Olivier Roland - tagged with semaine-de-4-heures http://www.olivier-roland.fr/feed en-us http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss Sweetcron o.roland@technosmart.net Une technique REDOUTABLE pour VENDRE PLUS http://www.olivier-roland.fr/items/view/5695/Une-technique-REDOUTABLE-pour-VENDRE-PLUS

TweetDans cette interview, l’entrepreneur brésilien Erico Rocha, que j’ai déjà interviewé sur ce blog, partage avec nous une technique REDOUTABLE pour VENDRE PLUS Cliquez sur le bouton rouge ci-dessous pour vous abonner gratuitement à la chaîne Youtube et être prévenu quand d’autres vidéos sur le blogging l’entreprenariat sont publiées ! Transcription texte (littérale) de la […]

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Wed, 15 Oct 2014 17:30:00 +0200 http://www.olivier-roland.fr/items/view/5695/Une-technique-REDOUTABLE-pour-VENDRE-PLUS
George le millionnaire SDF http://www.olivier-roland.fr/items/view/2999/George-le-millionnaire-SDF

TweetGeorges Shepherd fait partie de mon groupe mastermind et il a récemment entrepris un changement de vie radical passionnant qui l’a amené à devenir un “millionnaire sdf”. Dans cette interview il nous explique : Pourquoi il en a eu assez, après des années à travailler 15 heures par jour, de voir sa vie s’envoler Comment […]

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Fri, 20 Dec 2013 13:00:00 +0100 http://www.olivier-roland.fr/items/view/2999/George-le-millionnaire-SDF
La Cyropédie http://www.olivier-roland.fr/items/view/2992/La-Cyropdie

Cliquez ici pour lire la Cyropédie gratuitement sur Internet (dans une traduction de 1834) Acheter “La Cyropédie” sur Amazon en version papier : Acheter “La Cyropédie” sur Amazon en version Kindle (textes complets de Xénophon incluant La Cyropédie) : Attention : la version Kindle contient de nombreuses coquilles car le texte provient manifestement d’un scan […]

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Tue, 17 Dec 2013 17:00:00 +0100 http://www.olivier-roland.fr/items/view/2992/La-Cyropdie
Bill O’Hanlon : Comment travailler moins et profiter de la vie http://www.olivier-roland.fr/items/view/2953/Bill-OHanlon-Comment-travailler-moins-et-profiter-de-la-vie

En 2012 j’ai eu le plaisir de voir Bill’O Hanlon intégrer mon groupe mastermind d’entrepreneurs. Bill est l’auteur prolifique de 35 livres (au moment où j’écris ces lignes), et un psychothérapeute reconnu, qui fut élève du célèbre Milton Erikson quelques années avant sa mort.  Je l’interviewe aujourd’hui sur un sujet qui me tiens à coeur […]

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Wed, 27 Nov 2013 16:45:00 +0100 http://www.olivier-roland.fr/items/view/2953/Bill-OHanlon-Comment-travailler-moins-et-profiter-de-la-vie
La Semaine de 4 heures http://www.olivier-roland.fr/items/view/2754/La-Semaine-de-4-heures

Acheter La Semaine de 4 heures sur Amazon : Lire la chronique de La Semaine de 4 Heures sur ce blog Voir l’interview que j’ai fait de l’auteur Tim Ferriss, qui complète très bien le livre : (cliquez ici pour lire la transcription texte de l’interview)

Related posts: Interview : Comment Phil gagne un million de CA par an en vivant la Semaine de 4 heures La semaine de 4 heures – 2 La semaine de 4 heures (deuxième édition)

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Sat, 22 Jun 2013 01:05:00 +0200 http://www.olivier-roland.fr/items/view/2754/La-Semaine-de-4-heures
2 ans de ma vie de Blogueur Pro – Gratitude http://www.olivier-roland.fr/items/view/2158/2-ans-de-ma-vie-de-Blogueur-Pro-Gratitude

Ce n’est pas une liste de mes rêves, puisque ces choses sont déjà terminées et accomplies. C’est une liste d’accomplissements, plus des choses intéressantes. Quelques-unes sont superficielles, et peut-être un peu prétentieuses, mais elles ne veulent rien dire. Ce qui importe ici ce sont les expériences et les rencontres. J’éprouve de la gratitude pour toutes les personnes incroyables dans ma vie. J’éprouve de la gratitude pour tous ceux qui ont des rêves plus grands que les miens, et repoussent les limites. Cela m’encourage tellement à inspirer d’autres personnes comme j’ai été inspiré, à leur faire dépasser les limites et à aller plus loin que moi. J’en oublie probablement, mais voici quelques-uns des meilleurs moments de ces deux dernières années :

Sortir pour la 1ère fois d’Europe pour aller un mois à Wallis et Futuna et Fidji, à l’autre bout du monde

Wallis… Son lagon à marée basse, ses îlots, sa barque de pêcheur

Me sortir d’une prison que j’avais moi-même construite en cédant ma 1ère entreprise, dans laquelle j’ai travaillé 60 à 70 heures par semaine pendant presque 10 ans Prendre un bain de boue chauffée naturellement à Fidji Découvrir l’Inde et savourer le premier vrai choc culturel de ma vie Voir les hindous brûler leurs morts à Vârânasî, les Sikhs se baigner dans le lac du Golden Temple à Amritsar et la messe ouverte à toutes les religions du Lotus Temple à Delhi

Un Sikh qui se baigne dans le lac sacré du Golden Temple à Amritsar

Faire réaliser 461 490,96 € HT de CA à ma nouvelle entreprise dès sa première année, tout en travaillant 3 fois moins qu’avant et en voyageant partout dans le monde Faire un véritable duel aérien avec un ami à Las Vegas

Notre duel aérien, ou comment mettre en pratique l’adage "travailler sérieusement sans trop se prendre au sérieux"

Intégrer un groupe international d’entrepreneurs géniaux qui m’ouvrent des nouveaux horizons incroyables Faire un voyage de 3 heures dans un train à vapeur dans les paysages montagneux incroyables du Colorado

Le train à vapeur de Durango, dans les paysages à couper le souffle du Colorado…

Rencontrer Jeff Walker, le célèbre entrepreneur inventeur de la Product Launch Formula, et intégrer son groupe Mastermind

Avec Jeff Walker, l’un des entrepreneurs qui ont changé ma vie

Vivre 3 semaines à Los Angeles et plonger dans la vie américaine Faire un road-trip incroyable de San Francisco au Yosemite Parc, puis Las Vegas en passant par la Death Valley, le Grand Canyon et San Diego avec ma copine Rencontrer 26 lecteurs et clients à Montréal et passer une excellente soirée

Rencontre avec mes lecteurs et clients à Montréal

Aller de Montréal à Québec dans une Ford Mustang prêtée par un ami et me faire inviter dans le meilleur restaurant de Québec par un client Être invité par la championne mondiale de dressage de chiens à Toronto et visiter avec elle les chutes du Niagara Rencontrer Tim Ferriss, l’auteur d’un bestseller mondial vendu à plusieurs millions d’exemplaires et faire la première interview de lui en français

Ma rencontre avec Tim Ferriss, l’auteur qui a changé ma vie avec La semaine de 4 heures

Se retrouver à manger avec deux auteurs de bestsellers du New-York Times Voir un de mes clients et amis créer un blog formidable qui reçoit plus de 100 000 visites par mois et partir faire un voyage de 3 mois en Inde grâce à ce que je lui ai enseigné Rencontrer deux éditeurs qui m’ont contacté pour publier un livre que je n’ai pas encore écrit Faire une présentation devant 190 entrepreneurs à Paris

Une présentation devant 190 entrepreneurs sur le thème “Comment utiliser un blog pour développer votre entreprise”

Découvrir la Réunion et y faire mon baptême de parapente

Mon baptême de parapente à la Réunion

Découvrir le meilleur restaurant japonais au monde à San Diego Commencer à apprendre à piloter un avion, et faire mon premier vol en solo Découvrir ma région du ciel en pilotant moi-même l’avion

Au retour de ma 2ème leçon de pilotage. J’ai fais bien du chemin depuis !

Voir un ami se lancer sur Internet suite à mes encouragements, accomplir son rêve et partir en Nouvelle Zélande pour six mois grâce aux revenus de ses blogs, tout en ayant un blog leader sur la défense de la cause animale Faire ma première séance de Yoga à Rishikesh, la “capitale mondiale” du yoga, en Inde Marcher sur le feu Aller à Londres et découvrir l’ambiance incroyable des pubs, et apprendre à mes dépens qu’une bière pression anglaise n’a rien à voir avec une bière pression belge

Bières londoniennes. Faites attention, ça surprend la première fois !

Rencontrer un entrepreneur qui a revendu son entreprise 30 millions de dollars, discuter business et stratégie avec lui Aller en Grèce et découvrir bouche bée les merveilles de Santorin et les paysages sublimes de Lesbos

L’île grecque de Santorin, une vraie merveille…

Apprendre aux Grecs à faire un mojito avec de l’ouzo à la place du rhum ! Rencontrer des centaines d’entrepreneurs géniaux qui repoussent sans cesse les limites et sentir que j’ai trouvé ma tribu Voir un de mes clients et amis gagner 140 000 € en une semaine après qu’il ait suivi exactement mes conseils Voir mon livre dépasser le nombre de commentaires du Da Vinci Code sur Amazon Être pour la première fois parrain et tonton Aller à Agadir et être un des seuls français à y passer mon niveau 1 de plongée Rencontrer à Agadir mon assistant Younes, qui fait un boulot remarquable depuis des mois

Younes, un des mes collaborateurs, à Agadir

Découvrir Marrakech et me perdre dans ses souks interminables Faire dépasser 60 000 visites par mois à mon blog principal Des Livres Pour Changer de Vie Participer à deux émissions de radio consacrées à mes blogs ou mes écrits Faire découvrir Kiva à des dizaines d’entrepreneurs et prêter avec eux des milliers de dollars à des entrepreneurs des pays pauvres pour les aider à améliorer leur sort et à améliorer le monde

Un des groupes d’entrepreneurs financé par l’équipe Blogueurs Pro, ici en Tanzanie

Commencer un séjour de 3 mois à Paris, manger avec 6 blogueurs et partenaires en une semaine Automatiser de plus en plus mon entreprise, me consacrer davantage à l’essentiel Lire des livres extraordinaires, en appliquer certains avec succès Aider ma copine à se libérer de son travail pour qu’elle puisse m’accompagner partout et partager encore davantage ma vie Faire beaucoup d’erreurs, savoir que je suis imparfait, mais agir quand-même Savoir que le futur est ce que j’en ferai

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Sat, 22 Sep 2012 17:30:00 +0200 http://www.olivier-roland.fr/items/view/2158/2-ans-de-ma-vie-de-Blogueur-Pro-Gratitude
Je publie mes comptes : vive la transparence ! http://www.olivier-roland.fr/items/view/530/Je-publie-mes-comptes-vive-la-transparence-

Lorsque j’ai lancé publiquement Agir et Réussir, ma formation pour les entrepreneurs en mars 2010, j’ai été complètement sidéré par son succès. Du jour au lendemain, ma toute nouvelle société, Les Editions Roland, générait un chiffre d’affaires d’environ 14 000 € par mois, qui allait être récurrent pour 7 mois (étant donné le fait qu’Agir et Réussir 1.0 était sur 7 mois, et que je ne proposai pas le règlement en une fois à l’époque). Si l’on m’avait dit lorsque j’ai démarré Des Livres Pour Changer de Vie en octobre 2008 que j’allais atteindre un tel CA à peine un an plus tard, je ne l’aurais jamais cru. Même six mois avant, cela m’aurait paru démentiel. Et pourtant… alors que je clôturai les inscriptions, les chiffres que me montrait Clickbank, la plateforme de règlement, ne mentaient pas : j’avais bel et bien réalisé un CA d’environ 100 000 €… en 5 jours ! Bien sûr, il s’agissait d’un CA théorique (il ne tenait pas compte de l’attrition) et la préparation du lancement et la création de la formation m’avaient demandé plus que 5 jours, mais l’essentiel était là : en 5 jours d’ouverture des inscriptions, j’avais réalisé l’équivalent d’un an de CA d’une TPE qui démarre (bien). J’étais euphorique : me lancer dans le blogging était un pari fou pour moi, et me former aux Etats-Unis – sans bouger de chez moi – sur les méthodes de blogging et de marketing employées là-bas avait été un parcours semé d’embûches. Et surtout persistait un doute : j’étais convaincu de la supériorité de ces méthodes sur celles employées en France, mais au fond de moi pulsait cette émotion, qui prenait parfois la forme de questions : “et si tu prenais des moulins à vent pour des géants ? et si ces méthodes ne fonctionnaient pas en France ? et si elles ne pouvaient être utilisées avec succès que par une poignée de personnes ?”. Bref, les doutes existentiels que connaissent bien tous les entrepreneurs avaient prélevé leur part d’énergie et de temps sur moi. Et les chiffres que me montrait Clickbank me prouvaient, sans aucune contestation possible, que oui, j’avais eu raison. J’avais eu raison d’acheter la formation de Yaro Starak, mon tout premier achat d’une formation sur Internet, malgré mes doutes. J’avais eu raison de me lancer dans le blogging, de me lancer dans mon défi fou de lire 52 livres en 52 semaines, de choisir d’automatiser au maximum ma première entreprise pour me consacrer à ma nouvelle aventure, de faire le pari fou d’embaucher Sébastien le marketeur français comme consultant marketing pour Agir et Réussir, et non, je ne prenais pas des moulins à vent pour des géants. C’était un moment de joie et d’excitation que tous les entrepreneurs ayant connu le succès malgré les risques se rappellent avec émotion, et j’en ai profité à sa juste mesure. Après m’être remis de mes émotions, je réfléchis aux conséquences de tout cela. Et j’ai constaté les faits :

Je venais de faire passer mon CA à 14 000 € par mois Avec un blog qui atteignait à peine les 700 visites par jour à l’époque Je venais d’ajouter 10 000 personnes à ma liste email grâce aux partenaires, et au buzz généré par le lancement Nulle part dans la blogosphère francophone un blogueur n’avait fait état d’un tel CA généré pour un trafic aussi faible. Ceux qui avaient un CA important avaient tous un trafic gigantesque, inatteignable pour le commun des blogueurs

J’ai pris alors, après mûre réflexion, une décision qui allait encore une fois nous faire passer mon business et moi à un niveau supérieur : je décidai de lancer ce blog Blogueur Pro. Je faisais cela pour deux raisons :

Pour aider les autres blogueurs désireux de le faire à gagner mieux leur vie et à profiter davantage de celle-ci. La vue de tous ces blogueurs qui travaillaient d’arrache-pied pour gagner des clopinettes, parce qu’ils utilisaient la mauvaise méthode me faisait vraiment mal au coeur, et j’étais vraiment hanté par la volonté de partager ce que j’avais appris avec eux. Pour ajouter, en entrepreneur rationnel et (je l’espère) avisé, une deuxième corde à mon arc : un positionnement sur un marché différent, avec à terme un nouveau produit

Le rapport difficile des Français avec l’argent Je publiai alors une vidéo qui allait se révéler une des plus polémiques que je n’ai jamais faite : celle où je montre, preuves à l’appui, le CA généré par mon lancement, et dans laquelle j’invitais les lecteurs intéressés à laisser leur email pour que je les prévienne du lancement de mon nouveau blog. Cette vidéo s’est révélée polémique pour plusieurs raisons :

C’était la première fois qu’un blogueur français montrait de façon aussi décomplexée le CA qu’il générait (alors que c’est monnaie courante aux Etats-Unis) Les Français n’aiment pas que l’on parle d’argent, et encore moins que quelqu’un affiche ses revenus, en particulier s’ils sont importants. C’est quelque chose que j’ai mis du temps à comprendre, tant ma lecture d’innombrables livres américains et mon suivi de formations en anglais m’avaient décomplexé sur ce sujet. Le montant affiché paraissait incroyable pour la quasi-totalité de ceux qui l’ont visionné, au point qu’une minorité d’entre eux l’a même mis en doute, alors que, anticipant cette objection, j’avais pris le soin de filmer mon écran, ce qui est quasiment infalsifiable à ma connaissance sans les moyens techniques d’un film hollywoodien.

Le point le plus important parmi ceux-ci est que le rapport des Français à l’argent est complexé. Au moment où j’écris ces lignes, 32 personnes ont cliqué sur "je n’aime pas" contre 5 sur “j’aime” en dessous de la vidéo, ce qui semble corroborer ce fait. Je n’en avais pas conscience à l’époque, mais depuis mon voyage aux Etats-Unis m’a montré que de manière générale (il y a évidemment de nombreuses exceptions) les Américains sont plus complexés que nous sur l’alcool et le sexe, alors que nous sommes plus complexés qu’eux sur l’argent. J’en parle dans cette vidéo avec David Jay, tout en vous conseillant un livre frappant si vous êtes vous aussi complexé par l’argent. Le provincialisme Français Une culture plus générale et la fréquentation des gens d’une autre région annulent rapidement le provincialisme Georges Sorel – Réflexions sur la violence

En ayant ce rapport décomplexé à l’argent en France, j’ai parfois l’impression d’être un athéiste militant dans un pays démocratique, mais encore très religieux : bien que je sois libre d’exprimer mon opinion sur ce sujet, il touche à de nombreuses croyances plus ou moins conscientes chez de nombreuses personnes, et active directement des émotions qui peuvent les submerger complètement. Cela a conduit certains a se laisser complètement dépasser par ces émotions et à agir sur le coup de celles-ci, mettant en berne leur intelligence, leur modération et leur capacité d’analyse pour se laisser aller au sursaut antiblasphématoire que leur a suggéré leurs glandes, tant cette approche décomplexée et franche de l’argent semblait en contradiction avec toutes les croyances et connaissances qu’on leur avait énoncées comme vraies depuis l’enfance, alors qu’il s’agissait somme toute d’une simple différence culturelle qu’il est possible d’appréhender avec un peu d’ouverture d’esprit et en ayant un peu voyagé. Car après avoir lu tant de livres anglais, la plupart américains, et suivi tant de formations issues de la même culture, je me reconnais volontiers plus influencé au niveau de l’entreprenariat et du marketing par les Etats-Unis que par la France, ce qui n’est pas sans poser problème, tant des idées qui sont courantes là-bas semblent blasphématoires ici, et vice-versa. J’ai l’impression qu’une partie des Français, ce qui inclut une partie de la blogosphère française, est victime d’un provincialisme qui consiste à “tourner” en rond dans la bulle conceptuelle française et qui les conduit à rejeter en bloc les idées qui proviennent d’outre-Atlantique, phénomène sans doute aidé par la piètre maîtrise de la langue anglaise des Français (l’évaluation européenne de l’anglais a classé les Français bons derniers) et un antiaméricanisme très présent en France depuis le XVIIIème siècle, créé par la théorie erronée de la dégénérescence du naturaliste Buffon (voir à ce sujet l’article L’élan de Jefferson sauve la réputation de l’Amérique dans Pour La Science n° 404 de juin 2011). Un récent article de Contrepoints, le provincialisme français, et le livre de Philippe Roger L’Ennemi américain : Généalogie de l’antiaméricanisme français expliquent cela mieux que moi, donc je ne m’attarderai pas sur le sujet. Retenez juste que parler d’argent librement en France vous expose à prendre des coups, comme le disait Jean Rivière de Webmarketing Junkie, et que pour ma part j’ai choisi de continuer dans cette voie, parce que 1) mes lectures et mes voyages m’ont ouverts l’esprit et je pense sincèrement que l’argent est un outil qui ne pose pas de problèmes en tant que tel, et qu’on peut donc en parler franchement et librement et 2) qu’au final les personnes qui ont des problèmes émotionnels dans leur rapport à l’argent manquent avant tout d’ouverture d’esprit et de connaissances de la culture d’autres pays, et que ce sont pas celles qui m’intéressent le plus, même s’il y a bien sûr des brebis égarées, et que parler d’argent aussi franchement est donc un bon moyen de polariser à moindres frais en éjectant les lecteurs indésirables qui parasiterait mon blog (je publierai bientôt un article vous donnant une méthode pour vous débarrasser de vos lecteurs parasites). Ajoutez à cela l’envie et la jalousie qui motivent les haineux (haters en anglais, voir le point 6 de l’article Les 10 commandements du Blogueur Pro) et cela fait un cocktail détonnant. Donc oui, je vais continuer à prendre des coups, appelez-moi un kamikaze ou un martyr de la cause si cela vous chante, mais n’oubliez pas que vos premiers haineux sont un signe de votre succès et que vous devez fêter cet évènement comme il se doit . Le succès de Blogueur Pro Le lancement de Blogueur Pro eu lieu le 5 juin 2010 avec la publication de la 1ère vidéo gratuite, comment trouver l’idée de son blog ?, dans laquelle j’invitai mes lecteurs à observer comment j’allais transformer ce blog en succès en quelques mois. En décembre 2010 je publiai mon livre Vivez la vie de vos rêves grâce à votre blog, gratuitement, à la surprise générale, après que le titre et la couverture eussent été choisis par les lecteurs (merci à vous pour votre participation ), puis en mars 2010 je lançai publiquement ma formation “Blogueur Pro”, qui fut également un immense succès, non seulement sur moi, mais aussi pour les membres de la formation qui l’appliquent, comme Laurent Breillat de Apprendre la Photo qui a généré 8000 € de CA lors de la semaine de lancement de son premier produit, un livre numérique à seulement 19 €, et qui va partir vivre en Inde 2 mois, ou Romain Carpentier de Star en Maths, qui génère environ 750 € de CA par mois moins d’un an après avoir créé son blog. Comme je l’indiquai dans mon article Scoop : Combien gagnent les blogueurs Français de la nouvelle vague (et combien d’heures ils travaillent réellement), bien que le succès de Blogueur Pro ait encore augmenté le chiffre d’affaires mensuel de mon entreprise, je ne souhaitai pas dévoiler ce nouveau CA immédiatement : J’ai en effet remarqué que, même en montrant les chiffres gagnés en vidéo (ce qui est quasiment impossible à falsifier), certains restaient sceptiques sur la possibilité d’atteindre de tels chiffres. Bon, des sceptiques forcenés il y en aura toujours, et je vous rassure, je ne vais pas perdre mon temps à essayer de les convaincre, j’ai des milliers d’autres choses à faire. Cependant je sais qu’une partie des sceptiques sont des gens de bonne foi qui aimeraient bien croire ce genre de chiffres atteignables, mais ont des difficultés à faire confiance, même avec une vidéo. J’ai alors envisagé une démarche 20/80 simple et efficace pour prouver à tout le monde la véracité de ces chiffres : publier les comptes de mon entreprise au greffe du tribunal de commerce.

La première année des Editions Roland s’est terminée le 30 juin 2010, et j’indiquai dans cet article espérer que les chiffres soient disponibles sur societe.com dès octobre. C’était sans compter hélas sur la lenteur relative de mon expert-comptable (qui a fort à faire ! ) et la lenteur de publication des chiffres sur societe.com une fois qu’ils sont déposés (comptez un bon mois, voire un mois et demi). Publication de mes comptes Mais le suspens est terminé, et le bilan de la première année est disponible et consultable par tous le monde sur societe.com : cliquez ici pour consulter les comptes de mon entreprise.

  Le chiffre d’affaires de mon entreprise sur sa première année est donc de 461 500 € HT, et le résultat net (après salaire) de 134 300 € HT. Ces montants sont calculés sur 16 mois, de mars 2010 à juin 2011, car j’ai choisi avec mon expert-comptable de faire coïncider l’année fiscale de ma nouvelle entreprise avec l’ancienne (à présent revendue sous forme de portefeuilles clients, puis stoppée) pour des raisons de praticité. Le CA mensuel moyen sur la 1ère année de mon entreprise est donc de 28 843,75 € HT et le résultat net de 8 393,75 € HT par mois. Donc oui, j’ai doublé le CA mensuel de mon entreprise depuis ma fameuse vidéo polémique . Ma société n’emploie de plus aucune personne à part moi (j’ai des besoins très ponctuels que je confie à des prestataires de services, le plus souvent recrutés sur Elance) et paie également une partie de mes frais, notamment de voyages, ce qui est normal puisque je relate ceux-ci sur ce blog. J’en parle à la fois pour que ma société puisse les prendre en charge (ce qui est malin et légal ) et aussi parce qu’ils constituent une part intégrante de mon activité, de par les connaissances, la culture et l’ouverture d’esprit indispensables qu’ils m’apportent pour mon succès (sans lesquels je tomberai dans le provincialisme français que je dénonce plus haut), et parce qu’ils sont une source de motivation pour les lecteurs qui me suivent.

Je gagne donc très bien ma vie avec mes activités de blogging, comme je l’ai toujours dit, et surtout elles me permettent de voyager partout dans le monde et de travailler à mon rythme (parfois beaucoup comme pendant un lancement, parfois peu, comme quand je voyage) étant donné l’automatisation relativement facile que permet l’utilisation de facto d’Internet et de l’informatique. La publication de mes comptes est une preuve formelle que mes affirmations à propos de mes gains sont vraies, mais je ne me fais aucune illusion : la position de mes détracteurs étant avant tout enracinée dans l’émotion plutôt que la réflexion, cette publication, plutôt que de les calmer, va au contraire les contrarier, et sans doute les exciter, et leurs critiques se déplaceront de “ce n’est pas vrai” à d’autres raisons qu’ils devront trouver pour justifier rationnellement leur réaction émotionnelle. Je suppose que ces autres raisons incluront certaines du type “c’est de l’arnaque” ou “ok sa société génère ce CA, mais qui nous dit que cela vient de ses blogs ?” ou “de toute façon, Olivier Roland il est méchant et je suis sûr que même Dark Vador il en a peur” et autres arguments du même acabit. Ce qui ne veut pas dire que je suis parfait, loin de là, j’ai même fait une vidéo sur le sujet. Il m’arrive aussi de me tromper et de faire des erreurs, j’en parlais récemment dans un article. Je sais cela et cela me convient. Comme le dit Seth Godin dans Tribus : Ce qui caractérise également une tribu, c’est que quand des personnes verront le concept, elles se mettront à rigoler et passeront leur chemin. C’est parfait. C’est cela qui constitue une tribu : il y en a qui en sont, et d’autres qui n’en sont pas. Une tribu est tout autant définie par ceux qui sont à l’intérieur d’elles que par ceux qui sont à l’extérieur.

Gagner beaucoup d’argent et être non-matérialiste L’image populaire française imagine le riche comme quelqu’un de matérialiste, ayant une grosse voiture, une grosse maison, plein d’objets coûteux et un train de vie dispendieux. C’est une des nombreuses idées reçues à l’emporte-pièce qui trahissent un manque d’éducation sur l’argent, et c’est évidemment une image grossièrement loin de la réalité. La vérité, c’est que davantage d’argent se traduit par davantage de liberté – et donc davantage de responsabilités, ce qui peut être difficile à vivre – et que si cette liberté se traduit pour vous par acquérir davantage d’objets plus coûteux, c’est ce qui se produira. Mais si vous avez d’autres aspirations, que vous avez conscience que davantage d’objets ne vous conduiront pas au bonheur et que vous avez soif d’autres choses, comme vivre vos passions, cet argent vous donnera simplement plus de liberté pour le faire. Je m’inscris pour ma part tout à fait dans le mouvement des entrepreneurs minimalistes dont j’ai parlé dans mon article 5 blogs Anglo-Saxons étonnants à suivre pour découvrir des entrepreneurs qui bougent et dans les Nouveaux Bienheureux définis par Tim Ferriss dans La semaine de 4 heures, concept très bien résumé par cette opposition entre eux et “Ceux qui diffèrent”, qui gardent tout pour la fin pour se rendre compte au final qu’ils sont passés à coté de tant de choses  :

Ceux qui diffèrent : Travailler pour soi. Nouveaux Bienheureux : Faire en sorte que d’autres travaillent pour soi.

Ceux qui diffèrent : Travailler quand on le souhaite. Nouveaux Bienheureux : Eviter le travail pour le travail, et faire le minimum nécessaire pour un effet maximal.

Ceux qui diffèrent : Prendre sa retraite tôt. Nouveaux Bienheureux : Distribuer des mini-périodes de retraites tout au long de notre vie. Faire ce qui nous passionne.

Ceux qui diffèrent : Acheter toutes les choses que l’on veut. Nouveaux Bienheureux : Faire toutes les choses que nous voulons, et être toutes les choses que nous voulons.

Ceux qui diffèrent : Etre le patron plutôt que l’employé. Nouveaux Bienheureux : N’être ni le patron ni l’employé, mais le propriétaire.

Ceux qui diffèrent : Avoir plus. Nouveaux Bienheureux : Avoir plus de qualité dans nos vies et moins de choses inutiles. Avoir de grandes réserves financières, mais reconnaitre  que la plupart des besoins matériels sont des justifications pour le temps que l’on a passé sur des choses qui ne sont pas vraiment importantes.
Ceux qui diffèrent : Avoir la liberté de ne pas faire ce nous n’aimons pas. Nouveaux Bienheureux : Avoir la liberté de ne pas faire ce nous n’aimons pas, mais aussi avoir la liberté et la volonté de réaliser nos rêves, sans retomber dans le “travail pour le travail”. Le but n’est pas simplement d’éliminer le mauvais, ce qui ne fera rien de plus que de laisser un grand vide en vous, mais de rechercher et de vivre le meilleur de ce que le monde a à nous offrir.

Je n’ai donc aucun complexe à l’idée de gagner de l’argent – et même beaucoup d’argent – mais ce qui m’importe, ce n’est pas de l’utiliser pour acheter une décapotable et une résidence secondaire à Cannes, mais de l’utiliser pour avoir davantage de liberté, vivre mes passions, voyager et être plus heureux. Et je pense que beaucoup de personnes auraient un rapport moins problématique à l’argent si elles pouvaient comprendre que gagner beaucoup d’argent n’est pas un problème en soi, tant qu’on l’utilise intelligemment comme l’outil qu’il est plutôt que d’en être l’esclave, et qu’on l’a gagné en apportant de la valeur aux autres. Sur ce point, je pense apporter beaucoup de valeur gratuitement à ceux que cela intéresse via mes blogs, et à mes clients via mes formations. Tant qu’ils sont satisfaits, tout va bien pour moi, et je m’assure que ceux qui ne le sont pas soient remboursés, puisque je ne propose aucune garantie satisfait ou remboursé inférieure à 30 jours pour mes formations.

Mon truc à moi ce n’est pas les voitures… (ici ma superbe Laguna qui vient de fêter son dixième anniversaire ! )

Mais l’aventure ! (ici au retour de ma deuxième leçon de pilotage)

Et évidemment les voyages ! (ici à San Francisco, pendant mon périple de 3 mois aux Etats-Unis) Compétition, bonheur et envie d’aller plus loin Le plus grand dilemme qui se pose à moi actuellement est le suivant : est-ce que je vais essayer d’accroître ce chiffre d’affaires, non pas par appât du gain (je gagne déjà bien plus que je ne peux en dépenser) mais parce que l’argent représente dans une entreprise la mesure la plus importante de son succès et de sa pérennité, ou est-ce que je vais me focaliser sur d’autres projets (j’en ai plein, et j’en ai décrit la plupart dans le bilan de la 3ème année de Des Livres Pour Changer de Vie), quitte à m’autoriser une baisse du CA ? Il est clair que je pourrai me contenter de beaucoup moins, et qu’un CA de seulement 200 000 € par exemple me permettrait déjà de vivre très confortablement tout en vivant à fond. Cependant le challenge représentant le fait de développer mon entreprise est aussi quelque chose d’excitant en soi, notamment parce qu’il y a encore beaucoup à faire et que je sens que tout ceci n’est que le début de ce qui pourrait être une fantastique épopée.  J’ai en fait le choix entre deux grandes directions :

Lever le pied et profiter de la vie grâce aux acquis que je me suis constitués Appuyer sur l’accélérateur pour atteindre le niveau supérieur

Et c’est deux visions du monde qui s’affrontent et pourtant qui m’influencent toutes les deux beaucoup :

Les visions bouddhiste et stoïcienne, qui grosso modo considèrent le désir comme la source des malheurs humains, car il est très difficile de se contenter de ce que nous avons. Une fois que nous avons obtenu quelque chose, nous allons très vite nous en lasser, et nous voudrons alors à nouveau quelque chose d’autre, sans jamais supprimer cette frustration latente que nous essayons de combler. Les visions entreprenariale et du développement personnel, qui considèrent que le bonheur est dans le chemin, pas dans l’objectif, et que c’est en étant toujours sur la route que nous profitons réellement de la vie.

Evidemment il y a de nombreux courants différents au sein de ces visions, mais celles que je suis correspondent généralement à cela. Le célèbre auteur et conférencier américain Earl Nightingale résumé très bien la deuxième vision dans son livre Lead the Field : Ainsi en est-il pour tous nos désirs : une fois qu’ils sont réalisés, leur satisfaction quotidienne devient une chose acquise, et ils perdent une grande part de leur intérêt et de leur magie. C’est le désir, plus que la satisfaction du désir, qui nous rend heureux. Les enfants sont plus heureux le matin de Noël, quand les cadeaux emballés les attendent au pied du sapin, qu’une fois que la surprise et le suspens passés, nous sommes plus heureux en nous rendant au restaurant qu’en retournant chez nous, nous sommes plus heureux quand nous partons en vacances que quand nous rentrons. Et nous sommes plus heureux quand nous poursuivons des objectifs inlassablement que quand nous les avons accomplis.

Tandis que Sénèque dans Lettres à Lucillius ou par exemple Matthieu Ricard dans l’Art de la Méditation expliquent très bien la première vision. Les Stoïciens sont à ce sujet plus nuancés que les bouddhistes, car s’ils estiment qu’il est important de savoir ce contenter de ce que l’on a, ils pensent également que l’on peut mêler cela à une démarche de développement personnel et professionnel, et qu’un SDF par exemple peut tout à fait apprendre à être heureux malgré son sort, et quand même travailler pour sortir de sa situation. J’essaie pour le moment de mêler les deux, en essayant d’avoir envie de ce que j’ai déjà, tout en étant excité par le challenge que représente la possibilité de passer au niveau supérieur. De plus une compétition amicale est également présente entre Sébastien le Marketeur Français, David Jay, Aurélien Amacker et moi – on nous appelle à présent les 3 mousquetaires . Par exemple Aurélien Amacker a récemment fait un lancement à 500 000 € avec sa formation Bloguer et Gagner, et je ressens fortement cette envie humaine et amusante de tenter de le battre lors d’un prochain lancement. Cette compétition est tout à fait sportive et amicale, et peut à la fois me conduire à me dépasser, ou me pousser dans une démarche de toujours vouloir plus, donc j’ai décidé de bien observer mes réactions émotionnelles à cela, tant que je n’aurai pas décidé laquelle des deux visions je vais plutôt suivre. Ces méthodes marchent – essayez-les J’ai voulu publier mes comptes pour deux raisons : la première est tout simplement pour prouver à tous ceux qui me font confiance qu’ils ont raison de placer leur confiance en moi et que oui, je sais de quoi je parle. La deuxième est pour permettre à tous ceux qui sont encore honnêtement indécis de se rendre compte que oui, il est possible de gagner de l’argent, et même beaucoup d’argent avec un blog, tout en ayant un style de vie génial, et que, même si comme je l’indique dans mon livre, seule une minorité y parviendra, vous avez aussi votre chance pour vous faire votre place maintenant, alors qu’il en reste tant sur le marché français. Si vous hésitez encore à vous lancer, prenez en compte ces faits :

Vous pouvez tout à fait créer un blog à succès à temps partiel, la quasi-totalité des blogueurs qui ont réussi l’ont fait en étant étudiant, employé ou chef d’entreprise à coté Les sommes à investir sont tout à fait ridicules par rapport au fait de lancer une entreprise “classique” A condition de choisir un thème qui vous passionne, créer un blog sera une aventure amusante et excitante pour vous, qui remplacera avantageusement des loisirs gratifiants mais moins constructifs, comme la télévision ou les jeux vidéos Vous allez développer très rapidement votre expertise, même si vous débutez sur le sujet. Considérez que lorsque Laurent Breillat a commencé son blog apprendre la photo il y a un an et demi, il venait juste de démarrer ce loisir, et qu’à présent c’est un expert reconnu qui a généré 8000 € de CA la première semaine du lancement de son livre numérique Objectifs photo.

Même si vous essayez et que vous échouez, vous aurez acquis une expérience inestimable tout en ayant vécu un challenge excitant qui vous aura amené à vous dépasser, alors qu’avez-vous à perdre ? Si vous avez déjà un blog avec une audience et que pour l’instant vous vous tuez à la tâche pour gagner quelques kopecks, considérez cela :

Ecrivez des articles sans date de péremption pour que les fruits de votre travail s’accumulent au lieu de mourir aussitôt créer Faites un sondage auprès de vos lecteurs pour savoir comment les aider encore davantage et quel produit ils aimeraient que vous créiez Créez ce produit que veulent vos lecteurs Vendez-le

C’est l’essence du modèle que je préconise. Pas de quoi céder aux réactions émotionnelles délirantes que l’on a pu voir ici ou là, pas vrai ? Et qu’avez-vous à perdre à le tester ?
Gratitude J’ai en tout cas conscience de l’incroyable chance que j’ai de vivre ce style de vie merveilleux qui est partagé par si peu de personnes de par le monde, et la chance que j’ai eu de m’autoriser à l’avoir. J’essaie au maximum d’en profiter au maximum et d’en goûter chaque minute la substantifique moëlle . J’éprouve également beaucoup de gratitude pour tous ceux qui m’ont permis d’en arriver là, et j’aimerai les remercier ici, même si j’en oublie sans doute beaucoup : Sébastien le Marketeur Français, pour m’avoir lancé sur le chemin du développement personnel en me faisant découvrir Steve Pavlina, puis en me faisant comprendre l’importance du marketing, Tim Ferriss, pour avoir écrit La semaine de 4 heures qui a totalement changé ma vie, Josh Kaufman, pour avoir créé le Personal MBA qui a été à la base d’un changement quantique dans ma culture entreprenariale, et a été à la base de mon défi fou et de mon blog Des Livres Pour Changer de Vie, Jean-Jacques Hénin de Plus Riche qui m’a fait découvrir ce Personal MBA, Léo Babauta qui m’a fortement influencé par son minimalisme et ses techniques de productivité, et bien sûr vous, mes lecteurs, qui me suivez parfois depuis très longtemps et sans qui rien de tout cela n’aurait été possible. Merci, merci milles fois du fond du coeur pour votre soutien, vos commentaires et tout simplement, le fait d’être toujours là à lire cet article interminable . Merci

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Tue, 20 Dec 2011 16:30:00 +0100 http://www.olivier-roland.fr/items/view/530/Je-publie-mes-comptes-vive-la-transparence-
Interview : Comment Phil gagne un million de CA par an en vivant la Semaine de 4 heures http://www.olivier-roland.fr/items/view/362/Interview-Comment-Phil-gagne-un-million-de-CA-par-an-en-vivant-la-Semaine-de-4-heures

Lorsque j’ai rencontré Phil, dirigeant de la société Oznium, à San Francisco et qu’il m’a expliqué qu’il génère 1 million de dollars de CA par an avec sa société tout en vivant La semaine de 4 heures et en voyageant partout dans le monde, je n’ai pas résisté à la tentation de l’interview pour lui donner l’occasion de partager son expérience et ses stratégies avec vous. Phil est un peu timide, donc cela m’a été parfois un peu difficile de le faire parler, mais je pense que j’ai quand même réussi à lui tirer un peu les “vers du nez” pour vous apporter des éléments intéressants :

*** Soyez sûr que les sous-titres en Français sont bien activés ! Si ne c’est pas le cas, cliquez sur dans la barre juste en dessous de la vidéo ! L’icône se colorera alors en rouge : *** Transcription texte de l’interview : Olivier Roland : Bonjour et bienvenue dans cette nouvelle vidéo du blog Des Livres Pour Changer de Vie. Je suis actuellement avec Phil… Salut Phil ! Phil : Salut ! Olivier Roland : J’ai rencontré Phil ici à San Francisco. Il m’a raconté un petit peu son parcours d’entrepreneur, et c’est un entrepreneur qui vit aujourd’hui le style de vie de La semaine de 4 heures. J’ai trouvé son parcours très très intéressant, et je me suis dit que j’allais l’interviewer pour vous faire partager un petit peu son parcours . Alors Phil… Peux-tu nous parler brièvement de ton entreprise et expliquer ce qu’elle fait… et quand as-tu démarré ? Phil : En gros, j’importe de l’éclairage LED de Chine. On le fait venir aux États-Unis, dans notre entrepôt, et nous le revendons en ligne à nos clients, comme n’importe quelle boutique sur internet. J’ai commencé il y a environ 8 ans quand j’étais encore au lycée. Olivier Roland : Waow ! Comment as-tu cette idée ? Phil : Disons que j’ai perçu qu’il y avait un marché intéressant. J’avais des amis qui voulaient des LED que j’avais installées sur ma voiture. Du coup j’achetais des LED pour 1 dollar et les revendais pour 5 dollars. Ça me faisait un peu d’argent de poche pour le lycée, pour la nourriture et autres… Et peut-être un ou deux ans plus tard, je me suis réveillé un jour en me disant, waow, c’est quand même une bonne affaire. Et j’ai donc continué et développé l’activité. Olivier Roland : Donc au début c’était juste pour se faire un peu d’argent ? Phil : Oui. Olivier Roland : Comment as-tu géré la transition entre la petite activité qui faisait gagner un peu d’argent de poche et la véritable entreprise… Qu’est-ce qui t’a décidé à sauter le pas ?

Phil : Ça a été très progressif. J’ai fait une chose à la fois, et comme je l’ai déjà dit, ce n’était pas quelque chose que j’avais prévu de faire. Je me suis réveillé un jour et je me suis dit “C’est vraiment une affaire.” Je crois que la transition a été plutôt de réaliser que… L’on pouvait créer un véritable business et en vivre. Certaines personnes pensent qu’elles doivent trouver un travail. Mais moi j’ai réalisé que cette opération pouvait générer assez d’argent pour soutenir mon style de vie. Olivier Roland : D’accord. Alors au début, combien d’argent gagnais-tu ? Phil : La première année, peut-être 20 000 dollars, ou 18 000 dollars, quelque chose comme ça. Olivier Roland : C’était plutôt pas mal, non ? Phil : Ah oui, c’était plutôt bien ! Olivier Roland : Tu étais content, mais quand as-tu commencé à vraiment gagner de l’argent ? Phil : Je dirais après trois ou quatre ans, mais avant d’arriver à ce stade, je n’avais pas beaucoup de dépenses. Je vivais chez mes parents, et je n’avais pas grand-chose à acheter. Olivier Roland : D’accord. Quelle a été au début ta stratégie pour te faire connaitre, quelles ont été les techniques de marketing que tu as utilisé ? Phil : Au début, une des grandes choses que nous avons faites en marketing, ça a été les forums et les groupes de discussion. On allait donc sur les forums spécialisés pour faire notre promotion en nous inscrivant en tant que sponsor, ce qui était très bon marché : Entre 10 et 100 dollars par mois pour les mieux classés. On était en contact quotidien avec leurs membres. On parlait de nos produits. On donnait des informations sur les LED et des idées sur leur installation. C’était une interaction sociale directe avant l’avènement de Facebook. C’était vraiment bien. Olivier Roland : Et le véritable démarrage a commencé après ça alors ? C’est venu comment ? Par le bouche à oreille ? Phil : Oui, essentiellement par le bouche à oreille. Un client a appelé notre service après-vente. Il nous a fait part d’un produit défectueux. On lui a immédiatement envoyé un produit de remplacement sans poser de question. Une personne avait par exemple publié un commentaire négatif sur nos produits. Il disait que la bande de la LED qu’il avait achetée ne fonctionnait pas et avait du trouver un remplacement. J’ai donc vu le commentaire négatif et l’ai immédiatement appelé. Je me suis présenté, et je me suis excusé. Je lui ai dit: "Cette bande, ce produit n’est pas vraiment bon. On essaye d’en avoir un meilleur, mais pour le moment nous ne l’avons pas." "Je vais donc vous rembourser votre commande dans sa totalité". Environ 65 dollars. Je lui ai donc remboursé toute sa commande sans poser de question. Ce n’était pas quelque chose qu’il avait demandé. Il était donc très satisfait. Olivier Roland : D’accord. Donc tu penses que c’est votre point fort ? Phil : Oui, tout à fait. Olivier Roland : Je crois qu’on peut apprendre beaucoup de toi. Combien d’heures par semaine travailles-tu pour ta boite ? Ça dépend, car tout ça est comme un jeu pour moi. Peut-être quatre heures en tout sur les dernières semaines. Parfois, je prends du temps pour travailler sur d’autres projets, peut-être soixante heures par semaine, mais ça reste amusant. Le schéma habituel, c’est : je travaille de manière intensive pendant un mois, voire 3 semaines, puis je disparais pendant deux mois. Olivier Roland : C’est vraiment la semaine de 4 heures. Tu as vraiment la liberté de faire ce que tu veux. Si tu veux travailler, tu travailles. Si tu ne veux pas travailler, tu ne travailles pas. C’est génial ! Et tu peux complètement gérer ton entreprise à partir d’internet, n’est-ce pas ? Phil : Oui, tout à fait. Olivier Roland : Et tu m’as dit que tu voyageais souvent. Phil : Oui. Olivier Roland : Alors peux-tu nous dire le nombre de pays dans lesquels tu t’es déjà rendu ? Phil : Je n’ai jamais vraiment compté, mais ça doit faire au moins quarante. Olivier Roland : Waow ! Et tout ça en huit ans ? Phil : Oui. Olivier Roland : Waow ! C’est génial ! Quels ont été les derniers pays visités ? Phil : Cette année a démarré avec Hong Kong. J’y ai fait des affaires pendant quelques mois, puis je suis allé à Hawaii pour une faire une courte pause. Je suis ensuite retourné un peu à Hong Kong, puis je suis allé au Timor Oriental, un endroit très intéressant. Puis de retour à Hawaii, et aux États unis, à New York, à Antigua, dans les Caraïbes. Puis j’ai fait la traversée de l’Atlantique pendant 45 jours. Olivier Roland : Waow !!! Tu avais internet ? Phil : Non. Olivier Roland : Donc 45 jours sans internet ? Phil : On a eu 18 jours sans internet, puis on eu internet pendant quelques jours. Olivier Roland : C’est vraiment le test par excellence pour voir si ton entreprise se gère toute seule, non ? Tu n’as pas du tout consulté tes emails. Phil : Non. En fait, quelqu’un sur le bateau avait une connexion satellite. C’est comme ça qu’on a su qu’Oussama Ben Laden s’était fait avoir. Mais à part ça, on était au courant de rien sur le monde extérieur. Olivier Roland : Génial. Et quand tu es revenu dans le vrai monde, ton entreprise était encore là. Phil : Oui, c’était un des meilleurs mois que nous avons faits. Olivier Roland :Tu ne crains donc pas d’aller en vacances. Phil : C’est ça. Olivier Roland : C’est une entreprise profondément automatisée. Ce qui est incroyable, c’est que tu as fait tout ça avant que le livre La Semaine de Quatre Heures ne soit écrit. Phil : Oui. Je travaillais plus dur… Non, pas vraiment plus dur. Je m’activais davantage avant la Semaine de Quatre Heures. Ce livre m’a fait réaliser que je n’avais pas besoin d’aller au bureau tous les jours. Que je n’étais pas obligé d’accomplir ces tâches… Je pouvais donc davantage me concentrer sur les 80/20 plus productifs. Olivier Roland : Tu veux donc dire qu’avant avoir lu ce livre tu avais la liberté, mais tu n’en étais pas conscient ? Phil : Oui, exactement. Olivier Roland : Waow ! Le livre t’a donc fait prendre conscience de cette liberté ? Phil : Exactement. Olivier Roland : Et c’est à partir de ce moment-là que tu as commencé à voyager ? Phil : Maintenant je vais au bureau seulement une fois par an. Olivier Roland : Une fois par an au bureau… C’est génial !!! Est-ce que tu parles de ce que tu fais aux gens que tu rencontres à travers le monde ? Phil : Oui, tout à fait. Olivier Roland : Quelle est leur réaction ? Phil : Il ne savent pas comment j’y arrive. Les gens sont parfois jaloux. Ils peuvent être très négatifs, pensent parfois que je devrais travailler plus dur ou rester au bureau. Ils ne savent pas ce que c’est. Mais en général la plupart des gens comprennent, et essayent de s’y mettre. Mais ils ne savent simplement pas, ou ne voient pas comment c’est possible. Ils ne voient pas les étapes à suivre, ou n’ont pas l’attitude adéquate : "Tu n’as pas à faire ça…" Un entrepreneur traditionnel pense qu’il doit aller au bureau tous les jours pour s’occuper de son entreprise, et que s’il doit s’absenter, il devra de toute façon communiquer à distance avec la personne qui le remplacera. C’est une des grandes inquiétudes. Olivier Roland : D’accord… Oui. C’est une chose que tu pourrais faire : donner des cours sur le sujet. “Comment monter une entreprise automatisée”. Tu as bien sûr beaucoup d’expérience dans ce domaine. Ça t’arrive d’y penser ? Phil : Oui, c’est une possibilité. Olivier Roland : Je suis sûr que ça marcherait. Je suis sûr que tu as plein de choses à enseigner. Et quel est actuellement le chiffre d’affaires de ton entreprise ? Phil : Plus d’un million de dollars par an. C’est plutôt régulier. Je sais à peu près combien par jour…Je pourrais par exemple prédire combien je gagnerai mardi, et c’est comme ça toutes les semaines. Olivier Roland : D’accord. Waow. Phil : Les prévisions sont basées sur les chiffres de la fréquentation du site et du taux d’achat. Donc il plutôt facile de faire des prévisions. Olivier Roland : D’accord. Et combien d’employés as-tu ? Phil : Il y a quatre personnes aux États-Unis et quatre personnes à Hong Kong. Olivier Roland : Cela est-il difficile pour toi de trouver des gens ? Phil : Non, pas pour le moment. La meilleure façon est de faire appel à son réseau local. Olivier Roland : As-tu donc mis en place des procédures pour que tes employées puissent gérer ton entreprise sans ta participation ? Phil : Oui. Tout est complètement automatisé. Ça roule tout seul. Olivier Roland : Tu m’as dit qu’il t’arrivait de travailler 60 heures par semaine si tu le souhaitais. De quel travail s’agit-il ? Phil : Oui. Je conçois de nouveaux systèmes, j’établis de nouveaux procédés, et je fais du développement commercial. Si je devais disparaître maintenant, l’entreprise continuerait à tourner, mais sans vraiment croître. Olivier Roland : Est-ce que tu as lu "The E-myth" ? L’auteur de ce livre génial explique en gros que la différence entre les entrepreneurs et les personnes qui créent leur propre emploi, c’est que les entrepreneurs travaillent sur leur entreprise, alors que les personnes qui créent leur propre emploi travaillent dans leur entreprise. Toi tu améliores les procédés, l’ensemble des stratégies… Afin que l’entreprise fonctionne toute seule. Phil : Tu parles du livre The Emyth ? Olivier Roland : Oui, c’est ça. Phil : Très bon livre. Il est un peu difficile d’appliquer. Les concepts d’organisation définis par ces manuels de gestion et organigrammes, c’est plus facile à dire qu’à faire. Olivier Roland : Oui. C’est un peu ennuyeux à mettre en oeuvre, n’est-ce pas ? Mais une fois que c’est fait, c’est fait ! On a juste à demander à son équipe de d’améliorer l’organisation, et on a plus grand-chose à faire ensuite.C’est vraiment quelque chose que bon nombre d’entrepreneurs pourraient lire. Ils ne pensent pas que l’ensemble de leurs connaissances pourrait être noté par écrit. Cela pourrait éviter aux employés de leur poser des questions à chaque fois qu’ils ne savent pas quoi faire. Les entrepreneurs en vacances gardent donc toujours leur téléphone mobile. Ils passent beaucoup de temps chaque jour à répondre à des questions très simples dont les solutions pourraient être notées sur un bout de papier. C’est fou ! Phil : Oui, c’est vraiment incroyable. Il peut être intéressant d’imiter l’industrie hôtelière. Si on prête attention aux hôtels, on peut voir qu’ils sont dotés de manuels vraiment extraordinaires. Ça roule tout seul. Olivier Roland : Oui. L’auteur du livre "The E-myth" donne l’exemple de l’industrie hôtelière. Phil : Oui. Olivier Roland : Je vous encourage vraiment à acheter ce livre. Il a été traduit en français il y a environ vingt ans. Il n’est plus disponible aujourd’hui, mais vous pouvez le lire en anglais. Si c’est difficile pour vous, hé bien… Il pourrait être votre premier livre en anglais et vous pourriez vraiment apprendre beaucoup de choses : Penses-tu qu’il est encore possible aujourd’hui de démarrer une entreprise sur internet ? Il y a après tout beaucoup plus de concurrence aujourd’hui. Phil : Oui. Olivier Roland : Tu crois qu’il y a encore de la place sur le marché ? Phil : Oui, il y a encore beaucoup de potentiel. Olivier Roland : Si tu devais recommencer à zéro, que ferais-tu ? Phil : Si je devais repartir de zéro, il se pourrait que je fasse les choses différemment. J’envisagerais de sous-traiter la gestion de l’entrepôt. Dans le livre La Semaine de Quatre Heures, Tim Ferriss conseille de ne pas acheter le produit au fabricant pour le revendre soi-même, et qu’il vaut mieux jouer le rôle du commercial qui gère la relation clientèle. Olivier Roland : Ce n’est pas ce que tu fais… Tu achètes toi-même. Phil : Oui. Olivier Roland : D’accord. Vas-tu donc suivre les conseils de Tim Ferriss ? Phil : Je pourrais l’envisager. Disons que c’est quelque chose que je n’ai pas encore essayé. Cela pourrait être l’occasion de voir comment cela fonctionne. Évidemment chaque façon de faire a ses avantages et ses inconvénients. On peut faire plus de marges et de bénéfices en se basant sur le modèle que nous développons verticalement. Nous développons la relation clientèle, agrandissons notre entrepôt, étendons notre gamme de produits… En parallèle, nous diversifions nos sources d’approvisionnement et commençons à fabriquer nous-mêmes. Mais si on ne procédait pas de cette manière, on ne gagnerait pas autant d’argent. Mais on pourrait se développer et s’adapter à la demande plus facilement, et on n’aurait évidemment pas autant de coûts d’infrastructure physique. Ce serait seulement de l’information. Olivier Roland : Oui. As-tu commis de grosses erreurs pendant ces huit ans ? Phil : Non, rien de vraiment sérieux. J’ai fait les choses étape par étape, en prenant des milliers de risques très mesurés. Olivier Roland : Oui. Phil : J’ai une fois acheté pour 5 000 dollars de produits qu’on a pas réussi à vendre. J’ai donc dû les vendre à un prix inférieur à leur coût de revient. C’était une grosse perte de temps mais finalement sans conséquence sérieuse. Olivier Roland : D’accord. Ce n’était donc pas vraiment une grosse erreur. Phil : J’ai quand même fait quelques erreurs jusqu’à présent. Je me suis débarrassé de certains sous-traitants en huit ans qui devaient concevoir de nouveaux produits. Ils ont gaspillé beaucoup d’argent, et les projets n’étaient pas gérés correctement. C’est tout. Olivier Roland : Quel est donc ton prochain projet ? Phil : Nous allons élargir notre activité à Hong Kong. On va se concentrer sur le côté fabrication. Nous allons essayer de mieux contrôler les délais de fabrication et la qualité des produits. Je pense que si l’on contrôle bien la qualité, le coût aura moins d’importance parce qu’on n’aura pas autant de produits défectueux impliquant que l’on paye quelqu’un pour répondre au téléphone et prendre note du défaut ou que l’on paye quelqu’un pour expédier un produit de remplacement, etc. Ensuite, nous réfléchirons au développement de notre activité en Europe. Nous pensons à l’Angleterre ou la France. Notre modèle peut fonctionner à peu près n’importe où. Nos spectateurs connaitront déjà les produits LED et ton entreprise quand tu arriveras sur le marché français. Olivier Roland :Cool ! Je vous tiendrai au courant, je publierai un lien. As-tu des conseils à donner aux personnes qui souhaiteraient maintenant créer leur propre entreprise ? Quelque chose pour les aider à démarrer ? Phil : Il y a quelques petits trucs. En gros, ce qui est important est la création de valeur pour le client. Plus on fait bénéficier le client, mieux c’est… De toute évidence ! Olivier Roland : Le service clientèle a toujours été l’avantage concurrentiel de ton entreprise, n’est-ce pas ? Tu as des conseils à donner à ce sujet ? Phil : Soyez juste humain. Mettez-vous simplement à la place du client. Comment voudriez-vous que l’on s’occupe de vous ? Olivier Roland : Oui. Ça semble être le minimum mais il semblerait que beaucoup d’entreprises n’offrent pas de service clientèle humain. On dirait même que certaines personnes dans le marketing d’entreprise ne sont pas humains. Ils s’expriment dans un langage d’entreprise, avec des mots que personne n’utilise en dehors du monde de l’entreprise. C’est vraiment étrange. Si on parle aux gens en utilisant un vocabulaire courant, il est plus facile d’établir une relation avec eux. Qu’en penses-tu ? Phil : Je pense aussi qu’il y a un problème de confiance. Beaucoup de gens ne savent pas s’ils peuvent faire confiance au client. Donc quand le client appelle et dit: "Ce produit est cassé", ils vont hésiter à le croire. Alors qu’ils pourraient penser que le client dit la vérité, ou au moins lui laisser le bénéfice du doute. Et lui dire, "D’accord, nous allons vous remplacer le produit". Olivier Roland : D’accord. Oui. Il faut donc supposer que le client ne ment pas. Si le client ment, on s’en moque, puisque de toute façon, la plupart des clients ne mentent pas. C’est quelque chose que j’ai appris. La plupart des gens sont honnêtes. Ils ne demanderont pas à se faire rembourser. Cool ! Pour finir, peux-tu nous donner l’adresse de ton site web ? Phil : Oui. C’est oznium.com. Ça ne veut rien dire, c’est un mot inventé. Olivier Roland : Super. Merci Phil d’avoir partagé avec nous tes stratégies et ton histoire. La conclusion, c’est que vous pouvez voir qu’il est possible de créer une entreprise automatisée qui travaille pour vous, et non pas le contraire. Qui est conçue pour vous offrir le style de vie auquel vous aspirez. Merci Phil. Au revoir et à la prochaine ! Pour recevoir gratuitement un podcast "7 étapes pour vaincre la Procrastination et rester motivé pour créer ou diriger une entreprise" et une vidéo "7 livres indispensables pour Créer son Entreprise", cliquez ici et laissez-moi votre adresse email pour que je vous les envoie gratuitement ! ;)

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Wed, 28 Sep 2011 17:42:00 +0200 http://www.olivier-roland.fr/items/view/362/Interview-Comment-Phil-gagne-un-million-de-CA-par-an-en-vivant-la-Semaine-de-4-heures
Interview de Tim Ferris : la vérité sur La semaine de 4 heures http://www.olivier-roland.fr/items/view/284/Interview-de-Tim-Ferris-la-vrit-sur-La-semaine-de-4-heures

L’une des erreurs de compréhension les plus profondes que l’on puisse faire à propos de La semaine de 4 heures est de croire que l’objectif à atteindre est de travailler 4 heures par semaine, ni plus ni moins. C’est une erreur très courante, alors même que l’auteur explique dans le livre que le titre est un titre marketing sélectionné après des tests de performance, et que le concept réel est approfondi sur des pages et des pages . Quand j’ai rencontré Tim Ferris à San Francisco, je n’ai donc pas pu résister à la tentation de lui poser directement la question. Vous trouverez sa réponse peut-être surprenante ! J’en ai profité pour aborder avec lui d’autres points, comme le nombre d’heures de travail par semaine qu’il effectue, comment il applique la philosophie Stoïcienne au quotidien et son prochain projet, qui est très différent de son premier livre  :

*** Soyez sûr que les sous-titres en Français sont bien activés ! Si ne c’est pas le cas, cliquez sur dans la barre juste en dessous de la vidéo ! L’icône se colorera alors en rouge : *** Transcription texte de l’interview :

Olivier Roland : Bonjour et bienvenue dans cette nouvelle vidéo de Blogueur Pro. Je suis actuellement avec Tim Ferris. Hello Tim ! Tim Ferris : Hello ! Olivier Roland : Tim, tu es donc célèbre pour ton livre "La Semaine de 4 Heures" Pour commencer, peux-tu nous donner ta définition du travail ? Et par exemple, considères-tu cette interview comme du travail ? Tim Ferris : C’est une bonne question… Pour moi, le travail est soit quelque chose dont la motivation première est financière, soit quelque chose dont je veux me débarrasser. Donc je ne considère pas cette interview comme du travail. On va bientôt prendre le petit-déjeuner, et on a déjà passé du temps ensemble ce week-end. Ça ressemble plus à une conversation entre amis. Olivier Roland : Super… D’accord.Tu expliques dans ton livre que tu as choisi le titre après l’avoir testé sur Adword, et que c’était le titre le plus intéressant et le plus accrocheur. Mais, corrige-moi si je me trompe, le livre ne traite pas du tout de la possibilité de ne travailler que quatre heures par semaine, ni plus ni moins ? Tim Ferris : Je ne mets pas vraiment l’accent sur le "4", mais je voudrais dire une chose à propos de ça. En 2005, je passais entre deux et quatre heures par semaine à gérer mon entreprise de nutrition sportive, à partir de l’étranger… en général de l’Argentine. C’est donc à peu près le temps que je consacrais hebdomadairement à la gestion de mon entreprise, active dans 15 pays différents. Mais l’objectif n’est pas d’inciter les gens ou tous les lecteurs à ne travailler que 4 heures par semaine, l’objectif est de tirer profit de certaines analyses et expérimentations pour augmenter le niveau de productivité autant que possible. Admettons que tu multiplies ta productivité par 10, ce qui je pense est atteignable pour beaucoup de monde. Si tu fais ça, tu peux soit réduire ta semaine de travail de 40 à 4 heures et accomplir la même chose, ou tu peux continuer à travailler 40 heures, mais accomplir 10 fois plus, soit faire quelque chose entre les deux. Beaucoup de gens ayant lu le livre, des banquiers en investissement par exemple, continuent à travailler le même nombre d’heures mais accomplissent bien plus. Olivier Roland : Je pense qu’il y a désormais des gens qui travaillent moins, mais il y a beaucoup de gens, parce que je pense qu’ils n’ont pas bien lu le livre, qui ne comprennent pas que l’on n’est pas obligé d’aller à la plage tous les jours. Tim Ferris : Oui. Olivier Roland : Le message essentiel de ton livre est de travailler uniquement sur ce qui est vraiment important dans notre vie et du coup d’avoir le temps nécessaire pour vivre ses passions. Tim Ferris : Oui. Olivier Roland : Tu es d’accord avec ça ? Tim Ferris : Oui, absolument. Je pense qu’une des plus mauvaises interprétations du livre est que les gens pensent que le but est de rester "inactif", de rester à la plage ou faire du snowboard pour le restant de leurs jours, ce qui est d’ailleurs acceptable si c’est pour les vaçances, ou pour seulement quelques mois, après avoir travaillé des années. Mais au final, le but est d’avoir le contrôle de son temps, la plus rare des ressources, et, lorsque que l’on contrôle ce temps – il y a bien sûr des gens qui vont le gâcher malgré le contrôle qu’ils en ont – mais j’espère qu’il y aura une grande partie de mes lecteurs qui l’utiliseront positivement et auront un impact sur le monde. Et on a déjà vu des ças, des centaines de mes lecteurs ont décidé de vendre leur entreprise ou alors de s’investir dans des associations çaritatives et collecter des fonds pour défendre une çause. Ceci est très courant, on a eu des ças vraiment fantastiques. Mais vraiment, si pour quelques semaines ou quelques mois, on souhaite faire du snowboard ou s’amuser autrement, cela ne pose évidemment aucun problème. C’est le message qui vous est destiné : on peut en profiter au fur et à mesure. On n’a pas besoin d’attendre la retraite dans 20 ou 30 ans. Olivier Roland : Cool. Alors maintenant, combien d’heures par semaine travailles-tu ? Tim Ferris : Et bien, cette semaine est évidemment une exception. Ce qui est très important de comprendre, c’est que je ne fais jamais rien que je ne veuille faire juste pour gagner à l’argent. Je suis très occupé, comme par exemple pour cet évènement qui était très marrant mais ce n’était pas juste pour l’argent. Donc je suis vraiment très occupé.Je dois par exemple travailler pour respecter le çalendrier de mon livre, comme pour le premier livre que je vais publier par l’intermédiaire d’Amazon, et c’est très excitant. Mais j’aurais signé le contrat même si, imaginons, il n’y avait pas eu d’édition papier ou autant d’argent en jeu, tout simplement parce que je trouve ça excitant. Je dirais que ma semaine typique est très chargée. Je commence ma journée à partir de 10 ou 11h du matin. J’aime bien me consacrer à différents projets tard dans la nuit. Il se peut que je travaille une journée entière sans m’arrêter sur des projets vraiment intéressants. Mais je vais aussi au club de gym, ou nager, cela ne me dérange pas de prendre trois ou quatre semaines de congés. J’ai d’ailleurs récemment pris trois semaines de congés en Colombie. Pas de mail, pas de çalendrier, pas de téléphone portable… Olivier Roland : Waow ! Tim Ferris : Tout ça pendant trois semaines. Et j’y arrive sans que mon monde ne s’écroule. Tout va bien. Je pense que la faculté de dire non est toute aussi importante que de dire non. Mais je suis très actif, j’adore construire. Olivier Roland : Oui. Moi je ne peux m’empêcher de consulter mes mails à chaque fois que je pars en vaçances pendant au moins 20 minutes par jour. Utilises-tu un système d’aide à l’organisation personnelle ? Tim Ferris : J’utilise plusieurs types de logiciels. Je n’utilise pas un "système" proprement dit, mais comme je l’explique dans le livre, j’utilise tout de même des règles spécifiques aussi bien pour la messagerie que pour les tâches à accomplir en début de journée. L’alimentation joue d’après moi un rôle essentiel dans notre productivité. J’ingère donc 30 grammes de protéines dans les 30 minutes qui suivent mon réveil, je bois du çafé turc à la place du çafé normal… J’utilise plein de petits trucs comme ça pour ma productivité. Mais… Tiens, regarde, c’est juste une coïncidence, c’est le seul T-shirt propre qu’il me reste (Tim porte un t-shirt Evernote), j’utilise très souvent Evernote, de manière quotidienne même. Je l’utilise pour çapturer de l’information. Je n’ai donc pas besoin d’avoir des fichiers et dossiers éparpillés un peu partout. (Note : le lien vers Evernote est un lien affilié. Cependant, l’utilisation est gratuite pour un compte de base, qui suffit amplement pour se faire une idée de l’outil !) Une autre astuce qu’on ma enseignée, très simple : lorsque je télécharge des fichiers, je ne les range pas dans des dossiers. 99% du temps, je les télécharge dans mon dossier de téléchargements. C’est à cet endroit que je fais mes recherches. C’est une idée simple, mais qui fait gagner un temps considérable, parce que tu ne perds pas de temps à ranger tes fichiers dans différents dossiers et à les y retrouver. La seule exception est lorsque je télécharge des photos. C’était en fait une astuce qui me vient de Livy de Venture Axe in Angels List. Merci Livy !
Cela finit vraiment par faire gagner du temps, parce qu’on utilise par exemple Spotlight pour tout trouver sur Mac, ou on peut utiliser Quick Silver ou d’autres logiciels similaires. Sinon, les gens me considèrent comme un expert de la gestion de temps. Je me vois plutôt comme un expert de la gestion des priorités. Du moment que je fais attention à bien évaluer les choses. Et que je sais quel investissement génère le meilleur rendement, je suis en mesure de me concentrer sur les une ou deux tâches qui auront le plus d’impact sur le reste. Olivier Roland : Cela fait partie de la Règle des 80/20 n’est-ce pas ? Tim Ferris : Oui, exactement. Je pense que faire les bons choix me permet d’être très effiçace. Ceci est à mettre en opposition au concept d’efficience, qui est la faculté de pouvoir bien gérer plusieurs choses simultanément. Je ne suis pas très bon pour gérer plusieurs choses en même temps. On ne devrait vraiment pas en parler . Olivier Roland : Tu es un fan du stoïcisme, et tu parles beaucoup de Sénèque sur ton blog. Comment essayes-tu d’appliquer le stoïcisme dans ta vie de tous les jours ? Tim Ferris : Il y a plusieurs façons dont j’applique le stoïcisme et l’épicurisme. Je pense que ces deux philosophies se complètent très bien. La première chose que je fais chaque jour quand je me réveille est de rester allongé au lit et de passer en revue toutes les choses pour lesquelles je suis reconnaissant. Ça c’est donc la première chose que je fais le matin. Ensuite, je me rappelle qu’on a toujours suffisamment de temps pour accomplir tout ce qui est important. On a toujours suffisamment de temps. C’est ainsi que je démarre ma journée. Ce que j’essaye de faire par la suite après le çafé ou le thé, c’est 5 minutes de méditation "vipassana". Olivier Roland : Vipassana ? Tim Ferris : Oui, de la méditation vipassana. Tout ça est lié à la philosophie stoïque. Être un Stoïcien, c’est être conscient de deux choses. Premièrement, il faut s’entraîner à ne pas réagir émotionnellement de manière excessive lors de situations déliçates qu’on ne contrôle pas. C’est très important. Donc la première chose, c’est de ne pas réagir de manière excessive, quelle que soit la situation. Deuxièmement, il faut s’entraîner à chérir sincèrement les choses qu’on ne peut pas nous enlever, et uniquement ces choses-là. Cela revient à apprendre à ne pas s’attacher aux choses matérielles. Vous pouvez mettre ça en pratique. Moi je le fais quelques fois dans l’année. Je donne au moins deux ou trois sacs de vêtements. Et ce que je fais aussi tous les deux mois, pendant une semaine ou deux, je porte des vêtements très bon marché, comme par exemple des T-shirts blancs que l’on peut acheter au supermarché, un jean que je vais porter pendant une semaine. Je mange aussi pour pas cher du tout. Tout cela me rend serein en pensant au pire. J’ai des choix difficiles à faire, des contrats, des partenaires potentiels…Et je me dis, tiens, là je pourrais me faire 10 ou 20% de plus. Mais si je m’entraîne à vivre de manière ascétique, je me rends compte finalement que je n’ai besoin de rien. Cela me donne le courage de prendre les bonnes décisions à long terme. Et je pense que c’est une fantastique façon de vivre pour les entrepreneurs. Et bien sûr mon livre préféré, comme tu le sais, est "Lettres à Lucillius". Il a été écrit par un stoïcien appelé Sénèque. Je le recommande très chaudement. Olivier Roland : Je pense que tu es une des rares personnes à vraiment vivre le stoïcisme. Tim Ferris : Oui. Olivier Roland : Beaucoup de gens le lisent ou l’étudient mais… Tim Ferris : Oui, j’essaye vraiment de le vivre. Une autre personne qui y arrive très bien est Ryan Holiday. Tu as rencontré son directeur du marketing à l’Ameriçan Apparel. Olivier Roland : Ah oui. Tim Ferris : Il a décroché ce boulot à 21 ou 22 ans, c’est un gars vraiment productif. Mais je trouve le stoïcisme vraiment très pratique. Si vous devez lire un guide pratique, commencez par des classiques. Et l’un d’eux devrait être "Lettres à Lucillius". Olivier Roland : Pour terminer cette interview, peux-tu nous parler un peu de ton prochain projet ? Tim Ferris : C’est "Être un Chef en 4 Heures". C’est un projet inattendu qui m’est venu de manière très étrange. Ça a démarré après avoir rencontré différentes personnes, disons cinq à dix, liées à la restauration, à la cuisine, à la nourriture, à l’abattage, à la chasse, etc. On ne m’avait jamais initié à la cuisine. Je pensais que c’était ennuyant, difficile, que ça prenait du temps, qu’il fallait faire la vaisselle… Toutes ces choses-là ont été pour moi un frein à l’apprentissage de la cuisine. Je ne sais faire que des oeufs brouillés, rien de plus. Des oeufs brouillés, et peut-être des toasts… Je me suis donc pris de fascination pour la nourriture, et pour la relation que les gens entretiennent avec la nourriture. Et comment on peut apprendre la philosophie à travers la nourriture, comment on peut apprendre la productivité à travers la nourriture. Donc on peut transformer la cuisine en un super outil d’enseignement. J’ai trouvé ça vraiment excitant. Il y a aussi de nombreuses façons de tricher, positivement pour concocter des supers plats en 10-15 minutes. Je pense que "Être Chef en 4 Heures" sera un des livres de cuisine les plus inhabituels qui soit. Et j’espère… En fait c’est un livre de cuisine pour les gens qui ne cuisinent pas. Olivier Roland : Génial, donc il faudra que l’achète. Tim Ferris : Il va être publié par Amazon. C’est le premier livre vendu par leur nouveau bureau de New-York. C’est donc très excitant. Il était en couverture du New York Times la semaine dernière. Un truc super excitant. Je me sens vraiment… chanceux. J’ai eu de sacrées aventures ces dernières années . Olivier Roland : Merci Tim ! J’ai vraiment adoré avoir cet entretien avec toi. Ton livre a complètement changé ma vie et je t’en suis très reconnaissant, donc merci Tim. Tim Ferris : Merci pour l’interview. Que pensez-vous de cette interview ? N’hésitez pas à partager votre avis dans les commentaires !

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Wed, 07 Sep 2011 17:45:00 +0200 http://www.olivier-roland.fr/items/view/284/Interview-de-Tim-Ferris-la-vrit-sur-La-semaine-de-4-heures
Voyages : Los Angeles (et un livre secret inconnu en France) http://www.olivier-roland.fr/items/view/188/Voyages-Los-Angeles-et-un-livre-secret-inconnu-en-France

Los Angeles représente la première étape de mon rêve. En juillet 2009, je me suis donné deux ans pour vivre la semaine de 4 heures. A cette époque, je dirigeai encore ma première entreprise, travaillait comme un fou dedans, Des Livres Pour Changer de Vie n’avait que quelques mois et je gagnais à tout casser 200 € par mois sur Internet. La nature des services que mon entreprise proposait (prestations informatiques) et son organisation faisait qu’il m’était difficile de partir longtemps. Je ne prenais en moyenne qu’une semaine de vacances à la fois, 2 à 3 semaines par an en moyenne. J’avais le style de vie classique de l’entrepreneur surmené, même si j’avais déjà commencé à réorganiser mon entreprise pour y passer moins de temps, grâce à ce que j’apprenais dans les livres du Personal MBA. Le challenge était difficile, mais j’étais résolu à l’accomplir, et tous mes efforts, toutes mes tentatives étaient dirigées dans un seul but : réussir à vivre la semaine de 4 heures (ce qui ne signifie pas pour moi travailler 4 heures par semaine, mais automatiser ou outsourcer ce que je n’aime pas, travailler un nombre raisonnable d’heures sur ce que j’aime, et avoir la liberté de voyager partout dans le monde). J’avais déterminé les grandes étapes qui m’y amèneraient, et me focalisait sur le fait de les atteindre, puis les dépasser une par une. Moins de deux ans plus tard, en juin 2011, ma première entreprise est vendue, je gagne sur Internet un revenu que je n’aurai jamais imaginé, et, comble du bonheur, ma seconde entreprise est entièrement gérable sur Internet, ce qui me permet de voyager partout dans le monde. J’en avais déjà profité un peu, en partant un mois à Wallis et Futuna et à Fidji en septembre 2010, une période bien plus longue que tout ce que je m’étais octroyé jusqu’à ce moment, et en partant 15 jours en Inde en avril. Mais mon rêve était de commencer ma nouvelle vie par un voyage au long cours dans un pays que je considérai naguère avec le dédain un peu méprisant qui caractérise bon nombre de Français, et que j’ai appris à respecter, puis à admirer en découvrant l’immense culture, les incroyables innovations, l’esprit entreprenarial qui le caractérise : les Etats-Unis. La culture américaine que nous pouvons “consommer” sans effort chez nous est en grande partie la plus mauvaise part. C’est la culture américaine “entrée de gamme”, que l’on retrouve dans les films et les séries (bien que certains films soient évidemment des chefs-d’oeuvre !). En lisant un à un tous ces livres du Personal MBA qui n’ont jamais été traduits en Français, j’ai pris conscience de l’immense richesse, de la grande intelligence, des pépites de savoir et d’expérience que recèle la littérature américaine, et j’ai réalisé avec un choc que la plus grande partie de celle-ci n’a PAS été traduite en Français, et que le fait de lire en anglais m’ouvrait les portes d’une nouvelle culture immense dont je n’avais pas soupçonné l’existence. Parmi tous ces livres non traduits figurent même des best-sellers, dont certains ont façonné et façonnent encore la manière qu’ont les Américains de voir le monde et d’agir. Prenez par exemple le livre “Atlas Shrugged” (La révolte d’Atlas en Français) d’Ayn Rand. Selon divers sondages, ce livre a été lu par 8% des américains (!), ce qui représente 28 millions de personnes. Un sondage réalisé par la bibliothèque du Congrès a montré que ce livre est le 2ème le plus populaire là-bas, après la Bible (!). Regardez le nombre de commentaires sur Amazon.com. A t-il été traduit en Français ? Oui et non. L’histoire en est rocambolesque, et montre bien à quel point nous sommes coupés d’un savoir qui parait couler de source là-bas. Ce livre a été publié en 1957, et deux ans plus tard, une maison d’édition Suisse a commencé à en publier la traduction. Elle a sorti deux livres sur les trois prévus, mais avec une qualité de traduction tellement mauvaise qu’Ayn Rand a refusé de lui donner son aval. L’éditeur a ensuite fait faillite, empêchant la traduction complète du livre. En 50 ans, pas une autre maison d’édition n’en a assuré la traduction. Finalement en 2009, une traductrice, Monique di Pieirro, excédée par cette “lacune incompréhensible”, a entrepris de réaliser une traduction pirate, occupant tout son temps libre pendant un an à la réalisation de cette tâche gigantesque (le roman en Français fait 1800 pages !). N’ayant pas le droit de réaliser cette traduction, elle a ensuite diffusée gratuitement une version PDF intitulée “La révolte d’Atlas”. David Jay m’a fait découvrir ce livre en me donnant ce PDF. C’est la seule fois où je suis fier d’avoir accès à une oeuvre piratée : quand ce piratage est le seul moyen d’en assurer la diffusion. Je n’en suis qu’à la page 446, donc à un peu plus d’un quart du roman, mais je dois dire que je suis ébloui par l’intelligence et le mordant de ce livre. D’origine russe, ayant fui ce pays pour émigrer aux Etats-Unis, Ayn Rand fait une critique féroce et extrême du collectivisme (en gros les systèmes politiques  anti-capitalistes, et particulièrement le communisme) et encense les entrepreneurs, “ceux qui font en sorte que les choses se produisent dans ce monde”. Elle pousse ses idées à des extrêmes que je ne partage absolument pas, mais met en avant de solides arguments et a une manière de voir les choses que je trouve particulièrement intéressante, si l’on fait abstraction de ses extrêmes. C’est un livre que tout entrepreneur devrait lire. C’est d’ailleurs  une véritable clé pour comprendre les américains, leur culture et leur politique. Un de ceux qui a été très proche d’elle dresse un portrait très intéressant des avantages et des problèmes de sa philosophie, l’Objectivisme, dans l’article “The Benefits and Hazards of the Philosophy of Ayn Rand“. Par ailleurs, de tous les livres qu’elle a écrits – et qui sont tous des best-sellers aux Etats-Unis – seul deux ont été traduits en France, La vertu de l’égoïsme et La source vive (et il semble qu’ils aient été traduits très récemment). C’est incompréhensible, à tel point que je me demande s’il n’y a pas une forme de censure qui s’est établie. Bref, La révolte d’Atlas et les autres livres d’Ayn Rand ne sont qu’un exemple parmi des milliers d’autres livres géniaux qui n’ont pas été traduits en Français. Et ceux qui le sont mettent parfois des années à être traduits, comme GTD, qui a mis 8 ans (!). Merci aux Editions Leduc pour l’avoir fait ! Essayez de lire des livres en anglais, vous verrez à quel point vous aurez accès à une vaste culture que vous ne soupçonniez pas. Si lire en anglais vous fait peur, lisez mon article “Comment parler English fluently et lire des livres compliqués en Anglais (pour les Nuls)“. J’admire donc à présent les Etats-Unis, et je voulais absolument commencer ma nouvelle vie en vivant dans l’état qui symbolise le plus l’entreprenariat et l’innovation, qui est le vivier de tant d’inventions géniales et où il fait bon vivre : la Californie. Et puisqu’il faut bien choisir un endroit dans cet état presque aussi grand et aussi peuplé que la France, Los Angeles, sa plus grande métropole, me paraissait comme le lieu le plus indiqué (les américains l’appellent presque toujours “LA”, prononcez “èl éy”). Je vais vous faire donc un résumé de ce que j’ai pu y voir, et en comprendre, pendant mes 3 semaines là-bas, entre Durango et Montréal, toujours dans le but de vous faire voyager avec moi et vous faire découvrir de nouveaux lieux
Rencontres et Couchsurfing

J’ai utilisé énormément le Couchsurfing pendant ces 3 semaines, plus que jamais auparavant, et cela m’a conforté dans l’idée qu’avec ce site extraordinaire, l’avion et une entreprise sur Internet, le monde est juste un village global. Vous pouvez aller partout dans le monde et vous faire des amis très facilement. J’ai rencontré des dizaines de personnes, américains et étrangers, locaux ou voyageurs, de tout bord, de tous horizons, venant de nombreux pays, parlant de nombreuses langues – dont heureusement l’anglais . Dès le lendemain de mon arrivée, une américaine vivant à Los Angeles a commencé à me faire découvrir la ville, en compagnie d’un Colombien vivant à Montréal (!).

Il est très facile de faire des rencontres et d’avoir des amis partout dans le monde avec le Couchsurfing Ce n’était que le début d’un grand nombre de rencontres dans des contextes très différents : fêtes sur la plage, restaurants, soirées Couchsurfing, soirées chez des amis, évènements divers et variés. J’ai eu une vie sociale très riche à Los Angeles, me faisant par la même occasion des amis que j’ai eu un peu de tristesse à quitter, mais que je me ferai une joie de revoir en revenant à Los Angeles, ou ailleurs !

Feu de camp, plage, musique et discussions : voilà une ambiance comme je les aime, propice à de nombreuses rencontres ! Je ne me suis d’ailleurs pas servi du tout du Couchsurfing pour être hébergé, uniquement pour faire des rencontres. Car c’est cela qui est génial : vous pouvez à la fois vous en servir pour être logé presque gratuitement chez l’habitant (et pour héberger des gens venant du monde entier, ce qui est une manière de voyager sans voyager), mais aussi pour rencontrer tout un tas de personnes ! C’est le meilleur moyen que je connaisse pour rencontrer immédiatement et facilement des locaux ouverts d’esprits qui vous feront vous plonger immédiatement dans la culture et la vie quotidienne du pays que vous visitez : votre expérience sera alors bien différente de celui du touriste “lambda” qui se contenterait de visites guidées balisées par son agence de voyages. Vous serez en contact avec le pouls de la différence, le coeur de ce qui fait qu’un pays est un pays, et ses habitants, même si évidemment ce sera comme de savourer un petit glaçon tiré d’un iceberg. Mais cela sera rafraichissant .

Avec des américains d’origine malaysienne et indienne dans un restaurant coréen. Vive le choc des cultures ! De plus comme d’habitude, le fait d’être dans un pays étranger rapproche les français, et j’ai passé de très bons moments avec des expatriés rencontrés sur place. J’ai notamment rencontré une blogueuse, Laetitia de Ma vie à Los Angeles, qui m’a dit avoir 200 visiteurs par jour (ce qui est pas mal) et se plaignait du nombre de commentaires négatifs qu’elle recevait. Je lui ai dit que c’est normal et qu’il ne faut pas qu’elle hésite à virer les lecteurs indésirables . Appartement ou hôtel ? Comme je restai 3 semaines à Los Angeles, je ne voulais pas aller à l’hôtel. Tout d’abord parce que c’est agréable d’avoir un appartement à soi, et ensuite parce que, comme Yaro Starak le dit dans l’interview que j’ai réalisé, “si vous passez votre temps à voyager et que vous ne mangez qu’au restaurant, cela va vous tuer”. J’ai donc utilisé le site dont il parle dans l’interview, VRBO et ait pu louer un appartement incroyable, avec une vue extraordinaire (la 1ère photo de cet article est la vue de Los Angeles depuis mon balcon) et une piscine privée, partagée uniquement avec la famille. L’appartement, grand et confortable, m’a coûté environ 2000 € pour 3 semaines. Ce n’est pas très cher si l’on considère qu’un même niveau de confort et une vue aussi belle dans un hôtel m’aurait coûté au moins deux fois plus, et que j’avais le plaisir d’avoir mon propre chez-moi, avec ma propre cuisine.

Voici mon bureau (je venais de commencer à rédiger l’article sur Durango). Il  y a pire non ? En tout cas c’est mieux qu’un bureau de 10 m² éclairé au néon à la Défense ! Je vous recommande donc, si vous comptez vous poser un certain temps à un endroit, de considérer l’option appartement. VRBO en propose partout dans le monde ou presque. Tout comme le Couchsurfing, cela vous aidera à voir les voyages autrement que comme un touriste, en vous immergeant encore plus dans la vie locale. Cela permet aussi de faire (parfois) des rencontres intéressantes. Le propriétaire qui louait l’appartement est un compositeur de musique de films, primé, avec ses récompenses et ses disques d’or accrochés au mur, et sa femme est une Française, profileuse pour une série de télé-réalité américaine. Des profils atypiques que l’on ne rencontre pas souvent ! Cinéma, télévision et théâtre Car évidemment, Los Angeles est la capitale du cinéma, et aussi un lieu où se produisent de nombreuses émissions de télévision, et qui est constellé de théâtres en tout genre ! Je ne compte pas le nombre de comédiens ou aspirants comédiens – et surtout aspirants acteurs ! – que j’ai rencontrés, et toutes les personnes qui travaillent de près ou de loin dans cette industrie : scénaristes, musiciens, spécialistes des effets spéciaux, cadreurs et j’en passe et des meilleurs. Une énorme partie de la population travaille dans ce secteur, ou rêve d’y travailler, et cela se sent.

Dans un des nombreux théâtres de la ville, pour une pièce jouée pour la 1ère fois depuis 300 ans. Comme au XVIème siècle, il y a des sièges sur la scène… ce dont je n’ai pas manqué de profiter !
De nombreux aspirants comédiens font le déplacement, parfois de très loin – j’ai rencontré par exemple un Espagnol vivant à Paris – dans l’espoir de percer dans cet Eldorado. Beaucoup disent qu’ils se satisferaient déjà de pouvoir vivre régulièrement de leur travail – en décrochant des rôles dans des troupes de théâtre, et surtout des petits rôles dans des films ou des séries – mais évidemment le rêve de presque chacun d’entre eux est un jour de devenir une de ces têtes d’affiche qui font la gloire du cinéma Hollywoodien. La concurrence est donc très très forte. Le cinéma se traduit aussi par toutes ses attractions touristiques, comme le Chinese Theater, avec sa cour emplie d’empreintes de stars gravées dans le ciment, ou ses studios qui se visitent et qui sont parfois de véritables parcs d’attractions, comme Universal Studio (ce dernier est d’ailleurs très sympa, je vous le recommande !)

Les empreintes de R2-D2 et C3PO. Les américains ne manquent pas d’humour
Une ville étalée New-York est une ville où les habitants sont empilés, tandis qu’à Los Angeles tout le monde est étalé ! Les grattes-ciels sont rares, et du coup la ville ressemble beaucoup à une gigantesque banlieue qui s’étend sur… plus de 100 kilomètres ! La ville en elle-même, sans son agglomération, s’étend sur 1290 km². A comparer aux 105 km² de Paris. Du coup, la densité est de 3154 habitants au km², contre plus de 20 000 pour Paris. Cela se traduit très concrètement par le fait que tout est éloigné de tout à LA. Les points intéressants sont séparés par des kilomètres et des kilomètres de pavillons résidentiels à l’intérêt architectural quasiment nul. La ville est cependant très verte, avec des arbres un peu partout, et notamment des avenues bordées  de palmier que l’on voit dans les films qui s’y déroulent. Il n’y a pas de véritable centre. Il y a l’inévitable Downtown des villes américaines, constellé de gratte-ciels, mais Los Angeles, c’est avant tout une collection de quartiers qui ont tous leur âme propre  et qui sont souvent d’anciennes villes qui ont été absorbées par elle.

Entre les gratte-ciels du Downtown (ici de la terrasse d’un bar génial, le Rooftop)…

Les canaux de Venice (créés par un milliardaire excentrique qui voulait créer une nouvelle Venise),

Ou la baie de San Pedro (ici prise du Queen Mary, un vieux paquebot transatlantique reconverti en hôtel)

La diversité des quartiers majeurs est très importante. Sur cette photo, vous pouvez voir que les grattes-ciels sont comme perdus au milieu d’une mer de quartiers résidentiels Trafic Cette particularité de LA est la source d’une de ces plus grandes frustrations : le trafic. En effet, la taille de la ville et le fait que tout soit éloigné de tout rendent obligatoire l’utilisation de la voiture, d’autant plus que le réseau de bus et le métro sont très peu développés. Comme tous les habitants ou presque sont obligés de se déplacer en voiture sur de longues distances, cela créé des embouteillages monstrueux, dont l’on ne s’extirpe que pour devoir chercher une place de parking, qui va vous demander soit beaucoup de temps pour la trouver, soit beaucoup d’argent, et parfois les deux ! De là où j’habitai à West Hollywood, la plupart des déplacements vers de lieux intéressants prenaient entre 30 et 40 minutes en moyenne – et autant au retour – et ce nombre peut être facilement doublé si vous entrez dans des embouteillages que les GPS semblent prendre un malin plaisir à dénicher… Les habitants de la ville savent quelles voies éviter pour ne pas être au coeur de la congestion, mais les GPS ont encore du boulot pour faire la même chose ! Pourtant les américains ont de la place, les avenues sont souvent de deux fois trois voies, et parfois même deux fois quatre ou cinq voies, il y a systématiquement des couloirs spécifiques pour tourner à droite et à gauche aux carrefours,  et il est possible de tourner à droite même quand le feu est rouge, mais cela ne suffit pas. Ce n’est pas comme dans la plupart des grandes villes, où nous pouvons prendre les transports en commun pour contourner ces problèmes, ici il est très difficile de se rendre vraiment où nous voulons avec eux. Au final, je m’y suis habitué, comme tout le monde, en utilisant le temps de déplacement pour écouter des podcasts. Bref, soyez prévenu, si vous prévoyez de venir à Los Angeles et de ne pas louer de voiture, attendez-vous à des déconvenues ! Si vous louez une voiture, vous expérimenterez certes les joies des embouteillages et des places de parking à trouver, mais au moins vous pourrez réellement profiter de la ville. Pendant vos déplacements, pourquoi d’ailleurs ne pas écouter les podcasts de Des Livres Pour Changer de Vie, notamment 10 raisons pour lesquelles vous ne devriez pas être salarié, qui est le podcast le plus populaire du blog ?  

Malgré les embouteillages, les américains sont en général plus respectueux des distances de sécurité qu’en France… même à l’arrêt, comme ici ! Communautés et langues Los Angeles, c’est également une collection incroyable de communautés qui ont gardé leur culture et qui parfois poussent ce communautarisme jusqu’à habiter ensemble dans des quartiers où presque tout est affiché dans leur langue ! Un des quartiers les plus représentatifs de cet état de fait est le quartier Coréen, appelé “Korean Town”, littéralement “la ville Coréenne”. En s’y baladant on remarque que la très grande majorité des panneaux sont en Coréen, et les habitants ont presque tous le profil asiatique, et parlent Coréen entre eux !

Dans un centre commercial de Korean Town. Presque tous les affichages sont en Coréen !

Jusqu’aux tickets dans les restaux qui sont en Coréen aussi ! Et Koreantown n’est pas le seul quartier de ce type, il y a évidemment Chinatown, et Little Tokyo, le quartier japonais, et bien d’autres !

Little Tokyo, le minuscule quartier japonais de la ville Ce regroupement de personnes issues d’une même culture entre eux, jusqu’au fait de garder leur langue d’origine et de l’afficher partout a été très étrange pour moi. C’est la première fois que je vois un communautarisme aussi fort dans une ville. Los Angeles est ainsi la 2ème ville au monde après Séoul en terme de population d’origine Coréenne ! Je ne saurai dire si ce communautarisme est une bonne ou une mauvaise chose, mais j’ai apprécié personnellement de pouvoir passer d’une culture à une autre en prenant juste ma voiture. Los Angeles est ainsi une ville très cosmopolite, où l’on peut entendre de très nombreuses langues différentes. L’espagnol est ici parlé par une grande partie de la population, dont une portion d’ailleurs ne parle pas du tout anglais, et bien que l’anglais reste la seule langue officielle, les affiches et panneaux dans les deux langues sont monnaie courante. Ce bilinguisme s’ajoute donc aux langues des diverses communautés, créant un joyeux patchwork que j’ai trouvé intéressant et dynamique. Heureusement, l’anglais reste la langue commune de presque tout le monde, évitant à la ville de se transformer en tour de Babel
Autre avantage lié à ce mélange des genres, il y a un nombre incroyable de restaurants dans cette ville. Tous les pays du monde ou presque sont représentés. L’occasion idéale de tester de nouvelles saveurs ! Pauvreté et insécurité Bien qu’évidemment sans commune mesure avec ce que j’ai pu voir en Inde, la pauvreté dans certains quartiers est très visible. Dès la tombée du jour, de nombreux SDF parcourent le Downtown, et l’insécurité dans certains quartiers est forte. Le guide du routard indique même que le simple fait de se promener dans certaines zones le soir peut être ressenti comme une provocation par ses habitants ! Il faudra donc faire attention si vous allez à LA, de ne pas vous balader n’importe tout une fois le soleil couché. Le guide du routard liste les quartiers “chauds”, et en suivant ces simples recommandations, vous ne devriez pas avoir de problèmes. En gros il faut éviter les quartiers du sud à l’est, y compris le Downtown (en journée il n’y a pas de problèmes) . Je n’ai personnellement eu aucun souci durant tous mon séjour. Tourisme et divertissements

Le cliché habituel est tellement “cliché” que j’ai essayé de trouver un autre angle
Si vous aimez les vieux monuments, il n’y a pas grand-chose à voir à Los Angeles. C’est une ville très récente, qui n’avait encore que 11 000 habitants en 1887. La ville regorge par contre de musées et de plages, donc si vous aimez les deux, vous serez ravi ! Les plages sont tout simplement gigantesques, et même en plein mois de juillet, il y a beaucoup de place, on est loin des plages bondées que l’on peut retrouver sur la Côte d’Azur l’été !

Les plages de Los Angeles sont immenses et s’étendent sur des kilomètres. Notez les surfeurs, il y en a beaucoup à LA !
Le climat est de plus très agréable – même en hiver, à ce qu’on m’a dit – je n’ai quasiment pas eu de pluie pendant tout mon séjour. Les musées sont nombreux et variés : arts, science, de toutes sortes et de tous poils, il y en a pour tous les gouts. Un des plus célèbres musées est la villa Getty, une reconstitution d’une villa d’Herculanum, une ville romaine détruite par l’éruption du Vésuve en 79, en même temps que Pompéi, qui regorge d’oeuvres d’art de l’antiquité.  Ajoutés aux nombreux théâtres et music-halls, cela fait de Los Angeles une ville à la vie culturelle très riche.

Vue de Los Angeles depuis l’observatoire de Griffith. Il abrite un très intéressant musée sur les sciences et l’astronomie, et met à la disposition du public son télescope solaire (pour la journée) et classique dès la nuit tombée Si vous êtes fan de parcs d’attraction, vous serez également comblé, puisque Disneyland est tout proche, et que Universal Studio, aux attractions évidemment centrées autour des films à succès de la firme, vaut le détour et se visite en une journée.

La fin de la route 66, à Santa Monica. Elle commence à Chicago ! La vie nocturne de LA est également très riche, et si vous aimez les bars et les sorties en boite, vous serez comblé par le nombre invraisemblable de lieux pour vous amuser le soir. Toutes les ambiances, toutes les cultures y sont représentées, de la boite huppée fréquentée par les stars Hollywoodienne aux karaokés asiatiques avec leurs salles privées pour chanter entre amis. Travail Comme je l’indiquai dans un précédent article, l’un de mes objectifs lors de voyage est… d’en profiter, et je tenais donc à limiter mon temps de travail pour pleinement vivre ma semaine de 4 heures. Pari tenu, puisque j’ai travaillé en moyenne 20 à 25 heures par semaine. Je travaillais en général le matin, profitant de mon “bureau”, et visitait, faisait des rencontres et profitait l’après-midi. Comme je le disais dans Scoop : Combien gagnent les blogueurs Français de la nouvelle vague (et combien d’heures ils travaillent réellement), Des Livres Pour Changer de Vie me demande très peu de temps (une heure par mois) et Blogueur Pro 5 heures par semaine, le gros de mon travail était donc consacré à la création des cours pour la formation Blogueur Pro, le support à mes élèves et les emails. Mon entreprise a gagné bien plus d’argent pendant mon séjour à LA que tout ce que j’ai pu y dépenser, et je suis bien parti, comme pour mes précédents voyages, pour retourner en France non seulement plus riche intellectuellement et spirituellement, mais aussi plus riche financièrement . Cela correspond parfaitement à ma philosophie et à mes objectifs, et j’ai pleinement conscience de la “chance” incroyable que j’ai de pouvoir vivre une situation partagée par une minorité de personnes sur la planète (évidemment, la chance en tant que hasard n’a pas grand chose à voir avec ce succès. La chance en tant que compétence, oui par contre ). Conclusion LA est une ville énorme, gigantesque, qui s’étale sur une distance supérieure à certains petits pays. Tenter de la vivre pleinement sans voiture est frustrant, tenter de la vivre pleinement avec une voiture est frustrant également, mais une fois cette frustration passée, elle a beaucoup à offrir. Le nombre de quartiers étonnants à visiter, de théâtres où aller voir des pièces en tout genre, de bars où découvrir de nouveaux cocktails, de plages où aller surfer ou se prélasser, de restaurants où s’initier à des saveurs venues d’ailleurs, de musées pour se cultiver et s’amuser, d’ambiances à savourer, de personnes à rencontrer est immense. Si vous y allez 15 jours, vous aurez largement de quoi faire et il est douteux que vous puissiez en faire véritablement le tour. C’est une ville qui se dévoile petit à petit, freeway après freeway, bouchon après bouchon, et qui ne cesse d’étonner par son mélange des genres et sa diversité culturelle et linguistique. Et cette richesse se dévoile encore davantage bien sûr, quand ce sont ses habitants qui vous la font découvrir, vous la présentant avec une authenticité qu’aucun guide touristique ne pourrait atteindre, vous faisant gouter pleinement la vie quotidienne de cette mégapole. Pour cela, je ne saurai trop vous recommander à nouveau le Couchsurfing, qui au-delà de vous permettre de vous faire héberger gratuitement, vous donne une occasion unique de rencontrer facilement les locaux de tout lieu que vous visitez, et de vivre vos vacances ou vos voyages avec une couleur et une intensité qui sont inatteignable par une agence de voyage . Et vous, êtes-vous déjà allé à Los Angeles ? Si oui, partagez votre expérience dans les commentaires !

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Mon, 18 Jul 2011 12:15:00 +0200 http://www.olivier-roland.fr/items/view/188/Voyages-Los-Angeles-et-un-livre-secret-inconnu-en-France
5 blogs Anglo-Saxons étonnants à suivre pour découvrir des entrepreneurs qui bougent http://www.olivier-roland.fr/items/view/62/5-blogs-Anglo-Saxons-tonnants-suivre-pour-dcouvrir-des-entrepreneurs-qui-bougent

L’interview que j’ai publié de Yaro Starak, le célèbre blogueur Australien (voir Interview : Comment Yaro Starak, célèbre blogueur Australien, gagne 40 000$ par mois en travaillant 2 heures par jour) a permis à une partie d’entre vous de découvrir un peu la culture de ces entrepreneurs Anglo-Saxons que je suis, et qui correspondent en grande partie à ce que Tim Ferris appelle les “Nouveaux Bienheureux” dans son livre La semaine de 4 heures (le terme original est “New Rich”, mais sa traduction littérale “Nouveau Riche” n’est pas très bien connotée en français ) .
Cette culture qui s’est créée il y a quelques années déjà aux Etats-Unis,  intiment liée à Internet et la mondialisation qui l’accompagne (voir à ce sujet le livre La Terre est plate : Une brève histoire du XXIe siècle, en particulier le chapitre 2), est résumée par Tim Ferris lorsqu’il compare les valeurs des  “Nouveaux Bienheureux” par rapport à  “Ceux qui diffèrent”, qui gardent tout pour la fin pour se rendre compte au final qu’ils sont passés à coté de tant de choses  :

Ceux qui diffèrent : Travailler pour soi. Nouveaux Bienheureux : Faire en sorte que d’autres travaillent pour soi.

Ceux qui diffèrent : Travailler quand on le souhaite. Nouveaux Bienheureux : Eviter le travail pour le travail, et faire le minimum nécessaire pour un effet maximal.

Ceux qui diffèrent : Prendre sa retraite tôt. Nouveaux Bienheureux : Distribuer des mini-périodes de retraites tout au long de notre vie. Faire ce qui nous passionne.

Ceux qui diffèrent : Acheter toutes les choses que l’on veut. Nouveaux Bienheureux : Faire toutes les choses que nous voulons, et être toutes les choses que nous voulons.

Ceux qui diffèrent : Etre le patron plutôt que l’employé. Nouveaux Bienheureux : N’être ni le patron ni l’employé, mais le propriétaire.

Ceux qui diffèrent : Avoir plus. Nouveaux Bienheureux : Avoir plus de qualité dans nos vies et moins de choses inutiles. Avoir de grandes réserves financières, mais reconnaitre  que la plupart des besoins matériels sont des justifications pour le temps que l’on a passé sur des choses qui ne sont pas vraiment importantes.
Ceux qui diffèrent : Avoir la liberté de ne pas faire ce nous n’aimons pas. Nouveaux Bienheureux : Avoir la liberté de ne pas faire ce nous n’aimons pas, mais aussi avoir la liberté et la volonté de réaliser nos rêves, sans retomber dans le “travail pour le travail”. Le but n’est pas simplement d’éliminer le mauvais, ce qui ne fera rien de plus que de laisser un grand vide en vous, mais de rechercher et de vivre le meilleur de ce que le monde a à nous offrir.

Ces entrepreneurs anglo-saxons se reconnaissent ainsi à deux caractéristiques principales :

Ils cherchent à mettre en place des sources de revenus passifs afin de pouvoir vivre à fond toutes leurs passions et profiter du meilleur de leur vie. Un revenu passif est en théorie un revenu qui ne demande aucun travail de votre part pour être généré – comme les intérêts que vous gagnez sur votre argent placé en banque. En pratique, il s’agit d’avoir des sources de revenus qui demandent très peu de travail pour être entretenues. Bien qu’ils n’aient aucun complexe à gagner de l’argent – et même beaucoup d’argent – ils sont assez peu matérialistes. Peu leur importe d’avoir une grande télé plate 16/9e, une voiture de sport et une villa. Ils ne dédaignent pas le confort quand ils ont les moyens de se le payer, mais ce qu’ils recherchent avant tout, c’est de vivre des expériences, de grandir, de progresser en pratiquant des activités qu’ils adorent. Ils sont en général influencé par le minimalisme, aussi appelé “simplicité volontaire” ou “sobriété heureuse”, dont l’un des représentants majeurs est Léo Babauta avec son blog Zen Habits (Consultez mes traductions de ses meilleurs articles sur mon blog Habitudes Zen). Beaucoup ont lu le livre Walden ou La vie dans les bois du philosophe américain Henry David Thoreau, qui est excellent et que je vous recommande (j’en parle dans mon podcast 10 raisons pour lesquelles vous ne devriez pas être salarié).

Ceux qui me suivent savent que je suis très influencé par ces valeurs : l’absence de pudeur quant au fait de gagner de l’argent – et de le clamer – combinée à l’attrait pour les expériences plutôt que les biens matériels. Bien que ma “philosophie de vie” était à la base un terreau fertile pour ces idées, je ne les ai découvertes qu’avec la lecture de La Semaine de 4 heures – qui a complètement changé ma vie – et ensuite principalement grâce à des blogs, qui ont fortement contribué à ce que je suis aujourd’hui. Vous êtes nombreux à m’avoir écrit pour me demander d’autres références et découvrir d’autres entrepreneurs partageant cette philosophie, au-delà de Yaro Starak. C’est chose faite avec cette liste des blogs qui m’influencent le plus, et qui ouvriront pour une partie d’entre vous tout un horizon de possibilités que vous n’auriez peut-être jamais soupçonnées. Evidemment ils sont en anglais, mais c’est justement là l’occasion de vous perfectionner si cette langue vous pose encore des problèmes (lisez aussi mon article Comment parler English fluently et lire des livres compliqués en Anglais (pour les Nuls) si vous êtes dans ce cas). Les voici donc (roulement de tambours), par ordre alphabétique : Entrepreneurs Journey (Le Voyage des Entrepreneurs)

“Le temps est une ressource que les gens semblent prêts à donner si en échange ils peuvent obtenir plus de croissance, plus d’argent, et plus de statut, mais il faut comprendre que ces choses ne mènent pas à des vies plus remplies. Pire encore, du stress supplémentaire est tout ce que vous obtiendrez si vous vous occupez de davantage de projets, et nous savons tous à quel point le stress est bon pour nous.”

Le blog de Yaro Starak, qui lui permet, avec la mailing liste créée à partir de son blog, de générer 40 000$ par mois en moyenne pour 2 heures de travail par jour. Son blog est un concentré d’excellents articles sur des sujets aussi divers que le marketing internet, l’entreprenariat, le blogging, le SEO, le développement personnel, le marketing d’affilié, la création de contenu, etc.
Yaro raconte déjà très bien son parcours dans l’interview que j’ai mentionné tout à l’heure (revoici le lien), donc voici immédiatement quelques-uns de ses meilleurs articles :

My Top 10 Methods To Make Money Online : les 10 meilleures méthodes de Yaro pour gagner de l’argent sur Internet. Ne ratez pas également les questions que se pose Yaro avant de tester une méthode pour gagner de l’argent, et le “Sainte Trinité” pour gagner de l’argent, qui montre bien que Yaro se situe dans la mouvance des Nouveaux Bienheureux . Podcast: Interview With Alborz Fallah – A Million Dollar Blogger : Yaro interviewe en audio Alborz Fallah, un blogueur Australien à l’histoire incroyable. Il a démarré “comme tout le monde”, sans trop savoir quel sujet de blog choisir, et décidé de créer trois blogs pour voir lequel aller le mieux fonctionner. Celui qui a le mieux fonctionné était un blog sur les voitures, et il abandonna les deux autres. Au moment, le blog d’Alborz générait 30 000$ par mois, et il voyageait partout dans le monde pour conduire les plus belles voitures de sport du monde. Une belle “success story”, à découvrir dans ce podcast très instructif. The Real Secret To A 2-Hour Work Day : Le vrai secret pour une journée de travail de 2 heures. En lisant cet excellent article, vous comprendrez pourquoi je donne comme objectif à mes élèves de travailler 2 heures par jour, 5 heures par semaine à terme . How To Combine Your Brain And Willpower To Break The Pattern Of Average Results : une leçon magistrale pour tout entrepreneur. “Les personnes riches dont des choses peu communes, et c’est pour cela qu’elles sont riches. Il n’y a pas de secret ici, juste un changement d’attitude suivi d’un changement cohérent d’activités qui conduisent aux résultats “peu communs” désirés”.

The 4 Hour Workweek Blog (Le Blog de La Semaine de 4 heures)

“Être efficace, c’est faire des choses qui vous rapprochent de vos objectifs. Être performant, c’est accomplir une tâche donnée (qu’elle soit importante ou non) de la manière la plus économique possible. La performance sans considération de l’efficacité est le mode par défaut de l’univers. Je considèrerai comme performant mais totalement inefficace l’as du porte à porte. Il vendrait plus en utilisant un autre support, comme le courriel ou le publipostage.”

Ce blog est celui de Tim Ferris, l’auteur du génial La semaine de 4 heures, dont la lecture a changé ma vie (vous ne seriez pas en train de lire cet article si je n’avais pas lu ce livre). Tim y poste de temps à autre, à un rythme irrégulier, des articles sur de nombreux sujets (y compris la santé et le sport/fitness, notamment depuis la sortie de son nouveau livre, The 4-hour Body). Parfois ce sont juste des articles auto-promotionnels de peu de valeur ou sur des sujets aléatoires qui n’ont qu’un lointain rapport avec l’entreprenariat, mais la plupart du temps, ce sont des articles qui sont de véritables chefs-d’œuvre ciselés d’intelligence, de praticité et d’irrévérence – parfois écrits par des auteurs invités. Il est aussi extrêmement instructif d’étudier comment Tim utilise son blog pour se promouvoir et promouvoir ses livres. Même s’il est un peu trop dans l’auto-promotion comme je l’indique plus haut – de toute façon, si vous cherchez quelqu’un de modeste, ce n’est pas sur ce blog qu’il vous faut aller – ses stratégies marketing sont en général brillantes d’intelligence et d’efficacité. D’ailleurs, la deuxième version de la Semaine de 4 heures, et son livre The 4 hour Body, ont tous les deux étés des best-sellers dès leur sortie, se classant en haut des ventes Amazon.com, et de la liste des bests-sellers du New-York Times (la référence outre-Atlantique), en grande partie grâce aux techniques de lancement qu’il a utilisés sur son blog. Bref si vous recherchez un entrepreneur intelligent, concret et qui sort carrément des sentiers battus, je ne saurai trop vous recommande son blog (et ses livres bien-sûr ! ). Quelques-uns de ses meilleurs articles :

How to Become a Model Photographer in Brazil : l’excellente histoire de Jeremiah Thompson, un entrepreneur qui a quitté les Etats-Unis pour devenir photographe de modèles Brésiliennes en bikini… alors qu’il n’était pas photographe professionnel. From CEOs to Opera Singers – How to Harness the “Superstar Effect” : un excellent article invité de Cal Newport, sur “L’effet Superstar”, ou comment être 1 ou 2% meilleur que le 2ème permet de gagner des dizaines de fois plus que lui, et comment le “hacker” pour l’utiliser à votre propre avantage. Blogging by Numbers: How to Create Headlines That Get Retweeted : comment créer des titres d’articles qui sont retweetés. Instructif ! The Experimental Life: An Introduction to Michel de Montaigne : quand j’ai lu cet article invité de  Ryan Holiday, j’ai été un peu vexé d’apprendre des choses sur Montaigne de la part d’un Américain. Mais son article m’a convaincu, et du coup je me suis mis à lire Les Essais (prenez cette version, elle est “traduite” en Français moderne). Je n’ai pas encore fini, mais tous comme les livres de Sénèque, je peux vous dire que ça vaut le coup !
Ne ratez pas non plus les centaines de témoignages vidéo publiés sur Youtube de personnes ayant réussi à vivre “la semaine de 4 heures”. Très instructif ! (regardez les 8 vidéos que j’ai fait sous-titrer en français si l’anglais oral vous pose problème : 8 études de cas en Vidéo : La semaine de 4 heures, c’est possible !

The Art of Non-Conformity (l’Art du Non-Conformisme)

“Il y a un gouffre bien moindre entre l’ignorance et le savoir qu’entre le savoir et l’action.”

Chris Guillebeau a un défi personnel magnifique : visiter tous les pays du monde, sans exception. Actuellement, il a visité 151 pays sur les 192 que compte le monde, et il raconte à chaque fois ses aventures sur son blog (j’ai prévu aussi d’écrire aussi régulièrement des articles à propos des pays que je visite, et que je publierai bien sûr ici ). Ce n’est pas le seul sujet qu’il aborde, puisque qu’il parle aussi de développement personnel, d’entreprenariat, de travail non-conventionnel… et de non-conformisme ! Chris est un entrepreneur dans l’âme, et il vit aujourd’hui grâce à son blog et aux livres qu’il vend dessus. Il a également récemment publié un livre papier, The Art of Non-Conformity. Quelques-uns de ses meilleurs articles :

How to Respond to Critics : “Comment répondre aux critiques”. Un art indispensable à maitriser pour tous les entrepreneurs. Un excellent article sur le sujet (lisez aussi mon article Comment gérer les critiques en 4 étapes ) Why you should quit your job and travel around the world : “Pourquoi vous devriez quitter votre job et voyager autour du monde”. Un excellent article qui démonte les excuses les plus courantes de ceux qui “aimeraient bien” mais qui “ne peuvent pas”. 28 things I wish I knew before I started traveling : “28 choses que j’aurai aimé savoir avant de voyager”. Un excellent guide bourré de conseils pour bien voyager. The flip side of self employment and freedom : “La face cachée de l’entreprenariat et de la liberté”. Quelques-uns des pièges qui guettent les entrepreneurs, et des conseils pour les éviter.

The Smart Passive Income (Les Revenus Passifs pour les Gens Malins)

“Je n’ai pas gagné à la loterie, je ne conduis pas une voiture à la mode, et je ne suis pas millionnaire. Ce que j’ai est une femme magnifique, un petit bébé génial, une famille aimante, des amis fantastiques, et une manière de travailler qui me permet de passer beaucoup de temps avec eux.”

Pat Flynn est un champion du revenu passif.  Tout a commencé quand Pat s’est fait licencier d’un emploi d’architecte, qu’il aimait. Plutôt que de s’apitoyer sur son sort, il a décidé de travailler pour lui, et de vivre exactement la vie qu’il voulait vivre. Au bout d’un an, il avait gagné 203 219,04$ sur Internet, principalement venant de la muse qu’il a mis en place, Green Exam Academy, un site qui aide les étudiants en architecture à passer leurs examens. Pat monétise ce site principalement grâce à des guides vendus de manière quasi-automatisée. Aujourd’hui, Pat gagne entre 15 000 et 30 000$ par mois, venant de Green Academy, de sites de niche, de revenus affiliés, et d’applications iPhone principalement, et il partage avec nous tous les mois les gains de son entreprise et leur répartition (voir My Income Reports), et surtout les stratégies qu’il utilise. Il a ainsi récemment démarré un “duel de site de niches” avec Tyrone Shum, où chacun d’entre eux a démarré un site en partant de zéro, pour voir en combien de temps ils pourraient gagner de l’argent avec et combien. Six mois plus tard, sa niche lui rapportait 450$ par mois, pour un temps minimal d’entretien (bien que développer la niche lui ait demandé un peu de temps). Ce blog est génial si vous voulez vous initier à toutes les compétences qui feront de vous un ninja des muses (ces business automatisés popularisés par Tim Ferris) et des sources de revenus passifs online. Un must, qui changera à jamais votre manière de considérer le fait de gagner de l’argent sur Internet. Quelques-uns de ses meilleurs articles :

Niche Site Duel : la page qui recense tous les articles sur le duel de niches que je mentionne plus haut. Découvrez toutes les stratégies qu’a utilisé Patt Flynn pour créer une muse et l’amener à 450$ de revenu passif mensuel au bout de six mois. How to REALLY Profit From Your Blog : Comment réellement gagner de l’argent avec votre blog. Ce type d’article est très commun outre-Atlantique. Ici, on passe pour un extra-terrestre auprès d’une bonne partie des blogueurs de l’ancienne école quand on leur dit que ce n’est pas avec de la publicité qu’il faut monétiser un blog. Cet article vous enseignera les rudiments de ce qu’il faut savoir pour faire d’un blog un business (et non un job dans le meilleur des cas, ce qui l’objectif “idéal” de bon nombre de blogueurs francophones). L’excellent podcast du blog. Ne ratez pas les épisodes sur les différents types de revenus passifs. How I Accumulated 10,000 Email Subscribers in 13.5 Months : Patt partage avec nous les stratégies qu’il a utilisées pour obtenir 10 000 inscrits à sa newsletter en 13 mois et demi, et comment vous pouvez les appliquer sur votre blog. 6,795,850,072 Reasons Why You Can Make A Successful Living Online : si vous avez encore des doutes sur le fait que vous pouvez gagner de l’argent sur Internet, lisez ceci.

Zen Habits (Habitudes Zen)

“La manière dont je définis le bonheur est en étant le créateur de notre expérience, en choisissant de prendre du plaisir à ce que nous faisons, maintenant, quelque soit les circonstances, tout en étant le meilleur de ce que nous pouvons être.”

Ce blog tenu par Léo Babauta, chantre du minimalisme et de la productivité, est un régal à lire. C’est simple, vous apprenez énormément tout en vous détendant, en vous relaxant, une combinaison que je n’ai jamais trouvée ailleurs sur le web. Comme le dit Léo, “L’objet de Zen Habits est de trouver la simplicité dans le chaos quotidien de nos vies. Il s’agit de nettoyer le désordre afin de nous concentrer sur ce qui est important, créer quelque chose d’incroyable, trouver le bonheur”. Ce blog est également une incroyable “success story” : Léo, marié et père de 6 enfants, était journaliste sur l’île de Guam (une île américaine du Pacifique) quand il lança Zen Habits, à temps partiel. En deux ans, son blog dépassa les 100 000 abonnés RSS, et il a aujourd’hui plus de 210 000 lecteurs abonnés. Je ne sais pas si vous imaginez : ce blog a autant de lecteurs qu’un journal à grand tirage, alors que Léo est seul à tenir ce blog. Entre temps, il a quitté son emploi de journaliste afin de devenir blogueur professionnel. Un résultat incroyable et qui fait rêver, d’autant plus que Léo a une productivité hors du commun (au début il n’était pas rare qu’il publie 5 articles par semaine, plus des articles invités, tout en s’occupant de son emploi et de ses 6 enfants à coté !). Je vous recommande donc ce blog si vous cherchez des articles brillants pour devenir plus productif, indépendant financièrement (il y a d’excellents articles pour aider les gens à sortir de la dette), plus en forme et plus heureux. De plus si vous ne lisez vraiment pas l’anglais, vous pouvez consulter ici les meilleurs articles de Léo que j’ai moi-même traduits en Français. Quelques-uns de ses meilleurs articles :

10 Benefits of Rising Early, and How to Do It. Traduction française : Les 10 avantages de se lever tôt, et comment le faire. 20 Things I Wish I Had Known When Starting Out in Life. Traduction française : 20 choses que j’aurai aimé savoir quand j’ai commencé à faire ma vie. Get Off Your Butt: 16 Ways to Get Motivated When You’re in a Slump. Traduction française : Bougez-vous les fesses : 16 moyens de rester motivé quand vous êtes sur la pente descendante. How NOT to Multitask – Work Simpler and Saner. Traduction française : Comment ne PAS être Multitâches – Travaillez plus simplement et plus sainement. Un excellent article, si comme moi et comme beaucoup, vous essayez toujours de faire plusieurs choses en même temps.

Ces blogs sont à des années-lumières de ce qui se fait sur l’entreprenariat en France… pour le moment. Les suivre vous permettra d’acquérir des connaissances qui sont rarissimes ici, et de vous mettre en relation avec des gens et des t votre anglais. Essayez, vous m’en direz des nouvelles !

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Thu, 31 Mar 2011 11:50:00 +0200 http://www.olivier-roland.fr/items/view/62/5-blogs-Anglo-Saxons-tonnants-suivre-pour-dcouvrir-des-entrepreneurs-qui-bougent
Interview : Comment Yaro Starak, célèbre blogueur Australien, gagne 40 000$ par mois en travaillant 2 heures par jour http://www.olivier-roland.fr/items/view/13/interview-comment-yaro-starak-celebre-blogueur-australien-gagne-40-000-par-mois-en-travaillant-2-heures-par-jour

Yaro Starak, célèbre blogueur Australien, m’a récemment interviewé sur son blog, et je lui ai donc proposé de l’interviewer en retour, ce qu’il a accepté avec enthousiasme
Vous pouvez regarder l’interview sous forme de vidéo (pensez à activer les sous-titres !) ou le télécharger en MP3 si vous maitrisez bien l’anglais, ou le télécharger dans iTunes. Transcription et traduction texte de l’interview : Olivier : Bonjour et bienvenue dans cette nouvelle interview de blogueur-pro.com. C’est une interview un peu spéciale, car je suis actuellement avec Yaro Starak, qui est un célèbre blogueur australien. Yaro ne parle absolument pas français, donc je vais passer à l’anglais pour le reste de l’interview. J’ai souhaité interviewer Yaro parce que c’est vraiment un blogueur très connu, il m’a interviewé il y a quelque temps et je me suis dit que cela pourrait vraiment être intéressant d’avoir son histoire, notamment parce qu’il est connu pour être un blogueur avec un style de vie de rêve, il travaille très très peu, environ 2 heures par jour seulement, et il gagne plus de 40 000$ par mois grâce à son blog, donc c’est vraiment quelque chose d’intéressant !
Donc, Yaro, Salut. Yaro : Bonjour Olivier : Je viens de dire que tu étais un célèbre blogueur australien. Et tu es surtout connu pour ton mode de vie: tu ne travailles pas beaucoup et tu gagnes beaucoup d’argent sur Internet avec ton blog. Alors, pour commencer, est-ce que tu pourrais nous dire comment tu as commencé sur Internet, sur le Web? Yaro : Oui, bien sûr. J’étudiais à l’Université du Queensland, ici à Brisbane, en Australie où j’avais commencé mes études en 1998. Et, l’université m’a donné un accès Internet gratuitement, comme c’était le cas avec tous les étudiants inscrits et c’était la première fois que j’avais un vrai accès sur Internet, car je n’en avais pas encore un à la maison. Donc j’avais Internet sur mon ordinateur et aussi sur ceux de l’université. Et, j’ai commencé à m’amuser avec mon ordinateur, beaucoup trop en fait, je pense que j’ai passé beaucoup plus de temps sur Internet qu’à étudier. Mais j’ai quand même réussi à avoir mon diplôme . Et donc, pendant tout ce temps, J’ai continué à en apprendre davantage sur Internet, et j’ai fini par créer mon premier site Web, en 1999 en utilisant un service qui s’appelle Geocities, que les plus âgés de nos auditeurs ou lecteurs connaissent peut-être. C’était un outil gratuit pour concevoir des sites Internet sans avoir besoin d’une technique approfondie, mais les possibilités étaient très limitées. Et donc, j’ai fini par m’acheter un livre- et c’est la 1ère fois où j’ai acheté ce genre de livre et que je l’ai lu du début à la fin – qui s’intitulait "Apprenez le HTML tout seul et en 24 heures" J’y ai appris beaucoup de choses que j’ai ensuite pu mettre en application. J’en ai découvert davantage sur le Web et j’ai pu concevoir un site Internet en utilisant les astuces que j’avais apprises dans ce livre. Et j’ai conçu un site qui est devenu assez populaire, sur un jeu de cartes, "Magic, the Gathering". Olivier : Oh, Magic, oui je connais Yaro : Oui, certains d’entre vous connaissent peut-être ce jeu, J’y jouais quand j’étais au lycée, et lors de mes deux premières années à l’université. À ce moment-là, j’avais arrêté de jouer mais j’ai continué à développer ce site qui a fini par devenir très populaire en Australie auprès des joueurs, pour s’échanger leurs cartes, et il a fini par devenir le site d’échange de ‘Magic’ le plus populaire en Australie – sans compter Ebay ou les sites du genre. J’ai alors commencé à en tirer un revenu. Ça n’était pas grand-chose bien sûr. Mais j’ai réussi à vendre quelques pubs sur le site, et j’arrivais à gagner entre 200 et 500$ par mois, voire, pour les meilleurs mois, jusqu’à 1000 dollars.

Évidemment, j’étais encore étudiant, alors, c’était un revenu plutôt sympa qui me permettait de ne pas avoir à chercher de boulot d’appoint au McDo ou un truc du genre, parce que je vivais chez mes parents. Donc, c’était juste mon argent de poche. Mais, ça n’était pas le genre de business que j’avais en tête pour le long terme, et ce jeu de cartes ne m’intéressait plus. J’ai donc fini par lancer un nouveau business qui, cette fois-ci, avait été conçu pour avoir davantage de potentiel de croissance. C’était un site de ‘proofreading’, (De relecture ou de correction orthographique). C’était une époque amusante, c’était le début des années 2000 et je voyais toutes ces entreprises américaines qui étaient en plein dans le ‘boom’ du .COM Et c’était dingue, car les gens avaient ces sites Internet et ces business online qui ne faisaient pas grand-chose en fait, mais qui avaient des valeurs marchandes incroyables et sur lesquels on investissait énormément d’argent ou qui étaient rachetés pour des millions de dollars Et moi, toutes ces histoires me faisaient rêver. Alors je voulais absolument que mon prochain site ait un potentiel plus important. Alors, une combinaison de divers facteurs m’a amené à démarrer ce business de ‘proofreading’ qui s’adressait aux étudiants internationaux qui étudiaient dans des universités anglophones, surtout en Australie,car c’était le marché le plus accessible. Et ce business a eu pas mal de succès. C’était quelque chose que j’avais commencé à mi-temps vers la fin de mes études. Et ensuite, j’ai eu mon diplôme Et j’ai voyagé un peu en Australie je suis allé en Tasmanie, en Nouvelle-Galles-du-Sud, et quand je suis rentré chez moi Je ne savais pas ce que j’allais faire. Alors, j’ai commencé à m’investir sérieusement dans ce business jusqu’au point où je suis arrivé à dégager un revenu équivalent à un emploi à plein temps, et ça n’était pas encore tout à fait un vrai revenu passif, mais ce business était déjà très automatisé, et je gagnais ma vie en ne travaillant que quelques heures par jour à sa maintenance et c’était une très bonne expérience ça m’a beaucoup appris. Et…on était alors en 2004 et j’étais très investi dans ce business de ‘proofreading’ et c’est alors qu’un ami m’a expliqué qu’un blog peut être un outil très utile pour générer du trafic à partir de moteurs de recherche comme Google. A l’époque, je ne savais pas ce que c’était qu’un blog mais j’étais toujours curieux de découvrir de nouveaux outils pour faire la promotion de mon business J’ai alors fait quelques recherches mais il semblait très difficile de comprendre la différence entre un site Internet classique et un blog et je n’ai d’ailleurs pas trouvé la réponse. Alors j’ai décidé d’installer un blog sur mon site de proofreading pour voir ce que je pouvais en faire. Et je peux honnêtement dire que cette expérience a été un échec cuisant car la correction orthographique est un sujet plutôt ennuyeux Olivier : Donc, c’était un blog sur le ‘proofreading’? Yaro : Et bien, je suis plutôt bon en marketing alors, je me suis dit: “OK, je veux amener des clients vers mon business de ‘proofreading’, qu’est-ce que je dois écrire sur ce blog pour y amener le trafic  qui m’intéresse?” J’ai donc écrit des articles liés à la vie des étudiants internationaux, sur des choses qui auraient pu les intéresser, qui les auraient amenés à vouloir utiliser mes services. Des choses comme, par exemple, l’orthographe ou la grammaire mais ce ne sont pas des sujets qui m’intéressent particulièrement, de plus je ne suis d’ailleurs pas un éditeur ou un relecteur professionnel et j’ai eu un peu de mal à écrire sur ces sujets, et mes débuts ont donc été très lents. Si ça m’a appris une chose, c’est que j’aimais écrire sur le business, pas vraiment sur la recherche de clients, mais plutôt parler de mon histoire personnelle d’entrepreneur ou de la vie du site, et, en janvier 2005 j’ai pris la décision de lancer un 2ème blog, purement comme hobby cette fois-ci, où je pourrais parler de mes expériences passées de création de business, online comme offline A ce moment-là, cela faisait déjà 7 ans que je travaillais sur Internet. Je savais déjà comment gérer un site Web. Grâce à mon expérience avec le site d’échange de cartes, mon business de proofreading, et quelques autres business que j’avais démarré entre temps, et je voulais raconter toutes ces histoires. Alors, j’ai enregistré mon nom de domaine entrepreneurs-journey.com (le voyage de l’entrepreneur), avec comme seule idée en tête que c’était un bon titre pour le genre de sujets que je voulais aborder. Je me suis mis au travail, et j’écris maintenant ce blog sur mon aventure d’entrepreneur, depuis 2005 et j’en suis donc, au moment où je te parle, à ma sixième année. Olivier : Waouw. Oui, tu as eu la chance et l’intelligence de te lancer très tôt dans le blog sur Internet ce qui t’as donné une certaine avance sur un grand nombre de gens. Donc, tu as lancé ton blog en 2005, mais, au début, il ne s’agissait pas de gagner de l’argent, c’était plutôt un hobby comme tu nous l’as dit. Alors, comment as-tu réalisé la transition pour passer de “ce blog est mon hobby” à “je veux gagner de l’argent avec ce blog” ? Yaro : Ça a été une transition très intéressante pour moi. Je savais, grâce à mes expériences avec mes autres sites web, que je pouvais gagner de l’argent en vendant de la publicité. C’était le chemin le plus évident pour moi, car je l’avais déjà fait par le passé. Mais, pour être complètement honnête avec toi… À ce moment-là, je ne savais pas vraiment lequel de mes business était celui qui allait m’amener le plus loin. J’ai continué le business de proofreading car il me permettait de payer mes factures, même si ça n’était pas quelque chose qui me passionnait J’avais beaucoup aimé lancer ce business, mais, je ne voulais pas forcément aller plus loin. A ce moment-là, j’avais déjà revendu le site web d’échange de cartes et je n’étais donc plus présent sur ce marché. Et je commençais à peine à me former en marketing online. C’était la première fois que je m’inscrivais à des mailing-lists, et, un an plus tard, a commencé le boom des lancements de produits Je pense que le premier que j’ai vu ou dont j’ai entendu parler a été, "Traffic secrets" par John Reese. Je me souviens de son lancement. Mais, le premier que j’ai essayé a été "Butterfly Marketing" par Michael Filsaime en 2006 ou 2007, je ne suis plus tout à fait sûr. J’ai donc étudié ses produits, ainsi que ceux d’autres marketeurs Internet, pour en apprendre plus sur leurs parcours, et également sur le marketing par emails. C’était un sujet qui m’intéressait beaucoup parce que cela donnait l’impression qu’il suffisait d’envoyer un email pour que l’argent ‘rentre dans les caisses’, ce qui est ridicule – ça serait trop facile. Mais, le fait est que je n’arrivais pas à trouver la bonne combinaison de a) Un bon business qui pourrait me faire gagner de l’argent et b) un business dans lequel j’avais envie de m’investir sur le long terme, et donc, avec ce blog, je m’amusais, mais, ça n’était pas encore ça financièrement, je commençais à peine à trouver mon public, et j’aimais surtout l’activité d’écriture plus que quoi que ce soit d’autre. Mais, dès que j’ai commencé à me "mettre la pression" pour gagner de l’argent avec ce blog, je me suis beaucoup moins amusé car, au début, je ne gagnais vraiment pas beaucoup d’argent avec, et je me sentais un peu perdu et j’en étais à ce moment que beaucoup de marketeurs Internet traversent lorsqu’ils commencent à étudier de près le marketing Internet : Tu commences à acheter beaucoup de produits car, chaque nouveau produit à l’air intéressant. Je me suis par exemple lancé dans le marketing ‘Pay-Per-Click’ mais ça n’a pas marché je crois que j’étais attiré par ce qui était ‘trop beau pour être vrai’. Néanmoins, pendant cette période, j’ai continué à écrire sur mon blog et donc, même si j’achetais un produit et qu’il ne marchait pas, je pouvais écrire quelque chose à ce sujet. Et j’avais toujours de nouveaux contenus pour mon blog. Et mon public a ainsi continué à grandir. Et, six mois plus tard, vers juillet 2005, après avoir passé pas mal de temps à étudier le programme de Perry Marshall sur Google AdWords et le Pay Per Click (Je n’en faisais pas grand chose mais, j’adorais vraiment étudier son travail et je pense que son livre "The Definitive Guide to Google AdWords" était vraiment bon. j’avais des amis qui s’en sortaient très bien avec Google AdWords) j’ai décidé d’écrire un article à ce sujet, au sujet du package avec un livre et des Cds, en tant qu’affilié, sur mon blog. Comme j’étais arrivé à 400 ou 500 lecteurs RSS ou abonnés quotidiens je m’attendais à faire, peut-être quelque chose comme 50 ventes, c’est-à-dire que 10% de mes lecteurs allaient acheter mon produit, ce qui aurait été un très bon chiffre. J’ai donc fini par poster cet article sur mon blog, et, lorsque je me suis réveillé le lendemain, je n’avais réalisé aucune vente. Zéro. J’étais vraiment déçu. J’ai même pensé à jeter l’éponge, tout simplement. Et ça n’était pas parce que j’avais échoué, ça n’était pas un échec total. Je n’avais rien gagné, rien du tout, mais, surtout j’avais vu d’autres personnes gagner de l’argent, en faisant exactement la même chose, certains avaient même gagné beaucoup d’argent. J’ai vu des chèques de 15 000 $ envoyés par Google AdWord, et aussi tous ces gens qui gagnaient des centaines de milliers, voire des millions de dollars sur divers marchés. Et moi, je n’arrivais pas à vendre un seul eBook comme affilié, et j’ai commencé à me demander pourquoi je continuais à écrire sur ce blog tous les jours. Et, ça m’a pris quelques heures, mais j’ai fini par me dire: "Tu ne fais pas ça que pour l’argent, tu le fais parce que tu aimes ça, ton public grandit, etc… Alors, continue à le faire pour le plaisir et on verra bien où ça nous mène. Car c’est quand on arrête de prendre du plaisir qu’il faut penser à s’arrêter. Note d’Olivier : Yaro n’avait pas à l’époque tout le savoir qu’il a maintenant. Pour vous éviter le même genre de déconvenue, consultez la vidéo sur la monétisation que j’ai créé pour vous
Donc, j’ai quand même fini par vendre un livre 24 heures plus tard je crois, et quelque chose comme 5,6,7 ou 8 ventes sur la semaine qui a suivi, pour un revenu total d’environ 200 $ sur cet unique post sur mon blog, et, c’était plutôt excitant. Je suis donc passé de la déprime de n’avoir fait aucune vente à, “Ok, je n’ai pas fait les 10% de conversion prévus, j’ai plutôt fait dans les 1 ou 2% de conversion de mon public”, et j’ai d’ailleurs appris plus tard que c’est un chiffre assez standard dans le domaine du marketing Internet. Je me suis dit, "Ok, si je peux vendre mon livre à 1% de ces 500 lecteurs. Est-ce que ça marcherait aussi avec 5000 lecteurs?" ce qui signifierait 50 ventes, au lieu de 5. Et si j’avais 10 000 lecteurs, ça ferait 100 ventes. J’ai fait mes comptes, et comme mon public continuait à grandir, j’ai décidé de le refaire une fois par semaine en espérant gagner quelques milliers de dollars à chaque fois. Le potentiel était intéressant et j’aimais écrire, alors j’ai continué à le faire, et, à la fin de l’année 2005 je gagnais environ 1000 dollars par mois, entre le marketing affilié et la vente de publicités, et, à ce moment-là, je me suis dit “je prends encore du plaisir à le faire et j’aime l’idée de continuer à faire grandir mon public”, et j’aimais aussi beaucoup étudier le marketing Internet et raconter mes expériences. Mais, ça n’avait pas encore remplacé mon business de proofreading et je continuais donc à gérer ces deux sites simultanément.
Olivier : Ok, est-ce que travaillais dur à ce moment-là, pendant les débuts de ton blog?
Yaro : C’est certainement là que je travaillais le plus, en termes d’heures. Je n’aime pas beaucoup le mot "dur" car, quand on aime ce qu’on fait, ça n’est pas dur, et tu oublies le nombre d’heures que tu y consacres. Alors, c’est certainement à ce moment-là que je travaillais le plus longtemps chaque semaine, mais, parce que c’était aussi le moment où j’étudiais le plus, tout en mettant en application ce que j’apprenais. Et j’écrivais beaucoup plus sur mon blog à cette époque que je ne le fais maintenant. Probablement parce que j’avais plus de choses, plus d’histoires à raconter Par exemple, je voulais, à l’époque, raconter mes 7 années passées d’expérience et tout mettre dans mon blog. Je voulais parler de mon business de proofreading, de mon site d’échanges de cartes, et, j’avais aussi commencé à investir dans de nouveaux sites Web, dans de nouveaux business et je voulais aussi raconter tout ça. En gros, j’avais beaucoup de choses à dire, et très envie de les dire, alors, il me fallait publier tous ces articles et, bien sûr, j’apprenais de nouvelles choses, et, à chaque fois, que je voyais que quelqu’un avait de bons résultats, je voulais essayer de faire quelque chose de similaire. Donc, je travaillais plus que maintenant, mais je ne travaillais pas aussi dur qu’en 2007, c’était vraiment la période la plus difficile et je vais vous dire pourquoi, si ça t’intéresse…
Olivier : Oui, bien sûr, raconte-nous! Yaro : OK, alors, en 2005, c’était ma première année, mon public grandissait doucement et, fin 2006, j’avais environ 3000 lecteurs sur mon RSS feed, et également un trafic assez intéressant, et j’avais commencé, début 2006 à créer une mailing list. J’avais 3000 personnes abonnées à ma newsletter, et j’avais donc accès à environ 6000 personnes, si on combine la newsletter avec le lectorat de mon blog, ce qui était une certaine avance sur les autres blogueurs qui écrivaient sur les mêmes sujets que moi. Mon blog était parmi les 10 meilleurs blogs à l’époque et j’étais dans une position où j’étais devenu une référence, ce qui était bizarre, car j’avais passé ces deux années à partager ces histoires parce que j’aimais ça. Mais, mes lecteurs apprenaient beaucoup et me considéraient à présent comme un expert. On a commencé à m’inviter à des conférences, ou à me demander des interviews comme celle que nous faisons maintenant. Je n’ai d’ailleurs aucune idée du nombre d’interviews que j’ai donnée au cours des 6 dernières années, et je ne sais pas si tu as connu la même chose Olivier, mais, quand on te demande des interviews, tu commences à te dire, “les gens veulent vraiment savoir ce que j’ai à dire”. Même si, en fin de compte, l’important n’es pas là, et tout le monde me répétait, encore et encore, "Vends un produit". J’avais fait du marketing d’affilié, j’avais vendu de la publicité et je m’en sortais très bien avec ces méthodes. Au bout de deux ans, je m’approchais d’un revenu mensuel de 5000 dollars, à peu près autant qu’avec mon business de proofreading. Olivier : À ce moment-là, est-ce que tu avais un produit à vendre sur ton blog? Yaro : Non. Olivier : Donc, c’était juste les commissions affiliées et la vente de pubs. Yaro : Oui, c’est tout à fait ça. J’ai toujours été très dépendant du revenu généré par la publicité. Dès les 6 premiers mois de mon blog, j’avais déjà commencé à vendre des pubs, pour gagner un peu d’argent. Et aujourd’hui encore, même si ça ne constitue pas mon revenu principal, je gagne 2000 ou 3000 dollars chaque mois grâce aux pubs sur mon site. Et, s’il y a une promotion pour les affiliés et que tu peux gagner 500 ou 1000 dollars supplémentaires, c’est toujours intéressant. Je ne peux pas dire que c’était très constant car cela pouvait aller de 2000 à 4000 dollars d’un mois à l’autre, mais, en moyenne, ça suffisait pour en vivre. Et ça égalait les revenus de mon site de proofreading. C’était un signe pour moi, je me suis dit que cela pouvait devenir mon vrai business et que je devais trouver une solution pour le faire croitre car je prenais beaucoup de plaisir à y travailler. En effet, contrairement à mes autres business, j’avais encore envie de travailler sur mon blog. Et, ce qu’on m’a dit, c’est qu’il fallait que je commence à vendre mon propre produit, parce que si tu arrives à gagner de l’argent en vendant les produits des autres, alors, tu en gagneras certainement beaucoup en vendant tes propres produits. Et, pour diverses raisons, je n’avais jamais consacré d’énergie à un projet de ce genre. Je suppose que j’étais trop occupé par les promotions affiliées et mon étude du marketing Internet Donc j’ai commencé à écrire un E-Book, ça m’a pris 9 mois pour écrire 75% d’un E-Book, ce qui est totalement ridicule. Tout ce temps investi, pour si peu de résultats, et en fin de compte, j’aurais pu vendre cet E-Book pour 20 $, ça n’est pas un chiffre d’affaire très intéressant. Mais, on commençait alors à voir des produits avoir beaucoup de succès, on vendait des sites à adhésion payante, des cours sur Internet, ce genre de choses Et puis, un jour, un de mes mentors, a fini par me mettre un coup de pied aux fesses, Andrew Grant, de Andrew and Daryl Grant team. Ils sont spécialisés dans les E-Books, mais ils géraient aussi plusieurs sites où l’adhésion était payante et, d’ailleurs la majorité de leurs revenus, à ce moment-là, venait du prix de ces adhésions, comme par exemple, 15 $ par mois pour avoir accès à un cours online. C’est donc leur propre réussite, et celles d’autres nouveaux produits qui m’a convaincu de me lancer. J’ai d’ailleurs acheté un de ces nouveaux produits, la première édition de "Business Growth System" de Rich Schefren. C’est d’ailleurs avec cette édition qu’il a sorti Le "Internet Business Manifesto" qui, tu t’en souviens peut-être, a eu un très gros impact sur la communauté des marketeurs online, à cause de sa couverture, qui montrait un organigramme de toutes les activités que devait réaliser un marketeur online.
Une image très choquante, pour nous tous.

Couverture du “Internet Business Manifesto” de Rich Schefren, publié en 2007 Olivier : Oui, on a tous réalisé, "C’est vrai que c’est moi qui fait tout ça c’est pas étonnant que ça soit difficile" Yaro : Je pense que si je n’ai pas été aussi choqué que les autres par cette image, car je ne faisais pas comme les autres marketeurs, qui essayaient de faire un million de choses à la fois. Je me concentrais seulement sur le fait d’être un bon blogueur, alors, j’écrivais simplement ma newsletter, j’écrivais mon blog, je n’avais pas de produit à vendre. Je n’avais pas un emploi du temps de dingue, je ne faisais pas des dizaines de choses à la fois, mais, je savais que je devais automatiser ce business. Je l’avais déjà fait pour mon site de proofreading. Et je savais que ça pouvait être très efficace, mais, je n’avais pas de produit, et ça ralentissait ma croissance, et c’est donc à ce moment-là que j’ai décidé, c’était en janvier 2007: “Ok, c’est maintenant que je dois lancer un système d’adhésion sur mon site Je vais démarrer un programme d’entrainement: "Comment vivre de son blog en travaillant 2 heures par jour". C’est à peu près où j’en étais à ce moment-là, je n’avais besoin d’écrire un nouvel article tous les 2 ou 3 jours et ça me prenait environ deux heures à chaque fois, et, ça suffisait pour faire vivre mon blog. Alors, j’ai lancé mon concept: "Comment gagner entre 5 000 et 10 000 $ par mois en ne consacrant que deux heures par jour à votre blog". J’ai commencé à réfléchir à des noms de domaines, à des noms de produits, et j’étais déjà tombé plusieurs fois sur le nom "Mastermind". Je crois que c’est Eben Pagan qui l’avait utilisé en premier, avec son programme "Guru Mastermind", alors, je me suis dit que j’allais appeler le mien "Blog Matermind", je trouvais que ce nom sonnait plutôt bien. Et, j’ai donc enregistré ce nom de domaine, je savais alors, car j’avais vu le succès du ‘Business Manifesto" de Rich Schefren, qu’il me fallait sortir un rapport en PDF, et, je savais, grâce au "Product Launch Formula", de Jeff Walker qu’il me fallait faire un lancement digne de ce nom. Je voulais donc combiner ce que j’avais appris de Rich Schefren, Eben Pagan, Jeff Walker et aussi Andrew et Daryl Grant en Australie et mes propres expériences et connaissances, pour créer un produit sur le marché des blogs. Et, j’ai eu le bonheur, encore une fois, d’être parmi les tout premiers à lancer un tel produit, en tout cas un des premiers qui avait déjà un public. Je me suis donc mis au travail, et en un mois environ j’avais écrit le rapport "Blog Profit Blueprint", un rapport gratuit, que je voulais utiliser lors du lancement. J’ai contacté quelques amis blogueurs, qui sont alors devenus des affiliés, pour leur révéler la date du lancement. J’ai mis en place le site payant pour les membres avec WordPress, j’ai demandé à quelques amis informaticiens de constituer mon équipe technique pour m’aider à tout mettre en place. Et j’ai d’ailleurs utilisé "Buttefly Marketing" lors de tous premiers temps de mon programme Et, comme je te l’ai déjà raconté, j’avais aussi déjà créé, à cet instant, environ 10 % de mon programme… ma première leçon était déjà prête, j’avais déjà enregistré 5 interviews, mon forum était prêt, ainsi qu’une série de 10 documents audio sur "l’état d’esprit". J’avais pas mal de contenu à proposer, mais, le reste des leçons n’allait pas être disponible lors du lancement, je voulais les créer au fur et à mesure que de nouvelles personnes rejoindraient mon programme et j’ai alors fait mon lancement, c’était, je crois en Avril ou Mai 2007, peut-être même plus tard, en Juin peut-être… oui, je crois que c’était en Juin. Et, ça a plutôt bien marché. C’était très stressant. C’est certainement le lancement le plus stressant de ma carrière… Peut-être parce que c’était le premier, surement aussi parce que je m’étais trop mis la pression. Je crois que je m’attendais à ce que tout aille plus vite que ce qui s’est réellement produit. J’avais étudié de près beaucoup d’autres lancements, et tous avaient une grosse équipe, mais, dans mon cas, j’étais tout seul à écrire des posts, répondre aux emails et aux commentaires, etc… pour faire vivre et alimenter "Blog Profits Blueprint". Olivier : Ça n’était pas un lancement en interne? Yaro : Non, c’était un lancement public Olivier : Ok, tu ne voulais pas le tester avant? Avec la liste dont tu disposais déjà? Yaro : Et bien, ma logique ici était la suivante, Je suivais à la lettre, aveuglément, “Product Launch Formula" . Et je suivais aussi de près les mêmes étapes que les 6 ou 7 autres lancements que j’avais étudié sur les 2 dernières années. Et, je n’avais pas envisagé de faire un lancement en interne, ça ne m’avait même pas traversé l’esprit en fait.  Je crois que c’était, en partie, parce que je voulais sortir mon produit aussi rapidement que possible et, je me suis dit  – pas sur le moment, c’est quelque chose que j’ai réalisé ensuite – un lancement interne peut être très efficace en termes d’études et de recherches, mais, cela signifie aussi que les ventes faites pendant ce lancement interne sont des ventes que ne feront pas tes affiliés… Tu empiètes sur leur public. Et je voulais surtout que mes affiliés puissent gagner autant d’argent que possible, car j’étais sûr que c’était le meilleur moyen de faire le lancement le plus réussi possible. Je voulais que mon "Blueprint" puisse toucher le plus de gens possible d’un seul coup, pour qu’il devienne le sujet dont tout le monde parle sur le marché des blogs, moi compris. Je ne voulais pas qu’il s’agisse d’un phénomène isolé, et, de plus, c’était la première fois qu’un blogueur faisait un lancement en copiant les recettes du Marketing Internet. Je suis même pratiquement sûr que j’étais le tout premier. Je sais que Brian Clark a lancé "CopyBlogger" très rapidement après moi, je crois que c’était le premier qui se concentrait vraiment sur la vente, et, quelqu’un comme Darren Rowse n’avait pas encore fait de lancement alors que son public était bien plus important que le mien . Il se satisfaisait très bien de ne faire qu’écrire son blog, et n’envisageait pas encore de créer son propre cours. Il n’y avait pas encore John Chow, ou ShoeMoney sur notre marché à cette époque. Nous n’en étions encore qu’aux balbutiements et moi, j’avais l’avantage d’être le premier, et aussi d’avoir écrit un très bon rapport, c’était, selon moi, mon plus grand avantage, mon rapport était très bon, j’ai alors réussi à faire doubler la taille de ma mailing list, je suis passé de 6000 abonnés, à 12 000… et même à 15 000, une fois le lancement terminé. Mes revenus ont triplés, en passant de 5 000 à 10 000 dollars par mois à entre 15 000 et 20 000 dollars par mois, et j’avais environ 400 membres, dans le premier groupe de mon programme.  J’avais beaucoup de succès, c’était très excitant… Même si ça a été difficile aussi… Mais, je vais te laisser poser ta question maintenant… Vas-y. Olivier : Donc, c’était pour ce lancement que tu travaillais si dur en 2007 ? Yaro : Euh… en fait, j’ai oublié de mentionner deux autres choses. Le timing était un peu étrange. Ce qui est sûr, c’est que ça n’était pas prévu… C’est juste arrivé comme ça, à ce moment-là, j’étais en train d’acheter ma première maison … en même temps que le lancement démarrait, ce qui peut être une chose assez stressante : les contrats, les inspecteurs, chercher une maison, faire une offre… J’avais mis assez d’argent de côté pour l’apport financier, grâce à mon blog et au business de proofreading et, en plus de tout ça, j’étais en pleines négociations pour vendre mon business de proofreading, car, comme j’avais décidé de me concentrer sur mon blog, Il me fallait vendre tous les autres business dont celui de proofreading. Je négociais avec l’acheteur . Et, comme c’était un business qui générait un chiffre d’affaires à 6 chiffres, je me devais de prendre ces négociations très au sérieux. Et, je devais donc passer par tout ce processus, les contrats, parler avec l’acheteur, etc… et je faisais ça, tout en écrivant sur mon blog, en écrivant ma newsletter, tout en écrivant le "Blog Profits Blueprint" et en préparant le lancement. Je ne savais presque plus où donner de la tête. ça a été 6 mois incroyables… surtout 3 mois en particulier. J’ai lancé mon produit, acheté ma maison et vendu mon ancien business… sur une période de 3 mois… et, autre chose, c’est aussi à ce moment-là que j’ai acheté une voiture neuve, pour la première fois de ma vie! En même temps que tout le reste, Donc c’était une période un peu folle, mais aussi très amusante. Donc, cette année-là a vraiment été une année charnière dans ta vie… Oh, oui. Définitivement. Tout est arrivé en même temps. C’est très rare, au même moment, de faire le lancement d’un produit, acheter une voiture, une maison et vendre un business à 6 chiffres. Donc, c’était un peu dingue. Mais ça m’a aussi complètement lancé, à partir de là, je n’ai fait qu’aller vers le haut. Il y a eu une courte période d’ajustement, après le lancement : j’ai dû gérer la terrible réalité des remboursements. C’est-à-dire, quand tes clients veulent récupérer leur argent. Et, j’ai appris de nouvelles choses pendant cette période, que j’ai pu mettre en application lors des lancements suivants. Mais, à part ça, c’était vraiment une excellente période. Olivier : Ok. Si je me souviens bien, en 2008, tu as commencé un tour du monde? Yaro : Oui, en 2008, c’est bien ça. Olivier : Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus? Yaro : Bien sûr. Tu sais, c’est assez drôle. Beaucoup de gens, lorsqu’ils rêvent de réussir sur Internet, s’imaginent sur la plage, avec un ordinateur portable. Et, ça n’est pas quelque chose qui m’intéressait particulièrement. D’abord, un portable sur la plage, ça n’est pas pratique, mais, ce que je voulais surtout, c’était voyager davantage, et j’étais dans une position où je pouvais gérer mon business de n’importe où avec une connexion Internet. La seule chose qui m’empêchait de voyager c’est que j’avais déjà été plusieurs fois au Canada les deux dernières années. Je vais en général au Canada tous les 2-3 ans, pour voir ma famille, et j’y étais allé en hiver, c’est une saison un peu difficile. Et, cette fois-ci, j’avais plutôt envie de voir l’Europe, et de vraiment pouvoir en profiter, et mon emploi du temps me permettait de partir longtemps. J’ai alors décidé qu’en 2008, je passerais une grosse partie de l’année à voyager, tout en gérant mon business online. J’avais terminé la première version de "Blog Matermind", j’avais lancé "Blog Mastermind 2007", et en milieu d’année, j’avais suffisamment de contenu à y proposer et j’ai pris une décision… intéressante. Je ne sais pas si c’est ton cas Olivier, mais, lorsque j’ai eu 400 membres dans mon programme, je me suis dit “Ok, ce programme doit avoir une fin” et une fois que j’avais décidé que mon cours devait se terminer à un moment donné, principalement pour pouvoir gérer les défections de mes membres, pour éviter les remboursements, j’avais choisi de dire que mon cours durerait 6 mois, pour fidéliser davantage de membres. J’ai donc re-fait un lancement de "Blog Mastermind", mais, cette fois-ci, c’était un cours sur 6 mois, et bien sûr, je voulais avoir un autre produit pour ceux qui terminaient le cours. Je ne voulais pas perdre tous ces clients, parce que je n’avais plus rien d’autre à leur proposer. Et donc, dès que j’ai eu fini la mise en place de "Blog Mastermind", j’ai commencé à dire que j’allais bientôt proposer la suite, “Comment lancer votre propre site d’abonnés, après avoir fidélisé votre public, grâce à un blog”, ou à n’importe quoi d’autre. Et, c’est là que j’ai conçu "Membership Site Mastermind", et, pour ce produit en particulier, j’ai fait un lancement interne. Il n’était d’ailleurs accessible qu’aux membres qui avaient terminé "Blog Mastermind" pour le lancement initial. Et, une fois encore, j’ai d’abord créé le premier module pour créer la suite alors que mes membres avançaient dans le programme et, ça a encore été une période très intéressante car j’avais décidé de voyager, et je voulais avoir créé tous les modules avant mon départ et, ma date de départ était en Avril 2008 et j’avais arrangé mon emploi du temps mois après mois pour être sûr d’avoir terminé les modules et dans ce cas précis, je proposais aussi des vidéos et, je devais m’assoir devant mon ordinateur pour m’enregistrer, ce qui peut être un peu compliqué quand on est en voyage, parce que je voulais que ces vidéos aient une certaine constance. Et, je l’ai fait, j’étais très stressé, mais j’ai réussi à tout terminer avant de partir, ce qui était une très bonne chose et bien sûr, cela signifiait aussi que mon 2e cours était terminé, même si je n’ai pas sorti ce cours pour le grand public avant un moment. J’ai d’abord laissé ceux qui avaient terminé "Blog Mastermind" rejoindre ce programme, s’ils le souhaitaient. Olivier : Donc, c’était vraiment un lancement interne : un lancement exclusivement auprès de ta liste de clients. Yaro : Oui, c’est ça, je pense qu’on peut appeler ça un lancement très segmenté. Mais, ça n’était même pas un vrai lancement, plutôt la continuité d’un même programme. Olivier : OK. ça paraît logique, car tes clients existants sont les plus qualifiés… Ils te font confiance, ont acheté tes produits. Et bien sûr, s’ils ne demandent pas de remboursements, c’est parce qu’ils aiment tes produits, donc, ça paraît logique de leur proposer un nouveau cours. Yaro : Oui, bien sûr, c’était l’idée ici. Je ne voulais pas passer pour un idiot parce que je n’avais rien à proposer aux gens qui avaient aimé mes produits, et voilà. J’ai réussi à tout finir à temps. Et j’ai pris un avion jusqu’aux îles Fidji, avec un ami à moi et, c’est là que je suis tombé malade. Probablement le contrecoup du stress d’essayer de terminer mon programme tout en planifiant un voyage qui n’avait pas de date de fin? Je savais que je partais entre 6 et 12 mois, sans savoir combien de temps j’allais rester dans chaque endroit. Olivier : Oh, tu ne savais pas dans quels pays tu voulais aller? Yaro : Je savais que j’allais d’abord passer par le Canada Olivier : OK Yaro : Puis, ensuite en Europe, mais je ne savais pas où exactement, tout ce que je savais, c’est que je n’aime pas les vols trop longs et c’est pour ça que je voulais faire des étapes sur certaines îles, avant d’arriver en Amérique, et puis, j’avais prévu de prendre le train en Europe. Et de commencer par passer l’été avec ma famille au Canada, et bien sûr de passer quelque temps dans des endroits très cool comme New-York. Et, dans mon planning, il y avait un évènement pour les affiliés de Jeff Walker à Las Vegas en Juillet alors, j’avais prévu d’être au Canada à ce moment-là et d’y prendre un avion pour Las Vegas pour assister à l’évènement. En gros, c’était ce que j’avais prévu pour ce voyage. Donc, Fidji d’abord, je tombe malade… et je reste au lit le temps de me remettre, et ensuite: Hawaii, Vancouver, Toronto, Las Vegas, Chicago, New York, Montréal et Québec. Voilà pour l’Amérique du Nord. J’ai passé quelques mois à Toronto, J’y ai même loué un appartement, c’est là que vis ma famille, j’ai passé l’été là, et c’était d’ailleurs la première fois que j’aimais être à Toronto… Parce que ça n’était pas l’hiver. Un conseil pour nos auditeurs: n’allez pas au Canada en hiver! Olivier : Trop froid ! Yaro : Euh… Oui!
Olivier : OK. Yaro : Ce qui était amusant avec ce voyage, C’est que je faisais mes lancements en même temps, et donc, dans l’appartement que je louais à Toronto en juillet… je ne sais plus si c’était avant ou après mon voyage à Las Vegas, j’ai fait la réouverture de "Blog Mastermind". Je crois bien d’ailleurs que c’était la première réouverture, après six mois de fermeture. Et, je voulais ajouter de nouvelles choses pour ce nouveau lancement et, j’ai donc enregistré des vidéos pour cette campagne, dans cet appartement, avec un appareil-photo très simple. J’étais passé sur Mac à ce moment-là et j’utilisais ScreenFlow pour créer ces contenus pour mon lancement, donc, depuis le Canada, en coordonnant tout ceci avec mon équipe technique en Australie et, ce lancement s’est très bien passé, ça a d’ailleurs été le meilleur lancement pour "Blog Mastermind". J’avais augmenté le prix, le produit était disponible à l’achat dans son intégralité, ça a bien marché. Et le fait d’être au Canada à ce moment-là a rajouté un peu de piment à cette expérience. Et aussi, pendant ce temps, je continuais à écrire mon blog. Je m’en souviens très bien, j’étais à Chicago, j’étais revenu de Las Vegas et je voulais écrire à Chicago, car John Reese faisait le lancement de "Traffic Secrets 2.0", la version Internet de son produit, et c’est un programme que je voulais vraiment promouvoir, et je n’avais que trois jours à Chicago. J’ai donc fini par passer une après-midi entière dans un appartement à Chicago à écrire ma newsletter, et un post sur mon blog au sujet de "Traffic Secrets" et pour le recommander, pendant que j’étais à Chicago, parce que je voulais vraiment le faire . C’est assez amusant, parce que parfois, je prenais plus de plaisir à travailler qu’à voyager. Évidemment, c’est toujours sympa de visiter un nouvel endroit, mais j’aime aussi beaucoup voir les fruits de mon travail alors, assez souvent, je choisissais de rester devant mon ordinateur, et de travailler. Et puis, c’est sympa de s’asseoir dans un café à New York pour écrire ton blog, juste pour changer d’air et se dire: "je l’ai fait". Olivier : Oui, absolument. Moi, par exemple, j’ai vraiment adoré écrire dans une petite île du Pacifique où je me trouvais, c’est toujours tellement mieux d’être dans un endroit magnifique pour écrire plutôt que dans ta maison habituelle. (Note d’Olivier : Pour avoir un compte-rendu complet de mon mois de vacances dans le Pacifique, et comment j’en suis revenu plus riche que quand je suis parti, lisez mon article Gagner de l’argent en prenant des vacances à l’autre bout du monde.) Yaro : Oui, et c’est aussi une très bonne anecdote. Ce type d’image plait beaucoup aux gens. Donc, ensuite, j’ai continué mon voyage, je suis allé en Europe. J’ai vu énormément de choses, je suis aussi brièvement passé par Paris, en Angleterre aussi…
Olivier : C’était la première fois que tu allais en Europe? Yaro : Euh… techniquement non. J’y étais déjà allé avec mes parents à 4 ans. Mais, je ne m’en rappelais pas du tout Olivier : Ah, d’accord… Yaro : Donc, pour moi, c’était vraiment une première. J’ai atterri à Glasgow, j’ai traversé l’Ecosse, puis je suis allé à Edimbourg, Londres, Bruxelles, Amsterdam, Paris, Rome, Venise, Florence, Naples, Athènes, Dubai, Singapour, et finalement, le retour à la maison, à Brisbane. Je pense que c’est à peu près ça… et pendant ce voyage, tout en écrivant ma newsletter et mon blog j’ai fait un autre lancement pendant que j’étais en Grèce, c’était vraiment sympa, j’étais au bord de la mer, à environ une heure d’Athènes, dans une station balnéaire dans la région d’Athènes. Et c’est là, au bord de la mer, avec mon partenaire, Gideon Shalwick, qui lui était en Australie, que j’ai enregistré des vidéos pour le programme, alors que nous préparions ce lancement. Et d’ailleurs, en termes de signatures de nouveaux clients, ça a été notre meilleur lancement à ce jour, environ 1000 personnes ont rejoint ce programme. Olivier : Donc, finalement tu l’as fait! Tu as travaillé sur la plage, avec ton ordinateur portable
Yaro : Euh, j’étais à coté de la plage, mais pas à la plage, Il y a un peu trop de sable pour un ordinateur sur la plage. . J’ai quand même fini par rentrer à la maison, en décembre 2008, après presque 8 mois de voyage autour du monde, et, aussi étonnant que ça puisse paraître, j’avais plus d’argent sur mon compte en banque que quand je suis parti, grâce aux succès de tous ces lancements et de mon blog. C’était vraiment fantastique. Olivier : C’est vraiment le style de vie rêvé pour l’entrepreneur qui réussit sur Internet. Mais, est-ce que tu t’es vraiment amusé? Ça n’était pas trop dur de changer tout le temps d’endroit? Yaro : Et bien, je ne le referais jamais de cette façon… C’était très stressant parfois. J’avais une semaine dans une ville, et une autre semaine dans une autre ville Il faut le temps de s’installer… Mais, je ne faisais pas ça à la légère. Je tiens à dire que je ne restais pas dans des auberges de jeunesse. Je dépensais une partie de mes revenus en louant des appartements dans chaque ville, ce qui n’est pas si cher, en fin de compte. Je pense que c’est même une bonne option pour ceux qui ne veulent pas habiter à l’hôtel. Il suffit d’aller sur un site comme VRBO.com. On trouve des annonces partout dans le monde, de gens qui proposent de te louer leur maison à la journée, la semaine, ou au mois. J’ai fait ça partout où je suis allé, J’ai loué un appartement à Paris, à Amsterdam, à Londres… Olivier : Donc, tu peux louer un appartement pour une seule semaine? Yaro : Oui. C’est ça. Olivier : Ah, je ne savais pas que c’était possible. Yaro : Par exemple, à Paris, on a dépensé quelque chose comme 700 ou 800 Euros pour un appartement. J’aime assez ce système, car tu as ta propre cuisine, donc tu peux te faire à manger, tu n’as pas besoin de toujours manger dehors. 8 mois à toujours manger dehors, ça ne peut pas être bon pour la santé. Bon, disons qu’il y a eu du bon et du mauvais, tous ces voyages m’ont souvent rendu malade, à Fidji, à l’aller, et je suis retombé malade au retour aussi. Tous ces changements c’est génial, tu apprends beaucoup, tu grandis beaucoup, mais c’est aussi très stressant. Parfois, tu arrives dans une ville sans savoir où tu vas dormir, alors tu dois très vite trouver un appartement, un lit où passer la nuit. Tu passes beaucoup de coups de fil, en trainant ta valise derrière toi ça peut devenir assez intense. Mais, dans l’ensemble, ça a été une expérience incroyable. Olivier : Oui, ça a l’air génial… Mais, je ne sais pas si je le ferai un jour, Car on dirait que c’est vraiment beaucoup de boulot (Note : je suis plutôt adepte du fait de rester 2 ou 3 mois dans un pays pour s’imprégner de la culture locale). Et, tu n’es jamais rentré en Australie pendant cette année-là? Yaro : Non, mais tu sais, c’est justement parce que je vis en Australie, et, c’est loin de tout, et donc, c’est mieux de faire tous ces voyages d’un seul coup… Olivier : Ok, et donc, pendant cette année tu n’as vu ni ta famille, ni tes amis en Australie… Ça n’était pas trop dur? Yaro : Euh, non, pas vraiment. Ce qui m’a le plus manqué, c’est ma routine. Mon lit et les cafés où je vais à Brisbane pour écrire mes articles, le quotidien, les plats cuisinés à la maison. Évidemment, j’ai plus manqué à mes parents qu’ils ne m’ont manqué, mais, c’est comme ça pour tout le monde, non ? Mais, ils sont venus rendre visite à ma famille au Canada, et j’ai donc pu les voir pendant ce temps-là.  Et, pour les amis, et bien, je dois dire que c’était une période de transition pour moi à ce niveau-là. Je commençais à me détacher de mes amis du lycée et de l’université et à me faire de nouveaux amis, et, quand je suis rentré, j’ai continué à nouer de nouvelles amitiés et à me découvrir un nouveau cercle d’amis, qui était constitué de davantage d’entrepreneurs, et de personnes qui possèdent leurs propres business, et ce sont les amis que j’ai encore aujourd’hui. C’est donc assez intéressant que cela se soit produit à peu près au même moment. Olivier : Oui, quand on change de vie à ce point-là, c’est normal, à un moment, de se trouver aussi de nouveaux amis. Peut-être pas tous tes amis, mais c’est vrai que, lorsque tu changes d’état d’esprit, tu recherches le contact des gens qui ont le même état d’esprit que toi. C’est une des conditions du style de vie d’un entrepreneur. Yaro : Oui, c’est tellement vrai ! Et, tes amis deviennent aussi les gens que tu peux voir. Je vois la plupart de mes amis pendant la journée alors, que la grande majorité des gens sont au boulot de 9h à 5h, et je pense aussi que c’est très important d’être entouré de gens qui comprennent ton parcours. Olivier : OK, passons à présent à aujourd’hui, Combien d’heures est-ce que tu travailles en moyenne par semaine maintenant? Yaro : C’est une question très intéressante parce que ça change beaucoup. Prenons la journée d’aujourd’hui… Euh… Qu’est-ce que j’ai fait aujourd’hui? J’ai parlé avec une des personnes de mon équipe technique, et nous avons parlé du futur lancement d’un nouveau cours et de la technologie que nous allons utiliser pour ce lancement. Alors, on a discuté pendant que je préparais le déjeuner et ensuite, on a passé une heure devant notre ordinateur pour regarder de plus près diverses choses, et j’ai aussi parlé sur Skype avec quelqu’un qui gère un projet de logiciel pour moi et maintenant, je parle avec toi et c’est tout le boulot que j’ai fait aujourd’hui. Alors, ça doit faire dans les deux heures, peut-être trois heures de travail. J’ai aussi fait mes courses, j’ai regardé l’open d’Australie à la télé, et voilà, c’était le résumé de ma journée. Olivier : Bien, une journée très cool. Et c’est une journée classique pour toi? Yaro : Oui, c’est à peu près à ça que ressemble une journée normale pour moi. Par exemple, je viens tout juste de finir d’écrire un nouveau rapport en préparation pour ce nouveau cours qui va s’intituler "La journée de travail de deux heures", et, étant donné que je veux enseigner aux autres à ne travailler que deux heures par jour, je dois être capable de montrer que c’est possible, et je peux dire très franchement, qu’en moyenne, c’est le nombre d’heures de boulot qu’il me faut pour maintenir mes revenus : deux heures par jour en moyenne, voire moins. Par contre, il y aura des journées où je vais devoir travailler 5, 6, 7 ou même 8 heures. Cela dépend bien sûr de ta définition du travail. Olivier : C’était en fait ma prochaine question, car, j’ai rencontré Jeff Walker il y a quelques jours, à Phoenix et, je lui ai demandé combien d’heures est-ce qu’il travaillait par semaine et, il n’a pas vraiment pu me répondre, il m’a demandé : “Quelle est ta définition du travail?” et c’est une très bonne question et je voudrais te la poser aussi. Quelle est ta définition du travail? Qu’est-ce que tu appelles travail? Yaro : Tu sais ce que j’appelle travail? C’est toutes les choses que je n’aime pas faire, c’est-à-dire assez peu de choses en fait. Par exemple, faire les comptes, avec mon comptable. Tu sais, tous les 3 mois, je dois la rencontrer pour qu’elle puisse obtenir les informations que moi seul peut lui donner et ça n’est pas très excitant pour moi, je n’aime pas beaucoup faire ça. Mais, ensuite, il n’y a vraiment pas grand-chose que je n’aime pas faire du tout. Parfois, je trouve la gestion des emails un peu ennuyeuse, surtout parce qu’ils ont tendance à s’accumuler et ça peut devenir un peu stressant, mais, écrire un rapport, j’adore vraiment ça, j’y prends beaucoup de plaisir. C’est un processus de création, alors, parfois, ça peut ressembler à un accouchement… et être très douloureux. Mais ça devient une douleur agréable. Il y a une grande satisfaction qui accompagne la création et pour moi, l’écriture c’est vraiment ça. Je ne considèrerai jamais ça comme un travail, même si, d’un point de vue conventionnel, c’est ce qui paie mes factures, c’est ce qu’on peut considérer comme mon job, mon business. Donc, certains pourraient appeler ça du travail, et je pense que c’est notre grande chance, en tant qu’entrepreneurs, ce que nous faisons pour le plaisir, est aussi ce qui nous fait vivre, et, nous avons réussi à combiner ces deux choses, ce que la plupart des personnes qui ont des emplois classiques n’ont pas la chance de faire. Mais, c’est notre cas, et si nous le faisons bien, nous pouvons même en retirer des revenus très confortables. Alors, si tu arrives à trouver cette combinaison: quelque chose que tu aimes faire, qui te permet de gagner ta vie, et qui te donne une certaine satisfaction, alors, tu as trouvé ton saint Graal. C’est pour ça que ça m’a pris si longtemps, c’est pour ça que j’ai arrêté le business de proofreading et que j’ai fini par le vendre, c’est pour ça que j’ai vendu mon site d’échange de "Magic" et mes autres sites Web. Parce que, même s’ils me rapportaient de l’argent, ils me demandaient aussi du travail, dans le sens que, les différentes choses qu’il me fallait faire pour gérer ces business n’étaient pas des choses que j’avais envie de faire, elles ne me passionnaient plus. Et c’est précisément ma définition du travail. Alors, j’ai vendu ces business, parce que j’avais découvert que j’aimais le blogging, écrire, enseigner et, aussi, aider les autres et que je pouvais gagner ma vie grâce à ça. Et, ça n’est pas ce que j’appellerais du travail. C’est une distinction très importante à faire car, la plupart des gens qui ont des emplois classiques ne la comprennent pas. Ils font seulement la distinction entre les vacances et le travail. Et moi, et les autre entrepreneurs comme toi-même je suppose, nous ne savons pas ce que c’est qu’être en vacances, ou que travailler, c’est simplement notre vie. Olivier : Oui, j’aime beaucoup cette définition. Mais, si on s’en tient à cette définition, nous ne travaillons pas deux heures par jour, nous travaillons moins, parce que, quand nous écrivons un article, nous adorons ça. Yaro : C’est vrai, mais je pense que, pour les nouveaux venus dans notre monde, ils veulent considérer le temps passé devant leur ordinateur, à construire leur business, comme du travail, et, ils veulent savoir combien de temps cela va leur prendre. Et, je peux leur dire: moi, il me faut deux heures pour écrire un article ou une section dans mon rapport, ou répondre à une interview pour qu’elle soit publiée, ou, répondre à un email pendant une heure, ou passer du temps à discuter avec un de mes partenaires. Et, c’est ce que la plupart des gens va considérer comme du travail et de cette façon, ils peuvent déterminer combien de temps il va leur falloir travailler s’ils veulent suivre ton exemple. Olivier : Oui, je comprends tout à fait, et je suis tout à fait d’accord, Si tu aimes ce que tu fais, ça n’est pas du travail. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai revendu ma première entreprise. Je ne l’aimais plus, tout simplement, et c’était devenu un travail très difficile pour moi. Et c’est aussi pour ça que j’ai créé ma première entreprise online, parce que je voulais me libérer de tout cela et vivre de mes passions, alors, je pense qu’on peut dire qu’on est d’accord sur ce sujet
Yaro : Oui, tout à fait. Olivier : Et je pense que nous avons évoqué beaucoup de choses très intéressantes en parlant de tes succès et de tes expériences, alors, pour conclure cette interview, est-ce que tu peux donner à ceux qui nous écoutent et qui veulent créer leur blog, un conseil pour avoir du succès ? Quel serait ton premier conseil pour eux? Yaro : OK… C’est une question que je me pose très souvent : Qu’est-ce qui fait le succès d’un blog? Et, c’est essentiel pour moi de bien le comprendre car, c’est ce que j’enseigne aux autres, et c’est pour le savoir qu’on lit mon blog, mais aussi parce que ce secteur a changé. Quand on me demande ce que j’ai fait avec mon blog en 2005, pour savoir si cela pourrait encore marcher, pour pénétrer un marché qui est beaucoup plus dense aujourd’hui que lorsque j’ai démarré. Je pense que les règles fondamentales sont encore d’actualité pour s’assurer du succès de son blog, et, je suis vraiment convaincu que n’importe qui pourrait les mettre en application et trouver le succès sur ce marché. Elles se basent toutes sur un ingrédient essentiel: La valeur. Tu sais, la valeur est une chose assez subjective. Tout le monde a sa propre définition de ce qui a de la valeur.  Et ton boulot, en tant que blogueur, qu’entrepreneur, ou pour n’importe quel autre business, c’est de créer quelque chose que suffisamment de gens vont juger comme ayant de la valeur et de pouvoir en créer un business, ou n’importe quoi d’autre. Alors, tu peux supposer que ce que tu as à dire peut intéresser suffisamment de gens, ou, tu peux être un peu plus malin, et pénétrer un secteur ou un marché, où il est reconnu qu’un besoin, une demande ou un simple désir existe déjà. La meilleure idée selon moi, consiste d’abord à trouver une niche marketing où beaucoup de personnes se retrouvent. C’est ce qu’Eben Pagan a appelé les "MégaNiches". Ces MégaNiches peuvent te servir de repère. C’est un secteur très large que tu peux commencer à étudier, lorsque tu cherches à savoir si le sujet qui t’intéresse peut devenir un blog qui a du succès. Les Méga Niches correspondent à : "Santé et bien-être", "Relations amoureuses et Séduction" et "Argent et Finance". En gros, les trois sujets les plus populaires auprès des êtres humains dans leur ensemble. Nous voulons survivre, être en bonne santé et avoir une vie agréable. Nous nous intéressons au sexe et aux relations avec autrui, et nous voulons gagner de l’argent et être à l’abri du besoin financièrement. On peut en proposer une hiérarchie, mais, en fin de compte, ce sont les trois sujets qui nous intéressent le plus. Il y a une autre catégorie que l’on peut aussi ajouter, et qui ne fait pas vraiment partie de ces 3 niches, c’est celle des "passions irrationnelles", …les passions pour lesquelles personne ne se met en danger physiquement, pas comme dans certains cas… Par exemple, il y a des gens qui sont complètement fanatiques de sport, des gens qui sont dingues de technologie, de mode. Certaines femmes avec les chaussures…. Il y a des femmes qui ont une passion débordante pour les chaussures. Ces gens sont si passionnés qu’ils cherchent de nouvelles informations sur Internet chaque jour et font aussi des achats online. Donc, évidemment, il s’agit de marchés à explorer, et je pense vraiment qu’on peut tout réduire à ces 4 sujets. Les 3 Méga Niches et les passions irrationnelles. Et c’est là dedans qu’il faut trouver le marché qui va te faire gagner de l’argent. Il faut identifier les marchés porteurs et combiner ceci avec ce que tu sais déjà faire, ce que tu es prêt à apprendre, ou ce dans quoi tu as déjà une expérience… et l’appliquer dans la niche où tu auras identifié des besoins auxquels tu peux répondre. Et si tu arrives à combiner ces deux concepts: une chose qui te passionne, et que tu es prêt à travailler pour produire de la valeur, dans un secteur qui intéresse beaucoup de gens… Alors, tu vas avoir du succès… Si tu apportes constamment une valeur à ce secteur. Et, pour y parvenir, il suffit de donner aux gens ce qu’ils veulent sur un des trois formats utilisés sur Internet: Texte, Vidéo et Audio. Tu peux faire ce que tu veux, Tu peux n’en utiliser qu’un ou les trois. Moi, j’utilise les trois, même si la majorité de mes productions sont des textes. Et, continue à répondre aux questions que les gens se posent et, ils commenceront à te faire confiance, à te suivre et à te lire tous les jours. Et, tu pourras ensuite créer une newsletter et commencer à recommander des produits ou même vendre tes propres produits. Et aussi mettre des pubs sur ton site, si ton public est assez important et voilà, c’est tout… J’ai beaucoup d’exemples à donner, parmi mes membres, les étudiants qui ont suivi mes programmes. Certains ont créé de très bons blogs, sur des marchés intéressants. Par exemple, Mitch est sur la niche du sport universitaire. Il a choisi une niche "irrationnelle" et il y a créé son blog. Fran, s’intéresse aux médecines parallèles, ça avait commencé comme un blog sur le traitement de l’acné… Ce sujet se retrouve dans le secteur de la "Santé" et l’acné intéresse beaucoup de monde, les personnes qui veulent s’en débarrasser sont très motivées pour trouver les réponses à leurs problèmes de peau. et… il y aussi mon ami Alborz Fallah, qui est sur le marché des voitures, c’est un marché où le potentiel irrationnel est très important, de nombreux gens en Australie s’intéressent aux voitures. …Leigh Peele, son blog se concentre sur la perte de poids, c’est une coach personnelle, Spécialiste de la perte de poids. Elle a écrit beaucoup de choses sur la question, elle l’étudie énormément. Elle donne beaucoup, et elle aide des gens, grâce à son site et à ses Ebooks, à perdre du poids. Son marché correspond aussi à la catégorie "Santé et Bien-être". Ce sont tous des exemples de personnes qui ont trouvé un public, ont eu du succès et ont gagné de l’argent. Et, tu en es un également Olivier. Tu l’as fait dans un marché qui est très similaire au mien. Mais, tu le fais… en français.   Olivier : Oui, exactement. Merci pour ces très bons conseils. C’est exactement ce que j’enseigne dans mon livre, et dans mes cours online “Comment vivre la vie de vos rêves grâce à votre blog”. Donc, on peut dire qu’on est complètement d’accord à ce sujet et… un des avantages que l’on a sur le marché français, c’est qu’on peut trouver l’inspiration, en regardant ce qui se fait sur le marché anglo-saxon pour voir qu’elles sont les niches qui sont déjà surchargées ou pas de blogs en français. Et, c’est vraiment un très gros avantage pour nous. Et c’est ce que j’ai fait, ça paraît évident… Ensuite, il suffit de le faire de manière intelligente et de définir une stratégie de mise en application sur le marché français. Mais c’est vrai, qu’en tant que blogueurs non-anglophones, nous avons vraiment un énorme avantage. Alors, Merci beaucoup Yaro pour toutes tes anecdotes et tous tes super conseils. Je suis très content de t’avoir interviewé aujourd’hui. Yaro : Merci, j’étais très content de participer. Olivier : Alors, merci encore et peut-être à bientôt pour une nouvelle interview… Yaro : J’en suis persuadé, à très bientôt Merci. Olivier : Au revoir

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Thu, 17 Feb 2011 13:00:00 +0100 http://www.olivier-roland.fr/items/view/13/interview-comment-yaro-starak-celebre-blogueur-australien-gagne-40-000-par-mois-en-travaillant-2-heures-par-jour