Résumé de « La boîte à outils du Bien-être au travail« : Un guide de 61 outils pratiques pour cultiver le bien-être en entreprise et la réussite au travail, en invitant chacun à façonner une mentalité positive, à clarifier ses objectifs, à gérer le stress et à nourrir la collaboration, pour plus d’épanouissement professionnel. Par Clotilde Huet, Gaëlle […] Cet article La boîte à outils du Bien-être au travail est apparu en premier sur Des livres pour changer de vie.
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April 1 2024, 5:00pm
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Les 8 lois de l’amour
Résumé de « Les 8 lois de l'amour » de Jay Shetty : un manuel de sagesse en matière d'amour pour tous ceux et celles qui souhaitent ardemment trouver l’amour, mais aussi tout faire pour le garder et même parvenir à surmonter les ruptures — en s’acceptant davantage et en s’ouvrant au monde !
Par Jay Shetty, 2023, 368 pages.
Titre original : « 8 Rules of Love », 2023
Chronique et résumé de « Les 8 lois de l'amour » de Jay Shetty
Qui est Jay Shetty ?
Né en 1987 à Londres, Jay Shetty a bénéficié d'une éducation de classe moyenne. Bien que ses parents soient d'origine indienne, il n'a pas été élevé dans la religion hindoue. À l'âge de 18 ans, il a intégré la Cass Business School de Londres pour se consacrer à des études de gestion et de sciences du comportement.
Il délaisse toutefois la carrière dans le monde des affaires pour embrasser la vie monastique en tant que moine hindou. Entre 2010 et 2013, il réside dans un ashram, un monastère hindou situé à Mumbai, en Inde.
Durant cette période, il se plonge dans l'étude approfondie des textes sacrés hindous — en particulier dans les Védas (écrits anciens pratiques). Même après avoir quitté l'ashram, Jay Shetty persévère dans ses études et accumule de cette façon une profonde connaissance de ce domaine.
Cette conversion vers la vie monastique et l'hindouisme est en grande partie due à sa rencontre avec Gauranga Das, un moine hindou, alors qu'il était encore à l'université. Plus tard, à Mumbai, celui-ci le convainc qu'"il serait de plus grande valeur et de plus grand service s'[il] quittait l'ashram et partageait ce que [il avait] appris avec le monde".
Il décide donc de quitter l'ashram et de réorienter sa carrière de coach vers l'enseignement pratique de la pleine conscience et de la sagesse hindoue et orientale.
Son premier livre, Think Like a Monk: Train Your Mind for Peace and Purpose Every Day, décrit la transition qui s'est produite dans sa pensée lorsqu'il souhaitait « s'immerger dans l'état d'esprit du moine » (Shetty, Jay. Pensez comme un moine, Guy Trédaniel Éditions, 2020).
Désormais, Jay Shetty est coach de vie. Mais pas seulement ! Depuis 2019, il anime également le podcast On Purpose. Ses livres, ses vidéos en ligne et ses cours ont beaucoup de succès et il forme même, désormais, d'autres coaches aux techniques orientales qu'il a apprises lorsqu'il était moine.
L'auteur s'est marié en 2016. Il fait régulièrement référence à cette relation tout au long du livre que nous allons lire maintenant.
Introduction
Commençons par une analogie. Imaginons un dialogue entre un enseignant et un élève au sujet du soin d'une fleur. L'attraction physique ressemble à une fleur coupée et placée dans un vase. Par contraste, l'amour ressemble à une fleur dans le sol, qui reçoit de l'eau et des nutriments grâce à ses racines.
La fleur dans le vase va rapidement se faner. Mais celle qui vit en pleine terre est fragile elle aussi. Il lui faut des soins et une attention constante pour se maintenir vivace.
Mettre l'amour en pratique
Jay Shetty a décidé d'écrire Les 8 lois de l'amour pour aider les gens à apprendre à aimer grâce aux idées contenues dans les Védas. Mais ce n'est pas tout : comme nous le verrons, l'auteur appuie également ses propos sur des études scientifiques et en particulier sur la recherche contemporaine en psychologie.
Alors, qu'ont à nous dire les enseignements des Védas sur le lien amoureux ? C'est ce que l'auteur se propose d'explorer. Pour lui, il importe d'abord de comprendre que l'amour est avant tout une pratique.
Nous pourrions dire aussi, comme le soutient Erich Fromm, que l'amour est un art. Dans les deux cas, l'idée est la même : l'amour requiert des gestes, des rituels, une attention et des obligations aussi. Rien ne sert "d'attendre" l'amour, il faut le construire et l'entretenir, comme si vous étiez un jardinier !
Les 4 ashrams
Il explique que les Védas caractérisent le cheminement de la vie en général à partir de 4 phases ou étapes :
Brahmacharya ashram (vie étudiante) ;
Grhastha ashram (vie du ménage) ;
Vanaprastha ashram (vie à la retraite) ;
Sannyasa ashram (vie renoncée).
Dans les 8 lois de l'amour, l'auteur applique ces principes aux domaines de l'amour. Pour lui, il y a 4 phases ou ashrams (classe ou étude).
Ces 4 ashrams sont :
Se préparer à l'amour ;
Pratiquer l'amour ;
Protéger l'amour ;
Perfectionner l'amour.
Chaque partie du livre sera liée à l'un de ces thèmes. Selon Jay Shetty, les gens traversent souvent ces étapes sans y penser, ce qui est dommage et cause bien des ennuis. L'objectif de ce livre est d'aider le lecteur à devenir pleinement conscient de ce qu'il vit. De cette façon, il aura de meilleures chances de "pratiquer l'amour" avec plus de sagesse.
Partie 1 — La solitude
La partie 1 est en corrélation avec l'ashram Brahmacharya, c'est-à-dire le stade de la vie étudiante dans les stades de la vie védique. Ici, dans Les 8 lois de l'amour, il s'agit de se préparer à la relation amoureuse.
Loi 1 : Redécouvrez la solitude
La solitude est la première étape pour apprendre à aimer. Étonnant ? Pas tellement… Souvent, la peur d'être sans partenaire nous amène à faire de mauvais choix dans notre vie romantique. En fait, "pratiquer" le fait d'être permet non seulement d'améliorer certaines compétences, mais nous aide aussi à améliorer nos relations.
La peur de la solitude
Nous pouvons nous acclimater à la solitude assez rapidement (voir les exercices "À essayer" répertoriés en fin de chaque résumé de chapitre). De nombreuses études scientifiques citées dans le livre font état des avantages de la solitude.
Le psychologue Mihaly Csikszentmihalyi, par exemple, a montré que les adolescents qui ne développent pas de compétences créatives sont aussi ceux qui craignent le plus être seuls.
La solitude est l'antidote à l'isolement
Jay Shetty considère la solitude comme l'antidote à l'isolement. Qu'est-ce que cela signifie ? Premièrement que la solitude est une pratique choisie, qui nous permet de nous concentrer sur nous-mêmes, alors que l'isolement est une situation subie. En pratiquant la solitude, nous pouvons réapprendre à nous mettre en rapport avec autrui et, de cette façon, rompre le mauvais charme de l'isolement.
Passer de l'isolement à la solitude
Selon l'auteur, il faudrait passer par trois phases principales afin d'aller de l'un à l'autre :
Présence ;
Mal-être ;
Confiance.
Expliquons un peu ces termes.
Dans la première étape, les individus sont invités à explorer leurs attitudes et leurs croyances. L'idée est de s'assurer qu'un potentiel partenaire puisse reconnaître et apprécier ces aspects essentiels de leur personnalité.
La deuxième phase encourage à développer une aisance à être seul en testant de nouvelles activités, telles que le voyage en solitaire, par exemple. Ce processus favorise une meilleure connaissance de soi et renforce la confiance personnelle — des éléments qui contribueront à des relations amoureuses plus épanouissantes.
Enfin, la troisième étape vise à accroître la confiance personnelle dans divers domaines tels que la personnalité, la santé émotionnelle et physique, mais aussi les relations et les finances. Un exercice "À essayer" est proposé pour faire le point sur ces questions.
Les bienfaits de la solitude
Shetty souligne l'importance de la solitude dans le renforcement de l'identité. Cette force permet d'éviter la dépendance trop forte à autrui. L'auteur affirme que la solitude nous aide à prendre de bonnes décisions et à éviter des décisions trop rapides.
La solitude nous donne la force de choisir ce qui est bon pour nous-mêmes, sans nous laisser influencer, voire manipuler par autrui.
En bref, nous acquérons :
Un seul mental (moins dispersé) ;
Plus de maîtrise de soi et de patience ;
Un sentiment de complétude.
Les exercices "À essayer" de ce chapitre
Pour mettre en pratique ses conseils, l'auteur donne plusieurs exercices du type "À essayer" (voir plus haut). En voici les intitulés :
"Bilan" à propos de la solitude (p. 28-30) ;
"Apprenez à connaître vos valeurs" (p. 35-36) ;
"Tirez parti du temps passé seul" (p. 37-39) ;
"Identifiez le domaine dans lequel vous avez le plus envie d'évoluer" (p. 41-44).
Loi 2 : N'ignorez pas votre karma
Dans la tradition hindoue, le karma est lié à la conséquence de nos attitudes et de nos comportements. Si nous agissons de façon correcte, la réponse qui nous sera envoyée aura plus de chance d'être elle-même positive. À l'inverse, si nous agissons mal, nous risquons d'entrer dans un cercle vicieux d'actions et de réactions négatives.
Le cycle karmique
L'auteur développe l'idée d'un cycle karmique. C'est-à-dire ? Celui-ci est composé d'événements ou des idées reçues de l'enfance. Ces « impressions » ou samskaras ont un impact sur nos décisions à l'âge adulte.
À leur tour, nos choix ont des résultats positifs ou négatifs en nous et autour de nous. Cela dit, nous pouvons modifier ces événements et ces idées pour améliorer nos décisions et nos comportements actuels — et les effets qui en résultent.
Pour ce faire, nous avons d'abord besoin de comprendre et de reconnaître ces impressions et leur influence négative sur nous. "Les mêmes impressions conduisent aux mêmes choix", c'est cela le cycle karmique. Tout l'enjeu consiste à en modifier le signe : du négatif vers le positif.
Les cadeaux et failles des parents
Les samskaras, qu'on pourrait également traduire par croyances, se forment pendant l'enfance et la jeunesse, grâce (ou à cause) de l'influence des parents, bien sûr, mais aussi des films et des premières relations. Ensuite, nous avons tendance à reproduire ces modèles relationnels, sans nous en rendre compte.
Chaque famille dépose aux pieds de ses enfants des cadeaux, mais aussi des "failles". Plus tard dans notre existence, nous pouvons par exemple rechercher des partenaires qui comblent ces failles, au risque d'entrer dans une forme de dépendance affective.
Les cadeaux — valeurs positives et idéaux relationnels — sont positifs, bien sûr. Mais ils sont également susceptibles de poser problème, dans la mesure où ils peuvent nous conduire à exiger beaucoup trop d'une personne. Il faut donc être prudent et, surtout, conscient de ces forces et de ces faiblesses, pour mieux agir au quotidien et nous préparer à rencontrer l'amour.
Jay Shetty propose plusieurs exercices "à essayer" sur ces différentes thématiques (voir la liste plus bas).
La magie des films
Les films — et les chansons populaires — jouent également un rôle dans nos croyances relationnelles. L'auteur propose un exercice amusant et intéressant en vue d'identifier l'impact des films et des chansons d'amour sur nos pensées et nos façons d'agir.
Le premier amour
Il discute également de nos façons de rencontrer l'amour à l'heure actuelle. Lorsque nous sommes jeunes et que notre cerveau n'est pas encore complètement formé et stabilisé (pas avant l'âge de 25 ans environ), nous pouvons plus facilement nous comporter de façon impulsive et choisir des partenaires sur de mauvaises bases.
En s'appuyant sur les stéréotypes de la pop culture, l'auteur développe les "caractères" suivants, typiques selon lui des premiers amours difficiles :
Rebelle (celui ou celle qui casse les codes et nous emmène en dehors de notre routine) :
Indisponible (celui ou celle qui nous rejette) :
Projet (qui a besoin d'être sauvé) :
Coureur de jupons (qui ne vous sera pas fidèle bien longtemps) :
Riche (celui ou celle qui fait briller nos yeux pour d'autres raisons que lui ou elle-même, que ce soit son argent ou sa célébrité).
Il est tout aussi important d'identifier son propre rôle dans les relations passées : êtes-vous plutôt un sauveur, un dépendant ou un soutien ? N'hésitez pas à consulter également à ce sujet notre chronique sur l'analyse transactionnelle.
Pour pratiquer ces questions, l'auteur fournit un exercice de réflexion pour comprendre nos relations passées (ce que nous projetions de nous-mêmes, notamment).
Vous attirez ce dont vous vous servez pour impressionner
Jay Shetty discute ensuite de la façon dont les gens attirent ce qu'ils projettent dans le monde. Ainsi, si nous mettons en avant nos richesses ou notre beauté, par exemple, nous prenons le risque de n'être reconnus que par ces aspects-là. Ce qui est dommage, car nous sommes plus que cela.
"Nous nous vendons aux autres en mettant en avant nos richesses, mais cela n'est pas bénéfique sur le long terme. Il vaut mieux afficher notre personnalité, nos valeurs et nos objectifs véritables, afin d'être aimés pour ce qui compte le plus pour nous." (Les 8 lois de l'amour, Chapitre 2)
Donnez-vous ce que vous attendez d'autrui
Finalement, Jay Shetty nous rappelle que nous ne devrions pas utiliser nos partenaires pour répondre à un besoin émotionnel, mais que nous devrions y répondre nous-mêmes au préalable. Plusieurs anecdotes et exercices permettent de comprendre et d'appliquer ce point important.
Faites le point
L'auteur suggère par exemple de faire le point 3 minutes en début de journée et en fin de journée, tous les jours. C'est à ces moments clés que vous pouvez tenter de mettre en place de nouvelles routines, qui répondent mieux à vos besoins émotionnels.
Faire croître l'amour
"C'est la pratique qui fait croître l'amour. Il n'y a pas d'autre moyen." (Eknath Easwaran, cité dans Les 8 lois de l'amour, Chapitre 2)
C'est ainsi que se clôt la première partie de l'ouvrage : nous sommes invités à pratiquer tous ces exercices pour nous préparer à l'amour et continuer notre chemin.
Les exercices "À essayer" de ce chapitre
"Méditez sur votre moi jeune" (p. 59-60) ;
"Identifiez les cadeaux et les failles de vos parents" (p. 66-68) ;
"L'amour au cinéma" (p. 73) ;
"Vos rôles en couple" (p. 78-80) ;
"Réfléchir et tirer les leçons d'une relation amoureuse passée" (p. 83-84) ;
"Ce que vous mettez en avant" (p. 88) ;
"Donnez-vous ce que vous voulez recevoir" (p. 91-92).
Écrivez-vous une lettre d'amour
À la fin de chaque partie, Jay Shetty propose également une lettre d'amour particulière, ainsi qu'une suggestion de méditation guidée.
À l'issue de cette première partie, il nous invite à rédiger une lettre d'amour à nous-mêmes, afin de nous "aider à établir un dialogue avec (nous-mêmes)".
Voici les 3 autres lettres que l'auteur suggère d'écrire :
À votre partenaire (partie 2) ;
À vous-même dans les moments difficiles, comme si vous vous adressiez à un ami (partie 3) ;
Au monde (partie 4)/
Méditation pour redécouvrir la solitude
Découvrez la méditation proposée spécialement pour cette partie : la méditation de gratitude".
Et voici les 3 autres méditations proposées en fin de partie :
Renforcer la compatibilité ;
Guérir grâce à l'amour ;
Reliance.
Partie 2 — La compatibilité
Sommes-nous faits l'un pour l'autre ? Voilà la question qui préoccupe bien des couples (et des agences matrimoniales) ! Il s'agit de la question de la compatibilité des partenaires. Celle-ci est traitée à travers le lien à l'ashram de Grhastha, ou deuxième étape des étapes de la vie védique, qui implique la vie familiale ou conjugale — et qui est réinterprétée dans le livre comme l'étape de la création de la relation.
Loi 3 : Définissez l'amour avant de le penser, de le ressentir ou de l'exprimer
Cette règle souligne l'importance de savoir ce qu'est (pour vous) l'amour et de communiquer cette définition à votre partenaire. Jay Shetty raconte plusieurs anecdotes au sujet de personnes qui se sont manquées par faute d'avoir compris leurs définitions respectives de l'amour.
Ces différentes définitions peuvent être reliées à des phases amoureuses. Peut-être que vous définissez l'amour en fonction de l'une de ces phases.
Les quatre phases de l'amour
Ces 4 phases sont :
Attirance ;
Rêves ;
Difficultés et maturation ;
Confiance.
L'auteur les récupère de la tradition Bhakti et les adapte à son propos. Comme nous allons le voir, il s'agit bien de phases puisqu'il est question de passer de l'attraction initiale à la confiance, en passant par la lutte contre les rêves irréalistes et la création d'attentes réalistes.
L'attirance — Jay Shetty suggère d'utiliser la fameuse « règle des trois rendez-vous » (vue dans de nombreux films romantiques et séries américaines) pour évaluer la compatibilité d'une personne avec votre personnalité, vos valeurs et vos objectifs. Ces trois rendez-vous vous permettront de poser des questions et de vous faire une idée de la personne à qui vous avez affaire.
Les rêves — La notion d'idéalisation est également beaucoup utilisée pour caractériser cette phase. Si vous avez été amoureux ou amoureuse, vous le savez : c'est cette période où vous imaginez l'autre sous son meilleur jour et où vous forgez des ambitions irréalistes pour le couple.
Pour évacuer ces attentes erronées et partir sur de bonnes bases, il faut se donner les moyens de créer des attentes réalistes, basées sur les personnalités réelles de l'un et l'autre. Le rythme et l'habitude jouent ici un rôle essentiel. En effet, les routines et les horaires offrent la possibilité de se rencontrer autrement.
Dans le couple, nous devons discuter de nos attentes et accepter les désaccords : « la manière dont vous gérez vos différences est plus importante que la découverte de vos points communs », soutient l'auteur.
Et si vous suiviez la suggestion du psychologue clinicien Seth Meyers de ne vous voir qu'une fois par semaine au cours du premier mois de fréquentation ? Cela vous permettrait peut-être de mieux prendre le temps de le connaître avant de vous engager plus complètement. Pensez également à distribuer équitablement le temps entre amis et celui dédié à votre relation amoureuse.
Difficultés et maturation — Dans cette troisième étape des quatre phases de l'amour, les couples apprennent à grandir à partir de leurs différences. Jay Shetty utilise plusieurs anecdotes personnelles pour nous introduire plus concrètement à ce moment.
C'est à ce moment que nous nous rendons compte s'il y a des éléments de la relation qui sont trop importants et des choses qui, fondamentalement, "ne passent pas". Dans ce cas, la rupture est peut-être la meilleure solution. Mais c'est aussi la phase où les couples se solidifient, s'ils parviennent à trouver des solutions créatives à leurs différends.
Confiance — Les couples construisent la confiance à partir de leur développement commun. Celle-ci doit commencer par nous-mêmes : "nous devons être dignes de confiance", affirme Jay Shetty. Par ailleurs, nous devons la donner à notre partenaire via une saine communication et par l'intermédiaire de nos actions.
L'auteur évoque trois types de confiance.
Physique : celle-ci se produit lorsque les couples se sentent en sécurité les uns avec les autres et savent que leur partenaire est présent, aimant et a une présence positive.
Mentale : elle implique de faire confiance à leur esprit, à leurs idées et à leur prise de décision.
Émotionnelle : cette forme de confiance se produit en faisant confiance à leurs valeurs et à leur identité.
Les problèmes, s'ils sont surpassés positivement, renforcent la confiance mutuelle. Nous avons tous nos points faibles. Le fait de nous accepter et d'accepter l'autre tel qu'il est, un grand stimulateur amoureux.
Les exercices "À essayer" de ce chapitre
"Préparez-vous pour le premier rendez-vous" (p. 111) ;
"Programmez votre emploi du temps" (p. 120) ;
"La confiance au quotidien" (p. 127) ;
"Construire des rêves réalistes à deux" (p. 128-129).
Loi 4 : Votre partenaire amoureux est votre guru
Nous apprenons énormément les uns des autres dans nos relations amoureuses. Bien sûr, cela est vrai de toutes les relations.
D'ailleurs, le terme "guru" renvoie d'abord à la relation de maître à élève que Jay Shetty a forgé avec son maître lorsqu'il était moine (par ailleurs, si nous sommes des observateurs attentifs, nous pouvons aussi apprendre d'autres personnes, même quand celles-ci ne sont pas particulièrement sages).
Par contraste avec le rapport guru/élève, la spécificité de la relation amoureuse consiste dans le fait que les deux personnes jouent les deux rôles (guru/élève) en même temps. Mais elles se ressemblent par la révérence, le respect que chacun des membres de la relation éprouve pour l'autre.
Les relations amoureuses nous font grandir
Le psychologue Jeremy Dean a étudié la façon dont les gens se perçoivent et comment ils peuvent mieux se comprendre à travers le point de vue de leur partenaire. Comment agir au mieux ? Nous pouvons nous inspirer de la pratique du maître hindou : « orientation sans jugement, sagesse sans ego, amour sans attente ».
Jay Shetty soutient que les amis, la famille et les autres personnes de notre entourage ne peuvent que très difficilement faire preuve de ces trois qualités en raison de leur perspective partielle et partiale. L'amoureux, selon lui, pourrait en revanche y parvenir, car il nous connaît plus complètement.
L'auteur parle également de la « théorie de l'amélioration de soi » d'Arthur et d'Elaine Aron. Celle-ci considère que les relations améliorent l'identité personnelle en nous permettant de découvrir des choses (compétences, perspectives, traits de personnalité) qui nous font défaut.
"Notre partenaire amoureux élargit notre perception de nous-mêmes, car il nous permet d'accéder à des ressources plus grandes." (Les 8 lois de l'amour, Chapitre 4)
Devenir un meilleur guru
Quelles sont les qualités d'un bon guru et d'un bon disciple ? C'est l'objet du livre The Guru and Disciple Book de Kripamoya Das (l'ancien maître de Jay Shetty).
Voici les 4 conseils/caractéristiques que l'auteur donne pour être un bon guru :
Ne pas diriger, mais servir ;
Donner l'exemple ;
Soutenez ses objectifs, et pas les vôtres ;
Ni critique, ni jugement, ni insultes.
Il propose ensuite plusieurs anecdotes et un grand nombre d'exercices "à essayer" pour devenir un meilleur guru et aider, par exemple, notre partenaire à trouver ses objectifs. Le chapitre comprend aussi des analyses théoriques et des histoires sur les moines japonais afin de démontrer la nécessité de soutenir son partenaire dans son propre apprentissage.
Devenir un meilleur élève
Voici maintenant les règles à suivre pour s'améliorer en tant qu'élève. Vous devrez être… :
Ouvert d'esprit et curieux ;
Humble ;
Bon traducteur ;
Reconnaissant ;
Capable de rester vous-même !
Le dernier point est particulièrement important : l'auteur y souligne que l'amour n'est pas une relation de soumission à autrui. Il est particulièrement important de reconnaître les abus et de mettre fin à une relation de ce type. C'est notamment l'objet du livre Se libérer de l'emprise émotionnelle.
Le plus beau cadeau du guru
Jay Shetty termine ce chapitre par ces mots :
"Deux partenaires qui s'épanouissent ensemble s'aident, lentement mais sûrement, à observer, à apprendre et à grandir dans différents domaines. Le mal-être provoqué par le changement est compensé par le plaisir d'une compréhension partagée." (Les 8 lois de l'amour, Chapitre 4)
Les exercices "À essayer" de ce chapitre
"Bilan : pouvez-vous apprendre et grandir auprès de votre partenaire ?" (p. 137-140) ;
"Aidez votre partenaire à découvrir ses objectifs" (p. 145) ;
"Identifiez le mode d'apprentissage de votre partenaire" (p. 146-147) ;
"Appréciez le savoir de votre partenaire" (p. 154) ;
"Présentez une nouvelle idée" (p. 155-157) ;
"Reconnaissez les compétences de votre guru" (p. 158-159).
Loi 5 : Le but de la vie avant tout
Dans un couple, est-ce que chacun doit avoir son but ? Ou bien l'objectif est-il, comme le disait Antoine de Saint-Exupéry, de "regarder dans la même direction" ? Et si les deux choses n'étaient pas nécessairement contradictoires ? Ce sont les questions qui sont explorées dans ce dernier chapitre de la deuxième partie.
En fait, pour l'auteur, les choses sont claires : pour que la relation s'épanouisse au mieux, il est important que chacun donne la meilleure version de lui-même. Or, pour ce faire, il doit être capable de son propre but.
Le dharma : votre boussole
Dans l'hindouisme, le but se dit dharma. En réalité, la notion désigne un mélange "de passion, d'expertise et de dévouement". Jay Shetty expose différents types de buts comme avoir un emploi satisfaisant, une passion, devenir parent ou bénévole dans une association, etc.
Le Dharma ne s'identifie à aucun d'eux ; il n'est pas une activité spécifique, mais la raison pour laquelle les gens font cette activité, que ce soit « pour créer quelque chose, pour connecter les gens, pour partager ce que vous avez appris, pour servir les autres ou le monde ».
L'auteur explore en détail ces différents points en citant les recherches du professeur de développement humain Anthony Burrow sur la relation entre satisfaction, objectifs et réseaux sociaux. Il relate également les débats philosophiques autour de l'hédonisme (bonheur par le plaisir) et de l'eudaimonia (bonheur de l'épanouissement personnel) et raconte une histoire bouddhiste sur le fait de se donner la priorité à soi-même.
Il propose également un schéma issu des Védas. Ceux-ci énumèrent quatre « grandes quêtes » qui forment un cycle :
Dharma (connaître le but de votre vie permet à vous-même et à votre partenaire de savoir clairement quelles sont vos valeurs et vos priorités) ;
Artha (chercher à créer une stabilité dans les domaines de la finance, de la santé et du développement personnel) ;
Kama (plaisir et lien. Il s'agit de vos relations avec autrui) ;
Moksha (se libérer du monde matériel en se reliant à l'Esprit).
Comment donner la priorité à votre dharma (la pyramide de la raison d'être)
Après avoir étudié ce point, Jay Shetty propose une « pyramide de la raison d'être » plus complexe qui a pour vocation à montrer comment nous parvenons à construire une raison d'être solide (si ce n'est déjà fait).
La pyramide de la raison d'être est composée de 5 étages :
Apprendre ;
Expérimenter ;
S'épanouir ;
Gérer ;
Gagner.
Les individus commencent en général par en apprendre davantage sur un sujet d'intérêt (1), puis ils expérimentent cette connaissance en faisant beaucoup d'essais et d'erreurs (2). S'ils persévèrent et surmontent les obstacles, ils s'épanouissent dans leur activité (3) ; cependant, pour être pleinement en possession de sa raison d'être et célébrer ses réussites (5), il faut encore être patient et gérer les surprises du quotidien (4).
Aidez votre partenaire à donner la priorité à sa raison d'être
Jay Shetty raconte plusieurs histoires visant à nous montrer comment nous pouvons soutenir notre partenaire dans sa recherche d'un objectif, puis dans son accomplissement. Il montre aussi qu'il n'est pas toujours facile d'équilibrer les différents aspects de sa vie. Brigid Schulte, une journaliste, ainsi que le pilote de voiture de course Lewis Hamilton, sont pris en exemples.
Jay Shetty insiste sur l'importance de laisser de la place à chacun dans la relation. Au cours de l'existence, les occasions de déséquilibre ne manquent pas : changement de situation professionnelle, enfants, etc. Pourtant, nous pouvons trouver les moyens de rééquilibrer la relation et de trouver des objectifs communs qui transcendent les objectifs de chacun (voir les exercices "À essayer").
Quand deux raisons d'être s'opposent
Même en faisant de notre mieux, il n'est pas toujours facile de composer avec les objectifs de l'autre, surtout quand ceux-ci s'opposent directement aux nôtres (ou les nôtres à ceux de notre partenaire). Que faire dans ces cas-là ?
L'auteur donne une série de conseils pour parvenir à un accord. Il suggère, par exemple, de donner la priorité à un objectif, puis à l'autre. L'organisation du temps est ici particulièrement importante. En cas de déséquilibre majeur, vous pouvez chercher à "rééquilibrer les dharmas" au sein du couple.
Les exercices "À essayer" de ce chapitre
"Découvrir votre raison d'être" (p. 171-173) ;
"Rencontrez un mentor" (p. 174-176) ;
"Bilan : réorganisez votre temps libre" (p. 176-178) ;
"Fixez-vous des objectifs ensemble" (p. 184-185) ;
"Régler un déséquilibre des dharmas" (p. 201-202) ;
"Échangez votre temps" (p. 205).
Partie 3 — La guérison
Dans cette partie, Jay Shetty se penche sur l'ashram de Vanaprastha. Les thèmes privilégiés sont la dispute, le pardon et la rupture.
Loi 6 : Gagnez ou perdez ensemble
Le conflit est nécessaire à un couple. Même s'il a généralement mauvaise presse, il joue en fait un rôle important. Comme l'exprime cette citation, les disputes permettent de mieux connaître l'autre.
"Les partenaires qui évitent les conflits ne comprennent pas les priorités, les valeurs ou les difficultés de l'autre. Tous les couples se disputent, ou tout du moins le devraient-ils. » (Les 8 lois de l'amour, Chapitre 6)
Beaucoup de gens pensent qu'une relation "parfaite" signifie ne pas se disputer du tout, mais c'est une erreur. Nous devrions nous disputer quand cela est nécessaire, afin que les problèmes ne s'aggravent pas.
Nous devrions même aborder les conflits comme des problèmes communs. La communication non violente, dont Jay Shetty cite des exemples, est une ressource précieuse pour venir à bout des disputes de couples. En fait, l'objectif n'est pas de se vaincre l'un l'autre, mais bien de trouver une solution commune au problème.
Dans une courte section, l'auteur évoque également l'importance de ne pas confondre conflit et maltraitance. Il propose un tableau très utile pour bien différencier les deux (p. 219).
L'origine d'une dispute
Il s'intéresse ensuite à l'origine de nos disputes. Selon le Bhagavad-Gita, un texte hindou sacré, il y a trois énergies sacrées :
Celle liée à l'ignorance (tamas) ;
Puis celle liée à l'impulsivité (rajas) ;
Et enfin celle qui est liée à la bonté (sattva).
Pour Jay Shetty, ces trois énergies créent trois types de conflits :
Disputes vaines = s'emporter de manière irréfléchie, ne rien résoudre.
Rapports de force = avoir envie de l'emporter sur l'autre, la guerre des égos.
Disputes productives = chercher à comprendre, trouver une solution.
Nous n'avons pas besoin de changer ou d'assumer aucune responsabilité » (176). Un désir d'avoir raison ne résoudra pas le problème, de sorte que le chapitre comprend un exercice pour trouver l'ego et la passion dans une dispute et souligne la nécessité pour les deux personnes de voir les malentendus qui se sont produits et leur rôle en eux.
Comment avoir des disputes productives
Nous pouvons réussir à avoir des disputes plus productives si nous avons véritablement "le désir de faire équipe". Voici les conseils donnés dans cette section.
Purifier l'ego = accepter que vous soyez peut-être dans l'erreur et vous ouvrir aux raisons de l'autre ;
Diagnostiquer le fond du problème = il existe plusieurs types de conflits (intérieur, social, interpersonnel) et il importe de cerner de quel type il s'agit.
Découvrir sa forme de dispute = certains préfèrent vider leur sac, d'autres se cachent et d'autres encore explosent... Il faut le savoir et "agir" en conséquence.
Gagner ensemble
Jay Shetty propose ensuite un acronyme pour aller plus loin dans son analyse. Il propose de résoudre ensemble les conflits en utilisant les "5 E" :
Endroit et moment ;
Expression ;
Évacuation de la colère ;
Engagement ;
Évolution.
Premièrement, choisissez un endroit sûr et un moment optimal pour vous disputer. Pas toujours facile quand nous "explosons", direz-vous ! Mais c'est possible. L'auteur expose les recherches d'Art Markman, neuroscientifique, sur l'expression saine de la colère pour nous montrer comment tenter le coup.
Le terme « Expression » signifie considérer attentivement les mots dits et utiliser le mot « nous » lorsque vous abordez un problème, afin de désigner clairement sa nature commune.
La phase d'évacuation de la colère a pour objectif d'atteindre cet état d'ouverture et d'empathie sans lequel aucune résolution saine du conflit n'est possible.
L'engagement implique un accord vers le changement et la création de propositions.
Enfin, l'évolution signifie que le couple grandit du conflit en s'excusant et en assumant leurs responsabilités respectives. Cette dernière étape implique trois sous-étapes : l'acceptation, la verbalisation et l'action.
À noter : la dispute peut devenir une vraie habitude et même une sorte de cercle vicieux dans le couple. Les psychiatres Phillip Lee et Diane Rudolph montrent en effet que certains ménages peuvent devenir accros au conflit et s'enfermer dans ce schéma, sans jamais trouver de solution concrète à leurs problèmes.
Les exercices "À essayer" de ce chapitre
"Passer d'une dispute à un objectif commun" (p. 217-218) ;
"Identifiez l'ego et la passion dans le conflit" (p. 225-226) ;
"Identifiez la forme de dispute de votre partenaire et la vôtre" (p. 232) ;
"Passez un accord au sujet de votre prochaine dispute" (p. 239-240) ;
"Discuter des problèmes complexes" (p. 243-244) ;
"Écrire une lettre pour s'excuser" (p. 249-250).
Loi 7 : Lors d'une rupture, ce n'est pas vous qui vous écroulez
Jay Shetty utilise une analogie connue : la maison. Une relation amoureuse qui prend fin est comme une maison dont les murs s'effritent, puis s'écroulent. Nous avons tous des défauts, là n'est pas la question. Ce qui importe, ainsi que nous l'avons vu au chapitre antérieur, est de savoir résoudre les conflits pour qu'ils ne s'enveniment pas.
Les signes de problème
L'auteur met en exergue trois problèmes qui sont souvent la cause des ruptures :
L'infidélité ;
La perte d'intérêt ;
Le manque d'intimité (au sens large).
Jay Shetty y insiste à nouveau : la violence et toute forme de maltraitance doivent être combattues. Une personne qui subit une telle situation doit rompre le plus rapidement possible, pour son propre bien.
Nourrir l'intimité
La perte d'intimité est souvent le fruit d'un manque d'énergie mise dans la relation. Pourtant, il y a des façons de combler ce manque de connexion et de communication. D'abord, Jay Shetty conseille de faire des choses par soi-même. En parler à l'autre ajoute à la conversation ; en plus de vous nourrir vous-même, cela nourrit le couple.
D'autre part, créer ou participer à des activités communes peut également créer un sentiment d'intimité et de fierté de couple. Pourquoi ne pas prendre des cours de danse, par exemple ? Trouver des lieux où échanger renforce considérablement la relation.
L'auteur aborde en particulier trois types d'activités :
Le divertissement (aller voir un film ensemble, par exemple) ;
L'expérience (faire un voyage et en parler à son conjoint, faire du bénévolat, etc.) ;
L'éducation (reprendre des études).
Jay Shetty rapporte comment sa femme et lui cultivent leur intimité via des amitiés nouvelles et des expériences partagées. Nous pouvons également développer notre intimité en reconnaissant nos valeurs respectives et en éprouvant de la gratitude les uns pour les autres.
S'élever ou se séparer
Lorsque la décision de rester ensemble ou de rompre se fait insistante, il faut y répondre de la façon la plus sage possible. Jay Shetty propose un canevas en 5 étapes pour nous aider à nous décider. Il l'appelle la "voie de l'élévation".
Intolérance ;
Tolérance ;
Compréhension ;
Acceptation ;
Appréciation.
Lors de ses séances de coaching de vie ou de couple, Jay Shetty conduit les personnes qu'il reçoit à se demander si leur problème est totalement intolérable ou s'il peut être toléré, voire compris et accepté. Lorsqu'il est apprécié, nous reconnaissons que le problème fait partie intégrante de notre partenaire.
En fonction de notre capacité commune à évaluer le ou les problèmes selon cette échelle, nous pouvons décider en conscience de continuer ou de rompre.
Rompre en conscience
Si la rupture a lieu, il importe au plus haut point de faire le point sur sa peur d'être seul. Toute rupture crée un changement radical, mais mieux vaut s'en aller que de maintenir une relation malsaine à tout prix.
Lorsque nous nous retrouvons seuls, le cerveau se met en branle et nous pouvons nous sentir particulièrement fragiles. Pourtant, l'auteur rappelle à partir de textes indiens que "l'âme ne se rompt pas". Quoi qu'il en soit, la rupture sera plus facile si vous avez suivi les règles énoncées dans les sections précédentes.
Il décrit le processus de rupture et donne des conseils pour les deux situations :
Lorsque c'est vous qui rompez ;
Quand c'est l'autre qui prend la décision.
Jay Shetty souligne l'importance de se raconter. des histoires pour donner du sens à nos aventures amoureuses. Il expose des théories scientifiques pour nous montrer qu'il est plus facile d'aller de l'avant lorsque nous créons ce sens.
Tirez les leçons karmiques de vos erreurs
Chaque relation — et chaque rupture — nous apprend quelque chose. Nous pouvons donc tirer les leçons « karmiques » de nos erreurs. Cea peut prendre du temps, et c'est entre autres pourquoi il vaut mieux ne pas se jeter à corps perdu dans une nouvelle relation trop vite.
Certains amis reviennent dans nos vies après une rupture. La solitude est également le moment pour se retrouver et réfléchir, voire renforcer son estime de soi.
Les exercices "À essayer" de ce chapitre
"Bilan : pour quelles raisons partez-vous ?" (p. 261) ;
"S'entourer de soutien" (p. 275-276) ;
"Faire son deuil" (p. 293-294) ;
"Prises de conscience" (p. 297-298) ;
"Check-list : êtes-vous prêt à ressortir avec quelqu'un ?" (p. 303-304).
Partie 4 — La reliance
L'amour peut être élargi au-delà de la relation amoureuse et des rapports familiaux. L'objet de cette dernière partie est de comprendre cette forme de l'amour que l'auteur nomme "reliance". Celle-ci s'élance vers la famille, les amis, mais aussi, au-delà, vers nos connaissances, nos collègues, les étrangers et finalement la Terre tout entière.
Loi 8 : Aimez encore et toujours
La quatrième étape de la vie selon les Védas, l'ashram Sannyasa, implique la notion de service aux autres et à ce qui nous relie tous : le monde ou, pour la religion, le divin. Dans la philosophie hindoue, cette dernière étape implique de renoncer aux « désirs matériels » et de se concentrer sur la spiritualité.
Attendre l'amour ou l'expérimenter
Jay Shetty revisite cette dernière étape de la sagesse des Védas pour aborder la question de l'amour d'autrui et, surtout, la façon dont nous pouvons diffuser l'amour, au lieu de le recevoir.
"Au lieu d'attendre l'amour, à nous de trouver des façons de l'exprimer." (Les 8 lois de l'amour, Chapitre 8)
Comment donner de l'amour
Il n'est pas toujours facile d'avoir de l'empathie pour les choses qui nous sont lointaines. Nous avons une préférence naturelle pour ce qui nous est proche. Jay Shetty cite Jamil Zaki, professeur de psychologie à Stanford, pour appuyer ses arguments.
Pourtant, à force de travail, nous pouvons peut-être parvenir à étendre notre conception de l'amour et à embrasser un maximum d'êtres. C'est vers cela que nous devrions au moins tendre.
Aimez les personnes qui vous sont les plus proches
Cela dit, nous sommes face à une difficulté, car souvent, nous avons du mal à aimer correctement même les personnes qui nous sont les plus proches. Nous leur en voulons pour ceci ou pour cela. L'auteur commence donc par trouver des voies pour nous aider à aimer notre famille et nos amis pour ce qu'ils sont, et non pour leurs uniques comportements extérieurs.
Dans l'un des exercices "À essayer", Jay Shetty recommande d'organiser ses contacts en différents groupes en fonction de la proximité, puis de décider du temps que nous allons donner aux personnes d'une certaine catégorie (famille, amis, collègues, etc.). L'objectif de cet exercice est de donner la priorité à ceux avec qui nous voulons maintenir les liens les plus proches, tout en n'oubliant pas les personnes que nous ne voyons pas souvent.
Appréciez vos collègues
Nous voulons tous être appréciés dans notre travail. D'autant plus que nous y passons souvent beaucoup de temps. Les sentiments d'amitié et de respect y ont une importance cruciale, au point que de nombreuses personnes accepteraient de changer de travail si elles se sentaient plus reconnues et appréciées dans le nouveau.
Nous pouvons apprendre à donner de nous-mêmes pour créer des environnements plus chaleureux, par exemple en :
nous donnant à fond pour des projets qui tiennent à cœur à l'équipe ;
offrant nos compétences aux plus jeunes et en leur servant de mentors ;
donnant des feedbacks constructifs et en encourageant nos collègues ;
respectant et en accueillant les recommandations de personnes plus expérimentées que nous.
L'auteur raconte toutefois une parabole : celle du crocodile et du singe. Lorsque nous sommes faces à des "crocodiles", évitons de "faire le singe". Parfois, la gentillesse n'est pas de mise. Si vous êtes pris dans des rapports de force potentiellement destructeurs, il convient de savoir se défendre et agir — sans devenir soi-même un prédateur.
Être une source d'inspiration pour les inconnus
Jay Shetty consacre une courte section à la protection des uns et des autres au sein de sa communauté (voisins, etc.). Puis, il évoque l'importance de devenir un exemple pour autrui. Il relate l'histoire d'un policier qui a offert des chaussures à un sans-abri qui marchait pieds nus dans la rue en plein hiver.
Dans la courte section suivante, Jay Shetty invite tout un chacun à aider les associations et à faire du bénévolat.
Au contact de la Terre
Pour terminer, Jay Shetty propose un schéma qu'il nomme "les cercles de l'affection". Ceux-ci s'imbriquent de façon concentrique :
Famille ;
Amis ;
Collègues ;
Entourage ;
Inconnus ;
Associations ;
La Terre.
Pour résumer, le concept de service est la clé de cette étape de la vie. Cette règle élargit l'amour pour y inclure celui que nous portons à tous, de nos amis à des associations qui viennent en aide à des inconnus. Jay Shetty souligne aussi que l'argent, pour utile qu'il soit, n'est pas le seul moyen de soutenir des causes importantes.
S'impliquer personnellement est une meilleure façon de pratiquer l'amour. Il prend l'exemple de plusieurs associations, notamment au service des animaux. En effet, l'enjeu est d'élargir notre sollicitude aux êtres qui ne sont pas humains, et finalement à la Terre, qui fait face au changement climatique.
Nous avons souvent des difficultés à sentir cet aspect de l'amour, car cet enjeu nous paraît vaste et lointain. Pourtant, Jay Shetty croit que nous sommes capables de travailler sur nous-mêmes pour répondre à ces enjeux de façon positive.
Les exercices "À essayer" de ce chapitre
"Aider un proche difficile à trouver de l'affection autour de lui" (p. 324) ;
"Structurez la liste de vos proches" (p. 326-327) ;
"Exprimer son affection au travail" (p. 329-330)
Conclusion sur « Les 8 lois de l'amour » de Jay Shetty :
Ce qu’il faut retenir de « Les 8 lois de l'amour » de Jay Shetty :
Jay Shetty propose un livre pratique, un manuel même, au sujet de l'amour. Il applique et réinterprète bon nombre de sagesses indiennes en les mélangeant avec des ouvrages de développement personnel et des études de psychologie sociale ou de neurosciences.
L'ensemble est cohérent et se lit facilement. Nous passons de la création de la relation amoureuse à sa solidification, puis à la rupture ou — à minima — aux difficultés. L'ouvrage se termine finalement sur la question de l'amour pour autrui, dans nos relations familiales, professionnelles, sociales et même "écologiques" — c'est-à-dire avec des êtres non humains.
Que retenir, finalement ? Que cela vaut la peine d'"aimer encore et toujours", à condition d'apprendre cet art d'aimer si bien connu des sagesses anciennes — et que nous avons un peu perdu. Eh oui, l'amour se travaille et c'est surtout en le donnant que nous le pratiquerons et que nous nous améliorerons !
Points forts :
Un ouvrage qui combine développement personnel et érudition indienne ;
De nombreux exercices à essayer ;
Des exemples de lettres à écrire et de méditations à réaliser.
Point faible :
Je n’en ai pas trouvé.
Ma note :
★★★★★
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March 28 2024, 5:00pm
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StoryBrand : 7 piliers du storytelling
Résumé de « StoryBrand : 7 piliers du storytelling » de Donald Miller : un manuel de storytelling qui a été un best-seller du New York Times et qui a aidé de nombreuses entreprises à doper leurs ventes.
Par Donald Miller, 2022.
Titre original : « Building a StoryBrand. Clarify Your Message So Customers Will Listen », 2017.
Chronique et résumé de « StoryBrand : 7 piliers du storytelling » de Donald Miller
Introduction
« Cet ouvrage ne vous apprendra pas à raconter l’histoire de votre entreprise. Ce serait une perte de temps, car les clients se soucient généralement davantage de leur propre histoire. » (Storybrand, Introduction)
Mais à la place, il va vous expliquer comment raconter une histoire où c’est votre prospect le héros ! Et c’est bien là l’essentiel. C’est parce qu’il sait que votre produit ou service peut le mener au bout de ses peines que votre futur client fera appel à vous.
Il a besoin de se reconnaître dans votre marketing. C’est la clé. Voyons donc comment faire grâce à la méthode SB7 — pour une histoire de marque (StoryBrand) en 7 étapes.
Partie 1. Pourquoi le marketing est souvent un gouffre financier
Chapitre 1 — Comment être vu, entendu et compris
Un bon design de site web est loin d’être suffisant. Vous pouvez dépenser tout l’argent que vous voulez dans une vitrine virtuelle soignée aux petits oignons, cela ne vous rapportera pas nécessairement un euro.
Il vous faut une histoire, en format texte (ou vidéo). Oui, ce qu’il vous faut, c’est un argumentaire de vente. « Clarifier son message n’est toutefois pas une mince affaire », rappelle Donald Miller.
Si vous commencez par là, vous créerez de meilleurs sites internet, sans effets inutiles, et vous économiserez de l’argent.Voici quatre questions à vous poser :
Quel est donc le message de votre entreprise ?
Pouvez-vous l’exprimer aisément ?
Est-il simple, pertinent et reproductible ?
Tous vos collaborateurs sont-ils capables de le répéter de façon persuasive (ou vous-même, si vous êtes freelance !) ?
Ce livre vous aidera à résoudre ces problèmes et à faire décoller vos ventes sur Internet. Prêt ? Partez !
Pourquoi tant d’entreprises échouent
Car leur message est trop complexe. Notre cerveau ne parvient pas à le traiter de façon satisfaisante. À l’inverse, la narration fonctionne car elle donne un sens clair, elle ordonne de façon naturelle les éléments à intégrer mentalement.
La pyramide de Maslow est composée de cinq étages représentant les cinq types de besoins humains fondamentaux. Pour rappel :
Physiologie (manger, boire, dormir) ;
Sécurité (se loger, ne pas être menacé) ;
Appartenance (faire partie d’un groupe) ;
Estime (reconnaissance et amour) ;
Accomplissement (sens à la vie, spiritualité et connaissances).
La publicité joue sur ces cinq tableaux. Quand vous regardez une publicité, vous essayez instinctivement de savoir si elle vous aidera à combler l’un ou l’autre de ces cinq types de besoins.
Mais si vous ne basez pas votre communication sur l’un d’eux — ou que le message n’est pas clair —, vous risquez fort d’être ignoré.
Ne noyez donc pas le poisson (votre message) dans une mare obscure de discours inaudible pour votre interlocuteur ! Son cerveau doit sélectionner l’information et cela consomme son énergie. Vous devez donc lui faciliter la vie en lui montrant précisément où se trouve son intérêt.
Le scénario à la rescousse
Avoir un scénario vous donnera l’aisance et la clarté nécessaire pour capter l’attention de vos futurs clients. En fait, l’humanité s’est, de tout temps, raconté des histoires. Nous comprenons facilement les récits.
Pourquoi ? Car « les schémas narratifs reflètent le cheminement de la pensée humaine », affirme l’auteur.
La notion de clarté — si importante — implique que le destinataire de l’histoire connaît un certain nombre d’éléments essentiels. Ce sont justement eux que nous allons travailler tout au long des chapitres qui suivent.
Donald Miller insiste beaucoup sur ce point : « Si vous êtes confus, vous êtes foutu », dit-il à plusieurs reprises. Soyez clair, mais aussi net et précis. Allez à l’essentiel pour être entendu sans générer trop d’efforts mentaux de la part de votre interlocuteur.
Chapitre 2 — L’arme secrète pour faire prospérer votre entreprise
Attention : placer le client au centre de votre histoire ne signifie pas que vous devez oublier qui vous êtes ou vous effacer complètement. Au contraire ! Vous êtes l’aide tant attendue par le héros…
Mais d’abord, apprenons les bases pour transformer le bruit en musique.
Du bruit à la musique, grâce à une histoire
Vous ne retenez pas le bruit, alors qu’une bonne chanson peut vous rester en tête une bonne semaine. Pourtant, ce sont des ondes sonores dans un cas comme dans l’autre.
Comprenez-vous la métaphore ?
« Entre un air de musique savamment composé et le bruit provoqué par un chat coursant un rat dans un atelier de carillons éoliens, la différence est flagrante. Or, la plupart des sites web et des présentations, ou encore l’elevator pitch moyen, ressemblent justement plutôt à une usine à carillons : ils génèrent une incroyable cacophonie. » (StoryBrand, Chapitre 2)
Si vous ajoutez trop d’informations à votre histoire, vous risquez de perdre votre public. Vous voulez faire du bruit avec votre marque ? Cherchez plutôt à la mettre en musique !
Steve Jobs et le message d’Apple
Steve Jobs sortit Lisa, son premier ordinateur, en 1983. Personne ne s’y intéressa. Pourquoi ? Car il communiqua avec une publicité de neuf pages en langage geek dans le New York Times.
Mais le fondateur de Apple était malin. Et il apprit beaucoup au contact des scénaristes de Pixar, le célèbre studio d’animation qu’il contribua également à créer.
Quelques années plus tard, la campagne pour le premier Mac avait changé. Désormais, elle se contentait (presque) de deux mots : Think Different.
Ces deux mots frappent l’esprit et racontent une histoire. Vous voulez faire valoir le génie qui est en vous ? Nous avons les outils pour y aider. Remarquez que ce n’est pas Apple le héros. C’est vous. Apple, dans cette histoire, c’est le moyen par lequel vous parviendrez à vos fins.
Une histoire pour mieux grandir
Donald Miller rassemble ses recherches (et celles d’autres spécialistes) et condense la recette d’une bonne histoire en sept points. Pour créer une bonne histoire, vous avez besoin de/d’ :
Un personnage ;
Ayant un problème ;
Rencontrant un guide ;
Qui lui fournit un plan ;
Et l’incite à agir ;
Pour triompher ;
Et, ainsi, échapper à la catastrophe.
L’auteur donne plusieurs exemples de films (Hunger Games et La Guerre des étoiles) pour vous aider à comprendre la place de chacun de ces éléments. Selon lui, l’immense majorité des récits fonctionnent selon ce schéma.
Vous devriez vous aussi vous soucier de ces principes si vous voulez propulser votre marque vers le succès. Ceux qui ne s’en préoccupent pas peuvent réussir, mais plus difficilement.
Mieux, « lorsque vous maîtriserez la méthode de la trame SB7, personne ou presque ne s’apercevra que vous l’utilisez ».
Mais avant cela, vous devrez pour commencer vous poser les trois questions suivantes :
Que veut le héros ?
Qu’est-ce qui (ou qui) se dresse en travers de son chemin ?
À quoi ressemblera sa vie s’il obtient (ou non) ce qu’il veut ?
Souvenez-vous des réponses que vous apporterez à ces questions chaque fois que vous créerez ou intégrerez quelque chose sur votre site internet (une image, un slogan, etc.).
« Ce n’est pas parce qu’une petite phrase sonne bien, ou qu’une image attire l’œil sur un site web, qu’elle vous aider à rentrer dans l’histoire de vos clients. Chacune des lignes que vous écrivez est soit au service de leur histoire, soit un bruit parasite. Ou vous créez de la musique, ou vous générez du bruit. » (StoryBrand, Chapitre 2)
Votre marketing survit-il au test du grognement ?
Pour le client aussi, il a trois questions importantes. Ce sont les questions auxquelles il veut avoir une réponse instantanément lorsqu’il voit, écoute ou lit votre publicité :
Qu’avez-vous à m’offrir ?
En quoi cela va-t-il améliorer ma vie ?
Que dois-je faire pour passer commande ?
C’est le « test du grognement ». Il faut créer une réponse claire, simple, évidente de la part du client. Vous vendez de l’aspirine ? Votre client doit pouvoir grogner « Médoc, guerrier, mal de tête, pharmacie » au premier coup d’œil sur votre publicité.
Cette clarté payera d’autant plus sur Internet. Donald Miller raconte l’histoire de Kyle Schultz, un ancien pompier devenu infopreneur. Celui-ci a grandement profité de la méthode SB7 pour faire décoller son business en ligne !
La trame SB7 est conçue pour vous aider à créer un scénario utilisable dans toute votre communication, afin de marquer durablement les esprits. Continuons donc notre découverte.
Chapitre 3 — Une trame simple : la SB7
SB7 : la méthode StoryBrand pour scénariser votre marque
Premier principe : le personnage. Nous l’avons déjà dit : le héros de l’histoire est le client, et non votre marque. C’est votre interlocuteur et son cheminement qui doivent être mis en lumière. Pour cela, vous devez parvenir à identifier clairement sa demande (voir plus haut).
Deuxième principe : le problème. Le héros a besoin de résoudre un problème « interne ». Or, trop d’entreprises vendent des solutions à des problèmes « externes ». Nous approfondirons ces distinctions plus loin.
Troisième principe : le guide. En tant que marque, voici votre rôle. Vous ne voulez pas être un héros concurrent du client : vous voulez être le guide qui aidera le héros à mener à bien sa mission. Vous pourriez aussi l’appeler un mentor ou un conseiller.
Quatrième principe : le plan. Comme guide, vous avez le pouvoir de fournir un plan. Un bon conseil, c’est un plan d’action. Sans cela, vous ne seriez qu’un mauvais guide ! « Les gens ont besoin d’une philosophie qu’ils peuvent s’approprier et d’une série d’étapes à suivre pour résoudre leurs problèmes », affirme l’auteur.
Cinquième principe : l’incitation à l’action. C’est vous qui allez jouer ce rôle. Vous allez montrer au héros qu’il en va de son intérêt de réaliser une action directe (acheter) ou intermédiaire (vous recontacter).
Sixième principe : l’évitement de la catastrophe. Le héros ne veut pas mourir égorgé par le dragon. Sa vie est en jeu. Qu’est-ce que votre prospect a à perdre ? Il lui faut un enjeu sous forme de « fin négative possible » ou possibilité de l’échec.
Septième principe : le triomphe. Par contraste, évidemment, il vous faut rendre possible la réussite ! « Vos clients doivent avoir le sentiment que leur vie sera fantastique grâce aux produits et services qu’ils vous achètent », dit Donald Miller.
Face à la confusion, clarifiez votre message
Donald Miller a mis au point un scénario téléchargeable gratuitement sur le site mystorybrand.com (à condition d’avoir acheté le livre). C’est l’outil idéal pour répertorier tous les points vus précédemment.
Avec ce schéma, vous pourrez construire la présentation générale de votre marque, puis appliquer le même modèle pour chaque division de votre entreprise (si cela s’applique à votre cas).
Voici votre travail pour la suite : lisez chaque chapitre attentivement, puis « brainstormez ». Cherchez les messages qui alimenteront votre scénario BrandScript. Enfin, après étude, « décidez du message précis à utiliser pour chaque partie de votre scénario ».
Une fois ce premier pas terminé, vous pourrez appliquer la trame SB7 à l’ensemble de vos communications (de l’elevator pitch à vos présentations en ligne ou sur tout autre support).
Partie 2. Élaborez votre scénario
Chapitre 4 — Un personnage…
« Une histoire ne démarre vraiment qu’à partir du moment où le héros doit désamorcer une bombe, gagner le cœur de sa dulcinée, triompher d’un scélérat ou lutter pour sa survie émotionnelle ou physique. Elle commence dès l’instant où le héros aspire à quelque chose. Surgit alors une question : parviendra-t-il à ses fins ? » (StoryBrand, Chapitre 4)
Le public doit savoir ce que cherche le héros. Si vous pensez en termes de marque et de client, cela se traduit par : vous devez déterminer ce dont a besoin votre prospect. Et, de là, poser la question de ce que vous pouvez lui apporter.
Donald Miller donne quelques exemples. Pour un hôtel qui accueille des personnes plus âgées, « luxe et calme » est sans conteste ce qui est recherché. Une agence immobilière ? « La maison dont vous rêviez ». Une barre de céréales ? « Bien commencer la journée en veillant à votre santé ».
Introduisez un élément perturbateur
L’élément perturbateur, c’est le petit quelque chose qui coince. C’est ce désir ou besoin qui fait que le héros doit se mettre en action pour rétablir l’équilibre et obtenir ce qu’il n’a pas.
Dans les poèmes comme dans les sonates, l’élément perturbateur joue aussi son rôle. C’est lui qui vient bousculer et réclamer l’harmonie. C’est la tension (la note ou la rime) qui engendre l’action et qui appelle une résolution dans la phrase musicale ou le vers suivant.
Réduisez le désir des clients à une seule ambition
Si vous êtes une grande entreprise et que vous répondez à plusieurs besoins à la fois, le discours peut toutefois vite se compliquer. Quel désir mettre en avant ? Vous risquez de trébucher rapidement.
Au départ, il va donc falloir résumer tout ça et réduire le désir du client à une — et une seule — ambition (élément perturbateur). Le reste, vous le garderez éventuellement en mémoire en tant qu’intrigue secondaire. Rappelez-vous : la clarté doit être votre objectif prioritaire.
Choisissez un désir associé à leur survie
En synthétisant ainsi, vous courrez néanmoins un risque : devenir trop large, sans saveur. Non ! Il faut que le prospect se sente touché par le besoin que vous mettez en avant. Or cela se joue au niveau de la « survie ».
Dans le cadre de la stratégie SB7, ce terme « désigne ce désir primitif que nous éprouvons tous d’être en sécurité, en bonne santé, heureux et forts ». Voici quelques-uns des désirs les plus profonds (souvenez-vous de la pyramide de Maslow, ils y sont liés !) :
Préserver ses ressources financières ;
Gagner du temps ;
Établir des liens sociaux ;
Gagner en prestige ;
Accumuler des ressources ;
Être généreux avec autrui ;
Trouver un sens à sa vie.
Quelle question votre client se pose-t-il ?
« Le but de la valorisation de votre marque est que chaque client potentiel sache exactement où vous voulez l’emmener : il pourra se reposer dans votre résidence hôtelière de luxe, devenir un leader adoré de tous, ou économiser pour vivre mieux. » (StoryBrand, Chapitre 4)
Allez donc droit au but en répondant directement, sans ambages, à la question de votre client potentiel. Imaginons que vous réalisiez un sondage sur votre marque : chaque personne devrait idéalement savoir directement où votre marque est susceptible de les emmener.
En vous rendant sur le site du livre, vous pourrez remplir la première section de votre BrandScript.
Chapitre 5 — … a un problème
Vous avez votre personnage. Bien. Maintenant, il faut le vivre. Comment ? En lui « créant des problèmes » ou, plus exactement, en repérant les problèmes qui se posent à lui. Qu’est-ce qui gêne vos clients ?
Comment parler des problèmes de vos clients ?
Quelle est la source du mal dans les histoires ? C’est le scélérat, le méchant. Il doit non seulement être l’origine des problèmes, mais aussi être clairement reconnaissable, unique et réel.
En parlant de lui, vous donnerez à votre client envie de le vaincre. Cela tombe bien, car vous avez justement une arme à lui proposer : votre produit/service.
Ces « méchants » peuvent être abstraits ou arborer des formes étranges. Vous vendez un aspirateur ? Les méchants seront les boules de poussière qui se baladent en bande et mettent la pagaille dans la maison de votre client. Elles l’empêchent d’avoir une maison propre et agréable à vivre.
Allons un pas plus loin. Il est possible de clarifier les types de problèmes que posent les méchants en repérant trois « niveaux de conflits ».
Quels sont-ils ?
Il y a les problèmes externes (tangibles et concrets, comme gagner la coupe, réparer cette fuite ou stopper ce camion fou…).
Ensuite, il y a les problèmes internes (ce sont les tiraillements intérieurs du héros, leurs frustrations, leurs émotions négatives comme la peur, ou positives, comme la joie).
Enfin, il y a les problèmes philosophiques (c’est le sens profond, souvent ramassé sous forme de « morale » à la fin d’un conte, par exemple).
Ces trois niveaux de conflit se recoupent l’un l’autre. Plus vous serez capables d’aller du problème externe vers le problème philosophique, et plus vous réussirez à créer un lien fort avec votre prospect.
Exemples
Voici deux exemples, parmi les trois donnés par Donald Miller (p. 62).
1 — Voiture Tesla :
Méchant = Gaspillage de pétrole, infériorité technologique.
Problème externe : J’ai besoin d’une voiture.
Problème interne : Je veux compter parmi les amateurs de nouvelles technologies.
Et enfin problème philosophique : Ma future voiture devra contribuer à préserver l’environnement.
2 — Cafetière Nespresso :
Méchant : Les cafetières qui font du mauvais café.
Problème externe : Chez moi, j’ai envie de boire du bon café.
Problème interne : Ma cafetière doit me donner le sentiment d’être raffiné.
Et enfin problème philosophique : Je ne devrais pas avoir besoin d’être barista pour servir du bon café à la maison.
Quels obstacles aidez-vous à surmonter ?
Mettez-vous au travail pour trouver les obstacles qui gênent vos prospects. Agissez comme toujours : brainstormez, puis analysez et choisissez ceux qui sont les plus pertinents.
Quel est le méchant ? Quels sont les conflits (externe, interne et philosophique) que celui-ci impose au héros ?
Chapitre 6 — … rencontre un guide
Chacun de nous peut diviser sa vie en un certain nombre de chapitres (ou d’actes, si nous nous référons à une pièce de théâtre, comme le faisait Shakespeare).
Les chapitres se constituent à partir d’événements, qui sont, comme le dit bien James Scott Bell, des « portes sans retour ». À partir de tel moment, votre vie a changé. Tel moment qui marque votre vie crée une période (ou un chapitre !).
Mais il n’est pas toujours facile de passer d’une période à l’autre. Nous pouvons rester bloqués à un « niveau » (pour prendre cette fois un terme utilisé dans le monde du jeu vidéo).
Heureusement, des personnages nous assistent souvent — plus ou moins dans l’ombre. Ce sont ceux que Donald Miller nomme les « guides ».
Tout héros cherche un guide
Ils sont nombreux dans la vie réelle : vos parents, votre entraîneur de foot ou votre prof de piano, par exemple. Un poète, un écrivain ou un politicien vous a marqué ? Il a été votre guide, pour un temps au moins.
Pensez à toutes ces histoires que vous avez lues : Frodon et Gandalf, ou encore Luke Skywalker et Yoda, pour ne prendre que deux exemples évidents.
L’erreur fatale consiste, pour la marque, à se mettre à la place du héros et non du guide. L’auteur donne un exemple frappant de cette mauvaise communication en citant un épisode de la vie de Jay Z. Son initiative a vite tourné au bad buzz !
Retenez donc ceci : l’histoire n’est pas centrée sur vous. En plaçant votre client au cœur de l’histoire, vous clarifierez tout votre message et il comprendra bien mieux l’histoire que vous voulez lui raconter.
Les deux attributs d’un guide
Pour aider véritablement le héros, le guide doit faire preuve de/d' :
Empathie = il doit comprendre les problèmes internes de son héros et lui montrer qu’il est comme lui.
Légitimité = il doit avoir surmonté le problème et proposer une solution de façon humble, sans prendre son héros de haut.
Quels sont les moyens des marques pour démontrer leur légitimité sans jouer à l’expert inaccessible ? Donald Miller en donne quatre :
Témoignages (ambassadeurs acceptant de parler de vos services/produits) ;
Statistiques (chiffres qui mettent en avant concrètement les avantages de votre offre) ;
Récompenses (prix ou distinctions qui vous mettent en valeur, sans en faire trop) ;
Logos (qui vous soutiennent, qui sont vos clients, etc.).
Comment faire une formidable première impression
« Lorsqu’un client rencontre votre marque, c’est comme s’il faisait connaissance avec une nouvelle personne. Il se demande s’il s’entendra avec vous, si vous pouvez l’aider à mener une vie meilleure et, enfin, s’il peut vous faire confiance. » (StoryBrand, Chapitre 6)
Montrez à votre prospect qui vous êtes et ce que vous pouvez faire pour l’aider. Sans, pour autant, jouer le premier rôle. Gagnez sa confiance et créez un lien de proximité avec lui. Commencez dès maintenant en remplissant votre scénario BrandScript à la case « Rencontre un guide » !
Chapitre 7 — … qui lui fournit un plan
Que serait un guide sans méthode ? Si vous n’apportez pas une solution claire à votre prospect, il ne deviendra pas votre client. C’est évident : le guide est là pour nous accompagner et nous rendre la vie plus facile. Sinon, il est inutile.
Le plan engendre la clarté
Vous vendez des meubles à monter soi-même ? Bien, mais ce n’est pas tout. Vous devez expliquer à votre prospect comment il doit s’y prendre. Expliquez-lui qu’il doit :
Mesurer l’espace disponible chez lui ;
Commander les éléments à la bonne taille ;
Installer le dispositif facilement grâce aux outils de base (fournis ou non).
Le plan par étapes
Il y a toujours une série d’épreuves à traverser avant d’en finir avec les problèmes. Montrez le chemin à votre prospect pour qu’il n’ait pas à douter indéfiniment. Le plus souvent, il s’agit simplement d’exposer un processus, une recette (comme dans l’exemple cité plus haut).
Évitez de créer des plans interminables. Là encore, vous risqueriez de créer de la confusion dans l’esprit de votre interlocuteur. Un plan entre 3 et 6 étapes convient parfaitement. S’il y en a plus, cherchez à les regrouper au maximum et à les décrire clairement.
Le plan d’adhésion
Le plan d’adhésion est différent du plan par étapes que nous venons de voir. Ici, c’est comme si vous signiez un contrat avec votre prospect. Vous lui promettez de résoudre son problème interne en affirmant vos valeurs le plus clairement possible. Vous vous engagez avec lui.
« L’un des avantages du plan d’adhésion est qu’il permet de clarifier les valeurs que vous partagez avec le client (…). Contrairement au plan par étapes, le plan d’adhésion fonctionne en tâche de fond. » (StoryBrand, Chapitre 7)
Pour le composer, répertoriez ce qui préoccupe votre client et rassurez-le. Cela peut prendre la forme d’un document à afficher quelque part, de type « charte », par exemple.
Comment s’appelle ce plan ?
Que vous optiez pour l’un ou l’autre (ou les deux !), vous devrez donner un nom à votre plan. Dans le cas d’un plan d’étapes, cela peut être « plan d’installation facile » ; pour un plan d’adhésion, « Notre garantie qualité », par exemple.
Concevez vos plans dès maintenant en utilisant le script BrandScript disponible dans le livre et sur le site internet.
Chapitre 8 — … et l’incite à agir
Maintenant qu’il a tous les éléments en main, il vous reste à pousser votre prospect à l’action. Comment faire ?
Invitez-le à passer commande
Nous agissons tous parce que quelque chose nous y invite (ou nous y contraint). Et c’est particulièrement vrai lorsque nous sommes en train de consulter un site internet ou de regarder la télé.
Si vous voulez faire agir votre prospect, vous devez lui rappeler qu’il en a la possibilité. Sinon, il risque bien de se maintenir dans un état passif, sans savoir que faire.
Rappelez-vous : « vos clients sont bombardés chaque jour de plus de trois mille messages commerciaux. Faute d’être percutant, votre appel à l’action passera inaperçu ».
Le bouton « Commander » est là pour ça ! Il n’a l’air de rien et pourtant il est assez puissant. Bien sûr, il peut se décliner de différentes manières. Mais pensez toujours à faire court, précis, explicite.
Donald Miller distingue deux types d’appels à l’action.
Direct = « Commander », « Acheter maintenant », « Prenez rendez-vous », etc.
Indirect = Télécharger un e-book, assister à webinaire, etc.
Dans le second cas, vous proposez des « rampes d’accès » pour qualifier le prospect et le faire entrer un peu plus dans le tunnel de vente, comme disent les spécialistes du marketing digital.
Qui demande sans relâche finit un jour par obtenir
L’auteur prend l’exemple de deux sites d’agences de design graphiques : l’un très joli, mais sans appel à l’action ; l’autre plus classique, mais avec une formule claire basée sur des appels à l’action indirects et directs. Le deuxième est plus sûr de remporter la mise !
Travaillez vos incitations directes à la fois au niveau du texte et, justement, du design graphique. Optez pour des couleurs qui tranchent avec les autres couleurs de votre site. Agrandissez le bouton pour qu’il soit clairement visible, etc.
Utilisez également des boutons d’appels à l’action directs dans vos emails de vente, et même sur d’autres supports (audio, vidéo, documents physiques).
Pour les incitations intermédiaires, soyez malin et généreux. Offrez un PDF avec un plan d’action en échange du mail de la personne intéressée (que vous pourrez recontacter plus tard). Proposez à votre interlocuteur, par exemple à la fin de ce e-book, de participer à un séminaire.
De cette façon, vous allez gagner sa confiance. Assurez-vous de travailler les trois points suivants :
Revendiquer la position de leader dans votre secteur ;
Engendrer une réciprocité (votre générosité vous sera rendue) ;
Vous positionner en tant que guide.
Quels sont les enjeux ?
« Qu’adviendra-t-il dans son histoire si le client choisit de conclure avec vous ? », demande Donald Miller. C’est l’objet des deux chapitres qui suivent. Ceux-ci traitent des enjeux de la collaboration.
Mais pour le moment, réfléchissez à vos appels à l’action directs et indirects !
Chapitre 9 — … pour échapper à la catastrophe
« La vie et la mort d’un récit reposent sur une seule question : le héros triomphera-t-il ? Tout au long de l’intrigue, l’auteur laisse planer l’éventualité d’une conclusion heureuse ou d’une fin tragique. Le public reste dans l’incertitude tant que le héros oscille entre la réussite et l’échec. » (StoryBrand, Chapitre 9)
Devez-vous faire de même avec votre histoire de marque ? Oui ! En tout cas, vous devez l’informer des risques qu’il court, sans quoi votre histoire n’aura aucun ressort dramatique.
Que risquent-ils ?
Certes, il n’est pas bon de jouer les fauteurs de trouble et de bâtir son succès en faisant peur aux autres. Mais il ne faut pourtant pas oublier cet enjeu. Sans évocations de conséquences négatives, nous l’avons dit, il n’y a tout simplement pas d’histoire.
Nous n’aimons pas perdre. C’est d’ailleurs ce qu’a montré Daniel Kahneman dans son livre Système 1/Système 2, notamment. En fait, il dit quelque chose d’un peu plus subtil : nous éprouvons plus de douleur à perdre, disons, 100 €, que nous n’éprouvons de joie à les gagner.
Il est donc important d’insister, en douceur, sur la menace. Puis, de lui proposer un plan pour s’en sortir. La peur, bien entendu, doit être limitée, sans quoi elle n’est plus efficace et guère éthique.
Qu’épargnez-vous à vos clients ?
Quel que soit ce que vous vendez, il y a des aspects négatifs à trouver : perte d’argent, de qualité de vie ou de temps, notamment.
Donald Miller donne de nombreux exemples de menaces qui peuvent surgir dans différents domaines, dont :
Conseil financier (frais cachés, temps perdu pour la retraite, etc.) ;
Voitures d’occasion (arnaques, voitures en mauvais état, etc.) ;
Centre de vacances pour enfants (ennui mortel, bruit dans la maison, etc.).
Si vous leur offrez la solution à ces problèmes (votre produit/service) en leur montrant comment agir (plan), alors ils seront enclins à faire appel à vos services.
Chapitre 10 — … et triompher
Donner une vision claire d’où vous allez emmener vos clients est l’une de vos missions. En tant que marque, vous agissez en fait de la même manière qu’un leader : vous inspirez en montrant un chemin. Vous montrez à quoi ressemblera la vie de vos clients s’ils passent à l’action.
« Sans vision, les gens périssent. Tout comme les marques », dit Donald Miller.
Une fin claire et précise
Pour ce faire, vous ne devez pas rester vague. C’est un défaut qui revient souvent. Pour vous y aider, vous pouvez créer un tableau qui distingue nettement un « Avant » et un « Après ». C’est un outil que l’auteur reprend à Ryan Deiss de DigitalMarketer (voir p. 105).
Pour remplir ce tableau, vous avez quatre questions à vous poser deux fois (une fois pour avant et une fois pour après) :
De quels produit ou service disposent-ils ?
Que ressentent-ils ?
À quoi ressemble leur journée type ?
De quel prestige bénéficient-ils ?
Comment conclure l’histoire de votre client ?
Vous allez régler ses problèmes internes, externes et philosophiques. Mais l’auteur souhaite aller plus loin dans l’analyse. C’est pourquoi il propose pour ce faire 3 types de désirs impérieux que vous devriez prendre en compte au moment de la résolution de l’histoire.
Acquérir pouvoir ou prestige : ce besoin de reconnaissance peut être comblé par la promesse d’avantages ou d’appartenance à un club. La rareté et le sentiment d’être privilégié sont aussi très importants.
Accéder à la complétude grâce à un apport extérieur : ce sentiment d’incomplétude peut être tranquillisé par le biais des idées de travail bien fait, de gain de temps ou d’efficacité.
Se réaliser ou s’accepter : ce besoin d’accomplissement et de confiance en soi passe par l’inspiration, l’acceptation de soi et la transcendance ou le dépassement de soi.
Bouclez la boucle
Il n’est pas question d’en faire des tonnes. Une simple photo peut faire l’affaire. Vous vendez des tapis ? Une maison chaleureuse et bien rangée, magnifiquement décorée avec votre tapis, fera amplement l’affaire.
Bref, privilégiez les réponses simples, rapidement assimilables par vos clients. Aidez-vous si besoin du BrandScript !
Chapitre 11 — Vos clients souhaitent que votre marque les fasse évoluer
Au centre de tout ce qui vient d’être dit, il y a un élément que nous n’avons pas encore totalement abordé. Quel est-il ? C’est le cœur du SB7 : vos clients souhaitent que votre marque les fasse évoluer.
Les héros sont conçus pour évoluer
Ce « voyage intérieur », qui fait passer le héros de faible (peu doué, mal outillé et en proie au doute) à fort, est essentiel à tout récit. Vous n’avez qu’à penser à Pinocchio ou à Orgueil et préjugés pour vous en assurer.
C’est la même logique avec votre marque.
Les marques intelligentes savent définir un modèle aspirationnel
Donald Miller donne l’exemple d’une marque de canifs. Il montre que celle-ci parvient très bien à mettre en scène un héros « endurci, audacieux, actif, qui aime l’aventure et se sent de taille à réaliser une mission difficile ». Grâce à son canif, plus rien ne l’arrête.
Il va plus loin : même si vous achetez, mais n’utilisez pas ce canif ensuite, vous n’aurez pas été volé. Pourquoi ? Car vous avez eu l’occasion de vous reconnaître dans cet objet. Il vous a aidé à grandir.
Comment votre client veut-il être perçu ?
« La meilleure façon de repérer le modèle identitaire auquel vos clients sont attachés est de réfléchir à la manière dont ils aimeraient être décrits par leurs amis. » (StoryBrand, Chapitre 11)
Vous pouvez le faire à partir de vous-même : qu’aimeriez-vous entendre dire sur vous ? C’est là votre « modèle identitaire ». Si vous parvenez à saisir celui de vos prospects, vous aurez un argument de poids pour les convaincre. À condition, bien sûr, de pouvoir effectivement les aider à se rapprocher de cet idéal !
Exemples d’évolution identitaire
Voici deux exemples sur les trois donnés par l’auteur (p. 120).
1 — Marque d’aliments pour animaux
Avant : Un simple propriétaire de chien passif.
Après : Le héros de tous les canidés.
2 — Marque de shampooing
Avant : inquiet et morne.
Après : Désinvolte et radieux.
Aidez vos clients à changer et ils vous le rendront bien.
Partie 3. Appliquez votre scénario BrandScript
Chapitre 12 — Optimisez votre site web
SI vous avez suivi toutes les étapes précédentes, vous avez normalement un scénario de marque prêt à être appliqué. C’est votre scénario BrandScript. Il va vous servir à tous les niveaux de communication de votre entreprise. Que celle-ci soit grande ou petite !
Un outil primordial
Si vous n’avez pas de moyens gigantesques, concentrez-vous d’abord sur votre présence numérique. C’est le principal. Aujourd’hui, même si quelqu’un entend parler de vous en dehors du web, il ira consulter votre site internet tôt ou tard pour voir qui vous êtes.
Faites simple
Vous l’aurez compris : la clarté et la simplicité doivent être vos maîtres-mots. En fait, « votre site doit s’apparenter à un elevator pitch », dit Donald Miller, c’est-à-dire à un argument de vente court et percutant.
Cinq principes fondamentaux
Voici les cinq principes à respecter lors de la création de votre site web commercial.
Mettez votre offre en évidence (au-dessus de la ligne de flottaison).
Incitez clairement à l’action (un premier bouton doit être clairement visible).
Illustrez la réussite du client (par une image, par exemple).
Distinguez vos sources de revenus (si vous avez plusieurs offres, trouvez un thème global, puis créez une page par service/produit).
Réduisez le texte à sa plus simple [removed]parlez peu, mais percutant, surtout au-dessus de la ligne de flottaison).
Respectez le scénario
Chaque geste, du placement d’une image aux mots utilisés, doit être lié à votre BrandScript. C’est ainsi que vous créerez une belle harmonie sur votre site — et non une cacophonie !
Si vous avez un blog, votre scénario de marque devra également se retrouver dans sa ligne éditoriale. Vous pouvez soumettre votre script à vos rédacteurs web afin qu’ils créent chaque contenu de façon appropriée.
Chapitre 13 — Transformez la culture d’une grande entreprise
Influencer les prospects et les clients est une chose. Vous assurer l’engagement de vos collaborateurs en est une autre. En fait, le BrandScript peut vous aider à faire les deux.
« Le client n’est pas le seul à être déconcerté par un message confus. Vos salariés le sont tout autant, depuis le chef de département jusqu’à l’ouvrier, en passant par le directeur régional. » (StoryBrand, Chapitre 13)
La malédiction du néant narratif
Imaginez-vous une entreprise sans but commun. Sans histoire claire à raconter. Tous les collaborateurs errent à la façon de zombies, sans savoir pourquoi ils sont là ni ce qu’ils ont à faire. C’est la malédiction du néant narratif !
Un outil est souvent employé pour exorciser cette malédiction : la déclaration de mission. Mais pour Donald Miller, cela ne mène nulle part. Explorons sa proposition.
Vos collaborateurs sont-ils perplexes ?
Le pire qui puisse vous arriver est que chaque division de votre entreprise fonctionne en vase clos. Ils ne communiquent pas entre eux ou mal. Ils pensent que leurs décisions n’affectent qu’eux et pas l’entreprise dans son ensemble.
Le coût du Néant narratif
Une étude Gallup des années 1990 montrait que seule une personne sur cinq éprouvait de l’engagement dans son travail. Or, sans engagement, pas (ou moins) d’efficacité et de productivité.
La raison de cette moue des salariés à l’égard de leur entreprise ? Le manque de récit commun et l’impression d’être laissé seul à son affaire.
Votre équipe aussi doit connaître l’histoire
Bien souvent, les ressources humaines se contentent d’introduire le nouveau venu rapidement. Après un bref passage en revue des produits/services, la déclaration de mission lui est montrée et c’est fini.
Même si l’employé fait beaucoup d’efforts pour bien travailler, il ne se sentira pas attaché à l’entreprise. Dès qu’il en aura l’occasion, il prendra la poudre d’escampette dans l’indifférence générale.
Personne — ni l’entreprise ni l’employé — n’a fait quelque chose de mal. Pourtant, tout cela manque cruellement de vie, d’histoire. Pour donner à vos employés l’envie de rester, vous devez leur faire prendre connaissance de votre script dès leur arrivée.
Accordez votre organisation avec sa mission
Donald Miller suggère de mettre les petits plats dans les grands pour présenter l’entreprise à vos recrues. Montrez-leur que vous êtes animé par une mission. Ce qu’ils décrocheront n’est pas un emploi ordinaire, mais un laissez-passer vers une aventure extraordinaire.
Fates jouer la rareté (seuls les meilleurs seront admis). Montrez-lui également que l’entreprise peut l’aider à devenir celui qu’il veut vraiment. Répétez-lui l’histoire de l’entreprise à plusieurs reprises (via plusieurs interlocuteurs mentionnés par Donald Miller dans le livre).
Votre « esprimosphère » est-elle conforme au scénario ?
Il s’agit d’un « mélange de croyances et d’idées qui influe sur le comportement et les performances des salariés ». Un récit de type StoryBrand améliore considérablement cette atmosphère de travail au sein d’une entreprise.
« La tâche numéro un de tout cadre est de rappeler à maintes reprises à ses collaborateurs en quoi consiste leur mission », dit encore l’auteur. S’il ne sait pas le faire, il n’est pas étonnant que les employés sous sa responsabilité ne le sachent pas non plus.
Mais lorsque ça fonctionne, c’est vraiment génial !
Mettez votre entreprise en phase avec sa mission
Le programme « On-Mission » de StoryBrand est spécifiquement dédié à la création de cet esprit favorable d’entreprise grâce au script de marque.
Voici le processus dans ses grandes lignes :
Élaboration du script avec les cadres.
Évaluation de l’état d’esprit existant.
Définition du plan d’action.
Optimisation de la communication interne.
Constitution d’une équipe pour la mise en œuvre.
Une entreprise en accord avec sa mission transforme toute son équipe en force de vente (voir la figure 13.2, p. 145). En outre, elle comprend l’histoire de ses collaborateurs.
La rémunération, les événements ou encore les opportunités d’évolution sont une chose. Mais sans histoire, ces outils fonctionnent moins bien. Pour les activer de façon plus puissante, l’entreprise doit comprendre ce qui anime ses employés — c’est-à-dire savoir se mettre dans la position du guide.
« Sans histoire, pas d’engagement », conclut Donald Miller.
La feuille de route StoryBrand — Cinq démarches (quasi gratuites) pour appliquer la trame SB7 et développer votre entreprise
Pour terminer, l’auteur vous propose cinq étapes pour appliquer la trame SB7 et développer votre entreprise sur le web de façon performante.
Créez la logline de votre entreprise (feuille de route).
Créez un générateur de leads et collectez les adresses électroniques.
Concevez une campagne d’e-mailing automatisée.
Collectez et transmettez des témoignages positifs.
Obtenez des recommandations.
Conclusion sur « StoryBrand : 7 piliers du storytelling » de Donald Miller :
Ce qu’il faut retenir de « StoryBrand : 7 piliers du storytelling » de Donald Miller :
Voici un livre court, mais dense. Donald Miller, patron de StoryBrand, vous révèle les clés de son programme vers le succès. Son approche est originale, puisqu’il s’agit de placer le client au cœur du storytelling de l’entreprise — et non celle-ci (ou son fondateur).
En s’appuyant sur des études de cas et des années d’expérience, l’auteur appuie ses arguments avec force et conviction. Il présente sa stratégie de façon claire et précise — deux termes clés de sa façon de penser la communication !
Il revient plusieurs fois sur le cœur de son propos et termine par ces mots :
« C’est un fait : si vous êtes confus, vous êtes foutu. Tandis que si vous clarifiez votre message, les clients vous écouteront. Voilà qui aidera les bons à triompher. Car dans une histoire bien ficelée, ce sont toujours eux qui l’emportent. » (StoryBrand, Postface)
Si vous voulez trouver des guides StoryBrand certifiés, rendez-vous sur leur site de prestations (coachs, rédacteurs, infographistes, etc.).
Points forts :
Une méthode pas à pas facile à comprendre ;
Une approche originale du storytelling ;
Des exemples et des tableaux qui viennent illustrer le propos.
Point faible :
Le livre aurait pu être édité de façon un peu plus luxueuse, avec des couleurs par exemple.
Ma note :
★★★★★
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March 25 2024, 5:00pm
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À nous d’écrire l’avenir
Résumé de « À nous d’écrire l’avenir » d’Eric Schmidt et Jared Cohen : un essai sur l'avenir du numérique qui a marqué les esprits, rédigé par deux spécialistes internationalement reconnus, tous deux anciens cadres supérieurs de Google.
Par Eric Schmidt et Jared Cohen, 2014.
Titre original : « The New Digital Age », 2013.
Chronique et résumé de « À nous d’écrire l’avenir : Comment les nouvelles technologies bouleversent le monde » d’Eric Schmidt et Jared Cohen
Présentation d’Eric Schmidt, de Jared Cohen et de leur ouvrage The New Digital Age
Eric Schmidt a été Président directeur général de Google dans les années 2000, puis a siégé à son conseil d’administration. Il a notamment été proche de l’administration de Barack Obama quand celui-ci était au pouvoir. Ses conférences et ses analyses connaissent un grand succès dans le monde entier.
Jared Cohen a notamment été conseiller d’Hillary Clinton quand celle-ci était au département d’État. Il a pensé et mis en œuvre le concept de « diplomatie numérique ». Durant les années 2010, lorsque ce livre a été écrit, Jared Cohen était le directeur du think thank de Google, Google Ideas.
The New Digital Age, traduit en français sous le titre À nous d’écrire l’avenir, a été un véritable phénomène éditorial outre-Atlantique lors de sa parution en 2013.
Pour l’essentiel, c’est un livre qui s’appuie sur l’énorme expérience de ses deux auteurs, ainsi que sur des entretiens réalisés avec de nombreux dirigeants, activistes et même terroristes de par le monde.
Son intention est de décrire la façon dont le numérique modifie les rapports entre individus, États et société civile. Plus précisément, l’ouvrage explore l’avenir en s’efforçant de proposer des prédictions sur de nombreux aspects des relations humaines et sociales.
Important : en rédigeant cette chronique, nous avons choisi de discuter, lorsque cela était nécessaire, les propositions principales des auteurs.
Par moments, nous montrons toute la justesse de leurs évaluations en donnant des exemples de ce que nous vivons aujourd’hui.
À d’autres moments, nous tempérons leurs propos, en montrant que leurs prédictions ne se sont pas réalisées.
Introduction
Internet est à la fois grisant et terrifiant. Cette technologie nous ouvre des possibilités inédites en termes de communication, mais pas seulement. C’est l’ensemble des rapports humains et sociaux qui s’en trouve modifié.
Voici ce qu’ils affirment d’entrée de jeu :
« Ceci n’est pas un livre sur les gadgets, les applis pour smartphone ou l’intelligence artificielle […]. C’est un livre sur la technologie, mais plus encore sur l’homme, sur sa façon d’interagir, d’adopter la technologie, de s’y adapter et de l’exploiter dans son milieu, aujourd’hui et demain, partout dans le monde. Surtout, c’est un livre sur l’importance du fait qu’une main humaine conduise l’avènement du nouvel âge numérique. Car toutes les possibilités que représentent les technologies de la communication, leur bon ou leur mauvais usage, ne dépendent que des individus. Oubliez ce qu’on raconte sur la prise du pouvoir par les machines. Ce qu’il adviendra ne dépend que de vous. » (À nous d’écrire l’avenir, p. 22)
Les défis sont de taille. Sans régulation, nous trouvons absolument de tout sur le Net. Le meilleur comme le pire ; pensons par exemple aux arnaques en ligne ou aux forums terroristes.
La prolifération rapide des technologies numériques est un aspect majeur du phénomène, ainsi que l’accroissement régulier de leur puissance ou efficacité. Plus de monde disposant d’appareils toujours plus performants : tel est le paysage qui se dessine pour les auteurs.
Les deux mondes, physique et numérique, vont s’entrelacer et parfois aussi s’entrechoquer. Nos institutions devront s’adapter. Nous ne pouvons encore connaître le résultat final de ce processus qui vient juste de commencer. Globalement, vivrons-nous mieux ou moins bien ?
Eric Schmidt et Jared Cohen cherchent, dans cet ouvrage, à apporter quelques clés d’analyse pour penser le développement technologique et ces implications sociales et culturelles. Voyons avec eux ce qu’ils en pensent !
1 — Notre avenir personnel
Les auteurs nomment « connectivité » ou « connectivité numérique » le fait majeur que l’humanité dans son ensemble soit en passe de pouvoir communiquer en ligne via des téléphones mobiles. Quels sont ses avantages et ses inconvénients pour notre vie individuelle ?
Efficacité accrue
La connectivité — via les smartphones essentiellement — est capable d’aider de nombreuses personnes dans de nombreuses régions du monde. Y compris dans les pays moins développés et les zones les plus rurales, les changements se font sentir durablement.
Au-delà de l’utilisation du mobile pour diverses situations, c’est l’usage des données qui prend une importance massive. En connaissant mieux ses consommateurs, une entreprise peut lui fournir des services plus adaptés à ses besoins.
Autre progrès à garder à l’œil : les imprimantes 3D. Celles-ci révolutionnent la façon de produire les objets. En plaçant le processus de fabrication d’objets complexes à portée de tout un chacun ou presque, ce type de technologie facilite grandement la diffusion des innovations.
Les auteurs abordent aussi la question de l’intelligence artificielle et de la robotique. Si les robots à formes humaines seront sans doute réservés à une élite, une foule d’objets intégreront bientôt — ou intègrent déjà — des éléments de l’une ou l’autre de ces technologies.
Erich Schmidt et Jared Cohen abordent enfin trois types de « reconnaissance » :
Vocale (que nous utilisons pour nos recherches ou pour la domotique) ;
Gestuelle (que nous trouvons par exemple sur les consoles de jeu, mais aussi ailleurs) ;
Mentale ou par la pensée (déjà utilisé pour des prothèses et membres artificiels, par exemple).
Plus d’innovation, plus d’opportunités
Bien sûr, les technologies numériques offrent la possibilité de communiquer plus rapidement, quelles que soient les distances géographiques. Les entreprises profitent et profiteront encore davantage à l’avenir de la possibilité de travailler de façon décentralisée.
Le travail à distance est amené à devenir une chose de plus en plus commune. Chacun d’entre nous pourra proposer des services à d’autres personnes à l’autre bout du monde. À l’inverse, nous pourrons nous adresser à des professionnels de notre choix, sans nous soucier qu’ils soient proches ou loin.
Tous ces flux de communications intensifient la mondialisation et le niveau d’innovation globale et les opportunités d’affaires.
À côté de ces deux aspects, il faut aussi penser à l’éducation. Les auteurs affirment que la démocratisation des technologies d’information et de communication vont permettre à un plus grand nombre d’enfants d’être éduqués — et mieux éduqués.
En effet, selon eux, l’enseignement à distance et par moyens numériques autorise une plus grande modularité. Par ailleurs, les systèmes de création collective de connaissances, tels que Wikipédia, génèrent des compétences importantes tels que l’esprit critique et la résolution de problèmes.
Attention : sur ces derniers points, il importe de noter que les prévisions des auteurs ne se sont pas vraiment confirmées. En effet, les MOOCs et autres types d’enseignement à distance n’ont pas vraiment connu le succès attendu. Par ailleurs, à en croire certains experts, il n’est pas sûr qu’Internet et les outils numériques améliorent véritablement la qualité de l’éducation.
Une meilleure qualité de vie
Une prédiction tout à fait juste d’Erich Schmidt et Jared Cohen (parmi beaucoup d’autres) est la suivante : « Vous seul, et pas le programme de télévision, déciderez quoi regarder sur vos écrans ». En effet, nous avons désormais Netflix — notamment !
Au-delà des gadgets, de réelles améliorations de vie découlent et découleront de la révolution numérique, pour les auteurs. Dans le domaine de la sécurité, bien sûr. Mais aussi de la santé.
Par exemple, nous aurons de plus en plus de capteurs sur nos dispositifs portables. Ceux-ci prendront des mesures de notre corps en temps réel et nous avertiront de notre état de façon régulière. Ceux qui ont des smartphones et des montres connectées le savent déjà !
C’est ce qui est nommé le « soi quantifié » (quantified self), dont parle aussi — pour le critiquer cette fois — Yuval Noah Harari dans Homo Deus. Mais pensez aux bénéfices que cela peut avoir pour les personnes avec des maladies chroniques…
De façon générale, la médecine devient chaque jour plus mobile et plus personnalisée. Et cela passe par les smartphones des personnes. Certes, les auteurs sont conscients que cela ne remplace pas des systèmes de soins performants. Mais ils considèrent néanmoins que c’est un progrès souhaitable.
La frange supérieure
« La connectivité profitera à tout le monde. Ceux qui n’en disposent pas du tout en disposeront un peu, et ceux qui en disposent déjà en auront encore plus », annoncent Erich Schmidt et Jared Cohen.
Les plus aisés pourront bénéficier d’une domotique complètement intégrée à leur smartphone ou à un simple dispositif de contrôle vocal, par exemple. Ils contrôleront toute leur maison d’un son ou d’un geste.
Les auteurs annoncent également que les voitures sans conducteur seront une réalité. À noter : en 2023, elles le sont presque (pensons notamment aux Tesla qui incorporent des fonctionnalités avancées) mais ce n’est pas encore complètement une réalité quotidienne, même pour les plus riches d’entre nous !
2 — L’avenir de l’identité, de la citoyenneté et du journalisme de reportage
Les auteurs affirment que la population virtuelle devient plus importante que celle de la Terre. Qu’est-ce que cela signifie ?
En un mot, que chacun d’entre nous a plusieurs identités en ligne. Autrement dit, si la Terre entière est connectée, eh bien il y a mécaniquement « plus » de « personnes » dans le monde virtuel. Pourquoi ? Eh bien justement car chaque individu « réel » a plusieurs « personnalités » virtuelles.
La révolution des données
Le plus important dans tout cela est sans doute la révolution des données. Nous laissons de plus en plus de traces de nous (nos personnalités virtuelles, nos comptes de ceci ou cela, nos mouvements d’achat, etc.) en ligne.
Ce que nous nommons aujourd’hui le Big Data est bel et bien une réalité. Les entreprises et les États captent de plus de plus d’informations nous concernant. Souvent, pour améliorer nos expériences de consommation ou pour nous permettre d’accéder à des services publics.
Les flux constants de données et la possibilité de les utiliser dans un sens ou dans un autre vont créer, selon les auteurs, une « ère de la pensée critique ». Plus de lanceurs d’alerte, plus de contrôle des propos, plus de transparence.
À noter : il faudrait tempérer ce propos. Nous voyons aujourd’hui abonder les fake news et autres dénonciations en ligne. Contrairement à l’esprit critique, celles-ci font plutôt proliférer une « ère du complot et du soupçon généralisé ».
Les traces dureront dans le temps et autoriseront certaines personnes à en juger d’autres. Il faudra donc faire de plus en plus attention à ce que nous publions sur le Net. Cette préoccupation est bel et bien présente dans nos quotidiens, aujourd’hui.
De nouveaux métiers vont apparaître, tôt ou tard :
Entreprises consacrées à la confidentialité et à la réputation (elles existent) ;
Assurances proposant d’assurer nos identités en ligne contre le vol ou le piratage.
Les auteurs continuent le chapitre en discutant des activités de WikiLeaks. Ils ont interviewé Julian Assange et mentionnent quelques extraits de leurs discussions. Les pratiques d’Alexeï Navalny sont aussi discutées.
La crise du journalisme
Le journalisme est devenu du journalisme web. Le journalisme se transforme chaque jour à plusieurs niveaux (que nous pouvons encore observer en 2023) :
Rapidité et nouveaux canaux de distribution de l’information (réseaux sociaux) ;
Restructuration des grandes entreprises d’information ;
Diversification des tâches du journaliste et formes plus collaboratives ;
Apparition de nouveaux types d’informateurs (non seulement locaux, mais en ligne) ;
Interférences entre « journalisme » et « marque personnelle » de certaines célébrités ;
Plus grande difficulté des gouvernements autoritaires à museler la presse, via la création d’une presse indépendante en ligne.
Reconsidérer la confidentialité — différentes implications pour différents citoyens
« La sécurité et la confidentialité relèvent d’une responsabilité que se partagent les entreprises, les usagers et les institutions qui nous entourent », rappellent les auteurs.
En effet, nous attendons des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) qu’elles protègent nos données. Par ailleurs, nous devons y veiller nous-mêmes et la puissance publique doit aussi prendre des mesures en ce sens.
Il importe par exemple de rappeler que, depuis la rédaction de cet ouvrage, l’Union européenne a adopté le Règlement général de protection des données (RGPD) censé réguler les échanges de données entre entreprises et citoyens.
Chacun de nous sera de plus en plus confronté au jugement d’autrui et à une forme d’évaluation constante. Et de fait ! N’est-ce pas une chose à laquelle nous nous sommes déjà habitués avec toutes les évaluations et recommandations que nous envoyons/recevons sur les différentes plateformes… ?
Cette vigilance accrue de chacun vis-à-vis de chacun pourra créer des tensions, mais améliorera globalement la transparence. Un faux expert ou un politicien corrompu peut désormais se cacher moins longtemps.
Les auteurs traitent des conséquences de la connectivité dans plusieurs types de régimes, des plus démocratiques aux plus autoritaires. Ils montrent que les États seront souvent tentés d’utiliser ces techniques pour augmenter le niveau de contrôle sur leurs ressortissants.
Pensons par exemple à la Chine aujourd’hui et à son utilisation des réseaux sociaux…
Stratégies d’adaptation
Quatre grandes stratégies d’adaptation à la « révolution des données » voient le jour et continuent de se développer aujourd’hui :
Les entreprises doivent inventer des dispositifs pour assurer la confidentialité et la sécurité des données ;
Le droit est un moyen efficace d’obliger les entreprises à agir dans le sens voulu par les citoyens d’un pays ou d’une région (c’est le cas avec le RGPD) ;
La société civile se lève aussi régulièrement pour dénoncer et mener des campagnes de sensibilisation aux enjeux du Big Data (nous pouvons penser, entre autres, à la création du parti pirate) ;
Les citoyens peuvent également choisir d’interagir directement entre eux sans passer par une tierce partie sur Internet, via des dispositifs PeerToPeer (P2P) et chiffrés.
État policier 2.0
Un jeu de chat et de la souris s’installe entre les États autoritaires et les individus cherchant à y échapper ou à renverser le pouvoir. Les technologies numériques servent aux premiers à créer une surveillance plus subtile et accrue. Mais elles sont également utilisées par les seconds pour lui résister !
La récolte de données en ligne et l’usage de logiciels de reconnaissance faciale à grande échelle sont déjà des réalités dans de nombreux pays. Les données biométriques (traits du visage, empreintes digitales, etc.) sont particulièrement recherchées par les administrations.
Dans les États démocratiques, il importe que des débats aient lieu pour décider de ce qui pourra être fait de ces données.
3 — L’avenir des États
Les États ne peuvent pas contrôler tous les flux d’informations qui circulent et s’amplifient constamment sur Internet. Mais ils ont un pouvoir sur l’infrastructure matérielle qui le rend possible.
N’oublions pas, en effet, qu’Internet n’existe que par l’entremise d’un gigantesque réseau de machines connectées entre elles, notamment par de la fibre optique.
Mais il y a d’autres problèmes qui surgissent. Comment évoluent les relations entre États dans le monde virtuel ? C’est l’une des questions intéressantes posées par les auteurs Eric Schmidt et Jared Cohen.
La balkanisation d’Internet
Chaque État tente de former un Internet à son image. Par exemple, chaque pays filtre ce qui est permis ou non. Il agit en fonction de normes qui lui sont propres. Les infrastructures diffèrent également.
Le grand réseau d’Internet se fractionne donc en réseaux régionaux ou nationaux. C’est une vérité aujourd’hui, puisque les services, les sites et les possibilités qu’offrent aujourd’hui Internet en Chine, en Russie, en Afrique ou en Europe sont bel et bien différents.
Les auteurs abordent plus en détail les cas de :
La Chine ;
L’Allemagne ;
La Malaisie.
Mais ils parlent aussi de l’Arabie Saoudite, de l’Iran et de bien d’autres pays.
Selon Eric Schmidt et Jared Cohen, en tant que consommateurs, nous ne nous rendons pas vraiment compte de ce phénomène de « balkanisation » (fragmentation) d’Internet.
Multilatéralisme virtuel
Cette fragmentation n’empêche pas la collaboration entre États. Celle-ci se fait sur base d’affinités politiques ou idéologiques. Les États-Unis et l’Europe partagent par exemple un grand nombre de services.
Cette réalité vaut également pour les pays autoritaires, qui s’échangent leurs savoirs et savoir-faire. Les auteurs rapportent par exemple comment Huawei, géant chinois des télécommunications, a proposé son aide à l’Iran en matière de censure.
Des accords multilatéraux sont également constamment établis afin de protéger les droits de propriété intellectuelle liés aux nouvelles technologies. Ceux-ci permettent à la fois de créer des alliances commerciales et de se protéger de concurrents indésirables.
Indépendance virtuelle
Eric Schmidt et Jared Cohen évoquent la possibilité que certaines communautés, comme les Kurdes par exemple, utilisent le monde numérique pour réclamer leurs droits.
Il est en effet possible d’imaginer des « déclarations d’indépendance virtuelles », lorsque celles-ci sont impossibles à créer dans le monde physique.
À noter : en 2023, il ne semble pas que ce type d’événement se soit produit.
Provocation numérique et cyberguerre
« Ceux qui sous-estiment la menace de la cyberguerre le font à leurs risques et périls. Le phénomène ne mérite peut-être pas tant de battage, mais le danger est bien réel. Les cyberattaques sont chaque année plus fréquentes et plus précises. Plus nous enchevêtrons notre existence avec les systèmes d’information numérique, plus nous devenons vulnérables. » (À nous d’écrire l’avenir, p. 155)
En 2023, nous savons que de nombreuses cyberattaques ont lieu. Elles sont organisées par les États eux-mêmes — la Russie, par exemple, qui affectionne ce moyen d’action. Parfois aussi par des groupes plus ou moins bien intentionnés.
Les entreprises et les individus peuvent être tantôt victimes, tantôt à la source de cyberattaques ou de piratages informatiques. Qui n’a pas eu affaire à au moins une tentative d’hameçonnage frauduleux pour récupérer ses données bancaires ?
Pour en revenir au niveau des États, les auteurs citent l’importance cruciale des fabricants de matériel de télécommunications. Les accords commerciaux qui se créent entre les États et ces firmes peuvent poser des questions de sécurité.
Un exemple récent, datant de 2020 : la controverse qui a explosé en Europe et aux États-Unis autour de l’implantation de la 5G par l’entreprise Huawei.
La guerre des codes
Cette section traite en particulier de l’espionnage industriel. Les auteurs insistent tout particulièrement sur le caractère volontariste des autorités (et entreprises) chinoises en ce domaine. Mais les États-Unis et les pays occidentaux ne sont pas en reste.
C’est une véritable guerre économique qui se passe en sous-main, sans que les consommateurs que nous sommes se rendent compte de grand-chose au quotidien !
4 — L’avenir de la révolution
C’est aujourd’hui un fait connu : les nouvelles technologies d’information et de communication ont joué un rôle certain dans les révolutions du Printemps arabe.
De fait, la société civile est amenée à être de plus en plus active avec les réseaux sociaux et les moyens techniques mis à sa disposition. Toutefois, tous les soubresauts révolutionnaires n’aboutiront sans doute pas. C’est ce que les auteurs analysent dans ce chapitre.
Facile au début…
Eric Schmidt et Jared Cohen se montrent particulièrement optimistes quant à l’émergence de nouveaux leaders d’opinion et de mouvement sociaux grâce au Web 2.0 et aux nouvelles formes de connectivité.
« Ces nouveaux mouvements révolutionnaires comprendront plus de participants occasionnels ou anonymes qu’aujourd’hui, pour la simple raison que le citoyen aura une plus grande maîtrise du moment et de la forme de son action », selon les auteurs.
La structure classique des mouvements militants est appelée à se modifier. De nouvelles formes d’organisation émergent et se solidifient grâce aux moyens numériques. Le crowdsourcing permet par exemple d’obtenir du soutien en ligne.
Une manifestation contemporaine de ceci est le nombre de pétitions qui circulent en ligne. En avez-vous déjà signé certaines ? Ou avez-vous, par exemple, contribué à récolter des fonds lors d’une campagne éclair sur Facebook. ?
Les auteurs affirment également que les personnes se tiendront au courant des manifestations dans le monde entier et ils prévoient l’éclosion encore plus marquée d’un « tourisme de la révolution ».
Il est certain que les réseaux sociaux offrent la possibilité de se tenir au courant et de se réunir beaucoup plus facilement qu’auparavant. Aujourd’hui, vous pouvez suivre les déplacements de Greta Thunberg (presque) en direct et la rejoindre dans ses actions si le cœur vous en dit !
… mais plus difficile à conclure
Toutefois, ces technologies ont des pouvoirs limités. Ces pouvoirs ne sont pas suffisants pour créer le changement décisif qui fait basculer un mouvement du soulèvement à la révolution réussie. Mais ces technologies peuvent assurément jouer un rôle important, comme les printemps arabes l’ont démontré.
Les auteurs reviennent sur certains événements de 2010-2012 en Lybie et en Tunisie. Mais ils abordent aussi le cas des troubles en Afrique du Sud. Plus généralement, ils traitent d’une question centrale : l’importance de ne pas laisser les mouvements de résistance aux mains de quelques célébrités.
Or, cette tendance est accrue par les réseaux sociaux. Par ailleurs, les mouvements peuvent prendre plus de « place » dans le monde virtuel qu’ils n’en prennent dans le monde physique. Cela crée des « dégonflements » de mouvements ou de « faux départs ».
Répression et endiguement virtuels
Les États autoritaires cherchent aussi à faire taire activement ces groupes. Pour cela, ils peuvent « couper » la connexion ou tenter de le faire. Ils peuvent également agir par la violence ou trouver des moyens plus subtils de « tuer dans l’œuf » les tentatives de rébellion.
Répression virtuelle et physique vont maintenant de pair. Des « infiltrés » des gouvernements en place peuvent contribuer à semer le trouble dans les mouvements qui se constituent en ligne, par exemple.
Ou même encore plus subtil : offrir des espaces virtuels de « défoulement » où les personnes peuvent clamer leur rage et leur mécontentement… Sans jamais passer à l’action.
Ces stratégies font partie de ce que Erich Schmidt et Jared Cohen nomment des stratégies d’« endiguement virtuel ».
Plus de « printemps »
Le cas du Printemps arabe est particulier pour plusieurs raisons. En effet, les auteurs analysent que :
Le monde arabe se distingue par son identité régionale (histoire, langue, culture) ;
Les réseaux religieux organisés jouent le rôle d’une société civile organisée.
Toutes les régions du monde n’ont pas ces caractéristiques et certains pays sont plus isolés, moins organisés que d’autres. La révolution ne peut donc éclore partout où les régimes autoritaires existent, même avec l’aide des technologies numériques.
Un problème de taille émerge également, que les auteurs évoquent en citant l’ancien Premier ministre de Singapour, Lee Hsien Loong :
« Le danger auquel nous risquons d’être confrontés à l’avenir, c’est qu’il sera beaucoup plus facile d’être opposé à quelque chose qu’en faveur. » (À nous d’écrire l’avenir, p. 217-218)
Cette prédiction se retrouve aujourd’hui dans nombre des comportements visibles sur Internet. De nombreux experts ont analysé, depuis plus de dix ans, l’évolution de campagnes de haine contre tel ou tel phénomène. Oui, il est plus facile d’être « contre » que « pour » quelque chose.
Si vous voulez en savoir plus à ce sujet, lisez la suite du chapitre où les auteurs décortiquent un cas cocasse, mais fascinant : celui du « currygate » qui a explosé au Singapour en 2010.
5 — L’avenir du terrorisme
Les auteurs craignent l’alliance mortifère entre terrorisme et numérique.
Nous le savons aujourd’hui : comme tous les autres mouvements, les groupes terroristes recrutent sur Internet (via des sites ou des chaînes YouTube) et communiquent via des moyens numériques.
Nouvelle porte, nouveaux risques
Par ailleurs, Internet permet également d’apporter des connaissances autrement impossibles à acquérir. Les personnes mal intentionnées peuvent, à tout moment, trouver sur le Net comment fabriquer une bombe ou autre.
Par ailleurs, comme nous l’avons déjà évoqué, les terroristes peuvent opérer directement dans le monde virtuel et, par ce biais, endommager des infrastructures ou créer des dommages bien réels. Ce sont les cyberattaques.
À l’heure actuelle, les terroristes ambitieux doivent se rendre maîtres des médias. Même les plus antimodernes et antioccidentaux n’ont pas le choix : s’ils veulent que leur action soit plus efficace, ils sont contraints d’exceller dans ces technologies.
En fait, c’est même le « marketing numérique », comme disent les auteurs, qu’ils doivent maîtriser.
Eric Schmidt et Jared Cohen abordent aussi la question des prisons. Documents à l’appui, ils remarquent que les prisonniers parviennent à se munir de matériel informatique même dans les régions les plus reculées de la planète. Ils discutent également d'une mesure radicale : geler l’identité virtuelle des détenus.
L’avènement des hackers terroristes
Une information importante est à retenir ici : à l’heure des pirates et des hackers, il n’est pas besoin d’être très nombreux pour avoir un impact significatif dans l’espace virtuel.
« En fait, il n’y a pas de masse critique à atteindre — un seul individu doué peut faire agir des milliers d’ordinateurs à sa volonté », rappellent les auteurs, qui donnent plusieurs exemples édifiants.
De l’autre côté, les États et leurs forces militaires cherchent eux aussi à débaucher des hackers afin de les faire travailler avec eux. Les petits génies turbulents de l’informatique deviennent des talents hautement recherchés !
Le talon d’Achille des terroristes
« Le revers de la médaille du cyberterrorisme, c’est qu’elle réduira la marge d’erreur de ses adeptes », disent Eric Schmidt et Jared Cohen. Oui, car toute connexion signifie potentiellement une possibilité de découverte. Or les terroristes doivent rester cachés.
À l’heure d’Internet, une seule petite erreur et ce peut être la fin d’un terroriste. Et il n’y a pas de raison de penser que ceux-ci ne feront pas d’erreurs, de temps à autre. Comme tout un chacun, ils deviennent eux aussi accrocs aux smartphones et ne prendront pas toujours les bonnes décisions.
Par ailleurs, attraper un ou plusieurs terroristes signifie aussi mettre la main sur le réseau qu’ils utilisent. Cette mine d’information peut conduire à d’autres arrestations, etc.
Interdit aux gens cachés
Les auteurs font ici une prédiction étonnante. Selon eux, certains gouvernements — y compris qualifiés de démocratiques comme les États-Unis — pourraient bien imposer aux personnes d’être connectées.
« Les gouvernements en viendront peut-être à considérer, par exemple, qu’il est trop risqué de laisser des citoyens “hors-circuit”, totalement déconnectés de l’écosystème numérique. Il ne fait aucun doute qu’à l’avenir, comme aujourd’hui, certains individus résisteront à l’adoption et à l’utilisation de la technologie […] Pourtant, il est fort probable que les autorités soupçonneront quiconque choisira la disparition totale d’avoir quelque chose à cacher […] » (À nous d’écrire l’avenir, p. 256-257)
Cette prédiction fait un peu peur. N’aurons-nous plus la possibilité de choisir notre mode de vie, avec ou sans moyens numériques ? Heureusement, pour l’instant et à notre connaissance, aucune mesure radicale de ce genre n’a été prise dans les pays occidentaux.
Par contre, ce qui a bel et bien créé l’inquiétude des pays occidentaux, c’est la machine de guerre du renseignement qui a été mis en place par les États-Unis après les attentats du 11 septembre 2001. Les auteurs en parlent pendant de longues pages.
Si vous voulez en savoir plus à ce sujet, vous pouvez aussi lire l’autobiographie d’Edward Snowden, Mémoires vives.
La conquête des cœurs et des esprits gagne le monde virtuel
Google Ideas est une branche de Google qui étudie notamment le phénomène de la radicalisation. Les études qui y sont menées montrent que les causes de celle-ci sont à chercher dans les sentiments d’abandon ou de recherche de sens ressentis par les jeunes gens.
Eric Schmidt et Jared Cohen montrent qu’il est possible d’enrayer ce phénomène en créant des opportunités et des distractions liées au numérique. Oui, pour les auteurs, la lutte contre la radicalisation passe par la technologie.
En résumé, « la clé consiste simplement à laisser les gens s’adapter aux produits selon leurs besoins et sans que cela demande trop d’expertise technologique ». Il suffit de mettre à disposition des personnes désœuvrées les moyens de bricoler par eux-mêmes des dispositifs techniques qui donnent un peu plus de sens à leur existence.
Bien sûr, le terrorisme ne sera pas exterminé de cette façon. Il est même plus que probable qu’il ne le soit jamais complètement, quels que soient les moyens employés. Mais ce qui est sûr, c’est que les entreprises technologiques sont appelées à jouer un rôle toujours plus important dans l’effort pour en maîtriser le développement.
6 — L’avenir du conflit, du combat et de l’ingérence
« Jamais dans le passé nous n’avons été aussi conscients des nombreux conflits en cours dans le monde […] Mais la presse se nourrit d’images sanglantes. Et ce qui a changé, ce n’est pas le nombre des conflits, c’est leur visibilité. En vérité, nous vivons des temps plus pacifiques que jamais. » (À nous d’écrire l’avenir, p. 271)
C’est aussi ce que dit un auteur comme Hans Rosling dans son livre Factfulness.
Pour autant, les conflits, plus ou moins importants, ne sont pas près de disparaître complètement (et nous en avons des preuves supplémentaires en 2023).
Moins de génocides, plus de harcèlement
Les auteurs étudient ici les mouvements de répression à l’encontre de minorités dans plusieurs pays. Cette répression peut s’exercer de façon plus ou moins forte et trouver des moyens de s’exprimer en ligne.
Par exemple, un gouvernement peut prendre des mesures discriminatoires pour que certaines parties de sa population n’aient pas accès aux services numériques de base. Il a aussi les moyens de les « harceler » en lui barrant l’accès à des ressources données ou en créant des campagnes diffamatoires.
Cette discrimination virtuelle est dangereuse, car le Web permet — comme nous l’avons déjà souligné — un anonymat et donc une forme de libération de la haine et de déshumanisation des rapports humains.
Conflit multidimensionnel
Dans les conflits armés, les « bons » se distinguent parfois difficilement des « méchants ». Les deux camps d’une guerre commettent des actes horribles.
En fait, c’est aussi pourquoi ils se livrent à une intense « guerre de communication », chacun essayant de justifier ses actions et de mettre l’accent sur les atrocités de l’autre partie.
Avec la venue des fake news — et depuis quelques années seulement des deep fakes —, la question de la manipulation des informations se fait encore plus pressante et complexe.
Le rôle des analyses et de l’esprit critique n’en devient que plus capital. C’est ce que les auteurs nomment la « vérification numérique ». Celle-ci revient aux journalistes, bien sûr, mais pas seulement. Les gouvernements doivent également être capables de distinguer le vrai du faux pour savoir comment agir.
Une proposition des auteurs mérite d’être signalée : envoyer des équipes internationales de « vérification numérique » sur les conflits, considérées comme intervenants neutres (comme la Croix-Rouge par exemple).
La guerre automatisée
Dans cette section, les auteurs se penchent sur la possibilité que les robots remplacent les guerres entre humains. Il y a déjà bien des formes robotiques qui sont utilisées dans les guerres (des missiles à tête chercheuse aux drones, etc.). Mais la guerre peut-elle être totalement automatisée ?
Eric Schmidt et Jared Cohen détaillent les différents projets en cours (en 2012) pour doter les soldats de plus grands moyens ou pour les remplacer dans certains cas. Ils terminent par évoquer les nombreuses questions qui se posent, telles que les capacités de discernement ou la responsabilité pénale du robot, par exemple.
Nouvelles ingérences
Les coalitions d’États qui voudront intervenir dans les conflits seront amenées à unir leurs forces pour créer des zones sécurisées en matière de communication, notamment.
7 — L’avenir de la reconstruction
Après un conflit ou une catastrophe, les technologies de communications numériques jouent un rôle important pour la reconstruction. Elles ne peuvent pas tout faire, bien sûr. Leur rôle est même limité. Mais elles importent dans la mesure où elles facilitent les relations entre parties prenantes.
Les communications d’abord
Les auteurs plaident ici pour la priorisation de la reconstruction du secteur des télécommunications. « Le remise en service et la modernisation des réseaux de communication sont déjà le ciment des méthodes de reconstruction actuelles », rappellent les auteurs. Il faudra, selon eux, amplifier encore cette approche.
Les auteurs donnent différents exemples de reconstructions passées :
En Irak après la chute de Saddam Hussein ;
En Afghanistan après la chute des talibans ;
À Haïti, après le tremblement de terre de 2010 ;
Après le Printemps arabe.
Les États et les institutions qui aident à la reconstruction devraient privilégier la mise en place d’infrastructures de télécommunication de pointe. C’est un atout pour la coordination du travail. Mais aussi pour la reprise économique.
« Dans l’idéal, les efforts de reconstruction ne se bornent pas à recréer ce qui existait auparavant, mais, dans la mesure du possible, à améliorer la situation d’origine et à développer des pratiques et des institutions qui réduisent le risque de répétition des catastrophes. » (À nous d’écrire l’avenir, p. 333)
Or, pour les auteurs, les technologies numériques peuvent améliorer considérablement la situation d’origine en créant une sorte de filet de sécurité virtuel pour les institutions physiques, voire pour le gouvernement lui-même.
En cas de nouvelle catastrophe, les institutions virtuelles pourront prendre le relai et les données d’un État pourront être sauvegardées.
Opportunisme et exploitation
Dans les moments qui suivent une catastrophe naturelle ou un conflit, de nombreux acteurs interviennent et certains d’entre eux cherchent à tirer profit de la situation. L’égoïsme se tient côte à côte des gestes d’altruisme.
Au-delà de ce problème, la connectivité rend possible l’action d’un plus grand nombre de personnes et d’institutions à la reconstruction. Notamment par les plateformes de collecte de fonds en ligne ou la mobilisation plus rapide d’équipes d’urgence.
Les organisations non gouvernementales (ONG) utilisent désormais les méthodes du marketing numérique. C’est ce qui est aussi appelé marketing social. Toutes les ressources offertes par les nouvelles technologies de l’information et de la communication sont mises à profit par les associations caritatives et la société civile.
L’un des problèmes, selon les auteurs, est que nous risquons de nous retrouver « bombardés » par les demandes d’aides ou d’intervention. Il y aura une grande concurrence pour attirer l’attention du citoyen aisé occidental vers tel ou tel problème.
Finalement, c’est tout le secteur des ONG et de l’aide humanitaire qui devra se recomposer à partir de l’intrusion du marketing numérique.
Faire place à l’innovation
Eric Schmidt et Jared Cohen donnent des exemples d’innovations créées après une crise pour aider les populations à reconstruire leurs infrastructures et leurs institutions. Ou à sauver des vies !
Plus que jamais, le téléphone portable, muni d’applications spécialisées, devient un outil multifonctionnel qui pourra être utilisé positivement. Pourquoi ? Car il accroît la possibilité d’agir de chaque personne. Grâce à nos smartphones, nous pouvons :
Téléphoner pour prévenir de quelque chose (bien sûr !), mais aussi ;
Envoyer une photo (en cas d’agression ou de vol, par exemple) ;
Participer à des campagnes de fonds ;
Aider à géolocaliser tel individu, etc. ;
Témoigner sur les réseaux sociaux et créer des groupes ;
Et bien d’autres choses encore, car un grand nombre d’applications peuvent être créées pour soutenir la reconstruction.
Les auteurs abordent également la question de la traçabilité des armes ou des biens de première nécessité grâce aux puces RFID (radio frequency identification).
Ils évoquent également les innovations créées lors de différents processus de reconstruction, au Rwanda, en Colombie et en Irak, notamment.
Et ils terminent par cette note positive :
« De tous les sujets que nous avons abordés, l’avenir de la reconstruction est peut-être celui qui prête le plus à l’optimisme. Peu de choses sont aussi destructrices qu’une catastrophe naturelle ou la guerre, voire les deux, mais il apparaît nettement que les processus de transition suivant une crise tendent à devenir plus brefs et plus satisfaisants. Pour une fois en matière de géopolitique, le monde semble disposé à tirer les enseignements de chaque cas de reconstruction, à retenir ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas et ce qui mérite perfectionnement. » (À nous d’écrire l’avenir, p. 368)
Conclusion
Le numérique n’en est qu’à ses débuts. Une nouvelle révolution industrielle est en cours et il sera — selon les auteurs — impossible de l’arrêter. Le rythme de croissance est tel que, bientôt, tout le monde sera équipé. De nouvelles technologies, plus performantes, ne cesseront de voir le jour.
Telle est la vision positive et volontariste d’Eric Schmidt et Jared Cohen. Selon eux, même si elle n’est pas la panacée, la technologie informatique est néanmoins une formidable opportunité pour l’humanité.
Pour terminer les auteurs évoquent 4 grandes lignes de bouleversements en cours :
L’alliance de plus en plus forte de la machine et de l’humain ;
L’intrication de plus en plus forte des mondes virtuel et physique ;
Le doublement du travail des États, obligés d’intervenir dans ces deux mondes ;
Le rapport à nos données et à la vie privée.
En 2023, nous sommes toujours aux prises avec ces questions — et nous le sommes sans doute pour quelque temps encore ! Elles deviennent, de jour en jour, d’une actualité plus brûlante.
Conclusion sur « À nous d’écrire l’avenir : Comment les nouvelles technologies bouleversent le monde » d’Eric Schmidt et Jared Cohen :
Ce qu’il faut retenir de « À nous d’écrire l’avenir : Comment les nouvelles technologies bouleversent le monde » d’Eric Schmidt et Jared Cohen :
Ce livre est un plaidoyer pour « plus » de numérique, dans tous les aspects de nos relations sociales et humaines. Les auteurs ne nient pas les dangers et l’instabilité qui peut découler de l’adoption de nouvelles technologies. Mais ils pensent que les gains dépasseront les pertes.
Surtout, ils invitent tout un chacun à se saisir des opportunités offertes par cette nouvelle « connectivité » numérique. Chacun d’entre nous peut, à son échelle, créer une différence. En partageant des informations, en créant des applications ou par bien d’autres actions encore…
« Combien d’idées, de perspectives et de créations va produire la véritable inclusion technologique mondiale, et à quelle vitesse leur effet se fera-t-il sentir ? L’arrivée de nouveaux participants dans le monde virtuel est une bonne nouvelle pour eux, mais aussi pour nous. Le bénéfice collectif du partage du savoir et de la créativité des humains se multiplie de façon exponentielle. » (À nous d’écrire l’avenir, p. 370)
Progressivement, l’humanité toute entière se dotera d’outils numériques. Même les zones reculées pourront participer à l’évolution du monde virtuel et en profiter. Finalement, c’est là le fer de lance d’Eric Schmidt et Jared Cohen (qui, ne l’oublions pas, prêchent pour leur chapelle) : diffuser les technologies numériques le plus largement possible dans le monde.
Points forts :
Une pensée originale, ambitieuse et stimulante ;
Des exemples à la fois personnels et issus des plus importantes personnalités du monde ;
Un style tout à fait simple et accessible, sans (trop de) jargon technique.
Point faible :
Il faut être conscient que c’est le point de vue de cadres dirigeants de Google. Leur vision n’est donc pas « neutre », mais naturellement dirigée dans le sens d’un optimisme technologique (comme c’est le cas pour les ouvrages de Bill Gates, tel que Climat, par exemple).
Ma note :
★★★★★
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March 21 2024, 5:00pm
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Une année avec les stoïciens
Résumé de « Une année avec les stoïciens : 365 enseignements pour déployer son potentiel » de Ryan Holiday et Stephen Hanselman : un manuel original qui croise philosophie stoïcienne et développement personnel et qui vous donnera matière à penser et à agir durant une année entière !
Par Ryan Holiday et Stephen Hanselman, 2013.
Titre original : « The Daily Stoïc: 366 Meditations on Wisdom, Perseverance, and the Art of Living », 2016
Chronique et résumé de « Être stoïque au quotidien » de Ryan Holiday et Stephen Hanselman
Les auteurs
Ryan Holiday est un écrivain spécialiste du développement personnel et de marketing.
Ces ouvrages les plus connus de développement personnel sont :
L’obstacle est le chemin, 2018 (The Obstacle is the Way, 2015) ;
L’Ego est l’ennemi, 2020 (Ego is the Enemy, 2016) ;
Le calme est la clé, 2019 (Stillness is the Key, 2019)
Le choix du courage, 2022 (Courage is calling, 2021).
Parmi ses livres de marketing, vous trouverez :
Faites-moi confiance, je mens, 2013 (Trust Me, I’m Lying, non traduit) ;
Growth Hacker Marketing, 2014 (non traduit);
Le vendeur persistant, 2017 (Perennial Seller, non traduit).
Formé à la philosophie à Harvard, Stephen Hanselman a aidé l’auteur pour les traductions des grands classiques du stoïcisme. Il est éditeur, auteur et fondateur de LevelFiveMedia, une agence littéraire qui accueille notamment des stars du développement personnel telles que Tim Ferriss.
Le livre Une année avec les stoïciens : 365 enseignements pour déployer son potentiel a fait l’objet d’une suite (non traduite) intitulée The Daily Stoïc Journal : 366 Days of Writing and Reflection on the Art of Living, paru en 2017. Retrouvez plus d'information sur le site Daily Stoïc !
Le livre est organisé de façon originale. Pour chaque jour de l’année, le livre propose un titre, une citation (traduite par Stephen Hanselman) et un commentaire de Ryan Holiday, l’auteur principal.
Avant d’entrer dans le détail des enseignements, voyons d’abord ce que dit l’introduction !
Introduction
De la Grèce à aujourd’hui, en passant par Rome
En Grèce
Zénon de Kition est un philosophe d’origine phénicienne. Il a fondé l’école de pensée connue sous le nom de stoïcisme vers 300 av. J.-C. à Athènes, en Grèce. Zénon était influencé par les philosophes athéniens tels que Socrate et Platon, et Aristote (qu’il critiqua néanmoins).
À l’origine, le stoïcisme grec était une « philosophie complète » qui comprenait plusieurs disciplines et notamment une cosmologie, une physique et une logique.
À Rome
Lorsque les penseurs romains adoptent le stoïcisme quelques siècles plus tard, ils le transforment. Cette philosophie devient plus pratique. Elle se centre davantage qu’auparavant sur l’éthique.
Vous connaissez certainement des stoïciens romains célèbres, tels que :
Sénèque, écrivain et homme d’État du premier siècle après J.-C. ;
Épictète, philosophe du deuxième siècle après J.-C.
Ces deux auteurs ont souhaité que le stoïcisme apporte des « réponses réelles et exploitables » à la question de savoir comment vivre une vie vertueuse et épanouissante.
Un siècle plus tard, l’empereur Marc Aurèle se tourne lui aussi vers les principes stoïques. Son livre le plus connu, Pensées pour moi-même, a fait de lui l’un des plus illustres représentants de cette philosophie.
Dans cet ouvrage, Marc Aurèle fait lui aussi l’éloge d’une approche pragmatique et éthique du stoïcisme. C’est avant tout cette tradition qu’entend prolonger Ryan Holiday dans le livre Une année avec les stoïciens.
De la fin de l'Antiquité jusqu’à nos jours
La popularité du stoïcisme a connu des variations au cours de l’histoire. Toutefois, certains historiens et analystes pensent que le Moyen-Âge chrétien s’est largement inspiré de cette philosophie.
Durant la Renaissance, puis au cours des siècles suivants, de nombreux philosophes européens ont ravivé la pensée stoïque. C’est le cas du philosophe flamand Juste Lipse et d’Érasme au XVIe siècle, par exemple. Mais aussi de Spinoza ou de Francis Bacon au XVIIe siècle !
Encore aujourd’hui, de nombreux universitaires étudient la philosophie stoïcienne et elle continue d’inspirer la pensée des philosophes contemporains.
Et pour Ryan Holiday, il est clair que les stoïciens sont plus pertinents que jamais ! C’est ce que nous allons voir maintenant.
Un livre de philosophie pour une vie philosophique
En fait, l’auteur estime que le stoïcisme reste tout à fait applicable à la vie moderne. Selon lui, leur philosophie offre la possibilité à toutes les personnes, aujourd’hui, de retrouver la sérénité et de vivre mieux au quotidien.
Comment ? Car les stoïciens accordent une grande importance à notre capacité à maîtriser nos émotions et nos réactions. Lorsque nous pouvons contrôler notre façon d’être grâce à notre raison, nous en profitons — et les autres aussi !
En nous concentrant sur notre capacité d’action personnelle et en ne blâmant pas les autres, nous pouvons trouver de nouvelles solutions à nos problèmes. Que ceux-ci surgissent dans notre vie privée ou dans le cadre des relations professionnelles.
Comme nous allons bientôt l’apprendre, les stoïciens pensent qu’il est important d’identifier les événements qui sont en dehors de ce que Ryan Holiday nomme le « cercle de contrôle ».
L’une des leçons les plus importantes consiste à apprendre à ne pas réagir émotionnellement à de tels événements, car ils sont impossibles à changer. Or, la première étape consiste à les « percevoir » correctement.
Partie 1. La discipline de la perception
Selon Ryan Holiday (qui interprète librement les écrits des philosophes stoïques), les stoïciens romains auraient établi trois disciplines, centrées sur trois capacités :
La perception ;
La volonté ;
L’action.
Le stoïcisme affirme que les perceptions — la façon dont le monde nous apparaît — peuvent nous causer de profonds problèmes. Pourquoi ? Car les sens (vue, ouïe, odorat, toucher, goût) peuvent nous tromper.
Le monde qui nous entoure peut nous paraître confus, car nous recevons des perceptions différentes venues des sens. Nous ne savons pas maîtriser ce flux incessant d’impressions.
Plus profondément, nous nous faisons des idées fausses sur le monde à partir de ce que nous voyons, entendons, etc. Nous élaborons des représentations fausses sur le monde et ces croyances nous nuisent.
Pour éviter cela, les stoïciens préconisent la « clarté mentale ». Mais pour y parvenir, il est essentiel de remettre en question son propre point de vue sur le monde.
Par exemple, si un événement malheureux se produit, le stoïcisme exhorte l’observateur (et même à celui qui vit le malheur) à ne pas lui attacher d’émotion ou de sens négatif. En fait, il doit, dans l’idéal, élargir son état d’esprit. Il doit accepter ce problème comme faisant partie de la vie elle-même.
Janvier — Clarté
Ryan Holiday propose de nommer « cercle de contrôle » la façon dont les stoïciens se réfèrent aux choses qu’ils peuvent changer ou influencer. L’auteur explique que les stoïciens croient que la seule chose que l’on peut contrôler pleinement est son propre esprit.
En vérité, même notre propre corps ne se trouve pas dans notre cercle de contrôle. En effet, nous pouvons tomber malades. Nous pouvons également être emprisonnés et empêchés d’aller où bon nous semble.
Les discours d’Épictète, par exemple, enseignent que les gens ne peuvent contrôler que leur « choix raisonné et tous les actes qui dépendent de cette volonté morale ». Comment faire ?
En se débarrassant des « fausses conceptions » (oiesis). Celles-ci résultent du fait de céder aux premières impressions. Aujourd’hui, nous parlerions peut-être de croyances limitantes ou de biais cognitifs.
Pour les contrer, Ryan Holiday soutient que tout le monde devrait développer un objectif clair et précis. Celui-ci doit nous aider à diriger nos actions. Dans ce cas, nous devenons capables de faire des choix rationnels qui soutiennent notre objectif final.
Sans cette clarté, nous devenons plus vulnérables aux oiesis, nous nous sentons désordonnés ou dysfonctionnels. Nous travaillons sans but et nous faisons plus d’erreurs.
L’auteur ajoute autre chose. Pour Ryan Holiday il est recommandé de pratiquer la neutralité. Il s’agit d’adopter un point de vue extérieur à soi, celui de la vie elle-même. Cet exercice mental est destiné à aider les gens à :
Éviter de s’énerver pour un rien ;
Cesser de ruminer des événements qu’ils ne peuvent pas contrôler ;
Garder leur clarté mentale et leur pouvoir de décision.
Enfin, Ryan Holiday nous invite à la réflexion et à l’analyse de nos désirs et de nos modèles intérieurs. En identifiant et en canalisant nos croyances limitantes ou nos biais cognitifs, nous pouvons retrouver la « souveraineté » de nos actions.
Les jours du mois de janvier
Contrôle et choix
L’éducation c’est la liberté
Soyez intraitable envers les choses sans importance
Les trois grands
Clarifiez vos intentions
Où, qui, quoi, et pourquoi
7 fonctions claires de l’âme
Identifions vos addictions
Ce qui dépend de nous et ce qui n’en dépend pas
Si vous cherchez la stabilité
Si vous cherchez l’instabilité
L’unique voie qui mène à la sérénité
Sphère d’influence
Coupez les ficelles qui manipulent votre esprit
Suivez votre cap pour trouver la tranquillité
N’agissez pas par habitude
Remettez-vous au travail
Regardez le monde avec les yeux d’un poète et d’un artiste
Où que vous alliez, c’est là qu’est votre choix
Ranimez vos pensées
Un rituel matinal
Passez la journée en revue
La vérité sur l’argent
Ne vous arrêtez pas à la surface
Le seul prix
Le pouvoir d’un mantra
Les trois domaines d’apprentissage
Observez les sages
Restez simple
Vous n’avez pas besoin de tout savoir
La philosophie est la médecine de l’âme
Février — Passions et émotions
Pour Marc Aurèle et Épictète, le calme et le contrôle sont les plus grandes forces que nous devons posséder. C’est ainsi que nous pouvons désamorcer les situations négatives tout en conservant notre dignité.
Ryan Holiday nous montre aussi que l’émotion de la colère n’est pas un signe de force. En fait, les personnes qui perdent leur sang-froid se montrent faibles, tant au niveau de leur volonté que de la gestion de leurs émotions.
Dans ce chapitre, l’auteur explique aussi que la vie de luxe peut créer de l’instabilité. Pourquoi ? Car nous craignons alors de perdre ce que nous avons. Nous nous sentons en détresse dès que le risque de ne plus posséder telle ou telle chose se manifeste.
Une approche radicale du stoïcisme consiste à vivre de manière frugale et à se sentir satisfait avec le minimum. Ce choix permet d’éviter le « vertige émotionnel » qui peut survenir lorsque nous ne maîtrisons pas les choses que nous possédons.
Les jours du mois de février
Pour l’homme colérique
Un bon état d’esprit
L’origine de notre anxiété
Soyez invincible
Calmez vos pulsions
Ne cherchez pas la bagarre
La peur est une prophétie autoréalisatrice
Vous êtes-vous senti mieux ?
Il n’est pas indispensable d’avoir une opinion
La colère est un mauvais carburant
Héros ou tyran ?
Protégez votre tranquillité d’esprit
Le plaisir peut devenir une punition
Pensez avant d’agir
Seulement des mauvais rêves
Ne rendez pas les choses plus compliquées que nécessaire
L’ennemi du bonheur
Préparez-vous avant la tempête
Le banquet de la vie
La grande parade du désir
Ne désire rien, ne veux rien
Toute vérité n’est pas bonne à dire
Les circonstances ne se soucient pas de nos sentiments
La véritable cause du préjudice
La fumée et la cendre de la légende
À chacun ses affaires
Cultiver l’indifférence quand d’autres se montrent passionnés
Quand vous perdez le contrôle
On ne peut pas toujours obtenir ce que l’on veut
Mars — Prise de conscience
Nous nous sentons souvent anxieux vis-à-vis du futur. Nous nous fâchons souvent contre nous-mêmes en imaginant le pire à venir. Pourtant, Marc Aurèle nous avertit : notre esprit est façonné par nos pensées récurrentes. Pire, nous pouvons faire advenir ce que nous redoutons.
C’est pourquoi il est si important d’être conscient de ses pensées. Et cela avant qu’elles ne deviennent des modèles négatifs qui nous empoisonnent la vie !
En fait, nous pouvons même aller plus loin. Attendre que le bonheur frappe à la porte dans un avenir incertain — ou une fois que nous aurons réalisé telle ou telle chose — est un simple gaspillage du moment présent. Nous pouvons être heureux dès maintenant…
Pour y parvenir, les stoïciens enseignent l’importance de « faire attention », qui est proche de l’idée de « pleine conscience ». Cette « ressource critique », comme l’appelle Ryan Holiday, devient capitale à l’heure des distractions numériques.
Les jours du mois de mars
Là où commence la philosophie
Autoanalyse sans fard
(Dés) intégration
Être conscient c’est être libre
Éliminez ce qui vous coûte
Ne vous racontez pas d’histoires
Vos sens sont trompeurs
Ne renoncez pas par inadvertance à votre liberté
Choisissez vos fréquentations
Trouvez-vous un Caton
Vivre sans entraves
Mettez-vous à la place du fautif
Un jour vous comprendrez
L’aveuglement votre ennemi
Le présent est tout ce que nous possédons
Cette part de vous qui est sacrée
La beauté du choix
Impossible sans votre consentement
Sagesse intemporelle
Prêt et à la maison
Le meilleur refuge est à ici, pas là-bas
Le signe d’une véritable éducation
L’âme encamisolée
Il y a de la philosophie en toute chose
La richesse et la liberté sont libres
Qu’est-ce qui dirige votre âme dirigeante ?
Payez ce que les choses valent
La lâcheté est un problème de conception
Pourquoi avez-vous encore besoin d’impressionner ces gens ?
De la raison en toutes choses
Vous êtes le produit de votre éducation
Avril — Pensée objective
Nous devrions souvent ralentir pour réfléchir. Pourquoi ? Car, la plupart du temps, nous n’agissons pas. Nous réagissons. Nous nous laissons aller par la vitesse de l’esprit et par nos premières impressions.
Pire, nous prenons de mauvaises habitudes. Nous nous « verrouillons » dans des réactions impulsives et nous les valorisons. Pour éviter cela, nous devons absolument identifier nos préjugés et reconnaître que nous ne comprenons ni ne savons pas tout.
« S’il y a un enseignement de base au cœur de cette philosophie, c’est que nous ne sommes pas aussi intelligents et aussi sages que nous aimerions le penser. Si jamais nous voulons devenir sages, nous devons nous questionner et être humbles », rappelle Ryan Holiday à la suite des stoïciens.
Cette humilité s’étend à la possibilité de changer d’avis après avoir appris de nouvelles informations.
Tout en réalisant ce travail sur nous-mêmes, nous devons reconnaître que nous sommes à l’origine de nos émotions. Nous ne contrôlons pas ce que les autres font, mais nous pouvons apprendre à maîtriser nos propres sentiments et ressentis.
Les jours du mois d’avril
La couleur de vos pensées
Méfiez-vous de ce que vous laissez entrer
Abusé et divisé
Que cela ne vous monte pas à la tête
Faites confiance, mais vérifiez
Préparez-vous au pire
Attendez-vous à changer d’opinion
Le coût d’accepter des contrefaçons
Vérifiez vos impressions
Les jugements provoquent des troubles
Si vous voulez apprendre, soyez humble
Refusez les cadeaux tentants
Qui peut le plus peut le moins
Devenez un expert dans ce qui est important
Payez vos impôts
Observez les causes et les effets
Ni préjudice ni faute
À chacun ses opinions
Notre sphère d’influence
Le bien véritable est simple
Ne relâchez pas votre attention
Les propriétés d’une personne rationnelle
Votre esprit est véritablement vôtre
Un usage productif du mépris
Il n’y a rien de mal à avoir tort
Il se passe des choses par l’entraînement
Retournez-le sur l’envers
Vos désirs vous asservissent
Purifiez-vous des souillures de la vie
Qu’est-ce qui est en accord avec votre dignité personnelle ?
Partie 2. La discipline de l’action
La discipline d’action demande aux gens de tenir compte de leurs actions et des motivations qui les sous-tendent, ainsi que des conséquences possibles de leurs actions.
Les stoïciens enseignent que pour se comporter correctement, les gens doivent s’éduquer, développer une conscience de soi et incarner des vertus stoïques. Holiday explique que les stoïciens croient que cette approche aidera à rendre leurs actions « efficaces ».
Mai — Bonne action
Il est vrai que le stoïcisme met l’accent sur une discipline stricte. Cette philosophie promeut également un idéal de vie élevé : vivre selon la raison. Pour autant, Ryan Holiday souligne que cette philosophie n’est pas ascétique ou mortifère.
Les penseurs stoïciens ne s’attardent pas sur les sentiments de honte ou de culpabilité. Ils ne cherchent pas à créer des rituels de pénitence ou de châtiment. Au lieu de cela, ils cherchent constamment à rendre leurs actions présentes et futures plus vertueuses.
Ryan Holiday nous encourage à adopter la même approche dans notre relation à nous-mêmes. Plutôt que de nous punir, nous devrions apprendre à agir mieux et autrement.
Autrement dit, le plus important consiste à vivre selon des valeurs fermes et à montrer l’exemple. Il ne s’agit ni de prêcher ni de se culpabiliser, mais de bien agir au quotidien et de progresser constamment.
Les jours du mois de mai
Affirmez votre personnalité
Soyez la personne que vous voulez être
Montrez, au lieu de dire ce que vous savez
Qui est vraiment remarquable ?
Vous êtes le projet
La vertu est belle
Comment passer une bonne journée
Bien ou mal ? Quels sont vos choix ?
Carpe diem
Ne soyez pas inspiré, soyez inspirant
La culpabilité est pire que la prison
La bienveillance est toujours la bonne réponse
Alimentez le bûcher des habitudes
Notre bien-être réside dans nos actions
Estimez-vous heureux
La méthode de la chaîne
Être stoïcien est un apprentissage permanent
Notre façon de faire est toujours la même
Apprendre, pratiquer, s’entraîner
Préférez la qualité à la quantité
Quel type de boxeur êtes-vous ?
C’est aujourd’hui le grand jour
Montrez-moi comment vivre
Œuvrez à votre propre bonne fortune
Où trouver la joie
Arrêtez de vous soucier de ce que les autres pensent
Inquiétez-vous de broutilles
Les deux premières choses à faire avant d’agir
Le travail, c’est la santé
Travailler bien ou travailler peu ?
Nous n’avons qu’une seule obligation
Juin — Résolution de problèmes
Nous trouvons souvent normal de passer beaucoup de temps à suivre les nouvelles. Nous voulons être des « personnes informées ». Mais est-ce une si bonne idée ? Cette habitude de consommation médiatique, si typique du monde contemporain, est-elle bonne ?
Ryan Holiday la remet en question. Si l’on en croit la philosophie stoïque, il est impossible d’exercer une influence durable en dehors de notre esprit. Comment en avoir une sur une telle myriade d’événements !
Ceux-ci, au fond, ne font que créer une distraction épuisante. C’est pourquoi l’auteur demande : « De combien de temps, d’énergie et de cerveaux purs bénéficieriez-vous si vous réduisiez drastiquement votre consommation de médias ? ».
C’est la même chose qui se passe que lorsque nous nous inquiétons d’événements qui ne se sont pas encore produits. Ryan Holiday invite plutôt à suivre le conseil de Sénèque qui invitait à résister à l’anxiété liée à l’attente et aux ruminations.
Dans ce chapitre, vous trouverez un grand nombre de réflexions et de propositions d’actions qui vous aideront à résoudre ce type de problème.
Les jours du mois de juin
Ayez toujours une clause de réserve mentale
Pensée de Platon
C’est bien d’être flexible
C’est pour cela que nous sommes là
Mouchez-vous
Faut-il persévérer ou vaut-il mieux abandonner ?
Trouver les bons mentors
Brique à brique
Il faut résoudre les problèmes au plus vite
Vous pouvez le faire
N’empirez pas les choses
Un esprit entraîné vaut mieux que n’importe quel scénario
La vie est un combat
Essayez l’autre anse
En écoutant, on accomplit plus de choses qu’en parlant
Il n’y a pas de honte à avoir besoin d’aide
Offense ou défense ?
Prêt et déterminé
Restez focalisé sur le présent
Le calme est contagieux
Promenez-vous
La définition de l’insanité
Le long chemin
Les gens bien éduqués ne se disputent pas
Les sages n’ont pas de « problèmes »
Tentez le contraire
L’adversité lève le voile
Inutile de s’autoflageller
Pas d’excuses
L’obstacle est le chemin
Juillet — Devoir
Être fier et heureux d’exercer son métier — quel qu’il soit — nous conduit naturellement à perfectionner nos savoirs et nos compétences. Dans ce cas, nous faisons notre travail du mieux que nous pouvons, sans (trop) nous soucier du jugement extérieur.
En revanche, si notre satisfaction au travail dépend (trop) de la validation des autres, cela risque de nous rendre malheureux. Dans ce cas, nous sommes comme des acteurs déçus lorsque leur performance est critiquée par les spectateurs !
Mais nous ne maîtrisons pas la réaction des autres. Il vaut donc mieux se concentrer sur le fait de faire de son mieux. C’est en ayant confiance en nos propres décisions que nous pouvons acquérir « satisfaction et résilience ».
Marc Aurèle considère que c’est de cette façon que nous pouvons avancer sereinement et avec succès. Néanmoins, il dit également que nous devrions toujours être prêts à accepter le rejet et à faire de nouveaux choix si nécessaire.
Quel est, parmi tous, le meilleur choix, la meilleure décision ? C’est celle, simplement, d’« être un bon être humain ». Or, il est important de le souligner : nous avons toujours la possibilité de nous tourner vers cette option.
Bien sûr, cette décision peut être plus difficile à prendre dans certaines situations. Par moments, choisir d’être une personne moralement responsable nécessite beaucoup de courage et de discipline. Mais c’est pourtant la meilleure voie, celle qui nous conduit à la sérénité et au bonheur.
Les jours du mois de juillet
Faites votre travail
Sur le devoir et les circonstances
Transformer le devoir en pouvoir
Protégez la flamme
Personne n’a dit que ce serait facile
Debout !
Notre devoir d’apprendre
Arrêtez ces singeries !
Le roi philosophe
Aimez l’art humble
La start-up de vous-même
Quelques règles simples
Un leader dirige
Faites preuve d’humilité
Il suffit de bien faire
Progrès de l’âme
N’abandonnez pas les autres… où vous-même
Chacun est capitaine de son propre navire
Pardonnez-leur parce qu’ils sont ignorants
Fait pour la justice
Fait pour travailler ensemble
Personne n’a posé un pistolet sur votre tempe
Recevez les honneurs et les affronts exactement de la même façon
Quelqu’un est en train de mourir quelque part
Qu’est-ce qui est gravé sur votre tombe ?
L’inaction des gens de bien
Où y a-t-il quelque chose de meilleur ?
Vérifiez vos privilèges
Sa propre guérison
Joie stoïcienne
Votre carrière n’est pas une condamnation à vie
Août — Pragmatisme
Les philosophes stoïciens n’étaient pas des moines ou des ermites ! Ils étaient avant tout des hommes du monde. Certains ont vécu des vies d’artistes, de soldats ou d’hommes d’affaires. Bref, ils cherchaient à vivre dans le monde de leur époque et à « traiter avec le monde réel ».
Avec Sénèque, Ryan Holiday rappelle que « la philosophie n’est pas un truc amusant. C’est pour l’usage — pour la vie ». En d’autres termes, la philosophie s’apparente à un guide en vue de se construire une meilleure personnalité et une vie meilleure.
Le stoïcisme appelle avant tout à un engagement proactif dans le monde. Il s’agit de tirer le meilleur parti de chaque jour et d’avancer dans l’existence, quels que soient les défis qui surgissent.
Nous pouvons nous laisser distraire, nous tromper. Nous pouvons nous laisser manipuler par les gens ou tergiverser durant des heures au lieu d’agir. Et nous pouvons encore procrastiner plus ou moins intelligemment. Nous pouvons aussi en rester à l’état de rêveur.
Ryan Holiday insiste grandement sur ce point : si nous attendons les conditions parfaites pour agir, rien ne se passera jamais. Ce genre de tendances perfectionnistes mène à la « dépression et à la frustration ». « Mieux vaut fait que parfait », diraient d’autres !
Cette approche pragmatique et expérimentale du stoïcisme rend le progrès possible. En valorisant même les petits pas, nous sommes sûrs d’avancer dans la bonne direction.
Les jours du mois d'août
Ne cherchez pas la perfection
Quoi qu’il arrive, nous pouvons travailler
La vie bonne est possible partout
N’accusez personne, ressaisissez-vous
Le silence est une force
Il y a toujours plus de marge de manœuvre qu’on ne le croit
Pragmatique et plein de principes
Commencez avec le monde tel qu’il est
Tenez-vous-en aux faits
La perfection est l’ennemie de l’action
Inutile de perdre son temps avec la théorie, seuls les résultats comptent
Appropriez-vous les paroles
Prenez-vous en main et finissez-en
Ce n’est pas pour s’amuser, c’est pour la vie
La cour suprême de votre esprit
Tout peut-être un avantage
Prenez vos responsabilités
Seuls les imbéciles se précipitent
Débarrassez-vous du superflu
Où cela compte
Ne soyez pas malheureux à l’avance
Ne vous inquiétez pas pour un rien
C’est dans votre propre intérêt
Pillage de toutes les sources
Respectez le passé, mais soyez ouvert à l’avenir
Renflouez les épaves
Vous riez ou vous pleurez ?
Le stoïcien opulent
Ne rien vouloir = tout avoir
Quand vous avez la flemme
Considérez aussi vos défauts
Partie III — La discipline de la volonté
La discipline de la volonté régit la vie intérieure d’un stoïcien. En la suivant, nous pouvons apprendre à accepter des événements que nous ne pouvons pas changer. Nous pouvons aussi mieux comprendre quelle est notre place dans la société.
Septembre — Force d’âme et résilience
Le thème de la « citadelle intérieure » est particulièrement important pour les philosophes stoïciens, Épictète et Marc Aurèle en particulier. Cette métaphore désigne la force d’un esprit discipliné et protégé qui ne peut pas être détruit par des forces ou des événements extérieurs.
Ryan Holiday explique qu’il est de notre responsabilité de renforcer notre propre citadelle intérieure. Nous devons rester vigilants à nos pensées (partie 1) et à nos actions (partie 2). C’est par la volonté, et par elle seule, que nous pouvons maintenir la raison et le calme dans notre esprit.
Les jours du mois de septembre
Mieux vaut avoir de la force d’âme que de la chance
L’école du philosophe est un hôpital
D’abord, les exercices d’hiver
Comment pouvez-vous savoir si vous n’avez jamais été mis à l’épreuve ?
Focalisez-vous sur ce qui dépend uniquement de vous
Ils peuvent vous enchaîner, mais…
Notre pouvoir caché
Ne vous laissez pas tromper par la fortune
Rien à craindre sauf la peur elle-même
Préparez-vous au pire
Habituez-vous à moins
Gardez les pieds sur terre au risque de tomber
Protéger votre citadelle intérieure contre la peur
Une autre façon de prier
Un jardin, ce n’est pas pour la galerie
Tout le monde peut avoir de la chance, mais tout le monde n’est pas persévérant
Affrontez la haine
Affrontez la douleur
La flexibilité de la volonté
La vie n’est pas une danse
Gardez votre calme, gardez le contrôle
On n’a rien sans rien
La citadelle imprenable
Ça n’arrive pas qu’aux autres
La vulnérabilité de la dépendance
À quoi sert le temps libre ?
Que révélera la prospérité ?
Vous détenez la carte maîtresse
Vos besoins réels sont dérisoires
Vous ne pouvez pas m’atteindre
Octobre — Vertu et bonté
Les stoïciens utilisent le terme de sympathie pour désigner l’interconnexion et l’interdépendance de toutes les formes de vie sur terre.
La plupart des penseurs stoïciens considèrent que les gens devraient agir pour le bien de leur communauté et que les résultats pour l’individu et le groupe sont intrinsèquement liés.
« Ce qui n’est pas bon pour la ruche n’est pas bon pour l’abeille », dit Marc Aurèle de façon claire et imagée. Autrement dit, en agissant pour le plus grand bien de notre communauté, nous en bénéficions également.
Les jours du mois d'octobre
Que brille la vertu
L’atout le plus précieux
Un mantra d’interdépendance mutuelle
Un pour tous, tous pour un
Ce qui est dit est dit
Veillons les uns sur les autres
Une raison égoïste d’être bon
Un plus grand plaisir
Établissez des normes et utilisez-les
Sainteté et justice
Honnête par défaut
Aimez toujours
La revanche est un plat qu’il vaut mieux ne pas servir
Ne vous fâchez pas, aidez
Accordez aux autres le bénéfice du doute
Répandez la bonne parole
Les bienfaits de la gentillesse
Faux amis
Les bonnes habitudes chassent les mauvaises
Signes d’une bonne vie
Héros, ici et maintenant
C’est facile de s’améliorer, mais dans quel domaine ?
Montrez les qualités qui dépendent de vous
La fontaine de la bonté
Deux tâches
Trois parties, un but
On récolte ce qu’on sème
Nous étions faits l’un pour l’autre
Le caractère d’un homme fait son destin
Qui a la part du lion ?
L’homme est bon de naissance
Novembre — Assentiment/Amor fati
Épictète est l’un des stoïciens qui insiste le plus sur le fait de lâcher prise face aux événements qui sont hors de notre cercle de contrôle. Notre situation, la place que nous avons dans la société est quelque chose que nous n’avons pas choisi.
Il compare par exemple la vie à une pièce de théâtre. Il suggère que chaque individu accepte le rôle qu’une puissance supérieure lui a attribué et qu’il essaie de jouer ce rôle aussi bien qu’il le peut.
Dans ce chapitre, Ryan Holiday relie ce conseil à l’histoire de Marc Aurèle. Celui-ci n’a pas cherché à devenir empereur. Pourtant, cette position lui a été imposée par sa famille et d’autres que lui. Mais il a accepté ce sort et a essayé de faire du mieux qu’il pouvait.
Les jours du mois de novembre
Accepter ce qui est
Lier nos vœux à ce qui adviendra
Obéissez aux ordres du médecin
Ni bon ni mauvais
Une puissance supérieure
Quelqu’un d’autre tire les ficelles
Comment devenir puissant
Acteurs de comédie
Tout est fluide
Toujours pareil
L’important n’est pas la chose elle-même, mais ce que nous en faisons
Le fort accepte ses responsabilités
Ne vous plaignez jamais, ne vous justifiez pas davantage
Vous choisissez l’issue
Tout est changement
L’espoir et la peur sont semblables
Ne juge pas, car…
Quatre habitudes d’un esprit stoïcien
Maximes de trois sages
Regardez le présent comme l’éternité
Un instant suffit, un instant pour l’éternité
Le verre est déjà cassé
L’attachement est notre ennemi
Entraînez-vous à lâcher prise sur ce qui n’est pas à vous
Les choses prennent une drôle de tournure
L’autel de l’absence de différence
Le plaisir d’effacer ce qui est négatif
Ce n’est pas leur faute, c’est la vôtre
Tout va bien se passer
Suivez le logos
Décembre — Méditation sur la mortalité
Les stoïciens nous exhortent à agir comme une « personne en train de mourir ». Tous, nous allons mourir tôt ou tard. Intégrer cette réalité dans notre vie quotidienne nous aidera à mieux décider et mieux agir.
Nous pouvons nous habituer à ce savoir. Plutôt que de vivre dans la peur de la mort, nous pouvons utiliser la connaissance de sa certitude pour nous motiver et nous pousser à l’action.
Un exemple : que voudriez-vous qu’il soit écrit sur votre pierre tombale ? Penser à cela donne un objectif et des raisons de bien agir dans la vie de tous les jours.
Par ailleurs, lorsque nous embrassons cette inévitabilité de la mort, nous nous rendons compte que le temps est la chose la plus précieuse de l’existence.
Enfin, cette attitude va de pair avec une forme de relativisation. Après tout, si nous allons mourir, les problèmes ne sont pas si graves. Nous pouvons nous concentrer sur le plus important : notre âme. Ce qui signifie non pas la vie après la mort, mais la bonne existence pendant la vie.
Les jours du mois de décembre
Faites comme si aujourd’hui était votre dernier jour
Ne vous occupez pas de moi, je meurs à petit feu
Le philosophe est un artisan de la vie et de la mort
Cela ne vous appartient pas
Les avantages de la réflexion
L’épée est suspendue au-dessus de votre tête
Les cartes qui nous ont été distribuées
Ne vous voilez pas la face
Méfiez-vous des passe-temps chronophages
Ne vous bradez pas
Dignité et bravoure
La vie continue
C’est juste un chiffre
Ce que nous devrions savoir au final
Une façon simple de mesurer les jours
Éternelle bonne santé
Connaissez-vous vous-même — avant qu’il ne soit trop tard
Ce qui nous arrive à tous
Échelle humaine
Craignez la peur de la mort
Qu’avez-vous fait de toutes ces années ?
Affirmez-vous
Qu’avez-vous tellement peur de perdre ?
Insignifiant… comme un bon vin
Ne brûlez pas la chandelle par les deux bouts
La vie est longue — si vous savez vous en servir
Ne laissez pas votre âme partir la première
Le souvenir qu’on laisse
Montrez-vous reconnaissant
Enlevez le mordant
Participez activement à votre propre sauvetage
Conclusion — Rester stoïcien
L’une des pensées phares de Ryan Holiday est le « cercle de contrôle ». Il s’agit de l’idée que les gens ne peuvent vraiment affecter qu’une très petite sphère autour d’eux. Les stoïciens soutiennent en effet que la seule chose qui se trouve pleinement dans le cercle de contrôle d’une personne est son esprit.
D’autres éléments tels que la profession, la famille, les amis et d’autres activités se trouvent partiellement à l’intérieur du cercle, mais jamais complètement. En fait, la meilleure manière d’agir sur ces choses est de donner l’exemple d’une vie bonne.
Ryan Holiday déplore la quantité de temps et d’énergie que nous perdons en émotions et en actions inutiles. Lorsque nous cherchons à agir en dehors de notre cercle de contrôle, nous nous heurtons au malheur.
Plutôt que d’aller dans cette voie de la distraction, mieux vaut se concentrer sur les choix sous son contrôle. Cela contribue généralement à établir le calme mental et le bien-être. Ryan Holiday utilise une métaphore pour faire comprendre ce point : la stratégie d’entraînement dans le football appelée « Le processus ».
« Le processus » exige que les joueurs se concentrent sur le perfectionnement des détails après chaque match. Ils doivent se concentrer sur ces détails sans penser à leurs objectifs plus larges, tels que remporter des tournois ou recevoir des récompenses.
Holiday croit que cette approche fonctionne, car les objectifs à long terme ne peuvent être atteints qu’en prenant les bonnes actions dans le moment présent. C’est maintenant que vous agissez pour votre objectif final, et c’est sur cet instant que vous devez vous concentrer.
Ce type de pensée à petite échelle encourage l’action cohérente. Corrélativement, elle décourage la rumination des blessures du passé ou des inquiétudes sur l’avenir.
Autrement dit, cette méthode permet de « surmonter les obstacles et se frayer un chemin vers le sommet sans jamais s’être concentré directement sur les obstacles ».
Conclusion sur « Une année avec les stoïciens » de Ryan Holiday et Stephen Hanselman :
Ce qu’il faut retenir de « Une année avec les stoïciens » de Ryan Holiday et Stephen Hanselman :
Une année avec les stoïciens est un livre de développement personnel original qui rassemble pas moins de 365 citations de philosophes stoïciens traduites par Stephen Hanselman.
Mais ce n’est pas tout : Ryan Holiday commente et actualise cette pensée afin de la rendre accessible à nos mentalités contemporaines.
L’auteur met souvent l’accent sur cette possibilité d’appliquer du stoïcisme à la vie moderne. Il loue les thèmes majeurs de cette philosophie, tels que :
Le soin de soi ;
L’autodiscipline ;
La clarté émotionnelle ;
La neutralité ;
Le travail bien fait.
Il invite tout un chacun à mettre les conseils des stoïciens en pratique dans leur vie quotidienne. En effet, ceux-ci sont d’abord censés être vécus, et non seulement étudiés.
Points forts :
Une façon très originale de réaliser un ouvrage qui combine développement personnel et érudition sur la philosophie stoïcienne ;
365 citations de philosophes à lire chaque jour ;
De nombreux exemples contemporains qui permettent de comprendre les citations et, surtout, d’agir ;
Un livre de chevet à garder avec soi toute l’année !
Point faible :
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March 18 2024, 5:00pm
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Comment faire voler un cheval
Résumé de « Comment faire voler un cheval : l’histoire secrète de la création, l’invention et la découverte » de Kevin Ashton : un livre à la fois théorique et pratique qui vous emmène dans les coulisses des plus grands créateurs afin de vous donner les clés pour être plus créatif au quotidien.
Par Kevin Ashton, 2018.
Titre original : « How to Fly a Horse: The Secret History of Creation, Invention and Discovery », 2015
Chronique et résumé de « Comment faire voler un cheval » de Kevin Ashton
Qui est Kevin Ashton ?
Kevin Ashton a participé à la création des réseaux RFID (de radio-identification). C'est lui qui est à l'origine du terme "Internet of Things" (lnternet des Objets), devenu commun aujourd'hui. Il est le co-fondateur du Centre Auto-ID au Massachusetts Institute of Technology (MIT).
Avant-propos — Le mythe
Un journal allemand publia un jour une lettre attribuée à Mozart. Dans celle-ci, le compositeur de génie affirmait que la musique lui venait "toute faite" dans son esprit, et qu'il n'avait plus qu'à la coucher sur le papier.
En fait, cette lettre était un faux. Et il en va de même pour ce qu'elle décrit : l'idée d'un flash de génie immédiat, venant comme par magie. Selon Kevin Ashton, cette façon d'expliquer la création relève plutôt du "mythe".
Au contraire, la création demande du travail et du "bidouillage", de la débrouille et du temps. C'est ce qu'il a constaté en inventant les puces RFID et ce qui deviendrait peu de temps plus tard l'Internet des objets.
"La création, ce n'est pas de la magie, c'est du travail", dit-il en conclusion de cet avant-propos. C'est également la thèse d'un autre ouvrage important sur la créativité : Laissez courir les éléphants !
Chapitre 1 — Créer, un acte ordinaire
Tout le monde peut créer et crée effectivement, à plus ou moins grande échelle. C'est inné et commun.
Avant le 14e siècle, la société ne créditait pas les inventeurs et les créateurs. À partir de la Renaissance, en revanche, la société met à l'honneur les individus et célèbre le génie en sélectionnant certaines personnes.
C'est aussi à partir de cette époque, et plus précisément à partir du XVIIIe siècle, que des brevets (des droits de propriété liés aux inventions techniques) et des droits d'auteur (pour les œuvres d'art) sont octroyés aux individus.
Pourtant, si nous y regardons de près, ce ne sont pas moins de six millions d'individus qui ont reçu au moins un brevet entre 1790 et 2011 ! Pour l'auteur, ceci est une preuve que "créer n'est pas une affaire d'élite" et n'est pas prêt de l'être.
En fait, nous devrions plutôt apprendre à trouver la créativité dans les moindres détails de la vie de tous les jours. D'ailleurs, c'est ce que nous enseigne la psychologie cognitive. Des chercheurs tels que Allen Newell et Robert Weisberg l'ont bien montré.
En fait, pour l'auteur, même l'intelligence n'est pas identique à la créativité. Il le montre en citant une étude sur le sujet. Celle-ci mit en évidence que la créativité ne requiert pas d'aptitudes spéciales, seulement présentes chez quelques individus.
Non, la créativité est potentiellement la même chez chacun. Il s'agit en fait d'un processus expérimental, étape par étape, qui demande beaucoup de travail. Et que tout le monde peut mettre en œuvre !
Chapitre 2 — Réfléchir, c'est mettre un pied devant l'autre
Pour mettre en évidence ce fait initial, Kevin Ashton utilise la métaphore de la marche. En fait, marcher et créer reposent sur le même processus : la pensée progressive.
Voici comment il la décrit plus loin dans le chapitre, après avoir rapporté une expérience menée par des chercheurs dans les années 1930 (et renouvelée dans les années 1970) :
"Il n'y a pas de changement brutal de perception (quand nous créons ou inventons). Nous passons du connu au nouveau par petites étapes. Dans tous les cas, le scénario est le même : on commence par quelque chose de familier, on l'évalue, on résout ce qu'on peut, et on recommence jusqu'à trouver une solution satisfaisante." (Comment faire voler un cheval, Chapitre 2)
L'un des scientifiques auquel fait référence Kevin Ashton, Karl Duncker, considérait que la créativité commence à partir du moment où nous nous posons la question "Pourquoi cela ne fonctionne-t-il pas (ou plus) ?" ou "Que puis-je faire pour que cela fonctionne (à nouveau) ?".
Bien sûr, parfois, il n'est pas évident de voir ce qui ne fonctionne pas. Et c'est là où se trouve l'intérêt : dans la curiosité et l'insatisfaction que manifestent certaines personnes et qui les poussent à se poser cette question.
Mais avoir une idée n'est pas la même chose que créer. Dans le dernier cas, nous agissons, alors que dans le premier, nous pouvons très bien rester les bras croisés. Prenons l'exemple du vol : beaucoup de personnes étaient certaines qu'il était possible de voler. Elles en avaient l'idée… Mais seuls les frères Wright ont créé le premier avion fonctionnel !
Chapitre 3 — Des obstacles à venir
Avancer étape par étape, cela signifie nécessairement échouer de temps en temps. Et même souvent !
C'est le thème de ce chapitre. En fait, il n'y est pas seulement question d'échec, mais aussi de rejets. Lorsque nous créons quelque chose, cela peut être refusé, rejeté par les autres. Kevin Ashton prend l'exemple de l'invention d'une nouvelle thérapie contre le cancer par Judah Folkman.
Il vaut mieux s'attendre au rejet. Et cela est plus sain, car les personnes qui acceptent trop vite vos idées sont régulièrement celles qui veulent quelque chose de vous ou vous aiment trop pour avoir un bon recul critique.
Faire face aux réactions négatives et aux échecs nécessite d'avoir confiance en soi et en ses idées. Lorsque nous créons, c'est comme si nous étions dans un labyrinthe : si nous perdons confiance et que nous arrêtons de marcher, nous n'en trouvons jamais la sortie.
Bien sûr, la foi en elle-même ne suffit pas. L'auteur prend un exemple étonnant de cela : un ingénieur français était si sûr de son nouveau modèle de parachute qu'il se jeta du haut de la tour Eiffel — et en mourut !
Voici la chose à ne pas faire : avoir confiance en soi et ses idées, mais ignorer les faits, les données et les critiques qui nous sont formulées.
Chapitre 4 — Ce que voient nos yeux
Pour le dire en deux mots, la sérendipité est l'art de trouver ce que nous ne cherchons pas. Mais cela demande de la préparation. En fait, nous habituons notre regard à voir les choses d'une certaine façon. Nous sommes parfois volontairement aveugles à certaines choses, et particulièrement attentifs à d'autres.
C'est ainsi que nous sélectionnons les éléments du réel qui font sens pour nous. De cette façon, nous pouvons "voir" et "découvrir" des choses qui demeurent inaperçues à d'autres. Voilà ce qu'il s'est passé, par exemple, pour la découverte de la bactérie H. Pylori par Robin Warren.
"L'acte créatif, c'est de l'attention. C'est voir de nouveaux problèmes, remarquer ce qui ne l'avait pas été jusque-là, découvrir les points aveugles de l'inattention. Si, après coup, une découverte ou une invention nous paraît si évidente qu'il nous semble qu'elle était visible tout du long, c'est probablement le cas. La réponse à la question "pourquoi n'y ai-je pas pensé ?", voilà "l'esprit neuf"." (Comment faire voler un cheval, Chapitre 4)
Ce phénomène d'attention sélective est bien connu aujourd'hui et a été étudié de nombreuses fois. Il fait également partie de ces "biais" étudiés par Daniel Kahneman dans Système 1/Système 2.
En fait, tout ceci est lié à l'expertise et au travail accumulé durant plusieurs années. C'est parce que nous nous entraînons à voir d'une certaine manière que nous devenons effectivement capables de remarquer certaines choses plus rapidement que d'autres. Notre expertise se traduit en vitesse d'exécution.
Pour autant, les meilleurs experts sont aussi capables de renouveler leurs façons d'envisager des problèmes. C'est ce que Kevin Ashton nomme "l'esprit du débutant". Autrement dit, la création se cache à la fois dans l'ouverture et la fermeture, dans l'étonnement et la préparation.
Dans tous les cas, "considérez la certitude comme une ennemie et le doute comme un allié. Quand on peut changer d'avis, on peut tout changer", dit l'auteur pour clore le chapitre.
Chapitre 5 — À qui revient le mérite
Bien sûr, il nous faut ensuite tester notre idée. Nous l'avons dit, le flash de génie est un mythe. Pour être sûr que notre idée est valable — qu'elle est une bonne idée, qui va "tenir la route" —, il va falloir expérimenter, étape par étape.
Or, ce travail est souvent collectif. C'est en tout cas le cas pour les sciences. Le travail des uns s'appuie sur celui des autres. C'est ainsi que se créent les grandes découvertes. Mais alors, à qui en reviennent le crédit et le mérite ? N'est-il pas problématique d'attribuer l'émergence du neuf à un seul individu ?
Kevin Ashton prend l'exemple de la découverte de la structure de l'ADN par James Watson, Fancis Crick et Maurice Wilkins. En fait, il s'appuie notamment sur les recherches de Rosalind Franklin, une scientifique qui étudia les cristaux, les virus et découvrit la structure de l'ARN.
En fait, nous ne sommes pas vraiment assis "sur les épaules des géants", comme l'a dit Isaac Newton. Nous sommes plutôt assis à la suite de générations entières de personnes qui ont pensé et agi avant nous.
Rosalind Franklin elle-même put réaliser ses recherches parce que d'autres avaient mené la science de son époque à cette étape de son évolution :
"Rosalind Franklin, maîtresse en cristallographie, était juchée sur une tour de générations lorsqu'elle devint la première personne à observer le secret de la vie." (Comment faire voler un cheval, Chapitre 5)
Chapitre 6 — Comment tout s'enchaîne
Connaissez-vous le luddisme ? C'est un mouvement anti-technologie (ou technophobe) du XIXe siècle. Les promoteurs de ce mouvement firent scandale en détruisant des métiers à tisser industriels. Ceux-ci avaient peur d'être remplacés par des machines qui feraient le travail à leur place.
Ce processus de mécanisation de l'industrie s'amplifia tout au long du XIXe et du XXe siècle. Et de nombreuses craintes l'accompagnèrent. Pour remplacer les emplois perdus, les États occidentaux choisirent de miser sur l'éducation : seuls les emplois qualifiés étaient "hors machine".
En fait, les conséquences de l'introduction de nouvelles technologies sont souvent difficiles à prévoir totalement. Les inventions s'enchaînent les unes aux autres, menant à d'autres problèmes et à d'autres découvertes, dans un cycle infini.
Kevin Ashton prend l'exemple d'une canette de Coca-Cola. Celle-ci est le fruit de multiples petites créations qui remontent — si nous y regardons bien — aux temps les plus reculés de l'humanité. Par ailleurs, la consommation de cette boisson a aujourd'hui des conséquences plus ou moins dramatiques, sur le plan sanitaire et environnemental, notamment.
Toutefois, ce n'est pas en refusant l'invention que nous résoudrons les problèmes que la technique pose. Pour l'auteur, la réponse est claire : il nous faut plus d'innovation scientifique et technique. En cela, il se rapproche des visions optimistes de la science et des techniques (approche technophile) prônées par Bill Gates ou Elon Musk, par exemple.
"Les outils en chaîne provoquent des conséquences en chaîne. En tant que créateurs, on peut en anticiper certaines et, si elles sont mauvaises, on devrait bien sûr prendre des mesures pour les éviter, même si cela va jusqu'à inventer autre chose à la place. Ce que nous ne pouvons pas faire, c'est cesser de créer (...). La réponse aux problèmes de l'invention n'est pas moins d'invention, mais davantage. L'invention est un acte d'itération infinie et imparfaite. Les nouvelles solutions engendrent de nouveaux problèmes, qui engendrent de nouvelles solutions. Tel est le cycle de notre espèce." (Comment faire voler un cheval, Chapitre 6)
Le "cycle de notre espèce", voilà comment Kevin Ashton caractérise ce processus cyclique de création. Selon lui, elle concerne l'humanité tout entière.
Chapitre 7 — Ce qui nous meut
Ce chapitre est consacré à la motivation. Qu'est-ce qui nous meut ? Kevin Ashton commence par prendre l'exemple de Woody Allen. Celui-ci n'aime pas aller aux Oscars, malgré les multiples récompenses qui lui ont été proposées. Pourquoi ? Car, selon lui, recevoir des prix ne l'aide en rien à faire du bon travail.
Ce serait peut-être même le contraire. En fait, nous nous soumettons au jugement d'autrui et entrons dans une logique compétitive. Cela standardise et affaiblit notre travail — c'est, en tout cas, l'avis du réalisateur étatsunien. Mais pas seulement !
La psychologiste de Harvard Teresa Amabile a étudié les relations entre motivation et création. Elle montre que l'évaluation a un effet néfaste sur la création. Et de nombreuses études, notamment réalisées sur des animaux, vont dans le même sens.
Ces recherches vont dans la direction suivante : la motivation la plus forte est intrinsèque. Les motivations extrinsèques (récompenses, punitions, etc.) ne sont pas aussi efficaces.
Pour poursuivre son argument, Kevin Ashton parle du phénomène littéraire bien connu de crampe de l'écrivain ou d'"angoisse de la page blanche". Mais pour lui, c'est un faux problème ! En fait, ce qui nous arrive lorsque nous sommes bloqués devant notre écran d'ordinateur ou notre bloc de feuilles, ce n'est pas une simple impuissance ou un manque d'inspiration.
Que se passe-t-il, alors ? Nous nous figeons, car nous avons peur de ne pas être à la hauteur de nos propres attentes. C'est ce que Kevin Ashton nomme "le syndrome de la page mal remplie" :
"La victime d'un blocage n'est pas incapable d'écrire. Elle peut toujours tenir un stylo, taper sur les touches d'une machine à écrire, faire fonctionner son traitement de texte. La seule chose qu'elle est incapable d'écrire, c'est quelque chose qu'elle trouve bien. Ce n'est pas le syndrome de la page blanche, c'est le syndrome de la page mal remplie. Le remède va de soi : écrire quelque chose qu'on trouve mauvais." (Comment faire voler un cheval, Chapitre 7)
Le plus important, c'est d'écrire ou de travailler, quelle que soit la tâche. Nous ne pouvons atteindre le maximum à chaque fois. Celui-ci est par définition exceptionnel. Surtout, continuons à écrire, si telle est notre passion.
En fait, c'est le mot le plus important : la passion. C'est elle qui vous aide à créer et à maintenir votre confiance durant le processus difficile d'essais et d'erreurs. La mise en place d'un rituel, d'une routine créative pourra peut-être vous aider. Toutefois, le plus important, c'est la constance.
Comme le disait Igo Strabinsky, "c'est le travail qui apporte l'inspiration lorsque celle-ci n'est pas perceptible au démarrage".
Chapitre 8 — La création en bande organisée
Nous faisons souvent l'expérience de la création lorsque nous sommes seuls. Ou nous croyons que les grands génies créent lorsqu’ils sont isolés. Mais il faut pourtant se demander comment des groupes peuvent être créatifs. Et plus encore : "Comment pouvons-nous construire des organisations où les gens créent ?".
Kevin Ashton prend l'exemple de la conception d'un avion de combat de l'armée américaine. L'ingénieur en chef — Kelly Johnson — a gagné la confiance de l'entreprise chargée de la tâche, Lockheed Corporation. Celle-ci a décidé de lui faire confiance malgré ses idées farfelues, tout en lui demandant de faire ses preuves.
Le lien créé par le secret ou par le partage d'un même espace peut aussi favoriser la création. Réunies autour d'un même projet, les personnes font équipe. Mais ici, deux éléments supplémentaires sont cruciaux pour l'auteur :
Il importe que les personnes soient mises sur un pied d'égalité ;
L'action doit primer sur la discussion.
C'est ce qu'il illustre avec une expérience intéressante, impliquant des enfants et des adultes travaillant dans différents domaines (droit, business, cadres, etc.). Celle-ci consistait à demander à ces différents groupes de personnes de réaliser une construction stable à partir de pâtes, de cordes et de papier collant, afin de faire tenir un marshmallow sur le dessus.
Simple ? En apparence ! En fait, ce sont les enfants qui s'en sont sorti le mieux. Pourquoi ? Selon les résultats, rapportés par l'auteur de Comment faire voler un cheval, ce serait parce que les enfants n'ont pas discuté et ne sont pas entrés dans des "jeux de pouvoir". Ils ont agi et n'ont utilisé le langage que pour agir.
Ce "test du marshmallow" met bien en avant les deux points cités ci-dessus. Or, dans les entreprises, ils sont souvent peu respectés. Les réunions s'éternisent ; les discussions prennent le pas sur l'action. Les hiérarchies tuent l'initiative. Résultat : les employés se désengagent et ne font plus d'efforts pour porter les valeurs et les idées de l'organisation.
La solution pour rendre nos organisations créatives passe donc par la mise en place de rituels d'action et par des relations plus horizontales.
Chapitre 9 — Bye-bye, génie
Au XIXe siècle, l'eugéniste Francis Galton écrivit un livre intitulé Hereditary Genius. Selon lui, seuls quelques-uns possèdent d'exceptionnelles capacités créatives. Ce sont les génies. Pour cet auteur, il conviendrait de privilégier la reproduction de certains groupes humains — et en particulier, donc, des génies — pour le bien de l'humanité.
En opposition à cette vision, Kevin Ashton plaide pour l'universalité de la créativité. En utilisant l'étymologie, il montre que "génie" signifiait "esprit". Or, cet esprit fait partie de chacun d'entre nous.
Nous avons besoin de créativité pour évoluer en tant qu'humains. Nous avons tous besoin de résoudre des problèmes et d'inventer de nouveaux chemins. Or, la situation actuelle — entre surpopulation et surconsommation — exige de nous des initiatives originales (nous pourrions aussi dire : des révolutions tranquilles).
Les craintes liées à la surpopulation ne sont toutefois pas nouvelles. Au XIXe siècle encore, Thomas Malthus fut le premier à alerter sur ce phénomène. Il fut à la fois célébré et critiqué. Il avait raison : la population humaine s'accroît énormément.
Pourtant, il n'a pas vu autre chose : avec l'accroissement de la population vient l'augmentation de la créativité. Or c'est précisément, selon lui, ce qui nous sauve au quotidien.
"Quand la population augmente, notre capacité à créer augmente encore plus vite. Il y a plus de gens qui créent, donc plus de gens avec qui se connecter. (...) Nous prenons le dessus sur le changement grâce au changement." (Comment faire voler un cheval, Chapitre 9)
Conclusion sur « Comment faire voler un cheval ? » de Kevin Ashton :
Ce qu’il faut retenir de « Comment faire voler un cheval ? » de Kevin Ashton :
Ce livre est rempli d'anecdotes plus intéressantes les unes que les autres sur la création dans les domaines des arts, des sciences et des techniques — mais pas seulement. Kevin Ashton regarde la créativité comme une qualité intrinsèquement présente dans de nombreux actes du quotidien.
C'est un ouvrage optimiste et joyeux : il vous donnera vraiment envie de vous lancer dans votre aventure personnelle en explorant vos capacités créatives. Voulez-vous écrire ? Ou créer votre propre entreprise ? C'est possible ! Il suffit de se lancer, d'agir et d'accepter les erreurs.
Pour autant, vous ne lirez donc pas seulement un manuel de créativité. Il y a aussi, dans cet ouvrage, un côté philosophique et une réflexion sur l'avenir de l'humanité. C'est ce qui ressort bien, d'ailleurs, des dernières lignes du texte :
"La chaîne de la création est faite de nombreux maillons et chacun d'eux — c'est-à-dire chaque personne qui crée — est essentiel. Toutes les histoires des créateurs réaffirment les mêmes vérités : l'acte créatif est extraordinaire, mais les créateurs sont humains ; tout ce qu'il y a de bon en nous peut réparer ce qu'il y a de mauvais en nous ; le progrès n'est pas une conséquence inévitable, mais un choix individuel. La création ne naît pas d'un besoin : elle vient de nous." (Comment faire voler un cheval, Chapitre 9)
Vous pouvez méditer ces lignes tranquillement ! Par ailleurs, l'auteur propose une large bibliographie qui vous aidera à faire connaissance avec quelques-uns des classiques de la recherche contemporaine sur la créativité dans les différents domaines de l'existence.
En bref, ce livre est une réussite ! C'est un excellent livre de vulgarisation qui vous incitera à agir pour vous et pour les autres, tout en vous donnant les clés pour comprendre d'où vient cette force en nous que nous nommons "créativité".
Points forts :
Une pensée claire et une présentation didactique ;
De nombreuses références à des travaux classiques sur la créativité en philosophie, en sociologie, en psychologie et en histoire ;
Des exemples dans tous les domaines de l'existence ;
Une belle expérience de lecture et de réflexion.
Point faible :
Certes, la thèse de la créativité ordinaire n'est pas nouvelle. Beaucoup d'autres livres partent du même point de départ en critiquant, comme Kevin Ashton, la théorie du "flash du génie". Pourtant, le livre n'en demeure pas moins très intéressant et original. Et, en fait, il forme un excellent complément de Laissez courir les éléphants, qui est davantage axé sur les techniques concrètes à mettre en place pour agir au quotidien !
Ma note :
★★★★★
Avez-vous lu le livre de Nassim Kevin Ashton « Comment faire voler un cheval ? » ? Combien le notez-vous ?
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March 14 2024, 5:00pm
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Rendez vos présentations orales captivantes et mémorables grâce à ces 5 livres
Les présentations orales sont un exercice redouté par beaucoup. Pourtant, certains orateurs comme Steve Jobs excellent dans cet art. Leurs présentations sont percutantes, engageantes, inspirantes. Et vous aussi, vous pouvez acquérir ces talents oratoires !
Dans cet article, nous allons vous révéler les secrets des meilleurs communicateurs pour rendre vos présentations orales mémorables. Grâce aux conseils et techniques issus de ces 5 livres sélectionnés, vous saurez comment captiver votre auditoire, le tenir en haleine et faire passer vos messages avec assurance et impact.
Prêt à devenir un orateur inspirant qui marque les esprits ? Suivez le guide !
- "Les secrets de présentation de Steve Jobs"
Titre original : “The Presentation Secrets of Steve Jobs”
Par Carmine Gallo, 2011, 273 pages.
Résumé du livre "Les secrets de présentation de Steve Jobs " de Carmine Gallo
Dans son livre "Les secrets de présentation de Steve Jobs", l’auteur, Carmine Gallo, expert reconnu en communication et formateur à Harvard, partage les astuces et techniques utilisées par Steve Jobs pour créer des présentations engageantes et mémorables.
En s'appuyant sur de nombreuses vidéos des interventions du célèbre entrepreneur, l'auteur dissèque la méthode de Steve Jobs. Celle-ci se découpe en 3 actes :
Acte 1 - Construire une histoire percutante
La création d'un récit captivant est essentielle. Steve Jobs était en effet un narrateur hors pair qui savait capter l'attention de son public en racontant une histoire.
Acte 2 - Transformer sa présentation en expérience
L'art oratoire de Steve Jobs reposait sur la création d'une expérience immersive pour son public. Pour vous-même y parvenir, les éléments clés à intégrer dans votre présentation, selon Carmine Gallo, doivent donc comprendre : un titre captivant, des messages clés, des métaphores et analogies, des démonstrations, des témoignages, des clips vidéo ou autre matériel visuel, des graphiques et des statistiques.
Acte 3 - Peaufiner et répéter son discours.
La pratique constante et l'amélioration sont indispensables. Steve Jobs était effectivement connu pour sa préparation minutieuse et son dévouement à l'amélioration continue.
Concis et riche en exemples concrets, l’ouvrage fourmille aussi de conseils pour créer des présentations accrocheuses. Vous les retrouverez tout au long du livre, comme par exemple : élaborer un pitch en 140 caractères, n'afficher qu'une idée par diapositive, insérer du storytelling, prévoir des moments d'émerveillement, soigner sa posture ou encore faire des répétitions intensives.
L’idée principale à retenir et 5 secrets de présentations orales "façon Steve Jobs"
L’idée phare du livre est la suivante : c’est avant tout une histoire inspirante et des émotions qui captiveront votre public, bien plus que de simples faits ou des diapositives.
Par ailleurs, voici 5 secrets de présentation selon Steve Jobs développés dans l’ouvrage :
Posez un problème auquel vous apportez une solution : classique chez Steve Jobs.
Favorisez le visuel et l'émotionnel, réduisez le texte au minimum.
Créez des titres percutants de moins de 30 mots.
Prévoyez des moments spectaculaires pour marquer les esprits.
Répétez avec intensité pour paraître spontané le jour J.
Mon avis sur le livre "Les secrets de présentation de Steve Jobs" de Carmine Gallo
Dans son livre "Les secrets de présentation de Steve Jobs", Carmine Gallo partage un éclairage unique sur les techniques qui ont fait de Steve Jobs un maître de la présentation.
En les appliquant à votre tour, vous serez, affirme l’auteur, assuré de dynamiser vos présentations orales, d’être plus à l’aise à l'oral, et surtout de créer un impact émotionnel puissant sur votre audience.
Les nombreux exemples, les vidéos de Steve Jobs et plus globalement, l’approche complète et détaillée que propose l’ouvrage, permettent de visualiser concrètement la méthode à suivre.
Bref, ce livre est un véritable trésor de conseils pratiques et de stratégies éprouvées pour quiconque souhaite faire des présentations orales mémorables "à la Steve Jobs".
Les points forts et points faibles du livre "Les secrets de présentation de Steve Jobs" de Carmine Gallo
Points forts :
L’approche complète, par étapes, concrète, détaillée et illustrée d’exemples, propose une vraie valeur éducative.
Les références et vidéos de l’orateur hors pair qu’était Steve Jobs sont un trésor de matière de travail.
Les histoires et anecdotes de l’auteur qui coache des CEO de la Silicon Valley rendent la lecture d’autant plus captivante.
Point faible :
Le contenu est principalement axé sur la persuasion. Il est donc parfait pour les présentations orales d’entrepreneurs par exemple, mais moins pertinent pour ceux qui chercheraient plutôt à divertir ou informer.
Ma note :
★★★★★
Pour aller plus loin :
Lire la chronique sur ce blog
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- "Devenez un grand orateur TED | Les 9 secrets des prises de parole les plus brillantes"
Titre original : “Talk Like TED”
Par Carmine Gallo, 2020 (dernière édition), 303 pages.
Résumé du livre "Devenez un grand orateur TED" de Carmine Gallo
Cet autre livre de Carmine Gallo, intitulé "Devenez un grand orateur TED", dévoile 9 secrets des conférenciers TED les plus brillants qui vous permettront de faire, à votre tour, des présentations orales impactantes et inspirantes.
Ainsi, l'auteur, connu pour ses best-sellers, ses conférences et pour être le conseiller en communication de marques prestigieuses, a analysé les plus belles réussites des conférences TED pour en tirer des leçons universelles et applicables par tous.
Riche en anecdotes et en références neuroscientifiques, l'ouvrage montre que l’art de captiver réside dans des présentations courtes, visuelles et chargées d'émotions, qui mobilisent tous les sens pour marquer les esprits.
Parmi les 9 conseils développés dans l’ouvrage pour réussir nos présentations à coup sûr, Carmine Gallo nous invite, par exemple, à : trouver notre passion et la partager, apprendre à manier le storytelling, nous entraîner à converser naturellement, oser l'humour ou encore provoquer la surprise.
L’auteur explique aussi comment utiliser efficacement la slidologie sans ennuyer notre auditoire, comment communiquer avec aisance et authenticité, et comment susciter des émotions marquantes.
4 points clés qui rendront vos présentations orales mémorables, selon les meilleurs orateurs TED
Du livre "Devenez un grand orateur TED", nous pouvons retenir l’idée globale suivante : nourrir sa passion, oser se dévoiler avec authenticité et savoir raconter une histoire sont les ingrédients les plus importants d'un discours ou d’une présentation inspirante.
Voici 4 points phares partagés par Carmine Gallo dans son ouvrage :
L'authenticité et l'aisance en public sont des qualités qui peuvent être développées
En effet, la prise de parole en public n’est pas forcément innée. Elle s’apprend et peut considérablement s’améliorer quand on sait utiliser certains outils pour y parvenir.
La communication est plus qu'un simple échange d'information : elle doit être vécue comme une expérience marquante.
Ainsi, une présentation réussie repose avant tout sur le cœur et l'émotion plus que sur le contenu. Il faut surprendre, toucher, marquer les esprits par une expérience sensorielle intense (et ce, en moins de 18 minutes pour les conférences TED). Aussi, l'humour, la nouveauté, le naturel et l'authenticité tiennent en haleine l'auditoire.
Pour convaincre, les récits et l'imagerie mentale sont plus efficaces que les données.
Le choix des mots, la structure du discours et l'utilisation des aides visuelles sont essentiels lors de vos présentations orales. Par ailleurs, raconter une histoire inspirante passionnera votre auditoire et laissera une impression durable.
La répétition et l'entraînement intensif sont la clé des présentations orales qui paraissent spontanées.
Mon avis sur le livre "Devenez un grand orateur TED" de Carmine Gallo
"Devenez un grand orateur TED" est un livre que je recommande vivement à toute personne qui souhaite améliorer sa prise de parole en public et développer son charisme et son aisance à l’oral.
Que vous soyez manager, dirigeant, leader, entrepreneur, enseignant, étudiant ou simplement quelqu'un qui souhaite inspirer les autres, ce livre partage les outils concrets des meilleurs orateurs pour, comme eux, faire de l’effet, impacter, captiver le public lors de vos présentations orales.
Les conseils de Carmine Gallo sont pertinents et faciles à appliquer, et ses références aux meilleures conférences TED sont à la fois inspirantes et instructives.
C'est un livre qui donne vraiment envie de monter sur scène !
Les points forts et points faibles du livre "Devenez un grand orateur TED" de Carmine Gallo
Points forts :
Des conseils très concrets pour devenir un orateur qui marque les esprits.
Les anecdotes inspirantes, témoignages, retours d’expérience et exemples rendent le livre captivant.
Un contenu motivant, qui aide à prendre confiance et donne envie de monter sur scène.
Point faible :
Je ne vois pas de point faible notable à souligner.
Ma note :
★★★★★
Pour aller plus loin :
Lire la chronique sur ce blog
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- "L'art du pitch"
Titre original : “Pitch Anything”
Par Oren Klaff, 2015, 261 pages.
Résumé du livre "L'art du pitch" d'Oren Klaff
Le livre "L'art du pitch" d’Oren Klaff porte sur l'art de présenter et vendre efficacement ses idées. L'auteur est un expert reconnu dans le domaine en présentations orales et le fondateur d'Intersect Capital. Dans ce livre, il souligne notamment qu’il est primordial de bien maitriser le cadre de sa présentation orale ( = environnement) et de gérer efficacement les dynamiques de pouvoir en jeu lorsque nous interagissons avec notre auditoire.
Ainsi, dans les premiers chapitres de "L'art du pitch", Oren Klaff :
Nous éclaire sur le fonctionnement du cerveau humain. Il explique notamment qu’il faut cibler le cortex reptilien de son interlocuteur pour que le message passe.
Détaille ensuite les différents types de cadres qui régissent les interactions sociales comme le cadre de puissance, de récompense ou d'intrigue, et comment prendre le contrôle ou inverser ces cadres.
Puis, aborde l'importance du statut social de l'orateur, et la dualité alpha/bêta qui caractérise les rapports humains. Il donne des conseils pour améliorer son statut afin d'avoir plus de poids et de crédibilité lors d'un pitch.
Dans la seconde moitié du livre "L'art du pitch", Oren Klaff propose un plan en 3 phases pour pitcher efficacement ses idées. Selon sa méthode, nous devons donc commencer par nous présenter et présenter notre idée. Puis, aborder les aspects financiers. Terminer enfin par indiquer notre position sur le marché.
Il insiste également sur l'importance de ne pas paraître dans le besoin lors d'un pitch, même si c'est le cas.
Les 5 secrets pour bien pitcher ses idées selon Oren Klaff
Pour Oren Klaff, la réussite d'un pitch repose avant tout sur la maîtrise des interactions sociales et des rapports de force et de statut.
Voici donc 5 points clés à appliquer pour un pitch réussi selon le livre "L'art du pitch" :
Comprendre le fonctionnement du cerveau de son auditoire pour adapter son pitch et passer les filtres du cortex reptilien.
Identifier et maîtriser les différents cadres relationnels pour garder la main sur l'échange.
Travailler son art oratoire avec des rituels et en cultivant son image d'expert pour gagner en crédibilité.
Suivre un plan en 3 phases - présentation, budget, positionnement - pour structurer son pitch.
Paraître toujours sûr de soi et en position de force, même en situation de faiblesse.
Mon avis sur le livre "L'art du pitch" d’Oren Klaff
"L'art du pitch" propose une approche à la fois pratique et conceptuelle pour saisir et maîtriser les ressorts d’une présentation orale réussie, et plus spécifiquement savoir pitcher une grande idée.
J'ai particulièrement apprécié les chapitres sur le processus créatif et le storytelling, qui m'ont fait prendre conscience de l'importance de mettre en récit et de donner du sens à nos présentations orales si on les veut impactantes.
Le style graphique aéré et les nombreux visuels facilitent la compréhension et la lecture. Et les checklists et résumés en fin de chapitres sont une vrai plus-value pour l'application concrète des conseils prodigués.
Parce qu’il aide vraiment à réaliser des présentations orales simples, claires et engageantes, "L'art du pitch" est un must-have pour qui veut rendre ses idées mémorables, les vendre avec art, réussir ses deals, ou juste perfectionner ses talents d’orateur et communicateur.
Les points forts et points faibles du livre "L'art du pitch" d’Oren Klaff
Points forts :
Les explications détaillées et schématiques sur le fonctionnement du cerveau.
L’analyse approfondie des différents cadres relationnels et les conseils pour réussir à prendre le contrôle sur eux pour les renverser.
Le plan d'action en 3 étapes pour structurer son pitch.
L’étude de cas concret en fin d'ouvrage qui exploite les principes théoriques de l'art du pitch développés tout au long des chapitres.
Points faibles :
Le contenu complexe peut nécessiter plusieurs lectures.
Certaines parties mériteraient peut-être d’être réorganisées de façon plus cohérente pour plus de clarté.
Ma note :
★★★★★
Pour aller plus loin :
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- "L’ouverture du discours"
Par Éric Bah, 2021, 284 pages.
Résumé du livre "L'ouverture du discours" d'Éric Bah
Le livre "L'ouverture du discours" d’Éric Bah porte sur un point capital dans la réussite ou non d’une présentation orale ou d’un discours. Il s’agit de "l'ouverture". Autrement dit, le début, l’introduction d'une prestation orale.
L'auteur y explique que, lors d'une prise de parole, les premières secondes sont déterminantes et doivent remplir 4 missions :
Attirer l'attention,
Établir une connexion,
Susciter l'intérêt
Lancer le sujet.
Pour ce faire, Éric Bah détaille 28 techniques concrètes réparties en 4 catégories, illustrées d'exemples de discours historiques ou personnels.
On y trouve, par exemple, parmi les techniques pour :
Attirer l'attention : faire une déclaration surprenante, révéler un paradoxe ou créer le suspense.
Établir une connexion : communiquer ses émotions, personnaliser le discours ou utiliser l'humour.
Susciter l'intérêt : raconter une histoire courte, présenter un support visuel ou faire une promesse.
Lancer le sujet : citer un événement en lien avec le thème ou donner une définition.
Dans la seconde moitié du livre, Éric Bah passe en revue 15 erreurs classiques à éviter en ouverture de discours.
Puis, il donne 15 conseils pour perfectionner ses prises de parole, de la rédaction à la respiration avant de monter sur scène.
4 points clés pour faire impression lors de vos présentations orales selon Éric Bah
Pour Éric Bah, la qualité de l'ouverture d’un discours ou de vos présentations orales conditionne la réussite de tout le discours ou toute la suite de votre prise de parole. Elle détermine si le public continuera à écouter ou se désintéressera.
Autour de cette idée clé, retenez ces 4 points essentiels que l’auteur développe tout au long de l’ouvrage :
Dès les premières secondes, l'ouverture de votre prise de parole doit créer une relation intense avec le public : attirer son attention, établir un lien avec lui, susciter son intérêt et clarifier le sujet traité.
Il existe de multiples techniques éprouvées pour remplir ces 4 missions, comme le suspense, l'humour ou encore les statistiques chocs. Ces techniques doivent être choisies et adaptées au contexte ainsi qu'au profil du public.
La forme de l'ouverture doit être soignée : phrases courtes, mots justes, apprentissage par cœur et répétitions.
L'orateur doit gérer son trac, respirer, s'ancrer sur scène et savourer le silence de la salle suspendue à ses lèvres.
Mon avis sur le livre "L'ouverture du discours" d’Éric Bah
Grâce à son approche très pratique, ce livre est une mine d'or pour quiconque souhaite améliorer l'impact de ses prises de parole et présentations orales.
Les techniques pour réussir son ouverture sont détaillées de façon très concrète à travers 7 chapitres : chaque chapitre entier est dédié à une technique. Les nombreux exemples de discours analysés rendent les principes parlants. Ils vous permettront de vous entraîner de façon très efficace.
Le livre est également très intéressant pour les erreurs courantes qu’il souligne. On évitera ainsi de les commettre et on s’assure, au moins, de réussir notre intervention orale. Les conseils et ressources supplémentaires développées en dernière partie vous garantiront, eux, une présentation qui laissera une impression remarquable pour longtemps.
Pour la pertinence et la qualité de son contenu, je ne peux que vivement vous inviter à lire "L'ouverture du discours". Appliquez les consignes et vous créerez, à coup sûr, dès les premières minutes, l’effet qui tiendra vos auditeurs en haleine tout au long de votre intervention.
Les points forts et points faibles du livre "L'ouverture du discours" d’Éric Bah
Points forts :
Le contenu pertinent et de grande qualité, de grande valeur.
L'analyse de nombreux exemples de discours par l’auteur.
Les nombreuses références sur la prise de parole, telles que des audios, des vidéos, des livres, des formations, des leaders et des conférenciers.
Les touches d'humour de l’auteur.
Point faible :
Je ne vois aucun point faible.
Ma note :
★★★★★
Pour aller plus loin :
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- "Présentation zen"
Par Garr Reynolds, 225 pages, 2008.
Résumé du livre "Présentation zen" de Garr Reynolds
Le livre "Présentation Zen" de Garr Reynolds, traite de l'art de créer des présentations efficaces, simples et percutantes, notamment à l'aide de diapositives PowerPoint ou Keynote.
L'auteur, professeur de marketing au Japon, explique que la majorité des présentations assistées par ordinateur sont aujourd'hui soporifiques, avec un trop-plein de textes et d'éléments qui noient le message principal.
Il propose donc d'adopter une approche "zen" pour concevoir des présentations focalisées sur l'essentiel : simplicité, clarté et concision.
Pour cela, il partage de nombreux conseils pratiques. Par exemple : privilégier les visuels percutants qui soutiennent le discours oral, éviter les templates PowerPoint par défaut, maximiser l'espace blanc, soigner le rapport signal/bruit ou exploiter la supériorité de l'image sur le texte.
Dans la seconde moitié du livre, Garr Reynolds insiste sur l'importance de la présence et du contact avec le public le jour J. Il invite le présentateur à méditer, respirer, s'ancrer sur scène et interagir au maximum avec les spectateurs. L'idéal étant de maîtriser suffisamment son sujet pour pouvoir improviser.
6 points clés pour réussir vos présentations orales selon le livre "Présentation zen"
Le message central du livre "Présentation Zen" de Garr Reynolds est qu'en adoptant une approche zen, focalisée sur la simplicité et la clarté, vous créerez des présentations percutantes, même avec PowerPoint.
Voici 5 points clés que vous pouvez retenir et que vous retrouverez de façon détaillée dans le livre :
Privilégier les visuels forts et épurés qui renforcent le discours oral, sans trop de textes.
Maximiser les espaces vides, éviter les éléments superflus qui nuisent au message.
Jouer sur les contrastes, la répétition et l'alignement pour donner de la cohérence.
Raconter une histoire sincère pour capter l'attention et faciliter la mémorisation.
Être pleinement présent et en contact avec le public le jour J.
Improviser et interagir pour donner de la vie et de l'authenticité à votre présentation.
Mon avis sur le livre "Présentation zen" de Garr Reynolds
"Présentation Zen" est un manuel pratique sur l'art de la présentation réussie, qui, sans se focaliser sur les logiciels, fournit des conseils simples pour éviter les écueils classiques.
Il vous aidera à construire des présentations dynamiques qui favorisent votre message, en vous recentrant sur l’essentiel plutôt que sur la forme.
Certes parfois un peu léger, le livre a au moins le mérite d’aller à l'essentiel pour rester accessible à tous.
"Présentation Zen" est un ouvrage que je conseille donc sans hésiter à ceux qui souhaitent apprendre à concevoir des présentations orales qui marquent les esprits via un contenu visuel, agréable, sans technique, simple et efficace, et selon une approche zen et minimaliste.
Les points forts et points faibles du livre "Présentation zen" de Garr Reynolds
Points forts :
Style graphique et visuel agréable.
Un bon équilibre entre le contenu pratique illustré de conseils concrets et les concepts théoriques à approfondir.
Nombreux exemples de présentations orales de grands orateurs.
Un livre accessible : pas de technique abordée (comme Powerpoint ou Keynote) mais davantage focalisé sur l'esprit de la présentation.
Points faibles :
Le contenu assez léger.
Le sujet assez restreint.
Ma note :
★★★★★
Pour aller plus loin :
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Avez-vous apprécié nos conseils et astuces pour réussir vos présentations orales ? Quels sont les points qui vous ont le plus marqué ? Pensez-vous tester certaines de ces techniques ou les approfondir en lisant un de ces ouvrages prochainement ?
N'hésitez pas à partager votre avis ou à suggérer d'autres livres pertinents en commentaire ! Vos retours nous permettront d'enrichir cet article pour le bonheur de tous les orateurs en herbe.
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March 11 2024, 5:00pm
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J'ai publié sur des-livres-pour-changer-de-vie.fr
Réussir sa vie d’expat’
Résumé de « Réussir sa vie d’expat’ » de Magdalena Zilveti Chaland : un guide ultracomplet pour tous ceux et celles qui veulent tenter l'expérience de l'expatriation avec ou sans leur famille, pour quelques mois ou la vie entière !
Par Magdalena Zilveti Chaland, 2015.
Chronique et résumé de « Réussir sa vie d’expat’ » de Magdalena Zilveti Chaland
Introduction
L’expatriation désigne ici le fait, pour les citoyens de pays occidentaux, de partir à l’étranger pour s’y installer. La durée peut varier. L’intérêt également : il peut être éducatif, économique, amoureux, etc.
Cette mobilité internationale est « une réalité en plein essor », dit l’auteure. Pourtant, elle n’est pas toujours thématisée. En outre, ceux et celles qui partent ne se rendent pas toujours compte de toutes les conséquences et de tous les défis qui les attendent.
En fait, il arrive souvent que le projet se focalise sur les aspects pratiques, surtout au début. Mais quid des aspects émotionnels et mentaux ? Ceux-ci sont relégués au second plan, alors qu’ils ont une importance cruciale pour notre bien-être.
« La problématique à laquelle l’expatrié doit faire face se résume ainsi : « Comment réussir à trouver son chez-soi en soi où que l’on soit. » C’est à cette problématique-là que l’intelligence nomade tente d’apporter une réponse. » (Réussir sa vie d’expat’, Introduction)
Autant ne pas le cacher, cette expatriation peut avoir des côtés douloureux. Mais tout l’enjeu est d’en faire une opportunité d’évolution sincère. Cette expérience nouvelle est aussi le foyer d’une réinvention de soi.
Prêt pour le voyage ?
Partie 1. Comprendre ce qui se passe en soi lorsque l’on part vivre ailleurs.
Chapitre 1 — Comment change-t-on en permanence ?
Des individus toujours en évolution
À chaque époque de la vie, nous gagnons et nous perdons quelque chose. Nous nous modifions sans cesse. Voyons quelles sont les cinq grandes étapes de cette évolution.
1 — Une enfance pour se bâtir des fondations. C’est à ce moment que les bases s’acquièrent. Il trouve son équilibre dans la maison. Puis il se socialise progressivement au-delà du cercle restreint de ses parents. Les premières blessures et frustrations doivent être surmontées.
2 — Une adolescence pour se préparer à l’âge adulte. Période de confusion et de maturation exceptionnelle, l’adolescence est le lieu de découverte de son identité et de sa personnalité. L’adolescent prend conscience de sa sexualité et de son corps via la puberté. Il apprend aussi le jeu de soumission/subversion des règles sociales.
3 — Un âge adulte pour se réaliser. L’engagement du jeune adulte, vers 30 ans, se fait plus fort. Il cherche à se déterminer en posant des choix concrets et conscients. C’est souvent le moment de créer une famille et de solidifier ses acquis économiques et professionnels. C’est le temps de l’effort — avec les risques que cela génère.
4 — Un milieu de vie marqué par des remises en question. La période 40-50 ans est charnière pour plusieurs raisons. Les relations familiales évoluent, au point de se transformer complètement (enfants plus indépendants, parents plus dépendants). C’est aussi un temps du « bilan personnel » qui peut être fort en émotions et en changements.
5 — Une vieillesse pour savourer l’instant présent. À cette étape de la vie, il y a bien sûr la question de la retraite qui se pose. Au-delà de cela, chacun vieillit à son rythme. Les conditions physiques et mentales de chacun sont différentes. C’est parfois le moment de concrétiser un vieux rêve de voyage et de profiter du temps présent.
Des identités qui se construisent
L’identité n’est pas acquise une fois pour toutes. « L’identité est une notion compliquée, car elle désigne quelque chose d’impalpable, d’indéfinissable, de mouvant et de souvent incertain », dit l’auteure.
Nous construisons notre identité en intériorisant certains modèles. Nous trouvons ceux-ci au cours des interactions que nous avons tout au long de notre existence. Les moments de « crise » ont un rôle important. Ils vont venir stabiliser certains changements en créant des ruptures avant/après.
Au cœur de l’identité, il y a néanmoins un sentiment unique : celui d’être et de rester différent d’autrui. Nous avons besoin de soigner ce sentiment de « cohérence, d’unité et d’intégrité ».
De temps à autre, sociologues et psychologues parlent d’identités multiples : sociale, idéale, virtuelle, etc. Dans ce cas, le terme renvoie davantage à un rôle dans un environnement social. Parfois, nous nous sentons morcelés entre ces différentes images, ces différents « clichés » de nous-mêmes.
Pour unifier tout cela, il importe de comprendre le processus d’individuation.
« L’individuation représente la réalisation de soi, dans ce qu’il y a de plus profond, intime et personnel, incluant aussi les parts d’ombre et de refoulé. Ce n’est pas un état stable ou un résultat objectif, mais un mouvement évolutif en lien avec le processus de développement personnel. » (Réussir sa vie d’expat’, Partie 1, Chapitre 1)
L’auteure donne plusieurs outils d’analyse pour nous aider à mieux nous connaître, en appréhendant ce processus d’individuation. Elle propose d’utiliser trois typologies :
Les cinq étapes de Christophe Fauré ;
La typologie de Jung ;
Le MBTI/CCTI (Myers-Briggs Type Indicator/Cailloux-Cauvin Type Indicator).
Des intelligences multiples et diverses
L’individu évolue et se construit progressivement ; une identité se forme. Mais qu’en est-il de son intelligence ? Est-elle figée et unique ?
Non. Selon l’auteure, l’ère de l’intelligence unique, définie par le QI (quotient intellectuel) est révolue. Les travaux d’Howard Gardner sont venus amplifier et surtout décloisonner cette version réductrice de l’intelligence.
Magdalena Zilveti Chaland insiste tout particulièrement sur l’importance de l’intelligence émotionnelle qui reprend des éléments des intelligences inter et intrapersonnelles que le psychologue américain avait étudiées ailleurs.
À la rencontre d’une intelligence nomade
Le terme d’intelligence nomade est utilisé pour caractériser « la capacité à vivre en dehors de son cadre familier » de façon active, constructive et apaisée. Ce concept sera mobilisé à nouveau dans le chapitre 4.
Chapitre 2 — Pourquoi changer de pays nous déstabilise ?
Comprendre ce qu’est le nomadisme
« Le nomadisme est un mode de vie fondé sur le déplacement physique, comportemental ou intellectuel. Il peut provenir d’un besoin écologique, climatique, économique, culturel, professionnel ou spirituel. » (Réussir sa vie d’expat’, Partie 1, Chapitre 2)
Il faudrait ajouter le nomadisme digital. Celui-ci nous offre la possibilité de travailler de partout, d’explorer le monde tout en gagnant correctement (voire très bien) notre vie.
L’auteure utilise un conte bien connu pour dire que nous sommes devenus à la fois lièvres et tortues. Nous allons vite, très vite. Mais en même temps, nous emportons notre maison sur notre dos.
Dans tous les cas, il ne faut pas oublier que ce phénomène du nomadisme est pluriel. Comme le rappelle la définition proposée ci-dessous, les raisons de s’expatrier sont multiples et créent des situations très spécifiques.
Dans les pays industrialisés, « vivre à l’étranger est devenu une part majeure de la formation universitaire, professionnelle et de l’évolution de carrière ». Et nous nous expatrions de plus en plus souvent pour terminer notre existence sous le soleil.
Autrement dit, de plus en plus de personnes ont besoin de développer cette « intelligence nomade » dont nous avons parlé plus tôt.
Connaître les enjeux du culturel
Lorsqu’une personne reste dans le pays d’accueil, nous parlons de « migrant ». Pour celui-ci, la question de l’adaptation à son nouveau cadre de vie est déterminante. Comment trouver un équilibre entre ses racines culturelles et la culture nouvelle qui le reçoit ?
L’intégration culturelle n’est pas toujours chose aisée. Plusieurs sentiments peuvent émerger :
Rejet ;
Fascination ;
Sentiment de perte de ses origines ;
Envie, mais anxiété ;
Etc.
Parfois, les deux cultures sont si différentes que surgit un sentiment d’incompréhension et de désarroi. La personne a l’impression d’être dans une impasse. Ou bien elle se sent sidérée : c’est le « choc culturel ».
Dépasser le choc culturel est un processus long. Pour mieux le comprendre et le gérer, il est possible d’utiliser une modélisation en cinq étapes.
Les voici :
Pré-expatriation = préparation plus ou moins longue à la culture d’accueil ;
Lune de miel = admiration pour la culture directement après l’arrivée sur place ;
Crise = désillusions et frustrations, prise de conscience des « handicaps sociaux » ;
Récupération = assimilation des nouveaux codes sociaux, résilience et nouvelles routines ;
Adaptation = sentiment d’être de plus en plus « chez soi », meilleure maîtrise des codes culturels, l’équilibre est trouvé.
S’adapter aux changements de cadre de vie et aux périodes de transition
Qu’il y ait ou non choc culturel, il y a, dans toute expatriation, une période d’adaptation durant laquelle nous devons accueillir et gérer le changement. Cette période de modification du soi antérieur se nomme aussi « transition ».
Cette transition se déroule en trois phases :
Acceptation de la fin de la stabilité ;
Gestion des incertitudes ;
Renouveau et découverte de nouvelles habitudes.
Pour étudier votre façon d’appréhender le changement, vous pouvez utiliser le système des 4S (théorie des transitions de Schlossberg) :
Situation = que vivez-vous d’autre au moment où vous êtes en train de « transitionner » ?
Self = comment évaluez-vous votre état et vos ressources pour faire face à la transition ?
Soutien = sur qui — et quoi — pouvez-vous compter ?
Stratégies = comment pouvez-vous agir de façon raisonnable et réfléchie ?
Des identités qui deviennent mosaïques
L’origine « du sol » (où nous sommes nés) ou « du sang » (l’origine culturelle de nos parents) peut avoir plus ou moins d’importance pour nous. L’auteure raconte plusieurs cas, et notamment sa propre histoire, à ce sujet.
Comment se sentir chez soi ? Certaines personnes attendront d’avoir déballé des cartons leurs affaires personnelles. Mais peut-être que le chez-soi n’est pas un lieu passif. Après tout, « être chez soi [n’est-il pas] un état d’esprit spirituel et méditatif » ?
Le plus important, nous l’avons déjà dit, est peut-être de parvenir à se sentir chez soi en soi.
Il apparaît aussi que les personnes peuvent combiner deux ou plusieurs origines et en faire une identité multiculturelle. Certains individus se sentent profondément attachés à deux ou plusieurs cultures en même temps.
Chapitre 3 — Des défis émotionnels à relever
Gérer la question des départs et des retours
Il n’est pas toujours facile de quitter ses proches. Ni, pour eux, de nous laisser partir. Tout un travail sera nécessaire pour annoncer la décision, une fois que celle-ci aura été prise. Il faudra aussi répondre aux questions et, parfois, faire face aux préjugés et aux peurs des autres.
Plusieurs actions ont lieu dans les temps qui précèdent le départ. Une fête peut avoir lieu afin de célébrer l’aventure et formaliser les adieux.
Lors d’expatriations professionnelles, un voyage de reconnaissance est parfois organisé. Certaines entreprises font également appel à des « sociétés de relocalisation » qui aident les jeunes arrivants à s’installer dans le pays d’accueil.
Il y aura, bien entendu, le déménagement à prévoir. Puis les retours au pays, plus ou moins saisonniers. Par ailleurs, il arrive que nous partions plusieurs fois, allant de pays en pays avec ou sans passer par la « case départ » du pays d’origine.
Dans ce dernier cas, le processus d’installation devient plus compliqué. L’envie d’aventure peut céder la place à celle de « poser ses valises » quelque part.
Certains auteurs parlent d’impatriation pour désigner le cas de retours définitifs dans le pays d’origine. Il peut se faire sans mal ou, au contraire, être appréhendé avec douleur ou ennui… Souvent, notre terre familière nous est devenue étrangère et nous avons besoin de nous y reconnecter.
Apprendre à gérer son stress
Dans cette section, Magdalena Zilveti Chaland aborde la question du stress. Elle étudie ses origines et ses manifestations, puis évoque plusieurs stratégies et techniques d’adaptation.
Au niveau des techniques, notons celles basées sur le « coping » (en anglais : faire avec). L’auteure évoque deux types de techniques de ce type.
Coping centré sur le problème = stratégies pour améliorer l’environnement.
Coping centré sur l’émotion = stratégies de diminution du sentiment intérieur.
Soyez attentif, si vous vous expatriez, aux signaux somatiques ou psychologiques qui vous indiquent un mal-être. Ne le laissez pas s’installer durablement. Il existe des techniques pour renforcer son estime personnelle et, finalement, sa confiance en soi.
Les souffrances de l’altérité
Le changement de pays peut se révéler être plus dur que prévu.
« Même si l’expatriation peut être un formidable tremplin pour une réalisation personnelle, elle reste néanmoins une démarche qui peut être coûteuse pour le psychisme », soutient l’auteure.
Par exemple, la nostalgie peut surgir. Nous avons alors le « mal du pays » (homsickness). Nous pouvons aussi avoir tendance à idéaliser les bons moments du passé. Vous devriez faire particulièrement attention si ce sentiment s’incruste sur une trop longue période ou devient trop intense.
Nous pouvons également nous rendre compte que les motivations annoncées lors de notre départ ne sont pas exactement celles qui, au fond, nous ont poussé à agir. Parfois, partir revient à « fuir » ou chercher à se reconstruire intérieurement ailleurs.
À certains moments, les réactions des personnes que nous laissons dans le pays que nous quittons pourront nous surprendre. Indifférence, agressivité, chagrin : vous devrez peut-être affronter l’une de ces émotions. Partir, dit l’auteur, peut s’apparenter à « une petite mort ».
Une fois sur place, l’altérité n’en a pas fini de nous jouer des tours. Nous nous sentons à part, voire exclus dans le pire des cas. Notre volonté d’adaptation sera parfois très forte, au point de développer un faux self (une identité de surface qui nous servira à nous intégrer).
Faire face aux épreuves de la vie en vivant loin
Avant d’en venir aux aspects positifs de l’expatriation, continuons à explorer les possibles difficultés. Cette analyse est importante, car elle permet de se mettre au clair avec la réalité de la vie à l’étranger.
Voici les trois situations analysées en détail par Magdalena Zilveti Chaland :
Un proche souffre d’une maladie grave ;
Un décès touche la famille « restée au pays » ;
Ou bien un décès survient dans votre propre famille d’expat’.
Elle conclut ce chapitre difficile par ces termes pleins de résilience :
« Entre détresse et souffrance, reviviscence de souvenirs, regrets et nostalgie, c’est en puisant dans sa capacité à aller de l’avant que le migrant vivant l’épreuve de la maladie et du deuil poursuit son cheminement et ce malgré peine et perte. » (Réussir sa vie d’expat’, Partie 1, Chapitre 3)
Chapitre 4 — Se réaliser à l’étranger en développant une intelligence nomade
Trouver son chez-soi en soi où que l’on soit
Pour trouver la force de l’intelligence nomade, nous avons besoin d’agir à trois niveaux :
Nos ressources internes ;
Les forces agissantes intermédiaires ;
Les facteurs d’ajustement au monde extérieur.
Ce sont ces trois niveaux qui sont développés dans les sections qui suivent.
Puiser dans ses ressources pour s’épanouir
« Les ressources internes sont des éléments uniques que chaque personne possède et qui constituent ses repères identitaires », comme les valeurs, par exemple.
Mais aussi :
Nos besoins spécifiques (l’auteure reprend ici la fameuse pyramide de Maslow) ;
Buts (ici, elle s’appuie sur l’idée d’objectifs SMART) ;
Atouts (nos talents, savoirs et savoir-faire) ;
Et notre motivation, intrinsèque (projet personnel mûri) et extrinsèque (offre d’une entreprise, par exemple).
Des facteurs qui influent sur notre potentiel
Magdalena Zvileti Chaland insiste sur la pratique de pleine conscience. Celle-ci aide à se rendre compte du potentiel qui vit en nous. Nous pouvons apprendre à gagner en confiance, à maîtriser nos émotions et à vaincre nos fausses croyances.
L’auteure ne cite pas cette théorie, mais nous pouvons ici penser aux techniques de la PNL pour travailler ces points.
Des facteurs d’ajustement au monde environnant
Quatre facteurs ou qualités vous aideront à supporter ce que vous ne pouvez pas contrôler (les événements extérieurs).
L’adaptabilité = au quotidien, être capable de se plier aux imprévus ou aux différences culturelles, sans en faire un drame.
La communication = savoir exprimer ses doutes, ses besoins, ses frustrations, pour être compris. Mais aussi savoir se lier d’amitié avec autrui pour ne pas rester seul.
L’empathie = être à l’écoute de l’autre, chercher à comprendre ses propres besoins et ses différences, en se mettant à sa place.
La résilience = prendre conscience de sa force devant les événements malheureux de la vie et tourner le négatif en positif.
Partie 2. Comprendre les petits et grands effets de l’expatriation sur le cercle familial
Chapitre 1 — Déchiffrer ce qui se passe pour la famille en expatriation
Le fonctionnement de la famille
« La famille, c’est une communauté d’individus reliés par des liens de parenté, et c’est également un premier lieu de socialisation pour les enfants. Elle se constitue à travers différentes générations jusqu’à un niveau dit “nucléaire” plus restreint, composé du couple parental et de leurs enfants. » (Réussir sa vie d’expat », Partie 2, Chapitre 1)
D’un côté, les liens avec la famille au sens large (grands-parents, oncles et tantes, etc.) diminuent ou risquent de diminuer avec l’expatriation. Mais de l’autre, les liens de la famille nucléaire se renforcent généralement.
C’est l’une des conséquences de l’adversité et de l’aventure. Celle-ci unit les êtres d’une famille qui sont confrontés à des enjeux similaires et peuvent se serrer les coudes.
Pour les enfants, un noyau familial fort est source de stabilité émotionnelle et affective. L’existence de rituels ou de traditions familiales rassure et génère un sentiment fort d’être chez soi. Ici, bien sûr, la communication est aussi essentielle, pour que tout un chacun se sente accepté et compris.
L’intelligence nomade familiale
Si nous considérons de façon plus précise la famille comme un foyer d’identité, nous retrouvons quatre « ingrédients » importants.
Les valeurs familiales qui sont portées par les parents ;
Les besoins familiaux, qui proviennent des autres composantes et s’expriment de diverses manières ;
Le fonctionnement de la famille, qui suppose des règles et des rituels ;
La culture familiale qui relate l’histoire de la famille et ses relations, notamment, à la famille élargie.
Il existe une série de facteurs ou de « forces agissantes » qui influent sur le noyau familial :
Les saboteurs, qui sont les croyances limitantes au sein d’une famille ;
Le climat émotionnel, qui s’empare parfois de la famille tout entière ;
Le sens de l’engagement, à savoir la volonté de chacun de faire « fonctionner » la famille ;
La cohésion ou l’idée que la famille est plus que la somme des individus qui la composent. C’est un tout.
Comme pour l’individu (voir la partie 1, chapitre 4), la famille doit travailler avec des facteurs d’adaptation à l’environnement. Ceux-ci sont encore au nombre de quatre.
Adaptabilité ;
Solidarité ;
Congruence ;
Communication.
Ce sont des qualités qui permettent aux membres de la famille d’entretenir la vie familiale et de maintenir vivaces les forces agissantes qui donnent à chacun l’envie de faire partie de l’aventure familiale.
Les cellules familiales complexes à l’étranger
Les familles d’aujourd’hui sont parfois multiculturelles ou nomades avant même un quelconque départ. Les familles recomposées obligent les enfants à des allers-retours entre les parents, par exemple. Parfois, le métissage se mêle aux recompositions.
Dans ces cas de familles recomposées, il faut bien sûr s’assurer de l’accord du parent avant toute concrétisation des démarches d’expatriation. Il y a — notamment — des questions juridiques de garde qui doivent être résolues.
Les enjeux psychologiques peuvent également être particulièrement intenses (s’il s’agit pour un enfant de laisser l’un de ses parents au pays, par exemple). L’auteure prend soin de traiter en détail des problématiques liées aux familles séparées par l’expatriation.
Parfois, c’est l’expatriation elle-même qui génère la création d’une famille multiculturelle. Et cela peut même arriver sans que les parents soient d’origine différente. Comment ? Par l’intermédiaire d’une nounou, par exemple. Celle-ci peut apporter sa culture aux enfants et devenir une membre à part entière de la famille.
À noter également : de plus en plus de personnes s’expatrient pour des raisons médicales ou, tout simplement, pour profiter de leur retraite. Ce sont des cas spécifiques. Dans la deuxième situation, le cadre traditionnel permute.
Vecteurs et symboles traditionnels de stabilité, les grands-parents quittent « leur nid » et s’en vont à l’aventure. Cela peut certes parfois déstabiliser les enfants et petits-enfants. Mais souvent, ils sont perçus comme « donnant l’exemple ». Leur courage et leur ouverture sont alors salués par la famille.
Chapitre 2 — Interpréter ce qui se passe pour le couple en expatriation
Les répercussions de l’expatriation pour le couple
Aux États-Unis, il y a un nom pour les femmes qui suivent leur mari à l’étranger (c’est souvent dans ce sens-là) : les « trailing spouses » (conjoints suiveurs). L’auteure opte pour le terme « conjoint », plus neutre.
Les effets de cette situation peuvent être de plusieurs ordres.
Tout d’abord, le conjoint peut s’accoutumer sans problème. L’expatriation est alors une aventure vécue en commun, voire l’occasion de « repartir de zéro ». Les sentiments et le respect mutuels se renforcent au contact de l’adversité.
Parfois, les choses peuvent aller plus mal. Une discordance peut s’installer dans la vie du couple. C’est surtout le cas lorsque le conjoint se sent exclu du projet d’expatriation. Il a l’impression de subir le rythme et les décisions de l’autre. Le stress et la distance peuvent s’installer.
Frustrations, tromperies et ruptures peuvent alors apparaître. Les problèmes préexistants peuvent également remonter à la surface ou trouver un terrain d’expression plus favorable (en dehors de la pression de la famille élargie, notamment).
Les bénéfices pour le conjoint
Le conjoint a tout à gagner à adopter une attitude active. Il peut lui aussi réussir sa vie d’expat’ à condition de formuler un projet personnel qui lui tienne à cœur.
Celui-ci doit se trouver à la jonction de quatre grands axes :
Pouvoir (social et relationnel) ;
Amour (affectif et familial) ;
Être (développement personnel) ;
Avoir (avantages de l’expatriation).
L’expatriation est un moment privilégié pour se découvrir et s’accomplir. Nous pouvons acquérir de nouvelles compétences (langagières, mais pas seulement) et de nouvelles qualités individuelles (plus de curiosité, de résilience, etc.).
Les difficultés du conjoint
Si le conjoint ne parvient pas à trouver sa place et à formuler un projet personnel qui tienne la route, le risque est qu’il se dévalorise. Voici le témoignage de Céline rapporté par Magdalena Svetili Chaland :
« Mon mari découvre son travail, mes enfants découvrent leurs écoles. Et moi ? Seule, dans ma cage dorée, à la recherche de quoi faire, comment le faire et est-ce bien cela que je veux faire, j’ai tout simplement déprimé. Déprimé ? Avec la chance que j’avais ? Peu de personnes pouvaient le comprendre. » (Réussir sa vie d’expat », Partie 2, Chapitre 2)
Au-delà de la dévalorisation personnelle, se sont aussi d’autres besoins qui risquent de ne pas être satisfaits. Il s’oublie parfois au profit des autres (mari, enfants) et crée le vide dans sa vie — au niveau social, notamment. Ici encore, il est important d’en prendre conscience afin d’agir de façon créative.
Finalement, l’auteure aborde la question et le statut du conjoint masculin, suivant sa femme dans un pays étranger. C’est une situation plus rare, source à la fois de dangers et d’opportunités.
Finalement :
« Pour le conjoint, qu’il soit homme ou femme, il s’agit de réussir à créer, à investir et à se reconnaître dans un nouveau rôle et dans une nouvelle société. Trouver sa place signifie toujours être à l’écoute de ses envies et de ses besoins, pour mettre en route un véritable projet de réalisation personnelle. Être conjoint d’expatrié, homme ou femme, est un challenge individuel complexe, mais qui permet de se dépasser et de vivre une expérience unique et épanouissante. » (Réussir sa vie d’expat », Partie 2, chapitre 2)
Chapitre 3 — Pénétrer le monde des enfants en expatriation
Des enfants nomades
David Pollock et Ruth Van Reken ont forgé le terme d’« enfant de la troisième culture » pour désigner la spécificité de certains enfants nés dans le contexte d’expatriation. Ce sont des « mutants culturels » qui ont adopté, dès leur plus jeune âge, des caractéristiques propres à différentes cultures en même temps.
Parfois, leur intégration en France se révèle difficile, à la fois en raison des réactions négatives des autres et de leur propre peur à s’affirmer. Pour se sentir bien, ils doivent apprendre à gérer — et à valoriser correctement — leur sentiment de différence.
Les auteurs cités plus haut proposent quatre types de positionnements de l’enfant ayant vécu l’expatriation. Magdalena Svetili Chaland les reprend à son tour :
Étranger = la différence est flagrante, à la fois physique et mentale ;
Immigrant caché = la différence se trouve dans les façons de penser, leur expérience ;
Adopté = il y a une différence, mais il pense de la même façon et se sent intégré ;
Enfant miroir = les différences sont abolies et il est avec ses semblables.
L’impact de l’expatriation selon le développement des enfants
Les effets de l’expatriation se font diversement sentir selon l’âge et le niveau de développement de l’enfant.
Les tout-petits ont surtout besoin d’une famille qui les rassure. Plus adaptatifs par nature, ils trouveront généralement leur chemin dans ce nouveau monde à condition que leurs besoins soient satisfaits.
Les enfants de 7 ans environ vivent généralement une période critique d’acquisition de liens sociaux, de nouvelles connaissances et de stabilité. Un changement à ce stade peut se révéler plus anxiogène qu’à un autre.
Les adolescents vivent des turbulences internes qui s’ajouteront au stress de l’expatriation. Le travail identitaire qu’ils sont en train de mener peut se compliquer.
Pour autant, l’auteure donne plusieurs conseils pour que tout se passe bien, à tout âge :
Insister sur les bénéfices de l’expatriation ;
Impliquer les enfants dans le projet ;
Être à l’écoute de leur vécu ;
Recréer un espace familier ;
Rassurer l’enfant en lui consacrant du temps.
Les répercussions psychologiques et scolaires de l’expatriation
Il serait vain de le nier : les pertes vécues par l’enfant lors du départ peuvent être nombreuses. Il change de lieu, de proches, d’objets. Tout cela peut être source d’anxiété.
Parfois, l’enfant doit apprendre une nouvelle langue. Et il doit s’intégrer dans une nouvelle école. Ici, le réconfort et le soutien des parents sont essentiels.
Souvent, c’est aussi le moment de choix éducatifs importants du côté des parents. Opter pour une école internationale ou locale ? Tout dépend des stratégies personnelles, familiales et culturelles des parents.
Partie 3. Relever les challenges professionnels et relationnels
Chapitre 1 — Inscrire le monde professionnel dans la mobilité internationale
Ce que l’expatriation représente pour les entreprises
« Pour les entreprises, la présence d’un personnel qualifié à l’étranger permet d’établir une liaison entre la maison-mère et les filiales étrangères, favorisant les mouvements internationaux des salariés. L’objectif est d’entretenir les relations entre les différentes entités internationales de la société. » (Réussir sa vie d’expat », Partie 2, Chapitre 3)
Il peut y avoir d’autres cas de figure :
Création de filiales ;
Restructuration (fermeture de filiales) ;
Compétences recherchées à l’étranger ;
Etc.
Des enquêtes citées par l’auteure montrent que les entreprises se déchargent de plus en plus des frais liés à l’expatriation. Les financements existent toujours, mais surtout dans les grands groupes.
Par ailleurs, l’entreprise doit mettre en place une forme de management interculturel. Ici, le Cercle Magellan peut s’avérer utile. Plus les cultures sont éloignées et plus le défi est grand.
Des dispositions à l’expatriation nécessaires chez l’expatrié
Les entreprises n’envoient pas (ou ne devraient pas envoyer) leurs employés à l’étranger les yeux fermés. Elles s’assurent normalement que ceux-ci soient bien disposés vis-à-vis de l’expatriation.
Des dispositions subjectives (mobiles inconditionnels et conditionnels, voir p. 202-203) et objectives (âge, situation familiale, etc.) entrent en compte.
Au niveau individuel, des facteurs de personnalité sont étudiés afin de voir si la personne est intérieurement bien préparée au nomadisme :
Psychologiquement (confiance en soi, gestion du stress) ;
Socialement (capacités d’interaction, création de réseau, maîtrise de la langue) ;
Cognitivement (capacités d’observation, de compréhension et d’analyse).
L’auteure fournit une check-list bien utile pour vous aider à évaluer vos propres dispositions à l’expatriation p. 205-206 !
La carrière internationale comme tremplin professionnel
Aujourd’hui, les évolutions de carrière se font moins linéairement et moins verticalement. Elles vont en zigzag ! D’ailleurs, pour les plus jeunes, le monde entier devient « un immense champ d’exploration professionnelle », affirme l’auteure.
Les motivations des expatriés économiques varient. Pourquoi changer de pays pour aller travailler ? C’est tout le thème des « ancres de carrière » développé par Edgar H. Schein.
En voici quelques-unes parmi celles citées dans l’ouvrage :
Technique (expertise) ;
Sécurité (stabilité) ;
Management (leadership) ;
Engagement (dévouement à une cause) ;
Etc.
Magdalena Svetili Chaland aborde aussi la question des entrepreneurs qui décident de créer ou gérer leur entreprise depuis l’étranger. Ces « expat-preneurs » ont des profils différents, mais tous ont la force de saisir les opportunités et de prendre des risques.
À noter : il existe de nombreux conjoints (ceux dont nous parlions au chapitre 2 de la partie 2) qui se lancent dans l’entrepreneuriat après l’expatriation. Et pourquoi pas l’infopreneuriat ?
Une expatriation qui impacte fortement la carrière des conjoints
« Accompagner son mari ou sa femme dans une expatriation peut signifier quitter un parcours professionnel et familial classique. Il va alors s’agir de se représenter le travail de façon différente. C’est la notion même de carrière qui est d’ailleurs à repenser. Avec adaptabilité, souplesse et créativité, de nouveaux projets peuvent être considérés. Une reconversion ou une formation peuvent être envisagées. » (Réussir sa vie d’expat », Partie 3, Chapitre 1)
Se reconvertir professionnellement ? C’est possible à tout âge et en tous lieux ! Se former également, grâce au grand nombre de formations en ligne désormais disponibles sur Internet.
Aujourd’hui, les « carrières portables » sont à la mode. Les professionnels nomades peuvent travailler d’où ils veulent grâce aux outils numériques. D’autres choisissent des métiers saisonniers ou qui utilisent des compétences acquises ailleurs (enseignement des langues, par exemple).
Pour mettre en avant votre parcours de « conjoint », voici quelques conseils donnés par l’auteure :
Identifier ses expériences signifiantes ;
Les intégrer dans un CV en les liant entre elles ;
Indiquer clairement les actions concrètes accomplies ;
Anticiper la fonction recherchée ;
S’appuyer sur son réseau d’interconnaissances ;
Mettre en avant l’expatriation comme une preuve de flexibilité et de réactivité.
Chapitre 2 — Quels sont les effets d’un départ à l’étranger sur les relations sociales ?
Une époque marquée par la mondialisation
« La mondialisation désigne ce processus d’intégration planétaire à différents niveaux qui résulte de la libération des échanges, du développement des moyens de transport humains et marchands, ainsi que de déploiement de l’information et de la communication à une envergure mondiale. » (Réussir sa vie d’expat », Partie 3, Chapitre 2)
Aujourd’hui, l’expatriation est souvent le fait d’une certaine élite. Cadres, ingénieurs et directeurs, mais aussi diplomates, par exemple, vont de pays en pays pour exécuter leurs fonctions. La mondialisation amplifie ce processus et en fait la « norme » souhaitable.
Des relations sociales complexes en expatriation
L’intégration dans un cadre professionnel peut aider. La prise de contact avec des réseaux et groupes d’accueil francophones également. Des amitiés entre concitoyens peuvent se nouer. Parfois, un nouveau sentiment de famille élargie en découle.
Il y a toutefois un danger, qui est celui de l’impression de vivre « en vase clos », entre « expat’ ». Cela se produit souvent lorsque les conditions économiques et sociales diffèrent grandement entre le pays d’accueil et les expatriés.
Dans certaines villes, il existe même des « compounds », à savoir des quartiers résidentiels spécifiquement réservés à l’élite nomade. Ceux-ci se justifient la plupart du temps pour des raisons de sécurité.
À l’inverse, un sentiment de promiscuité trop grand peut aussi créer des problèmes. Le partage d’une vie en communauté, avec des personnes d’une culture différente, peut être source de malaise et, finalement, de stress.
D’un autre côté, il importe de gérer ses relations avec les amis restés au pays. La distance peut être bénéfique, par certains aspects. Dans tous les cas, l’amitié perdurera à condition que quelques rituels soient mis en place et que quelques efforts soient consentis.
Qu’en est-il des nouvelles amitiés réalisées sur place ? Les sentiments peuvent être intenses. Il faut bien sûr accueillir les belles rencontres, tout en restant prudent. Parfois, l’isolement nous pousse à idéaliser les relations naissantes.
Si vous êtes célibataire ou « célibataire géographique » (lorsque la famille n’accompagne pas l’expatrié), attention à l’isolement. Il en va de même pour le conjoint d’expat’ qui ne travaille pas, nous l’avons déjà signalé.
Voici quelques conseils pour vaincre la solitude, parmi ceux donnés par Magdalena Svetili Chaland p. 231 :
Apprendre la langue ;
Pratiquer des activités sportives ou culturelles ;
Faire connaissance avec les voisins ;
Etc.
Manier les différents types de communication en expatriation
Lorsque nous changeons d’environnement culturel, les règles de communication changent. La communication non verbale (gestes, attitudes, etc.) doit être maîtrisée peu à peu. Tout comme la langue elle-même.
Le bilinguisme est un phénomène relativement ample : « aujourd’hui, la moitié de la population mondiale est considérée comme bilingue », affirme l’auteure. Bien sûr, il existe différents types de bilinguisme, qui sont fonction de la « profondeur » de l’apprentissage.
Parler deux ou plusieurs langues (multilinguisme) est globalement bénéfique pour l’individu. Selon plusieurs études, la maîtrise de plusieurs langues améliore les capacités cognitives. Par ailleurs, nous pouvons développer différents aspects de notre personnalité en fonction de la langue parlée.
Au-delà de la communication verbale et non verbale classique, nous trouvons aujourd’hui de plus en plus d’expatriés qui profitent de leur expérience de voyage pour créer des blogs. C’est un moyen d’expression fantastique qui permet de se connecter aux autres en partageant ses connaissances et ses ressentis.
Par ailleurs, la communication en ligne, via des outils de visioconférence, s’est généralisée. Ces dispositifs sont très bénéfiques, tant qu’ils ne nuisent pas à la création de connexions in situ.
Conclusion
L’expatriation est une véritable aventure, faite de dangers, mais aussi de véritables occasions de se découvrir soi-même et d’avancer dans la vie. Pour faciliter ce voyage, il est préférable de s’y préparer et de connaître — au moins en théorie — ce qui nous attend.
De l’aide, venue de l’entreprise ou de réseaux sur place peut être nécessaire. Si nécessaire, il est également possible de se faire aider par des coachs spécialisés en expatriation (comme Magdalena Zilveti Chaland).
« Loin d’une vision idéalisée et souvent stéréotypée, l’expatriation est une épreuve personnelle complexe qui touche aussi bien l’identité, les ressources internes ou les relations sociales et familiales. C’est un voyage aussi bien physique que psychique dont on ne revient pas inchangé, mais bien souvent grandi. L’expatriation est alors une formidable opportunité de renouveau personnel. Elle permet d’aller au-delà du connu, du prévu et du restreint pour se réinventer, pour s’ouvrir à de nouvelles cultures et pour se découvrir soi-même. » (Réussir sa vie d’expat », Partie 3, Chapitre 3)
Conclusion sur « Réussir sa vie d’expat’ » de Magdalena Zilveti Chaland :
Ce qu’il faut retenir de « Réussir sa vie d’expat’ » de Magdalena Zilveti Chaland :
Ce livre est une mine d’informations à la fois théoriques et pratiques. Il passe en revue tous les aspects importants de l’expatriation et vous propose des exercices en fin de chapitre.
L’auteure cherche non seulement à comprendre les ressorts psychologiques et sociaux de l’expatriation, mais aussi à fournir un guide pour celles et ceux qui souhaitent sauter le pas.
Pour le dire avec Serge Tisseron, préfacier de l’ouvrage :
« Magdalena Zilveti Chaland n’invite pas seulement l’expatrié à changer de regard sur sa situation pour se découvrir différent et capable de choses nouvelles. Son originalité est de montrer que c’est dans la compréhension de l’ensemble des bouleversements associés à cette situation que réside son bénéfice premier, et que peuvent en résulter tous les bénéfices ultérieurs. » (Réussir sa vie d’expat », Préface de Serge Tisseron)
En d’autres termes, c’est « dans le feu de l’action » que vous découvrirez les avantages de l’expatriation. Car ceux-ci ne vont pas sans les difficultés ! Vous traverserez des tempêtes, mais c’est ainsi que vous apprendrez et grandirez !
Points forts :
Une présentation claire ;
Des témoignages tout au long de l’ouvrage ;
Une section « On fait le point » à la fin de chaque chapitre ;
Des propositions d’actions concrètes à mener à toutes les étapes de l’expatriation.
Point faible :
L’expatriation volontaire en solitaire n’est pas beaucoup abordée. Mais dans l’ensemble, les expat’ solo pourront aussi se retrouver dans les conseils donnés.
Ma note :
★★★★★
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March 7 2024, 5:00pm
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Citations sur l’intelligence artificielle | Les plus grands experts nous aident à anticiper l’avenir
L'intelligence artificielle est sur toutes les lèvres. Cette technologie révolutionnaire fascine autant qu'elle inquiète. Depuis les premières recherches dans les années 1950 jusqu'aux applications actuelles, l'IA suscite de nombreuses questions sur notre avenir.
Comment cette technologie va-t-elle transformer nos vies ? Va-t-elle remplacer les humains dans le monde du travail ? Repousser les limites de nos capacités intellectuelles ? Ou au contraire, représenter une menace pour l'humanité ?
Dans cet article, nous avons rassemblé pour vous les meilleures citations d'experts, d'entrepreneurs et de visionnaires sur l’intelligence artificielle. Des paroles inspirantes, pertinentes et diverses, qui vous feront réfléchir sur les enjeux de l'IA. Des réflexions sur le futur de l'humanité face aux machines intelligentes, sur les dangers et les opportunités de l'intelligence artificielle, sur la rapidité des avancées dans le domaine, sur les questions éthiques soulevées... Bref, 83 citations sur l'intelligence artificielle qui ouvrent de nombreuses perspectives et vous aideront à vous forger votre propre opinion sur cette révolution majeure de notre époque.
- Citations sur l’intelligence artificielle et notre avenir
"L’intelligence artificielle va changer notre monde plus que tout ce que nous avons vu jusqu’à présent." Warren Buffett, homme d'affaires et investisseur
"La science donnera à l’homme le pouvoir d’un dieu." Dr Laurent Alexandre, chirurgien, écrivain, expert en IA
"Ce que nous devons tous faire, c’est nous assurer que nous utilisons l’IA d’une manière qui profite à l’humanité, et non au détriment de l’humanité." Tim Cook, chef d'entreprise, PDG d’Apple
"Bien sûr, nous n'allons pas utiliser l'immense quantité d'intelligence à notre disposition pour se contenter de fabriquer des espadrilles et des brouettes : à pouvoir démiurgiques, objectifs démiurgiques. Les fantasmes transhumanistes sont bien plus fondamentaux : tuer la mort, comprendre nos origines, conquérir le cosmos, augmenter nos capacités. Et ils vont mobiliser des milliards de nos descendants pendant très longtemps. ." Dr Laurent Alexandre, expert en IA, chirurgien, écrivain.
"L’intelligence de la machine est la dernière invention que l’humanité aura besoin de faire." Nick Bostrom, philosophe et auteur, connu pour ses travaux relatifs à la "superintelligence"
"Dans les années à venir, nous verrons des technologies qui nous permettent de contrôler les machines avec notre esprit, de communiquer par télépathie et de vivre beaucoup plus longtemps." Michio Kaku, physicien, théoricien, futurologue et auteur
"Dans le futur, nous verrons des avancées majeures dans la biotechnologie, la nanotechnologie et l'intelligence artificielle, qui changeront radicalement la façon dont nous vivons et travaillons." Ray Kurzweil, auteur, ingénieur, chercheur, futurologue
- Citations sur la coexistence des machines avec les humains
"Le défi majeur de l'intelligence artificielle est de parvenir à aligner les objectifs des systèmes intelligents avec les valeurs et les préférences de l'humanité, afin d'assurer leur utilité et leur sécurité à long terme." Stuart J. Russell, informaticien, auteur d’ouvrages sur l’IA
"Il n'y a aucune raison et aucune façon qu'un esprit humain puisse suivre une machine d'intelligence artificielle d'ici 2035." Gray Scott, fondateur du think tank américain Institute for Ethics and Emerging Technologies (IEET)
"J'imagine que dans quelques années, la majorité des requêtes de recherche recevront une réponse sans que vous le demandiez réellement. Il saura simplement que c'est quelque chose que vous voudrez voir." Ray Kurzweil, auteur, ingénieur, chercheur, futurologue
"Les technologies de l'avenir seront axées sur la collaboration entre les machines et les humains." Satya Nadella, PDG de Microsoft
"Il n’y a pas de guerre à venir entre l’homme et la machine. Les machines ont déjà gagné." Dov Seidman, auteur, homme d’affaire, fondateur de LRN, une société de gestion de l’éthique et de la conformité
"L'intelligence artificielle ne peut rien créer de nouveau, elle ne peut que répéter ce qu'elle a appris." John Searle, philosophe, auteur, spécialiste de la philosophie du langage et de l’esprit
"Les machines seront peut-être capables un jour de penser, mais elles seront toujours incapables de rêver." Walter Lippmann, écrivain, journaliste, intellectuel
"Tout l’effort de l’intelligence artificielle consiste essentiellement à lutter contre la rigidité des ordinateurs." Douglas Hofstadter, essayiste, universitaire
"Il y a beaucoup d'automatisation qui peut se produire qui n'est pas un remplacement des humains, mais du comportement abrutissant." Stewart Butterfield, PDG et co-fondateur de Slack
- Citations sur les limites et dangers potentiels de l'intelligence artificielle
"Le développement d’une intelligence artificielle complète pourrait signifier la fin de la race humaine… Elle décollerait d’elle-même et se reconstruirait à un rythme toujours plus rapide. Les humains, limités par une évolution biologique lente, ne pourraient pas rivaliser et seraient remplacés." Stephen Hawking, physicien théoricien et cosmologiste
"L'IA est la plus grande menace existentielle pour l'humanité." Elon Musk, businessman, fondateur de nombreuses grandes entreprises dont Open AI, Space X et Tesla
"Le plus grand danger de l’intelligence artificielle est, de loin, que les gens concluent trop tôt qu’ils la comprennent." Eliezer Yudkowsky, blogueur et écrivain, créateur du concept d’intelligence artificielle "amicale"
"Nous devons être très prudents dans le développement de l'IA, car elle peut facilement devenir hors de contrôle." Elon Musk, businessman, fondateur de nombreuses grandes entreprises dont Open AI, Space X et Tesla
"L'intelligence artificielle est potentiellement plus dangereuse que les armes nucléaires." Elon Musk, businessman, fondateur de nombreuses grandes entreprises dont Open AI, Space X et Tesla
"Le premier risque se présente dès lors que l'IA vous connait mieux que vous ne vous connaissez vous-même." Kaï-Fu Lee, informaticien, homme d’affaires et écrivain, spécialiste en IA
"Avec l'intelligence artificielle, nous invoquons le démon." Elon Musk, businessman, fondateur de nombreuses grandes entreprises dont Open AI, Space X et Tesla
"L'IA peut être utilisée à des fins malveillantes, comme la manipulation de l'opinion publique ou le cyberterrorisme." Satya Nadella, PDG de Microsoft
- Citations sur les bouleversements de l’IA dans nos vies quotidiennes
"L’intelligence artificielle est l’électricité de demain : omniprésente, indispensable. Nous avons donc une lourde responsabilité : l’utiliser pour le bien de l’humanité - en créant des emplois, en faisant progresser la médecine, en révolutionnant la production industrielle, en généralisant l’accès à une éducation de qualité ou en mettant au point de petites et grandes inventions qui nous facilitent la vie au quotidien." Kaï-Fu Lee, informaticien, homme d’affaires et écrivain, spécialiste en IA
"Certaines personnes craignent que l’intelligence artificielle nous fasse nous sentir inférieurs, mais toute personne saine d’esprit devrait avoir un complexe d’infériorité chaque fois qu’elle regarde une fleur." Alan Kay, informaticien, père de la programmation orientée objet, concepteur du premier prototype d’ordinateur portable
"L’intelligence artificielle ne fait pas le poids face à la stupidité." Albert Einstein, physicien théoricien
"Les formes et stratégies d'oppressions séculaires s'avèrent déjà inefficaces. Intimider un algorithme ne relève pas plus de l'envisageable que de culpabiliser une base de données. Les logiciels sont insensibles au chantage affectif, l'intelligence artificielle hermétique aux effets de la testostérone." Chloé Delaume, auteure et éditrice
"L'une des principales préoccupations concernant l'intelligence artificielle est son impact sur l'emploi, mais je crois fermement que nous pouvons façonner cette technologie pour créer de nouvelles opportunités et améliorer la qualité de vie de tous." Yoshua Bengio, chercheur, spécialiste en intelligence artificielle, pionnier de l’apprentissage profond
"Vous ne vous en rendez peut-être pas compte, mais l’intelligence artificielle est partout autour de nous." Judy Woodruff, journaliste audiovisuelle
- Citations sur l’impact de l’intelligence artificielle dans le monde du travail
"L'IA va créer des emplois que nous n'avons même pas encore imaginés." Ginni Rometty, chef d’entreprise, PDG d’IBM
"L'IA est encore loin de pouvoir remplacer complètement les travailleurs humains, surtout pour des tâches qui nécessitent de la créativité et de l'empathie." Kaï-Fu Lee, informaticien, homme d’affaires et écrivain, spécialiste en IA
"Le but ultime de l'intelligence artificielle doit être la disparition du travail." Nick Bostrom, auteur, philosophe, connu pour ses travaux sur les technologies futuristes
"Selon les pessimistes de service, les nouveaux robots ne remplaceront plus des bras mais des cerveaux, avec l’arrivée de l’intelligence artificielle. Et donc ce ne seront plus seulement des emplois manuels, faiblement qualifiés, qui vont disparaître, mais également des postes de cadres. Des arguments réfutés par plusieurs experts qui préfèrent envisager l’avenir comme une coopération accrue entre hommes et machines." Denis Pennel, auteur, expert du marché du travail et de l'emploi, ancien CEO de la Confédération européenne des employeurs (CEEP)
"Les métiers à fort contenu cognitif, sans composante manuelle, vont aussi être gravement touchés d'ici 2030 : le radiologue ou le développeur informatique, par exemple. Ces métiers de manipulation de symboles vont connaître la concurrence de l'intelligence artificielle du fait des progrès foudroyants du Deep learning. La mort de la profession radiologue est une question d'années : la machine va bientôt réaliser leur travail beaucoup mieux qu'eux !" Dr Laurent Alexandre, expert en IA, chirurgien, écrivain.
"L'IA peut aider les travailleurs à se concentrer sur des tâches à plus forte valeur ajoutée, en automatisant les tâches répétitives et chronophages." Satya Nadella, PDG de Microsoft
- Citations sur les robots intelligents
"Les robots intelligents sont la prochaine étape de l'évolution humaine." David Hanson, roboticien, fondateur de Hanson Robotics
"Les robots équipés de logiciels peuvent être conçus pour effectuer des tâches répétitives. Tout ce dont vous avez besoin dans une usine, c'est d'un ensemble de cadrans, d'un expert et d'un chien pour le tenir éveillé. Nous passerons prochainement à l’étape suivante : des robots dotés d’une intelligence artificielle capables de "penser"." Philippe Kotler, professeur de stratégie marketing et de marketing international
"Certains pensent que, inévitablement, tout robot qui accomplit une tâche est une mauvaise chose pour la race humaine, car il pourrait supprimer un emploi. Mais ce n'est pas nécessairement vrai. Vous pouvez également considérer le robot comme rendant une personne plus productive et lui permettant de faire des choses qui sont actuellement économiquement irréalisables." Stuart J. Russell, informaticien, auteur d’ouvrages sur l’IA
- Citations sur les bouleversements de l’intelligence artificielle dans nos sociétés
"L’intelligence artificielle, qui va bouleverser notre monde, est une bombe à fragmentation pour la démocratie libérale." Dr Laurent Alexandre, chirurgien, écrivain, expert en IA
"Les définitions de la liberté et de l'égalité, le droit, la justice seront bouleversées. Nos repères philosophiques et moraux vont trembler sur leurs bases : l'évolution exponentielle des révolutions technologiques ne nous laissera pas le temps de souffler. Les changements de paradigmes seront incessants, et nous devrons en quelques décennies digérer plus de changements radicaux que l'Humanité au cours de toute son histoire." Dr Laurent Alexandre, expert en IA, chirurgien, écrivain.
"La création d'une intelligence artificielle serait le plus grand événement de l'histoire de l'humanité. Mais il pourrait aussi être l'ultime." Stephen Hawking, physicien théoricien et cosmologiste
"Les technologies de demain seront celles qui nous permettent de mieux comprendre notre propre cerveau et notre propre comportement." Reid Hoffman, homme d’affaires, capital-risqueur, cofondateur de Linkedin
"Il faut éviter que les biais de la société ne se reflètent dans les décisions prises par les machines." Yann LeCun, chercheur en intelligence artificielle
"L’intelligence artificielle n’a pas besoin d’être diabolique pour détruire l’humanité. Si l’intelligence artificielle a un objectif et que l’humanité se trouve par hasard sur son chemin, elle détruira l’humanité comme une évidence, sans même y penser, sans rancune." Elon Musk, businessman, fondateur de nombreuses grandes entreprises dont Open AI, Space X et Tesla
- Citations sur les opportunités de l’IA dans la recherche et l’innovation
"L'intelligence artificielle sera la force motrice de la prochaine révolution technologique." Andrew Ng, chercheur et professeur en informatique
"L'un de nos grands objectifs en matière de recherche est de faire en sorte que la recherche comprenne vraiment exactement ce que vous voulez, comprenne tout dans le monde. En tant qu'informaticiens, nous appelons cela l'intelligence artificielle." Lary Page, informaticien, businessman, o-fondateur de Google
"Une année de travail sur l'intelligence artificielle est suffisante pour vous faire croire en Dieu." Alan Jey Perlis, informaticien, professeur d’université, pionnier dans les langages de programmation et premier récipiendaire du prix Turing.
"L’intelligence artificielle n’est pas une menace pour l’humanité, mais une opportunité pour nous." Bill Gates, informaticien, co-fondateur de Microsoft
"Nous entrons ainsi dans un engrenage neurotechnique avec l’IA où nous industrialisons la fabrication de l’intelligence pour passer d’une pénurie d’intelligence à une abondance d’intelligence." Dr Laurent Alexandre, expert en IA, chirurgien, écrivain
"Les technologies de demain seront des technologies qui nous aident à résoudre des problèmes complexes et à répondre à des besoins fondamentaux." Jeff Bezos, fondateur d’Amazon
"Dans un sens, l’intelligence artificielle sera l’outil ultime car elle nous aidera à construire tous les outils possibles." Kim Eric Drexler, ingénieur connu pour avoir popularisé la nanotechnologie
- Citations sur la rapidité des progrès de l’intelligence artificielle
"L’homme qui vivra mille ans est déjà né." Dr Laurent Alexandre, expert en IA, chirurgien, écrivain
"Le rythme des progrès de l’intelligence artificielle (je ne parle pas de l’intelligence artificielle étroite) est incroyablement rapide. À moins d’être directement exposé à des groupes comme Deepmind, vous n’avez aucune idée de cette rapidité. Elle croît à un rythme proche de l’exponentiel. Le risque que quelque chose de très dangereux se produise est de l’ordre de cinq ans, 10 ans au maximum." Elon Musk, businessman, fondateur de nombreuses grandes entreprises dont Open AI, Space X et Tesla
"Les bouleversements [de l’intelligence artificielle] peuvent s’intensifier rapidement et devenir plus effrayants, voire cataclysmiques. Imaginez comment un robot médical, programmé à l’origine pour se débarrasser du cancer, pourrait conclure que le meilleur moyen d’anéantir le cancer est d’exterminer les humains qui sont génétiquement prédisposés à la maladie." Nick Bilton, écrivain, journaliste, réalisateur de documentaire
"L'IA doit être régulée de manière proactive, avant qu'il ne soit trop tard." Elon Musk, businessman, fondateur de nombreuses grandes entreprises dont Open AI, Space X et Tesla
- Les questions éthiques de l’intelligence artificielle en citations
"L'intelligence artificielle est un outil puissant qui peut être utilisé pour le bien ou le mal. C’est à nous de décider comment nous allons l’utiliser." Elon Musk, businessman, fondateur Open AI, Space X et Tesla
"L'intelligence artificielle est un défi éthique majeur pour notre société. Nous devons nous assurer que cette technologie est utilisée de manière responsable." Yann LeCun, chercheur en intelligence artificielle
"Pour chaque enfant, l'éducation nationale doit se poser une question : à l'heure où l'IA est déjà mille fois plus rapide qu'un grand généticien du cancer, que dois-je faire de toi et où dois-je te mener ? Une certitude doit nous guider : imaginer que l'IA n'est qu'une mode serait une grave erreur. Il n'y a pas de retour en arrière possible." Dr Laurent Alexandre, expert en IA, chirurgien, écrivain
"L'IA pose des questions éthiques complexes, notamment en matière de responsabilité en cas d'accidents causés par des machines autonomes." Sundar Pichai, PDG de Google
"Je suis de plus en plus enclin à penser qu’il devrait y avoir une certaine surveillance réglementaire, peut-être au niveau national et international, juste pour s’assurer que nous ne faisons pas quelque chose de très stupide." Elon Musk, businessman, fondateur de Open AI, Space X et Tesla
"Vous ne pouvez pas simplement arrêter le progrès technologique. Même si un pays arrête ses recherches sur l’intelligence artificielle, d’autres pays continueront à le faire. La vraie question est de savoir quoi faire de la technologie. Vous pouvez utiliser exactement la même technologie à des fins sociales et politiques très différentes. Je pense donc que les gens ne devraient pas se concentrer sur la question de savoir comment arrêter le progrès technologique, car cela est impossible. La question devrait plutôt être de savoir quel type d’usage faire de la nouvelle technologie." Matt Haig, journaliste et romancier
- Ce qu’est l’intelligence artificielle en citations
"L’intelligence artificielle est la science qui consiste à obliger les machines à faire des choses qui nécessiteraient de l’intelligence si elles étaient réalisées par des hommes." Marvin Minsky, scientifique, connu pour ses travaux dans le domaine de l’intelligence artificielle et des sciences cognitives
"L'intelligence artificielle est la science permettant d'amener les machines à faire les choses qu'elles font dans les films." Astro Teller, informaticien et auteur, spécialisé dans le domaine des technologies intelligentes
"Dans les activités autres que la pensée purement logique, notre esprit fonctionne beaucoup plus rapidement que n’importe quel ordinateur jamais conçu." Daniel Crévier, chercheur en intelligence artificielle-vision robotique
"L'intelligence artificielle est tout ce qui n'a pas encore été fait." Larry Tesler, informaticien américain, spécialiste des interactions homme-machine
"L'intelligence artificielle est la nouvelle électricité." Andrew Ng, chercheur et professeur en informatique
"Quand les gens parlent de singularité, quand les gens parlent d’IA superintelligente, ils ne parlent pas de sensibilité ou de conscience. Ils parlent d’une capacité surhumaine à prendre des décisions de haute qualité." Stuart J. Russell, informaticien, auteur d’ouvrages sur l’IA
"L'intelligence artificielle est ce que nous ne savons pas encore faire." Alan Kay, informaticien, père de la programmation orientée objet, concepteur du premier prototype d’ordinateur portable
"L'intelligence artificielle est un outil, pas une menace." Rodneys Brookes, roboticien et écrivain
- Citations sur l'intelligence artificielle Vs intelligence humaine
"Nous nous appelons Homo sapiens – l’homme sage – parce que notre intelligence est si importante pour nous. Depuis des milliers d’années, nous essayons de comprendre comment nous pensons : c’est-à-dire comment une simple poignée de matière peut percevoir, comprendre, prédire et manipuler un monde bien plus vaste et compliqué qu’il. Le domaine de l’intelligence artificielle, ou IA, va encore plus loin : il s’agit non seulement de comprendre mais aussi de construire des entités intelligentes." Stuart J. Russell, informaticien, auteur d’ouvrages sur l’IA
"Notre intelligence est ce qui nous rend humains, et l'IA est une extension de cette qualité." Yann LeCun, chercheur en intelligence artificielle
"J’ai découvert que la raison pour laquelle beaucoup de gens s’intéressent à l’intelligence artificielle est la même raison pour laquelle beaucoup de gens s’intéressent aux membres artificiels : il leur en manque un." David Parnas, informaticien, pionnier du génie logiciel
"Les chances que les êtres humains soient la seule forme de vie intelligente dans l'univers sont si minimes qu'il est vraiment insensé de le penser - aucun scientifique ne pourra jamais prétendre que nous serions seuls. Il est beaucoup plus probable qu’il existe des centaines de milliers d’autres intelligences et d’autres formes de vie dans l’univers simplement basées sur une formule strictement mathématique. Et cela signifie que l’intelligence artificielle est probablement déjà présente dans l’univers." Zoltan Istvan, journaliste, romancier, futurologue, entrepreneur, homme politique transhumaniste
"Je pense que les spécialistes de l'intelligence artificielle font beaucoup de bruit ces derniers temps, prétendant que l'intelligence artificielle fait d'énormes progrès et que nous allons être devancés par les machines. Mais, à mon avis, tout ce domaine repose sur une idée fausse. Je pense que le cerveau est analogique, alors que les machines sont numériques. Ils sont vraiment différents. Je pense donc que ce que les machines peuvent faire, bien sûr, est merveilleux, mais ce n'est pas la même chose que ce que le cerveau peut faire." Freeman Dyson, physicien théoricien, mathématicien, auteur, connu pour ses travaux sur les fondements de l'électrodynamique quantique
"L’intelligence artificielle […] nous améliorera. […] Au lieu de l’intelligence artificielle, je pense que nous allons augmenter notre intelligence." Ginni Rometty, chef d’entreprise, PDG d’IBM
- Citations sur l'intelligence artificielle Vs intelligence émotionnelle
"L’intelligence artificielle se développe rapidement, tout comme les robots dont les expressions faciales peuvent susciter de l’empathie et faire frémir vos neurones miroirs." Diane Ackerman
"Aucune intelligence artificielle ne sera audacieuse à ta place." Éric Bah, auteur, coach et conférencier
"L'IA sera capable de comprendre les intentions et les émotions des humains, ce qui peut être bénéfique ou dangereux." Elon Musk Elon Musk, businessman, fondateur de nombreuses grandes entreprises dont Open AI, Space X et Tesla
"La tristesse de l'intelligence artificielle est qu'elle est sans artifice, donc sans intelligence." Jean Baudrillard, philosophe et théoricien
"L'intelligence n'est pas la faculté de comprendre. L'intelligence, c'est la pensée créatrice. C'est pour cela qu'il n'y a pas, qu'il n'y aura jamais, d'"intelligence artificielle"." Alain de Benoist, philosophe, artiste, journaliste, artiste
"Chat GPT donne l’impression qu’il est intelligent. N’oublions pas que dans "intelligence artificielle", il y a "artificielle". En fait, il n’est pas du tout intelligent : il ne comprend pas ce qu’il écrit ni ce qu’il "lit"." Éric Bah, auteur, coach et conférencier
"L'IA du futur sera tellement avancée qu'elle pourra même nous rappeler où on a posé nos lunettes, mais elle ne pourra pas remplacer le plaisir de chercher pendant une demi-heure et de les retrouver finalement sur notre tête." Chat GPT
N’hésitez pas à partager à votre tour vos citations préférées sur l’intelligence artificielle dans les commentaires ci-dessous. Je suis impatient de découvrir vos suggestions pour mieux enrichir la réflexion sur l'IA dans le monde des entrepreneurs du web.
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March 4 2024, 5:00pm

