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April 15 2013, 5:00pm
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Interview: Sonia Simone de Copyblogger sur l’art de se connecter avec plus grand que soi et se distinguer
TweetSonia Simone est co-dirigeante et copropriétaire du blog Copyblogger, célèbre blog anglo-saxon et poids lourd du copywriting et du marketing appliqués aux blogs, fort d’une audience de plusieurs centaines de milliers de visiteurs mensuels et d’un chiffre d’affaires de plusieurs millions de dollars en combinaison avec leurs logiciels comme le célèbre “faiseur de thèmes WordPress” [...]
February 15 2013, 2:30pm
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Défi Livre 2013 : un nouveau challenge
La maison d’édition avec qui j’ai signé : Les éditions Leduc. Ce sont eux par exemple qui ont publié GTD – s’organiser pour réussir ou les livres de Robert Greene comme le célèbre Power – les 48 lois du pouvoir. Vous l’avez compris, mon grand défi 2013 sera d’écrire et de publier un livre papier [...]
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December 26 2012, 3:54pm
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Tire-toi une bûche 01 : Paris, livres, voyages, etc.
Je profite de mon séjour à Paris pour rencontrer de nombreux blogueurs, entrepreneurs, clients et partenaires. Parmi ceux-ci, Michael Ferrari du blog Esprit Riche avec qui j’ai décidé de faire une expérience : faire une émission sympa, décontractée dans laquelle nous discutons à bâtons rompus de sujets divers liés à l’entreprenariat, le blogging, notre actu… et de hors-sujets ! Donc tirez-vous une bûche, mettez-vous à l’aise, c’est parti :
Ressources dont nous parlons dans la vidéo :
AirBnB Home Exchange Livres :
The Lean Startup Le But (chronique sur Des Livres Pour Changer de Vie) The E-myth Mastery La semaine de 4 heures (chronique sur Des Livres Pour Changer de Vie) Pouvoir Illimité
Qu’avez-vous pensé de cette émission ? Est-ce que vous aimez ? Est-ce que vous détestez ? Y a t-il des choses que nous pourrions améliorer ou changer ? Dites-le nous dans les commentaires !
October 12 2012, 9:00am
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Combat en altitude : la bande annonce !
La vidéo du duel aérien sera bientôt sur vos écrans. Restez branchés !
February 13 2012, 11:17am
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Interview : Comment Cédric Annicette est devenu libre grâce à son blog
Vous pouvez regarder l’interview sous forme de vidéo ou le télécharger en MP3 si vous maitrisez bien l’anglais, ou le télécharger dans iTunes. Transcription texte de l’interview : Olivier Roland : Bonjour et bienvenue dans cette nouvelle vidéo de Blogueur Pro. Je suis actuellement à Paris avec Cédric Annicette de Business Attitude Bonjour Cédric. Cédric Annicette : Salut ! Olivier Roland : J’ai voulu interviewer Cédric parce que j’ai vu pendant le lancement de Bloguer et Gagner d’Aurélien Amacker un reportage qui avait été tourné pour Le Monde, si je me rappelle bien. Cédric Annicette : Tout à fait, au début 2011 Olivier Roland : Qui disait que Cédric gagnait 1500 euros par mois avec son blog Business Attitude et quand je l’ai rencontré au Web Deux Connect je lui ai dit : il faut absolument que je t’interviewe parce que ça m’intéresse des blogueurs français qui gagnent déjà un revenu complet à partir de leur blog. Alors est ce que tu peux te présenter rapidement pour ceux qui ne te connaissent pas ? Cédric Annicette : J’ai une formation classique d’ingénieur. Comme beaucoup de blogueurs, j’ai l’impression en France : école d’ingénieur après BAC en cinq ans. Je suis sorti de là, j’ai été à Londres directement j’ai commencé à travailler. J’ai bien profité ! Je me suis bien amusé mais je n’arrivais pas à gagner de l’argent, à m’enrichir. Donc je suis rentré à la maison en France fin 2008, et j’ai commencé à travailler en tant que consultant, et c’est vraiment là que j’ai voulu apprendre à m’enrichir. Donc j’ai lu des livres, j’ai rencontré des gens et j’ai commencé à bloguer sérieusement sur mon blog Business Attitude et c’est comme ça que j’ai commencé à apprendre et ça marche, et j’explique ça sur mon blog. Olivier Roland : Tu l’as lancé quand ton blog ? Cédric Annicette : C’est compliqué. Je l’ai lancé en 2006. Olivier Roland : D’accord. Cédric Annicette : Donc en pleine période Web 2.0. Olivier Roland : Oui, ça fait partie de l’époque héroïque. Cédric Annicette : Tout à fait. Olivier Roland : Il n’y avait pas beaucoup de blogs à l’époque. Cédric Annicette : C’était Loïc Lemeur… Olivier Roland : Oui, c’était surtout les blogs technologiques. Cédric Annicette : Oui. Web 2.0 à fond, tout à fait. C’était Adsense le seul moyen de monétiser. Donc j’ai commencé en 2006, et mon blog s’appelait cedric-annicette.info. Olivier Roland : D’accord. Cédric Annicette : C’était plus un blog vraiment généraliste, où je parlais de tout et de n’importe quoi. Il y avait aussi une partie où l’on pouvait télécharger mon CV. C’était un petit peu l’étudiant ingénieur qui voulait faire un blog personnel pour trouver un emploi plus facilement. Olivier Roland : D’accord. Et ça a marché ? Cédric Annicette : J’avais un tout petit peu de trafic. Non, non. Puisqu’après je suis parti à Londres et on n’a pas besoin de ça pour trouver un job dans notre catégorie à nous, dans l’informatique. On n’a pas besoin de ça, il y a beaucoup de demandes. Donc en 2006, cedric-annicette.info. Et 2008, quand j’étais à Londres, j’ai changé le nom du blog en Business Attitude et c’est là qu’elle a vraiment commencé à décoller. Olivier Roland : Ok. Pourquoi as-tu créé Business Attitude en 2008 ? Qu’est-ce que tu t’es dit ? C’est un marché sur lequel je veux me lancer ou tu voulais juste parler à propos de… ? Cédric Annicette : Non, vraiment, au début ce n’était pas forcément pour gagner de l’argent, c’était plus pour parler, dire ce que j’avais à dire et apprendre en fait. C’était comme un petit calepin : j’ai appris ça sur l’immobilier, hop, je vais le marquer sur le blog. Comme ça j’aurai une note, c’est chez moi, je peux revenir voir. Et au fur et à mesure, les gens venaient et commentaient. Donc j’étais en interaction avec eux et j’ai beaucoup appris comme ça. J’ai vraiment beaucoup appris grâce au blog, l’échange que j’ai eu avec les gens, j’ai rencontré beaucoup de personnes en live : des entrepreneurs, des investisseurs vraiment exceptionnels, grâce au blog. Après, au fur et à mesure, j’ai publié de plus en plus, le trafic est monté, j’ai lancé mon premier produit en 2010. Voilà. Olivier Roland : Ok, donc effectivement, un blog, c’est un superbe outil de communication qui permet de rencontrer des tas de gens. Quand tu as créé Business Attitude, tu étais encore employé ?
Cédric Annicette : Tout à fait. Olivier Roland : En France ? Cédric Annicette : Non, à Londres. Olivier Roland : Donc c’était à Londres, tu étais à Londres. Et pourquoi Business Attitude ? Un jour, tu t’es dit : je veux créer mon entreprise, ou je veux apprendre à devenir riche, ou je veux apprendre à créer des sources de revenus pour moi et je vais bloguer là-dessus en même temps ? Cédric Annicette : Tout à fait. Olivier Roland : Donc tu as voulu documenter ton processus et partager avec les autres. Cédric Annicette : Tout à fait, oui. Olivier Roland : Tu as commencé par quoi ? Qu’est-ce que tu as fait concrètement comme premier pas pour te créer une nouvelle source de revenus? Cédric Annicette : La première chose, c’est de se créer un fond de sécurité. Olivier Roland : D’accord. Cédric Annicette : Pour être à l’abri, si on a, on va dire, six mois de dépenses courantes de côté, on sait que l’on peut tenir pendant six mois, on peut prendre davantage de risques au niveau de l’investissement. Première chose, se faire un fond de sécurité. J’en ai parlé sur le blog, c’est vraiment les choses basiques pour la finance personnelle. Olivier Roland : En général, on recommande six mois, six mois de salaire. Cédric Annicette : Six mois de salaire, oui. Olivier Roland : D’accord. Cédric Annicette : Six mois, un an pour être bien, et vingt-quatre mois si on veut être vraiment bien. Olivier Roland : Vingt-quatre mois c’est… ! Cédric Annicette : Mais après, les liquidités c’est important pour faire autre chose, pour pouvoir se développer davantage. Donc six mois, un an, c’est bien. Olivier Roland : Pour ça, il faut juste économiser, faire attention. Cédric Annicette : Tout à fait. Et pour ça, on met 10 ou 20% par mois de notre salaire de côté. On l’automatise, on ne se rend même pas compte. « On se paye d’abord », comme disent les gourous. « On se paye d’abord, en premier », après moi je ne suis pas vraiment fan de cette expression-là, parce qu’il y a beaucoup de gourous qui sont un petit peu hypocrites. Quand on dit « se payer en premier », en tant que salarié, on ne peut pas. Parce qu’on a un salaire brut, et en gros c’est l’état qui se sert en premier ! Nous, on se paye en deuxième ! Olivier Roland : Effectivement ! Cédric Annicette : On ne peut jamais se payer en premier en tant que salarié, c’est faux. Il y a beaucoup de gourous hypocrites qui vont te vendre des séminaires à mille euros. Eux, ils s’enrichissent sur ce modèle-là, et ils vont dire qu’il faut mettre 5% de côté chaque mois, et qu’au bout de quarante ans, vous serez millionnaires. Mais personne ne veut être millionnaire au cimetière ! Ce que l’on veut, c’est profiter maintenant, tout de suite. Donc il y a des moyens pour gagner beaucoup d’argent, rapidement, et pas uniquement en mettant 10% de côté chaque mois. Moi, je dis que les 10% de côté chaque mois, c’est bien pour se créer un filet de sécurité, un fond de sécurité, mais c’est tout. Après, il faut passer à la vitesse supérieure. Olivier Roland : Donc c’est ta première étape, ton filet de sécurité. Cédric Annicette : Tout à fait. Olivier Roland : Tu as mis combien de temps pour le mettre en place ? Cédric Annicette : Six mois. Comme je suis rentré de Londres, j’étais chez mes parents donc c’était plus facile. Olivier Roland : D’accord, tu as réduit tes dépenses facilement, tu n’avais pas de loyer à payer. Cédric Annicette : Voilà, tout à fait. Olivier Roland : Donc le loyer est parti dans le … Cédric Annicette : Pas de loyer à payer, pas de nourriture, on va dire que pendant six mois, j’ai mis de côté plus que six mois ! Première étape validée ! Olivier Roland : Alors, ensuite ? Cédric Annicette : Ensuite, c’est un revenu alternatif. Un revenu passif ou alternatif. Donc investir dans l’argent pour qu’il travaille pour toi. Donc immobilier. Olivier Roland : D’accord. Cédric Annicette : Immobilier, je voulais commencer petit, je n’avais pas non plus trop de moyens, donc j’ai été dans un parking. Olivier Roland : D’accord. Cédric Annicette : Donc, comment j’ai eu l’idée, c’est simple. Je me promenais chez moi, à Pontoise –c’est dans le Val d’Oise, je suis né là-bas, je connais bien- donc c’était un jour de marché, le samedi. J’ai vu que les gens klaxonnaient en voiture, ils n’arrivaient pas à se garer, ils étaient vraiment, tu sais, quand on est en voiture, on est vraiment sauvage ! Comme la voiture, c’est une extension de nous-même : on se sent agressé si les gens n’avancent pas ou si on nous colle trop, on devient sauvage au volant ! Et je voyais les gens qui s’énervaient comme ça, qui klaxonnaient et je me suis dit : waouh, c’est quand même pas mal quand même : si j’avais une place de parking dans le coin, peut-être que ça pourrait se louer. Et donc je marchais, et cent mètres plus loin, je voyais un panneau : à vendre, place de parking ! Et je connais bien cette ville-là, je connais bien le coin, c’est important de connaître l’endroit. Et je sais qu’ici, c’est quasiment impossible à se garer. Donc cette place-là était à vendre, et il s’avère qu’elle était en vente depuis longtemps, donc j’ai pu négocier vraiment, je l’ai achetée à un prix ridicule parce que le propriétaire avait déjà déménagé dans une ville voisine. Olivier Roland : D’accord. Tu l’as payée combien ? Cédric Annicette : Cinq mille, je ne sais plus si c’est cinq mille cent ou cinq mille sept cents euros. Olivier Roland : Donc c’est un prix inférieur au prix normal ? Cédric Annicette : Largement, très, très, très largement. Olivier Roland : Alors tu l’as pris sur ton fond de secours ? Cédric Annicette : Je l’ai pris sur mon fond de secours, je l’ai payé cash. C’était histoire d’apprendre vraiment le processus d’acquisition d’un bien immobilier, qui est quand même assez complexe. Olivier Roland : D’accord. Cédric Annicette : Donc sur, un parking, c’est bien parce que ça nous permet d’apprendre sans prendre trop de risque. Olivier Roland : Donc ça c’est 2009 ? Cédric Annicette : Je ne sais même plus, fin de 2008. Olivier Roland : C’est une bonne manière de commencer, effectivement. Au pire, si tu perds, bon… Cédric Annicette : En fait quand on achète un parking à cinq mille euros au château de Versailles, ce sont les mêmes papiers, les mêmes documents. Donc c’est la même procédure, c’est notaire, agent immobilier. Olivier Roland : D’accord. Ah oui. Cédric Annicette : Promesse d’achat, c’est la même chose. Olivier Roland : Mais le notaire est un peu moins cher que sur un immeuble ! Cédric Annicette : Oui, mais il faut quand même passer devant, faut prendre… tu vois ce que je veux dire ? C’est exactement les mêmes papiers, il faut tout parapher. Quand tu as vingt-six ans et que tu fais ton premier investissement, et que l’on te demande de parapher pleins de papiers que tu ne comprends pas, c’est quand même impressionnant. Donc commencer sur un petit parking, c’est assez sécurisant. On apprend bien, on voit bien le processus. Et voilà mon premier investissement ! Olivier Roland : Et alors après, tu as réussi à le louer facilement ? Cédric Annicette : C’est ça. Je me demandais : est-ce que j’allais pouvoir le louer ? Donc j’ai mis une annonce et j’ai eu trois demandes en deux jours, je crois, et donc oui, loué tout de suite. Olivier Roland : C’est impressionnant ! Cédric Annicette : Loué tout de suite ! Olivier Roland : Là, on a quand même quelque chose d’intéressant. Voilà, c’est vraiment une démarche d’entrepreneur que tu as fait : tu as vu l’opportunité, le marché quelque part, et derrière, une manière de combler ce marché donc de répondre aux attentes de marché. C’est dingue que cette place de parking ait mis longtemps à se vendre, c’est fou. Cédric Annicette : Parce que personne ne pensait que cette place de parking-là avait une valeur locative. Alors qu’en fait c’était un actif qui était là, qui dormait. Olivier Roland : Et des opportunités comme ça il y en a partout, tout autour de nous, il suffit de chercher, de bien savoir regarder. Cédric Annicette : Oui. Olivier Roland : Et donc tu as réussi à le louer combien par mois ? Cédric Annicette : Cinquante euros. Donc ce n’est pas énorme. Olivier Roland : Donc en fait ça rapporte… Cédric Annicette : Un peu moins de 10%. Je crois que je l’avais acheté cinq mille cent euros. Un peu moins de 10%… Olivier Roland : 10% par an. Cédric Annicette : …Non, un petit peu plus. Olivier Roland : Donc c’est une excellente rentabilité, c’est beaucoup mieux que laisser dormir les cinq mille euros sur ton livret A. Cédric Annicette : Bien sûr. Donc là, on est en 2011, fin 2011. Le locataire est parti en juillet 2011, le premier locataire, et il est parti parce qu’il déménageait, non pas parce qu’il n’était pas content de la place, parce qu’il déménageait. Olivier Roland : C’est dur de ne pas être content d’une place ! C’est ça qui est bien avec un parking, aucun entretien. Cédric Annicette : Oui, ce n’est que du bitume. Il n’y a pas de charge, il n’y a pas d’électricité. Olivier Roland : C’est une excellente manière de se lancer dans l’immobilier. Cédric Annicette : Il ne pourra jamais percer le lavabo, c’est du bitume ! Et donc il est parti en juillet, non pas parce qu’il n’était pas satisfait, mais parce qu’il déménageait, et donc il m’a payé un mois d’avance, et il est parti. Et moi, je l’ai reloué à quelqu’un d’autre dès qu’il est parti. Donc, en gros, j’ai touché deux loyers au mois de juillet. Et je l’ai donc reloué très facilement, trois ans après, à une dame. C’est une toiletteuse pour chiens dans le coin, parce qu’elle n’arrive pas à se garer tous les jours parce que dans ce coin-là on ne peut pas se garer. Donc, encore une fois, le plus important, c’est l’achat, trouver un bien intéressant. Et donc c’est loué, j’ai touché deux loyers en juillet, et là c’est reloué depuis, le virement a été programmé. Et je sais que je n’aurai jamais de problème avec elle. Olivier Roland : Waouh ! Cédric Annicette : C’est pratique. Olivier Roland : Très bon premier investissement alors. Cédric Annicette : Voilà. Donc les gens vont te dire : tu as eu de la chance, tu as eu deux loyers en juillet, c’est bien. Mais ce n’est pas de la chance, il faut la provoquer la chance. Olivier Roland : Je suis d’accord, la chance, c’est une compétence, il y a une vidéo très connue visible sur YouTube sur ce sujet la mais c’est un autre sujet. Donc d’accord. Ton premier investissement, donc ça tu l’as documenté sur le blog, tu as écrit un article sur ce sujet. Cédric Annicette : Tout à fait. Olivier Roland : D’ailleurs, je sais que sur ton blog, tu vends un livre : Parking Attitude, c’est ça ? Cédric Annicette : Tout à fait Olivier Roland : Sur comment… Cédric Annicette : Comment investir dans un parking.
Parking Attitude, le livre numérique de Cédric Annicette Olivier Roland : Voilà. Donc ça, c’est intéressant : il y a deux manières de gagner de l’argent sur Internet. D’abord, utiliser un procédé pour gagner de l’argent, et ensuite, enseigner aux autres comment gagner de l’argent avec ce procédé-là. Et ça, il y a beaucoup de personnes qui ne le comprennent pas, parce qu’ils ont un peu une mentalité de rareté. Ils se disent : mais si tu enseignes aux autres à gagner de l’argent en utilisant ton procédé, tu vas te créer des concurrents ; sauf que le marché est souvent tellement énorme que ce n’est pas le cas. Je veux, dire ce n’est pas parce que tu apprends aux gens à gagner de l’argent en investissant dans des places de parking que toi, tu ne vas pas voir d’autres opportunités. Cédric Annicette : Tout à fait. Olivier Roland : Le marché est tellement vaste que c’est une excellente manière, très intelligente, de rentabiliser tes compétences. Cédric Annicette : Il y a en a qui pensent effectivement que tout ce qui est argent, business, si tu prends, c’est comme si c’était un gâteau : ils pensent que si tu prends une part du gâteau, tu en auras forcément moins pour l’autre. Alors qu’en fait, moi je pense que l’argent, il y en a assez pour tout le monde. Ce n’est pas quelque chose de fini, ça croit tout le temps. Ce n’est pas parce que je vais faire une bonne affaire-là que forcément il y en aura moins pour les autres. Voilà, je pense comme ça. C’est quelque chose d’infini, l’argent tombe du ciel quand on sait le ramasser. L’argent sourit à ceux qui savent le ramasser ! Voilà. Ma mère me disait quand j’étais petit : arrête, l’argent ne tombe pas du ciel. Elle n’avait pas tout à fait raison, on peut se créer son arbre à argent. Ça demande du travail au début, mais après, l’argent… Olivier Roland : Il faut planter la graine ! Cédric Annicette : Voilà. Olivier Roland : Et après ça pousse Cédric Annicette : … après je trouve que l’argent tombe littéralement du ciel. Moi, je regarde pour mon parking, il est en location depuis 2008 et ça tombe du ciel tous les mois. Donc elle n’avait pas tout à fait raison. Maman, merci pour l’éducation que tu m’as donnée mais, sur ce coup-là… ! Olivier Roland : Donc là on touche à un sujet intéressant, c’est que tu cherches à te créer des sources de revenu passives, c’est-à-dire qui ne te demandent pas de temps de travail en échange de cet argent-là. Cédric Annicette : Tout à fait. Olivier Roland : Donc qu’est-ce que tu as fait comme investissement après cette place de parking ? Cédric Annicette : Beaucoup de bourse. La bourse, j’ai essayé de faire un peu d’achat/revente sur le court terme. Je ne suis pas fan de ça du tout. Pour moi, c’est un peu de la spéculation. Olivier Roland : Et puis ce n’est pas vraiment du passif là, tu dois passer beaucoup de temps devant ton écran. Cédric Annicette : Tout à fait. Donc maintenant je suis plus sur une autre stratégie de dividende, de rendement sur les actions. Olivier Roland : D’accord. Cédric Annicette : Donc tu places de l’argent, la boite a le temps de travailler avec, tu as un investissement et toi, en contrepartie, tous les ans, tu touches un dividende. Olivier Roland : En gros, tu touches un taux d’intérêt sur ton capital. Cédric Annicette : Tout à fait. C’est passif. Donc maintenant, je suis plus sur cette stratégie-là en bourse. Mais, encore une fois, la bourse, c’est limité parce qu’il faut mettre beaucoup, en fait, dès le début. Je considère que quand les gens qui nous proposent de, même avec mille euros, faire fortune, pour moi… Les riches, ils ne deviennent pas riches grâce à la bourse. Ils gagnent de argent grâce à la bourse, ça permet de maintenir leur capital et de fructifier un petit peu, mais ce n’est pas grâce à la bourse qu’ils deviennent riches. Si tu viens, que tu mets un million d’euros en bourse, c’est intéressant. Si tu gagnes 10% sur un million d’euros, c’est bien. Tu viens avec mille euros, tu gagnes 10% en un an, ok, tu as gagné cent euros, tu ne vas pas casser des briques, tu vois ce que je veux dire. Donc non, non. C’est un mythe ça. Les riches, ils ne deviennent pas riches grâce à la bourse. Ils maintiennent leur richesse grâce à la bourse, ils diversifient, ils gagnent un petit peu parce que 5%, 10% sur un gros volume c’est bien, mais ils ne deviennent pas riches grâce à la bourse. Donc non, non. Enfin, moi je conseille aux gens de ne pas trop perdre leur temps sur la bourse pour acheter et revendre au jour le jour, en partant d’un petit montant. Olivier Roland : Donc il y a des moyens d’investir en bourse sans y passer toutes ses nuits, avec les trackers par exemple. Cédric Annicette : Oui, mais les trackers encore une fois, pour moi, c’est bien dans l’optique de se créer un fond sécurité sur l’assurance vie par exemple, tu mets deux cents euros, trois cents euros par mois. Mais après, dès que l’on commence à me dire : oui, mais regarde, au bout de quarante ans, tu auras un millions d’euros. Dès que l’on me dit ça, je ne suis plus d’accord. Parce que je le dis encore une fois : qui veut être riche dans quarante ans ? Personne ! Tu vois. Dans quarante ans… Il faut profiter maintenant. Olivier Roland : Alors quel est ton objectif financier, à toi ? Cédric Annicette : Mon objectif financier ? Il change tout le temps ! Le problème, c’est qu’avec mon blog j’en ai, j’en ai avec l’immobilier, et ça augmente tout le temps en fait. On est de plus en plus gourmand ! Olivier Roland : Parce que je sais que tu as bien aimé -on parlait avant de La semaine de quatre heures de Tim Ferriss- et un de ses conseils phares, c’est de se donner un Target Monthly Income, comme il dit, c’est-à-dire un Revenu Mensuel Cible, qui nous permet d’accomplir nos rêves. Est-ce que tu l’as fait ça ? Cédric Annicette : Mais le problème, c’est que même une fois, quand tu vas l’atteindre, tu vas toujours vouloir aller un petit peu plus loin je pense. Olivier Roland : C’est ça le truc. Quand tu te fixes un objectif. C’est ça, on a toujours envie d’aller plus loin. Cédric Annicette : Avec mon blog, par exemple, Business Attitude, au début c’était : cent euros par mois, je serai content. Après je l’ai atteint, et c’était ridicule. Après tu vises cinq cents, mille, trois mille, tu vois, plus tu passes les étapes, plus tu veux aller loin. Avec l’immobilier, je me suis dit : waouh, si un jour je faisais un achat/revente, si je gagnais dix mille euros, ça serait bien. Et maintenant, je trouve que ce n’est pas tant que ça, tu vois ce que je veux dire. Olivier Roland : C’est ça, alors c’est quelque chose d’intéressant, c’est qu’au fur et à mesure que l’on grandit, au final, notre échelle de comparaison grandit avec. Cédric Annicette : Oui. Olivier Roland : Et des choses qui nous paraissaient incroyables au début, puis ensuite nous nous disons : « bon, c’est bien mais… » Cédric Annicette : Parce que l’on rencontre des gens qui font ça tous les jours et parce moi, l’immobilier, je vois, je connais des gens qui ont cent appartements, deux cents, trois cents. Donc toi forcément, quand tu viens et que tu as un parking et deux appartements à coté, forcément, tu te dis : il y a toujours mieux, on peut toujours faire plus ! Olivier Roland : Alors c’est ça. Le truc, c’est : comment trouver l’équilibre entre être satisfait de ce que l’on a, et quand même, avoir un peu d’ambition, avoir envie de se développer. Parce que ce n’est pas que l’argent, il y a aussi l’envie d’apprendre. Cédric Annicette : Oui. Olivier Roland : De devenir meilleur dans son domaine, de rencontrer d’autres personnes, tout ce genre de chose, et ce n’est pas évident de trouver l’équilibre. Pour les bouddhistes, en gros, je caricature, mais le désir, c’est justement la cause de la souffrance de l’homme parce que l’homme veut toujours plus, et pour être heureux, il faut arriver à briser ça. Et il y a des avis opposés comme Earl Nightingale qui est un célèbre expert du développement personnel aux États-Unis. Pour lui au contraire, le bonheur c’est le désir. Ce n’est pas d’atteindre la destination, c’est le voyage en lui-même. Et il dit : on est plus heureux quand on va au restaurant que quand on en revient. Et pour lui, une fois que l’on a atteint quelque chose, il faut toujours aller au-delà. Alors quelle est la vérité là-dedans, c’est à chacun de la trouver, mais c’est pour ça que ça m’intéresse d’en parler avec toi, parce que quand on réussit dans le business ou dans l’immobilier, quand on commence à gagner de plus en plus d’argent, quand est ce qu’on s’arrête, quand est-ce qu’on profite ? Je pense qu’il faut à la fois avoir envie de ce que l’on a déjà, mais pas non plus se contenter de tout, et il ne faut pas stagner non plus. Il faut essayer de trouver l’équilibre entre profiter de ce que l’on a et en même temps continuer à grandir. Cédric Annicette : Oui. Mais, en fait les gens, ils ne pensent pas vraiment à ça quand ils arrivent sur mon blog parce que ça parle d’argent, mais ce n’est pas l’argent en lui-même. L’argent c’est juste un moyen, mais l’objectif, c’est vraiment le temps. C’est le temps que tu peux avoir. Olivier Roland : Entièrement d’accord. Cédric Annicette : L’argent, on le gagne, on le perd, mais même si tu repars de zéro, tu peux toujours gagner de l’argent, ce n’est pas un problème. Par contre le temps que tu perds, il est perdu, tu ne pourras pas le racheter ? Donc moi, ça va être : aller à la pèche avec mon père un mardi après-midi, un truc que tu ne peux pas faire si tu es salarié. Olivier Roland : C’est profiter de sa semaine. Cédric Annicette : Alors que si tu as de l’argent, tu as du temps, tu peux même aider tes proches. C’est ça vraiment le but : le temps que tu as et ce que tu peux faire, comment tu peux aider les autres. Donc effectivement, si j’ai dix mille euros par moi, cent mille euros, un million c’est bien, mais le plus important, c’est le temps que j’ai, que je peux passer avec mes amis, surtout ma famille et comment je peux les aider. Donc c’est ça le plus important, c’est le temps que j’ai, pas l’argent. Olivier Roland : Alors comment tu penses équilibrer justement ton envie de profiter de ton temps, et en même temps ton envie de croître, parce que pour croitre il faut bosser quand même un peu. Cédric Annicette : Oui. En même temps, je suis aussi passionné par l’immobilier, par le blogging. Olivier Roland : Ce n’est pas vraiment du travail pour toi. Cédric Annicette : Voilà, pas du tout. Olivier Roland : C’est une bonne manière d’utiliser ton temps. Cédric Annicette : Oui. Olivier Roland : C’est ça la clé en fait. Cédric Annicette : Ce n’est pas du tout du travail. Donc moi j’ai généré des revenus comme ça, mais c’est quelque chose que j’adore. Faire un plan sur Google SketchUp qui est un outil en 3D, aller voir les petites annonces, parler avec les agents immobiliers, rencontrer les gens, recevoir des locataires pour du saisonnier, parler avec eux, c’est un truc que j’adore faire. Donc ce n’est pas du travail. Blogger, et donner mes idées, j’adore faire. Donc tu vois, pour moi ce n’est pas un travail. Et plus je vais le faire, plus je vais gagner de l’argent, donc c’est une espèce de cercle vertueux comme ça. Olivier Roland : Tant que c’est comme ça, c’est le bonheur. Cédric Annicette : Voilà. Olivier Roland : Alors ça, c’est intéressant. On ne va pas entrer dans le détail de tous les investissements immobiliers, mais est-ce que tu peux nous dire où tu en es aujourd’hui dans tes investissements ? Cédric Annicette : Donc là on se trouve dans un appartement que j’ai acheté fin 2010, j’ai signé le compromis. Olivier Roland : D’accord. Cédric Annicette : Signé chez le notaire début janvier, deux mois et demi de travaux. Donc ça n’était pas du tout comme ça avant (il montre son appartement) ; si on avait tourné ici il y a de cela encore six mois, on serait comme ça. Parce que l’odeur, c’était vraiment une odeur nauséabonde, il faisait vraiment sombre, les papiers étaient couleur saumon, c’était à la mode dans les années 50, je pense. Olivier Roland : Alors que là, vous pouvez voir que c’est assez classe. Cédric Annicette : Il était vraiment délabré et donc personne n’en voulait. Donc c’était une bonne affaire. On a tout retapé, on a cassé les murs, on a créé une salle de bain. Olivier Roland : Tu as participé aux travaux ? Cédric Annicette : Je venais tous les jours… Olivier Roland : Pour vérifier ? Cédric Annicette : … pousser les gars, parce que sinon ils sont un petit peu tranquilles. Mais moi je n’ai rien fait, je ne suis pas maçon, je ne suis pas électricien, je ne connais rien là-dedans. Non, non, je ne me sers tout le temps des gens qui travaillent pour moi. Olivier Roland : Utiliser les compétences des autres. C’est logique, et puis tu les fais bosser. Cédric Annicette : Ils travaillent, tout à fait. Olivier Roland : Et tout le monde est content. Cédric Annicette : Voilà. Donc maintenant, il est dans un bon état. Donc là, c’est ma résidence principale, et je compte le revendre bientôt. Il y a des périodes pour acheter et pour vendre dans l’immobilier. Là, on va commencer à aller dans l’hiver, ce n’est pas la bonne période pour vendre, plus pour acheter. Je vais revendre en avril. Donc au printemps, quand il commence à faire beau, il y a les oiseaux ! Olivier Roland : Avec une plus-value? Cédric Annicette : Oui, plus de lumière donc ton immeuble parait plus beau. C’est un tout en fait. Si tu ouvres la fenêtre, tu as l’air qui rentre. Et puis on est plus guilleret en avril/mai, on sort de l’hiver, et les gens veulent acheter maintenant, surtout pour avoir signé chez le notaire et pouvoir rentrer au mois d’août/septembre pour être bien avec les enfants ou mieux par rapport à leur travail. Donc il y a vraiment des périodes pour vendre et acheter. Et pour vendre, le mieux c’est, on va dire, à partir d’avril. Olivier Roland : D’accord. Cédric Annicette : Et donc je pense que je vais le vendre à partir d’avril. Et comme c’est ma résidence principale, je n’aurai pas de taxes, d’impôts sur la plus-value. Et actuellement, je compte faire une plus-value dessus de cinquante mille euros nets. Olivier Roland : Sympa ! Cédric Annicette : Oui. Olivier Roland : Surtout que tu as dû sans doute donner un apport, mais ce n’est pas toi qui a financé l’essentiel de l’appartement, c’est la banque. Cédric Annicette : Voilà. J’ai mis treize mille euros d’apport. Mais je vais gagner cinquante mille euros nets. Olivier Roland : Après impôts. Cédric Annicette : Mais je ne compte pas. Je veux dire, je vais récupérer soixante-dix mille euros de trésorerie on va dire. Olivier Roland : D’accord. Cédric Annicette : Mais il y aura cinquante mille euros dedans de résultats nets, en sachant que moi, le travail que j’ai fait vraiment, c’est signer les papiers chez l’agent immobilier pour signer le compromis, signer chez le notaire et signer les papiers avec l’entrepreneur pour qu’il fasse les travaux .L’opération a pris trois mois, mais moi je n’ai pas bossé trois mois, pour gagner cinquante mille euros. Et pour moi, c’est vraiment comme ça que l’on peut gagner de l’argent, c’est en faisant du business comme ça et ce n’est pas en mettant cent euros par mois de côté pendant quarante ans. Cent euros par mois de côté c’est bien pour te créer un fond de sécurité, mais après non. Olivier Roland : Et après il faut investir intelligemment. Cédric Annicette : Là, c’est cinquante mille euros en trois mois et c’est comme ça que l’on peut s’enrichir. Ça demande des efforts. Parce que quand je dis que je n’ai quasiment rien fait dans l’appartement, ce n’est pas totalement vrai. En l’occurrence, il fallait couper l’arrivée d’eau du bâtiment. C’est un bâtiment qui a été construit en 1880. Donc les caves, c’est plein d’amiante, c’est très poreux pour tout ce qui est tuyauterie. Il fallait couper donc l’arrivée d’eau froide, on l’a fait un petit peu à l’arrache. Donc on a été frapper à chaque porte des voisins dans ces cas là parce qu’il faut qu’ils coupent leur machine à laver, parce que sinon, si on coupe l’eau froide brutalement, leur machine peut sauter, et donc on sera responsable. On a été frapper à chaque porte, donc c’est cinq étages, deux bâtiments, donc, tu vois, on ne trouvait pas où est ce qu’était l’arrivée d’eau, c’était compliqué. Une mamie ne voulait pas que l’on coupe l’eau, elle ne comprenait pas. On avait beau lui expliquer que c’était juste pendant trente minutes, elle ne voulait pas : non, non, non, je ne suis pas d’accord ! Olivier Roland : Les vicissitudes ! Cédric Annicette : Voilà ! Donc c’était un petit peu stress. Pendant deux heures, on a galéré pour couper l’eau et finalement, ça c’est fait. Donc c’est du travail. C’est du travail mais c’est pour un gros jour de paye qui va arriver plus tard. C’est seulement deux heures de travail mais ça a payé beaucoup plus tard. Olivier Roland : Oui, c’est ça. Tu as la même approche que Pat Flynn que j’ai aussi interviewé sur le blog, de The Smart Passive Income, qui disait : j’aime bien planter les arbres et créer ma forêt. C’est comme ça qu’il donnait l’image de se créer des sources de revenus passives. Il bosse à un moment sur le truc et après, ça lui génère des revenus quasiment sans rien faire, avec juste un petit peu d’entretien. Alors, est ce que tu as d’autres appartements que tu as achetés ? Cédric Annicette : J’en ai un proche des Champs-Élysées pour faire du saisonnier. Olivier Roland : D’accord. Cédric Annicette : Une location saisonnière. Une maison en Guadeloupe qui est bientôt finie de construire. Olivier Roland : Parce que ton père est Guadeloupéen, c’est ça ? Cédric Annicette : Tout à fait. Donc pour faire d de la location saisonnière là-bas aussi, donc ça marche bien. Là, ils sont en train de finir la charpente. Et voilà. J’ai mon parking. J’ai essayé d’acheter un immeuble aussi en parallèle. Il ne faut pas le dire au banquier ! J’ai essayé de passer en même temps l’appartement des Champs et l’immeuble en parallèle dans deux banques différentes pour jouer sur la capacité d’endettement en fait. Et l’immeuble n’est pas passé, j’ai eu deux refus de la part du courtier, enfin de la part des banques qu’ils ont été voir. C’était un immeuble en province et donc les banques, c’est vraiment une mauvaise période pour elles. Donc on parlait de crise grecque et compagnie, et elles ont sorti des excuses un petit peu bidon du style : ah non, vous voulez investir à Anger et vous êtes à Paris, donc ça ne le fait pas. Normalement, ça n’arrête jamais. Mais voilà, en gros, tous les dossiers d’investisseur tombent un petit peu à l’eau. Donc c’est dommage, je n’aurai pas cette immeuble-là, c’était une bonne affaire. Il y avait cinq appartements dedans, possibilité d’en faire un sixième. Donc c’est dommage. Olivier Roland : C’est le genre de choses qui arrivent. Cédric Annicette : Ce n’est pas grave, l’échec, ce n’est pas grave. Comme dit Mickael Jordan -j’ai mis une vidéo de lui sur mon blog il n’y a pas longtemps- il a fait une pub pour Nike et il disait en gros, il a perdu plus de trois cents matches dans sa carrière. On lui a donné la balle du money time seize fois donc c’est : il doit prendre le shoot. Olivier Roland : Il a balle de match. Cédric Annicette : Voilà. Seize fois il a raté. Il a raté plus de vingt mille tirs dans sa carrière, donc il s’est planté encore et encore et encore et au final c’est pour ça qu’il a eu du succès. Olivier Roland : De toute façon, ceux qui ne se plantent jamais, ce sont ceux qui ne font rien. Cédric Annicette : Voilà. Donc j’ai raté cette affaire-là, ce n’est pas grave, quelqu’un d’autre l’aura, et il y en aura d’autres. Il y en a tous les jours, il y en a plein, donc ce n’est pas grave. Sur le coup, c’est un peu frustrant, vexant, mais ce n’est pas grave. Olivier Roland : Voilà, c’est ça une mentalité d’entrepreneur : l’échec, ça fait juste partie de l’apprentissage ! Cédric Annicette : Voilà. Olivier Roland : C’est même quelque chose qu’il faut, peut-être pas rechercher, mais en tout cas apprécier à sa juste valeur. Cédric Annicette : Normalement, si on fait des efforts, ça devrait arriver naturellement l’échec ! Olivier Roland : Voilà, exactement, vous n’avez même pas besoin de vous forcer, ça va arriver, c’est ça qui est formidable ! Cédric Annicette : Mais ce n’est pas grave, il faut juste se relever si ça arrive. Olivier Roland : Oui. Par contre, il faut quand même prévoir des filets de sécurité pour ne pas se retrouver dans des situations difficiles après les échecs. Cédric Annicette : C’est sûr. Olivier Roland : Alors, ça c’est intéressant, tu as déjà des sources de revenus grâce à l’immobilier, donc aujourd’hui tu gagnes combien avec ton blog ? Cédric Annicette : Entre deux et trois mille euros par mois. Olivier Roland : Waouh ! Cédric Annicette : Ça varie beaucoup. Olivier Roland : Sympa. Cédric Annicette : Enfin, je veux dire, ça monte beaucoup, ça croit beaucoup. En début d’année, c’était plus dans les mille, mille cinq cent. Olivier Roland : Au moment du reportage ? Cédric Annicette : Oui. Olivier Roland : Et alors quel est ton trafic aujourd’hui sur Business Attitude ?
Cédric Annicette : On va dire actuellement, donc un mois, ça va être soixante-cinq mille pages vues et quarante mille visiteurs. Olivier Roland : D’accord. Donc quelle est ta méthode de monétisation ? Cédric Annicette : Moi, je pense qu’il y a trois manières –je ne sais pas si tu en parles toi aussi- de gagner de l’argent avec un blog. Par ordre de rentabilité: la pub, la filiation et la création de tes propres produits. Donc pub, on va dire que c’est mettre des liens. Du Adsense je n’en fais plus, en fait j’ai trouvé que je gagnais beaucoup plus une fois que je l’ai enlevé. Donc vente de liens, vente de bannières en direct, et quelques billets sponsos. Voilà, donc c’est très limité. Olivier Roland : D’accord, ok. Cédric Annicette : En gros, tu dépends des autres, tu ne contrôles pas, qu’on vienne te voir ou pas, je veux un lien, ou je veux un article sponso, tu ne contrôles pas. Olivier Roland : Oui, c’est un petit peu en fonction des budgets, des envies. Cédric Annicette : Voilà. La filiation, donc tu recommandes des produits pour les autres. Produits numériques c’est possible, c’est plus rentable puisqu’ils ont des marges. Olivier Roland : Les commissions sont très importantes. Cédric Annicette : Oui. Donc bon moyen de gagner de l’argent, mais en France, encore une fois, j’ai l’impression que les webmasters et les blogueurs n’aiment pas trop l’affiliation parce que l’on n’a pas la garantie des revenus qu’on va avoir. En France, on préfère travailler au taux horaire. Par exemple, sur du Adsense on sait que l’on va avoir cent euros par mois en moyenne âpre que l’on fait tant de clics. Donc les gens préfèrent mettre ça et avoir cent euros de manière sûre et automatisée plutôt que de faire de la filiation et de travailler à la commission. Alors que pourtant, à la commission, les revenus sont… Olivier Roland : largement supérieurs. Cédric Annicette : ….ne sont pas capés. Si tu es bon, si tu te déchires pour faire un bon truc, tu pourras avoir un beaucoup de commission. Olivier Roland : Oui, il y a des affiliés qui cartonnent en France. Cédric Annicette : C’est un petit peu le travail des commerciaux. Beaucoup de commerciaux gagnent plus que leur PDG. Olivier Roland : Pour relativiser, on peut très bien gagner sa vie en étant affilié avec juste une bonne liste e-mail, mais même pas une grosse liste, juste une liste avec laquelle on a une bonne relation, et puis des e-mails que l’on écrit, voilà. Ce n’est pas comme un commercial qui doit aller sur le terrain, le couteau entre les dents. Cédric Annicette : Donc en l’occurrence, moi, on va dire, avec la pub sur mon blog, ça va être, allez, deux cents, trois cents euros par mois. Le mois dernier, j’ai recommandé un produit, la filiation, j’ai envoyé trois mail ; il a généré deux mille euros de revenus. Tu vois que la filiation, ça rapporte plus que la pub. Olivier Roland : Entièrement d’accord. C’est exactement ce que je dis sur Blogueur Pro. Donc écoutez-bien. Cédric Annicette : Je n’ai pas du tout enquiquiné les gens sur ma liste. Je leur ai envoyé trois mails. Pas du tout embêtés, ils étaient contents de recevoir ça. J’ai bien segmenté ma liste. Et troisième manière, la plus efficace, la vente de tes propres produits. Olivier Roland : Entièrement d’accord. Depuis le temps que je répète ça ! Cédric Annicette : Tu es le Big Boy, tu ramasses le plus gros. C’est toi qui a créé le produit, donc les gens en parlent, parce que tu proposes un programme d’affiliation donc ils en parlent. Donc voilà, tu ramasses le plus gros. Olivier Roland : Alors tu vends quoi comme produits aujourd’hui sur ton blog ? Cédric Annicette : Deux produits : Parking Attitude, comment investir dans des parkings. C’est vraiment le marché qui voulait ce produit-là, ce n’est pas moi qui ait eu l’idée. Un jour, une blogueuse que je connaissais depuis longtemps m’a dit : Cédric, si tu avais créé un guide sur comment investir dans les parkings, moi je l’aurais acheté, parce que c’est vraiment quelque chose que je veux faire, je ne sais pas trop par où commencer, je n’ai pas de temps à perdre à rechercher pendants vingt heures les informations sur Internet. Toi, tu l’as déjà fait, je t’ai suivi, donc si tu avais écrit un guide condensé avec tout ce qu’il faut dedans, tout ce qu’il faut savoir, moi je te l’aurais acheté. Et donc là, ça a fait tilt, je me suis dit : waouh, mais elle a raison. Donc je vais faire ça, je vais te monter un produit. Et donc j’ai créé ce produit-là et il y a eu un bon impact tout de suite parce que ce sont les gens qui le voulaient, c’est ce qu’ils voulaient. Donc j’ai lancé ça, c’était fin 2010, j’ai dû gagner deux mille cinq cents euros en trois jours j’étais content, forcément, quand tu fais que du Adsense… Olivier Roland : Ça fait un choc ! Cédric vient de dire quelque chose de très important : il faut toujours créer le produit dont veulent vos lecteurs, vos prospects. Il y a beaucoup trop de blogueurs qui, quand ils créent un produit, font l’erreur de créer le produit dont ils veulent et pas le produit dont veulent leurs lecteurs. Du coup, ça ne se vend pas du tout aussi bien qu’ils l’espéraient. Donc là, ça se vend très bien. Cédric Annicette : Très bien. Et le deuxième, plus récent, que j’ai sorti en juin 2011 : Doubler son salaire avec l’immobilier. C’est Aurélien Amacker qui m’a trouvé le nom, merci ! Et donc vraiment sur l’immobilier, mais en général, pas que les parkings, donc achat/revente, immeuble et rapport, saisonnier, et aussi le mind/tête qu’il faut avoir pour investir. Parce qu’il y a beaucoup de gens qui pensent négativement : oui, mais les locataires vont me salopper mon appartement, oui mais qu’est-ce qu’il se passe s’il ne se loue pas. Il y pleins de choses en fait. Donc il faut casser des verrous. J’en parle beaucoup là-dedans. Beaucoup du côté psychologique de l’investissement. Et donc derrière j’ai eu des bons retours dessus. Le produit est plus cher, il est à cent quarante-sept euros, mais ce n’est pas qu’un ebook. Il y a certes un ebook, mais aussi des interviews audio d’investisseurs à succès, des feuilles Excel, une vidéo d’un séminaire où j’ai parlé, un enregistrement vidéo d’une heure. Ce sont plusieurs médias, plusieurs produits. Olivier Roland : Oui, c’est un bon produit de formation. Cédric Annicette : Parce que cent quarante-sept euros, ça commence à faire pas mal, donc j’ai mixé un petit peu tous les types de produits. Ça n’existe pas, donc tu ne peux pas comparer ça à un livre. Parce que ce n’est pas qu’un livre, c’est un livre, c’est aussi de l’audio c’est aussi de la vidéo, ce sont aussi des fichiers Excel. S’ils vont à la Fnac et qu’ils voient un livre sur l’immobilier, ils ne pourront pas dire : regarde le livre, il est à vingt-sept euros ; toi tu me vends ton truc cent quarante-sept euros. Ils ne peuvent pas comparer. S’ils prennent un DVD à la Fnac aussi, sur l’immobilier, ils ne pourront pas dire : regarde, le DVD, il est à trente euros, toi tu me fais un truc à cent quarante-sept. Là, ils ne peuvent pas comparer parce qu’il y a tout dedans. De la vidéo, de l’audio et de la lecture, des fichiers Excel, il y a pleins de trucs. Et donc il n’y a pas de base de comparaison. Donc cent quarante-sept euros, on ne m’a jamais dit que c’était trop cher. Les gens sont contents du prix. Olivier Roland : Alors on a une très bonne astuce effectivement. Et en plus, tu as aussi une bonne stratégie : c’est que tu as un produit d’appel à vingt-sept euros qui permet à la majorité de tes lecteurs de l’acheter, je veux dire, vingt-sept euros… Et derrière, tu as un produit plus poussé qui est plus cher. C’est une excellente stratégie. En plus, ça peut être une idée de super lancement pour vendre ça. Parce que déjà, trois mille euros, waouh ! Cédric Annicette : Donc j’ai lancé ce produit-là en juin, je t’ai dit, j’ai fait le même principe que pour lancer Parking Attitude. Donc j’ai fait une promotion sur trois jours, en interne, à mes lecteurs, histoire de dire : vous me suivez, pour vous remercier, je le fais là, pour le lancement à, on va dire, 30% de moins pendant trois jours. Et là, j’ai fait presque dix mille euros en trois jours. Olivier Roland : Ça fait plaisir ! Cédric Annicette : Nets de frais. Donc voilà, ça augmente. Parking Attitude, c’est deux mille cinq cents, là c’est dix mille euros, donc c’est bien. Et puis j’ai vraiment eu des bons retours, c’est ça qui fait plaisir aussi. J’ai un clerc de notaire qui m’a dit : j’ai acheté ton guide, franchement, je n’étais pas convaincu, par ton guide, c’est plus une formation parce qu’il y a un peu de tout, je n’étais pas convaincu parce que moi, je suis quand même clerc de notaire, toi tu n’es pas un homme de loi, et il m’a dit, franchement, je « suis tombé sur le cul ». Parce que lui, ce n’était pas vraiment la partie juridique qui lui a plu, c’est plus la partie mind/tête. Olivier Roland : De l’esprit. Cédric Annicette : Parce que lui, il connaît effectivement beaucoup de choses, c’est un homme de loi, mais dès qu’il s’agit d’investir, prendre des risques, de savoir comment gérer un locataire, de comment faire une offre, ça il ne maitrisait pas du tout. Et donc lui, voir comment je m’y prenais, c’est ça en fait qui va lui permettre de lui aussi d’investir. Parce que moi je connais beaucoup de notaires qui sont très bons, qui connaissent beaucoup de marchands de biens, mais eux n’ont rien, ils n’ont aucun bien pour eux parce que ce sont des hommes de lois, et pour eux, il faut que tout soit toujours carré. Et quand tu investis dans l’immobilier, ça ne sera jamais carré. Parce que si ton bien, c’est une bonne affaire, c’est qu’il y a quelque chose, il n’y a pas de louis d’or, à moitié prix comme dit un investisseur immobilier que je connais. S’il est en dessous du prix du marché, c’est qu’il y a un truc qui ne va pas : forcément, il y a des cafards, ou il est délabré comme celui-ci ou il y a un problème avec le voisin, il y a toujours un truc. Et les notaires, eux, ils ne vont pas investir là-dedans, parce qu’il faut que ce soit carré. Mais si ton truc, il est carré, que tout est bien, il va être au prix du marché voire plus cher, donc ça ne sera pas une bonne affaire. Donc lui, ça l’a vraiment débloqué, le fait de voir ça. Parce que j’ai dix ans que moins que lui, et il m’a dit : j’ai vu ça franchement, je me suis dit, tu m’as boosté et tout, et il va investir. J’ai un autre lecteur qui m’a dit : grâce à toi, j’ai investi dans un immeuble à cinq cent mille euros, je lui ai donné les bons conseils, tu vois, j’ai eu des bons retours. Ça, ça fait plaisir aussi, d’avoir des bons retours. Et quand tu te dis que grâce à tes conseils, tu as aidé quelqu’un à investir cinq cent mille euros, et qu’il a réussi son investissement grâce à toi, c’est ça qui est important aussi, ça fait plaisir. Olivier Roland : Complètement. Cédric Annicette : Donc j’ai eu des bons retours et très, très peu de demandes de remboursement. Olivier Roland : Oui, bien sûr, c’est pour ça aussi que c’est très important de créer des bons produits. Non seulement parce que tu as moins de taux de remboursement, mais aussi parce que tu as des bons retours, et tu sais que tu aides concrètement des gens. Cédric Annicette : Ça fait toujours plaisir. Olivier Roland : Et ça, c’est important. Je pense que je vais créer un article là-dessus sur Blogueur Pro, mais pensez un petit peu aux vagues, aux conséquence positives de ce que vous faites sur votre blog parce que vous aidez concrètement des gens, et les gens qui vont investir intelligemment dans l’immobilier grâce à toi, ils vont peut-être éviter des bourdes qui leur auraient coutées très cher. Donc peut être que grâce à ça, déjà pour pouvoir être plus heureux dans leur vie et tout ça, ça va aussi toucher leur famille, leurs proches etc et en même temps, du gagnes de l’argent, donc c’est formidable. À la fois, tu aides les gens et tu gagnes de l’argent ; et on peut tout à fait mixer les deux. C’est vrai qu’en France, on a un petit peu cette croyance que l’argent ne fait pas le bonheur, ce qui est vrai, mais il vaut mieux être riche et malheureux que pauvre et malheureux, déjà, et on peut tout à fait être riche et heureux, ce n’est pas quelque chose d’antinomique. Cédric Annicette : Non, mais ça, c’est une excuse des pauvres. Je n’ai jamais vu un riche dire ça, c’est une excuse. Il y a beaucoup de croyances avec l’argent et si tu pars avec ça déjà, que l’argent ne fait pas le bonheur… Olivier Roland : C’est quelque chose qui rassure, quand on est pauvre, de se dire : l’argent ne fait pas le bonheur. Cédric Annicette : Voilà, et que tu te dis que : bon, l’argent, il faut être mauvais pour en avoir, tu as forcément magouillé, il faut voir deux vérités. Croyances sur l’argent, souvent, c’était des familles qui avaient des problèmes avec l’argent. Donc non, non, c’est faux, l’argent ne fait pas le bonheur, c’est clair, mais, en tout cas, ça ne fait pas le malheur non plus. Olivier Roland : Ça ne fait pas le malheur. Cédric Annicette : Mais ça permet de faire pleins de choses : d’aider les gens, d’avoir du temps. Olivier Roland : C’est beaucoup plus de liberté. Cédric Annicette : Voilà. Olivier Roland : Et quand on sait comment le gérer de manière intelligente, ça donne des styles de vie incroyables. Cédric Annicette : Il ne faut pas avoir de complexe sur l’argent, c’est quelque chose de neutre. C’est vraiment ce que l’on en fait qui est bien ou mal. Olivier Roland : C’est comme un outil. Cédric Annicette : Oui. Olivier Roland : C’est comme un marteau ou un tournevis ; on peut tuer quelqu’un avec un marteau, mais ce n’est pas le marteau en lui-même qui est mal. Cédric Annicette : Tout à fait. Olivier Roland : Waouh. Donc trois mille euros par mois, quarante mille visiteurs par moi quand-même, c’est impressionnant. Est-ce que tu peux nous dire un petit peu les stratégies que tu as utilisées pour amener autant de trafic sur ton blog, parce que c’est quand même pas mal. Cédric Annicette : Forcément Google, toujours. Olivier Roland : Tu as fait du référencement ? Même pas ? Cédric Annicette : Naturel, naturel. Olivier Roland : Est-ce que tu as commenté dans des forums, tu as commenté dans des blogs. Cédric Annicette : J’ai commenté sur quelques forums. Non, même pas, ce sont les gens qui l’on fait pour moi. Olivier Roland : Ça c’est intéressant. Cédric Annicette : Mais ils ont fait des liens sur des articles qui n’ont plus forcément d’intérêt avec mon blog. Ce sont de très vieux articles, à l’époque où je parlais de tout et n’importe quoi. Donc ça ramène beaucoup de gens, on va dire, peut être genre mille par mois, le principal, mais les gens ne sont pas du tout ciblés donc ils partent direct. Non, sinon, c’est beaucoup de référencement naturel, beaucoup de Google, beaucoup de visites directes, de gens qui reviennent grâce à Aweber, à un mailing. Olivier Roland : La liste d’email. Cédric Annicette : J’ai cinq mille noms aujourd’hui. Et des liens d’autres blogueurs dans la même niche. Parce maintenant que je commence à être un blogueur, sur ce secteur-là, qui commence à avoir pas mal de visibilité, les autres parlent beaucoup de moi, ils me font des liens, et donc ils te portent en fait. Tu as un momentum comme disent les Américains, les Anglais. Tu as un élan en fait. Quand on te porte. Olivier Roland : Tu traduis au fur et à mesure ! Cédric Annicette : C’est comme une machine à vapeur. Olivier Roland : Oui. Cédric Annicette : Tu galères au début, tu transpires, tu la charges en charbon, mais après c’est blindé. Olivier Roland : C’est comme une locomotive. Cédric Annicette : Tu ne peux plus l’arrêter. Et donc là, vraiment, le blog, il est parti. Donc, je t’ai dit, je fais quarante mille visiteurs par mois. Cédric Annicette : Et je n’ai jamais aussi peu posté. Donc c’est dire ! Olivier Roland : C’est exactement ce que je dis sur mon blog. D’ailleurs, c’est ce qui s’est passé avec Des livres pour changer de vie, puisque la troisième année, je n’ai pas fait grand-chose, et il est passé de trente mille à trente-cinq mille par mois, enfin, en tout cas, le trafic n’a pas chuté. Et c’est ça. Avec un blog, une fois que vous avez passé le seuil déclic de succès, plus vous avez de trafic, plus vous avez de trafic. Plus vous êtes connu, plus vous êtes connu. C’est quelque chose qui s’entretient de manière quasiment automatique. Cédric Annicette : Oui. Olivier Roland : Plus il y a de gens qui arrivent sur votre blog, à condition que le contenu soit bon, plus ils en parlent, plus ils amènent aussi de gens qui font des liens, qui parlent de vous, plus Google vous aime, et voilà, c’est vraiment un cercle vertueux qui s’enclenche. Cédric Annicette : Tout à fait. Olivier Roland : Et après, vous pouvez lever le pied, vous consacrer à d’autres projets. Waouh. Je pense que l’on a eu un bon aperçu de ton parcours et de ta réussite avec ton blog. Alors, est-ce que pour finir, tu aurais quelques conseils à donner aux débutants qui veulent se lancer aujourd’hui ? Cédric Annicette : Déjà, il n’est pas trop tard ! Je veux dire, par rapports aux États-Unis, on a cinq ans de retard comme tu dis souvent. Il n’est pas trop tard du tout, il y a de la place pour tout le monde. Olivier Roland : C’est clair. Cédric Annicette : Donc non, se lancer, ne pas hésiter à faire une formation. Moi-même, j’ai fait des formations sur le blogging, celle de Yaro Starak, j’ai fait une formation sur le marketing aux États-Unis, j’ai été là-bas à Los Angeles. Donc ne pas hésiter à investir, c’est un investissement. Par contre, si tu investis dans une formation, alors, après, il ne s’agit pas d’avaler ton compte en banque ou de juste regarder ton compte Google Analytics augmenter, il faut appliquer ce que tu as appris. Olivier Roland : Et je crois que ça doit être la quatrième ou la cinquième interview que je fais sur mon blog, et à chaque fois, dans les conseils pour les débutants il y a ça : appliquez. Et c’est vraiment un conseil en or. Et je sais qu’il y a encore des gens qui vont regarder encore cette interview, qui vont se dire : ah oui, c’est ça, et qui ne vont rien faire. Si c’est votre cas, shame on you ! Mais vraiment, c’est très important d’appliquer. On s’était dit, dit et redit : tous les gens, qui ont du succès, qu’ils soient modeste le succès ou vraiment énorme, ils ont un jour appliqué et arrêté de juste se contenter de consultez des formations, des vidéos etc. Et il y en a qui ont échoué dans le lot évidemment, mais qui ne se sont pas arrêtés à cet échec et qui ont continué. Cédric Annicette : Tout à fait. Olivier Roland : Voilà. Cédric Annicette : Et ensuite, écrire du contenu de qualité, vraiment dans un premier temps, offrir. Ne pas faire un blog pour gagner de l’argent uniquement, ça ne marche pas comme ça. Si tu veux gagner de l’argent, c’est simple, résous des problèmes. Aide les gens, alors tu auras beaucoup d’argent ; mais ne fais pas quelque chose juste pour gagner de l’argent. Ça, c’est égoïste, et ça ne marche pas comme ça. Quand tu vois des gens, par exemple dans les quartiers, on a un quartier où il y a beaucoup de personnes âgées, le mec il va ouvrir un magasin de hip hop casquette, parce que le gars a des compétences là-dedans, parce qu’il s’y connaît. Ça ne marchera pas ! Si il a fait son business d’un point de vue égoïste parce que lui il connaît ce marché-là donc il va le lancer mais ça ne marchera pas. Il faut vouloir aider les gens localement, je veux dire. Donc moi j’ai créé mon blog, je voulais échanger avec les gens, les aider. Ce n’était pas pour gagner de l’agent. Et maintenant, je gagne de l’argent avec le blog parce que j’aide beaucoup de personnes. Donc commencez vraiment à aider les gens, à donner avant de vouloir recevoir. Donnez, donnez et après vous allez recevoir. Olivier Roland : Voilà, de tout façon, au début, quand vous démarrer un blog, si vous essayer de le monétiser, vous n’aurez pas de trafic, ça ne marchera pas. Il faut créer du contenu gratuit et pas mal de mois avant de pouvoir envisager sérieusement la monétisation. Cédric Annicette : Après, se créer un réseau de blogueurs sur la même niche, c’est super important. Et puis mailing, Aweber ou Mailchimp, tout ce que vous voulez. Mais le mailing. En 2003, 2007 il y en a qui disaient que le mail était mort. Olivier Roland : Tous les deux ans, il y a quelqu’un qui sort ça, et ça ne s’est jamais vérifié pour l’instant. Cédric Annicette : Sinon, avoir des mails, et surtout avoir une bonne relation avec ta mail liste aussi La personne, tu as son attention pendant une, deux ou trois minutes quand tu lui envoie le mail : il ouvre le mail, il sait que ça vient de toi. Si tu as une bonne relation, il va l’ouvrir, il va être content de lire le mail, comme si c’était un ami. Donc avoir une bonne relation avec ces gens-là. Et Voilà. Le mail, c’est le plus important pour pouvoir faire revenir les gens. Olivier Roland : Waouh. Très bien, merci Cédric pour avoir partagé ton parcours et ta succès story. Cédric Annicette : Merci à toi. Pas de problème. Olivier Roland : Donc vous avez compris, il faut appliquer. Donc merci d’avoir suivi cette vidéo et à très bientôt pour de nouvelles aventures. Cédric Annicette : Salut !
December 11 2011, 9:10am
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J'ai publié sur blogueur-pro.com
Interview : Comment Olivier Bessaignet gagne 3000 € par mois avec son blog pour les musiciens
Vous pouvez regarder l’interview sous forme de vidéo (pensez à activer les sous-titres !) ou le télécharger en MP3, ou le télécharger dans iTunes. Transcription texte de l’interview : Olivier Roland : Bonjour et bienvenue dans cette nouvelle vidéo de Blogueur Pro. Je me trouve actuellement à Scottsdale en Arizona, à côté de la capitale Phoenix. Je suis à un évènement de marketing organisé par Jeff Walker. D’ailleurs ceux qui suivent un petit peu le marketing Internet américain reconnaitront peut-être : c’est le lieu même où a été tournée la première vidéo du lancement de la Product Launch Formula en février 2011, et je suis actuellement avec Olivier Bessaignet du blog Monter son home studio. Donc bonjour Olivier. Olivier Bessaignet : Bonjour Olivier ! Olivier Roland : J’ai rencontré Olivier par hasard –c’est un événement où il y a beaucoup d’Américains mais il y a aussi pas mal de gens du monde entier- et j’ai remarqué qu’il y a un contingent de Français cette année qui n’est pas mal. L’année dernière j’étais là aussi, on était trois Français –là si j’ai bien compté, on est neuf- donc waouh, on a triplé l’effectif depuis la dernière fois ! Et Olivier m’a raconté son histoire, comment il a lancé son blog et comment il l’a monétisé. J’ai trouvé ça très intéressant, et je me suis dit que ça serait intéressant de partager cette histoire avec vous. Olivier Bessaignet : Avec plaisir ! Olivier Roland : Donc est-ce que déjà tu peux te présenter un petit peu, nous parler de ton parcours avant que tu n’arrives au blogging ? Olivier Bessaignet : Oui. Alors moi je suis musicien à la base, j’ai appris le violon à l’âge de six ans, donc j’ai été vraiment dans la musique. Je suis ingénieur du son, j’ai fait des études d’ingénieur du son à Berkeley, aux États-Unis, pendant trois ans. J’essaye de la faire un peu courte parce que peut-être, on peut arriver au blog ! Mais voilà, j’ai vraiment un parcours de musicien et d’ingénieur du son. Je suis de Nice, je suis arrivé sur Paris en 2000 et j’étais assistant dans les studios d’enregistrement. Moi ce qui m’intéressait, c’était vraiment la créativité : créer, produire, créer de la musique. Donc j’étais assistant au studio d’enregistrement, et il y a un moment où la personne qui faisait le studio est partie en région et j’ai voulu créer mon propre studio d’enregistrement. Olivier Roland : D’accord. Donc c’est ce que j’ai fait à Paris. Et ce que je vois à l’expérience, c’est que les artistes qui viennent au studio d’enregistrement, ils ont déjà fait des prémaquettes, ils ont déjà enregistré des choses. Ils ne sont pas forcément bien organisés dans leurs technologies, on passait du temps en fait en studio à mettre leur ordinateur et leur studio d’aplomb. Par exemple, on passait une journée rien qu’à mettre la session d’aplomb, avant de pouvoir commencer à vraiment travailler en studio. Olivier Roland : Une journée ! Olivier Bessaignet : Oui et donc c’était du temps perdu aussi bien pour eux –ça leur coûtait de l’argent – que pour moi. Moi, je suis là pour que les choses se fassent, je ne suis pas vraiment là pour faire de la préparation. Donc en fait je les aidais à préparer leur ordinateur, ou leur montrer : voilà, il aurait mieux fallu que tu fasses comme ci ou comme ça. Donc je commençais à avoir de plus en plus de questions sur le son, sur comment s’installer et ma première vidéo ça a été : comment préparer vos pistes avant de venir finaliser en studio ? Olivier Roland : Oui parce que tu voulais gagner du temps en fait. Olivier Bessaignet : Je voulais gagner du temps pour que les artistes aillent mieux préparer, et que le temps soit plus concis et plus efficace en studio. Olivier Roland : D’accord, donc tu t’es dit : je vais faire une vidéo pour leur expliquer ça et je leur enverrai avant pour qu’ils puissent…
Olivier Bessaignet : Non ! je l’ai mise sur YouTube, et je leur disais, à chaque fois qu’il y avait un nouvel artiste qui voulait enregistrer, qui disait : voilà, j’ai préparé ma session, avec quoi est-ce que je dois arriver ? Plutôt que de repasser une heure ou deux pour leur expliquer, je leur disais : allez voir la vidéo sur YouTube, et préparez votre session comme je le propose. Et donc cette vidéo je l’ai mise sur YouTube, et assez rapidement j’ai créé un blog, où j’ai posté cette première vidéo –en fait c’était en trois vidéos- et ça a été mon démarrage de blog. Olivier Roland : C’était en quelle année alors ? Olivier Bessaignet : C’était en 2007 je crois. Olivier Roland : En 2007. Olivier Bessaignet : Voilà ! Olivier Roland : Au début, tu n’avais pas du tout l’idée de monétiser ton blog ? Olivier Bessaignet : Pas du tout ! Olivier Roland : C’était juste pour te faciliter la vie dans ton travail ? Olivier Bessaignet : Exactement. Olivier Roland : Donc là, on a quand même quelque chose d’intéressant. Je dis, je le répète un peu partout sur mes blogs, que les blogs, c’est une excellente manière d’automatiser son business et donc voilà une manière de le faire, c’est que quand on fait de la prestation de service et qu’on doit tout le temps répéter quelque chose… Olivier Bessaignet : Voilà ! Olivier Roland : On peut très bien faire une FAQ sur un site, et le faire en vidéos d’ailleurs et ça réduit drastiquement le nombre de personnes qui vont poser toujours les mêmes questions, et ça peut nous faire gagner beaucoup de temps. Voilà un exemple parmi tant d’autres. Très bien, donc tu as commencé ton blog en 2007 et aujourd’hui tu me disais que tu génères déjà un bon chiffre d’affaires avec ton blog, on y reviendra. Quand est-ce que tu es passé de : ok, je vais mettre quelques vidéos pour me faciliter la vie sur mon blog, à : je veux le monétiser ? Olivier Bessaignet : En fait, le fait d’avoir mis le blog en ligne, apparemment, d’autres gens sont tombés dessus. Au bout d’un mois ou deux, l’url a commencé à monter, je n’ai pas fait particulièrement de SEO ou quoi que ce soit. Olivier Roland : D’accord. Olivier Bessaignet : Mais je suis parti avec une base Joomla, parce que c’est ça que j’ai appris à faire, j’ai plus été dans les tutos en lignes : comment est-ce qu’on fait un blog ? J’ai pris un Jumla, j’ai commencé à faire cette base de blog. Apparemment, ça a été bien référencé, puisqu’intuitivement, j’avais déjà créé des choses assez carrées –simples et carrées-. J’ai commencé à avoir des commentaires : qu’est-ce qu’il faut que j’aie comme carte son, qu’est-ce qu’il fait que j’aie comme micro, comment est-ce que je branche mon truc, ma table de mixage, comment est-ce que j’ai dû son ? Etc. Olivier Roland : D’accord, donc tu as eu des lecteurs qui ont commencé à interagir avec toi, à poster des commentaires ? Olivier Bessaignet : Voilà. Je n’ai fait que répondre aux questions C’est-à-dire qu’en-dessous de ma vidéo, j’avais des questions sur des cartes son, j’ai dit : bon, ok, il faut que je fasse un article sur des cartes sons parce que ce n’est plus dans le contexte de la vidéo. Donc j’ai commencé à créer d’autres articles sur le thème de : quand on est artiste et que l’on veut créer ses chansons, peut-être qu’on se dit qu’on va aller en studio, mais même avant, rien que le plaisir de le faire, comment est-ce qu’on s’organise. Donc il n’y avait plus de finalité en soi, c’était vraiment la passion, pour les passionnés, pour les musiciens, qu’on soit passionné, ou qu’on veuille le faire plus professionnellement. Principalement, j’ai commencé par répondre aux questions et ensuite j’ai créé des posts blogs, enfin des articles de blogs, pour aller plus dans le détail de certaines spécificités. Olivier Roland : D’accord, c’est ça. Donc progressivement, tu deviens une sorte de référence dans le milieu parce que je suppose que les gens se sont transmis les articles. Olivier Bessaignet : En fait, ce qui est étonnant c’est que je n’ai pas écrit beaucoup d’articles. Je crois que pendant un an et demi, j’ai dû avoir six articles. Olivier Roland : Ah oui, ce n’est pas beaucoup ! Olivier Bessaignet : Je ne suis pas blogueur, je ne fais pas du contenu énormément, mais apparemment, le contenu que j’ai fait était assez pillé, comme on peut dire en blog –depuis j’ai appris ce qu’était qu’un article pilier. Olivier Roland : C’est un concept qui a été inventé par Yaro Starak, le célèbre blogueur australien, qui a déjà été interviewé sur Blogueur Pro. Olivier Bessaignet : Voilà, exactement. Donc en apprenant à faire mes articles, enfin, en voulant faire mes articles, j’ai cherché à apprendre à bien les faire, et donc c’est là que je suis tombé sur Yaro. Et donc j’ai commencé par suivre ses conseils. Ensuite, j’ai suivi sa formation : comment être blogueur ? pour que ce soit le plus professionnel possible, parce que c’est quand même dans ma nature et ma mentalité. Et donc j’ai surtout fait des articles piliers, où je parle des choses essentielles avec des photos, des exemples. Et en fait, les commentaires, au lieu que ce soit dans l’ordre du plus ancien au plus récent vers le bas, en fait, le plus récent est en haut. Olivier Roland : D’accord. C’est toujours le plus récent qui est en haut. Ça encourage tes lecteurs à poster des commentaires. Olivier Bessaignet : Ça encourage mes lecteurs à poster des commentaires, mais surtout la page où est posté … –il y a plusieurs pages de commentaires- mais la première page, elle évolue tout le temps. Le contenu change, puisque qu’on me pose des questions et je réponds. Et des fois les questions, elles sont comme ça (il indique une taille d’environs dix centimètres avec ses mains) et les réponses elles sont comme ça aussi. Donc en fait, je n‘ai même pas besoin particulièrement de me casser la tête à créer du contenu, puisque ce sont mes lecteurs qui créent le contenu, et moi en réponse, qui crée aussi le contenu de façon interactive. Olivier Roland : Alors on pourrait aussi voir la chose autrement en se disant : je prends les questions qui reviennent le plus souvent ou qui semblent être les plus communes, et j’écris ensuite des articles pour y répondre. Olivier Bessaignet : Voilà, donc effectivement, ça c’est une partie. Donc effectivement quand je vois des questions qui commencent à arriver, qui vraiment méritent un article pour cette question-là, là je n’hésite pas à faire un nouvel article. Mais c’est vrai que je ne viens pas d’un milieu littéraire particulièrement, j’ai fait des études plutôt scientifiques. Donc je n’ai pas une plume facile, ce n’est pas quelque chose que je peux écrire, des articles je ne peux pas en faire trois fois par semaine. Donc c’est ma façon, que j’ai trouvée, qui me va, qui fonctionne pour moi. J’y vais une fois par semaine, je réponds aux différentes questions, et éventuellement, une fois tous les mois, je fais un nouvel article pour un sujet particulier. Olivier Roland : Ça c’est depuis 2007 alors, tu n’as pas changé de rythme depuis ? Olivier Bessaignet : Voilà ! Olivier Roland : Très bien. Donc tu suis la formation de Yaro Starak. Quand tu l’as achetée –parce que je crois que ça coutait 350 dollars à l’époque, quelque chose comme ça. Olivier Bessaignet : Alors c’est une bonne question ! Je ne sais plus, c’était quand même assez cher, je crois que c’était plutôt 400… enfin 350 dollars en euros alors ! C’est presque 500. Olivier Roland : J’ai mentionné dans l’interview de Yaro que j’avais suivi sa formation. Ça a été le premier produit… c’était la première formation de ma vie que j’ai achetée sur Internet, c’était quand même un bel investissement. Olivier Bessaignet : Voilà. Olivier Roland : Et je me rappelle avoir beaucoup hésité, et j’ai vraiment fait un acte de foi en fait en disant –j’ai vu la page- : il a l’air sincère, en plus il a sa garantie et ça a l’air d’être un blogueur connu, donc je suppose que si ça ne me convient pas, il va me rembourser. Et je suis vraiment heureux de l’avoir suivie. Olivier Bessaignet : Écoute, c’est vraiment fort pour moi d’en parler avec toi, parce que ça a été le démarrage pour moi de tout Internet. C’est ce qui m’a déclenché d’avoir envie de passer beaucoup plus de temps sur Internet et de développer des choses, des produits spécifiques pour Internet. Olivier Roland : Alors, juste au cas où vous voulez tout de suite vous lancer sur le blog de Yaro, sa formation n’est plus en vente aujourd’hui. Parce que là on parle de 2008, à l’époque où je l’ai achetée, parce qu’elle commençait à être un peu obsolète et il l’a retirée du marché. Olivier Bessaignet : Maintenant oui. Olivier Roland : Mais en tout cas, moi aussi, c’est une formation qui m’a énormément aidée pour Des livres pour changer de vie. Et finalement, ce que j’enseigne dans Blogueur Pro et dans ma formation, c’est le même business model, mais avec mon expérience, et aussi mon apport par rapport au marché français. Donc ok, tu achètes cette formation qui est quand même un certain investissement, et je suppose que, à ce moment-là, tu savais que tu voulais aller plus loin, et puis peut-être que tu voulais monétiser directement ce blog. Olivier Bessaignet : Alors, j’ai découvert quelque chose avec Yaro, c’est qu’éventuellement, c’était possible de monétiser sa passion. Lui, il en parle comme ça : vous avez une passion, et c’est de savoir quelle est cette passion, et grâce à Internet, vous avez la possibilité de la monétiser. Donc tout d’un coup, ça commençait à m’ouvrir des idées : la musique, c’est mon métier, mais c’est ma passion ! Je veux dire, je respire, je vis pour et j’investis énormément dedans. Et l’une de ses questions, c’était : quel est votre savoir-faire pour lequel vous pouvez éventuellement créer un produit d’information. Et pour moi c’était immédiatement évident. Je n’ai pas eu à me casser la tête, j’ai ce savoir-faire que j’ai développé depuis toujours par mon éducation qui est la musique, enregistrer. Je l’ai fait pour moi, et en fait, j’ai tellement de demandes enfin, tellement entre guillemets. J’ai beaucoup de demandes sur mon blog que j’ai créé spontanément, sur comment est-ce qu’on fait, donc c’est ça qu’il faut que j’enseigne. Sur comment est-ce qu’on fait, et bien c’est ça qu’il faut que j’enseigne. Donc comment le faire ? Yaro avait les réponses : vous prenez votre caméra, vous vous filmez, vous filmez votre écran avec la souris, comment ça marche etc. C’est ce que je fais, le rapport était assez immédiat. Donc en fait, quand il a proposé sa formation ; créez un site Membership… Olivier Roland : C’était son deuxième produit. Olivier Bessaignet : Voilà. Olivier Roland : C’était le complément idéal. Olivier Bessaignet : Je n’ai jamais dépensé autant d’argent, enfin c’était un vrai investissement pour moi, c’était quand même presque 2000 dollars à l’époque. Olivier Roland : Oui, enfin, c’était plus cher que la première. Olivier Bessaignet : Oui ! Je n’ai vraiment pas hésité, c’était une évidence pour moi. Et donc ça a vraiment été un élément déclencheur pour moi de passer à créer des produits et à enseigner sur Internet. En fait, j’avais déjà eu une expérience d’enseignement, puisque j’avais enseigné pendant cinq ans à Nice –je suis d’origine de Nice- et à l’université de Nice, j’ai enseigné en troisième année pour les licences troisième année, un atelier sur la musique et la créativité. Donc j’avais déjà été confronté un peu à ce que je sais, comment le mettre en forme pour le communiquer. Ce qui est intéressant de le faire en live, c’est que pendant l’avion –donc j’étais à Paris, je descendais en avion- pendant une heure et demie, j’essayais de prévoir l’enchainement de ce que je pouvais leur dire, donc c’était assez immédiat. Et de cette première expérience, des retours de leur capacité d’accepter l’information que je pouvais délivrer, je me suis dit : ok, comment est-ce que je peux le traduire dans un cours plus formel, où je ne vais pas avoir les gens immédiatement en face de moi. Olivier Roland : Donc là il y a un point très important qu’a soulevé Olivier, il y a un triptyque en fait. C’est aussi ce que j’enseigne sur Blogueur Pro : l’idéal, quand on démarre un blog, c’est de démarrer un blog sur un sujet qui, un : nous passionne, deux : qui a un potentiel économique, clairement. Je veux dire si vous êtes le seul au monde à être passionné par ce que vous faites, il n’y a personne qui va vous acheter quoi que ce soit, qui va venir vous lire. Et trois : qui soit aussi une compétence. Parce que, ce n’est pas obligatoire, on peut démarrer un blog en étant un total débutant dans son domaine, comme par exemple Laurent dans Apprendre la photo, il a démarré en étant un débutant en photo, et son positionnement c’était : apprenons ensemble. C’est un positionnement qui marche bien. Mais l’idéal c’est ça : passion, un marché potentiel et compétence parce que c’est la combinaison gagnante. Olivier Bessaignet : Un savoir-faire au moins. Olivier Roland : Voilà. Après, on peut avoir le savoir-faire et pas la passion. Donc ça peut marcher si voilà, vous voulez démarrer une entreprise, mais ça sera plus difficilement, clairement, si vous n’êtes pas passionné par ce que vous faites. Parce que, vous aurez l’impression tous les jours d’aller à l’usine. Olivier Bessaignet : Honnêtement, c’est un gros investissement, c’est beaucoup d’heures de travail -en tout cas, moi c’est comme ça que je l’ai vécu- donc si c’est une passion, d’autant mieux. Et pour moi, Internet, c’est cette possibilité en plus, donc autant l’utiliser. Olivier Roland : Donc quand tu démarrais ton blog, c’était quand même à temps partiel, dans le sens où tu restes sur ton activé principale sur Paris à l’époque. Olivier Bessaignet : Oui, complètement oui. Moi j’avais le studio d’enregistrement qui démarrait. Non, en fait, je ne m’en suis même pas servi pour faire la promo du studio, je me suis dit : peut-être ça va me ramener du trafic, mais en fait, j’ai surtout fonctionné par le bouche à oreille, la pub. Les éléments très traditionnels. Peut-être je peux en parler maintenant, mais le blog m’a apporté d’autres clients. J’ai mis un encart en bas à droite : Coaching Home Studio, et les gens qui ont commencé à m’appeler pour dire : oui, je suis à la Réunion, je suis en Polynésie Française, je suis dans le sud de la France… Olivier Roland : D’un seul coup, tu as une clientèle internationale. Enfin déjà toute la France… Olivier Bessaignet : Voilà ! Olivier Roland : Et des gens du Québec sans doute. Olivier Bessaignet : Du Québec, d’Afrique… Toute la francophonie qui, tout d’un coup tombe sur moi, tout d’un coup je suis un expert. J’étais à Paris et tout d’un coup on me trouve partout. Donc ça, c’est assez fort, et en particulier, je pense à cette personne qui est en Polynésie Française, qui me dit : écoute, il n’y a pas grand-chose pour les musiciens, il n’y a pas de studios d’enregistrement professionnel. Moi, j’ai mes propres musiques que j’aimerais enregistrer, et je ne vais pas venir à Paris pour les enregistrer. Déjà, comment je fais ? Comment je fais pour enregistrer mon groupe, mes potes et les autres musiciens. Donc en fait on a passé pas mal de temps par Skype, je lui ai dit : écoute, ça serait bien que tu aies une cabine d’enregistrement insonorisée, l’aération, l’acoustique, l’insonorisation, qu’est-ce qu’il te faut comme matériel, où est ce qu’on positionne la table de mixage, combien il faut de micros, quel type de micros etc. Donc à distance, je l’ai coaché pour créer son propre studio. Évidemment, ça lui coûte un peu d’argent, ça lui coûte mon temps : moi j’ouvre Skype et je suis à disposition pour donner ce que je sais, mon expertise et mes compétences, et lui il est en train de faire son studio d’enregistrement. Olivier Roland : Waouh ! Olivier Bessaignet : C’est génial de voir l’évolution de cette personne. Olivier Roland : C’est ça quand on a les compétences, la passion, pas de blog, on peut aider les gens, mais localement. Alors que d’un seul coup, avec un blog, de manière semi-automatisée voire automatisée, on peut aider des gens partout dans le monde. Ça c’est extraordinaire. Olivier Bessaignet : Alors ce qui est intéressant, c’est que probablement cette personne est allée sur Internet pour rechercher de l’information, je ne pense pas qu’il cherchait un coach. Je pense qu’il cherchait comment résoudre son problème : alors, qu’est-ce que je dois chercher comme micro. Il a dû taper : micro pour enregistrer sa voix. Comme moi j’ai un poste spécifique pour –depuis, j’ai aussi un PDF que l’on peut télécharger avec déjà une liste de matériel, des bases- du coup, il a commencé à avaler mon information et tout de suite il a cliqué sur Coach ! Olivier Roland : Alors là on a beaucoup de choses intéressantes. Déjà : un blog peut être une source, une plateforme pour monétiser, avoir vraiment des produits, mais aussi c’est une excellente manière pour une entreprise, même locale, de se faire connaître dans le monde entier, et de trouver des clients. Là, tu en as un exemple parfait, tu as mis un petit encart et puis voilà. C’est une excellente manière de montrer que vous êtes un expert dans le sujet. Vous n’avez pas besoin de vous vanter, vous avez juste à créer du contenu pertinent sur le sujet, et tout de suite les lecteurs vont se dire : waouh ! Olivier Bessaignet : Honnêtement, moi sur mon blog, je ne parle pas de moi. Il y a une page A propos, bien sûr : voilà, je parle un petit peu de mon parcours mais je ne parle pas de moi. Donc en fait c’est surtout sur : je prends un sujet, je pars du sujet et ensuite les questions réponses font que c‘est clair qu’il se passe quelque chose pour les gens qui viennent là-dessus. Et donc il y a tout de suite une relation qui se crée, qui est une relation d’information, mais qui est bien plus que ça, qui est une relation personnalisée et d’affinité. C’est-à-dire que bien au-delà de l’information que je donne, c’est surtout ma passion que je transmets, mon enthousiasme, et il ya beaucoup de personnes dont j’ai le retour, c’est que : d’abord, quand j’ai besoin de quelque chose, je viens d’abord sur ton blog, je ne vais même plus chercher. Parce que, au-delà de l’information, il y a quelque chose en plus, qui est que chacun a sa personnalité. Donc un blog en particulier, c’est vraiment l’occasion en plus de l’information, de faire passer sa personnalité. Et il y a plein de gens qui sûrement, n’aiment pas ma façon de faire, et autant qu’ils aillent voir quelqu’un d’autre, ça me va parfaitement. Olivier Roland : C’est incroyable parce que c’est mot pour mot ce que j’enseigne ! Et tu ne connaissais pas mon blog ? Olivier Bessaignet : Si ! Olivier Roland : Enfin ça, tu l’as trouvé par toi-même, ou Yaro te l’a enseigné, tous ces trucs-là, tu les as trouvés de manière plus ou moins indépendante. Olivier Bessaignet : C’est clair que je regarde ce qu’il se passe. Mais moi, ma démarche depuis toujours, je suis un expérimentateur. Donc je suis un peu le scientifique fou, même dans la musique j’expérimente : ça marche, ça ne marche pas, ça ne marche pas ça n’est pas grave, on passe à autre chose. Donc Internet c’est pareil. Olivier Roland : C’est une excellente plateforme pour tester, c’est facile. Olivier Bessaignet : C’est exactement ce que je voulais dire ! C’est que l’on a des idées, en se disant : ça, ça va marcher, on les met en place, et on voit tout de suite comment ça réagit. Et en général… Olivier Roland : Et ça ne coûte rien ! Olivier Bessaignet : Et ce qui sort est cent fois plus intéressant que tout ce que l’on pouvait imaginer. Olivier Roland : Exactement, on est d’accord ! Alors, quand tu as démarré ton blog, les premières années, tu faisais ça à coté de ton activité, combien d’heures par semaine tu travaillais dessus ? Olivier Bessaignet : En fait ça m’a quand même pris de l’investissement de créer ces articles. Il a fallu les construire, j’ai fait pas mal de recherche parce quand même, c’est de la publication, je ne peux pas dire n’importe quoi. Effectivement moi j’essaye chez moi, je branche ci et ça, ça marche, ça ne marche pas, ça n’est pas grave, personne n’est au courant. Mais là, quand même, je ne peux pas dire n’importe quoi, parce que c’est quand même publique, alors à chaque fois je fais très attention, quand je réponds, quand j’écris quelque chose, même s’il y a des choses que je dis parce que je sais, c’est toujours bien d’aller revoir quand même, vérifier son information avant de poster quoi que ce soit. Olivier Roland : Faire un peu de recherche toujours. Donc, peut être que ça me prend un peu plus de temps que je ne devrais, mais moi je suis très consciencieux par rapport à ça. Donc c’est vrai que par exemple, écrire un article, ça peut me prendre une après-midi. Olivier Roland : C’est raisonnable, c’est quelques heures. Voilà, quatre, cinq heures. En fait, je ne suis pas à prendre d’un coup. J’ai des idées, ça murit dans ma tête. En général, si je m’assois et que j’écris, ça ne vient pas. Je me dis : ok, je vais parler de ça, et puis pendant deux, trois jours, ça rumine et tout d’un coup, je sais comment le présenter. Donc je l’écris et puis je ne sais plus quoi écrire donc j’arrête, je fais de la musique, je vais manger, je reviens, et j’ai la suite qui me vient. Donc quand même j’y passe un peu de temps à créer. À chaque fois ce sont des articles piliers parce j’investis pas mal de moi, de moi-même. Olivier Roland : Alors juste pour préciser pour ceux qui ne connaissent pas les articles piliers, à la base ce sont des articles –on a l’image du pilier- vraiment excellents, qui vont en profondeur, qui vont dans le détail, qu’on conçoit, sur lesquels on prend du temps, ce ne sont pas des articles vite faits, de trois ou quatre paragraphes. Ce sont des articles de fond en fait, voilà, j’ai trouvé le mot ! Olivier Roland : Des articles de fond qui vont former l’ossature du blog, et qui vont porter tellement de bon contenu que les gens vont le partager spontanément. Alors des fois on veut créer un article clip, ça ne marche pas, ça n’accroche pas, et puis des fois, on se dit : bon celui-là, je vais le publier mais je n’y crois pas et puis ça cartonne. Oui. Olivier Roland : Ce n’est pas quelque chose de prévisible à 100%. Mais on a une démarche qu’on écrit. On se dit : je vais écrire un article pilier, je vais me mettre à fond dedans, je vais faire des recherches, je veux en faire vraiment quelque chose qui tient la route. Olivier Bessaignet : Tu vois par exemple, il y a un article que je pensais être pilier sur la position des enceintes etc mais en fait, c’est un article assez spécifique, donc finalement, j’ai assez peu de retours dessus, alors que pour moi, c’est quelque chose de fondamental. Ce que ça me montre, c’est que je sais que c’est fondamental, et il faut peut-être que j’amène les gens à comprendre à quel point c’est fondamental. Donc ça me permet d’apprendre, enfin ce retour des personnes me permet de mieux comprendre comment enseigner et comment les emmener à aller plus loin. Olivier Roland : D’accord, donc pour revenir sur le mot d’ordre de travailler, tu mets quatre/cinq heures à écrire des articles, et tu fais six articles tous les un an et demi, donc je suppose que c’est plutôt raisonnable ! Olivier Bessaignet : Oui ! Olivier Roland : Pour le blog en lui-même. Je suppose qu’après tu prends du temps pour te former. Olivier Bessaignet : En fait, comment dire : la genèse a été le blog, et il y a un moment où ça a été clair dans ma tête qu’il fallait que je fasse des vidéos pointues. Pointues pour débutants. Olivier Roland : Oui parce que ton domaine, c’est logique de faire des vidéos, parce que tu peux montrer en direct dans la vidéo comment manipuler les instruments. Olivier Bessaignet : Alors, par exemple, la première vidéo, j’en ai déjà parlé. La seconde série de vidéos, ça a été : comment faire de la musique quand on n’a rien, à part un ordinateur et une souris. Donc pour faire la musique, normalement il faut une guitare, un violon, des claviers, des banques de sons etc. Quand on n’a pas tout ça, quand on n’a pas les banques professionnelles, j’ai créé une première série de vidéo qui est : comment créer un slow à partir du Bit de Billie Jean. C’est-à-dire que je prends le CD de Billie Jean, et en fait, le début c’est : (il chante) ok, on reconnaît ! Donc je découpe les éléments individuels, et après, j’ai la liberté de pouvoir créer ce que moi j’ai envie. Et donc tout de suite… Olivier Roland : Et donc tu l’as montré en vidéo. Olivier Bessaignet : Ça n’est pas quelque chose que je peux dire en texte ! Olivier Roland : Ça c’est clair ! Olivier Bessaignet : Donc c’est capture d’écran, la souris, et en fait, je ne suis pas en train de blablater sur : ça serait bien de faire de la musique, est-ce qu’on peut devenir une star. Non non ! C’est : on y va. Donc voilà, c’est ma façon d’aborder le business sur Internet, c’est : on y va. Et en fait c’est tellement inspirant que les gens commencent à faire play, à faire play et play. Ils continuent à consommer des vidéos, et ils ne s’arrêtent plus. Olivier Roland : Super ! Olivier Bessaignet : Mon business model c’est ça ! Olivier Roland : Tu as combien de vidéos alors sur ta chaîne YouTube ? Olivier Bessaignet : Je ne sais plus. Olivier Roland : De toute façon les lecteurs, enfin les spectateurs plutôt–je n’aime pas dire spectateur !- l’audience, ou en tout cas, vous qui nous regardez, vous allez pouvoir aller sur la chaîne YouTube d’Olivier, si ça vous intéresse bien sûr ! Olivier Bessaignet : Pour en revenir au blog, et à la suite des vidéos. La première série de vidéos, c’était donc pour aider les personnes à venir dans mon studio de façon plus carrée. La deuxième vidéo, c’est quand on n’a rien, comment est-ce qu’on peut démarrer à faire de la musique, créatif. Olivier Roland : Ce qui intéresse beaucoup de gens dans ton milieu. Olivier Bessaignet : Je crois que de la musique, ça passionne pas mal de monde, un peu tout le monde même ! Donc en fait, tout d’un coup, au lieu de m’adresse à des musiciens qui essayent d’être pros, ou qui ont déjà fait deux/trois CDs etc, ça m’a ouvert tout un autre panel de personnes qui viennent me voir. Donc ma deuxième série de vidéos, j’ai commencé à tourner et à être créatif à l’écran, et j’ai tourné cinquante minutes de vidéo. Je me suis dit : est-ce que je mets en ligne tout ça gratuitement, qu’est-ce que je fais ? Donc j’ai commencé à créer une page de capture, qui est : je montre ce qu’on va faire et pour aller plus loin, on donne son e-mail. Donc on peut voir la suite etc donc ça, ça a été ma deuxième étape. Donc à partir de ce moment-là… Olivier Roland : Tu as commencé à créer une liste. Olivier Bessaignet : J’ai commencé à créer une liste, et mon blog ne m’a plus servi à uniquement créer des articles de fond mais aussi à parler de ce que j’étais en train de faire. Par exemple, le premier article que j’ai fait c’est : je viens de faire une série de vidéos sur comment créer, donc si vous voulez être créatifs et que vous n’avez rien, et bien par exemple, apprenez à faire un slow, ou ce que vous voulez, ou un Bit de hard rock peu importe, à partir des sons de Billie Jean, ou de la musique que vous aimez. Voici la première vidéo et pour voir la suite… Et donc ça, ça fait partie de mon blog. Et à chaque fois que je crée un nouveau cours –j’ai créé un cours sur les équaliseurs, lui il est payant- donc je crée. Alors, comment expliquer ça. À partir d’un moment, j’ai commencé à créer des cours qui étaient tellement pointus qu’il fallait qu’ils soient payants. Parce que j’étais en train d’y passer une semaine rien qu’à faire ça, donc il fallait que ce soit rémunéré. Olivier Roland : Donc tu t’es dit à un moment je crée un produit, donc c’est un produit d’information, ce qui est complètement logique par rapport à ce que tu fais. Et donc tu mixtes le contenu gratuit que tu mets sur ton blog, avec le contenu payant qui, je suppose, est sur une plateforme d’information. Olivier Bessaignet : Voilà, donc pour pas que ce soit confus, j’ai laissé le blog tel qu’il était et j’ai créé une autre plateforme plus professionnelle dans le sens e-learning de se former, avec ces vidéos de formation plus pointues, et je me sers de la plateforme de blog pour à chaque fois lancer les nouveau cours. Donc par exemple je fais un cours sur les équaliseurs. Donc je m’étais dit d’abord : je fais un cours sur apprendre la musique. Et ensuite je me suis rendu compte que je pouvais tellement rentrer dans les détails de chaque sujet que je me suis dit : ok, je vais faire un cours sur les équaliseurs, déjà ça sera pas mal. Ensuite un cours sur les compresseurs, déjà ça sera pas mal. Un cours sur la configuration, comment câbler ses trucs, ok ? En fait ça me donne le temps de le faire. Je passe une semaine à faire un cours sur les équaliseurs. sur mon blog, je fais extraire ce qui est digeste pour un nouveau, pour un débutant. Ça me crée mon article. Je ne suis pas en train de me dire : comment est-ce que je pourrai parler des égaliseurs. Non, je viens de créer le cours payant. Je n’ai rien à inventer. Olivier Roland : Tu as juste à extraire. Olivier Bessaignet : J’en tire le démarrage, l’essentiel, ce qui est abordable, et ça me fait mon article de blog. Olivier Roland : Et tu mets à la fin de l’article, si vous voulez aller plus loin, allez là. Olivier Bessaignet : Oui ! Olivier Roland : Simple et efficace ! Olivier Bessaignet : Ça c’est assez simple et assez efficace. Donc en fait, ce que j’ai découvert en expérimentant, c’est que je ne passe plus aucun temps à créer du contenu gratuit. Je ne crée que du contenu payant. Olivier Roland : Très intelligent ! Olivier Bessaignet : Et honnêtement, c’est une façon naturelle de consommer l’information, de commencer par quelque chose d’assez succinct, qui va être gratuit, et ensuite, si on en a envie, si on le veut, si ça m’intéresse, si j’en ai l’envie, et bien je vais aller prendre quelque chose de plus pointu et de payant. Donc, pour moi, c’est l’attitude normale de la personne qui s’intéresse à quelque chose, et en fait c’est devenu mon business model. Je l’ai fait en expérimentant. C’est-à-dire j’ai créé le cours et je me suis dit comment est-ce que je vais le marqueter. Et bien en fait je n’ai pas besoin de le marqueter : j’en prends l’essentiel et c’est ça qui me permet de le lancer. Olivier Roland : Alors quel chiffre d’affaires tu fais aujourd’hui, par mois exactement, sur la plateforme ? Olivier Bessaignet : Donc là je suis régulièrement à 3000 euros par mois. Olivier Roland : Sympa ! Et quand est-ce que tu as commencé à monétiser ? Olivier Bessaignet : Je l’ai lancé en avril dernier donc ça fait six mois à peu près. Olivier Roland : Waouh ! Ça n’est pas mal six mois ! Olivier Bessaignet : Oui ! Olivier Roland : Surtout que ça n’est que le début. Olivier Bessaignet : C’est que le début, ça a marché tout de suite. Olivier Roland : Est-ce que tu as utilisé la Product Launch Formula, ou Super Lancement, ou Lancement Orchestré en français au début ? Olivier Bessaignet : Alors, c’est tombé vraiment synchro. C’est-à-dire que j’ai quand même passé beaucoup de temps à ce que mon site, ma plateforme professionnelle soit professionnelle. C’est-à-dire qu’à l’époque, il n’existait pas encore grand-chose en France sur comment faire un site membre. Donc j’ai fait un mixte entre ce que proposaient déjà les Américains, ce que proposaient déjà quelques Français. En vérité, j’ai créé une première fois, et je l’ai testée avec des personnes, et j’ai eu des feedbacks, et j’ai refondu mon offre, ok ? Olivier Roland : D’accord. Olivier Bessaignet : Donc j’ai passé pas mal de temps. Ça, ça a été un gros travail, et pas mal de doutes aussi, mais la persévérance m’a sauvée. Olivier Roland : C’est important pour réussir. Olivier Bessaignet : Et au moment où j’étais près, je suis tombé sur l’offre de Jeff Walker, parce que je ne savais pas comment le faire connaître au public. J’ai commencé à avoir une liste de personnes qui s’étaient inscrites à mes vidéos gratuites. Olivier Roland : Formidable ! Magnifique coïncidence. Olivier Bessaignet : Et j’ai suivi le cursus de Jeff Walker, et chaque semaine, j’implémentais ce dont il parlait. Donc en avril, j’ai fait le lancement de mon site, avec une mailing liste de 1500 personnes. Olivier Roland : Entièrement constituée à partir de ton blog. Olivier Bessaignet : Voilà, je suis en autonomie totale. Je fonctionne par moi-même. Olivier Roland : En gros, pas d’affiliés parce que de toute façon, tu es le seul sur ton marché. Olivier Bessaignet : Je ne suis pas, enfin pour l’instant je ne connais pas les autres, j’ai un peu regardé mais, effectivement, je suis parti, j’ai commencé sans affiliés, je commence à avoir quelques affiliés. Donc je suis parti un peu tout seul, j’ai créé mon truc un peu tout seul et là je suis en train de m’ouvrir effectivement, donc j’ai lancé seul, avec ma propre liste, avec déjà 1500 personnes, c’est déjà quelque chose de les avoir. Olivier Roland : Ça n’est pas mal ! Olivier Bessaignet : Et quand on voit ce qui existe d’autre, des personnes qui ont 10 000, 50 000, 100 000 personnes, lancer avec 1500 c’était un peu…. Olivier Roland : D’ailleurs je fais un petit coucou aux 20 000 abonnés de Blogueur Pro ! Olivier Bessaignet : 1500, avec le recul, je me dis : j’étais un peu fou. Mais surtout, j’avais cette foi dans ce que j’étais en train de créer et cette persévérance, qui font que, ok, je me suis dit : là, il faut que ça sorte, je me lance. Olivier Roland : Et donc tu as fait un Super Lancement. Olivier Bessaignet : Le premier mois, je fais 1000 euros. Le deuxième mois j’ai doublé. Le troisième mois j’ai presque doublé à nouveau, et depuis, 3000 euros tous les mois. Donc en trois mois, je peux dire : si j’avais un job, je le quitterais. Olivier Roland : Et quel est ton trafic aujourd’hui mensuel sur ton blog ? Olivier Bessaignet : Alors mon blog, pendant un an et demi ou j’avais ces six articles est resté à 1500 visites par mois. À partir du moment où j’ai commencé à créer ces nouvelles vidéos, par rapport à la structure professionnelle, enfin aux vidéos de formation, donc que j’ai commencé à plus poster, ça a été plus actif, je suis passé à 2000, 2500, 3000, je crois que j’ai lancé, je devais avoir 3000 personnes par mois. Olivier Roland : Et le lancement forcément a augmenté le trafic. Olivier Bessaignet : Voilà. C’est toujours ce qu’il se passe. Non seulement c’est une excellente manière de générer du chiffre d’affaires, de démarrer votre entreprise, de rendre rentable votre blog, mais en plus, comme vous allez être le centre d’attention du marché pendant tout la période du lancement, en général ça amène énormément de trafic et ça peut doubler, presque du jour au lendemain le trafic d’un blog. C’est ce qu’il s’est passé puisque en trois/quatre mois, je suis passé de 3000 à 6000 visites par mois, sur le blog, et j’envoyais les gens qui venaient sur le blog, sur la plateforme de cours, qui elle était inconnue, donc j’avais 0 visite par mois, et maintenant je suis à 6000 des deux côtés. C’est-à-dire que elle-même, le fait de l’avoir lancée et montée dans Google, et bien on la trouve, on n’a plus besoin de passer par le blog. Donc il y a ceux qui passent directement dessus, et ceux qui passent par le blog. Donc c’est alchimiste. Olivier Roland : Voilà. Donc on a ici un parfait exemple du business model que j’enseigne, à savoir on a un blog, on met du bon contenu dessus, ça amène du trafic, ce trafic on le convertit ensuite en prospect en capturant leur adresse e-mail, donc il faut offrir quelque chose d’intéressant en échange de l’adresse e-mail. Olivier Bessaignet : Oui ! Oui oui, c’est solide, je veux dire, je n’offre pas du vent ! Olivier Roland : Forcément, les gens qui sont dans la liste sont intéressés. Olivier Bessaignet : C’est très concret. Olivier Roland : L’idée, c’est d’offrir un bonus qui intéresse les gens et qui soit lié au produit que l’on va vendre derrière ce qui fait que l’on se génère une liste de prospects intéressés et aussi qui ont vu que l’on est expert dans le sujet, qui nous aiment bien, sinon ils ne se seraient pas abonnés. Et derrière, on utilise cette liste pour faire un Super Lancement, ou un Lancement Orchestré d’un produit qu’on a créé et qui est aussi évidemment en relation avec la thématique, et on voit que ça donne des résultats intéressants, puisque mine de rien, 6000 par an, même 12 000, ce n’est pas si énorme que ça, ce n’est pas grand-chose. Olivier Bessaignet : Non. Olivier Roland : Et pourtant tu arrives déjà à faire 3000 euros de chiffre d’affaires par moi. Olivier Bessaignet : Voilà, je réalise au contact d’autres entrepreneurs sur Internet qu’en fait j’ai un très fort potentiel empathique ou interactif ou « inspiratif ». Olivier Roland : Tu inspires les autres. Olivier Bessaignet : Voilà. Olivier Roland : Parce que ce business model peut être dupliqué dans des tas de secteurs. Olivier Bessaignet : Oui. Je veux dire c’est impressionnant. C’est ça qui est assez fort, de voir, c’est qu’en fait la base reste la même et après c’est l’information et la personnalité de chacun qui fait l’attraction et que les prospects vont aller sur tel ou tel… Olivier Roland : Mais c’est une véritable méthode, c’est un modèle. Olivier Bessaignet : Oui ! Olivier Roland : Ça peut être répété, utilisé tel que. Enfin évidemment, il faut l’adapter à son marché. Olivier Bessaignet : Oui, oui ! Olivier Roland : C’est une base solide. Olivier Bessaignet : Oui, oui. J’ai commencé à expérimenter aussi, enfin d’autres personnes commencent à me demander justement aussi comment est-ce que j’ai fait etc, et je leur donne des pointeurs, et ça marche, dans complètement autre chose, c’est extraordinaire ! Olivier Roland : Exactement ! Une objection que l’on entend souvent, c’est : oui, mais ça ne marche que pour ceux qui expliquent comment gagner de l’argent. Et là on a la preuve que non, et puis ce n’est pas la seule preuve. Olivier Bessaignet : Absolument. Olivier Roland : Il y en a des centaines et des centaines. J’ai interviewé Will Hamilton sur Blogueur Pro, il est joueur de tennis, et puis il y a des tas d’autres exemples comme ça sur le marché américain. En France, ça commence tout juste à arriver parce que comme souvent, on a 3 à 5 ans de retard sur eux, donc ça commence à venir, et Olivier en est un bel exemple. Donc non, ça ne marche pas que dans le domaine de ceux qui enseignent comment gagner de l’argent. Olivier Bessaignet : C’est ça qui était intéressant, c’est qu’en recherchant commenter présenter mes cours, j’ai pas mal expérimenté avec les business models, et les premières objections que je recevais avec les personnes avec qui je partageais tout ça : oui, mais c’est des trucs pour le marketing Internet. Oui mais c’est des trucs pour gagner de l’argent. Et en fait j’ai pu vraiment voir que ça n’a rien à voir. C’est sur la psychologie humaine, c’est sur les passions humaines, ce que l’on a envie de faire, et donc ce modèle est basé là-dessus. Olivier Roland : C’est très universel. Ça transcende même les cultures en fait. Olivier Bessaignet : Tout à fait. Olivier Roland : Évidemment, il faut toujours adapter un petit peu, voire même beaucoup, mais la base reste universelle. Olivier Bessaignet : Bien entendu. Olivier Roland : Super parcours, sympa ! Olivier Bessaignet : Voilà, donc ce que j’en tire, si je peux dire, c’est au départ, je voulais communiquer ma passion, et en fait ce que je reçois, c’est au-delà du côté technique ou du coté information. C’est-à-dire que les gens me font des retours extraordinaires. Donc la plateforme de cours par exemple, je l’ai créée pour que les gens puissent apprendre à se débrouiller tout seul. Et puis j’ai fait un forum pour pouvoir répondre de façon interactive aux personnes, sans le faire forcément par e-mail. Et puis les personnes ont commencé à se répondre elles-mêmes entre elles. Olivier Roland : Ça a diminué ton travail ! Olivier Bessaignet : Ça a diminué mon travail. Olivier Roland : C’est ce qui se passe souvent. Olivier Bessaignet : Honnêtement, là j’ai eu besoin de m’investir dans autre chose, je ne me suis plus occupé ni de mon blog, ni de la plateforme de cours pendant un mois… Olivier Roland : Et ça a continué tout seul. Olivier Bessaignet : Et ça a continué tout seul. Aujourd’hui, je passe une semaine en Arizona, tous les jours j’ai Paypal qui fait ding ! Olivier Roland : C’est la beauté de ce business-là. Et puis on peut le gérer de partout dans le monde. Olivier Bessaignet : Exactement. Olivier Roland : Donc la si tu décides de faire un tour du monde, ça ne pose absolument aucun problème. Olivier Bessaignet : Et donc mon idée, c’était d’aider les musiciens à être mieux organisés, et sur le forum, j’ai créé une catégorie qui est : Interaction. Donc il y en a un qui a commencé à dire : moi je fais de la guitare, je cherche un batteur. Il y a deux/ trois batteurs qui ont répondu, il y a un chanteur qui est venu se greffer à ça, et ils ont commencé à interagir entre eux, sur la base de mes cours, à créer de la musique entre eux, et ils sont en train de monter des groupes virtuels, des groupes de musique virtuels ! Olivier Roland : Génial, ils font chacun les mixages de leur côté… Olivier Bessaignet : Donc il y en a un qui a besoin d’un chanteur, il va dire : moi j’ai besoin d’un chanteur parce que j’ai créé tel et tel truc. Nous on a créé une maquette mais on a du mal à la mixer, est ce qu’il y a quelqu’un qui pourrait nous la mixer. Donc en fait ça crée une interaction que je n’avais pas prévue, et ils sont tous là à me dire : merci Olivier de ce que tu offres. C’est extraordinaire. À chaque fois que je crée un nouveau cours et que je dis achetez-le, on me dit : merci Olivier pour ta générosité. Olivier Roland : Voilà, ça c’est aussi très important, ce n’est pas juste à propose de gagner de l’argent. Quand on marie les compétences, la passion et le bon marketing, on aide les gens réellement, et les membres, les clients sont heureux, ils sont contents de nous donner de l’argent parce qu’en retour, ils ont une valeur qui est largement supérieure à l’argent qu’ils ont donné. Olivier Bessaignet : Donc en fait, je n’ai pas l’impression de faire du marketing, c’est vrai qu’ils y sont les pointeurs de marketing, je suis les pointeurs de marketing, je les intègre, mais moi je communique ma passion. En fait c’est le meilleur marketing que l’on puisse faire. Olivier Roland : Voilà. Je pense qu’en France on a en tête cette notion plus ou moins consciente que le marketing, c’est un peu un gros mot, que c’est quelque chose de pas très net, pas très bien, mais c’est vital pour le succès d’une entreprise. Et si vous avez une passion, vous avez une compétence et vous avez cette volonté d’aider les autres et de leur apporter de la valeur, le marketing est absolument indispensable. C’est juste de vous faire connaître, de montrer que vous êtes un expert et de donner envie à vos prospects d’acheter vos produits, et ensuite de les utiliser. Olivier Bessaignet : Absolument. Olivier Roland : Merci, on a eu un très bon aperçu de ton parcours et de tout ce que tu as fait, quels sont tes prochains projets ? Olivier Bessaignet : Donc ma première passion c’était la musique, et il a fallu que j’apprenne l’Internet pour le faire concrètement, pouvoir le communiquer par Internet. Donc j’ai appris Internet pour communiquer ma passion. Et donc Internet est devenu une nouvelle passion en fait. Donc ce que je vois, c’est que j’ai des personnes qui, justement, par rapport à la façon dont je mets mes propres produits sur Internet, me demandent : qu’est-ce que tu en penses, moi j’aimerais mettre ça en ligne… et donc à force de donner des conseils… Là où j’aime bien faire, c’est l’ergonomie, c’est-à-dire la façon dont on utilise le site Internet, quel est le parcours de la personne qui vient sur le site Internet. Je vois une erreur qui revient souvent, c’est de vouloir tout mettre tout de suite, sur la première page. Les gens n’ont pas le temps d’absorber et en fait ils s’en vont. Donc la hiérarchie de l’information sur un site Internet, ce sont des choses qui me passionnent, et je vois que ça fonctionne en dehors de la musique. Parce que l’on dit : est-ce que ça fonctionne en dehors du marketing Internet. Moi je suis en train de me rendre compte que ça fonctionne en dehors de la musique. Donc chacun voit midi à sa porte, c’est assez intéressant. Olivier Roland : Donc tu vas te lancer dans le marketing Internet alors ? Olivier Bessaignet : Donc, j’ai cette personne qui a créé un livre, et on est en train de faire son marketing sur Internet et ça marche très très bien. Olivier Roland : Et les Super Lancements ou Lancements Orchestrés, c’est une extraordinaire manière de promouvoir, c’est extrêmement efficace. On a ici aux États-Unis des exemples de personnes qui ont utilisé cette méthode pour propulser leur livre dans la liste des best sellers du New-York Times, c’est quand même quelque chose qui n’est pas évident à faire. SI je me rappelle bien, il faut faire 11 000 ventes en une semaine, la semaine de lancement, pour être dans la liste des best sellers, donc ce n’est quand même pas rien. On a l’exemple de Brendon Burchard qui non seulement a fait ça, mais en plus a généré un million de dollars de chiffre d’affaires en vente de produits supplémentaires après son livre. Donc des belles success stories. Olivier Bessaignet : Moi ce qui me passionne de voir, c’est comment la même information : moi au départ l’information que j’ai commencé à donner à des étudiants d’université, et j’ai vu que je pouvais finalement en faire des vidéos, et j’ai vu que je pouvais. Donc a priori, je pouvais faire un DVD. Mais j’ai trouvé ça plus intéressant de faire un site membre où les gens peuvent s’inscrire. Olivier Roland : Et puis comme ça les musiciens de Polynésie peuvent plus facilement aussi suivre tes cours ! Olivier Bessaignet : Voilà c’est ça. Donc c’était intéressant de voir que le même contenu, qu’il soit à la base créé à partir d’un livre, à partir d’une formation, à partir de conférences, et bien aussi ça peut être un DVD, être sur Internet, toute cette information peut prendre des formes différentes. Et ça vraiment, ça me passionne. Olivier Roland : Très bien. Alors pour terminer, est ce que tu as un conseil à donner pour les personnes qui nous regardent, et qui voudraient peut-être se lancer demain, débutants ? Olivier Bessaignet : Moi je ne peux parler que de mon expérience et effectivement, déjà de savoir quel est le sujet dans lequel on veut s’impliquer, parce que quand même, c’est pas mal d’implication, et moi ça a fonctionné car les questions, il faut commencer quelque part. Ce qui est important, c’est de commencer quelque part, même si ça rate, c’est important que ça rate, quelque part. Parce que le fait que ça rate, on apprend quelque chose. C’est mieux si ça marche ! Olivier Roland : D’accord. Olivier Bessaignet : Mais de commencer par un sujet, me dire : ok, ça, ça me passionne, je fais quelque chose avec. Moi je suis toujours dans : il faut faire quelque chose. Les musiciens, je leurs dit : c’est super de composer à la maison, mais faite un CD. Enregistrez, allez sur scène. Ce qui est important, c’est de s’exprimer. Donc, pour un blog, pour un produit, la première chose qui est importante, c’est d’exprimer ce que l’on a envie, exprimer ce que l’on sait du mieux que l’on peut aujourd’hui, sachant que ça sera mieux demain. Mais il ne faut pas attendre demain pour se dire : ça sera mieux demain. Non, c’est maintenant, c’est maintenant qu’il faut le faire, exprimer ce que l’on sait. Même si l’on a l’impression de savoir peu, c’est important de l’exprimer maintenant. Parce qu’en fait, c’est ce retour, cette interaction qui va vous faire comprendre où va la suite, comment est-ce que je peux perfectionner ce que j’ai fait, comment est-ce que je peux l’étendre et c’est en faisant qu’on découvre la suite. On ne peut pas imaginer le monde qu’il y a derrière tant que l’on n’en l’a pas fait. Donc la première étape, c’est de s’y mettre. Olivier Roland : Agir ! Olivier Bessaignet : Agir, faire réussir. Olivier Roland : Alors c’est vraiment intéressant, parce que j’ai aussi interviewé Will Hamilton et Pat Flynn qui sont deux blogueurs américains connus, sur Blogueur Pro, je leur ai posé la même question, et ils m’ont tous les deux répondu la même chose. Et ça c’est quelque chose que je vois souvent. Il y a beaucoup de personnes qui consomment entre guillemets de l’information sur l’Internet marketing, qui lisent des blogs, qui achètent des formations et qui n’en font rien. Et c’est la première chose à faire ! Il faut apprendre, ça c’est clair, il ne faut pas faire n’importe quoi, mais il faut agir. Expérimenter et tirer parti de ses erreurs, et continuer. Continuer à agir, c’est vraiment vraiment la clé. Donc vous qui nous regardez, si jusque-là vous n’avez fait que regarder les vidéos, lire les articles sans en rien faire, je vous demande de faire quelque chose. À partir d’aujourd’hui, promettez-moi, mettez-le moi en-dessous dans les commentaires en-dessous de cette vidéo, dites-moi : oui, Olivier, je m’engage à ne plus lire d’articles, à ne plus regarder de vidéos tant que je n’aurais pas appliqué ce que j’ai déjà appris, parce que c’est ça qui va vous mener au succès, ça n’est pas juste rester chez vous derrière votre ordinateur à « consommer du Youtube ». Olivier Bessaignet : C’est vrai que moi j’ai des blagues avec ça, c’est-à-dire qu’il y a des moments où je suis dans la créativité, et il y a des moments où je suis dans la recherche. C’est-à-dire que je ne sais plus trop par où prendre les choses. Olivier Roland : D’accord. Olivier Bessaignet : Et c’est là que je vais aller chercher l’information, tel marqueteur, comment il fait, Olivier, comment est-ce qu’il crée son blog, c’est là que je vais regarder un peu comment font les autres. Je prends l’information, et puis je la laisse digérer. Et puis il y a un moment où je n’ai plus envie d’aller voir quoi que ce soit, et c’est là que ça commence à monter. Chacun vraiment, a sa façon de faire, il y a des gens qui sont plus organisés, qui ont besoin de se cadrer. Moi je ne viens pas du tout de là, moi c’est beaucoup plus instinctif. Quand je ne sais plus quoi faire, je vais me coucher, je m’allonge pendant une demi-heure, et tout d’un coup, j’ai tout qui vient. Donc ce qui est important, c’est de se connaître en fait. La créativité, elle vient surtout en se connaissant. Il y a certaines personnes qui ont besoin de cadrage, il y a d’autres personnes qui ont besoin de sentir les choses venir de l‘intérieur. C’est aussi une astuce que je peux peut-être donner. Olivier Roland : Très bien Olivier, merci. On a vraiment été dans le détail dans cette longue interview. Donc si vous êtes encore là, c’est que j’espère le contenu vous a intéressé. Donc merci beaucoup d’avoir partagé ton histoire. Olivier Bessaignet : Merci Olivier. Olivier Roland : Et à très bientôt pour une prochaine aventure. Olivier Bessaignet : Avec plaisir !
November 2 2011, 7:00pm
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J'ai publié sur blogueur-pro.com
Vidéo : Interview de Will Hamilton, blogueur à succès sur le tennis
*** Soyez sûr que les sous-titres en Français sont bien activés ! Si ne c’est pas le cas, cliquez sur dans la barre juste en dessous de la vidéo ! L’icône se colorera alors en rouge : *** Cette vidéo est un extrait d’une vidéo de 21 minutes qui est un bonus réservé aux membres de la formation Blogueur Pro (si vous faites partie de la formation et n’avez pas encore reçu cette vidéo, patience, elle viendra après le module 4 ). Dans cet extrait, Will Hamilton du blog Fuzzy Yellow Balls (“les balles jaunes floues”) nous explique comment il a eu l’idée de son blog sur le tennis, qui réalise entre 1 million et 2 millions de vues par mois sur sa chaîne Youtube (le total est aujourd’hui de plus de 30 millions de vues depuis le début !) et quel CA il a réalisé récemment. Il nous donne ensuite des conseils pour nous aider nous aussi à réussir avec notre blog. Transcription texte de l’interview : Olivier Roland : Bonjour et bienvenue dans cette nouvelle vidéo de Blogueur Pro. Je suis actuellement avec Will Hamilton. Will Hamilton : Bonjour ! Olivier Roland : Bonjour Will ! Will est connu aux Etats-Unis parce qu’il a blog très très visité sur le tennis, il a une chaîne sur Youtube qui a déjà eu plus de 25 millions de vues. Alors, Will.. Will Hamilton : « Ça va » (en Français). Et c’est tout ce que je sais dire, désolé, Olivier Roland : Ça va, et toi? Will Hamilton : Je vais très bien, je savais parler un peu français, car j’ai étudié à Aix-en-Provence pendant 5 mois en 2002, mais, j’ai tout oublié. Alors, je m’excuse d’avance pour ma mauvaise prononciation. (Le reste de l’interview se passe en anglais) Olivier Roland : Alors, tu es célèbre dans ton industrie, pour ton blog, "Fuzzy Yellow Balls". Avant d’évoquer son histoire, est-ce que tu peux nous dire, quels sont les chiffres de trafic et de revenus grâce à ce blog, pour que nos auditeurs comprennent son importance ? Will Hamilton : Bien sûr. Je vais te donner quelques chiffres qui pourront parler à tout le monde. Sur Youtube, nous avons entre 1 et 2 millions de vues par mois, ce qui fait un total de presque 29 millions de vues sur Youtube. Et, nous utilisons un modèle qui s’appelle "Product Launch" pour vendre nos produits à différents moments de l’année. Par exemple, notre dernier lancement de produit a rapporté environ 170 000 dollars. Donc, oui, on s’en sort bien. Olivier Roland : En français, "Product Launch" se traduit par: "Super lancement" ou "Lancement Orchestré". C’est le modèle de vente de produits que j’enseigne principalement pendant mon cours. Alors, est-ce que tu peux nous dire quand tu as lancé ton blog, et pourquoi? Will Hamilton : Le Site Web, le Blog, a commencé en 2007 mais, avant ça, j’ai été entraineur de tennis "dans la vraie vie", si je peux m’exprimer ainsi. J’étais un entraineur normal, sur son court de tennis… et, j’avais joué à l’université. J’ai eu mon diplôme en 2004, j’ai enseigné de 2005 à 2006 et j’étais sur le point de laisser tomber, et de me lancer dans une carrière plus "classique" et je me demandais, si je pouvais faire quelque chose online avec le tennis car j’étais allé sur Youtube, qui démarrait à ce moment-là, en 2005-2006, et on y trouvait des vidéos sur le tennis, et une en particulier qui expliquait comment faire un lift, et ce qu’est un lift, et cette vidéo avait environ 55 000 vues… C’était une bonne vidéo, le contenu était bon, mais, la production était assez médiocre. Ceux qui l’avaient faite ne s’y connaissaient pas beaucoup en vidéo, et je me suis dit, « il y a un public pour ça ». J’ai eu envie de réaliser quelques vidéos de qualité, en me disant quie ça pourrait très bien marcher. On a commencé en 2007, et nous voici aujourd’hui! [les 15 minutes suivantes sont réservées aux membres de la formation Blogueur Pro] Olivier Roland : Je pense qu’on a une bonne vue d’ensemble de ton business. Est-ce que tu as un conseil pour ceux qui veulent créer leur blog? Will Hamilton : On a parlé du fait de passer à l’action, c’est vraiment mon 1er conseil, car, je pense que beaucoup de gens, quand ils essaient de se lancer dans quelque chose, commencent par faire des recherches, pour apprendre le maximum, et on doit toujours essayer d’apprendre plus, mais, il faudra aussi utiliser ce que vous apprenez. Il faut passer à l’action, nous l’avons déjà dit. Tous ceux qui ont du succès sont passés à l’action, Alors, le 1er conseil est : Lancez-vous! Et, avec les vidéos en particulier, il faut aussi passer à l’action, mais c’est un processus à part, et il faut surtout arriver à produire des vidéos rapidement, et vous pouvez y arriver de plusieurs façons, En posant votre caméra sur un trépied, pour filmer un tableau sur lequel vous dessinerez, ou en utilisant Camtasia pour faire des captures d’écran, ou, avec un Webinar. Il existe plusieurs façons de s’y prendre, Olivier Roland : Oui, il y a ici une caméra sur un trépied, un micro ici sur la table, et c’est tout. Will Hamilton : Oui, vous n’avez besoin de rien d’autre qu’une caméra et un trépied. Et, si le contenu est bon… (J’espère avoir été intéressant, c’est vous qui en déciderez… ) donc, si le contenu est bon, les gens le regarderont. Si vous êtes encore en train de nous regarder alors, cela prouve que le contenu était assez intéressant, et que vous n’avez besoin de rien de plus qu’une caméra, un trépied, et un micro. Olivier Roland : Et vous pouvez voir que cette vidéo n’est pas parfaite, elle ne ressemble pas à ce qu’on voit à la télé, elle n’a rien de sophistiqué, et ça n’a pas d’importance. Will Hamilton : Exactement, ça n’a pas d’importance, il y a des vélos qui passent en arrière-plan… Olivier Roland : on entend le bruit des voitures… Will Hamilton : Oui ! Olivier Roland : OK, Merci Will. Je pense que tu nous as donné de très bons conseils. Et j’espère que nous avons donné envie à certains de faire la même chose en France, pas seulement dans le secteur du tennis bien sûr, mais sur tous les marchés accessibles en France. Vous savez qu’il y a d’énormes opportunités à saisir, et j’espère, qu’après avoir vu cette vidéo, vous allez passer à l’action. Will Hamilton : Merci de m’avoir invité Olivier et, passez tous à l’action. J’espère vous avoir proposé quelque chose d’intéressant, et… euh… Comment dit-on "next time"? Olivier Roland : -À la prochaine. Will Hamilton : -Et, à la prochaine! Olivier Roland : Merci Will.
July 1 2011, 12:15pm
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Interview : Comment Michael Ferrari de Esprit Riche a écrit son premier livre
Vous pouvez écouter ce podcast en direct sur le blog en cliquant sur le bouton Play en haut, ou télécharger le MP3 en cliquant sur télécharger. Vous pouvez aussi le télécharger dans iTunes. Transcription texte de l’interview : Olivier Roland : Bonjour et bienvenu sur cette nouvelle interview de blogueur-pro.com. Je suis actuellement avec un blogueur connu puisque c’est Michael Ferrari du blog Esprit Riche. Bonjour Michael ! Michael Ferrari : Bonjour, et bonjour à tous ! Olivier Roland : J’ai voulais t’interviewer aujourd’hui parce que tu as fait un petit peu le buzz récemment. Il y a un livre qui est sorti et qui s’appelle : « Devenez Riche ». C’est l’adaptation d’un best-seller américain de Ramit Sethi. Pour ceux qui ne le connaissent pas, Ramit Sethi est un blogueur très connu outre-Atlantique. Il est l’auteur du blog « I will teach you to be rich » – donc en français : « je vous apprendrai à être riche ». Il a sorti un livre qui s’appelle comme ça : « I will teach you to be rich », et qui est devenu un best-seller du New York Times. Il y a quelque chose de très original dans ce livre, car l’adaptation française « Devenez Riche » n’est pas une traduction littérale du livre original mais il y a de larges chapitres qui ont été entièrement écrits par TOI !
Michael Ferrari : Exactement ! Olivier Roland : J’ai voulu en savoir plus parce que j’ai trouvé cela original. Je m’intéresse beaucoup à tout ce que les blogueurs font, notamment à comment les blogueurs arrivent au monde de l’édition « normale », à comment ils utilisent les livres papier pour se faire connaître et pour étendre leur audience. Je me suis dit que c’était a priori la première fois que je vois ça : un blogueur connu dont le premier livre n’est pas créé entièrement par lui-même mais adapté des États-Unis. Est-ce que tu peux déjà nous en dire plus sur comment ce projet a démarré ? Michael Ferrari : Le projet s’est présenté un petit peu de manière naturelle. Parfois, il y a des projets qui arrivent parce que tu as toutes les conditions qui sont réunies. Chaque condition, indépendamment les unes des autres, ne laissent pas à penser qu’il y a un projet derrière. Mais en fait, quand tu mets tout en lumière, tu te dis : « c’est évident ! » Là, les conditions y étaient. Il y avait ce best-seller américain qui avait suscité l’intérêt de la maison d’édition, les éditions Leduc. Ils étaient intéressés par ce bouquin. Leur problème était que le contenu du livre était vraiment trop typé américain. En fait, on s’était rencontré, on avait discuté pour savoir comment collaborer et ce projet s’est présenté naturellement – d’autant plus que mon amie est traductrice et que c’était l’occasion de travailler ensemble sur ce projet. C’était un point supplémentaire qui allait donner un petit peu de piment et de l’intérêt à ce projet, et qui allait aussi de le rendre possible. Il n’est pas forcément évident de travailler à plusieurs mains sur un tel projet avec quelqu’un que tu ne connais pas. Donc, tout ça s’est mis en place avec toutes ces conditions-là : le livre qui était intéressant, une bonne relation avec l’éditeur et la proximité avec la traductrice… C’est comme ça que le projet est né ! Olivier Roland : On peut peut-être parler un peu du contenu du livre. C’est un livre sur les finances personnelles – tu me corriges si je me trompe ! C’est un programme en six semaines pour améliorer ses finances. C’est la promesse sur la couverture. Michael Ferrari : Ce qui m’a plu dans ce livre, c’est qu’en le lisant, je me suis dit : « le livre est vraiment tellement bien que je n’ai pas envie de « me casser le cul » à en écrire un autre pour dire la même chose ! » J’ai tout de suite adhéré au truc dans le sens où c’est un programme, ce n’est pas une série de conseils ou d’astuces parce que tu sais comme moi que les conseils, les astuces et les informations peuvent être trouvées sur Internet. Il y a TOUT sur Internet. Ce qu’il manque, c’est de mettre tout ça en lumière et de construire des choses, donc d’avoir une succession d’étapes à suivre et des conseils tous mis en perspective les uns par rapport aux autres. Ce livre se situe entre les bouquins qui présentent tous les supports de manière très technique – sans aucun aspect psychologique, des listes à la Prévert en fait – et tous les bouquins qui ne sont que des principes sans éléments concrets, comme le principe de se payer en premier. C’est intéressant à savoir mais tu fais comment derrière ? Comment l’instrumentes-tu ? Comment le mets-tu en place ? Le livre est vraiment entre ces deux mondes. Olivier Roland : C’est une méthode cohérente. Ce n’est pas une collection disparate de conseils que l’on peut trouver sur Internet ! Michael Ferrari : Ce qui est rigolo d’ailleurs, c’est que les gens sont très contents à chaque fois sur les revues d’Amazon. Ils disent toujours : « contrairement au nom, ce n’est pas un livre avec des recettes miracles pour devenir riche en 48 heures ». Effectivement, le nom est un peu racoleur mais le contenu n’a absolument rien de racoleur. C’est vraiment un truc qu’il faut appliquer, avec des conseils très simples et très pragmatiques pour tout le monde. L’idée de ce livre est d’être applicable à tout le monde, aux gens qui sont salariés, qui ne veulent pas forcément changer de poste ou tout dans leur vie, mais qui veulent mettre leurs finances sous contrôle. Olivier Roland : Effectivement ! J’ai eu l’occasion de lire des livres américains de finances personnelles, notamment ceux qui sont conseillés par le Personal MBA. Il est vrai que le problème est qu’il y a toujours des chapitres qui sont difficilement applicables en France parce qu’on y parle d’investir aux États-Unis, de comptes américains… Pour nous, Français, il n’est pas évident de savoir comment appliquer ça. Combien de temps as-tu travaillé sur cette adaptation ? Michael Ferrari : C’est assez difficile à dire parce que je n’ai pas travaillé en continu dessus. Je pense qu’il s’est écoulé plus d’un an entre la date de début et la date à laquelle je devais remettre le travail. J’ai travaillé pas mal au début dessus, puis ça a été par touches. Il a fallu en fait que je m’approprie le contenu. J’ai eu toute cette phase de m’approprier toute la philosophie du livre qui a été la plus longue. Même si, de prime abord, je la comprenais et je la trouvais très bien, il faut quand même intégrer les choses, et après savoir exactement ce qu’il fallait changer – et ce que je mettais à la place aussi ! En délais, ça a été un peu plus tard d’un an. En charge de travail, je ne sais pas. C’est assez dur à dire. J’aurais du mal à dire : « c’est plutôt 10 jours ou plutôt 20 ou 30 jours ». Je ne sais pas. Olivier Roland : En tout cas, tu l’as lu et relu. Tu t’es vraiment imprégné… Michael Ferrari : Ça a été un travail de fond qui a aussi alimenté des articles sur mon blog. Olivier Roland : D’après toi, quel pourcentage du livre environ estimes-tu ton travail d’écriture ? Ce n’est pas évident en fait. Je dois avouer aux auditeurs que je ne l’ai pas encore lu en entier – mais je l’ai pas mal lu. C’est vrai qu’il n’est pas évident de savoir ce qui a été écrit par Michael Ferrari de ce qui a été écrit par Ramit Sethi. Michael Ferrari : J’ai eu ce parti pris dès le départ. Sinon, il est impossible d’adapter ce livre en tant que tel si tu t’amuses à mettre en évidence les parties que j’ai écrites et les parties qui sont dans le livre d’origine. En fait, il y a eu deux chapitres entiers que j’ai entièrement écrits… Olivier Roland : Ce sont lesquels ?
Michael Ferrari : Je crois – de mémoire – que ce sont le premier et le troisième… Olivier Roland : C’est « stoppez l’hémorragie » et « préparez-vous à investir »… Michael Ferrari : Oui, il y a eu aussi tout le chapitre sur l’investissement qui était vraiment spécifique aux Américains, où j’ai eu beaucoup d’adaptation à faire aussi. Si tu veux, il y a eu deux chapitres et demi où vraiment, il y a eu beaucoup de travail et, après, il y a eu des retouches partout. C’est un livre écrit à l’américaine et les Américains ont tendance à répéter les choses plusieurs fois dans leurs bouquins. Ils vont souvent répéter une notion plusieurs fois. J’ai dû évidemment retoucher ça de partout. Il y a eu ensuite toute la cohérence d’ensemble pour s’assurer que l’histoire reste logique et intéressante à lire. J’ai effectivement pris le parti de ne pas mettre en évidence quand c’était moi ou quand c’était lui. Il y a des endroits effectivement où j’ai laissé des exemples donnés en dollars, parce que je trouvais qu’il n’y avait aucun intérêt à mettre euro à la place de dollars. Je sais que ça gêne quelques personnes mais, en fait, ça ne change absolument rien au propos. Donc, effectivement, il n’y a pas de distinction entre lui et moi : on parle d’une seule et même voix. Olivier Roland : D’accord. C’est difficile pour toi de nous dire quel est le pourcentage du livre qui représente ton travail… Michael Ferrari : En volume, je dirais que c’est un quart du livre peut-être… Olivier Roland : Tu as eu de contact avec Ramit Sethi sur cette traduction/ adaptation ? Michael Ferrari : Non, je n’ai pas eu de contact avec lui, à vrai dire. Je n’ai pas ressenti le besoin de lui poser des questions. Je connaissais le sujet assez bien. Je n’ai pas été perturbé par le livre par lui-même. Après, j’ai eu un travail de recherche sur certains produits recommandés pour bien m’assurer que l’équivalent en France existait et que c’était bien celui que j’avais en tête. Il y a eu ce travail de confirmation. Quand il parle de certains fonds immobiliers, il fallait s’assurer qu’il y avait bien l’équivalent en France et que ça fonctionnait de la même manière et de la manière dont il l’a suggérée. S’il parle d’un fond en particulier, il l’inclut dans le plan global du livre parce qu’il a une stratégie générale en tête. Il faut que la stratégie soit aussi valable dans le contexte français. Il y a eu pas mal de travail autour de l’appropriation et de la restitution de l’histoire, et c’est ça qui a été le plus long. Par exemple, j’ai inséré des témoignages français dans le livre. Il y a notamment Michel Verdun. C’est un ami qui a écrit un témoignage sur la manière dont il gère ses investissements en bourse. Mais j’ai conservé la plupart des témoignages du livre d’origine. Ramit Sethi faisait intervenir d’autres blogueurs ou des personnes qu’il avait interviewées sur des points particuliers du bouquin : comment ils ont changé de banque, comment ils ont choisi leur fond immobilier, etc. Au final, c’est vrai que c’est un mélange. Mon objectif était d’avoir une histoire qui soit intéressante et cohérente à lire. Olivier Roland : C’est vrai que tu étais le blogueur rêvé pour faire ce travail d’adaptation parce que tu es quand même reconnu comme étant un spécialiste des finances personnelles et de l’indépendance financière grâce à ton blog « Esprit riche ». C’est complètement cohérent avec le sujet du livre et avec le sujet du blog original de l’auteur. Michael Ferrari : Exactement ! C’est pour ça que je disais qu’il y avait certains projets qui arrivent et que toutes les conditions se mettent en lumière, s’alignent – et tu te dis que : « c’est évident. On est tous là autour de la table, on a tous les compétences nécessaires et complémentaires : il faut y aller ! » Olivier Roland : Connaissais-tu déjà son blog et son livre avant ou pas ? Michael Ferrari : Oui, bien sûr ! J’avais lu son livre et je lisais son blog depuis deux ans. Je connaissais très bien sa philosophie. Je n’ai pas du tout été décontenancé. Ce projet était vraiment logique. Olivier Roland : Est-ce que ça n’a pas été un petit peu frustrant, de temps en temps, de te dire : « voilà, je suis en train de participer à un livre mais ce n’est pas MON livre. Ce n’est pas le livre dont JE suis l’auteur. Je suis le coauteur ou l’adaptateur. » Je pense qu’on peut dire que tu es coauteur du livre. Est-ce que ce n’est pas un petit peu frustrant ? Est-ce que tu ne t’es pas dit : « j’aimerais bien avoir mon livre à moi » ? Michael Ferrari : Oui, évidemment ! Au début, je me suis posé la question, je me suis dit pourquoi pas commencer par adapter quelque chose. C’est vrai que c’est un moyen de mettre le pied à l’étrier. Vu que c’était aussi un travail important, je me sens malgré tout approprié et investi du livre. J’en parle en disant « mon livre », c’est évidemment un peu exagéré. Mais, je m’en sens l’auteur aussi. Tu as raison, il y a ce côté frustrant. De toute évidence, tu travailles en termes de volume comme si tu avais écrit un livre, sauf que je n’ai travaillé que sur des parties. Je n’ai pas consacré le même temps qu’un auteur qui aurait écrit entièrement un livre. Ce qui m’était le plus imposé était la structure, le programme. Je ne pouvais pas réinventer un programme ou changer l’ordre des étapes. J’aurais pu le faire et je pense que l’éditeur aurait été d’accord. Mais mon but n’était pas de passer une année complète à réécrire un livre. C’était quand même le livre de Ramit Sethi. Il me fallait aussi trouver le juste milieu entre garder la structure et choisir les chapitres à réécrire. Je me suis concentré sur les parties « indispensables », celles qui étaient vraiment trop américaines et pas applicables. Ensuite, il y a eu certaines parties et sous-chapitres, où j’avais des choses à dire et que j’ai ajoutées. Je me suis dit que c’était l’occasion de placer mes idées à certains endroits quand c’était cohérent avec le propos. En fait, cette frustration s’est vite envolée. J’ai eu un peu cette appréhension au début de me dire : « c’est un peu dommage de travailler sur quelque chose dont tu n’es pas le véritable auteur », mais après, ça s’est rapidement envolé parce que je me suis dit que c’était une chance pour moi et pour les lecteurs d’avoir ce bouquin de Ramit Sethi qui est bon à la base et qui a provoqué des changements importants dans les mentalités des lecteurs aux États-Unis. Il a amélioré leur manière de voir leurs finances personnelles. J’ai pris ça comme une opportunité et une chance de travailler sur ce projet, même si ce n’est pas mon projet à 100 %. Olivier Roland : On sent la passion quand même ! Ça a dû être quelque chose d’assez excitant et intéressant pour toi. Est-ce que tu penses que tu as beaucoup appris ? Comme tu l’as dit, tu as eu des réflexions, tu as dû faire beaucoup de recherche… Est-ce que tu en as tiré des choses pour ton blog, pour écrire des articles comme source d’inspiration ? Michael Ferrari : Oui ! En fait, durant l’écriture, il y a eu quelques articles sur le blog qui ont découlé de ces réflexions-là. J’ai appris des choses dans le sens où, avant de travailler sur ce projet, je n’avais pas une réflexion structurée sur les finances personnelles. J’avais pas mal de choses en place mais ce n’était pas aussi structuré. Quand tu écris un bouquin, tu y es obligé. La valeur ajoutée d’un bouquin, c’est quand même le sommaire. C’est la manière avec laquelle tu organises l’information, que tu accompagnes le lecteur, et que tu lui racontes une histoire qui arrive à faire passer les bons messages, à inspirer, à créer de la motivation. C’est sur ces sujets que je pense avoir pas mal progressé en travaillant sur le livre. Olivier Roland : Au moment où je fais cette interview, il y a déjà sept commentaires sur Amazon. Ils sont tous dithyrambiques ! C’est cinq étoiles à chaque fois ! Michael Ferrari : Oui, j’en suis vraiment content ! Olivier Roland : On va dire que ce livre a un bon accueil ! Michael Ferrari : J’ai eu un super accueil, je reçois beaucoup d’e-mails à ce sujet et des questions sur certains points complémentaires. Il y a pas mal de gens qui me posent des questions. Il y a un très bon retour et pas mal de gens qui sont un peu âgés et qui me disent : « c’est dommage, je n’ai pas eu ça assez tôt ! Ce n’est pas applicable à moi. Par contre, je vais offrir à mon fils ou la fille ! ». Le livre est vraiment fait pour les 20 – 30 ans quand on commence à tout mettre en place. Il vraiment basé sur prendre la bonne infrastructure dès le début et tu laisses les choses évoluer et grandir. Il faut avoir du temps pour cela. Olivier Roland : Oui, tout à fait ! Pour les auditeurs qui nous écoutent et qui ont entre 20 et 30 ans, vous avez compris le message ! Il faut y aller. C’est vrai que comme pour tous les bouquins, l’investissement est quand même minime par rapport à ce que ça peut apporter. Sur Amazon, il est vendu à 17 €. C’est quand même rien. C’est ça qui est extraordinaire. Là, on a une méthode complète pour améliorer ses finances. Le retour sur l’investissement est vraiment extraordinaire. Je pense que ça peut vraiment être les meilleurs 17 € que vous allez investir dans votre vie. Évidemment, il faut appliquer derrière. C’est toujours pareil. Lire un livre sans rien faire, ça ne sert à rien – et dans ce cas, c’est encore plus vrai ! J’avais interviewé différents bloqueurs sur Blogueur Pro, sur Des Livres Pour Changer de Vie, par rapport à des livres autoédités et des livres édités. Il y a plusieurs choses qui sont revenues par rapport aux livres édités, notamment le fait que pour des blogueurs qui ont l’habitude de vendre des e-books, la commission qu’ils touchent est quand même assez faible ! On sait que la marge sur les livres numériques est très forte. On sait que les auteurs touchent en général entre 5 et 12 % sur un livre édité. Je suppose que ça a dû encore diviser la marge que tu as sur ce livre parce que tu partages un peu des revenus avec l’éditeur, l’imprimeur et aussi l’auteur original ! Michael Ferrari : Effectivement, il y a beaucoup de monde à « nourrir » sur la chaîne ! Le coauteur n’est pas le plus privilégié à vrai dire. Je savais tout ça et que ça allait être comme ça. Mais bon, tu sais comme moi qu’on ne fait pas des bouquins pour l’argent. On les fait parce qu’on a des idées à véhiculer et que c’est un moyen de toucher un autre public. C’est vraiment pour tout un tas de raisons annexes… Olivier Roland : C’est vraiment quelque chose sur laquelle j’ai vraiment insisté. Si vous êtes blogueur et que vous voulez gagner de l’argent, ce n’est pas en vendant des livres papier qui sont édités par des éditeurs que vous allez y arriver ! C’est clair ! Par contre, les livres papier ont énormément d’autres avantages dont celui d’asseoir votre expertise, votre autorité et celui de vous faire connaître davantage. As-tu mesuré un petit peu l’impact ? Est-ce qu’il y a des personnes qui viennent sur ton blog en disant : « je t’ai découvert grâce à ce livre » ? Michael Ferrari : Oui, clairement ! Ce qui est rigolo, c’est que cela va même au-delà de cela ! Il m’arrive de temps en temps de croiser des gens et on parle de ce qu’on fait. Je ne les connais pas. Ils me disent : « j’ai vu ton bouquin à la Fnac ! ». Donc, ils l’ont regardé, c’est assez rigolo. Il y a toujours ce pouvoir un peu mystique du bouquin papier. Ça m’a surpris à l’ère numérique ! Olivier Roland : Oui ! Malgré le fait que le numérique ait le vent en poupe aujourd’hui – je crois qu’aux USA, les livres numériques ont 10 % de part du marché ; ce n’est pas encore le cas en France, mais ça va sans doute l’être dans les années à venir – il y a toujours ce prestige attaché aux livres papier. Comme tu le dis, on est à la Fnac, on est dans les librairies. On est visible et ça augmente notre expertise perçue et intrinsèque, puisque comme tu l’as dit, le fait de se réfléchir à un sujet, d’écrire de faire des recherches autour de cela, cela développe forcément notre expertise. C’est vraiment tout bénef’ de publier un livre papier pour nous en tant que blogueur. J’ai voulu en savoir plus. J’ai trouvé cette démarche originale. On a bien compris que ce n’était pas toi qui en as eu l’idée. C’est l’éditeur qui t’a dit : «hé, Michael, est-ce que ça te dirait de faire l’adaptation de ce livre ? » Ce n’est peut-être pas non plus une stratégie que tous les blogueurs peuvent appliquer… Michael Ferrari : Ce n’est pas forcément reproductible – en tout cas, pas facilement – mais je pense qu’il y a certains domaines où c’est applicable. Mais il est sûr que ce n’est pas une méthode courante ! Olivier Roland : Exactement ! C’est effectivement possible. On ne sait jamais ! Si jamais un blogueur connaît un livre américain qui est excellent et qui demande une adaptation pour être publié sur le marché français – et je sais qu’il y en a pas mal quand même – cela peut être intéressant de proposer ce type de partenariat à un éditeur. C’est quelque chose à méditer. Je pense qu’il y a quand même pas mal de lecteurs qui sont en train de se poser la question : « OK, c’est bien ! Michael a sorti un livre dont il est le coauteur. Mais, à quand son livre entièrement écrit de sa main ? » Est-ce que tu as ça comme projet aujourd’hui ? Michael Ferrari : Ecoute, ce n’est pas un projet pour le moment. J’ai des réflexions sur ce sujet. Je suis en train d’affiner le sujet sur lequel je voudrais écrire. En fait, j’en ai plusieurs. Il faut choisir un sujet qui puisse tenir un bouquin et qui soit aussi intéressant à développer ! Par exemple, j’ai des e-book sur mon blog. Je les ai écrits. Forcément, sur un e-book, tu peux écrire quelque chose d’assez court, sur un sujet parfois un peu technique. Ce n’est pas la même chose pour un bouquin papier où il faut développer et construire quelque chose sur 300 ou 400 pages. Je suis en train de réfléchir pour tout te dire. Olivier Roland : D’accord ! Là, tu entretiens le suspens . On se dit que si tu trouves le sujet, tu vas sans doute attaquer à ton véritable livre ici quelques mois. Michael Ferrari : Voilà ! N’espérez pas de voir quelque chose en 2011. Ce sera plutôt en 2012 de toute façon, le temps que toutes les choses se mettent en place. Olivier Roland : On a quand même un avantage en tant que blogueur – et surtout pour les blogueurs qui ont déjà créé des livres numériques – c’est que nous avons l’habitude de créer du contenu. Comme tu le dis, un livre demande effectivement plus de préparation et c’est aussi beaucoup de travail. Mais par rapport à des personnes qui voudraient se lancer dans le travail d’écriture comme ça de but en blanc, nous avons un énorme avantage : on sait déjà créer du contenu et on a déjà une audience et des lecteurs qui nous donnent des feedbacks : « ça c’est sympa » ou « ça c’est bof voire pas terrible». Nous avons déjà eu l’occasion de nous améliorer un peu… Est-ce que le processus d’écriture du livre t’a semblé différent ? L’éditeur a sans doute été plus exigeant que toi. C’est vrai que c’est aussi notre avantage en tant que blogueur : on écrit notre article, on le relit puis on clique sur « publier » et ça y est ! L’article est publié instantanément sur notre blog. On peut éventuellement y revenir pour faire quelques corrections s’il y a des erreurs. Je suppose que le travail d’écriture pour un livre est différent. Michael Ferrari : J’ai eu toute la latitude pour écrire ce que je voulais. J’étais donc assez content. Je n’ai pas eu de problème particulier par rapport à cela. J’arrive à écrire assez facilement donc ça ne m’a pas trop gêné. Après, j’y ai effectivement consacré plus de soins, vu que c’est quelque chose qui va durer mais comme je le fais pour un e-book que je vends. J’ai consacré du soin à réécrire et à reformuler autant que possible pour que cela soit clair et intéressant à lire. Mais du point de vue de l’éditeur, je n’ai pas eu d’instruction ou de coupes dans ce que j’ai fourni. Il y a eu un travail de relecture que j’ai fait faire par des gens que je connaissais et qui a été fait aussi en partie par l’éditeur. J’ai eu des questions qui m’ont aussi permis de reformuler encore certains points. Mais ce n’est pas allé plus loin que ça. J’étais très content de ça parce qu’effectivement lorsque tu blogues, tu as quand même l’habitude d’écrire ton truc : tu as ton idée en tête, tu veux faire passer ton idée, tu l’écris et tu la publies. Tu n’es pas forcément ouvert à expliquer pourquoi tu as choisi de prendre cette idée et de la traiter sous cet angle-là. J’ai été content de ne pas avoir ce genre de discussions qui peuvent être un peu stériles ou énervantes quand tu as simplement envie d’écrire. Là-dessus, c’était très bien ! Olivier Roland : Tu n’as pas eu beaucoup de changements par rapport à ton travail habituel d’écriture d’article à part la préparation… Michael Ferrari : Non, c’était vraiment dans la lignée. C’est plus le lien avec le bouquin existant qu’il fallait assurer. Le travail d’écriture en lui-même était assez libre. Olivier Roland : C’est vraiment quelque chose d’encourageant pour tous les blogueurs ont déjà l’habitude d’écrire des articles sur leur blog. Le fossé à franchir pour passer au livre papier est beaucoup moins important que pour la plupart des gens. La plupart des blogueurs ne se rendent pas compte : vous êtes devenus des « experts » dans l’art de créer du contenu et vous aurez beaucoup plus de facilité que la personne qui n’aura jamais écrit avant. Michael Ferrari : Pour ajouter juste un point : si un blogueur est contacté par un éditeur, l’éditeur connaît déjà le blog. Il connaît sa manière d’écrire et son style. C’est ça qu’il vient chercher aussi. Il ne va pas pinailler ! Ce n’est pas du tout la même démarche quand tu arrives avec ton manuscrit, en mendiant ou en quémandant pour être publié. Dans ce cas, l’éditeur sera plus en position de pinailler et de dire : « Non, ça, c’est pas bien. Ça, ce n’est pas très bien. Ça, tu vas me l’écrire autrement. » Je caricature un peu mais ce n’est pas du tout la même approche. C’est ça qui est intéressant aussi quand on est blogueur : on est déjà « lu ». Si jamais on est contacté pour écrire un bouquin, il y a aussi cette touche personnelle qui est aussi un avantage. Olivier Roland : Voilà, un autre avantage que tu as sous-entendu, c’est qu’en tant que blogueur, à partir du moment où on a atteint un certain niveau de succès, il y a des éditeurs qui peuvent venir nous voir pour nous proposer d’écrire des livres. C’est quand même super sympa par rapport à la moyenne des gens où en général il faut aller chercher les éditeurs, il faut aller un peu se battre pour vendre soit le livre que l’on a écrit, soit le projet de livre. C’est aussi un grand avantage ! Ça peut être aussi un moyen pour les personnes qui ont toujours rêvé d’être auteur de démarrer. Le blog permet de s’entraîner à l’écriture, de commencer à avoir un lectorat et de vérifier que ce que l’on a à écrire intéresse des gens – c’est pas mal aussi. Une fois que le blog a atteint un certain succès, ça va permettre d’attirer naturellement des éditeurs qui vont faire des offres de partenariat. Je pense qu’il y a beaucoup d’aspirant-écrivains qui n’y pensent pas forcément. Ça peut être tout à fait une stratégie pour se faire connaître. Michael Ferrari : Ça peut être intéressant effectivement. Olivier Roland : Je pense qu’on a fait un bon tour de la genèse de ce projet original et de tout ce qui l’entoure. Merci beaucoup Michael d’avoir accepté de répondre à ces questions. Michael Ferrari : Je t’en prie ! Merci beaucoup à toi ! Olivier Roland : Vous avez bien compris, chers auditeurs, notamment si vous avez entre 20 et 30 ans, allez-y ! Allez investir dans « Devenez riche » parce qu’il ne coûte que 17 euros. C’est un excellent livre ! Même si je ne l’ai pas encore lu entièrement, je peux vous dire qu’il est vraiment simple et solide ; ce sont vraiment des conseils pas compliqués à appliquer. Il faut juste prendre le temps de le faire. C’est une méthode en 6 étapes en 6 semaines. Il n’y a pas de raisons de ne pas le faire. Merci Michael et à très bientôt pour de nouvelles aventures ! Michael Ferrari : Merci ! À bientôt !
April 20 2011, 6:15pm
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