Entreprendre c’est une aventure ! Pour réussir à développer son entreprise, il faut surmonter de nombreux challenges qui, si vous n’êtes pas vigilant peuvent vous démotiver et vous détourner de vos objectifs. Pour vous aider à maintenir votre cap et avancer dans la bonne direction, dans cet article vous trouverez 7 conseils à suivre pour […] L’article 7 Conseils pour développer son entreprise est apparu en premier sur Blogueur Pro.
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Conseiller financier : comment le choisir et en tirer le meilleur parti
Résumé de « Conseiller financier : comment le choisir et en tirer le meilleur parti » : Ce livre vous donne un aperçu des différents types de conseillers financiers, des services qu’ils proposent, et vous explique comment choisir un conseiller financier compétent et éthique, en évitant de vous faire avoir par ceux qui commercialisent de mauvais produits. Titre original : Get Smart or Get Screwed – How To Select The Best and Get The Most From Your Financial Advisor Par Paul A. Merriman, avec Richard Buck, 102 pages, 2012 Note : Cette chronique est une chronique invitée écrite par Antonin du site Alti Patrimoine. Chronique et résumé de “Conseiller financier : comment le choisir et en tirer le meilleur parti” :
Introduction L’objectif de ce livre est de vous aider à trouver un conseiller financier de premier ordre qui travaille vraiment pour vous, et qui maximisera la probabilité que vous atteigniez vos objectifs à court et à long terme. Ce livre est pour vous si :
Vous cherchez un conseiller financier qui puisse vous guider vers le succès financier durant votre vie et au-delà. Vous avez déjà un conseiller financier, mais vous souhaitez en obtenir le meilleur et vous assurer d’être sur les bons rails.
Les personnes qui cherchent à perdre du poids sont les témoins d’une lutte entre leurs émotions et les lois de la biologie. Pour les personnes qui cherchent à investir, la lutte confronte leurs émotions (espoir, peur, avidité) avec les lois des mathématiques et des probabilités. Pour perdre du poids, il est plus facile de se faire aider par un coach/diététicien qu’en lisant des magazines ou en parcourant le rayon régimes des supermarchés, qui témoignent que l’industrie alimentaire cherche à exploiter le combat contre la perte de poids. Les investisseurs font aussi face à une énorme industrie (Wall Street), faite de compagnies dont le but est de délivrer des conseils qui s’avèrent plus lucratifs pour elles que pour leurs clients. La bonne nouvelle, c’est qu’il existe de nombreux conseillers hautement qualifiés qui peuvent répondre à nos besoins à un coût raisonnable et sans conflit d’intérêts. La mauvaise nouvelle est qu’il y a aussi beaucoup de conseillers qui opèrent avec une mauvaise éthique et des conflits d’intérêts. Une étude de la société Cerulli Associates a montré que 44% des ménages fortunés (ceux ayant plus de 10 millions de dollars d’actifs investissables) ont licencié leur principal conseiller financier suite à la crise de 2008, et que 2/3 d’entre eux avaient au moins 4 conseillers financiers différents ! Alors si les plus fortunés ont du mal à trouver un conseiller financier digne de confiance, comment le pourriez-vous ? Ce livre est la réponse. L’étape la plus importante pour un investisseur est souvent de trouver un conseiller compétent et digne de confiance, qui soit capable de :
S’assurer que vous avez défini des objectifs réalistes. Vous aider à construire un portefeuille diversifié et peu couteux, afin d’atteindre ces objectifs en contrôlant les risques. Vous aider à faire des choix judicieux en matière de prêts, d’assurances, de retraite, de couverture sociale et de transmission patrimoniale.
La première partie de ce livre est un guide pratique pour trouver et travailler avec le bon conseiller pour vous. La seconde partie vous montre comment les investisseurs se font avoir. J’espère que vous choisirez un conseiller qui est éthique et compétent. (…) J’espère que vous investirez dans des produits à faible coût et fiscalement avantageux qui ont la meilleure combinaison de rendements attendus et de risques. Si vous faites ces choses, je pense que vous saurez vous montrer malin et que vous ne vous ferez pas avoir. Partie 1 : Soyez malin
Chapitre 1 : Quel type de conseiller avez-vous ? En investissement, beaucoup trop de gens cherchent des conseils avec désinvolture. En médecine, chaque problème requiert l’aide d’un spécialiste bien particulier : personne n’irait voir un spécialiste du cœur pour un problème aux yeux. Pourtant, trop d’investisseurs choisissent leur conseiller financier sans réfléchir, par sympathie, sur les conseils de leurs amis ou sur le seul critère de la sympathie. Sauf que l’amitié n’a rien à voir avec la compétence, et lorsqu’il est question de votre avenir financier, le meilleur chemin n’est pas forcément le plus facile. Vous montrer malin nécessite de prendre le temps de réfléchir soigneusement. Auparavant, un conseiller financier familial était tout simplement le courtier en bourse, le vendeur de contrat d’assurance vie, ou le banquier. Aujourd’hui, les professionnels qui veulent nous aider dans notre vie financière ont de nombreux titres : planificateurs financiers, représentants enregistrés, experts-comptables, conseillers financiers, conseillers en gestion de patrimoine, consultants financiers… Parmi les dénominations existantes, certaines ne requièrent guère plus qu’un enregistrement via un formulaire, alors que d’autres nécessitent une formation rigoureuse. Ainsi, d’après une étude, seulement un professionnel sur cinq est agréé. Pour éviter de perdre inutilement du temps à comprendre ce qui se cache derrière ces différents titres, il n’y a que deux critères essentiels pour repérer les conseillers que vous pouvez considérer :
La responsabilité légale : votre conseiller doit démontrer une responsabilité légale stricte envers vous. Le mode de rémunération : votre conseiller doit être payé par vous, uniquement.
La compétence est une combinaison favorable de connaissances, d’expérience et de jugement. C’est ce que vous recherchez chez un conseiller. Un Planificateur Financier Agréé (PFA), pour les Canadiens (en anglais : Certified Financial Planner – CFP), ou un Conseiller en Investissement Financier (CIF), pour les Français, vous garantissent la connaissance et l’expérience. En ce qui concerne le bon jugement, il ne peut pas être garanti par un titre, mais vous apprendrez à reconnaître si votre conseiller en dispose. Toutefois, en engageant un PFA ou un CIF, vous êtes assuré d’avoir affaire à quelqu’un qui s’est engagé à respecter un code d’éthique strict. Or, l’éthique est un point essentiel dans votre recherche d’un conseiller qui vous conviendra. Chapitre 2 : Responsabilité légale La responsabilité légale est la principale ligne de démarcation (…) entre les conseillers que vous devriez engager et ceux que vous ne devriez pas engager. Contrairement aux courtiers, les conseillers en investissement agréés doivent respecter une norme stricte : ils sont tenus d’agir au mieux des intérêts de leur client, qu’ils doivent faire passer avant les leur, et doivent exprimer publiquement toute situation potentielle (souvent lié à leur rémunération) pouvant mener à un conflit d’intérêt. Les personnes soumises à cette responsabilité légale sont appelés des fiduciaires (appellation courante aux États-Unis ; en France, les conseillers en investissement financier sont soumis à une responsabilité légale similaire). Vous vous demandez probablement comment trouver un conseiller qui ait une responsabilité légale. Si un conseiller est capable d’affirmer, par écrit et en son nom, qu’il a l’obligation légale d’agir dans le meilleur intérêt de ses clients, d’éviter les conflits d’intérêt et d’exprimer publiquement ceux qu’il ne peut éviter, alors vous avez affaire à quelqu’un que vous pouvez engager. Chapitre 3 : Suivez l’argent La façon dont votre conseiller est rémunéré détermine souvent la façon dont votre argent est investi. Lorsque vous payez pour des conseils financiers, il n’y a que deux choix possibles :
Choix N°1 : Vous payez le conseiller, et celui-ci travaille pour vous. Choix N°2 : Quelqu’un d’autre paye le conseiller, qui travaille donc pour quelqu’un d’autre.
Autrement dit, si ce n’est pas vous qui payez votre conseiller, ce dernier travaillera avant tout dans les intérêts de celui qui signe son chèque. Les conseillers qui reçoivent des commissions sur les produits qu’ils vous vendent sont dans un conflit d’intérêt, même s’ils tentent de vous convaincre du contraire. Il existe trois modes de rémunération pour les conseillers :
Les commissions : le courtier/conseiller touche une commission sur les produits qu’il vous recommande. Son intérêt est donc de vous orienter vers des produits qui lui permette de toucher une commission intéressante. Leurs services apparaissent souvent comme étant gratuits, mais ce n’est pas le cas. Car d’une manière ou d’une autre, le payeur est toujours le client. Les honoraires : Les conseillers qui évitent les conflits d’intérêt facturent leurs services à l’heure, et n’acceptent aucune commission. Ils vous dirigeront vers des fonds sans frais d’acquisition, et avec les frais de gestion les plus faibles. Il en résultera ainsi une meilleure performance pour votre portefeuille. Un conseiller qui facture des honoraires n’est pas incité à vous recommander un investissement plutôt qu’un autre, et son choix se fait sur la base de ce qui est le mieux pour vous. Les frais sur actifs : Les conseillers vous facturent des frais basés sur le montant des actifs qu’ils gèrent pour vous. Par exemple, 1% du montant de votre portefeuille chaque année. Cela semble être la meilleure solution, car votre conseiller n’est pas motivé par les commissions, mais par le fait de faire fructifier votre argent. Généralement, ses services ne sont pas limités dans le temps, et il pourra vous offrir de nombreux services.
Chapitre 4 : Si votre conseiller est rémunéré par des commissions Les conseillers payés à la commission sont comme des courtiers. Le rôle premier des courtiers est de faciliter les transactions en servant d’intermédiaire entre les acheteurs et les vendeurs. Lorsque vous voulez acheter des titres financiers, vous passerez obligatoirement par un courtier. Cependant, les courtiers, comme les conseillers payés à la commission partagent un intérêt commun : vous inciter à multiplier les transactions. En effet, les premiers facturent des frais sur chaque transaction, et les seconds reçoivent une commission sur chaque achat de produit financier. Chez la plupart des courtiers, vous pouvez agir seul. Mais parfois, un courtier personnel peut vous être assigné, et pourrait vous contacter par téléphone pour vous « conseiller ». Ces courtiers pourront se présenter par exemple en tant que « consultant financier » (ils n’ont pas le titre de conseiller en investissement), mais votre intérêt personnel ne sera pas leur première préoccupation, d’où l’intérêt de passer par une société de courtage à bas coût, qui vous laissera investir tranquillement. Voici trois façons dont les courtiers profitent de leurs clients :
Le barattage financier : Votre courtier vous incite à vendre et à acheter dans le but de générer des commissions ou frais de transaction. Cependant, dans la plupart des cas, les investisseurs ont intérêt à bien choisir leurs investissements, puis à les conserver sur le long terme. Il s’agit donc là d’un conflit d’intérêt manifeste entre le client et la société de courtage. Le charme émotionnel : Les courtiers savent faire appel à vos émotions, en vous narrant la confiance que d’autres investisseurs (voir leur propre famille, ou des gens connus !) ont placé dans les produits qu’ils veulent vous vendre. Dans tous les cas, même si c’est vrai, cela ne constitue en rien un argument pertinent. La confiance : Ne pensez pas qu’un courtier qui vous traite comme un ami et en lequel vous avez confiance vous découragera de faire quelque chose qui va contre votre intérêt, si cela peut lui rapporter des commissions. Dans la plupart des cas, il se contentera d’affirmer que c’était votre idée, si les choses tournent mal.
Heureusement, il y a de bonnes nouvelles. Vous avez le choix, et vous pouvez faire affaire avec des conseillers qui n’ont pas de telles incitations à la vente. Chapitre 5 : Si votre conseiller facture à l’heure Par rapport à un courtier ou à un conseiller commissionné, qui sont incités à vous vendre des produits, un conseiller qui facture des honoraires peut faire bien plus pour vous. Il peut vous aider à fixer des objectifs à court et à long terme, à déterminer les risques que vous devriez prendre, à planifier votre retraite et à prévoir comment votre famille sera prise en charge dans le cas où vous mourriez prématurément. Il pourra également vous fournir un plan financier complet par écrit, et de l’aide pour les questions fiscales, votre prêt et autres dettes, le financement des études de vos enfants, les avantages sociaux et l’épargne salariale… Un conseiller qui pourra vous proposer une aide à l’heure sur ces sujets a le statut de Planificateur Financier Agréé (PFA), ou de Conseiller en Investissement Financier (CIF). Ce sont souvent des conseillers financiers indépendants, qui n’acceptent aucune commission et qui se sont engagés à respecter un code de déontologie. Ils utilisent des fonds à faible coût, comme ceux de Vanguard (Vanguard est surtout présent en Amérique du Nord, les équivalents français sont Lyxor et Amundi). Ces professionnels qui facturent à l’heure peuvent être une très bonne source de conseils objectifs, en vous permettant de tirer le meilleur parti parmi les possibilités d’investissements existantes, et en revoyant périodiquement votre portefeuille afin qu’il reste équilibré. Payer des conseils financiers à l’heure vous coûtera probablement moins cher que de payer des commissions sur les produits, ou que de payer sur la base des actifs que vous possédez. Chapitre 6 : Si vous avez un conseiller qui facture sur la base d’actifs Les conseillers qui basent leurs tarifs sur le montant des actifs sont peut-être le meilleur moyen d’obtenir une aide financière. La plupart du temps, ces conseillers facturent entre 1 et 2% par an du montant total des actifs à gérer. Cependant, leurs services sont souvent réservés aux portefeuilles de plusieurs centaines de milliers d’euros (ou de dollars). Contrairement aux types de conseillers précédents, un conseiller qui se base sur les actifs est susceptible de passer bien plus de temps avec vous. Et mieux il vous connaît, meilleure sera l’aide qu’il pourra vous apporter. La principale différence est que votre argent sera directement géré par votre conseiller, en votre nom. À ce titre, il vous enverra des rapports réguliers sur l’état de votre portefeuille d’investissement. Veillez simplement à ce que votre conseiller engage votre argent dans des fonds à faible coût et sans frais d’entrée, plutôt que dans des actions et obligations individuelles. Chapitre 7 : Ce qu’il faut demander avant d’engager un conseiller La plupart des gens passent plus de temps à planifier leurs vacances annuelles qu’à s’occuper de leur avenir financier. Les investisseurs qui choisissent soigneusement leur conseiller obtiendront presque toujours de meilleurs résultats que ceux qui font leur choix au hasard, sans faire appel à leur esprit critique. La plupart des conseillers proposent des séances de présentation gratuites, afin de voir s’il y a une bonne adéquation mutuelle. Le conseiller est amené à vous poser plusieurs questions sur vos objectifs, besoins et expériences en matière d’investissement. Vous devriez en profiter pour lui poser également des questions, parmi celles proposées dans la liste suivante. Ces questions vous aideront à sélectionner le bon conseiller pour vous, en bonne intelligence.
Êtes-vous un Planificateur Financier Agréé, ou un Conseiller en Investissement Financier ? Pouvez-vous me donner les coordonnées de quelques clients qui connaissent bien votre entreprise ? Quelle est votre philosophie d’investissement ? Quels types de produits recommandez-vous à vos clients, et pourquoi ? Si je devenais client, comment feriez-vous pour déterminer ma tolérance au risque ? Comment la traduiriez-vous en une allocation d’actifs appropriée pour moi ? Comment allez-vous déterminer la stratégie d’investissement qui me convient ? Quels sont les domaines dans lesquels vous pouvez aider vos clients ? Si je devenais un client, à quelle fréquence serions-nous susceptibles de nous rencontrer ? De quelle manière communiquez-vous avec vos clients ? Offrez-vous une aide aux autres membres de la famille de vos clients sans frais supplémentaires ?
Chapitre 8 : Trouver le conseiller financier idéal Je crois que vous pouvez et devez faire mieux que simplement trouver un bon conseiller. Je crois que vous pouvez en trouver un qui pourrait être décrit comme « le meilleur » conseiller. Dans un premier temps, vous pouvez vérifier si le conseiller est inscrit au registre national de : l’Association des conseillers financiers personnels (pour les États-Unis), l’ORIAS (pour la France) ou l’AMF (pour le Québec). Au-delà de ces premières considérations, voici ce à quoi peut ressembler un conseiller financier idéal :
Il croit en la construction de portefeuilles d’investissement correctement diversifiés, basés sur les recherches académiques, et non sur des pitchs de vente ou sur les hypes du moment. Il a le statut de Conseiller en Investissement Financier ou de Planificateur Financier Agréé. Le conseiller financier idéal n’accepte aucune commission et tire tous ses revenus des honoraires des clients. Il a une responsabilité légale envers vous. Il a accès à un réseau d’autres professionnels pour vous aider en matière de fiscalité, de planification successorale, d’assurance, de questions juridiques, etc. Le conseiller idéal est disponible dans les plus brefs délais, si nécessaire. Il prend le temps d’apprendre à vous connaître aussi soigneusement que possible. Il traite votre temps et votre argent avec respect, comme si vous étiez son client le plus important. Le conseiller financier idéal est quelqu’un avec qui vous appréciez de parler.
En fin de compte, vous êtes le patron et le conseiller est votre employé. Chapitre 9 : Ce que vous pouvez et devez obtenir d’un conseiller Si vous choisissez votre conseiller très soigneusement et l’utilisez bien, vous avez toutes les chances d’en obtenir bien plus que pour votre argent. Vous devriez envisager de travailler au moins un an avec votre conseiller, afin de voir s’il vous convient. Ainsi, le temps que vous passerez à le chercher en vaudra la peine. De manière générale, votre conseiller devrait vous permettre de vivre votre vie sans avoir à vous inquiéter de vos investissements. Il doit faire preuve de sincérité et de d’honnêteté à votre égard, et se rendre facilement disponible pour vous éclairer sur toute question d’ordre financière. Au-delà des qualités relationnelles, voici les différents services qu’il peut vous procurer :
Vous aider à répartir vos investissements entre les actions, les obligations et les liquidités, puis de trouver le bon mix à l’intérieur de chaque catégorie d’actifs. Déterminer votre tolérance au risque, et vous expliquer en quoi cela va influer sur votre allocation d’actifs. Vous aider à minimiser vos frais. Rassembler toutes vos données financières pour vous aider à avoir une vue d’ensemble. Vous aider à entamer des discussions sur des sujets délicats avec vos enfants ou parents, concernant notamment les successions. Vous donner accès à d’excellents fonds qui ne sont pas disponible publiquement pour les investisseurs individuels. Penser aux implications fiscales de votre portefeuille et à la manière d’être le plus efficace possible fiscalement. Vous aider à déterminer le type de compte et l’enveloppe fiscale appropriée pour vous. Aider vos parents ou d’autres membres de votre famille à gérer/préserver leurs actifs. Vous aider à déterminer si votre taux d’épargne est susceptible d’être suffisant pour votre retraite. Déterminer le montant que vous pouvez retirer de votre épargne en toute sécurité pour ne pas risquer de manquer d’argent pour votre retraite. Effectuer des « tests de résistance » sur un portefeuille de retraite, afin de déterminer dans quelle mesure il sera capable de tenir toute votre vie, selon des rendements variables et des retraits périodiques. Vous orienter vers des professionnels compétents au coût raisonnable, sur les questions dépassant son champ d’actions (droit, planification successorale, assurance, banque…). Vous aider à préparer et à traverser les inévitables périodes difficiles des marchés. Choisir les meilleures options pour mettre de l’argent de côté pour les études de vos enfants. Si votre conseiller n’est pas un avocat, il peut vous aider à déterminer ce qui peut être approprié pour vous.
Chapitre 10 : Tirer le meilleur parti de votre conseiller financier
Si votre conseiller financier est un courtier L’idéal pour vous est d’investir via des ETF. Ils vous permettront d’investir dans toutes les classes d’actifs, à faible coût, avec des frais minimaux d’achat/vente. Les ETF vous éviteront de tomber dans un conflit d’intérêt avec votre courtier (qui peut être susceptible de profiter de vous : un courtier reste un commercial). En particulier, peu importe ce que vous dit votre courtier, n’achetez aucune action de société qui s’introduit en bourse. De nombreuses études ont démontré qu’elles avaient tendance à sous-performer le marché la première année. Si votre courtier semble essayer de stimuler votre avidité ou votre peur, considérez cela comme un drapeau rouge. D'ailleurs, si nécessaire, une fois par an, engagez un CIF ou un PFA pour vous donner un avis objectif sur les conseils que vous recevez de votre courtier. Si votre conseiller financier facture à l’heure Comme il s’agit d’un service « à la carte », déterminez à l’avance les domaines dans lequel vous cherchez un conseil, puis prenez les choses une par une, afin de pouvoir évaluer la qualité du service que vous recevez. Si vous avez un doute sur la qualité du service reçu, engagez un professionnel financier objectif (un CIF ou un PFA), qui pourra en juger. Le coût supplémentaire en vaut la peine s’il vous permet d’avoir l’esprit tranquille. Si votre conseiller facture sur la base des actifs qu’il gère pour vous Sans aucune pression à la vente ni de facturation à l’heure, vous avez la possibilité faire appel à votre conseiller autant que nécessaire. Une fois votre portefeuille en place, si quelque chose vous inquiète, faites-le-lui savoir. Dans tous les cas, pour obtenir le meilleur de votre relation avec votre conseiller, partagez toutes vos informations financières, et assurez-vous qu’il comprend quelles sont vos préoccupations. Être le client idéal Commencez par vous assurer que vos attentes sont réalistes. Votre conseiller ne peut ni contrôler le marché, ni connaître l’avenir, ni éliminer les risques imprévus. Il ne peut pas non plus transformer une perte en gain, ni éliminer toute fiscalité. La confiance que vous placez en votre conseiller est essentielle. N’hésitez pas à consacrer du temps à trouver un conseiller en qui vous sentez que vous pouvez avoir confiance. Ensuite, à partir du moment où vous investissez votre argent, vous devez avoir un certain degré de foi dans l’économie de marché et en l’avenir. Par phase, le marché pourra vous décevoir. Votre conseiller ne sera alors pas à blâmer, et il pourra vous aider à traverser ces périodes. L’investissement demande de la patience, et les résultats à court terme ne devraient pas influencer vos actions. Car si les objectifs fixés avec votre conseiller sont réalistes, vous devriez obtenir ce que vous recherchez. Partie 2 : Comment se faire avoir L’objectif de cette partie est de vous éviter de vous faire avoir par l’industrie très organisée et sophistiquée des courtiers, par les sociétés de courtage et par les produits qu’ils vendent, qui génèrent des profits énormes sur le dos de leurs clients. La meilleure manière d’éviter de tomber dans le piège est de vous éduquer à reconnaître les comportements et produits qui ne vont pas dans votre intérêt. Note : Le terme « courtier », souvent employé dans la seconde partie, fait référence à la fois aux courtiers, intermédiaires lors des transactions, et aux conseillers financiers payés à la commission.
Chapitre 11 : Se faire avoir par la pression commerciale La pression commerciale provient des commissions sur vente, qui « drivent » l’industrie du courtage. Plus des deux tiers des titres sont vendus par des courtiers travaillant à la commission. Ces courtiers sont formés à des tactiques agressives basées sur des principes psychologiques solides qui fonctionnent contre les investisseurs naïfs et vulnérables. – Paul Farrell Imaginez si les docteurs étaient payés via des commissions sur les médicaments prescrits ! Il se trouve que la vente sur commission n’est pas une meilleure idée en finance qu’en médecine. Ainsi, certains pays comme l’Australie et le Royaume-Uni ont rendu illégaux la vente de conseils financiers sur commissions. Mais aux États-Unis (comme en France et dans la plupart des pays), cette pratique reste légale. Voici plusieurs façons dont les investisseurs se font avoir par la culture de la pression commerciale :
Fraude, ruse ou tromperie délibérée dans le but d’obtenir un avantage (ce qui n’existerait pas si tous les courtiers avaient une responsabilité légale envers leurs clients). Appels téléphoniques non sollicités. Incitation à multiplier les transactions. Pourtant, plusieurs études académiques ont montré que vous avez plus de chance de gagner de l’argent en conservant ce que vous avez qu’en le vendant pour acheter autre chose. Lors des introductions en bourse, les sociétés de courtage s’engagent à vendre une certaine quantité d’actions, et mettent la pression sur leurs courtiers pour qu’ils refilent un maximum d’actions à leurs clients. Les courtiers qui n’ont pas atteint leur montant de commission mensuelle peuvent vous contacter en fin de mois avec de « nouvelles idées » pour votre argent (Une étude a conclu que de nombreux courtiers produisaient deux à cinq fois plus de commissions quotidiennes au cours de la dernière semaine d’un mois qu’au début du mois). Les firmes de courtages forment leur vendeur à utiliser un script de vente, qui est fait pour surmonter toutes vos objections. La psychologie a mis en évidence que les personnes optimistes se faisaient plus d’amis, et gagnaient plus d’argent. Ainsi, les courtiers trop optimistes peuvent influencer et encourager les investisseurs à prendre top de risque. Or, on sait que les excès de confiance forment des bulles spéculatives (comme en 2000 avec la bulle Internet). Les courtiers peuvent avoir tendance à minimiser, voir à cacher, les risques d’un investissement. Car reconnaître le risque à sa juste mesure est parfois un frein à la vente. Vous décourager à « prendre le temps d’y réfléchir » (ce qui nuit à la vente), et vous encourager à vous décider immédiatement. Vous décourager de lire le Document d’Information Clé pour l’Investisseur (DICI), pourtant obligatoire, qui décrit les coûts et les risques. Payer pour apparaître dans le classement des « meilleurs courtiers/conseillers de l’année » dans des articles ou magazines, afin d’en faire un argument de vente. Se présenter avec des titres impressionnants qui n’ont aucune signification, tels que « Spécialiste en Gestion de Patrimoine ». Tirer parti des émotions des investisseurs, en les incitants à acheter lorsque l’avidité est à son maximum, quand le marché est au plus haut.
Il y a une grande différence entre un courtier (vendeur) et un conseiller en investissement légitime. Un bon vendeur est celui qui génère beaucoup de commissions. Un bon conseiller en investissement, en revanche, est celui qui sait comment maximiser votre réussite financière à long terme. Chapitre 12 : Se faire avoir par les conflits d’intérêt Un courtier qui accepte des commissions pour vous vendre des produits a un conflit d’intérêt intrinsèque. Les conflits d’intérêt entre les conseillers commissionnés et leurs clients peuvent survenir de plusieurs manières :
La concurrence entre courtiers, qui peuvent se dire que s’ils n’essayent pas de refourguer des produits qui leur payent de grosses commissions, d’autres le feront à leur place. Les plus fortes commissions vont avec les produits les plus difficiles à vendre, car ce sont les plus complexes et les plus risqués. Lorsque vous n’avez pas d’argent à investir, votre courtier se désintéressera de vous, faute de pouvoir récupérer des commissions, et cherchera son prochain client. Les personnes âgées/retraitées sont des cibles faciles pour les vendeurs malins : elles ont plus d’argent à investir, ce qui signifie plus de commissions. Sur la base d’incidents signalés aux États-Unis, le nombre de personnes âgées victimes de fraude à l’investissement est estimé à 7,3 millions. S’attribuer des titres ou compétences exagérées dans le but de gagner la confiance des clients. Selon une étude, un planificateur sur cinq seulement serait un Planificateur Financier Agréé, même si beaucoup se présentent en tant que tel, bien qu’ils n’aient pas rempli toutes les conditions d’accès au titre. Or, les titres de PFA ou de CIF exigent une formation rigoureuse. Les commissions sont parfois tellement élevées qu’il faut plusieurs années aux clients pour uniquement récupérer leur coût. Certains produits sont présentés comme étant « sans commissions ». En fait, la commission a simplement été intégrée dans le prix du produit.
Chapitre 13 : Se faire avoir par des pratiques non éthiques Dans le secteur du courtage, l’absence d’éthique, ou une éthique douteuse, est malheureusement très commun. Voici quelques exemples :
Vendre des produits conçus pour produire un rendement médiocre et des commissions élevées. Les courtiers doivent leur allégeance à la compagnie dans laquelle ils travaillent, et non à vous. En ce sens, dans le but de garder leur travail, ils feront toujours passer les intérêts de leur compagnie en premier. Suivre la foule en prodiguant des conseils « faciles à vendre » et dans « l’ère du temps », parfois par simple paresse (au lieu de prendre le temps de proposer des stratégies réfléchies, et d’éduquer leurs clients). Les managers ferment les yeux sur les pratiques peu éthiques de certains courtiers, lorsqu’il s’agit de bons vendeurs. Certaines sociétés ont un long historique de clients insatisfaits et d’amendes liées à des décisions judiciaires (une simple recherche Google avec le nom d’une société de courtage accompagné des termes « plainte » ou « fraude » devrait vous renseigner). De nombreux arguments de vente reposent sur des mensonges éhontés. Un article du Wall Street Journal a rapporté que les enfants commencent à mentir à l’âge de 2 ans. Entre 9 et 11 ans, ils arrivent à tromper leurs parents trois fois sur quatre. Si de jeunes menteurs amateurs peuvent avoir une telle réussite, comment les parents font-ils face aux mensonges rodés de leurs courtiers ?
Chapitre 14 : Se faire avoir par de mauvaises informations Il est assez facile de se faire avoir par de mauvaises informations, qui peuvent aller du mensonge aux fausses déclarations, en passant par des vérités partielles qui vont contre vos intérêts. Voici quelques exemples :
Omettre de vous préciser que les frais supplémentaires induits par certains produits auront à long terme un énorme impact sur votre portefeuille. Payer 1% de frais en plus par an peut diminuer votre capital de dizaines ou centaines de milliers de dollars (ou d’euros), au cours de votre vie d’investisseur. Vous dire ce que vous voulez entendre, plutôt que ce que vous avez besoin d’entendre (par exemple, que les obligations « high yield » rapportent un gros rendement, sans préciser que de telles obligations sont très risquées). Vous orienter vers des fonds très chargés en frais, en omettant délibérément de mentionner qu’il existe aussi des fonds ayant des frais extrêmement faibles. Présenter un discours marketing rempli de statistiques trompeuses et vides de sens. Par exemple, la mise en avant des fonds notés 5 étoiles sur Morningstar. Cette notation est basée sur l’historique des rendements, qui n’est en rien indicateur des rendements futurs. Ainsi, une étude de Vanguard parue en 2009, portant sur des centaines de fonds durant 20 ans, a conclu qu’un fonds noté 1 étoile avait même plus de chance de surperformer son benchmark qu’un fonds noté 5 étoiles. Présenter des comparaisons hasardeuses, entre différentes classes d’actifs qui n’ont rien de comparables, pour s’attribuer de faux mérites. Insister sur des performances à très court terme réalisées lors des périodes favorables, qui sont en réalité très peu significatives, au lieu de se focaliser sur la performance à long terme (celle que vont obtenir les clients). Aucune étude n’a jamais établi de lien entre la performance récente à court terme et la performance à long terme. Une mauvaise information a des répercussions très fortes : 75% des investisseurs ont un portefeuille qui ne leur convient pas, compte tenu de leur situation et de leurs objectifs, selon une étude de la firme Schwab. Présenter un titre impressionnant et digne de confiance, qui cache une tout autre réalité. Une étude de CEG Worldwide a conclu que plus de 94% des professionnels qui se présentent comme des « gestionnaires de patrimoine » (Wealth managers) se concentraient davantage sur la vente de produits que sur la gestion des questions financières de leurs clients. N’importe quel courtier peut dénicher un fonds avec track record impressionnant sur 10 ans, afin d’impressionner ses clients. Mais il ne peut s’attribuer ce track record que dans le cas où il a recommandé le fonds en question 10 ans auparavant, ce qui est souvent invérifiable (et donc probablement faux). De nombreux vendeurs de produits financiers ont très peu de formation ou d’expérience en matière d’investissement. Ce qui compte le plus, c’est qu’ils soient avant tout de bons vendeurs. Beaucoup de courtiers se présentent comme des analystes capables de sélectionner les bonnes actions pour vous, arguant qu’un portefeuille contenant 10 titres est suffisamment diversifié. Ils ne vous parleront jamais des études qui montrent qu’un portefeuille de 10 à 20 titres est bien plus risqué qu’un portefeuille de 200 titres, alors que les deux ont une espérance de gain similaire.
Chapitre 15 : Se faire avoir par de mauvais produits La majorité des produits financiers sont conçus principalement pour rapporter de l’argent aux personnes qui les gèrent et les vendent. Beaucoup de produits peuvent être qualifiés de contraires à l’éthique, en raison de leurs frais et des commissions qui vont avec, mais aussi parce qu’ils sont souvent vendus de manière trompeuse. Voici quelques exemples de mauvais produits :
Les produits exclusifs : les conseillers bancaires ne conseillent qu’une seule famille de produits, celle de leur banque. Même chose pour les courtiers en assurance, qui ne proposent que les produits de leur compagnie d’assurance. Cependant, il est toujours possible d’obtenir des produits similaires ailleurs, et pour bien moins cher. Les produits vendus par les banquiers et assureurs, dont l’investissement n’est pas le cœur de métier. Ces professionnels n’ont qu’une connaissance très partielle de l’investissement, et sont incapables de reconnaître un bon produit pour le client (dans le cas où ils placeraient l’intérêt du client en premier), comme les fonds indiciels. Certains courtiers en assurance ne vendent d’ailleurs des produits d’investissement que dans le but d’attirer des clients pour leur vendre par la suite des polices d’assurance exorbitantes. Les rentes indexées, vendues comme un placement garanti. Elles payent des commissions très élevées, sont très complexes à comprendre et il est difficile d’en sortir. Les produits illiquides, que vous ne pouvez pas revendre à un prix décent, ou sans avoir à payer d’énormes pénalités. Le Document d’Information Clé pour l’Investisseur (DICI) indique clairement si le risque de liquidité est présent pour un produit. Les produits à la mode : lors de la bulle technologique de 1999-2000, plusieurs fonds « Internet » ont été lancé et ont rapidement collecté plusieurs milliards de dollars. Deux ans plus tard, ils avaient perdu 80% de leur valeur. N’investissez jamais dans un fonds qui n’a pas un historique de performance suffisamment long. Les FPI (Fonds de Placement Immobilier) / REIT (Real Estate Investment Trust) non cotés. Le site InvestmentNews.com a rapporté que sur une période de 7 ans, les 8 plus grands FPI non cotés ont tout juste réussi à éviter de perdre de l’argent, en réinvestissant leurs dividendes. Des commissions très élevées (7 à 15%) et de lourds frais de gestion annuels (1,9%) sont à l’origine des performances catastrophiques des FPI non cotés. Dans le même temps, le FPI coté de Vanguard (très peu chargé en frais) s’est apprécié de +50%. Les rentes variables. Si elles garantissent un capital minimum en cas de décès et une imposition différée, elles comportent aussi des frais et commissions élevées, une assurance obligatoire, peu d’options d’investissement et une charge fiscale potentiellement lourde. Il existe de biens meilleures façons de préparer ou transmettre un capital, comme avec l’assurance vie, qui offre également une imposition différée, sans les inconvénients des rentes variables.
Chapitre 16 : Se faire avoir par les émotions Les vendeurs de valeurs mobilières ont mis au point de nombreux moyens, dont certains sont assez sournois et sordides, pour manipuler les investisseurs et les amener à faire des choses qui rapporteront de l’argent, mais pas nécessairement à l’investisseur. Les décisions d’achat sont bien plus souvent prises sur une base émotionnelle que rationnelle. Les vendeurs en sont parfaitement conscients, et cherchent à vous enthousiasmer, afin que vos émotions prennent le pas sur votre raison. Voici quelques exemples :
Votre courtier pourra mettre en place de nombreuses stratégies pour que vous le considériez comme un ami : sourires de façades, appels bienveillants sans discours commercial dans le seul but de nouer des liens, etc. Il sait qu’il aura plus de facilité à vous vendre ses produits si vous le considérez comme un ami. Beaucoup de courtiers nouent des relations faussement amicales et se considèrent comme supérieurs à leurs clients. Cela se retrouve dans les termes qu’ils utilisent pour parler entre eux de leurs clients. Jason Zweig, chroniqueur au Wall Street Journal, en a relevé plusieurs : « crétins, nuls, cibles, bébés phoques, pigeons, moutons, agneaux à tondre… ». Vous vendre des produits et actions avec une belle histoire : « C’est le prochain Apple ou Google ». La réalité est que si une entreprise est vraiment prometteuse, les investisseurs avisés y sont déjà, et le potentiel de hausse de l’action est déjà largement entamé. En 2012, Facebook a réalisé une gigantesque levée de fonds pour son introduction en bourse. Or, quelques mois plus tard, l’action avait chuté de près de 50%. Stimuler votre avidité : « Je vous recommande ceci, car je sens que le prix va monter ». Malheureusement, les prix reflètent ce que pensent des millions d’investisseurs, dont certains pourraient avoir un avis différent de celui de votre courtier. Il est donc impossible de prédire l’évolution des prix. Vous inciter à agir rapidement, avec un sentiment d’urgence (aussi appelé « scarcity ») : « Ce produit est en quantité limitée, décidez-vous maintenant ! ». Malheureusement, cela ne donne aucune certitude quant à leur performance future. Faire appel à votre vanité, en vous proposant des produits « conçus pour battre le marché », parce que vous êtes spécial, et que vous méritez mieux qu’un rendement moyen. Ce discours est souvent employé pour vous vendre des fonds communs de placement gérés activement. C’est sans compter les dizaines d’études qui ont démontré que très peu de fonds actifs battent réellement le marché, et qu’ils ont des frais bien au-dessus de la moyenne (contrairement aux fonds indiciels, gérés passivement). Faire appel à votre impatience, afin de vous proposer sans cesse de nouvelles opportunités d’investissement, toujours plus excitantes. C’est la mentalité du chasseur : foncer dans l’inconnu avec excitation, en prenant des risques. Malheureusement, la voie du succès en investissement est bien plus ennuyeuse : trouver une bonne stratégie, puis l’appliquer sur une longue période : c’est la mentalité du fermier : planter une graine, puis laisser faire la nature. Un courtier aura sans doute la mentalité du chasseur à votre égard, tandis qu’un conseiller en investissement agréé aura davantage celle d’un fermier. Faire appel à votre sentiment d’importance, en vous proposant des « penny stocks » (des actions cotées à moins de 1 Dollar, ou 1 Euro). Vous pourriez ainsi vous sentir flatté posséder des milliers d’actions d’une même entreprise. Mais posséder 10 actions valant 200 euros ou 10 000 actions valant 20 centimes revient au même. De plus, le faible prix des « penny stocks » permettra à votre courtier d’appliquer de plus fortes commissions sur vente. Vous donner un faux sentiment de sécurité : « Ne vous inquiétez pas, votre portefeuille vaut bien plus que les prix actuels, soyez patient ». L’objectif est simplement de vous conserver comme client aussi longtemps que possible, afin de pouvoir continuer à vous vendre des produits.
Si vous investissez dans un fonds indiciel, vous êtes pratiquement assuré d’obtenir un rendement supérieur à la moyenne. Si vous achetez un fonds géré activement, il est très probable que votre rendement soit inférieur à la moyenne. Conclusion sur “Conseiller financier : comment le choisir et en tirer le meilleur parti” J'ai choisi de résumer ce livre "Conseiller financier : comment le choisir et en tirer le meilleur parti", car il peut être difficile de choisir un conseiller financier, pour ceux qui le souhaitent. Parmi les personnes ayant déjà fait appel à un CGP (Conseiller en Gestion de Patrimoine) ou à un CIF (Conseiller en Investissements Financiers), beaucoup sont peu satisfaites par la qualité du service reçu. Si l'on se met à la place d'une personne recherchant un conseiller financier digne de confiance, on s'aperçoit qu'il existe vraiment peu de ressources disponibles en français (en ligne, ou sous la forme d'un livre), qui expliquent comment choisir un conseiller financier (CIF ou CGP). Par contre, il se trouve qu'il existe d'excellentes ressources en anglais. Ce livre est l'une d'entre elles : il a été écrit par un ancien conseiller et gestionnaire de fonds, aujourd'hui à la retraite, qui dirige désormais une fondation pour l'éducation financière aux États-Unis. Bien qu'il y ait des différences dans la culture de l'investissement entre la France et les États-Unis, les principaux types de conseillers financiers restent les mêmes : les non indépendants qui touchent des commissions, et les indépendants qui facturent des honoraires. En France, il est difficile de saisir les tenants et aboutissants en choisissant un type de conseiller en particulier. Il y a peu de lisibilité. Or, ce livre a le mérite d'expliquer le fonctionnement des différents types de conseillers, ainsi que leurs avantages et inconvénients : des choses qui sont souvent mal expliquées (voir pas expliquées du tout) en France. Par exemple, un conseiller payé par des commissions a l'avantage de ne pas facturer d'honoraires. En revanche, ses conseils se limiteront à la gamme de produits de ses partenaires, et ses conseils n'incluront sans doute aucun produit comportant peu de frais, comme les ETF. De plus, l'existence de commissions introduit un risque de conflit d'intérêts entre le conseiller et le client. A contrario, un conseiller payé par ses clients (via des honoraires) est libre de conseiller les produits les plus efficients à ses clients, et est plus susceptible de délivrer un conseil objectif, sans potentiel conflit d'intérêt. Cependant, ce type de conseiller facture des honoraires. Dans plusieurs pays (Australie, Pays-Bas, Royaume-Uni, et certains pays nordiques), il n'existe qu'un seul type de conseiller : celui qui facture des honoraires. Dans ces pays, il est interdit pour un conseiller de toucher des commissions sur les produits conseillés. Mais en France comme aux États-Unis, cela reste légal. Ce livre nous donne également un mode d'emploi précis pour trouver un bon conseiller financier : où le trouver, quelles questions lui poser, ce qu'il faut vérifier avant de l'engager et comment travailler efficacement avec lui. Si la première partie du livre est un guide pratique qui explique comment trouver un conseiller, la seconde partie nous donne un aperçu des pièges qui guettent les investisseurs qui choisiraient leur conseiller au hasard. En effet, les nombreux exemples décrits dans le livre nous montrent que tous les courtiers et CGP n'ont pas forcément une grande considération pour leurs clients, et que certains ont des pratiques parfois peu éthiques (voir contraires à l'éthique). En mettant ces pièges en lumière, le livre nous délivre une mise en garde, et nous permet d'identifier facilement les comportements et produits qui ne vont pas dans notre intérêt. Il s'agit donc pour moi d'un livre essentiel à lire, pour qui souhaite trouver un bon conseiller financier. Antonin du site Alti Patrimoine Points forts :
Un guide pratique qui explique point par point comment trouver et reconnaître un bon conseiller financier. Ce qu’il faut savoir pour travailler le plus efficacement possible avec son conseiller. La seconde partie qui décrit un grand nombre de pièges, dans le but de pouvoir les reconnaître et les éviter.
Points faibles :
Les chapitres de la deuxième partie, sous la forme de listes détaillées, sont parfois un peu longs. Il est nécessaire de transposer les statuts et les situations décrits du système Américain vers la France.
Ma note :
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Tous intuitifs
Résumé de "Tous intuitifs – L’intuition, l’âme de la performance" de Victoria Pellé Reimers : ce livre nous invite à comprendre, réveiller et développer nos ressources intuitives afin de les réhabiliter dans nos vies et dans nos entreprises comme facteurs clés de succès. Par Victoria Pellé Reimers, 2020, 288 pages. Chronique et résumé de "Tous intuitifs" de Victoria Pellé Reimers
Introduction
Nous sommes tous intuitifs
Victoria Pellé Reimers commence son ouvrage en expliquant que nous sommes tous intuitifs et rationnels à la fois et ce, de façon naturelle. Selon elle, c’est le système dans lequel nous vivons qui contribue à effacer aujourd’hui notre nature intuitive.
L’agilité, qui nous aide à survivre dans un contexte incertain, provient de l’intuition
L’auteure de "Tous intuitifs" fait ensuite remarquer qu’au cours de cette dernière décennie, notre monde a changé : il est, nous explique-t-elle, devenu VUCA, autrement dit volatile (Volatility), incertain (Uncertainty), complexe (Complexity) et ambigu (Ambiguity). Or, dans un contexte VUCA, ce qui caractérise ceux qui s’en sortent, c’est "l’agilité". L’agilité est "cette capacité à changer d’orientation, à choisir comment, avec qui et quand agir pour garder l’équilibre et même pour remporter de nouveaux marchés". Selon Victoria Pellé Reimers, cette capacité provient de l’intuition, de cette "guidance intérieure, presque instinctive pour certains, visionnaire pour d’autres".
L’objectif de ce livre
Fortes de 17 années de recherches et de 8 ans de pratique sur le sujet de l’intuition auprès d’entrepreneurs, Victoria Pellé Reimers précise que le but de son livre "Tous intuitifs" est de nous aider à devenir plus réceptif à notre intuition pour la mettre au service de nos projets et de notre pratique managériale (en apprenant à repérer les forces et manques d’intuition au sein de notre équipe par exemple). Partie 1 - Que savons-nous sur l’intuition ? Dans cette première partie, l’auteure de "Tous intuitifs" explique ce qu’est l’intuition en faisant référence aux découvertes scientifiques sur le sujet. Puis elle expose d’autres angles (au-delà de la science) pour aborder le phénomène de l’intuition humaine. 1.1 - Définir l’intuition
Qu’est-ce que l’intuition ?
Dans ce premier chapitre, Victoria Pellé Reimers fait part de sa définition de l’intuition. La voici de façon synthétique : L’intuition est "une connaissance qui nous arrive subitement, parfois accompagnée d’une émotion". Elle "nous avertit, nous conseille, nous guide" sous forme de décisions, de rencontres, de solutions, d’inspiration, et ce, dans de très nombreux domaines.
Des avancées scientifiques mais une connaissance encore incomplète sur ce qu’est l’intuition
L’auteure nous informe ensuite que les recherches neuroscientifiques ont récemment mis en lumière les zones de notre cerveau où se joue une partie du mécanisme intuitif lors de nos prises de décision. Pourtant, malgré ces découvertes, nous ne sommes pas encore en mesure de "circonscrire ce qu’est l’intuition dans sa totalité". Car, indique Victoria Pellé Reimers, l’intuition va au-delà des informations transmises par nos cinq sens.
L’intuition reconnue comme étant à l’origine des plus grandes découvertes
L’auteure de "Tous intuitifs" rappelle enfin que l’intuition est une connaissance reconnue par les plus grands scientifiques. D’ailleurs, pour beaucoup d’entre eux, l’intuition associée à la logique conduit aux plus grandes découvertes. À ce propos, elle cite le grand mathématicien et philosophe Henri Poincaré qui disait : "C’est avec l’intuition que l’on trouve et avec la logique que l’on prouve." 1.2 - Ce que nous croyons savoir sur l’intuition et ce que nous préférons ignorer
Les dernières découvertes scientifiques concernant l’intuition
Dans ce deuxième chapitre de "Tous intuitifs", Victoria Pellé Reimers approfondit la notion d’intuition. Pour cela, elle propose d’explorer les découvertes scientifiques récentes en ce qui concerne :
La provenance des informations qui nous arrivent lorsque nous parlons d’intuition. La temporalité, en particulier la notion de futur et l’accessibilité des informations qui se trouvent dans ce futur pour étudier le sujet des prémonitions.
Aller au-delà des sciences "officielles" pour une compréhension plus large de ce qu’est l’intuition
Victoria Pellé Reimers précise que notre compréhension de l’intuition resterait très limitée si nous nous arrêtions aux sciences dites "officielles". C’est pourquoi, elle fait le choix d’aller au-delà de celles-ci tout en nous prévenant : cela impliquera parfois de revoir nos croyances et nos jugements. Car aujourd’hui encore, l’intuition est un sujet qui suscite des résistances. Cette méfiance est liée, selon elle, au conditionnement de notre époque et de notre éducation occidentale. Elle écrit en effet : "Partout, de la maternelle aux études supérieures, nous avons dû intégrer un mode linéaire, reproductif, éliminant la créativité et l’intuition au profit de la logique, seule voie autorisée et respectée. […] Il faut parfois attendre la trentaine, la quarantaine ou même plus, pour que chacun réalise au détour de l’expérience de la vie, que son intuition n’est pas si folle, voire étonnamment juste dans certaines situations, que sa créativité est nécessaire parfois pour sortir du lot et enfin, que sa fantaisie le distinguera toujours d’un robot quelle que soit l’avancée de l’IA…" 1.3 - Que nous disent les neurosciences sur l’intuition ?
La découverte des zones cérébrales actives lors de nos décisions intuitives
L’intuition, autrefois considérée comme "quasi fantaisiste" fait l’objet aujourd’hui de beaucoup de curiosité. Nous sommes, en effet, de plus en nombreux à vouloir savoir comment fonctionne vraiment notre intuition. Jusqu’à ces dernières années (fin du 20ème siècle), nous n’avions que peu d’informations sur les mécanismes intuitifs dans notre cerveau et notre corps. Mais grâce aux progrès en matière de neurosciences - l’imagerie médicale en particulier - nous connaissons à présent les parties du cerveau actives dans nos décisions intuitives. Les recherches ont notamment permis de les différencier nettement des zones cérébrales utilisées lors d’une réflexion de type logico-mathématique. Pour illustrer son propos, Victoria Pellé décrit une étude réalisée en 2016, au Japon, auprès de joueurs de shogi (jeu d’échecs japonais). Elle nous dit qu'en observant le cerveau de ces joueurs, cette étude a mis en évidence le rôle du précuneus.
Le rôle du précuneus lors de décisions intuitives
Qu’est-ce que le précuneus ?
Le précuneus :
Correspond à une petite zone située un peu à l’arrière du cerveau, entre les deux hémisphères, dans la partie supérieure du lobe pariétal. N’est pas reliée à la logique : c’est une partie du cerveau très visiblement active sur un IRM au moment de reconnaître des visages ou d’analyser nos ressentis/ émotions.
L’activation du précuneus
Victoria Pellé Reimers décrit tout le déroulé de l’étude réalisée auprès des joueurs de shogi. En résumé, celle-ci révèle qu'un changement catégorique se produit dans leur activité cérébrale selon qu'on leur demande de jouer en mode intuitif ou en suivant une réflexion. Ainsi :
Lorsque les joueurs ont un temps de réflexion pour jouer, ce sont les cortex supérieurs et lobes frontaux qui s'activent. Lorsque les participants jouent leur pion en moins d’une seconde, c’est-à-dire en mode intuitif, les cortex supérieurs et lobes frontaux cessent de s'activer. C'est une partie du précuneus qui s’anime alors. Cette zone s'appelle le noyau coudé. Elle est associée à l’apprentissage, à nos habitudes et aux comportements réflexes.
Les trois éléments de l’intuition : intention + expérience + lâcher-prise
Pour Victoria Pellé Reimers, l’étude réalisée auprès des compétiteurs de shogi à qui il a été demandé de jouer "à l’intuition" permet de mettre en évidence les trois éléments caractéristiques de l’intuition :
L’expérience : on observe une accélération des liens à la mémoire ; c’est l’expérience du joueur qui est à l’œuvre à ce moment-là.
L’intention : le désir (celui de gagner dans ce cas) s’associe à l’expérience ; le joueur a une intention et c’est d’ailleurs cela qui différencie l’intuition d’un réflexe ou d’un automatisme (tel que la conduite d’un véhicule par exemple).
Le lâcher prise : le rythme très rapide oblige à lâcher prise : pas de mots, ni raisonnement, ni véritable volonté.
L’intuition n’est pas un automatisme ni un réflexe
Selon l’auteure de "Tous intuitifs", le comportement intuitif n’est pas un automatisme : "Nos automatismes sont des apprentissages profondément intégrés et qui ne nécessitent pas de raisonnement. […] L’automatisme n’est qu’une production cognitive sans la moindre forme d’émotion, qui ne requiert aucune forme de présence à soi et à ce qui se passe. […] L’intuition ne donne pas la même sensation qu’un automatisme. Elle s’accompagne d’une forme de joie, même infime. Elle est fluide et nette, il y a quelque chose qui se passe au niveau du regard, de la respiration." 1.4 - D’autres sciences pour élargir notre regard sur l’intuition La phénoménologie est une science qui prend en compte les détails du ressenti et qui permet donc, en plus de la biologie et de la physique, de comprendre l’humain. Les études en la matière ont permis de distinguer les intuitions des automatismes qui sont "deux expériences rapides, sans raisonnement" mais pourtant bien divergentes. Cette différence s’observe surtout dans l’état qui précède, que l'on vit pendant et juste après l'intuition. Victoria Pellé décrit les observations de la chercheuse Claire Petitmengin à ce sujet, qui se résument dans cet extrait : "Tout d’abord, juste avant une intuition, c’est le lâcher-prise, une "descente" en soi, une absence de contrôle, une absence d’activité mentale, puis, soudain, un sentiment de mobilisation totale, une présence augmentée, les sens en éveil, voire en exergue sur des choses qui attirent l’attention, un sentiment d’unité, d’accord intérieur, ainsi qu’un sentiment d’évidence, côtoyant curieusement une émotion de surprise, un étonnement, voire un émerveillement." Ce ressenti n’est pas présent dans un geste spontané, dans nos automatismes (lorsque nous manœuvrons notre voiture par exemple). Globalement, dans un automatisme, "il ne se passe rien de particulier, alors que l’intuition laisse une trace en nous qui nous enchante et nous étonne" résume l’auteure de "Tous intuitifs". 1.5 - L’intuition, un registre de la mémoire qui n’est pas réservé qu’aux expérimentés "L’intuition ne nous tombe pas dessus, ce n’est pas un phénomène magique, ni un hasard. Elle est à la fois corrélée à notre désir, à nos intentions et à notre expérience." Pour Victoria Pellé Reimers, notre expérience, celle que nous avons accumulée, nourrit grandement l’intuition qui "nous guide dans nos prises de décisions", qui "nous avertit" ou "nous inspire dans nos relations". Selon l’auteure, c’est ce qui fait qu’une personne très expérimentée "arrive à sentir ou à ne pas sentir un dossier ou une personne, au premier coup d’œil". Toutefois, l’expérience ne fait pas tout. L’auteure fait en effet remarquer que de nombreux enfants, jeunes, débutants sont aussi très intuitifs, bien que n'ayant aucune expérience. Et même s’il s’agit de "génies", ils n’en restent pas moins humains. L’expérience n’est donc pas l’unique source de l’intuition… 1.6 – Les prémonitions et sciences L’auteure de "Tous intuitifs" évoque, dans cette partie, une autre forme de manifestations intuitives : les prémonitions et autres pressentiments, appelées scientifiquement "précognitions". Une précognition est définie par le dictionnaire comme un "sentiment irraisonné, non vérifiable qu’un événement va se produire, que quelque chose existe". Les précognitions restent encore très mystérieuses pour le monde scientifique. En effet, la science n'est toujours pas en mesure de comprendre comment il nous est possible de recevoir des informations d’un temps qui n’est pas encore arrivé (probablement parce que notre conception de l’espace-temps semble, selon les chercheurs d’aujourd’hui, dépassée). Aussi, bien que "rigoureusement vérifiées" depuis soixante ans (les électro-encéphalogrammes montrent clairement notre capacité à détecter un danger avant qu’il ne survienne), ces expériences très troublantes ne font pas encore consensus. C’est donc "une forme d’intuition que nous préférons ignorer" signale l’auteure. Conclusion de la première partie Pour conclure cette première partie de "Tous intuitifs", Victoria Pellé Reimers insiste sur 2 points :
Il est difficile de "faire le tour de ce que nous savons de l’intuition" : l’intuition est en effet un sujet très vaste et encore mystérieux malgré les études réalisées par les neuroscientifiques et la phénoménologie.
Certaines formes d’intuition témoignent clairement de nos capacités extraordinaires mais sont encore mises en doute : il nous faut "tourner la page du tout rationnel" dans notre approche des phénomènes vivants et regarder le monde "avec des yeux nouveaux", lance l’auteure.
Partie 2 - Quatre formes d’intuitions indispensables à nos projets Pour introduire cette deuxième partie, Victoria Pellé Reimers rappelle d’abord que :
Nous sommes tous intuitifs : ce sont nos croyances, modes de vie et notre éducation qui contribuent à minimiser l’importance de l’intuition. Il est tout à fait possible de "développer, réveiller, nourrir" notre intuition.
L’auteure de "Tous intuitifs" explique ensuite qu’il existe 4 types d’intuition, à savoir l’intuition :
Contextuelle, particulièrement puissante dans nos prises de décisions. Relationnelle, c’est-à-dire celle de la rencontre, notamment très utile en matière de recrutement et de management. Visionnaire, qui nous rend capable de "sentir le vent venir", de "voir se profiler une tendance, un changement, bien avant la plupart des gens". Personnelle et spirituelle : cette fameuse "petite voix" qui "nous souffle des suggestions d’ordre plus personnel, voire intime".
Cette deuxième partie du livre "Tous intuitifs" développe alors en quoi ces différentes intuitions peuvent véritablement "booster" nos projets et comment celles-ci se manifestent concrètement dans notre vie. 2.1 - L’intuition contextuelle
Qu’est-ce que l’intuition contextuelle ?
"L’intuition contextuelle, c’est l’intuition du marin, du chasseur, du soldat, des parents de jeunes enfants, des sportifs. […] [C’est] Le bon geste au bon moment, sans réfléchir. C’est la forme d’intuition que nous avons dans la prise de décision, dans un contexte donné." Cette intuition est particulièrement utile à notre époque qui connaît une accélération des changements et qui demande, pour s’adapter, agilité et créativité. Dans l’entrepreneuriat par exemple, l’intuition contextuelle permet de sentir le potentiel commercial d’un nouveau produit ou de prendre des décisions rapides et alignées. L’intuition contextuelle fait écho avec notre instinct, notre sixième sens. Elle est brève et va à l’essentiel. Elle nous amène à agir sans réfléchir, et nous guide de façon plutôt binaire pour communiquer, nous orienter, nous déplacer, assurer nos besoins et notre sécurité : "c’est oui, c’est non, j’arrête, j’y vais, je monte, je descend, je tourne à droite, c’est ok, pas ok, etc." En somme, "l'intuition contextuelle, c’est cette capacité à faire des choix rapides et pertinents, notamment lorsque nous manquons de temps ou d’informations".
Les faux amis de l’intuition contextuelle
L’auteure de "Tous intuitifs" met ici en lumière ce que nous pourrions prendre pour de l’intuition contextuelle mais qui ne l’est pas : tout ce qui se manifeste en nous sans raisonnement n’est, en effet, pas forcément intuitif. Victoria Pellé Reimers fait notamment référence à nos automatismes et biais cognitifs, très similaires à l’intuition car eux aussi rapides et spontanés. Ceux-ci sont pourtant bien différents de l’intuition. Elle explique en effet que :
Nos automatismes sont en réalité liés à des apprentissages très ancrés qui nous font agir selon "une règle de probabilité inconsciente" : le cerveau, par souci d’économiser de l’énergie, va chercher à autonomiser le maximum de nos comportements et nous amener à adopter celui qui semblera être le plus approprié dans une situation donnée.
Nos biais cognitifs sont des formes d’automatismes créés du fait d’une quelconque influence (consciente ou non) sur nos pensées et choix (ex. : biais de confirmation, biais rétrospectif…). En fait, les biais ajoutent une interprétation qui nous éloigne de la réalité, alors que l’intuition, elle, semble plutôt ajouter un degré d’information supplémentaire sur l’environnement, les interlocuteurs ou les tendances qui nous rapproche du réel.
Intuition contextuelle et logique sont complémentaires dans nos prises de décision
L’auteure de "Tous intuitifs" nous conseille de faire preuve d’écoute, calme, concentration et détente lors de nos prises de décision pour laisser venir naturellement notre intuition. Toutefois, elle nous invite à rester vigilant : l’intuition n’est pas "LA vérité", prévient Victoria Pellé Reimers. C’est, ajoute-t-elle "simplement un appui pour alimenter le discernement". À ce propos, l’auteure de "Tous intuitifs" poursuit en indiquant que trop souvent l'intuition et la logique sont mises en opposition. Selon elle, ces deux registres d’intelligence n’ont pas lieu de s’opposer : elles sont, à l’inverse, complémentaires et donc faites pour s’assembler.
En quoi l’intuition aide-t-elle à nos prises de décision ?
Si nous sommes prudents lorsque nous avons une décision à prendre, c’est bien souvent parce que nous n’avons pas suffisamment d’informations et que l’incertitude nous stresse. C’est à ce niveau-là que l’intuition contextuelle présente beaucoup d’intérêt, souligne Victoria Pellé Reimers : "l’intuition contextuelle apporte justement un degré intéressant d’information sur notre environnement". Aussi, même si ces informations, ces signaux sont difficiles à traduire ou à expliquer aux autres, ils sont supposés pouvoir augmenter notre sentiment de sécurité, "exactement comme le sens de l’orientation nous évite de paniquer dans un labyrinthe" continue l’auteure. Le problème est que chez les Occidentaux, l’intuition est mal considérée et s’est étiolée. Incapables de voir ces signaux intuitifs, nous ne sommes pas réceptifs à "cette dose d’assurance intérieure" que l'intuition peut procurer si nous lui faisons confiance. Sans cette ressource intérieure qui nous guide, nous parvenons alors très difficilement à discerner quelle décision prendre.
Comment l’intuition contextuelle se manifeste-t-elle ?
L’intuition contextuelle est surtout corporelle. Elle se manifeste par des signaux du corps : souvent des sensations, parfois des actes ou mouvements.
Ces sensations sont aussi nombreuses que nuancées : la fameuse sensation des tripes, appelée gut-feeling outre-Atlantique ; mais au-delà de la zone du ventre, nous connaissons aussi la gorge qui se serre, les fourmillements dans la nuque, cette décharge électrique ressentie dans l’épine dorsale, une sensation d’ouverture du front…
Nous devons apprendre à reconnaître nos ressentis pour nous reconnecter à notre intuition
Notre société (culture, éducation…) nous a "coupé" de nos ressentis internes. Nous n’avons jamais vraiment appris à identifier nos signaux internes et à agir en conséquence. Comme nous doutons de la nature de ces ressentis, nous avons même tendance à les refouler pour plutôt analyser les choses rationnellement avec notre cerveau. Victoria Pellé Reimers nous invite alors à nous reconnecter à notre intuition en pratiquant une écoute consciente de ces signaux corporels. Ainsi, "nos perceptions peuvent et vont se renforcer, s’enrichir, s’affiner" affirme l’auteure de "Tous intuitifs". Car "plus nous attribuons d’importance et de crédit à nos perceptions, plus celles-ci se développent et nous assistent au quotidien, dans nos choix, dans nos gestes et nos actions".
C’est surtout la peur de se tromper qui nous amène à ne pas écouter nos intuitions au moment de décider
Le fait de ne pas pouvoir contrôler si une intuition est pertinente ou non tant qu’on ne l’a pas suivie est une situation stressante pour la plupart d’entre nous. Car nous avons peur de faire une erreur. Nous n’avons aucun moyen d’être certain avec une intuition de prendre la bonne décision. Le raisonnement logique, quant à lui, nous calme, nous rassure. Pourtant, l’auteure nous invite à réfléchir : la logique n’est pas plus garante d’une décision sans erreur : nous faisons bien souvent des erreurs en raisonnant aussi. Alors pourquoi avons-nous plus peur de nous tromper avec notre intuition ? L’auteure expose sa réflexion à ce sujet : elle pense qu’en fait, nous faisons plutôt appel à la logique dans nos décisions car notre choix est ainsi plus facile à justifier. En effet, dans notre société, et ce depuis l’école, une décision prise selon un raisonnement rationnel et donc traçable est considérée comme bien plus professionnelle et a beaucoup plus de crédit qu’une décision qui suit une intuition. Pour Victoria Pellé Reimers, il faudrait pourtant parvenir à équilibrer les deux : raisonnement et ressenti. L’écoute de l’intuition devrait venir en appui à nos raisonnements.
Le rapport à l’intuition est encore plus tendu mais pourtant plus salutaire quand les enjeux d’une décision sont importants
L’auteure de "Tous intuitifs" se penche ici sur la façon des décideurs aux enjeux importants d’avoir recours à l’intuition : urgentistes, policiers du RAID, officiers responsables de troupes en temps de guerre... Elle illustre ses propos en racontant plusieurs anecdotes à ce sujet. Elle met ainsi en évidence le rôle de l’intuition pour ces grands décisionnaires quand il s’agit d’analyser des données avec grande rapidité.
Une forme d’intuition contextuelle exceptionnelle : les "précognitions"
Dans ce cas-là, notre intuition se manifeste :
En rêve ou à l’état de veille sous forme de flash par exemple, et s’accompagne souvent d’une grande charge émotionnelle. Sous forme de "prémonitions" : on "voit" quelque chose arriver de façon imminente. Par le corps : un ressenti, un malaise, un mouvement ou une action instinctive et très rapide ; dans ce cas, nous "sentons" le danger, plus que nous ne le voyons.
Selon Victoria Pellé Reimers, l’existence du phénomène de précognition (terme scientifique pour parler de ces avertissements intuitifs) est validée par des centaines d’études et de publications depuis 60 ans. D’après ces recherches, ces réactions ne sont pas dues au hasard. Toutefois, il ne nous est actuellement toujours pas possible de comprendre comment notre conscience est capable de capter l’information, de l’interpréter, d’en restituer une image et une émotion avec tant d’exactitude parfois et de nous faire part des actions à mener pour éviter le danger. 2.2 - L’intuition relationnelle
Qu’est-ce que l’intuition relationnelle ?
Les intuitifs relationnels ont "une perception fine et immédiate de l’autre", qu’ils le connaissent ou non. Ils sentent ce qui se dégage de quelqu’un, son tempérament, ses besoins, son "authenticité". Ainsi, l’intuition relationnelle permet de ressentir, dans un temps très bref, dès le premier contact (une poignée de main ou même, de loin, dans l’attitude ou la démarche d’une personne) si celle-ci aura plutôt tendance à contribuer ou à nuire à quelque chose (un projet, une équipe…). En guise d’exemples connues de ce genre de fulgurances (mais c’est aussi parfois une intuition permanente), l’auteure cite le fameux coup de foudre amoureux ou encore "un avertissement très ferme de se tenir à distance" de quelqu’un que l’on ne connaît pas et qui se présente pour la première fois.
Les faux amis de l’intuition relationnelle
Il est facile de se méprendre entre intuition et préjugés dans nos relations. L’auteure recommande alors d’être vigilant quant à nos premières impressions qui peuvent n’être qu’une projection de sensations qui nous appartiennent ou qu’une opinion, un jugement basé sur des expériences passées inconscientes. Nous devons, insiste Victoria Pellé Reimers, regarder au-delà de ce que nous nous disons intérieurement sur une personne car "il se trouve un autre signal, une autre forme de message plus subtil qui nous permet de ressentir véritablement qui est devant nous, avec le potentiel ou le danger que cela peut engendrer". En fait, les préjugés sont mentaux et prévisibles, l’intuition non. L’intuition relationnelle se caractérise par son aspect radical, un "sentiment d’évidence", "la sensation d’être très présent à soi, et à l’autre, au moment de recevoir cette intuition". Finalement, selon Victoria Pellé Reimers :
"L’intuition est aussi sobre que le préjugé est bavard ! Alors que ce dernier se perd en justifications sans fin, l’intuition relationnelle nous laisserait presque dans l’embarras du contraire : on "sait" sans pouvoir expliquer et encore moins justifier."
L’utilité de l’intuition relationnelle dans le cadre professionnel
Pour l’auteure de "Tous intuitifs", l’intuition dite "relationnelle" s’avère notamment très utile en matière de :
Recrutement ⇒ cette intuition permet notamment de "savoir" s’il s’agit de la "bonne personne" dès le début d’un entretien d’embauche. Parfois, elle sert à repérer le potentiel d’un candidat jeune ou manquant juste de confiance en lui. L’auteure invite toutefois à la prudence quant aux premières impressions qui peuvent, on l’a vu, provenir d’autre chose.
Management ⇒ en s’appuyant sur des détails non rationnels, cette intuition aide à constituer des binômes ou une équipe performante sur un nouveau projet, à identifier les non-dits dans les groupes, à "ressentir une ambiance, un changement subtil et bien d’autres nuances qui font et défont les relations humaines".
Intuition relationnelle, intelligence émotionnelle et empathie
Pour l’auteure de "Tous intuitifs" :
L’intuition relationnelle fait partie de l’intelligence émotionnelle qui rend particulièrement habile pour adapter notre comportement à ce que nous sentons de l’autre. Les intuitifs relationnels sont souvent empathiques, c’est-à-dire qu’ils sont capables de percevoir ce que ressentent les autres.
Comment l’intuition relationnelle se manifeste-t-elle ?
L’intuition relationnelle n’est autre que l’analyse d’une "lecture extrêmement rapide et inconsciente des micro-informations" que nous captons chez l’autre. De cette déduction, nous tirons alors une conclusion : "je fais confiance ou pas", "je me rapproche ou je m’éloigne", "je m’ouvre ou je me ferme"," je recrute cette personne ou surtout pas", etc. Ces micro-informations sont perçues via 3 modes de captation qui, ensemble, vont nous procurer une intuition sur autrui.
La vue
Les intuitifs relationnels sont particulièrement doués pour percevoir les émotions des autres sur leurs visages. Il existe toutes sortes de signaux faibles généralement détectés inconsciemment : rythme du clignement des paupières, variation du teint, mouvements des lèvres et des narines… Ainsi, un intuitif relationnel saura capter la timidité, l’aisance, le mépris, le stress, la bonté, la sincérité chez les autres. Et "même s’il ne sait pas très bien à quoi il l’attribue, son expérience lui montre progressivement la pertinence de ce ressenti" ajoute l’auteure.
L’odorat
L’odorat est très connecté à notre mémoire. De façon inconsciente, nous pouvons nous relier à des souvenirs parfois très anciens et par conséquent des émotions très fortes, juste avec le pouvoir évocateur d’une odeur. Ce que nous sentons nous influence alors beaucoup dans nos relations aux autres.
La kinesthésie
Victoria Pellé Reimers explique ici que chaque corps biologique est source de champs électromagnétiques propres (selon les théories de la physique quantique) et possède donc une forme de "signature vibratoire". Les intuitifs relationnels sont, selon l’auteure, capables de percevoir ce champ énergétique, composé d’ondes, le rayonnement des personnes. Ils peuvent, nous dit l’auteure, évaluer "le taux vibratoire" d’un individu : on parle alors de radiesthésie.
Une forme d’intuition relationnelle exceptionnelle : la télépathie
Télépathie veut dire "ressenti à distance". La télépathie permet d’échanger des informations ou des sensations entre individus à distance. Ce phénomène n’utilise pas nos sens mais fonctionnerait par intrication. L’intrication est un terme issu de la mécanique quantique "qui nous place devant un mystère de la physique", déclare l’auteure de "Tous intuitifs". En effet, ce phénomène d’intrication révèle que si deux particules - A et B - ont été intriquées, et qu’un changement intervient sur A, alors B s’en trouve changé de la même façon de manière complètement simultanée. Le transfert entre les deux ne montre aucune durée, même pas celle de la vitesse de la lumière (la plus élevée qui soit). Ainsi, le fait que ce changement soit simultané entre A et B démontre qu’il existe un autre phénomène entre les deux particules, et que celui-ci n’est pas spatial. Malgré les nombreuses études qui visent à mieux comprendre l’intrication, nous ne sommes toujours pas en mesure actuellement d’expliquer la télépathie. Nous savons juste que les liens affectifs et de proximité intime entre deux individus favorisent les phénomènes de perceptions extra-sensorielles entre elles. Ce qui laisse penser qu’il existe une "communion sur un plan subtil et informationnel" entre les personnes. Aujourd’hui, même si le sujet des perceptions extra-sensorielles reste encore "tabou", "notre siècle pourrait être celui qui verra la mise au jour de leur existence et, espérons-le, de leurs mécanismes plus en détail" confie Victoria Pellé Reimers. 2.3 - L’intuition visionnaire
Qu’est-ce que l’intuition visionnaire ?
L’intuition visionnaire est "cette aptitude à voir […] ce qui va advenir et qui ne paraît pas perceptible à la plupart des gens" énonce Victoria Pellé Reimers. Elle se manifeste dans des rêves ou sous formes de flashs ou d’insights : les intuitifs visionnaires "voient", "sentent" intérieurement et intensément, ce qui pour eux est déjà une évidence et se trompent rarement. Victoria Pellé Reimers distingue deux formes d’intuition visionnaire :
L'intuition qui saisit les éléments d’un futur plutôt proche : c’est cette intuition-là "qui permet à l’entrepreneur d’être pionnier sur un marché qui n’existe pas encore". L'intuition, plus mystérieuse, qui semble connectée à "un avenir non accessible et a priori non prévisible dans le contexte actuel" : c’est l’intuition visionnaire des inventeurs, chercheurs, artistes et autres créateurs.
L’intuition visionnaire à court et moyen termes
Ces intuitifs sont capables de "pressentir une tendance, un mouvement collectif, de sentir à l’avance le succès d’une innovation technologique ou, au contraire, son flop" précise l’auteure. Cette capacité de perception est particulièrement avantageuse chez les entrepreneurs, designers et politiques. Lorsqu’elle est associée à une intuition contextuelle fine, l’intuition visionnaire conduit souvent au succès. Ces deux talents permettent aux entrepreneurs notamment, lorsqu’ils parviennent à concrétiser leurs idées, à flairer "le bon moment", "les bonnes conditions", et à "prendre des décisions rapides et pertinentes". C’est l’intuition visionnaire que possèdent de nombreux "startuppers" à succès, ou d’autres personnalités comme Coco Chanel, Richard Branson, Bill Gates, Steve Jobs, Mark Zuckerberg, Pascal Moreno, Frédéric Mazzela.
L’intuition visionnaire à long terme
L’intuition visionnaire à long terme est la plus spectaculaire et la plus perturbante parmi toutes les formes d’intuition. L’auteure nous la présente ainsi : "L’intuitif visionnaire reçoit une information précieuse à propos de ce qui sera une évidence plus tard. Il la voit venir. Cela s’impose à lui, si bien qu’il cherche à en avertir ses contemporains. Rarement compris, souvent raillé tant que son intuition n’est pas validée par le temps, l’intuitif visionnaire ne peut rester serein qu’en se moquant du regard des autres. Car l’intuition visionnaire isole celui qu’elle gratifie. L’intuition visionnaire, c’est celle qu’on ne comprend qu’après, une fois que ce qui avait été vu, pressenti, perçu de loin, et même parfois de très loin, arrive aux yeux de tous et devient une évidence." L’auteure cite Arthur Schopenhauer qui a très bien décrit cette loi de la pensée collective : "Toute vérité franchit trois étapes. D’abord elle est ridiculisée, puis elle subit une forte opposition, avant d’être considérée comme ayant toujours été une évidence." Car absolument toutes les évolutions, découvertes, innovations, mutations dans nos modes de vie, notre consommation, la technologie, la mode, les comportements sociaux et les choix sociétaux suivent ces étapes, soutient l'auteure. "Ce qui était une fantaisie totale, une hérésie, devient une intuition géniale dans l’esprit de la masse impressionnée. Et puis, très vite, ce qui était improbable arrive vraiment, indéniablement, puis s’installe au port et nous oublions tout sur l’agitation qu’avait généré son apparition, tout est devenu "normal"." En somme, l’intuition visionnaire, conclut Victoria Pellé Reimers, c’est "cette aptitude à percevoir le futur afin de s’y adapter".
L’intuition visionnaire à l’origine des plus grands progrès de l’humanité
Les intuitifs visionnaires sont ceux à l’origine de progrès technologiques, des avancées médicales, des plus grandes œuvres artistiques. Deux grandes tendances apparaissent chez les visionnaires. Il y a :
Ceux qui voient les menaces et les dangers arriver avant les autres, Ceux qui "rêvent d’un autre monde possible, de nouveaux horizons".
À titre d’exemples de visionnaires qui ont contribué à changer le monde par leur vision, l’auteure mentionne : Abraham Lincoln, Nelson Mandela, Martin Luther King, Simone Veil, l’Abbé Pierre, Pierre Rabhi, Mohamed Yunus. Et ce sera peut-être le cas de la jeune Greta Thunberg, qui fait l’objet de tant de polémiques pour le moment.
Portrait de l’intuitif visionnaire
Selon Victoria Pellé Reimers, l’univers personnel de l’intuitif visionnaire se caractérise par un mode de vie, des références et des goûts qui lui sont très propres. Ses idées sont souvent intemporelles, son rythme particulier (très grande rapidité, ou à l’inverse, lenteur comme si le temps était suspendu). Il fait preuve d'une certaine résistance face aux remarques et moqueries. Selon l'auteure, tout cela le distingue des autres.
Les faux amis de l’intuition visionnaire
L’auteure nous fait ici observer les trois points majeurs qui différencient les faux des vrais visionnaires. Les faux visionnaires :
Cherchent à se démarquer avant tout par besoin de reconnaissance. Poursuivant un but personnel, ils s'intéressent beaucoup à ce que pensent les autres, alors que les véritables visionnaires ne s'en préoccupent pas du tout.
Donnent une impression de "creux" ou de superficialité". Ils "ont des obsessions délirantes sans véritable contenu ni proposition tangible et innovante" ce qui a pour conséquence de ne générer que "gêne ou indifférence" constate l'auteure. À l'inverse, les "vrais" visionnaires suscitent de vives émotions : ils choquent les gens, les touchent en profondeur.
Finissent dans l'oubli ; un véritable visionnaire, lui, laisse des traces (œuvre, propos) et est toujours réhabilité à plus ou moins long terme.
Comment l’intuition visionnaire se manifeste-t-elle ?
L"intuition visionnaire nous parvient essentiellement sous la forme d'une "image spontanée, claire, évidente" et s'accompagne d'une forte charge émotive. Cette vision peut nous arriver en rêve en plein sommeil ou en rêve éveillé. "L’intuitif qui la reçoit "voit" intérieurement un contenu qui peut être un événement, un objet encore inexistant, ou encore la mise en œuvre d’un concept inédit… Tout semble s’apparenter à une sorte de "souvenir du futur"." Les concernés ne parviennent quasiment jamais à comprendre dans quelles conditions leurs intuitions visionnaires surviennent. En fait, pour la plupart d'entre eux, elles arrivent "sans donner de timing" indique l'auteure. Pour Victoria Pellé Reimers, cette forme d'intuition est, par le mystère qui l'entoure, la plus fascinante. Nous ne sommes, en effet, pas encore en mesure d'en expliquer le mécanisme par la physique telle qu'on nous l'a enseignée (physique qui considère le temps comme linéaire et imprévisible). Pourtant, les multiples études internationales menées à ce sujet montrent qu'un tiers de la population a déjà connu ce genre d'expérience intuitive et ont prouvé que ces intuitions n'étaient pas liées au hasard.
Les intuitifs visionnaires et le futur
Les hypothèses de plus en plus précises des physiciens sur notre rapport au futur nous amènent à penser qu'il n'est pas "si absurde" d’envisager le temps autrement que nous ne le conceptualisons aujourd'hui. D'autre part, ces théories laissent imaginer la possibilité de créer une relation "consciente" et "palpable" au futur. Les intuitifs visionnaires sont ces personnes qui savent d'ores et déjà bâtir ces ponts vers le temps futur, sans recette magique mais sans qu'on ne soit encore capable de le théoriser.
Une forme d’intuition visionnaire exceptionnelle : la précognition
"La précognition est le terme scientifique pour désigner toutes les formes d’informations et de connaissances que nous pouvons percevoir du futur, et qui s’avèrent exactes le moment venu. Il s'agit d’intuitions qui ne s’appuient pas sur ce que perçoit le corps par les sens, mais par un procédé, déroutant mais pourtant avéré, de perceptions extra-sensorielles." La précognition arrive de façon soudaine, en surprise, de manière disruptive, dans des moments où rien ne prédispose à la recevoir, d’ennui ou de calme. Elle peut se manifester sous la forme :
D'un flash ou d'une vision fugace et radicale, D'un pressentiment, D'une impression auditive, "comme une voix qui appelle, connue ou inconnue".
2.4 - L’intuition personnelle et spirituelle Pour parler de l'intuition personnelle et spirituelle, Victoria Pellé Reimers fait référence à ce qu'on appelle communément notre fameuse "petite voix" intérieure. Cette petite voix nous "souffle des suggestions d’ordre plus personnel, voire intime".
À quels moments l’intuition personnelle s’exprime-t-elle et comment se manifeste-elle ?
L’intuition personnelle nous saisit :
Dans les moments clés de notre vie : choix, orientation, rencontres, événements marquants. "Que nous l’écoutions ou que nous en soyons méfiants, il est rare de ne jamais l’avoir perçue" confie l'auteure.
De différentes façons : sous la forme d'une voix qui se détache de nos pensées, d'une expérience visuelle, dans un rêve par exemple ou lors d’expérience de conscience modifiée (transes, rêves éveillés sous hypnose, sophrologie).
En quoi cette intuition est-elle spirituelle ?
L'auteure de "Tous intuitifs" a choisi de nommer cette intuition, "intuition spirituelle" à cause de l'impression de mystère qui s'en dégage. Aussi, cette forme d'intuition constitue celle qui nous guide sur notre chemin personnel. En fait, beaucoup d'expressions existent pour décrire cette expérience intérieure. Parce que rien ne lui permet de l'exprimer autrement, l'auteure utilise le terme de "petite voix" pour évoquer ce qui semble "parvenir d'un degré profond de notre être" et nous relier au "Tout" ainsi qu'à une forme de sagesse universelle. Mais la façon de nommer cette rencontre avec une partie de soi est en réalité "éminemment personnelle", raconte l'auteure. Cette expérience a d'ailleurs été décrite à travers toutes les époques et toutes les cultures. Victoria Pellé Reimers dépeint ces nombreuses autres façons d'y faire référence :
La "parole divine" chez les chrétiens, Le "témoin" chez les yogis, L'"ange gardien" dans diverses religions et traditions spirituelles, Les "djinns" bienveillants dans le Coran, La "Prajna" dans l’hindouisme, Le "Kami" dans le Japon ancien, Le "Daerna" chez les Perses, Les "neuf muses" du monde antique occidental, Le "dieu" ou "la déesse" de la pythie ou des aèdes.
Les hypothèses pour expliquer cette guidance intérieure
De nombreuses interprétations examinent le phénomène de l’intuition personnelle et spirituelle sous plusieurs angles. L’auteure en mentionne quelques exemples :
L’interprétation jungienne : dans son travail, le psychiatre Carl Gustav Jung, pionnier dans cette recherche, fait notamment référence à un personnage imaginaire appelé "Philémon", un genre d'"enseignant intérieur".
L’interprétation religieuse : la notion de guidance intérieure, l’expérience de "l’appel" de Dieu, l'écoute intérieure de la parole divine dans l'oraison, les messages de l'ange gardien ou autre archétype semblable, l’évocation du Samadhi et du Prajna, etc. inscrivent ce phénomène d'intuition dans les fois chrétienne, musulmane, bouddhiste...
L'interprétation médicale via la psychiatrie : du point de vue de la psychiatrie actuelle, percevoir un contenu "distinct de soi" dans sa propre pensée est considéré comme une expérience suspecte. Toutefois, les progrès en matière de neurosciences pourraient apporter un plus grand éclairage dans l'analyse médicale de nos perceptions dans les années à venir et changer la donne (pour distinguer notamment l'intuition spirituelle de certaines pathologies comme la schizophrénie ou les troubles délirants par exemple).
Partie 3 - Passer à l’action avec son intuition Dans la troisième partie de "Tous intuitifs", Victoria Pellé Reimers nous propose de passer à l’action. Pour cela, elle nous invite d’abord à découvrir notre profil intuitif. Puis, elle nous explique comment réveiller et nourrir notre intuition en adoptant la posture adéquate et en pratiquant quelques exercices. 3.1 - Et si l’intuition attendait votre appel ? Pour introduire cette troisième partie, Victoria Pellé Reimers rappelle que plus nous sollicitons notre intuition et plus nous nous intéressons à elle, plus celle-ci aura des chances de s’exprimer dans les situations où la logique ne suffit pas. Cela signifie qu’il est possible, en quelque sorte, d’appeler notre intuition à se manifester quand nous avons besoin. Et qu'il suffit pour cela, de trouver la posture et les conditions optimales qui favorisent l’expression de notre intuition. Cette posture et ces conditions se résument en un élément essentiel : la disponibilité. Pour nous répondre, notre intuition a effectivement besoin que nous lui laissions un "espace libre dans notre corps, dans notre esprit, dans notre cœur". Car pour Victoria Pellé Reimers : "L’intuition, qui est la messagère de l’inconscient, peut alors profiter pleinement de notre disponibilité, pour laisser la finesse, la profondeur, l’intelligence de notre être profond se manifester en nous. Inviter votre intuition revient à multiplier vos chances d’être informés des détails qui échappent à la plupart des gens, de saisir la portée de vos actes à venir, de vos choix, dans des dimensions qu’il est impossible d’avoir à l’esprit dans le quotidien ordinaire." 3.2 - Quel intuitif êtes-vous ? Victoria Pellé Reimers continue en proposant au lecteur de tester son intuition à travers un questionnaire. En effet, il est utile, écrit-elle, de connaître notre tendance personnelle, voire celle de notre entourage, en matière d’intuition pour savoir quel type d’intuition il est opportun de développer - le plus présent - ou de réveiller - le moins présent. Une fois ce que l’auteure appelle son Profil Intuitif Approfondi® déterminé, Victoria Pellé Reimers émet, selon les résultats obtenus, des suggestions adaptées dans l'objectif de s’ouvrir à son potentiel intuitif. L'auteure souligne que cette étape est particulièrement intéressante dans un cadre professionnel. La connaissance du profil intuitif de ses collaborateurs est, en effet, un outil stratégique et managérial puissant dans le contexte incertain actuel : elle permet, par exemple, d’attribuer des missions en fonction des profils de chacun des membres d’une équipe (complémentarité des intuitions). 3.3 - Comment développer et nourrir votre intuition Victoria propose ses recommandations, un état d’esprit et des pratiques à s’approprier pour accroître notre intuition et lui donner plus de chances de nous guider.
Ajuster sa posture
Il est d’abord primordial de définir clairement son intention : être pleinement conscient de ce que nous voulons et l’assumer procure "un rayonnement particulier aux actes que nous posons". Autrement dit, "l’intention est le degré de présence que nous donnons à nos actes et à nos paroles". En effet, selon l’auteure de "Tous intuitifs" : "Lorsque nous sommes parfaitement cohérents avec nos aspirations les plus profondes, nos intentions génèrent, dans tous les domaines, de nombreuses intuitions qui nous font progresser vers la réalisation de nos désirs profonds." En plus de formuler son intuition clairement dans son cœur, il est essentiel de :
Rester honnête et ouvert tout en conservant son discernement (afin d’être sûr qu’il s’agit bien d’intuition et non pas de fantasme). Lâcher-prise et de ne pas "guetter" l’arrivée de notre intuition : il nous faut simplement retourner à nos occupations, confiant. Faire preuve de gratitude : pour gagner en confiance et créer ainsi un cercle vertueux.
Tester des pratiques concrètes favorisant l’intuition
L’auteure recommande ici de pratiquer quotidiennement "une écoute sincère" de son corps, même brève afin de gagner en sérénité et de se sentir plus alignée. Lors de ces moments, elle conseille de :
Repérer les variations d’énergie et ce qui les génère
Il s’agit d’identifier les moments, personnes, lieux, activités, éléments extérieurs, aliments, boissons à l’origine des augmentations ou inversement "pompages" d’énergie.
Rechercher le calme, "même dans la tempête"
Nous devons apprendre progressivement à gérer les perturbations émotionnelles.
Méditer en pleine conscience
Le but de la méditation en pleine conscience (appelé mindfulness en anglais) est de "porter son attention délibérément sur l’expérience qui se déroule au moment présent, sans jugement de valeur, sans se laisser entraîner dans un flux de pensées conceptuelles". On cherchera, en somme, à se rapprocher de "l’état très agréable que nous vivons lorsque nous sommes captivés par le spectacle d’un feu de bois, ou bien absorbés par l’horizon d’un océan paisible, ou encore l’immensité d’un ciel étoilé". L’auteure précise que la méditation de pleine conscience est "un moment de détente totale" de présence à soi-même qui nous amène à nous promener dans notre corps pour observer notre respiration, nos sensations. Cette méditation favorise ainsi la prise de conscience des signaux faibles de notre corps.
Créer et préserver des espaces de liberté
"L’intuition a besoin des flottements du hasard et de la distraction pour vous parvenir. […] Toute fulgurance, quelle que soit la personne qui la reçoit, nécessite un espace de liberté, même restreint. Les Britanniques résument cette loi par la règle des trois B : "Bed, Bathroom and Bus". C’est l’observation que les idées et l’inspiration arrivent surtout dans ces circonstances : la nuit ou bien au réveil, sous la douche, ou dans le temps de rêveries pendant vos trajets." 3.4 - Gérer ses résistances à l’intuition Quand nous sentons des résistances dans la quête de notre intuition, que la méfiance et la prudence prennent le dessus, l’auteure nous encourage, pour dépasser les freins, à :
Nous poser les deux questions suivantes : "qu’est-ce que je risque si je m’ouvre à mon intuition ?" et "qu’est-ce que je risque si je la laisse de côté ?" Tester au moins, afin de voir par nous-même ce qui se passe et ce que cela nous apporte.
3.5 - Exercices pour aller plus loin Cette partie du livre "Tous intuitifs" propose des fiches d’exercices et des pratiques à tester et mettre en place quotidiennement pour passer à l’action.
Favoriser le lâcher-prise
La première étape vers le déploiement de l’intuition en soi est le lâcher-prise. L’auteure de "Tous intuitifs" propose ici trois exercices à réaliser qui visent à retrouver, sans chercher à contrôler quoique ce soit, un état de détente, d’accueil et de réceptivité totale, un juste équilibre entre la tension et le relâchement, entre l’attention et le retrait, ou encore "un équilibre à la fois dans le corps, le cœur et l’esprit".
Écouter les signaux du corps
Victoria Pellé Reimers conseille trois autres exercices dans le but de nous aider à créer un "langage commun" entre notre inconscient et notre conscient. L'idée est d'effectuer ces exercices en conscience, avec l'intention de recevoir une sensation porteuse de sens - une sensation de chaleur, de pincement ou un mouvement involontaire par exemple - qui nous indiquerait si une situation est favorable ou pas. Nous obtenons alors une réponse de notre inconscient au travers de notre corps, indique l’auteure. Un autre exercice consiste à solliciter sa "petite voix", à l’inviter à s’exprimer en prenant soin de lui laisser un "espace libre, neutre d’écoute intérieure". Nous pourrons ensuite retranscrire à l'écrit tout ce qui nous vient, sans trier, sans jugement ni questionnement. La relecture de ces textes quelques jours plus tard apporte une certaine clarté et un nouveau degré de discernement. Partie 4 - L’entreprise post-2020 sera-t-elle intuitive ? Dans cette quatrième et dernière partie de "Tous intuitifs", Victoria Pellé Reimers nous explique en quoi l’intuition est plus que jamais un facteur clé de succès pour l’entreprise d’aujourd’hui.
4.1 - L'intuition réhabilitée La crise mondiale de l’année 2020 (COVID-19) et la période de chaos qu'elle a engendrée nous ont forcé à nous réinventer en un temps record (organisations, modèles de consommation, d'approvisionnement, habitudes relationnelles). Ce contexte de crise, qui nous a obligé à agir de façon plus audacieuse et moins dans le contrôle, a finalement contribué à réhabiliter l'intuition. Aussi, "de l’idée innovante à la prise de décision, en passant par la capacité à s’entourer des bonnes personnes et à savoir les manager au-delà de la théorie", l’intuition est aujourd'hui de plus en plus reconnue comme une ressource professionnelle, une "soft skill" à part entière dans l'entreprise. Victoria Pellé Reimers passe alors en revue les trois intuitions qu'elle considère comme indispensables aux métiers entrepreneuriaux post-2020. Elle nous éclaire sur leur rôle dans la performance et la prise de décision en entreprise. Elle dresse également une liste des métiers particulièrement conseillés pour chacune de ces trois intuitions. 4.2 - Les trois intuitions indispensables aux métiers de l’entreprise d'aujourd'hui
"L’intuition contextuelle, celle qui nous guide dans nos décisions"
Chez un manager, l'intuition contextuelle est un immense atout. Celle-ci lui permet en effet de :
Prendre des décisions rapides, bien plus que celui qui recherche une exactitude. Agir avec plus d'engagement et plus de joie : la mise en action de la décision est "soutenue par un élan" plutôt que "retenue par des tensions" observe l'auteure.
Par ailleurs, quand le contexte décisionnel est nébuleux ou compliqué, l'intuition, par sa finesse de perception, est plus à même de montrer la voie. Par contre, Victoria Pellé Reimers insiste sur le fait que l'intuition contextuelle nécessite de la confiance : cela paraît évident chez les officiers ou médecins urgentistes, moins en entreprise. Pourtant, cette confiance en l'intuition est capitale pour en tirer des bénéfices. Pour dépasser cette étape, le travail à effectuer devra être collectif et se situer au niveau des croyances, surtout celles liées à l'erreur et à la prise de risque.
"L’intuition relationnelle, celle qui nous relie et nous associe aux projets"
Le développement de l’économie collaborative et des réseaux sociaux ont créé de nouvelles façons de "croiser du monde". Ces derniers ont rendu les rencontres multiples et fugaces au sein de l'entreprise. Dans ce nouveau contexte, il nous faut percevoir rapidement qui sont les bonnes personnes en matière de recrutement, de partenariat, de transactions, et ce, "sans avoir le temps d’instaurer un dialogue approfondi, une confiance nourrie par le temps". Selon Victoria Pellé Reimers, une forte intuition relationnelle va grandement nous y aider. En effet, elle va permettre de :
Nous entourer intuitivement des collaborateurs adéquats : l'auteure rappelle que la posture la plus juste lors des recrutements est la réceptivité et l'équilibre entre intuition et réflexion (ni "tout rationnel" ni "trop dans l'affectif"). Donner aux gens des responsabilités sur-mesure. Ressentir les non-dits dans une équipe et les incompatibilités entre certaines personnes dans la mise en place de projets. Manager plus efficacement des équipes dans les épreuves. Gagner en communication et mieux impacter le public lors de ses prises de parole.
"L’intuition visionnaire, celle qui nous ouvre les portes de demain"
Les intuitifs visionnaires peuvent :
Sentir les tendances d’un secteur, d’un marché, les nouvelles façons de vivre et de travailler. Pressentir l’incongru, anticiper les changements les plus imprévus et impactants mais invisibles pour la plupart des gens. Percevoir les opportunités, mais aussi des menaces et ainsi devenir des lanceurs d’alerte.
Tout cela souvent avec beaucoup d'émotion et une notion d’urgence rarement prise au sérieux par les autres. En guise d'exemples, l'auteure mentionne ceux qu'on a longtemps perçus comme les "gentils poètes" de la filière bio, les "Bisounours" de l’économie collaborative ou encore ceux qui nous alertent de l’accélération du changement climatique et démographique. Cette faculté qu'ont les intuitifs visionnaires de voir les évènements avant tout le monde est bluffante mais aussi dérangeante. Souvent hors-normes et remettant en question les règles, ces intuitifs sont difficiles à comprendre par leurs collègues et managers. Ils sont même parfois qualifiés d'"ingérables". Et pourtant aujourd’hui, dans notre monde en mutation, les intuitifs visionnaires apparaissent indispensables et sont de plus en plus recherchés sur le terrain comme à la tête des organisations. Attention, par contre, à bien faire la différence entre les "vrais" intuitifs et les "simples rêveurs", avertit Victoria Pellé Reimers. Pour les distinguer, on remarquera, entre autres, que les véritables intuitifs ne sont pas d'une nature forcément négative. Ils émettent simplement des avertissements, et ce, plutôt ponctuellement, alors que les autres ressemblent à d'éternels pessimistes. 4.3 - Comment développer et faciliter l’intuition en entreprise ? Notre culture et notre éducation ne favorisent pas la reconnaissance de notre potentiel intuitif. C’est pourquoi, pour optimiser l’intuition de chacun en entreprise, il est indispensable, assure l’auteure, de former :
Les managers : leur apprendre à discerner les différentes formes d'intuition au sein de leurs équipes ainsi que leurs faux amis, les inviter à encourager leurs collaborateurs à écouter leurs intuitions et à oser passer à l’action avec davantage d’audace et d’assurance.
Les leaders des Ressources Humaines : leur montrer comment déceler et valoriser les intuitifs visionnaires et utiliser l’intuition comme une ressource de travail.
Les dirigeants : les former aux façons de nourrir leur vision et de s’appuyer sur les intuitions pour gérer les incertitudes et "emmener leur entreprise vers demain, en confiance et discernement".
Avant de conclure, Victoria Pellé Reimers présente, à la fin de cette dernière partie, un tableau récapitulatif très intéressant qui synthétise les différentes formes d’intuition et leurs caractéristiques. Conclusion de "Tous intuitifs" par l'auteure, Victoria Pellé Reimers En conclusion de son ouvrage "Tous intuitifs", Victoria Pellé Reimers nous rappelle à quel point il est essentiel, face à l’accélération des changements de plus en plus complexes de notre monde en mutation, de "revenir à ce qui nous a toujours aidés à survivre" et à traverser les périodes les plus chaotiques de l’histoire humaine. Il s’agit de ce "don sacré" qu’est l’intuition : ce don naturel capable de nous guider et d’aider les générations futures à sentir comment s’adapter et réinventer notre monde. Victoria Pellé Reimers termine "Tous intuitifs" en nous encourageant dans cette démarche. Démarche qui, affirme l’auteure, ne dépend que de nous. Et qui consiste à reprendre conscience de nos ressentis corporels, de notre intériorité et de "notre manière de recevoir l’inspiration" comme l’auteure l’écrit ici : "Il y a un cap que nous devons tous franchir, à tous les niveaux, et dans les entreprises en particulier… Ce cap, c’est laisser revenir en nous le don sacré de nos intuitions, dans notre esprit, dans notre corps, dans notre cœur, et d’être parfaitement honnêtes avec ce que nous percevons, car la justesse est inimitable et les évidences trop rares." Enfin, une citation du célèbre poète et romancier Victor Hugo conclut l’ouvrage : "C’est parce que l’intuition est surhumaine qu’il faut la croire, c’est parce qu’elle est mystérieuse qu’il faut l’écouter, c’est parce qu’elle semble obscure qu’elle est lumineuse." Plusieurs documents dans une section "annexes" et une bibliographie détaillée par thématique complète l’ouvrage. Conclusion de "Tous intuitifs - L'intuition, l'âme de la performance" de Victoria Pellé Reimers Les idées clés à retenir de l'ouvrage "Tous intuitifs"
Nous sommes tous intuitifs
L’intuition n’est pas mise en valeur dans notre société actuelle, mais existe pourtant bel et bien en chacun de nous. Comme le titre de l'ouvrage l’indique, nous sommes tous intuitifs. C'est notre société qui nous a amené à écarter cette ressource de nos décisions et de nos activités.
L'intuition est particulièrement utile dans le contexte actuel
Les mutations profondes et rapides récemment survenues sont en train de créer un monde de plus en plus incertain, complexe et volatile. Recourir davantage à notre intuition peut s'avérer d’une grande utilité dans ce contexte.
Les recherches sur l'intuition continuent de progresser
Bien que la science ait beaucoup évolué ces dernières années, la neurobiologie n’en est qu’à ses balbutiements pour expliquer certains phénomènes intuitifs. Les théories autour des précognitions par exemple avancent en même temps que les remises en question concernant notre conception "espace-temps", considérée comme dépassée par une majorité de chercheurs.
Intuition + logique = performance et alignement
Savoir équilibrer "raisonnement logique" et "intuition" est la meilleure façon de prendre des décisions avec discernement et justesse, d'être performant dans nos projets et de ressentir un état "d'alignement".
Le lâcher-prise est indispensable pour ressentir les signes intuitifs
L’intuition se compose d’intention, d'expérience et de lâcher-prise. Elle se nourrit de notre pratique régulière à écouter les signaux internes de notre corps.
Notre profil intuitif se compose de quatre grandes variantes
Il existe l'intuition :
Contextuelle, source de discernement dans nos décisions. Relationnelle, qui apporte une compréhension et un ressenti de l’autre, nous reliant par là-même aux personnes et aux projets. Visionnaire, qui élargit notre domaine des possibles. Personnelle/ spirituelle qui invite à se faire confiance.
Ces quatre types d'intuition sont des clés indispensables pour survivre et devenir performants au sein de nos organisations et entreprises. Ce que peut vous apporter la lecture du livre "Tous intuitifs" Ce livre est intéressant pour ceux qui :
Sont curieux de mieux cerner l'intuition et désireux de l'utiliser dans leur vie personnelle et professionnelle. Pensent que la logique rationnelle ne suffit pas et recherchent un outil décisionnel complémentaire dans leur vie entrepreneuriale.
Plus précisément, la lecture de "Tous intuitifs" permet de :
Découvrir ce qu’est l’intuition, ses variantes, ses manifestations, ses atouts et son utilité dans nos vies personnelle et professionnelle. L'auteure expose sa vision pragmatique de l’intuition tout en soulignant que nous ne pouvons pas encore tout expliquer scientifiquement. Il nous faut alors faire preuve d'ouverture pour élargir notre compréhension.
Bien différencier ce qui relève de l’intuition et ce qui n’en relève pas (biais cognitifs, préjugés, projections, expériences passées, automatismes et réflexes…).
Identifier notre profil intuitif, celui de nos proches, de nos collaborateurs. Par la connaissance de soi et des autres, cette étape sera source d'alignement dans nos activités de travail et de vie.
Cerner la posture à adopter pour réveiller et nourrir notre intuition.
Apprendre à déployer notre intuition via des exercices à pratiquer pour qu'elle devienne une ressource fiable et immédiate.
Comprendre comment utiliser l’intuition dans le monde de l’entreprise actuel et en faire un outil de performance.
Points forts :
L'auteure s'appuie sur des éléments scientifiques tout en explorant la dimension moins rationnelle du sujet. La complémentarité entre théorie et mise en pratique. Les données récentes sur le sujet.
Point faible :
La partie descriptive reste beaucoup plus importante que la partie "mise en pratique" consacrée au développement de notre intuition. Des répétitions tout au long des chapitres.
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February 17 2022, 5:00pm
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La PNL pour les Nuls
Résumé de « La PNL pour les nuls » de Romilla Ready et Kate Burton : cet ouvrage d'introduction écrit par deux expertes états-uniennes vous emmènera dans le monde de la PNL (programmation neuro-linguistique) et vous guidera parmi ses concepts et ses méthodes. Par Romilla Ready et Kate Burton, 2020 (traduction française), 313 pages. Titre original : « Neuro-Linguistic Programming for Dummies ».
Chronique et résumé de "La PNL pour les nuls" de Romilla Ready et Kate Burton : Introduction « Cet ouvrage vise à combler tous ceux qui sont fascinés par les relations humaines. Grâce à son approche expérimentale, la PNL encourage les personnes à agir pour façonner leur vie. Elle attire ceux qui osent et sont prêts à découvrir de nouveaux horizons. […] L’approche de la PNL consiste d’abord à se lancer, à mettre de côté votre incrédulité, puis à comprendre l’apprentissage. » (La PNL pour les nuls, p. 2) Le ton est donné : vive l’expérimentation sur soi — et sur les autres ! Bien sûr, tout cela s’opère dans la bienveillance, la convivialité et un esprit pragmatique de progrès. C’est bien pourquoi la PNL est devenue l’une des ressources privilégiées de développement personnel. Elle offre en effet mille et une techniques plus ou moins simples pour s’améliorer soi-même et ses modes de communication avec autrui. Même si elle peut parfois sembler ésotérique ou farfelue (notamment parce qu’elle fait beaucoup appel à l’imagination), la PNL dispose de bases scientifiques suffisamment solides. Ses principes sont issus de travaux académiques menés dans des universités américaines, principalement en Californie, dès les années 1970. Elle s’est aujourd’hui répandue et fait l’objet de recherches continues dans le monde entier. Êtes-vous prêt à découvrir le sens et la puissance de ces trois lettres ? Partie 1 — Bienvenue dans un monde idéal Chapitre 1 — Destination PNL 1. Qu’est-ce que la PNL ? La PNL — pour programmation neuro-linguistique (adjectif écrit avec un tiret dans l’ouvrage) — est une méthode qui vise à améliorer ses façons de penser et sa communication.
Le terme « programmation » fait référence à la théorie de l’apprentissage et à l’idée selon laquelle nos représentations mentales des expériences sont le fruit d’un codage particulier — un processus que nous pouvons apprendre à maîtriser. « Neuro » concerne le système neurologique et renvoie en premier lieu à l’idée que les sens sont les premiers vecteurs de l’expérience : les informations sensorielles génèrent les pensées qui activent le système neurologique. Le terme « linguistique » est quant à lui utilisé afin de marquer que le langage est la manière privilégiée par laquelle les êtres humains s’approprient l’expérience et la communiquent. Les mots ont des conséquences sur notre façon d’expérimenter le monde.
Cette méthode a été développée par Richard Bandler et John Grinder à l’université de Santa Cruz en Californie, dans les années 1970. Elle s’appuie sur des entretiens réalisés auprès de personnalités particulièrement douées dans les domaines de la communication et du changement. Elle s’est largement développée depuis et compte aujourd’hui de nombreux praticiens de par le monde. 2. Les piliers de la PNL La PNL repose sur 4 piliers :
Le rapport désigne la façon de se relier à soi et aux autres. Il importe de savoir être intègre et de parler-vrai, même (et peut-être surtout) lorsqu’il s’agit de dire « non ». La représentation sensorielle concerne les sens : la vue, le toucher, l’ouïe, le goût et l’odorat nous permettent d’avoir accès à un univers riche de sensations. La pensée en termes de résultats se caractérise par une pensée positive orientée vers les objectifs à atteindre. La flexibilité comportementale désigne, dans la PNL, la capacité à se transformer et donc à changer de perspective sur le monde quand cela est nécessaire.
Pour atteindre un bon rapport (avec vous-même ou avec quelqu’un), vous devrez faire appel à vos sens pour entendre le message venu de l’extérieur, et avec clairement à l’idée le résultat souhaité. Par ailleurs, vous devrez peut-être faire preuve de flexibilité afin d’adapter le résultat s’il ne peut être atteint tel quel. 3. Les modèles et le modelage « La PNL s’attache à modéliser l’excellence dans tous les domaines. Le principe est le suivant : si vous trouvez quelqu’un de bon dans un domaine, vous pouvez alors modéliser sa stratégie et apprendre de lui. Cela signifie que vous pouvez apprendre à modéliser quiconque vous admirez […]. » (La PNL pour les nuls, p. 18) Sur quoi repose la modélisation ? D’abord, sur l’idée — que l’on retrouve également dans la philosophie stoïcienne — selon laquelle nous interprétons le monde de façon différente et que, donc, nos représentations (nos « cartes du monde ») diffèrent. 4. Des conseils pour rendre la PNL plus efficace Par ailleurs, la PNL considère que l’apprentissage (ou le remodelage de nos représentations à partir d’un modèle d’excellence) se fait progressivement, c’est-à-dire étape par étape. Inutile de vouloir se transformer en une seule fois… Allons-y pas à pas ! Il faut également avoir une attitude ouverte et penser qu’un changement est possible (sinon dans le monde entier, au moins en vous). Adopter une telle attitude est déjà un changement positif qui permet de se reconnecter autrement et de changer de vie. N’hésitez donc pas à partir à l’aventure : restez curieux et n’ayez pas peur d’être confus quelquefois. En fait, c’est un bon signe et c’est de cette manière que vous avancerez. Enfin, prenez la responsabilité du changement. C’est à vous d’expérimenter, de prendre des notes, de partager et de transmettre vos expériences. Vous pouvez réaliser ce travail de façon ludique et enjouée. Chapitre 2 — Hypothèses de base sur la PNL 1. Les présuppositions de la PNL Comme toute méthode ou théorie, la PNL part d’une série de postulats ou généralisations sur le monde. Quels sont-ils ? Voici la liste des plus importants :
« La carte n’est pas le territoire » (Korzybski), vos représentations ne sont pas le monde ; Chaque personne agit ou réagit à partir de sa propre carte ; Vous n’échouez pas, vous recevez un feedback (un retour sur expérience) ; Les conséquences de la communication importent plus que l’intention — faites donc attention à la façon dont vous communiquez, car c’est le résultat de l’échange qui compte ; Adoptez d’autres façons de faire si celle que vous utilisez ne fonctionne pas ; Vous communiquez avec votre corps autant qu’avec vos mots ; Vous disposez des ressources nécessaires pour atteindre les résultats souhaités ; Tout comportement, même négatif, vise une fin positive (se faire accepter, être aimé, etc.) ; Le comportement ne dit pas tout d’une personne, il convient également de prendre en compte l’environnement, les capacités et les compétences à un moment donné, les valeurs et les croyances, l’identité ; Il n’y a pas de séparation nette du corps et de l’esprit, mais un continuum — l’un influençant constamment l’autre ; Un changement est toujours concevable, même lorsqu’il est difficile à imaginer ou à accepter ; Prendre exemple sur des modèles est une excellente façon de progresser.
- Conclusions sur les présuppositions : Lancez-vous ! « Testez-les sur vous en faisant comme si les généralisations étaient vraies. Pratiquez celles que vous trouvez particulièrement utiles jusqu’à ce qu’elles deviennent une seconde nature. Lorsque vous essayez les présuppositions de la PNL, dressez-en une liste et choisissez-en une par jour. Vous découvrirez soudain que vous vivez ces présuppositions et que “la vie est plus simple” ! » (La PNL pour les nuls, p. 37) Chapitre 3 — Prendre votre vie en main
- Contrôler votre mémoire Les souvenirs sont codés en représentations sensorielles (sons, images, sensations diverses). Vous pouvez maîtriser vos souvenirs en accentuant l’état agréable des souvenirs positifs et diminuant la peine liée aux souvenirs négatifs. Comment ? En revivant le souvenir tout en vous focalisant progressivement sur ces sensations, puis en les modifiant mentalement (voir le chapitre 10 pour plus de détails).
- Sens et croyance Ce qu’on pense du monde et des autres est lié à nos filtres de perception. Pour en changer, il faut être capable de prendre la responsabilité de nos pensées et accepter de les modifier. Une façon efficace d’entreprendre un changement de croyance consiste à se focaliser sur les résultats, plutôt que sur le problème. C’est-à-dire ? Le danger de penser à partir du problème est qu’il peut nous pousser à chercher des coupables et nous mettre sur la défensive. Prendre appui sur une question visant la finalité de l’action, telle que « quel était le but de mon action ? », permet d’y voir plus clair et d’avancer de façon plus constructive.
- La voie de l’excellence Définir ce que vous voulez : tel est le premier pas. Connaissant l’objectif, le cerveau va se mettre en branle naturellement, et refuser de continuer dans la spirale épuisante et sans fin des pensées négatives. En sachant ce que vous voulez, vous canalisez votre énergie et vos ressources à bon escient. Un conseil : imaginez-vous âgé, en train de raconter votre vie. Ou même plus : écrivez votre nécrologie et dressez le bilan de votre héritage au monde pour dégager plus clairement ce que vous souhaitez obtenir comme résultats dans votre vie. Une fois que vous avez un objectif en tête, pensez SMART (spécifique, mesurable, approprié, réaliste et temporel) — ou, plus précisément, posez-vous les questions suivantes, qui vous permettront d’affiner encore sa formulation :
« L’objectif est-il énoncé de façon positive ?
Émane-t-il d’une initiative personnelle, est-il bien établi et sous mon contrôle ?
Décrit-il la procédure de vérification ?
Le contexte est-il clairement défini ?
Les ressources nécessaires sont-elles identifiées ?
Ai-je évalué son caractère écologique ?
Identifie-t-il la première mesure à prendre ? » (La PNL pour les nuls, p. 47)
- La formule du succès en 4 points Vous pouvez appliquer la méthode SMART (améliorée) pour chaque objectif spécifique de votre vie. Plus largement, rappelez-vous aussi de ces quatre points, qu'il faut avoir à l'esprit tout au long de sa vie :
Connaître le résultat souhaité (en le formulant bien) ; Passer à l’action ; Utiliser son système de représentation sensorielle ; Faire preuve de flexibilité comportementale.
On pourrait ajouter un point : tenir un journal des rêves liés à vos objectifs. Noter vos objectifs vous permettra de ne pas les oublier en cours de route et de programmer votre cerveau (et votre inconscient) à suivre la route indiquée. Imaginez que votre objectif est un rendez-vous avec vous-même. Vous pouvez aussi privilégier un carnet muni de pages ou d’intercalaires de couleurs différentes. Vous noterez alors les objectifs par domaine de votre choix (par exemple : vie sociale, travail, sports, etc.). Indiquez des objectifs liés ces domaines, puis classez-les par ordre chronologique (objectif à court, moyen ou long terme). Assurez-vous que ces objectifs soient bien formulés (smart) et jetez-y un coup d’œil régulièrement.
Partie 2 – Le Code de la route de votre cerveau Chapitre 4 — Qui est au volant ? 1. Comment nos peurs peuvent nous conduire dans la mauvaise direction L’inconscient agit de façon souterraine en contrôlant notre corps, nos émotions, nos comportements. Pour agir efficacement, il faut impérativement placer le conscient et l’inconscient en phase l’un avec l’autre. Pour ce faire, il est bon de connaître les fonctions respectives de chacun. Le conscient se concentre par exemple sur le langage verbal et la logique, tandis que l’inconscient s’occupe davantage du langage corporel et de la créativité. Observons certaines autres spécificités de ce dernier.
Incapacité à traiter des informations négatives (d’où l’importance de formuler ses objectifs de façon positive) ; Besoin d’orientation (la méditation est un excellent moyen d’ouvrir la communication avec votre inconscient et d’apprendre à le maîtriser) ; Traitement des souvenirs (dont le refoulement de ceux comportant des émotions négatives non résolues) ; Apprentissage en continu (l’inconscient n’aime pas s’ennuyer, il a besoin de stimulations) ; Moralité (votre inconscient vous fait agir en fonction de certains codes moraux que vous avez appris).
- La formation réticulée : votre système de suivi Afin de catégoriser toutes les informations sensorielles qui nous arrivent à chaque moment de notre vie, un système de neurones fonctionne à plein régime — la PNL l’appelle « formation réticulée ». Quels sont ces critères de sélection ? Comment choisit-elle de conserver ou de rejeter l’information ?
Importance pour la survie ; Nouveauté (une chose à laquelle vous n’êtes pas habitué va davantage retenir votre attention) ; Investissement émotionnel fort (pour un proche, par exemple).
La formation réticulée vous aidera à remarquer les éléments en rapport avec vos objectifs, tout en vous permettant de vivre votre vie quotidienne sans être constamment assailli par les sensations. Notez que vos croyances influencent la formation réticulée : celles-ci peuvent empêcher (ou au contraire stimuler) vos perceptions. 3. Les croyances et les valeurs font toute la différence « Tout le monde a des valeurs, celles-ci varient simplement d’un individu et d’un groupe à l’autre. Vos valeurs et vos croyances sont des filtres inconscients que vous utilisez pour décider quels fragments de données perçus par vos sens vous allez laisser entrer ou empêcher d’entrer. » (La PNL pour les nuls, p. 73) Autrement dit, ces valeurs et croyances vous font prendre des décisions inconsciemment. Elles sont le fruit de vos expériences passées et vous portent à avoir confiance (ou non) en certaines de vos capacités. On parle de croyances limitantes quand celles-ci vous poussent à vous sentir incapable de faire telle ou telle chose. D’autre part, les croyances des autres peuvent également nous aider ou nous nuire. Si d’autres (en particulier les figures éducatives, professionnelles, les amis et la famille) nous pensent incapables, nous aurons tendance à le devenir… Heureusement, il existe des moyens de contourner ce problème (voir le chapitre 7 sur l’exploration des modes de perception). Vous pouvez encore choisir de transformer vos propres croyances et valeurs, en agissant sur les modalités sensorielles (sons, images, sensations) qui leur sont associées — un peu comme pour les souvenirs. 4. Imaginez votre réalité future L’imagination n’est pas un défaut ! Au contraire, cela peut vous aider à établir vos objectifs de façon plus efficace. Voici les conseils de Romilla Ready et Kate Burton à ce sujet :
« Dressez une liste des éléments importants concernant votre objectif, des raisons pour lesquelles vous voulez l’atteindre, puis classez-les par ordre d’importance. Vos valeurs vous surprennent ? Vous êtes-vous rendu compte que des choses que vous jugiez importantes ne l’étaient pas tant que cela après tout ? Avez-vous pensé à une valeur qui manquait au départ ?
Maintenant, toujours éveillé, imaginez-vous en train de flotter en dehors de votre corps et projetez-vous dans l’avenir, à l’époque où vous pourriez avoir atteint l’objectif fixé.
Prêtez attention aux images, sons et sensations et modifiez-les. Parvenez-vous à les rendre plus puissants, vibrants, éclatants, et à aller encore au-delà ?
Depuis l’avenir, retournez-vous sur le présent et laissez votre inconscient identifier ce qu’il a besoin de savoir et vous aider à en prendre conscience, pour vous permettre d’atteindre votre objectif. N’oubliez pas de noter quelle serait la première mesure à prendre !
Une fois le rêve bien savouré, revenez à la réalité et prenez cette première mesure ! » (La PNL pour les nuls, p. 84-85)
Chapitre 5 — Appuyer sur les boutons de la communication 1. Le modèle de la communication de la PNL La psychologie cognitive de Bandler et Grinder propose un modèle de communication particulier. Celui-ci est constitué de quatre notions importantes :
Le comportement extérieur = la manière dont quelqu’un agit visiblement vis-à-vis des autres ; La réponse intérieure = la réaction qui se produit à l’intérieur de la personne ; Le processus interne = le dialogue qui se met en place lors de la réponse intérieure ; L’état interne = les sensations qui submergent la personne à l’occasion de la réponse intérieure.
Lorsque, par exemple, deux personnes communiquent, l’une agit d’une certaine façon (comportement extérieur), ce qui permet à l’autre de formuler une réponse intérieure, puis un comportement extérieur répondant à celui de son interlocuteur. Bien sûr, ce comportement extérieur produit à son tour une réponse intérieure de la première personne. Ce cycle se poursuit ainsi jusqu’à ce que cesse la communication. Soit la communication peut partir « en vrille », soit elle peut réussir et être harmonieuse. 2. Comprendre le processus de la communication Grinder et Bandler ont remarqué que les bons communicants possèdent au moins trois caractéristiques :
Savoir ce qui est attendu de la communication ; Être à l’écoute des réponses et savoir les identifier précisément ; Se montrer flexible pour obtenir, au moins progressivement, ce qui est attendu.
Nous ne sommes pas capables de tout entendre de l’autre. La communication dépend notamment de trois processus : les omissions, les distorsions et les généralisations que nous pouvons faire vis-à-vis de l’information transmise par autrui (ou par le milieu). Par ailleurs, nos réactions varient en fonction de plusieurs caractéristiques qui font notre singularité : notre métaprogramme (est-il plutôt introverti ou extraverti, par exemple), nos croyances et valeurs, nos attitudes, nos souvenirs, nos décisions. 3. Essayer la communication efficace Pour améliorer sa communication, mieux vaut apprendre à vivre avec toutes ces dimensions inconscientes. Il est possible de créer une communication harmonieuse avec autrui en se montrant déterminé (en sachant ce que l’on veut obtenir de la discussion) et patient (c’est-à-dire flexible). La communication non violente repose sur des bases similaires d’échange et de conscientisation des objectifs et des freins de la communication (désirs, peurs, etc.). Apprendre à bien communiquer, c’est apprendre à devenir pleinement responsable de ses paroles, c’est-à-dire des conséquences de nos actes langagiers. Partie 3 — Se faire des amis… En influençant les autres Chapitre 6 — Voir, entendre et sentir à votre manière pour mieux communiquer 1. Trois lettres pour des modalités : VAK Nous avons appelé "modalités" les impressions des sens qui restent présents à l’esprit lorsque nous pensons. Par exemple, si nous pensons à un plat, nous pensons à des images, des saveurs, un contact chaud ou froid, etc. Ces modalités imprègnent littéralement le processus de la pensée. VAK est un acronyme pour visuel, auditif et kinesthésique (lié aux sensations du corps). De ce dernier, on peut distinguer les informations olfactives et gustatives (on obtient alors l’acronyme VAKOG). Certaines personnes ont certains sens plus développés que d’autres — ce qui signifie qu’ils captent plus d’information par ce biais. Sachant cela, vous pouvez également commencer à entraîner vos sens pour les rendre plus aiguisés et ainsi recueillir des informations plus variées sur le monde qui vous entoure. Vous découvrirez peut-être de meilleures façons d’apprendre ou de pratiquer une activité, sportive ou artistique par exemple. 2. Écouter le monde des mots Les mots que vous utilisez peuvent vous donner des indices sur votre système de représentation sensorielle privilégié (plutôt visuel, auditif ou kinesthésique). Vous pouvez aussi deviner celui des autres. Par exemple, vous direz des propos de quelqu’un qu’ils sont clairs ou lumineux (visuel), qu’ils résonnent ou qu’ils sont forts (auditif), ou bien qu’ils sont solides ou excitants… Lorsque les mots sont neutres, sans référence aux sens, la PNL parle de langage digital. Les contrats et documents d’assurance en sont de parfaits exemples. 3. Tout dans les yeux Il en va de même avec le langage corporel, qui dit beaucoup, lui aussi, de votre système de représentations sensorielles préféré. En particulier, le mouvement des yeux permettrait de connaître ces préférences. C’est ce que la PNL appelle les clés d’accès visuelles :
Haut à droite = visuel créé (imagination) ; Haut à gauche = visuel évoqué (images connues) ; Droit devant = visuel (voir quelque chose de nouveau, d’important) ; Latéralement à droite = auditif créé (entendre de nouveaux sons) ; Latéralement à gauche = auditif évoqué (souvenir de sons) ; Bas à gauche = auditif dialogue intérieur (se parler à soi-même) ; Bas à droite = kinesthésique (sensations, émotions, toucher, goût, odorat).
En fait, l’étude du mouvement oculaire peut vous aider à cerner l’état d’esprit de quelqu’un. De cette façon, vous vous rendez capable de mieux communiquer avec lui. 4. Utiliser le système VAK La connaissance de ce système peut vous aider dans bien des domaines de votre vie quotidienne, depuis la gestion des réunions professionnelles jusqu’à la mentalisation de vos objectifs, en passant par le développement d’une écriture plus puissante. N’hésitez pas à travailler un sens par jour, en cherchant à explorer ce qui se passe en vous et, éventuellement, en apprenant à mettre des mots sur vos impressions.
Chapitre 7 — Établir le rapport 1. Pourquoi le rapport est-il important ? « Le rapport est au cœur de la PNL et constitue un de ses piliers, aboutissant à une communication satisfaisante entre deux individus ou groupes de personnes. Vous n’avez pas besoin d’aimer quelqu’un pour établir un rapport avec lui. Il s’agit d’une manière de se comporter avec les autres fondée sur le respect mutuel et d’échanger à tout moment. » (La PNL pour les nuls, p. 127) Le rapport est important, car il permet d’établir des relations bilatérales avec n’importe quelle personne, en établissant un contexte positif de réciprocité et d’écoute. Il importe de pouvoir identifier les rapports réussis et les comparer à ceux qui sont mal engagés ou carrément inexistants. Si vous souhaitez établir des rapports avec de nouvelles personnes ou en améliorer certains, posez-vous ces questions en veillant à répondre par écrit :
Quelle est la relation que j’entretiens avec cette personne ? Quel changement souhaiterais-je apporter ? En quoi cela m’impacterait-il ? Et pour autrui, quelles en seraient les conséquences ? Est-ce que je tiens vraiment à y dépenser du temps et de l’énergie ? Quelles sont les pressions vécues par la personne ? Qu’est-ce qui compte le plus pour elle actuellement ? Pourrais-je apprendre quelque chose de quelqu’un qui a une bonne relation avec cette personne ? Ai-je besoin d’une aide pour améliorer le rapport ? Quelles sont mes idées pour faire évoluer la relation ? Quelle serait la première chose à mettre en place ?
- Techniques de base pour établir le rapport Créer un rapport avec quelqu’un passe par l’environnement, les valeurs et les buts (partagés ou non), les croyances et les compétences acquises au long de la vie, et bien sûr par les manières d’être, de parler et d’agir. La PNL parle de synchronisation et de mimétisme comportemental lorsque les deux partenaires d’un rapport se sont mis totalement en phase. Lorsqu’ils ne le sont pas, la PNL parle de désaccord. Pour faciliter ou accélérer la mise en rapport, vous pouvez aussi adopter la même perspective sur la vie et le même rythme que l’autre personne (y compris le rythme de respiration). Apprenez à vous mouler dans ses intentions, mais aussi dans ses façons d’apprendre et de vivre au quotidien. Lorsque vous parlez, assurez-vous d’être en harmonie avec vous-même : mots, images et sons doivent fournir le même message à votre interlocuteur. Connectez-vous à autrui en démontrant votre confiance en vous-même et votre sincérité. Pour convaincre une personne (ou un groupe) et la « conduire » dans le sens voulu, commencez par vous mettre en phase avec elle. Plutôt que de vous opposer, écoutez et partez de la perspective de l’autre pour le faire doucement dériver vers la direction souhaitée.
- Comment rompre un rapport et pourquoi Vous pouvez avoir envie ou besoin de rompre le rapport provisoirement ou définitivement, c’est-à-dire de vous désynchroniser, pour plusieurs raisons : l’affaire est conclue, vous êtes fatigué ou vous vous ennuyez, vous êtes occupé, etc. Comment faire ? Modifiez la position de votre corps dans l’espace, changez le ton ou le volume de votre voix ou utilisez des mots clairs. Prêtez attention à certains gestes (haussement des sourcils, par exemple) et à certaines paroles (le connecteur « mais » peut modifier la perception du message par votre interlocuteur, en ne lui faisant se souvenir que de la moitié négative de votre message). Bien sûr, il est préférable de rester courtois et diplomate. Mais n’hésitez pas à exprimer votre refus — surtout si vous avez l’habitude d’en faire trop pour les autres.
- Comprendre les autres points de vue « Les personnes qui ont du succès affichent la flexibilité nécessaire pour percevoir le monde de différentes manières. Elles prennent plusieurs perspectives, ce qui leur permet d’explorer de nouvelles idées. » (La PNL pour les nuls, p. 142) Vous pouvez vous entraîner à prendre trois points de vue au moins, que la PNL nomme positions perceptuelles :
La vôtre, celle qui vous est naturelle ; Celle de l’autre, qui vous amène à imaginer ce qu’il vit ; Une position neutre, d’observateur désintéressé.
Pour vous familiariser avec les différentes perspectives sur le monde, vous pouvez aussi utiliser le métamiroir. Il s’agit d’un exercice proposé par Robert Dilts. Il permet de vous préparer à un échange compliqué. Comment faire ? Dessinez au sol quatre positions et suivez la procédure suivante :
Se placer en première position et se demander : « qu’est-ce que je vis, je pense et je ressens lorsque je regarde cette personne ? » Se placer dans la seconde position et se demander la même chose — mais en se mettant à la place de l’autre personne. Occuper la troisième position — neutre — et se questionner sur soi en première position : qu’est-ce que je pense de « moi », vu de l’extérieur ? Occuper la quatrième position, avec plus de distance encore. Là, comparer les pensées de la troisième position et celles de la première et les permuter (faire de l’image de soi reçue en position n° 3 la position n° 1 en première personne). Revenir dans la seconde position et se demander : « en quoi est-ce différent maintenant, qu’est-ce qui a changé ? » Revenir dans la première position et se poser la même question : « en quoi est-ce différent, qu’est-ce qui a changé ? »
Chapitre 8 — Comprendre pour être compris : les métaprogrammes 1. Les notions de base d’un métaprogramme « On appelle métaprogrammes les filtres inconscients qui orientent vers l’objet de votre attention la façon dont vous traitez n’importe quelle information reçue puis dont vous la communiquez. » (La PNL pour les nuls, p. 147) Ces métaprogrammes résultent de vos expériences, principalement celles vécues pendant l’enfance. Il en existe beaucoup, mais Romilla Ready et Kate Burton ont choisi de se focaliser sur six paires (en plus de l’introversion et de l’extraversion, évoquée au chapitre 5) qui peuvent être particulièrement utiles pour se motiver soi-même ou faciliter le rapport avec autrui. Souvenez-vous : il s’agit de caractérisations mobiles et évolutives. Elles peuvent d'ailleurs se combiner. Surtout, elles ne visent pas à juger ou à cataloguer, mais à comprendre, interpréter et éventuellement imiter (ou se synchroniser à) une situation de communication ou une personne. 2. Proactif/Réactif Le proactif a plutôt tendance à passer à l’action. Il veut que les choses avancent et il est prêt à agir pour faire évoluer la situation. Il trouve des solutions, même dans l’urgence. « Oser ! », « Allons-y ! », « Il faut s’y mettre », telles sont quelques-unes des expressions qu’il pourra utiliser au quotidien. Le réactif cherche plutôt à faire le point et à comprendre ce qui se passe avant de prendre une décision. Il attendra éventuellement que d’autres prennent l’initiative. « Réfléchissons-y », « étudions les données », « pesons le pour et le contre », dira sans doute le réactif. 3. Rapprochement/Éloignement Les personnes qui se rapprochent (du plaisir ou de valeurs positives) souhaitent avancer et le font souvent grâce aux bénéfices espérés. Elles sont capables de rester calmes et concentrées. « Accomplir », « Obtenir », « inclure » fait partie des verbes qu’elles aiment employer. Les personnes qui s’éloignent (de la douleur ou de valeurs négatives) cherchent plutôt à prendre leurs distances vis-à-vis de risques ou de dangers perçus. Elles gèrent les crises et se montrent critiques. Elles préfèrent les verbes « enlever », « éviter », « solutionner ». 4. Options/Procédures L’individu orienté « options » aimera découvrir de nouvelles façons de faire et optera pour la diversité. Il aime commencer des projets (mais pas nécessairement les terminer). « Essayer autrement », « improviser le moment venu » : voilà ce qui fait frémir la personne options. L’individu orienté « procédures » privilégiera les méthodologies déjà usitées, même s’il n’est pas toujours capable de les mettre en place lui-même. « Suivre les étapes », « un pas après l’autre » : le must de la personne procédures. 5. Interne/Externe L’interne aura confiance en lui-même : il n’aura pas besoin de l’avis des autres pour savoir qu’il a pris la bonne décision. Il s’appuie sur ses propres ressources. Pour influencer un interne, utilisez des termes tels que « c’est à vous de décider » ou « voyez vous-même ». L’externe éprouvera le besoin de se raccrocher à l’opinion d’autrui pour s’assurer qu’il a agi de la bonne manière. Il cherche des renforts à l’extérieur. Si vous voulez obtenir davantage d’un externe, employez plutôt des expressions comme « les statistiques montrent que… », « je sais que vous pouvez le faire », « ça se fait… ». 6. Global/Spécifique Quelqu’un manifestant un métaprogramme plutôt global découpera les tâches en plus gros morceaux. Il aime aussi les vues d’ensemble, les connexions latérales et les concepts. « En un mot », « généralement », seront des signes tangibles de globalité. Une personnalité plus spécifique découpera ses tâches en plus petites parties. Elle entrera directement dans le détail, utilisera des exemples et avancera de façon plus séquentielle. « Particulièrement », « avant/après », vous feront reconnaître la spécificité. 7. Similitude/Similitude avec différence/différence Trois profils se dégagent ici :
Renvoyer la nouveauté au connu (similitude) ; Remarquer la similitude, puis les différences (similitude avec différence) ; Se focaliser sur les modifications (différence).
Le premier usera le vocabulaire du « commun », du « statique », de l’« inchangé » ; le deuxième dira que « c’est pareil, sauf que » ou que « ça augmente/diminue » ; le troisième trouvera que « c’est le jour et la nuit », que « ça n’a rien à voir » ou que c’est « transformé ». 8. Combiner plusieurs métaprogrammes « Lorsque vous êtes dans votre zone de confort, vous préférez adopter une certaine combinaison de métaprogrammes. Vous devriez essayer d’avoir à l’esprit que cette combinaison peut changer en fonction des circonstances que vous rencontrez. […] Il est également important de se rendre compte que certaines combinaisons conviennent mieux que d’autres à certaines professions et que bien d’autres métaprogrammes peuvent vous être utiles. » (La PNL pour les nuls, p. 168) 9. Développer vos métaprogrammes Pensez-y : êtes-vous capable de repérer vos métaprogrammes, dans les différentes sphères de votre vie ? Êtes-vous capable de cerner ceux des autres au cours d’une interaction et d’agir en conséquence ? Progressivement, mettez-vous à l’écoute de vous-même et des autres, afin d’améliorer vos chances d’accomplir vos objectifs et d’avoir des rapports sereins avec autrui.
Partie 4 — Ouvrir la boîte à outils Chapitre 9 — Jeter l’ancre 1. Commencer par les ancres Vous pouvez avoir l’impression d’être submergé par vos sentiments — positifs comme négatifs. Vous perdez le contrôle et réagissez de manière disproportionnée. Ce qui peut avoir des conséquences dans divers aspects de votre vie. Pour maîtriser vos états, c’est-à-dire la manière dont vous vous sentez à un instant T, la PNL dispose d’outils appelés techniques d’ancrage. Une ancre, c’est un stimulus venu de l’extérieur qui va déclencher une réponse en vous et un état intérieur. Vous pouvez apprendre à définir des ancres. L’une des méthodes est la suivante :
Connaître l’état positif dans lequel on souhaite se trouver ; Trouver un souvenir correspondant ; Revivre le souvenir en y associant les sons, images, sensations ; Choisir une ancre — un son, un mouvement ou une image ; Mobiliser l’ancre mentalement (ou en faisant un geste) lorsque le besoin s’en fait sentir.
Sans le vouloir, nous créons tous des ancres négatives. Mais nous pouvons apprendre à les repérer. Nous pouvons aussi apprendre à calibrer nos relations en utilisant les expressions ou attitudes d’autrui comme des ancres. Enfin, grâce notamment à la procédure évoquée plus haut, nous pouvons créer nous-mêmes une palette d’ancres qui nous permette d’augmenter nos expériences positives et de diminuer les expériences négatives. 2. À la découverte des émotions : les états séquentiels Les états se transforment : nous passons tous d’un état à un autre. Et nous recherchons aussi parfois activement cette modification, pour nous-mêmes ou pour les autres. Les ancres permettent de (faire) changer d’état. Vous pouvez utiliser la musique comme ancre, et tout spécialement la musique baroque (Bach, Mozart, Haendel, Vivaldi) ! Mais pas seulement : élargissez vos goûts, tout en faisant confiance à votre intuition, variez les rythmes et les styles et voyez quels états chaque morceau provoque en vous. Progressivement, trouvez la meilleure musique qui convient à une situation problématique et vous permet de vous ressourcer. Une autre façon d’apprendre à changer d’état consiste à imiter un modèle positif. Pas seulement au niveau des métaprogrammes, mais en adoptant sa démarche même ou certains de ses mouvements corporels. Par exemple, si vous êtes petit, prenez de l’assurance en agissant comme une personne plus grande ! 3. Approfondir les techniques d’ancrage Les ancres peuvent nous aider à évoluer positivement. Vous pouvez modifier vos ancres négatives en vous désensibilisant, en la neutralisant, en allongeant la chaîne des ancres, c’est-à-dire en passant par des états successifs qui vont du plus négatif au plus positif (en passant de la colère à l’inquiétude, puis de l’inquiétude à la curiosité et enfin de cette dernière à la détente, par exemple). Pour prendre parole en public, vous pouvez utiliser le cercle d’excellence, qui vise à améliorer la confiance en soi au moment de passer à l’action. Cette technique nécessite un partenaire et s’appuie, à nouveau, sur le ressouvenir d’une expérience positive. Vous pourriez peut-être aussi avoir besoin de l’ancrage spatial, lorsque vous devez monter sur scène par exemple. Dans ce cas, vous veillerez à délivrer tel type d’information à un endroit précis de la salle, afin d’habituer vos interlocuteurs à l’idée que tel endroit (ou tel geste) signale un type d’information en particulier. 4. Une dernière chose sur les ancres « Les ancres ne marchent pas forcément au premier essai. Comme avec tous les outils présentés dans ce livre, votre apprentissage sera plus rapide si vous suivez une formation en PNL et travaillez avec un praticien chevronné. Quelle que soit la méthode choisie pour développer vos compétences, c’est-à-dire seul ou avec l’aide d’autres personnes, lancez-vous. Nous vous encourageons à persévérer même si l’expérience vous semble étrange au départ. Une fois que vous contrôlez votre état, vous élargissez l’éventail des choix qui s’offrent à vous et le jeu en vaut la chandelle. » (La PNL pour les nuls, p. 193) Chapitre 10 — Actionner les commandes 1. Sous-modalités : comment nous enregistrons nos expériences En PNL, les sens sont nommés modalités. Les sous-modalités, ce sont les caractéristiques secondaires liées, par exemple, aux sons (à l’ouïe) ou aux images (la vue) : le rythme, le timbre, le volume ou bien encore la couleur, la luminosité, la taille, etc. 2. Informations de base ou ce qu’il faut savoir avant de commencer Modifier les sous-modalités des sensations liées au souvenir d’une expérience peut transformer ces sensations (passer de la peine à l’indifférence ou au plaisir, plus ou moins intense) et donc le souvenir lui-même. Lorsque vous vous remémorez un souvenir, vous pouvez soit être dans l’image en tant qu’acteur — la PNL nomme cela association — ou en-dehors, tel un observateur — on parle alors de dissociation. Il s’agit d’une sous-modalité importante et qu’il faut pouvoir utiliser à bon escient pour s’éloigner ou se rapprocher de nos émotions. La modification des souvenirs peut vous libérer de peurs et d’inhibitions acquises dans votre existence. Par exemple, si un professeur vous a traité d’incapable en math un jour, vous pouvez revenir à ce souvenir et en transformer les modalités (vous rendez le professeur tout petit, avec une voix ridicule, vous diminuez le son, etc.) afin de faire passer l’émotion qui lui est associée de triste à absurde, voire rigolote. Ce faisant, votre sentiment d’incapacité à effectuer une tâche mathématique se dissipe. Chaque personne sera sensible à certaines sous-modalités plutôt qu’à d’autres. Testez-vous en utilisant un souvenir positif et en en modifiant les sous-modalités auditives, visuelles et kinesthésiques. Quelles sont les modifications qui vous affectent le plus ? Ces sous-modalités seront vos sous-modalités critiques. 3. Effectuer des changements pour de vrai « Imaginez un peu. Vous pouvez programmer votre esprit assis dans le train, dans les embouteillages ou même au cours d’un repas ennuyeux avec vos beaux-parents. Et souvenez-vous, l’entraînement conduit à l’excellence, alors entraînez-vous, avec la certitude de ne pas être arrêté pour avoir joué avec vos sous-modalités, même en public. » (La PNL pour les nuls, p. 205) Vous pourrez ainsi :
Atténuer la portée d’une expérience ; Modifier une croyance limitante ; Créer une croyance dynamisante ; Vous débarrasser de sensations désagréables (maux de dos, etc.).
Utilisez également le bruissement. C’est-à-dire ? Utiliser le processus d’une (mauvaise) habitude pour la transformer. Quel est l’élément déclencheur qui vous fait, par exemple, vous ronger les ongles ? Trouvez-le et interrompez le processus à l’aide du processus suivant proposé par Romilla Ready et Kate Burton : « Identifiez le comportement indésirable :
Vérifiez que vous êtes prêt à procéder au changement. Dites-vous simplement “prêt ?”.
Identifiez l’élément déclencheur à l’origine du comportement indésirable et créez une image associée. Il s’agit de l’image du signal.
Exploitez l’image afin de découvrir la ou les deux sous-modalités critiques.
Interrompez le processus. Cela signifie que vous sortez de l’état dans lequel vous étiez. […]
Pensez à l’image désirée. Créez une image de vous-même en train d’avoir un comportement que vous aimez ou vous tenant d’une certaine façon, en mode dissocié.
Interrompez le processus.
Rappelez-vous l’image du signal. Faites-en sorte d’y être associé, puis placez un cadre autour.
Créez une image du résultat souhaité.
Faites entrer l’image désirée dans un minuscule point noir et placez celui-ci dans le coin inférieur gauche de l’image du signal.
D’un bruissement (Fffffff), propulsez le point noir dans la grande image pour qu’il explose sur l’image du signal.
Interrompez le processus.
Répétez l’exercice plusieurs fois. » (La PNL pour les nuls, p. 211)
Chapitre 11 — Changer via les niveaux logiques 1. Quelle est votre perspective ? Pensez-vous qu’il soit impossible de changer ? Mais le monde — le territoire — se modifie constamment autour de vous. Alors, pourquoi pas vous et votre carte du territoire ? S’adapter, modifier sa perspective est une composante essentielle d’une existence réussie. Les niveaux logiques nous aident à comprendre le changement et à mettre en place des stratégies de transformation pour soi-même ou pour des groupes. Comment ? D’abord, en séquençant chaque étape de la modification et, ensuite, en avançant avec confiance vers le but poursuivi. 2. Comprendre les niveaux logiques Les niveaux logiques (aussi nommés niveaux neurologiques) se présentent différemment, soit de façon hiérarchique (sous forme de pyramide), soit de façon réticulaire (sous forme de réseau de relations) par exemple. Peu importe : l’important est de concevoir les relations entre chacun d’entre eux. Voici les six niveaux logiques du changement :
Environnement (où, quand et avec qui) ; Comportement (quoi) ; Capacités et compétences (comment) ; Croyances et valeurs (pourquoi) ; Identité (qui) ; But (dans quel but, pour qui).
Il est plus facile de modifier un point de l’environnement maîtrisé (repeindre les murs de sa maison) que de changer de comportement, mais il est sans doute plus aisé de changer de comportement que de modifier ses capacités et ses compétences ; et ainsi de suite. Vous comprenez que de 1 à 5, le niveau de difficulté augmente. Par ailleurs, le niveau inférieur influe sur le niveau supérieur. De plus, pour être bien dans sa peau ou dans un état de congruence, les différents niveaux doivent être alignés. Vous pouvez apprendre à identifier où se situent les problèmes (chez vous ou ailleurs), et tenter de réaligner le niveau logique désaligné. Utilisez les questions liées à chaque niveau pour repérer où « ça » coince et amorcer un travail. Pour agir sur un niveau, assurez-vous d’utiliser les ressources issues des niveaux supérieurs. 3. Trouver le levier adapté au changement Pour changer, il est nécessaire de vouloir changer, de savoir comment procéder et d’avoir l’occasion de mettre le changement en œuvre. Demandez-vous comment rendre la transformation plus aisée. Pour chaque niveau, posez-vous les questions suivantes. Au niveau environnemental, demandez-vous :
Où est-ce que je suis le mieux pour travailler ou vivre ? Avec qui est-ce que j’aime être ? Qui me fatigue ? Quand suis-je au mieux de ma forme ?
Au niveau comportemental, interrogez-vous de la sorte :
Puis-je atteindre mes objectifs en agissant de cette façon ? Mon attitude correspond-elle à ce que je veux être et à la façon dont je veux vivre ? Est-ce que j’utilise souvent certaines expressions ou certains tics de langage ? Quel est votre langage corporel, à différentes occasions ?
Pour questionner vos compétences et vos capacités, posez-vous par exemple ces questions :
De quelles compétences suis-je fier ? Comment les ai-je acquises ? Selon moi, mais aussi selon les autres, dans quels domaines suis-je bon ? Quelles sont les personnes qui pourraient m’inspirer ? Qu’aimerais-je apprendre ?
Au sujet des croyances et des valeurs, ne faites pas l’impasse sur les éléments suivants :
Pourquoi agir ainsi ? Qu’est qui m’importe ? Qu’est-ce que je considère bien et mal ? Quand dis-je « je devrais » et « je ne devrais pas » ?
Pour modifier votre identité, il vous faudra notamment questionner ces différents points :
En quoi ce que je vis exprime ce que je suis ? Quel type de personne suis-je ? De quelle façon me décrirais-je ? Comment est-ce que je caractérise les autres ? Comment les autres me décrivent-ils ? Est-ce que cette description me convient ? Quels images, sons et sensations est-ce que j’associe à moi-même ?
Un changement quant au but implique un questionnement autour de points tels que :
Pourquoi suis-je ici ? Qu’est-ce que je voudrais apporter aux autres et au monde ? Quel souvenir voudrais-je laisser après ma mort ?
Ces questions vous aideront à naviguer dans les niveaux logiques. Chapitre 12 – Vos habitudes : découvrir vos programmes secrets 1. L’évolution des stratégies Pour créer un modèle valide, la PNL s’est appuyée sur les études de psychologues antérieurs comme Pavlov, qui a découvert le système stimulus-réponse, et Miller, Galanter et Pribram qui ont pris le relais en créant le modèle TOTE (test déclencheur, opération/intervention, test comparatif, exit/sortie). La PNL reprend ce dernier modèle en lui ajoutant les systèmes de représentation sensorielle.
Test D = élément déclencheur d’une stratégie (c’est-à-dire d’une habitude) ; Operate (intervention) = moment où vous recueillez les éléments pour agir et où vous appliquer votre stratégie ; Test C = moment où vous comparez les données et la situation avec l’objectif qui était poursuivi ; Exit (sortie) = sortie du processus.
- Tout dans les yeux : identifier la stratégie d’une personne « Une fois la stratégie incorporée dans votre cerveau, vous avez très peu, voire pas du tout, conscience des étapes qui la composent. Mais, si vous savez sur quoi prêter votre attention, vous pouvez découvrir la stratégie d’une personne. Votre attention doit se tourner vers le mouvement des yeux. » (La PNL pour les nuls, p. 241) Pour cela, souvenez-vous des éléments du chapitre 6.
- Contracter les muscles stratégiques Les stratégies sont liées à différents niveaux logiques. Par exemple, au niveau des capacités et des compétences, vous pouvez décider de modifier votre façon de vous présenter en public en modifiant votre stratégie d’approche (en vous présentant, puis en posant des questions, tout en gardant votre objectif à l’esprit). Au niveau du comportement, vous pouvez également modifier une stratégie qui vous déplait. Vous êtes agressif en voiture ? Lorsque quelqu’un vous double (test D), au lieu de commencer à vociférer, pensez à l’absurdité de la situation et souriez (operate). Cela fonctionne-t-il ? Si oui (exit), continuez ce que vous avez à faire tranquillement — et sinon, entraînez-vous en recommençant le processus !
- Utiliser les stratégies de la PNL pour l’amour et la réussite Lorsque vous séduisez une personne, vous mettez toutes les modalités de votre côté : du parfum au look, en passant pour les mouvements, vous essayez de tout contrôler. Lorsque, avec le temps, la fusion avec l’autre se dissipe, la PNL peut vous aider à recréer une stratégie ou à observer les stratégies du conjoint pour être aimé. Comment ? Posez-lui la question : « tu sais que je t’aime, n’est-ce pas ? » et « qu’est-ce que je pourrais faire pour que tu te sentes plus aimé(e) ? » et regardez-le (ou la) dans les yeux. Observez ce qu’il s’y passe afin de découvrir comment le (ou la) satisfaire ! Il en va de même pour motiver quelqu’un : grâce à l’observation de ses yeux lorsque vous lui poser, par exemple, une question du type : « comment fais-tu pour t’entraîner d’habitude ? », vous comprendrez sa stratégie et vous pourrez l’appliquer à un autre domaine (par exemple, du football vers l’étude des mathématiques). Pour vous-même, demandez-vous dans quel domaine vous réussissez et quelles sont les stratégies mises en place. Tentez de les transposer au nouveau domaine souhaité. Chapitre 13 — Voyage dans le temps
- L’organisation de vos souvenirs Les souvenirs sont organisés comme un « collier de perles » (William James) : ils forment une chaîne qui va du passé au présent. Pour le futur, vous utilisez des images qui vous permettent de prévoir ce qu’il va vous arriver. Chaque souvenir est associé à des modalités sensorielles et à leurs sous-modalités. Il arrive que certains événements soient reliés entre eux : vous vivez quelque chose et cela vous renvoie à un souvenir. Ce dernier sera considéré comme la cause première des sensations vécues à l’occasion du second. Grâce à la PNL et au contrôle des modalités, vous pourrez agir sur ce processus.
- Découvrir votre ligne de temps Votre ligne de temps relie le passé, le présent et le futur. Vous pouvez vous l’imaginer de la façon suivante :
« Pensez à un événement que vous avez vécu récemment.
Respirez profondément et détendez-vous au maximum.
Imaginez-vous en train de flotter au-dessus de votre présent et de partir au-dessus des nuages, dans la stratosphère.
Créez une image de votre ligne de temps bien au-dessous de vous, comme un ruban, et représentez-vous sur cette ligne.
Maintenant, remontez votre ligne de temps jusqu’à ce que vous vous situiez juste au-dessus de l’événement récemment vécu.
Vous flottez à cet endroit aussi longtemps que vous le souhaitez jusqu’à ce que vous décidiez de revenir, toujours en planant, jusque vers le présent, puis de redescendre dans votre corps. » (La PNL pour les nuls, p. 259)
- Modifier la ligne de temps Vous pouvez vouloir être plus ou moins associé ou dissocié au temps. Cela signifie que vous pouvez souhaiter être davantage conscient de la valeur du temps et orienté vers les buts, ponctuel et rationnel (dissociation) ou bien plutôt créatif et multitâche, émotif et dans l’instant présent (association). Pour vous dissocier, sortez de votre ligne du temps et flottez au-dessus de sorte à voir passé, présent ou positionnez-vous de telle sorte à la voir clairement devant vous. Pour vous associer, voyez votre ligne de temps devant vous et marchez dessus tel un équilibriste, ou laissez-la vous traverser le corps. Ces exercices demandent de la pratique et il est préférable de les réaliser couché, car ils peuvent être déstabilisants.
- Voyager sur votre ligne de temps vers plus de bonheur En pratiquant des exercices liés à la ligne de temps, vous pourrez :
Libérer les émotions négatives et les décisions limitantes ; Réconforter la jeune personne que vous étiez ; Vous débarrasser de l’anxiété ; Vous concocter un meilleur avenir.
Plusieurs procédures sont proposées par Romilla Ready et Kate Burton. Voici l’une d’elles, qui concerne le traitement de l’anxiété, c’est-à-dire une sensation négative associée à un événement futur.
« Trouvez un endroit calme pour vous détendre et pensez à un événement qui vous rend anxieux. Demandez maintenant à votre inconscient si vous êtes prêt à vous débarrasser de l’anxiété.
Maintenant, élevez-vous au-dessus de votre ligne de temps de façon à voir votre passé et votre avenir devant vous.
Toujours au-dessus de votre ligne de temps, planez jusqu’à ce que vous soyez au-dessus de l’événement qui vous rend anxieux.
Demandez à votre inconscient de tirer la leçon de l’événement afin de libérer rapidement et sans difficulté l’anxiété.
Une fois les informations recueillies, planez plus loin dans le futur jusqu’à ce que vous vous trouviez 15 minutes après la conclusion heureuse de l’événement à l’origine de votre anxiété.
Retournez-vous, regardez vers le présent et remarquez comme vous êtes calme et plus du tout anxieux.
Lorsque vous êtes prêt, planez vers le présent.
Faites un simple test. Allez dans le futur, vers l’événement qui vous rendait anxieux et confirmer que l’anxiété a disparu. » (La PNL pour les nuls, p. 269)
Chapitre 14 — RAS dans la salle des machines 1. Une hiérarchie des conflits Nous sommes tous en proie aux conflits intérieurs. Dans ces cas-là, deux représentations du monde s’affrontent en nous. Le plus souvent, l’une est consciente et l’autre est plus souterraine, cachée dans l’inconscient. « Je veux ceci, mais en même temps… » ou encore « Je ne sais pas ce qui m’a pris » sont des révélateurs langagiers de ces luttes. Un conflit peut apparaître aux différents niveaux logiques (voir le chapitre 11). Il importe de pouvoir identifier à quel niveau il se situe. Voici quelques exemples.
Identité : les rôles sociaux que vous jouez peuvent entrer en conflit. Être un « bon parent » et un « bon employé » ne vont pas toujours de pair. Valeurs et croyances : certaines sont difficiles à accorder ou vous jouent des tours. Ainsi, vous pouvez chercher le bonheur, tout en croyant fermement (inconsciemment) que vous ne le méritez pas. Capacités et compétences : comment allier vos compétences sociales avec vos aptitudes créatrices ? Cela mène parfois à des choix de carrières difficiles. Comportement : un conflit surgit lorsque vous adoptez le comportement opposé à celui qui vous mènerait vers la réalisation de vos objectifs. Environnement : où voulez-vous vivre réellement ? Et qui voulez-vous fréquenter ? Faites-vous les choses au bon moment ?
- Du tout aux parties Chaque souvenir important déclenche une réponse émotionnelle qui forme une partie de vous, cachée dans votre inconscient et agissant à votre insu. Vous avez ainsi des intentions qui vous échappent. Elles sont positives en elles-mêmes (voir le chapitre 2), mais peuvent ne pas rencontrer leur but. Par exemple, vous pouvez boire parce que vous avez besoin d’amour ; pourtant, l’alcool ne vous apportera pas ce que vous recherchez. Il importe donc de trouver quel est le besoin réel, sous-jacent au comportement problématique. Vous devrez donc aller fouiller votre inconscient pour y découvrir ce qui « coince », seul ou à l’aide d’un spécialiste.
- Au secours ! Je suis en conflit avec moi-même « L’autosabotage est l’un des symptômes dont vous pouvez souffrir lorsque plusieurs parties de votre esprit sont en conflit. Votre tentative d’accomplissement d’un objectif étant annihilée par une de ces parties. » (La PNL pour les nuls, p. 277) Pour y mettre fin, il faudra commencer par écouter votre inconscient et remplacer le comportement inadéquat par un autre, plus positif. Ou vous pouvez aussi « choisir votre camp », c’est-à-dire décider quelle partie de vous-même vous souhaitez éliminer.
- Devenir un tout… en intégrant vos parties L’idéal est d’aspirer à devenir un tout harmonieux, dont les parties sont en accord les unes avec les autres. Pour ce faire, la PNL a inventé deux techniques : le squash visuel et le recadrage. Dans le premier exercice, il faut au préalable avoir identifié les parties en conflit et leurs intentions positives respectives, et ensuite visualiser — via la personnification — les parties en conflit et imaginer un débat constructif entre elles, afin de dégager les ressources utiles pour atteindre un but positif commun. Dans le deuxième cas, vous cherchez davantage à modifier le contexte d’une expérience et à trouver, par là, ce qui ne va pas. Il s’agit de « faire comme si » vous aviez réglé un problème, ou comme si vous étiez une autre personne que vous admirez, ou comme si vous disposiez de toutes les informations pour prendre une décision, ou comme si une bonne fée pouvait changer un élément qui ne convient pas.
- Les conflits plus importants Les propos ci-dessus visaient surtout les conflits intrapersonnels. Mais comment faire lorsqu’il s’agit de conflits entre des personnes ou des groupes (voire entre des nations) ? Vous pouvez, là aussi, utiliser les ressources des outils cités, en les adaptant. Par exemple, vous pourriez avoir besoin des deux méthodes en agissant de cette façon :
Agir en tant que négociateur ; Interroger les parties sur les intentions positives et les besoins qu’elles sous-tendent ; Proposer aux parties de trouver des points communs et un but commun ; Explorer des solutions de rechange grâce au « comme si » ; Décider des ressources que chaque partie peut apporter à la solution du problème ; Mettre en place une action avec le but commun en vue.
Partie 5 – Les dix commandements Chapitre 15 — Dix applications de la PNL Pour terminer, voici dix domaines dans lesquels la PNL pourra vous être utile :
Assurer votre développement personnel Gérer vos relations personnelles et professionnelles Négocier une solution qui contente tout le monde Atteindre des objectifs commerciaux Créer des présentations convaincantes Gérer votre temps et vos précieuses ressources Prendre un coach pour connaître le succès Vous servir de la PNL pour votre santé Être en phase avec votre auditoire : conseils aux formateurs et aux éducateurs Décrocher un emploi
Conclusion sur « La PNL pour les Nuls » de Romilla Ready et Kate Burton : Un manuel à utiliser pour expérimenter En plus des explications théoriques et des guides pour passer à l’action, cet ouvrage propose une liste de dix ouvrages de référence et d’autres ressources bien pratiques. Vous pourrez utiliser le livre pour évoluer dans la PNL, le crayonner, choisir les exercices qui vous conviennent le mieux, etc. Un crédo : l’expérimentation ! Ce qu’il faut retenir de « La PNL pour les Nuls » : La PNL a développé ses bases théoriques dans le courant des années 1970 et a sans cesse été renouvelée depuis. Elle s’appuie sur des sources diverses, depuis la psychologie comportementale jusqu’aux travaux de Carl Jung. Son principal intérêt pratique, aujourd’hui, est de fournir une sorte de boite à outils de méthodes et d’instruments à employer pour mieux se connaître soi-même ou aider à débloquer les situations de communication houleuses. Elle est basée sur un présupposé majeur : il est toujours possible de transformer les personnes et les relations, à condition d’utiliser son imagination et de faire preuve d’une certaine dose de motivation. Points forts :
Une présentation didactique des concepts ; Des références et des ressources utiles ; De nombreux exercices clairement expliqués.
Points faibles :
Quelques redites, mais celles-ci sont parfois nécessaires.
Ma note : Avez-vous lu le livre de Romilla Ready et Kate Burton « La PNL pour les Nuls » ? Combien le notez-vous ? [ratings] Visitez Amazon afin de lire plus de commentaires sur le livre de Romilla Ready et Kate Burton « La PNL pour les Nuls » Visitez Amazon afin d’acheter le livre de Romilla Ready et Kate Burton « La PNL pour les Nuls »
Format de Poche :
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February 10 2022, 5:00pm
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