement amoureux, mais cet état est masqué par les souffrances, qui nous empêchent de vivre dans l’instant présent. Grâce à l’enseignement du zen, ce livre nous apprend à retrouver le chemin de l’amour en nous et ainsi améliorer nos relations au quotidien.
Par Brenda Shoshanna et Michelle Lecoeur (traduction), 2004, 253 pages. Titre original: Zen and the Art of falling in love. Note: cette chronique est une chronique invitée écrite par Marina du blog Heureuse en amour, un blog pour trouver l’amour…et le garder! Chronique et résumé de “Le Zen et l’art de tomber amoureux” : PREMIERE PARTIE: SE LANCER Chapitre 1. Ôter ses chaussures: devenir disponible. La première chose qu’on demande à l’étudiant qui rentre au zendo (centre d’enseignement du zen) est de retirer ses chaussures tout en portant attention à ce geste. Ensuite, il doit marcher pieds nus en étant attentif à ses pieds au contact du sol. Retirer ses chaussures permet d’entrer dans le zendo en abandonnant ses barrières du monde extérieur. Les pieds sont importants car ils symbolisent l’équilibre avec lequel nous marchons et par extension la manière dont nous avançons dans notre vie sentimentale. C’est pourquoi il est important de faire attention à sa démarche: est-elle sûre ou hésitante, sommes-nous pressés ou avons-nous du mal à avancer? Mettre en pratique le chapitre 1. 1. Ôtez vos chaussures. Établissez une relation avec vos chaussures:
Ôtez-les en étant conscient de vos gestes. Rangez-les de manière ordonnée, prenez-en soin. Soyez attentifs à vos pieds quand vous remettez les chaussures.
Prenez conscience de ce qu’il est nécessaire de faire chez vous ou autour de vous. (payer une facture, ranger, etc.) Observez votre attitude face à ces choses à faire.
Examinez vos relations passées de manière objective, sans rejeter la faute sur quelqu’un. Faites un bilan écrit de ces relations. Observez la place ou l’influence que peut avoir votre passé amoureux sur votre vie actuelle.
Observez la personne qui se trouve à côté de vous en ce moment. Notez votre attitude face à cette personne, si vous la repoussez arrêtez de le faire. Acceptez cette personne telle qu’elle est. Profitez de l’instant présent avec cette personne. Recommencez cet exercice avec une autre personne le lendemain.
Chapitre 2. S’asseoir sur le coussin: à la rencontre de soi-même. Une des pratiques les plus importantes de l’enseignement zen est la méditation: on s’assoit en lotus sur un coussin sans bouger. Pendant ce temps, on fait attention à sa respiration mais aussi à tout ce qui se passe en nous et autour de nous. Cela nous aide à nous libérer de nos attachements et à nous satisfaire de ce que l’on est dans l’instant présent. Nous sommes centrés sur nous-mêmes et nous privilégions l’être à l’avoir. Comme nous ne pouvons plus échapper à nous même, c’est pendant cette activité que nous prenons enfin conscience de nos pensées et de notre dialogue intérieur. Et cela nous permet de faire connaissance avec nous-mêmes. Méditer est utile à notre vie amoureuse, car quand nous sommes capables d’aller à la rencontre de soi-même nous sommes plus à même d’aller à la rencontre des autres et d’être à leur écoute. De plus, nous nous connaissons mieux donc nous nous montrons aux autres tels que nous sommes, sans jouer des rôles. Mettre en pratique le chapitre 2. 1. S’asseoir.
Mettez un coussin au sol et asseyez-vous dos droit et jambes croisées. Suivez votre respiration en comptant jusqu’à 10. Continuez cet exercice autant de temps que vous le voulez. Recommencez cet exercice tous les jours, une fois en journée et une fois le soir si vous le pouvez.
Prenez conscience des schémas qui se répètent dans votre vie (relations, évènements). Observez sans vous juger votre réaction qui est toujours la même face à ces évènements Observez un(e) ami(e) pris dans le même piège que vous: que ressentez-vous à son égard?
Remarquez les relations répétitives dans lesquelles vous vous trouvez. Observez votre comportement habituel et décidez cette fois de réagir différemment.
Arrêtez-vous quelques fois dans la journée pour observer qui vous êtes: votre nature profonde. Prenez conscience des rôles que vous jouez dans vos relations. Soyez attentif à la différence qu’il y a entre les rôles que vous jouez et qui vous êtes vraiment. Prenez conscience des rôles que vous attendez que les autres jouent dans vos relations. Aimez-vous les autres pour le rôle qu’ils jouent ou pour ce qu’ils sont vraiment?
Reconnaissez les efforts que vous avez accomplis aujourd’hui, même s’ils sont infimes. Reconnaissez les efforts accomplis par les autres. C’est ainsi que vous reconnaîtrez votre vraie nature et celle des autres.
En méditant, nous apprenons également à ne pas nous laisser submerger par nos vagues d’émotions et à ne pas bouger quoiqu’il arrive. On reconnaît ce qui se passe en nous mais on décide de lâcher prise face à cela. Ne rien faire est pourtant quelque chose que nous n’appliquons pas assez dans notre vie sentimentale. Dès qu’un problème apparaît, nous avons tendance à agir pour arranger les choses et garder le contrôle sur l’autre. Mais parfois, il peut être utile de ne rien forcer pour laisser les choses se résoudre d’elles-mêmes. Dans certains cas, agir ne fait qu’empirer la situation. Méditer nous permet donc de nous accorder le temps nécessaire pour contrôler nos émotions et réagir de manière plus juste face à la situation. Mettre en pratique le chapitre 3. 1. Qui contrôlez-vous?
Observez chaque jour quelles sont les choses que vous avez besoin de contrôler ou de changer. Que se passerait-il si vous laissiez les personnes (en particulier celles qui vous sont chères) être comme elles sont, sans essayer de les changer à votre guise? Observez les changements qui opèrent en vous face à cette nouvelle attitude. Preniez ainsi conscience que personne ne vous appartient.
Observez les situations ou relations dans lesquelles vous ne pouvez vous empêcher de vous activer pour améliorer les choses. Et si pour une fois, vous choisissiez de ne rien faire et de laisser les choses se faire d’elles-mêmes?
Y a-t-il des rapports de force dans vos relations? Prenez conscience qu’ils puisent en vous de l’énergie précieuse. Décidez d’abolir vos rapports de force vis-à-vis d’autrui. Décidez de ne plus vous laisser dominer par quelqu’un d’autre.
Quand vous vivez l’amour ou la joie, posez-vous la question “qui est le responsable”? Ne cherchez pas à tout prix de réponse à cette question, le plus important est de se la poser.
Quelle est la boue (les obstacles) que vous devez traverser dans votre vie? Prenez conscience des stratagèmes que vous utilisez pour fuir ou contourner cette boue. Prenez la décision de traverser la boue cette fois, sachant que ce passage n’est que temporaire.
Quand quelqu’un entre dans votre vie, laissez-le venir comme il est. Quand quelqu’un s’en va de votre vie, laissez-le partir comme il est venu sans prendre cela comme un geste contre vous: c’était le moment pour lui de partir. Faites-en de même pour vous: laissez-vous aller et repartir librement et sans attaches inutiles.
DEUXIÈME PARTIE: LE ZEN EN ACTION 4. Kinhin- méditer en marchant: faire de nouveaux pas. Après une séance de méditation assise au zendo, quand la cloche sonne c’est qu’il est temps de passer à une autre activité: Kinhin. Kinhin consiste à marcher en méditant, c’est-à-dire en étant concentré sur ses pas et sa respiration. Il peut être difficile pour certains étudiants de passer d’une méditation immobile à une méditation dynamique. Mais ils n’ont pas le choix: ils doivent accepter de passer à autre chose. Il en est de même dans nos relations amoureuses: il y a un temps pour toute chose et on doit l’accepter. Parfois, c’est le moment de faire évoluer notre relation et de passer à l’étape suivante (vivre ensemble, avoir des enfants), d’autres fois il est temps de dire au revoir à une relation qui ne nous satisfait plus. Passer d’une activité à l’autre dans le zendo, nous enseigne à vivre dans le moment présent sans s’accrocher au passé. Mettre en pratique le chapitre 4. 1. Un pas à la fois.
Soyez présent et attentif à chacun de vos pas. Continuez à porter l’attention sur vos pas même quand vous êtes agité. Posez-vous de temps en temps les questions suivantes “Où suis-je? Où vais-je?”
Observez les moments où vous avez l’impression de tourner en rond dans vos activités ou relations. Quelle est la force qui vous fait tourner en rond? Regardez-la, elle se trouve souvent en vous. Faites cet exercice de méditation: imaginez cette fois que ce n’est plus vous qui tournez en rond mais ce qui se trouve autour de vous, vous êtes le centre de la roue et la roue tourne autour de vous
Examinez les domaines de votre vie dans lesquels vous avez l’impression de vous être perdu. Acceptez le fait de vous être perdu: cela fait partie de la vie et le reconnaître est le meilleur moyen de retrouver son chemin. Quand vous vous sentez perdu, observez chaque pas que vous faites sur le chemin un à un plutôt que d’essayer d’anticiper ou de décider sur le long terme.
Qu’est-ce qui vous empêche d’avancer? A quoi ou à qui restez-vous accroché? (personne, idée, croyance, peur) Décidez de lâcher prise face à cela et d’avancer pour passer à l’étape suivante.
Quelles sont les racines de votre vie (ce qui vous relie à vous-même et à la vie)? A quoi faites-vous confiance dans la vie? Les racines de votre vie vous relient-elles à des choses bénéfiques pour vous? Si ce n’est pas le cas, remplacez progressivement ces racines par des racines qui vous relieront à l’amour.
Quels sont les domaines de votre vie où vous avez le besoin d’avancer? Décidez de faire un seul pas aujourd’hui dans un domaine. Faites un autre pas demain pour autre chose et habituez-vous à faire ainsi un petit pas chaque jour.
Qu’est-ce qui vous semble indispensable dans la vie? (personne, objet, projet) Quels sont les effets négatifs que cela apporte dans votre vie?
De quoi pensez-vous avoir absolument besoin dans vos relations? Prenez conscience que ces exigences vous éloignent des autres et vous font vivre dans l’inquiétude. Renoncez à une exigence pendant une journée. Comment vous sentez-vous? Essayez à nouveau le lendemain. Puis renoncez à autre chose au fur et à mesure, cela vous permettra de faire entrer la nouveauté dans votre vie.
Observez votre logement. Y a-t-il des endroits encombrés ou sales? Quels sont les objets dont vous avez réellement besoin chez vous et dont vous vous servez? Rangez ou nettoyez bien une chose dans la journée (un tiroir, une casserole…) en étant totalement attentif. Poursuivez le lendemain avec une nouvelle tâche. En faisant une tâche ménagère par jour, vous vous sentirez mieux en vous.
Quelle tâche de votre vie attend d’être nettoyée? Quelles conséquences a cette tâche sur votre vie? Observez cette tâche et frottez-la un peu aujourd’hui et un petit peu chaque jour.
Comment êtes-vous attaché aux objets ou aux personnes de votre vie? Vous sentez-vous en sécurité en vous ou reposez-vous votre sécurité sur les autres? Rendez-vous compte que votre relation avec les autres ne détermine pas votre valeur. Prenez conscience que vous n’avez pas nécessairement besoin des autres pour être heureux.
Quels sont les moments les plus importants dans vos relations? Qu’est-ce qui vous fait envie? Vous poser ces questions vous aide à vous rapprocher de votre nature véritable.
Qu’est-ce que vous exigez ou n’acceptez pas de la part des autres? Pour quelles raisons pourriez-vous stopper nette une relation? Êtes-vous trop exigeant vis-à-vis des autres? Si oui, pouvez-vous renoncer à certaines exigences?
Quels cadeaux faites-vous aux autres au cours de vos relations? Est-ce que ce sont des cadeaux dont ils ont réellement besoin? Pourquoi donnez-vous? Pour le plaisir de donner ou dans l’espoir de recevoir en retour? Prenez conscience ce que vous avez à offrir de vous-même est assez, pas besoin dans faire trop.
Êtes-vous comme le portier, prêt à accueillir les autres comme ils sont? Autorisez-vous aussi à vous montrer aux autres tels que vous êtes. Observez les réactions des autres face à ce nouveau comportement.
Quand vous sentez-vous seul? Quelles solutions apportez-vous à ce sentiment de solitude? Vivez pleinement cette solitude dans l’instant présent: vous deviendrez un ami pour vous-même.
De quoi vous nourrissez-vous dans vos relations? Demandez-vous si vous pouvez obtenir cette nourriture par vous-même ou autrement.
Qu’est-ce que vous n’arrivez pas à digérer dans vos relations? Quelles sont les raisons qui vous poussent à en manger quand même? Pourriez-vous remplacer cette nourriture par une autre?
Pour qui avez-vous l’habitude de cuisiner? Quelle nourriture lui donnez-vous? Qui sont les personnes pour lesquelles vous ne cuisinez pas et pourquoi? Quelqu’un d’autre les nourrit-il à votre place?
Qu’offrez-vous à la vie et faites-le vous de bon coeur? Si ce n’est pas le cas ce n’est pas un vrai don. Essayez de trouver quelque chose qui pourrait satisfaire les autres autant que vous-mêmes.
Donnez quelque chose à quelqu’un chaque jour (cela peut être un sourire, un geste, un petit acte, un petit objet…). Posez-vous la question chaque jour “Quel cadeau aimerais-je recevoir aujourd’hui?” et offrez-le vous. (ça peut-être un objet, une balade, un soin, une activité etc.) Le plus important quand vous donnez est de ne rien chercher à recevoir en retour.
Posez-vous la question “quels sont les coups de ma vie?”. En résumé qu’est-ce qui vous blesse? Remarquez chaque jour quelle est votre manière de réagir face à ces coups.
Faites la liste des personnes ou des situations que vous pensez être responsables de vos ennuis. Ajoutez sur cette liste les reproches que vous vous faites à vous-mêmes. Prenez conscience que ces reproches vis-à-vis des autres ou de vous-même vous empêchent d’être objectif. Lisez cette liste et choisissez de ne plus faire de reproches aux situations, personnes ou à vous-même. Respirez profondément et souhaitez le meilleur pour chaque personne de cette liste, y compris vous-même.
Quelle expérience de la vie refusez-vous de connaître? Que se passerait-il si vous acceptiez de la vivre? Prenez conscience de la manière dont vous vous débattez pour l’empêcher de se produire. Prenez conscience que vous surestimez cette expérience. Quand vous vous sentez prêt, tentez là. A présent comment vous sentez-vous? Comment cela change-t-il l’image que vous vous faisiez de vous-même?
Y a-t-il une relation qui a besoin d’être soignée dans votre vie? Visualisez ce qui n’a pas été dans cette relation. A qui avez-vous besoin de demander pardon? Ou qui avez-vous besoin de pardonner? Commencer à le faire dès maintenant en l’appelant ou en lui écrivant une lettre (vous pouvez lui écrire même si elle est morte). Qu’avez-vous besoin de donner ou de recevoir de cette personne? Donnez ce que vous avez besoin de donner et voyez si vous pouvez recevoir ce dont vous avez besoin.
Quelle est la chose à laquelle vous dites ou vous aimeriez dire oui dans la vie? Il peut s’agir d’une personne, d’un animal, d’un objet, d’une plante. Mentalement, ouvrez vos bras et votre coeur et dites oui. Le lendemain, dites oui à quelqu’un d’autre ou à autre chose. Quand vous serez habitués à le faire, vous pourrez le faire avec n’importe qui, même à ceux qui vous causent du tort. Ainsi vous serez capables de dire oui à la vie dans sa globalité.
TROISIÈME PARTIE: ENTRAÎNEMENT AVANCE
Le sesshin est une période d’entraînement intense durant laquelle on médite pendant plusieurs heures, jours, semaines ou mois (jusqu’à trois mois). Pendant cette période nous avons l’interdiction de parler et les activités suivent une certaine routine: méditation-marche-repas-nettoyage-repas… Nous ne pouvons pas fuir: nous devons accepter la situation et faire ce qui doit être fait tout en restant centré sur nous-mêmes. Le sesshin nous apprend à développer la patience, et à ne pas céder à nos émotions ou pulsions négatives. Dans notre vie amoureuse, le sesshin représente notre capacité à gérer la routine dans le couple. Certains voudraient partir une fois que la magie du début s’est estompée, mais agir ainsi c’est perdre de vue qu’il peut y avoir des moments magiques dans le quotidien. D’autres personnes aimeraient changer leur partenaire ou réagissent mal face à son comportement. Mais le meilleur cadeau que l’on puisse faire à quelqu’un est de l’accepter tel qu’il est et de ne pas s’identifier à ses émotions ou à son attitude. On peut choisir de changer notre réaction face à quelqu’un plutôt que de vouloir le changer. Et c’est cet acte même qui transforme son attitude. Mettre en pratique le chapitre 9. 1. La persévérance.
Faites-vous preuve de persévérance dans votre vie, dans vos relations? Examinez les relations où vous avez fait preuve de persévérance et les autres. Qu’est-ce qui différencie ces deux relations et qu’est-ce qui vous a donné envie de persévérer? Prenez une relation en ruines et décidez de persévérer, de laisser une porte ouverte. Que se passe-t-il chez vous, et chez l’autre?
Que faites-vous pour rendre une relation plus joyeuse? Quels sont les effets de ces efforts? Cela vous empêche-t-il de montrer votre nature véritable? Choisissez de ne pas chercher à embellir une relation et observez les effets de cette décision. Faites-en de même avec une autre relation.
Quel est le conflit qui apparaît sans cesse dans votre relation? Que cherchez-vous à travers ce conflit: le contrôle, le pouvoir, la domination? Une fois que vous êtes parvenu à votre fin, êtes-vous pour autant soulagé? Comment se sent la personne en face de vous dans une telle situation? Décidez à présent de mettre fin à la guerre.
Vous échappez vous souvent de votre relation? De quelle manière le faites-vous? Qu’est-ce que vous cherchez à fuir dans la relation? S’il vous restait peu de temps ensemble, comment réagiriez-vous? Vivez un moment avec cette personne en concentrant toute votre attention sur elle. Acceptez la personne telle qu’elle est et montrez-vous tel que vous êtes dans l’instant présent.
Dans le bouddhisme tibétain, renoncer à une personne c’est comme renoncer à soi-même. Cela veut dire que même quand une relation se finit, on ne doit pas rejeter quelqu’un de notre coeur. A qui avez-vous renoncé et comment l’avez-vous fait? Arrêtez de renoncer à cette personne et décidez de ne voir que ce qu’il y a de meilleur en elle.
Quel est le koan qui apparaît au quotidien dans votre vie? Vous pouvez en avoir plusieurs et depuis longtemps. Arrêtez d’essayer de comprendre ce ou ces koan(s )
Comment avez-vous l’habitude de travailler sur vos koans? Notez vos pensées et réactions quotidiennes. Examinez celles qui se répètent. Observez les résultats de ces pensées et actions dans votre vie. Choisissez de changer la manière dont vous travaillez sur les koan, de ne plus faire autant d’efforts pour les résoudre…
Accueillez votre koan dans votre vie sans chercher à le résoudre à tout prix. Acceptez la compagnie de ce koan. Passez du temps avec ce koan sans être à la recherche d’une solution.
Soyez à l’écoute de votre koan. Asseyez-vous et écoutez le message que ce koan vous fait passer, jusqu’à ce que ce soit clair.
Quand vous avez compris votre koan, répondez-y rapidement par une action ou une décision.
Quelle est la chose la plus urgente dans votre vie? Dans quelle relation êtes-vous prêt à faire tout ce qu’il est nécessaire? Qu’est-ce qui différencie cette relation des autres?
Notez ce dans quoi vous réussissez et ce dans quoi vous échouez dans vos relations. Notez ce dans quoi vous pensez que les autres réussissent ou échouent. Arrêtez de voir la réussite ou l’échec dans vos relations et considérez-les à présent comme parfaites même quand elles ne correspondent pas tout à fait à ce que vous attendez. Considérez tous les aspects de vos anciennes relations comme parfaits, considérez-vous et vos anciens partenaires comme parfaits. Prenez conscience ensuite que la vision que vous vous faites d’une relation dépend entièrement de vous.
Quels sont les masques ou jeux que vous utilisez dans vos relations? Quel rôle jouez-vous? Êtes-vous satisfait de ces relations où chacun porte un masque? La prochaine fois que vous serez en compagnie de quelqu’un que vous appréciez, enlevez un masque, puis un costume. Devenez vous-mêmes et attendez de l’autre qu’il soit lui-même.
Avoir une réelle rencontre, c’est se préparer avant de rencontrer une personne. On se prépare de manière différente selon chaque personne: on peut méditer, se balader, dessiner, chanter… On se prépare en laissant tomber l’ancien et en étant résolu à laisser de la place pour le nouveau. On se prépare en refusant de se laisser aller aux émotions négatives et de juger les autres.
Quelles sont les barrières qui vous tiennent éloignés de l’amour? Faites-en la liste. Quelles sont les barrières qui vous tiennent éloigné des autres malgré vous? Faites-en la liste.
Quelles sont les moments où vous vous sentez en unité? En étant seul ou accompagné? Est-ce en pratiquant une activité particulière? Passez un moment tous les jours à faire cette chose qui vous donne une sensation d’unité. Augmentez ce moment au fur et à mesure. Cela vous permettra de faire durer ce sentiment d’unité tous les jours.
Choisissez une personne avec laquelle vous vous sentez capable d’être en unité. Soyez conscient du moment que vous partagez avec cette personne et soyez calme en sa compagnie. Vivez dans l’instant présent avec elle, écoutez là quand elle vous parle. Soyez disponible pour elle. Observez vos pensées et émotions quand vous êtes en sa compagnie. Faites cet exercice autant de fois que vous le pouvez et avec d’autres personnes.
Qu’est-ce qui vous donne l’impression d’être séparé ou divisé dans votre vie, ou dans le monde? Face à quoi ressentez-vous du rejet? Prenez conscience que cette séparation fait partie de la vie, tout comme l’expiration fait partie de la respiration. Choisissez de ne plus reculer face à cela, appréciez des aspects de ce que vous rejetiez.
Donnez de vous-même chaque jour à quelqu’un que vous aimez et à quelqu’un que vous n’aimez pas. Ne cherchez pas recevoir quelque chose en retour. Donnez en oubliant que vous donnez. Vous recevrez des cadeaux en retour. Acceptez ces cadeaux avec reconnaissance.
Quel boeuf cherchez-vous dans votre vie? Où cherchez-vous le boeuf et où pouvez-vous le trouver? L’avez-vous trouvé? L’avez-vous perdu?
Qu’est-ce que vous voyez d’un mauvais oeil en amour? Choisissez de le voir avec les yeux de l’amour. Qu’est-ce que cela change en vous?
Que vous dit la voix mensongère du serpent à propos de vous, de l’amour et des relations? Apprenez à écouter les mensonges, les peurs, les croyances de votre esprit. Puis décidez de ne plus les croire, ils finiront ainsi par disparaître.
Choisissez de ne plus juger ou critiquer les personnes que vous rencontrez. Remplacez les pensées malsaines vis-à-vis de ces personnes par des pensées d’amour. Voyez le côté positif de ces personnes. Regardez-vous comme une personne qui vous aime vous regarderait. Regardez ainsi les autres avec les yeux de l’amour toute la journée.
Aujourd’hui, ouvrez votre coeur à toutes les personnes qui croiseront votre chemin. Voyez la perfection en chaque personne. Vous finirez ainsi par voir la perfection en vous.
Où se trouve votre boeuf (l’être aimé)? Avez-vous désespéré un jour de pouvoir le trouver? Accueillez-le pleinement dans votre vie.
Conclusion de Marina du blog Heureuse en amour : Ce livre a complètement renversé la vision que j’avais de l’amour. Avant de le lire il y a deux ans, je ne voyais pas de relation amoureuse possible sans dépendance à l’autre. J’avais tendance à blâmer les autres pour leurs défauts ou leur comportement mais quand il s’agissait de remettre en question mon attitude, je n’en étais tout simplement pas capable. Je cherchai l’amour chez les autres et je me retrouvai donc immanquablement frustrée, dans le besoin ou déçue car ils ne m’apportaient pas tout ce qui me convenait. Ce livre m’a donc aidé à faire le bilan de mes relations passées et m’a aidé à prendre conscience que j’avais une part de responsabilité dans ce qui m’était arrivé. Mais il m’a aussi donné de l’espoir car je me suis rendue compte que rien n’est joué d’avance et que les expériences passées ne déterminent en aucun cas le présent, ni le futur. Il ne tient qu’à nous de changer les choses en nous pour les changer autour de nous. Points forts
L’auteur nous enseigne à repenser notre mode de fonctionnement dans nos relations amoureuses et à remettre en question nos idées préconçues. Le parallèle fait entre l’enseignement zen et les relations amoureuses est assez original et inspirant: l’auteur nous montre le chemin pour devenir zen en couple. On trouve des histoires vraies dans le livre qui parlent des difficultés que chacun d’entre nous peut rencontrer dans sa vie sentimentale. Et l’auteur nous montre comment ces difficultés ont été résolues par la pratique du zen. Après chaque chapitre, nous trouvons quelques exercices bien utiles pour mettre en pratique ce qui a été enseigné.
Points faibles
Il m’a fallu relire quelques phrases plusieurs fois avant de les assimiler pleinement. Le langage de l’enseignement zen n’est pas forcément évident pour tout le monde. Je n’avais jamais fait de méditation quand j’avais lu ce livre pour la première fois et j’ai trouvé qu’il était difficile de se projeter dans la pratique du zen si nous ne l’avons pas vécu nous-même (vie au zendo, méditation…). Ce livre aurait pu être encore plus bénéfique s’il avait été un peu moins théorique et plus pratique, avec un programme de méditation guidée par cd par exemple.
La note de Marina du blog Heureuse en amour:
Plus de commentaires sur “Le zen et l’art de tomber amoureux” sur Amazon Avez-vous lu “Le zen et l’art de tomber amoureux” ? Combien le notez-vous ? Note: There is a rating embedded within this post, please visit this post to rate it. Acheter “Le zen et l’art de tomber amoureux” sur Amazon :
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]]>Chronique vidéo du livre Anticancer de David Servan Schreiber :
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Ma note :
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Transcription texte (littérale) de la vidéo :
Bonjour! Ici Olivier Roland, et bienvenue dans cette nouvelle vidéo du blog Des Livres Pour Changer de Vie. Je me trouve actuellement dans l’île grecque de Santorin qui est tout simplement un volcan assez extraordinaire. Ce que vous voyez derrière moi, c’est le cratère et tout ce qui est autour, qui et sous la mer c’est la caldera du volcan. Il faut savoir que l’île de Santorin a une histoire assez extraordinaire, puisqu’il y a un peu plus de trois mille ans, il y a eu une énorme explosion volcanique qui a complètement détruit la civilisation minoenne et qui a créé un Tsunami de plus de 150 mètres de haut. Et nous sommes juste à côté de la Crète qui est connue dans le monde entier, puisque sa population est de celle qui vit le plus longtemps au monde et en ayant la meilleure santé. Cela m’a donné l’idée de vous parler d’un livre, Anticancer du Dr David Servan Schreiber. Je vous recommande vraiment ce livre, si vous voulez tout simplement, prendre un peu en charge votre santé. Il est très facile à lire, il est bourré de conseils pratiques sur comment utiliser l’alimentation, le sport et d’autres activités pour essayer de prévenir un maximum les maladies et donc vivre le plus longtemps possible dans la meilleure des santés possibles. Vous savez peut-être que le Dr David Servan Schreiber est mort récemment d’un cancer, il avait une tumeur au cerveau. Et vous vous dites peut être: " est-ce que ça n’invalide pas un peu ce qu’il a écrit dans ce livre Anticancer….et guérir par exemple. Il faut savoir, qu’il a eu son cancer, il y a plus d’une dizaine années, et qu’il représente un peu une anomalie statistique par rapport aux personnes qui ont eu ce cancer. Il a eu une longévité bien meilleure, qui je pense, va dans le sens de ce qu’il a écrit dans ce livre. D’ailleurs, il nous donne au tout début de ce livre, l’exemple d’un scientifique qui avait été diagnostiqué pour un cancer à qui on donnait quelque chose comme six mois à vivre et quand il avait demandé s’il y avait quelque chose à faire pour améliorer son état, sa longévité, on lui a dit: « ne vous embêtez pas, mettez vos affaires en ordre, dites au revoir à votre famille, c’est ce qu’il y a de mieux à faire ». Il ne s’est pas laissé démonté parce c’était un chercheur qui avait l’habitude d’aller fouiller un petit peu. Il a été voir dans la documentation médicale, et il s’est rendu compte que, oui c’est vrai, qu’en moyenne, les personnes qui avaient son cancer vivaient six mois, mais qu’il y a avait, tout à l’opposé de la courbe, quelques personnes qui arrivaient à vivre plusieurs années, parfois plus de dix années après avoir été diagnostiquées pour ce cancer. Il s’est mis un peu à la recherche des facteurs qui faisaient que ces personnes avaient vécu plus longtemps. Voilà comment David Servan Schreiber introduit son livre en expliquant qu’il y a des facteurs qui permettent de, peut-être, vivre plus longtemps après le diagnostic d’un cancer ou de prévenir des cancers par des choses naturelles comme l’alimentation, le sport etc…..en complément bien sûr de la médecine classique quand on a été diagnostiqué par un cancer. Donc, c’est vraiment un livre très pratique, très simple, que vous ne lirez pas en un week-end car il est un peu épais, mais justement vous allez pouvoir le lire à votre rythme tout en appliquant ce que vous apprenez dans votre vie. Je suis certain que si vous appliquez, ne serait-ce que quelques-unes des techniques qui sont décrites dans ce livre, vous aurez plus de chance de vivre une vie plus longue et en meilleure santé. Je vous recommande vraiment ce livre. Lire plus de commentaires sur Anticancer sur Amazon Acheter Anticancer sur Amazon :
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]]>Le son est parfois un peu difficile à entendre à cause des cascades désolé ! Si vous avez des problèmes pour entendre, cliquez sur dans la barre juste en dessous de la vidéo ! L’icône se colorera alors en rouge :
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Transcription texte (littérale) : Bonjour et bienvenue dans cette nouvelle vidéo. Je me trouve actuellement à la Réunion, vous reconnaissez peut-être les cascades Langevin.
Et je profite de ce cadre un petit peu zen pour vous parler d’un nouveau livre. Ce livre, c’est "Surmonter les Emotions Destructrices" de Daniel Goleman, qui a été écrit en collaboration avec le Dalaï Lama. Alors c’est un livre très intéressant, et c’est David Jay qui me l’a fait découvrir. Il m’a dit, "bon, tu as lu La Grève, et tu as vu que les travers de La Grève : c’est cet égoïsme qui va peut-être un peu trop loin. Je viens de lire un livre excellent qui contrebalance un petit peu ce point de vue et qui explique comment on peut développer des émotions positives en soi et réduire ou détruire les émotions négatives que sont par exemple la colère, l’anxiété, la haine ou le stress, etc.” Et c’est un livre extrêmement intéressant. Il faut savoir que le Dalaï Lama, rencontre je crois tous les ans depuis les années 90 des scientifiques occidentaux, les pointures du monde occidental en psychologie, en neuroscience, en d’autres domaines très pointus et il fait rencontrer ces gens-là avec des moines bouddhistes et lui-même. Et bien le résultat, c’est qu’il y a des dialogues extrêmement féconds qui ensuite donnent des livres comme celui-là, et il y a aussi beaucoup d’expériences scientifiques qui sont faites. Donc, ce livre, c’est tout simplement le récit d’une rencontre entre le Dalaï Lama, des moines bouddhistes et des scientifiques occidentaux de haut niveau qui s’est tenue en 2001 sur justement comment surmonter les émotions destructrices : qu’est-ce que c’est, comment les gérer au mieux, comment les supprimer dans l’idéal et être plus heureux. Et il faut savoir que c’est extrêmement intéressant. Le livre démarre en racontant qu’il y a un moine bouddhiste qui a été examiné par les scientifiques, que plusieurs expériences ont été faites, et les scientifiques ont montré en fait, que cet homme est capable d’être beaucoup plus concentré que la moyenne des gens, qu’il est doté de certaines capacités mentales qui sont absolument incroyables et qui n’avaient pas été prévues par la psychologie occidentale, et que le simple fait d’être à côté de cette personne est une expérience en soi parce que on a envie d’être à côté d’elle, c’est quelqu’un qui rayonne d’énergie positive. Et voilà, ça été fait de manière très rigoureuse, et de nombreuses études scientifiques aujourd’hui montrent que la méditation a de nombreux effets positifs sur la vie (par exemple celles-ci ou celles-là menées à Havard). C’est prouvé que méditer diminue le stress, augmente la longévité, diminue la fréquence de certaines maladies. Il y a vraiment beaucoup de points positifs. Je vous recommande vraiment ce livre, il est vraiment très intéressant. Il y a ce dialogue déjà entre les scientifiques qui rencontrent les moines bouddhistes. C’est vraiment deux mondes différents qui se rejoignent. On voit des gens qui pourraient s’opposer et qui sont là dans une démarche au contraire de dialogue, de rencontre. C’est vraiment extrêmement intéressant. Donc voilà. Je vous recommande vraiment ce livre, qui est extrêmement intéressant, a un point de vue très différent de celui d’Ayn Rand Et c’est même justement, un très bon contre-exemple. Donc, n’hésitez pas: "Surmontez les Emotions Destructrices", un livre qui vaut vraiment le coup. Merci d’avoir regardé cette vidéo et je vous dis à très bientôt sur le blog. Acheter "Surmonter les émotions destructrices" sur Amazon : (version poche)
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]]>L’une des erreurs de compréhension les plus profondes que l’on puisse faire à propos de La semaine de 4 heures est de croire que l’objectif à atteindre est de travailler 4 heures par semaine, ni plus ni moins. C’est une erreur très courante, alors même que l’auteur explique dans le livre que le titre est un titre marketing sélectionné après des tests de performance, et que le concept réel est approfondi sur des pages et des pages . Quand j’ai rencontré Tim Ferris à San Francisco, je n’ai donc pas pu résister à la tentation de lui poser directement la question. Vous trouverez sa réponse peut-être surprenante ! J’en ai profité pour aborder avec lui d’autres points, comme le nombre d’heures de travail par semaine qu’il effectue, comment il applique la philosophie Stoïcienne au quotidien et son prochain projet, qui est très différent de son premier livre :
*** Soyez sûr que les sous-titres en Français sont bien activés ! Si ne c’est pas le cas, cliquez sur dans la barre juste en dessous de la vidéo ! L’icône se colorera alors en rouge : *** Transcription texte de l’interview :
Olivier Roland : Bonjour et bienvenue dans cette nouvelle vidéo de Blogueur Pro. Je suis actuellement avec Tim Ferris. Hello Tim !
Tim Ferris : Hello !
Olivier Roland : Tim, tu es donc célèbre pour ton livre "La Semaine de 4 Heures"
Pour commencer, peux-tu nous donner ta définition du travail ? Et par exemple, considères-tu cette interview comme du travail ?
Tim Ferris : C’est une bonne question…
Pour moi, le travail est soit quelque chose dont la motivation première est financière, soit quelque chose dont je veux me débarrasser. Donc je ne considère pas cette interview comme du travail. On va bientôt prendre le petit-déjeuner, et on a déjà passé du temps ensemble ce week-end. Ça ressemble plus à une conversation entre amis.
Olivier Roland : Super… D’accord.Tu expliques dans ton livre que tu as choisi le titre après l’avoir testé sur Adword, et que c’était le titre le plus intéressant et le plus accrocheur. Mais, corrige-moi si je me trompe, le livre ne traite pas du tout de la possibilité de ne travailler que quatre heures par semaine, ni plus ni moins ?
Tim Ferris : Je ne mets pas vraiment l’accent sur le "4", mais je voudrais dire une chose à propos de ça. En 2005, je passais entre deux et quatre heures par semaine à gérer mon entreprise de nutrition sportive, à partir de l’étranger… en général de l’Argentine. C’est donc à peu près le temps que je consacrais hebdomadairement à la gestion de mon entreprise, active dans 15 pays différents.
Mais l’objectif n’est pas d’inciter les gens ou tous les lecteurs à ne travailler que 4 heures par semaine, l’objectif est de tirer profit de certaines analyses et expérimentations pour augmenter le niveau de productivité autant que possible. Admettons que tu multiplies ta productivité par 10, ce qui je pense est atteignable pour beaucoup de monde.
Si tu fais ça, tu peux soit réduire ta semaine de travail de 40 à 4 heures et accomplir la même chose, ou tu peux continuer à travailler 40 heures, mais accomplir 10 fois plus, soit faire quelque chose entre les deux.
Beaucoup de gens ayant lu le livre, des banquiers en investissement par exemple, continuent à travailler le même nombre d’heures mais accomplissent bien plus.
Olivier Roland : Je pense qu’il y a désormais des gens qui travaillent moins, mais il y a beaucoup de gens, parce que je pense qu’ils n’ont pas bien lu le livre, qui ne comprennent pas que l’on n’est pas obligé d’aller à la plage tous les jours.
Tim Ferris : Oui.
Olivier Roland : Le message essentiel de ton livre est de travailler uniquement sur ce qui est vraiment important dans notre vie et du coup d’avoir le temps nécessaire pour vivre ses passions.
Tim Ferris : Oui.
Olivier Roland : Tu es d’accord avec ça ?
Tim Ferris : Oui, absolument.
Je pense qu’une des plus mauvaises interprétations du livre est que les gens pensent que le but est de rester "inactif", de rester à la plage ou faire du snowboard pour le restant de leurs jours, ce qui est d’ailleurs acceptable si c’est pour les vaçances, ou pour seulement quelques mois, après avoir travaillé des années.
Mais au final, le but est d’avoir le contrôle de son temps, la plus rare des ressources, et, lorsque que l’on contrôle ce temps – il y a bien sûr des gens qui vont le gâcher malgré le contrôle qu’ils en ont – mais j’espère qu’il y aura une grande partie de mes lecteurs qui l’utiliseront positivement et auront un impact sur le monde.
Et on a déjà vu des ças, des centaines de mes lecteurs ont décidé de vendre leur entreprise ou alors de s’investir dans des associations çaritatives et collecter des fonds pour défendre une çause.
Ceci est très courant, on a eu des ças vraiment fantastiques.
Mais vraiment, si pour quelques semaines ou quelques mois, on souhaite faire du snowboard ou s’amuser autrement, cela ne pose évidemment aucun problème.
C’est le message qui vous est destiné : on peut en profiter au fur et à mesure. On n’a pas besoin d’attendre la retraite dans 20 ou 30 ans.
Olivier Roland : Cool. Alors maintenant, combien d’heures par semaine travailles-tu ?
Tim Ferris : Et bien, cette semaine est évidemment une exception.
Ce qui est très important de comprendre, c’est que je ne fais jamais rien que je ne veuille faire juste pour gagner à l’argent.
Je suis très occupé, comme par exemple pour cet évènement qui était très marrant mais ce n’était pas juste pour l’argent.
Donc je suis vraiment très occupé.Je dois par exemple travailler pour respecter le çalendrier de mon livre, comme pour le premier livre que je vais publier par l’intermédiaire d’Amazon, et c’est très excitant. Mais j’aurais signé le contrat même si, imaginons, il n’y avait pas eu d’édition papier ou autant d’argent en jeu, tout simplement parce que je trouve ça excitant.
Je dirais que ma semaine typique est très chargée. Je commence ma journée à partir de 10 ou 11h du matin. J’aime bien me consacrer à différents projets tard dans la nuit. Il se peut que je travaille une journée entière sans m’arrêter sur des projets vraiment intéressants.
Mais je vais aussi au club de gym, ou nager, cela ne me dérange pas de prendre trois ou quatre semaines de congés. J’ai d’ailleurs récemment pris trois semaines de congés en Colombie. Pas de mail, pas de çalendrier, pas de téléphone portable…
Olivier Roland : Waow !
Tim Ferris : Tout ça pendant trois semaines. Et j’y arrive sans que mon monde ne s’écroule. Tout va bien.
Je pense que la faculté de dire non est toute aussi importante que de dire non.
Mais je suis très actif, j’adore construire.
Olivier Roland : Oui. Moi je ne peux m’empêcher de consulter mes mails à chaque fois que je pars en vaçances pendant au moins 20 minutes par jour.
Utilises-tu un système d’aide à l’organisation personnelle ?
Tim Ferris : J’utilise plusieurs types de logiciels. Je n’utilise pas un "système" proprement dit, mais comme je l’explique dans le livre, j’utilise tout de même des règles spécifiques aussi bien pour la messagerie que pour les tâches à accomplir en début de journée.
L’alimentation joue d’après moi un rôle essentiel dans notre productivité. J’ingère donc 30 grammes de protéines dans les 30 minutes qui suivent mon réveil, je bois du çafé turc à la place du çafé normal… J’utilise plein de petits trucs comme ça pour ma productivité.
Mais… Tiens, regarde, c’est juste une coïncidence, c’est le seul T-shirt propre qu’il me reste (Tim porte un t-shirt Evernote), j’utilise très souvent Evernote, de manière quotidienne même. Je l’utilise pour çapturer de l’information. Je n’ai donc pas besoin d’avoir des fichiers et dossiers éparpillés un peu partout. (Note : le lien vers Evernote est un lien affilié. Cependant, l’utilisation est gratuite pour un compte de base, qui suffit amplement pour se faire une idée de l’outil !)
Une autre astuce qu’on ma enseignée, très simple : lorsque je télécharge des fichiers, je ne les range pas dans des dossiers. 99% du temps, je les télécharge dans mon dossier de téléchargements. C’est à cet endroit que je fais mes recherches. C’est une idée simple, mais qui fait gagner un temps considérable, parce que tu ne perds pas de temps à ranger tes fichiers dans différents dossiers et à les y retrouver.
La seule exception est lorsque je télécharge des photos. C’était en fait une astuce qui me vient de Livy de Venture Axe in Angels List. Merci Livy !
Cela finit vraiment par faire gagner du temps, parce qu’on utilise par exemple Spotlight pour tout trouver sur Mac, ou on peut utiliser Quick Silver ou d’autres logiciels similaires.
Sinon, les gens me considèrent comme un expert de la gestion de temps. Je me vois plutôt comme un expert de la gestion des priorités. Du moment que je fais attention à bien évaluer les choses. Et que je sais quel investissement génère le meilleur rendement, je suis en mesure de me concentrer sur les une ou deux tâches qui auront le plus d’impact sur le reste.
Olivier Roland : Cela fait partie de la Règle des 80/20 n’est-ce pas ?
Tim Ferris : Oui, exactement. Je pense que faire les bons choix me permet d’être très effiçace. Ceci est à mettre en opposition au concept d’efficience, qui est la faculté de pouvoir bien gérer plusieurs choses simultanément. Je ne suis pas très bon pour gérer plusieurs choses en même temps. On ne devrait vraiment pas en parler .
Olivier Roland : Tu es un fan du stoïcisme, et tu parles beaucoup de Sénèque sur ton blog.
Comment essayes-tu d’appliquer le stoïcisme dans ta vie de tous les jours ?
Tim Ferris : Il y a plusieurs façons dont j’applique le stoïcisme et l’épicurisme. Je pense que ces deux philosophies se complètent très bien. La première chose que je fais chaque jour quand je me réveille est de rester allongé au lit et de passer en revue toutes les choses pour lesquelles je suis reconnaissant. Ça c’est donc la première chose que je fais le matin.
Ensuite, je me rappelle qu’on a toujours suffisamment de temps pour accomplir tout ce qui est important.
On a toujours suffisamment de temps.
C’est ainsi que je démarre ma journée. Ce que j’essaye de faire par la suite après le çafé ou le thé, c’est 5 minutes de méditation "vipassana".
Olivier Roland : Vipassana ?
Tim Ferris : Oui, de la méditation vipassana. Tout ça est lié à la philosophie stoïque. Être un Stoïcien, c’est être conscient de deux choses.
Premièrement, il faut s’entraîner à ne pas réagir émotionnellement de manière excessive lors de situations déliçates qu’on ne contrôle pas.
C’est très important. Donc la première chose, c’est de ne pas réagir de manière excessive, quelle que soit la situation.
Deuxièmement, il faut s’entraîner à chérir sincèrement les choses qu’on ne peut pas nous enlever, et uniquement ces choses-là.
Cela revient à apprendre à ne pas s’attacher aux choses matérielles. Vous pouvez mettre ça en pratique. Moi je le fais quelques fois dans l’année.
Je donne au moins deux ou trois sacs de vêtements. Et ce que je fais aussi tous les deux mois, pendant une semaine ou deux, je porte des vêtements très bon marché, comme par exemple des T-shirts blancs que l’on peut acheter au supermarché, un jean que je vais porter pendant une semaine.
Je mange aussi pour pas cher du tout. Tout cela me rend serein en pensant au pire.
J’ai des choix difficiles à faire, des contrats, des partenaires potentiels…Et je me dis, tiens, là je pourrais me faire 10 ou 20% de plus. Mais si je m’entraîne à vivre de manière ascétique, je me rends compte finalement que je n’ai besoin de rien.
Cela me donne le courage de prendre les bonnes décisions à long terme. Et je pense que c’est une fantastique façon de vivre pour les entrepreneurs.
Et bien sûr mon livre préféré, comme tu le sais, est "Lettres à Lucillius". Il a été écrit par un stoïcien appelé Sénèque. Je le recommande très chaudement.
Olivier Roland : Je pense que tu es une des rares personnes à vraiment vivre le stoïcisme.
Tim Ferris : Oui.
Olivier Roland : Beaucoup de gens le lisent ou l’étudient mais…
Tim Ferris : Oui, j’essaye vraiment de le vivre. Une autre personne qui y arrive très bien est Ryan Holiday. Tu as rencontré son directeur du marketing à l’Ameriçan Apparel.
Olivier Roland : Ah oui.
Tim Ferris : Il a décroché ce boulot à 21 ou 22 ans, c’est un gars vraiment productif. Mais je trouve le stoïcisme vraiment très pratique. Si vous devez lire un guide pratique, commencez par des classiques. Et l’un d’eux devrait être "Lettres à Lucillius".
Olivier Roland : Pour terminer cette interview, peux-tu nous parler un peu de ton prochain projet ?
Tim Ferris : C’est "Être un Chef en 4 Heures". C’est un projet inattendu qui m’est venu de manière très étrange. Ça a démarré après avoir rencontré différentes personnes, disons cinq à dix, liées à la restauration, à la cuisine, à la nourriture, à l’abattage, à la chasse, etc.
On ne m’avait jamais initié à la cuisine. Je pensais que c’était ennuyant, difficile, que ça prenait du temps, qu’il fallait faire la vaisselle…
Toutes ces choses-là ont été pour moi un frein à l’apprentissage de la cuisine. Je ne sais faire que des oeufs brouillés, rien de plus. Des oeufs brouillés, et peut-être des toasts…
Je me suis donc pris de fascination pour la nourriture, et pour la relation que les gens entretiennent avec la nourriture.
Et comment on peut apprendre la philosophie à travers la nourriture, comment on peut apprendre la productivité à travers la nourriture.
Donc on peut transformer la cuisine en un super outil d’enseignement. J’ai trouvé ça vraiment excitant. Il y a aussi de nombreuses façons de tricher, positivement pour concocter des supers plats en 10-15 minutes.
Je pense que "Être Chef en 4 Heures" sera un des livres de cuisine les plus inhabituels qui soit. Et j’espère… En fait c’est un livre de cuisine pour les gens qui ne cuisinent pas.
Olivier Roland : Génial, donc il faudra que l’achète.
Tim Ferris : Il va être publié par Amazon. C’est le premier livre vendu par leur nouveau bureau de New-York.
C’est donc très excitant. Il était en couverture du New York Times la semaine dernière. Un truc super excitant. Je me sens vraiment… chanceux.
J’ai eu de sacrées aventures ces dernières années .
Olivier Roland : Merci Tim ! J’ai vraiment adoré avoir cet entretien avec toi.
Ton livre a complètement changé ma vie et je t’en suis très reconnaissant, donc merci Tim.
Tim Ferris : Merci pour l’interview.
Que pensez-vous de cette interview ? N’hésitez pas à partager votre avis dans les commentaires !