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Réussir sa reconversion
Résumé de « Réussir sa reconversion » de Yves Deloison : grâce à ce petit livre 100 % pratique, rempli d'exercices, de bonnes adresses et de trucs et astuces, vous avancerez plus serein sur le chemin de la reconversion professionnelle. Par Yves Deloison, 2018, 148 pages. Chronique et résumé de « Réussir sa reconversion » de Yves Deloison
L’auteur : Yves Deloison Yves Deloison est écrivain et journaliste. Il écrit depuis sa propre expérience, puisqu'il s’est lui-même reconverti dans les années 2010. Ce livre est donc à la fois un témoignage et un guide pour celles et ceux qui voudraient suivre le même chemin. Il a également fondé un site internet qui se nomme Tout pour changer. N’hésitez pas à le visiter pour bénéficier du soutien de sa communauté, notamment.
Premier chapitre. Objectif reconversion Comment je me suis reconverti « J’ai changé radicalement de métier. De formateur, puis consultant en bilan de compétences, je suis devenu journaliste et écrivain. Lorsque j’ai commencé ma carrière par des petits jobs dans les années 1990, dans le tourisme notamment, jamais je n’aurais imaginé exercer cette profession un jour. Après trois ans d’expérience dans la formation, j’ai décidé de réaliser un bilan de compétences qui m’a ensuite incité à reprendre des études que j’avais prématurément interrompues par excès d’insouciance. » (Réussir sa reconversion, p. 7) Voici comment commence Yves Deloison. Par son expérience personnelle. Pas d’études au départ ; un début de carrière au petit bonheur la chance ; des occasions intéressantes dans le domaine de la formation. Bref, comme beaucoup, Yves Deloison n’a pas vraiment de plan de carrière et se retrouve à travailler dans un domaine qui n’est pas celui de ses rêves. D’ailleurs c’est bien simple : à cette époque, il ne sait pas ce à quoi il rêve ! Après un bilan de compétences, il choisit néanmoins de réaliser des études, mais son travail ne lui plaît pas. L’ambiance est mauvaise. Qu’il s’agisse du chef, des collègues, de l’environnement de travail en général, des horaires, etc., il y a quelque chose qui ne le satisfait pas et il a diablement envie de tout envoyer valser… Alors, que faire ? Il a commencé par se poser des questions sur ce qu’il ne voulait plus (horaires imposés, etc.), puis, sur ce qu’il voulait (ses rêves, justement). Il a avancé étape par étape et a pris des notes à chaque station. Il a interrogé ses proches et est allé à la rencontre d’étrangers. Peu à peu, sa reconversion a pris forme : il a fait sortir de terre son nouveau métier. Devenir écrivain et journaliste : telle était son ambition et c’est ce qu’il est parvenu à réaliser. C’est ce parcours, parfois difficile mais passionnant, qu’il a formalisé ici afin de donner des pistes à celles et ceux qui voudraient également se reconvertir. Suivez le guide – cela pourra vous éviter bien des déconvenues. Vous n’êtes plus seul ! On se retrouve souvent seul face à l’incertitude et à ce type de grandes décisions. Il n’existe pas de service public de la reconversion ou de l’orientation professionnelle qui vous guide de A à Z. Un bilan de compétences ne suffit pas, loin de là : il faut mettre les mains dans le cambouis bien plus profondément. C’est pourquoi un guide tel que cet ouvrage est utile. Mais attention, l’auteur prévient : « Attention ! Le chemin décrit dans ce livre est certes balisé, mais il suppose, pour l’emprunter, un vrai engagement de votre part. C’est une démarche assez simple, mais lourde en implication. Elle vous oblige et vous mobilise. Sans effort de votre côté, n’espérez pas réaliser vos projets quels qu’ils soient, et que vous ignorez encore pour l’instant. » (Réussir sa reconversion, p. 14) Se réaliser Peu d’entre nous ont choisi leur profession en fonction de leur vocation. La reconversion est le moment de reprendre le « nord », de retrouver son « étoile polaire », celle qui vous fera vous lever le matin avec joie et détermination. Agir ou subir Face à quoi ? Le plus souvent, face aux exigences de performance qui nous oppressent. Le désir de changement existe à tous les étages hiérarchiques et dans tous les domaines professionnels. Les enquêtes de l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (l’ANACT) le démontrent. Il n’est pas nécessaire d’aller jusqu’au burn-out pour changer de cap. Vous pouvez agir avant une crise qui rendrait la transformation obligatoire et urgente. C’est en se préparant en amont que l’on peut véritablement faire face aux nombreuses dégradations des conditions de travail. Une réponse à l’insatisfaction Échapper au stress et à l’angoisse : telle est l’une des raisons principales du désir de reconversion. Pour les candidats au changement, il s’agit aussi de reconnecter (ou d’agencer autrement) vie professionnelle et vie privée ou d’échapper à l’ennui. Bien sûr, l’anxiété existent aussi au moment de sauter le pas ! Les démarches sont nombreuses et les revenus peuvent diminuer. Que vous optiez pour une activité à votre compte ou que vous alliez travailler dans un autre secteur, il risque d’y avoir de la pression. Mais comme vous serez en phase avec votre projet, vous la vivrez plus sereinement. Vous saurez que vous agissez pour vivre mieux et cela vous stimulera positivement. Sauter le pas « Ambivalents par rapport au changement, nous courons après deux desseins : stabilité et sécurité d’un côté, mouvement, nouveauté et réalisation de soi de l’autre. Et rien n’est figé car tout est en interaction. » (Réussir sa reconversion, p. 17) Parfois nous souhaitons plus l’un que l’autre. Puis nous modifions notre comportement et nos idées en fonction de l’autre. Ainsi, nous oscillons. Cette réalité humaine peut être l’une des raisons de l’inaction. Nous préférons ce que nous connaissons. Nous nous rangeons du côté du confort, quitte à pénaliser nos envies d’évasion. Mais la perspective d’une amélioration professionnelle, celle d’un alignement entre nos aspirations et notre vie réelle ne doivent pas être négligés trop longtemps. Notre famille, notre foyer et notre entourage ne s’en sentiront que mieux, eux aussi. Faire ce que l’on aime n’importe pas seulement pour soi, dans la mesure où votre état émotionnel, physique et intellectuel affecte aussi ceux qui partagent votre vie. Changer, cela s’apprend ! Pas de baguette magique, pas de claquement de doigts miraculeux. Malheureusement ? Pas vraiment. L’introspection demande du courage, elle renforce votre personnalité. La prévision, la projection, vous rendent plus intelligent et décidé. Vous apprenez à maîtriser votre existence, même en situation de crise. Capacité d’adaptation Elle est bien plus grande que ce à quoi, peut-être, vous vous attendez ! Comme un muscle, elle se travaille. Il ne s’agit pas de tout mettre sens dessus dessous, mais d’évoluer vers un autre état des choses, vers une autre réalité qui vous convienne davantage. Pour ce faire, vous devrez peser le pour et le contre de chaque option, et voir jusqu’où vous êtes capable d’aller. Et vous serez peut-être étonné de vous-même ! La reconversion, un vrai job ! Vous savez que vous avez vraiment envie de changer, qu’il ne s’agit pas d’un coup de mou passager ? Une fois que vous êtes certain que votre démarche est réfléchie et qu’elle ne relève pas de la fuite, lancez-vous. Vos désirs devront s’accorder à la réalité socio-économique. La démarche de reconversion, comme on l’appelle, sera la résultante de ces données intérieures (vos aspirations, vos idées, etc.) et d’un environnement stabilisé (votre contexte de vie, essentiellement). La durée et l’âge d’une reconversion « Une reconversion dure généralement de six mois à deux ans, entre le déclic initial, la formulation du désir de changement et l’intégration dans son nouveau métier. Cette durée moyenne varie bien sûr en fonction de l’ampleur du projet. Elle sera plus rapide si vous envisagez une option dans le cadre de votre entreprise : formation ou mobilité, par exemple. Elle le sera évidemment moins si vous n’avez pas encore d’idée précise de ce que vous voulez faire. » (Réussir sa reconversion, p. 22) Il n’y a donc pas d’étalon strictement défini, car chaque situation est singulière. Quant à l’âge, on parle souvent des trentenaires et des quadragénaires. Mais sont-ce les seuls à franchir le pas ? Non ! Après 45 ans, on se reconvertit encore. Ce qui y contribue :
Une espérance de vie plus longue ; La perspective d’une retraite qui survient plus tard ; Des contraintes familiales qui se libèrent ; Une forme physique au beau fixe.
Évaluer les contraintes Voici quelques types de contraintes à prendre en compte au moment d’entamer les démarches de reconversion :
Devrez-vous vous former ? Sera-t-il nécessaire de déménager ? Êtes-vous prêt à gagner moins ?
C’est en fonction de ces questions que votre projet va s’affiner et deviendra plus réaliste. Gare au miroir aux alouettes ! Ce genre de réflexion sur les réalités d’un métier, ainsi que l’introspection, permet d’éviter les « changements coup de cœur » que l’on risque de prendre… sur un coup de tête ! Si vous n’êtes pas sûr de la qualité de votre projet, vous pouvez faire appel à des professionnels de la reconversion pour vous aider. Il n’est pas question, en effet, de lâcher une bonne situation pour se lancer dans les bras d’une chimère. L’enfer, c’est les autres… Même si les professionnels peuvent aider, résistez à celles et ceux qui voudraient vous voir aller dans un sens ou dans un autre. En général, ils ne seront pas de bon conseil (la pratique du coaching interdit d’ailleurs, normalement, tout conseil « substantiel » sur la route à suivre). Le projet doit venir de vous. Il en va de même pour vos proches. Votre mère vous a toujours rêvé en acteur de cinéma, mais vous n’avez aucune envie de jouer la comédie ? Eh bien, ne vous lancez pas dans un tel scénario ; celui-ci n’est pas fait pour vous. Apprenez à distinguer entre vos désirs et ceux des autres – cela passe, encore une fois, par l’introspection. Le chemin de la reconversion Lorsque vous vous êtes décidé pour le changement, mais que celui-ci est encore embryonnaire, vous pouvez vous retrouver face à trois types de situation personnelle :
Votre idée de reconversion est clairement identifiée, mais vous vous demandez comment la concrétiser ; Plusieurs pistes entrent en concurrence et vous allez donc devoir faire un tri entre ces options ; Le désir profond est là, mais il vous reste à identifier clairement votre voie parmi toutes les possibilités existantes.
Chaque chemin est personnel et, en fonction de votre personnalité ou de votre état de maturation, vous vous trouverez à l’une de ces stations. Mais quel que soit votre point de départ, c’est la destination qui compte. Prenez le cap ! Pas de promesse de joie sans son lot de difficultés. Mais comme on l’a dit, celles-ci seront vécues plus sereinement parce qu’elles vous mènent quelque part et que vous apprenez à les anticiper. Alors, même en cas de déconvenue temporaire, ne perdez pas le cap ! Focalisez-vous sur les phases proposées dans cet ouvrage par Yves Deloison. Une démarche globale L’exploration de soi est la première étape essentielle de ce voyage qu’est la reconversion professionnelle. Il s’agira de faire le point sur vos :
Compétences, capacités, aptitudes ; Peurs ; Désirs, souhaits ; Contraintes (liées au contexte) ; Opportunités (également liées à la situation).
Viendra alors le temps de la prise de décision. Mais chaque chose en son temps. Ne passez pas à côté du travail d’introspection ; vous risqueriez de construire votre projet sur des bases peu sûres et de vous en rendre compte à la moitié du chemin. Des exercices, un cahier et un crayon Cela doit devenir un réflexe : prenez des notes à chaque stade de votre réflexion et de votre passage à l’action. Réussir sa reconversion de Yves Deloison est l’ouvrage parfait pour vous aider à prendre cette bonne habitude : rempli d’exercices, il va vous faire aimer le papier et le crayon ! Prenez le temps de faire chacun d’eux à fond. Pas de précipitation ! Certaines tâches proposées ici vous sembleront plus longues à accomplir que d’autres. Mais il est vraiment capital de vous y donner entièrement, en gérant votre temps de la façon la plus appropriée. No stress Impossible d'avoir un contrôle total sur ce qui va se passer. Certes, mais vous pouvez prévoir et, ce faisant, accueillir les imprévus avec plus de sérénité et de maturité. Avant de commencer, pensez donc notamment aux conséquences liées à votre :
Famille ; Argent ; Disponibilité (rapport temps de travail/temps libre).
Trop d’infos tuent l’info… N’écoutez pas la moindre opinion qu’on vous donne sur tel ou tel sujet. Fiez-vous à des sources de qualité et ne donnez du crédit qu’à elles seules. Cela vous évitera de succomber à l’infobésité, comme on dit aujourd’hui. Lever les résistances aux changements Lors de votre introspection, vous devrez bien analyser ce qui vous bloque et peut créer de la résistance et donc de la procrastination. Analysez vos peurs de…
Réussir : eh oui, cela peut être redoutable, car cela vous transformera à jamais ! Échouer : vous pourriez perdre quelques plumes dans l’opération et cela vous effraie. Explorer : la zone de confort porte si bien son nom… Oserez-vous affronter l’inconnu ?
À chaque problème sa réponse « Chaque problème énoncé doit trouver sa réponse. Regardez objectivement tous les aspects qui composent votre projet. Ainsi, vous vous rendrez compte que ce qui vous paralyse parfois se règle et devient caduc. De toute façon, le changement remue, bouscule, déséquilibre, dérange, désorganise, parfois assez brutalement. Pour parer à ces effets indésirables, le meilleur moyen reste de structurer et de baliser le plus possible votre trajectoire afin de vous sentir arrimé, rassuré, sécurisé. Restez concentré sur l’objectif que vous vous fixez afin d’utiliser vos efforts à bon escient. » (Réussir sa reconversion, p. 37) Cinq clés pour réussir le changement
Introspection : prenez le recul nécessaire pour faire le bilan. Construction : tracez des contours nets à votre projet. Anticipation : assurez-vous d’avoir pensé aux conséquences. Association : assurez-vous de l’accord et du soutien de vos proches. Argumentation : persuadez les autres grâce à un argumentaire solide.
Attention, dernière station avant reconversion ! Mais au fait, quelles sont les pistes principales de reconversion ? Ici encore, Yves Deloison vous en suggère cinq.
Mobilité interne : évoluez au sein de votre entreprise. Mobilité externe dans le même secteur : changez d’employeur, tout en conservant une structure similaire. Mobilité externe dans un secteur différent : choisissez un milieu nouveau (passez d’une multinationale à une PME, par exemple). Changement de statut : passez de l’entreprise à l’entrepreneuriat. Engagement hors travail : complétez vos activités actuelles par des activités différentes qui vous tiennent à cœur (politique, vie sociale, etc.).
7 étapes pour changer de job C’est le leitmotiv de cet ouvrage : proposer une méthode en sept étapes pour réussir sa reconversion. La première d’entre elles, vous le savez maintenant, consiste à réaliser un travail d’introspection. Voici deux exercices proposés par Yves Deloison pour se mettre en jambe. « Démarrez la phase de bilan. Cet exercice a pour but de faire émerger la réflexion. Concentrez-vous avant de répondre précisément, et par écrit, à ces six questions.
Avez-vous l’impression d’être éloigné de vos objectifs de vie ?
Quels sont les points positifs et négatifs de votre situation ?
Qu’aimeriez-vous recommencer si vous en aviez la possibilité ?
Pensez-vous avoir l’opportunité ou l’énergie de remettre en question votre situation à terme ?
Quels sont les risques que vous encourrez si vous décidez de changer de voie professionnelle ?
Que comptez-vous entreprendre pour améliorer votre situation ? » (Réussir sa reconversion, p. 42)
Tant que vous avez votre crayon à la main, profitez-en pour faire le point sur votre situation actuelle. « Faites votre état des lieux. […]
Passez en revue votre situation passée et présente. […]
Regardez vers l’avenir. […]
Notez en vrac le fruit de votre cogitation. […] » (Réussir sa reconversion, p. 43)
Deuxième chapitre. 7 chantiers pour réussir sa reconversion Chantier n0 1 : faire le point Prendre conscience de ses atouts La plupart des personnes se mettent des bâtons dans les roues en succombant à des jugements négatifs sur eux-mêmes. C’est pourquoi un travail sur l’estime de soi et la confiance en soi est nécessaire. Pour ce faire, vous pouvez :
Vous remémorer quelques actions bien réalisées durant la journée et le reconnaître pour vous-même ; Écrivez ces actions réussies et, petit à petit, énoncez-les à autrui.
De façon générale, être bienveillant envers soi-même est une façon de développer une meilleure estime de soi. Le principe de réalité Un bon projet est un projet qui croise les désirs et la réalité. Cela ne vient pas en un coup de baguette magique. Un autre mot pour énoncer ceci : le compromis ! Il sera nécessaire pour réussir votre reconversion. Votre balance personnelle Il n’est pas question de se transformer de fond en comble, mais de mieux cerner les points de votre personnalité qui vous aideront ou vous compliqueront la réalisation de votre projet. Peser le pour et le contre Nous voici aux conséquences… Dans l’ouvrage, l’auteur dresse une liste de 20 questions à se poser pour vous aider à construire votre projet. Prenez le temps de vous y arrêter. Par ailleurs, vous pouvez également réaliser un tableau des « plus » et des « moins », comme le propose encore Yves Deloison. « Soyez exhaustif. La liste des avantages et inconvénients doit être longue. Qu’est-ce que je peux gagner ou perdre dans les domaines suivants : motivations personnelles, épanouissement et réalisation de soi, aspects financiers, disponibilité pour soi et pour les autres, rapport aux autres, etc. ? Il faut au moins une dizaine d’items. Vous pourrez compléter ce tableau au fur et à mesure de la démarche. » (Réussir sa reconversion, p. 53) Vos valeurs et vos motivations Penser aux conséquences, c’est aussi penser à ce que l’on accepte ou non de faire. Vous pouvez avoir envie de vous lancer dans un secteur, mais refuser de vivre dans le pays où cette activité a lieu (pour telle ou telle raison). Vous pouvez être tenté par un type d’activité, mais vous rendre compte que les valeurs qui y circulent entrent en contradiction avec vos convictions personnelles. Autre exemple : si vous aimez être indépendant, évitez de vous lancer dans un travail qui vous demandera de rendre des comptes régulièrement. Bref, identifiez vos aspirations, en relation avec vos valeurs. Établissez une liste précise de ce que vous voulez et de ce que vous ne voulez pas. Reportez-vous, pour cela, aux douze questions posées par Yves Deloison p. 55 et p. 56. Vous pouvez aussi établir un tableau à partir des quatre questions suivantes :
De quoi ai-je envie ? Quelles sont mes forces ? Quelles sont mes contraintes ? De quoi n’ai-je plus envie à l’avenir ?
Repérez vos compétences et aptitudes Petit rappel pour bien distinguer les deux.
« [Une compétence est] une capacité, attestée et vérifiée, d’organiser et d’exécuter une tâche particulière dans des conditions spécifiques, faisant appel à des qualités, des aptitudes, des connaissances et un savoir-faire ainsi qu’à la bonne compréhension de la situation. » « [U]ne disposition naturelle à réaliser une tâche. » (Réussir sa reconversion, p. 57)
Préalable au quatre prochains exercices Voici quatre exercices complémentaires proposés par l’auteur dans l’ouvrage :
Récapitulez et qualifiez votre parcours ; Recensez tous vos acquis ; Top de vos expériences ; Votre best of.
Chaque exercice implique le précédent et est de plus en plus spécialisé. Vous devrez prendre le temps de fouiller dans votre passé, en étant honnête et juste avec vous-même, pour faire le point sur tout ce que vous avez déjà réussi au cours de votre carrière. Chantier n0 2 : se remettre en question Prendre du recul Réfléchir prend du temps et demande un investissement, mais a une finalité qui vaut la peine : ne plus reproduire des modèles d’action qui ne vous conviennent pas. En découvrant ce que vous aimez vraiment faire, vous allez trouver une source de motivation profonde qui vous aidera à dépasser tous les obstacles rencontrés en chemin. Vos qualités et défauts Vous pouvez réfléchir seul. Par exemple, en recensant vos points forts et vos axes d’amélioration sur une feuille de papier. Divisez une feuille par une colonne au milieu et indiquez d’un côté vos qualités, et de l’autre les exemples qui démontrent celles-ci. Faites de même pour les défauts (pourquoi pas au verso). Cela dit, vous pouvez aussi demander à votre entourage de vous donner un coup de main ! Vous pourriez être surpris. Ce que vous preniez pour des défauts pourraient bien apparaître comme des qualités à d’autres. Et si c’est l’inverse qui arrive, ne vous offusquez pas. Vous êtes là pour mieux vous connaître. Or identifier un défaut est le premier pas vers l’évolution. L’auteur propose un questionnaire à soumettre à vos proches (voir Réussir sa reconversion, p. 70). Deux autres exercices à réaliser sont proposés :
Identification des atouts : on parle ici d’avantages objectifs, plutôt que de qualités personnelles. Identification des comportements et des habitudes « parasites » : attitudes contradictoires qui peuvent nuire à la réalisation de votre projet.
Découvrir vos aspirations Dans un premier temps, notez tout ce qui vient à l’esprit. Scrutez les moments de la journée où vous prenez du plaisir, ils pourront vous donner des indices sur de potentiels métiers à explorer. Donc, ne pensez pas à la faisabilité dans cette phase ; nous la retrouverons plus tard. Voici un exercice : à partir de la liste librement dressée des métiers possibles, indiquez un métier lié à une envie ou à un centre d’intérêt. D’autre part, liez les métiers aux qualités et atouts que vous possédez. Chantier n0 3 : faire les bons choix Dessiner les contours de votre projet Eh oui, il va falloir choisir. Arbitrer entre différentes possibilités, plus ou moins réalistes. Lister des priorités. Cela va affiner, mais aussi renforcer vos projets. « Pour changer de voie professionnelle, vous devez savoir ce que vous voulez. Fixez-vous des objectifs précis et raisonnables. Attention à ne pas trop les multiplier dans l’immédiat car vous risqueriez alors de trouver le challenge excessif. » (Réussir sa reconversion, p. 76) Anticiper les conséquences… Voici une série de questions à vous poser (en plus de savoir si vos projets sont en conformité avec les aspirations et contraintes de votre entourage proche, famille ou conjoint) :
L’acquisition d’un véhicule ou d’un ordinateur, par exemple, est-elle nécessaire ? Quels sont les autres investissements financiers à prendre en compte ? Comment allez-vous les financer (économies, prêt, etc.) ? Devrez-vous entreprendre une formation ? Et si oui, où ?
… Toutes les conséquences ! Êtes-vous capable de quitter les avantages acquis pour une vie plus incertaine ? Si vous étiez cadre dans une grande entreprise, serez-vous capable de vivre la vie simple d’un gérant de maison d’hôtes au fin fond de l’Auvergne ? Accepterez-vous de ne plus boire votre café Starbucks tous les matins à 10 heures ? Ou d’aller au cinéma quand bon vous semble ? Ce sont aussi des questions à se poser ! Dressez une liste des problèmes probables et de leurs solutions. Générez aussi une liste de bonnes résolutions que vous avez prises ces cinq dernières années, puis de celles que vous voudriez prendre dans les cinq prochaines années. Fixez ensuite vos priorités : quelle est la résolution à mettre en place en premier lieu ? L’indispensable travail d’enquête « Rien de tel que de se rendre sur le terrain pour découvrir précisément la réalité d’un secteur, d’un métier ou d’une entreprise. Cette phase de la démarche s’avère donc totalement incontournable. Vous n’y couperez pas, sauf à risquer de planter la construction de votre projet ou de vous mettre en échec car à côté de la plaque. » (Réussir sa reconversion, p. 80) Prenez des rendez-vous avec des professionnels, soit par voie d’interconnaissance, soit en vous rendant dans des salons par exemple. Réalisez des entretiens avec les personnes qui vous intéressent ; écoutez-les parler de leur métier. Prenez des notes (ou réalisez des enregistrements) que vous pourrez compiler et croiser pour vous faire une meilleure idée du métier. Réalisez une enquête par piste professionnelle retenue. Vous dresserez ainsi vos propres « fiches métier » personnalisées : elles seules vous donneront une image réaliste des pistes que vous vous étiez jusqu’à présent contenté d’imaginer.
Chantier n0 4 : tester son projet Prendre la main sur son projet Il se peut qu’il existe un fossé important à franchir entre l’idée, l’aspiration initiale et sa réalisation. Que devrez-vous faire pour passer de l’un à l’autre ? Rencontrer les professionnels L’auteur insiste sur ce point. Sans une rencontre réelle avec les personnes qui effectuent le métier que vous visez, vous ne pourrez pas vous rendre compte des choses à faire quotidiennement. Il existe également des blogs et des sites Internet sur à peu près tous les secteurs professionnels possibles. N’hésitez pas à les consulter pour glaner des informations sur ce qu’il vous reste à faire pour passer le cap. Observation, stages, mises en situation Pour aller encore plus dans le concret, n’hésitez pas à mouiller la chemise. Parfois, il vous sera possible de suivre pendant plusieurs jours des travailleurs (pour un travail d’indépendant, par exemple). Si vous le pouvez, n’hésitez pas à demander à votre employeur (en cas de mobilité interne) ou à l’entreprise qui vous tente (mobilité externe) de réaliser un stage. Agissez avec prudence, mais courage. Vous pourriez aussi sauter le pas provisoirement et tenter de décrocher un contrat à courte durée dans le secteur qui vous attire. Ce cas de figure s’applique à celles et ceux qui ont déjà toutes les qualifications, compétences ou aptitudes pour réaliser le travail visé. Cette mise en situation ne peut qu’être bénéfique ! Tester et vérifier Voici un exercice complémentaire proposé par Yves Deloison dans Réussir sa reconversion (p. 89) : « Reprenez vos « Fiches métiers ». À partir de cette liste de métiers, vérifiez que vos hypothèses correspondent à la réalité grâce aux informations recueillies auprès de vos sources et interlocuteurs au cours des enquêtes métiers effectuées précédemment : Quels débouchés ? Quelles compétences ou ressources incontournables ? Quels statuts possibles ? Etc.? Êtes-vous sur la bonne voie ? Qu’en pensez-vous ? » Convaincre son entourage Nous en avons déjà parlé. Pas de changement sans accord de celles et ceux qui partagent votre vie au quotidien. Vous pouvez tenter d’influencer positivement leur jugement en leur montrant les avantages liés à votre reconversion (un déménagement dans un lieu plus agréable, par exemple). Le plus important : soyez honnête. Si votre projet implique une diminution de vos revenus, ne le cachez pas. Cherchez l’appui et l’accord en vous fondant sur les données précises que vous avez récoltées. Montrez-leur que vous avancez de façon sécurisée et réaliste ! Les liaisons dangereuses Attention, toutefois, au revers de la médaille. Parfois, les « bons conseils » et les remontrances de la famille et des amis mettent le moral dans les chaussettes et envoient inutilement certains projets aux oubliettes. Ne vous laissez donc pas engluer dans l’influence d’autrui, si celle-ci est dictée par la seule peur du changement. Dans certains cas, l’approbation n’est pas requise.
Chantier no5 : avancer et réajuster le projet Du virtuel au réel C’est bien le but de toute l’opération, en effet ! Ne pas en rester au rêve, mais rendre tout cela bel et bien réel ! Rassurez-vous : toutes les étapes antérieures vous ont mené sur la bonne voie. « Vous devez déterminer les actions à entreprendre, les moyens à mobiliser, les aides à solliciter, afin d’avancer pas à pas vers la concrétisation de votre but. Listes ces actions, organisez-vous et repérez toutes les opportunités envisageables. Devrez-vous quitter votre job à terme et quand ? Est-il nécessaire de suivre une formation à temps plein ou à temps partiel ? Faut-il réduire votre temps de travail ? Et si vous preniez un congé sabbatique ? Passez toutes ces possibilités en revue. Il y a du pain sur la planche car elles sont bien plus nombreuses que vous ne le pensez à priori. » (Réussir sa reconversion, p. 98) Corriger le tir Il y a des difficultés possibles à surmonter, et d’autres qui rendent votre projet irréaliste. C’est à vous d’en prendre conscience et d’accepter la réalité. La reconversion est aussi un apprentissage des limites. Mais n’en perdez pas pour autant espoir. Focalisez votre attention sur les alternatives, cherchez la meilleure manière de rebondir. Finalement, réalisez une grande synthèse des pistes de reconversion à partir de vos fiches métiers consolidées par les enquêtes de terrain. Pour chaque piste, notez scrupuleusement le motif du choix ainsi que :
Ses points forts et points faibles ; Les contraintes à lever ; Les écarts à combler et les voies pour le faire ; Vos commentaires.
Élaborer son plan d’action Il est temps de passer à l’action, c’est-à-dire de commencer à devenir ce que vous voulez être. Testez-vous grâce aux exercices proposés aux pages 102, 103 et 104 de Réussir sa reconversion. Chantier no 6 : construire sa stratégie Planifier les actions Les personnes avec qui vous avez été en contact lors de vos enquêtes seront peut-être vos meilleurs alliés dans la reconversion. Ils pourront peut-être vous aider à décrocher un entretien d’embauche, vous donner de bons filons, etc. Quoi qu’il en soit, il est l’heure de planifier, c’est-à-dire d’établir une stratégie. Oui, vous devrez tout mettre en œuvre pour faire évoluer de façon méthodique vos compétences, savoirs, aptitudes dans le champ que vous voulez conquérir. Pour ce faire, vous devrez user de tout ce dont vous disposez déjà (vos forces, votre formation, vos congés à prendre, etc.). Des moyens pour changer de job Vous devez construire le pont entre le réel et le virtuel en agençant l’un après l’autre les éléments à votre portée (ceux dont vous disposez déjà) et ceux que vous acquérez chemin faisant. Chaque pont est unique, ainsi que la façon singulière dont vous manipulerez les pièces de cet étrange puzzle. Internet Internet peut vous aider à avancer dans la construction plus rapidement, pour peu que vous ne vous noyiez pas dans le trop-plein d’information. Pensez au site de l’ONISEP ou encore le portail orientation-pour-tous.fr.
Partir sur le terrain
Il vous faudra certainement aller dans des associations, des centres de formation, etc. L’Afpa (association de formation professionnelle des adultes) pourra peut-être vous aider à concrétiser votre projet. Visiter Pôle Emploi, bien sûr, la Mission locale (pour les moins de 26 ans), ainsi que la Cité des métiers vous sera probablement utile à un moment ou à un autre.
Se faire accompagner
Vous pouvez demander l’aide d’un conseil en évolution professionnelle (CEP). Celui-ci pourra vous aider, notamment, si vous bloquez au niveau de la production du bilan (les étapes 1 à 4). Si un financement est impossible, vous pourrez vous adresser à un coach privé, que vous devrez toutefois payer de votre poche. Le bilan des compétences étape par étape Il comprend trois phases :
Analyse des besoins ; Exploration des pistes ; Synthèse.
Il s’étale sur 10 heures d’entretien, pendant une période qui peut aller de trois semaines à trois mois. Le coût du bilan (entre 1 000 et 3 000 €) est pris en charge par un organisme financeur (Fongecif, Opacif, etc.). L’octroi d’un financement dépend de certaines conditions, qui diffèrent selon qu’on soit en CDI, en CDD, en intérim ou demandeur d’emploi. Le CIDF (centre d’information sur les droits des femmes et des familles) pourrait également vous renseigner. Coach, consultant : soyez vigilant Contrairement au consultant, le coach n’agit pas dans le cadre d’un organisme agréé. Ce n’est pour autant qu’il n’existe pas de cadre. La pratique du coaching est régulée par certaines organisations professionnelles. Vérifiez que la personne à laquelle vous voulez vous adresser soit reconnue par l’une d’entre elles. Par ailleurs, qu’il s’agisse d’un coach ou d’un consultant, exigez et insistez pour qu’un cadrage clair de la relation soit établi. Établissez ensemble le rythme du suivi. Demandez quelles sont les méthodes utilisées. Sollicitez des rendus écrits. N’hésitez pas à parler avec le professionnel si un point vous gêne. Un bon accompagnateur n’est pas quelqu’un qui trouve les réponses à votre place, ni qui vous rassure constamment, ni quelqu’un qui sait tout sur tous les métiers possibles et imaginables. Non, un bon accompagnateur (coach ou consultant), c’est d’abord quelqu’un qui vous permet d’avancer par vous-même. C’est toujours à vous qu’il revient de prendre les décisions, d’autant plus lorsqu’il s’agit de choix clés pour le développement de votre carrière. Des congés pour vous préparer En tant que salarié, pour dégager le temps nécessaire à votre projet, vous pouvez faire appel au :
Compte-épargne temps ; Congé sabbatique ; Congé sans solde ; Mais aussi au congé de solidarité internationale (pour les projets de volontariat) ; Et le congé examen (pour passer… un examen visant l’obtention d’un titre ou d’un diplôme).
Comment mobiliser des moyens ? Ne vous arrêtez pas trop vite au nombre d’études demandé. En fait, vous ne le savez peut-être pas, mais vous pouvez bénéficier de « réduction » d’années d’étude en fonction de vos expériences professionnelles passées, moyennant un dossier et un entretien à réaliser. « Si vous désirez créer votre entreprise, certaines régions vous aident à en financer une part, à faciliter votre implantation géographique ou à vous équiper. Étudiez bien l’investissement temps et l’impact financier et organisationnel que cela entraîne avant de vous lancer pour définir vos besoins. » (Réussir sa reconversion, p. 114) Financer sa formation Cela est rendu possible en France grâce au CPF (compte personnel formation), réuni dans le CPA qui réunit, outre le CPF, le compte personnel de prévention et de pénibilité (C3P) et le compte d’engagement citoyen (CEC). Tous sont concernés : demandeurs d’emploi, salariés et travailleurs indépendants. Voyez avec Pôle Emploi la meilleure formule. Le CPF peut vous aider à financer votre formation, mais aussi à financer un bilan de compétence ou à être accompagné pour faire valider des acquis d’expérience (VAE). Pour pouvoir en bénéficier, vous devrez allez sur le site moncompteformation.gouv.fr et vous créer un compte. Le CIF (congé individuel à la formation) pourra vous aider dans la réalisation d’une formation longue, puisqu’il vous finance en vous assurant entre 80 et 100 % de votre salaire. La validation des acquis C'est un autre moyen de mettre en œuvre vos objectifs. Vous pouvez prétendre à la VAE (validation des acquis de l’expérience) si vous êtes un salarié avec une expérience professionnelle de trois ans minimum, liée à la certification souhaitée. Il s'agit d'une reconnaissance officielle des compétences acquises durant vos années de travail.
Durée : entre 6 et 12 mois. Accès sur dossier présenté devant un jury d’experts et d’enseignants. Formations accessibles via le RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles) Autre option : la VAP (validation des acquis professionnels).
Des aides pour créer votre boîte Le monde de l’entrepreneuriat possède ses structures propres, ses méthodologies et ses spécificités administratives. En plus de citer les organismes clés auxquels vous pourriez être intéressé de vous référer, l’auteur rappelle quelques bonnes pratiques à garder à l’esprit au moment de vous lancer :
Les congés pour création ou reprise d’entreprise ; L’essaimage, c’est-à-dire les aides diverses à la création d’entreprise ; La mise à disponibilité pour convenances personnelles, si vous êtes fonctionnaire ; L’exonération de début d’activité à laquelle vous pouvez accéder quel que soit votre statut ; Les aides pour tous, proposées par les Association d’aide à l’initiative économique (Adie), notamment ; Le régime du micro-entrepreneur, qui permet de se lancer rapidement et en douceur.
Passer à l’action Vous le comprenez maintenant, votre argumentaire devra être solide, puisqu’il s’agira de convaincre des instituts de formation, des associations, des personnes, des financeurs, etc. de vous suivre dans la concrétisation de votre projet. Cet argumentaire doit être issu de votre réflexion et de votre enquête. Il doit contenir un échéancier précis et des objectifs mesurables ; non seulement pour vous convaincre vous-même, parce que vous devez montrer aux autres que vous êtes bel et bien le pilote à bord. Pour construire votre argumentaire, élaborez :
La synthèse de votre projet, en le définissant en quelques mots, puis en l’explicitant et en expliquant les raisons de votre choix ; Une stratégie globale, contenant vos besoins et les solutions qui vous permettront d’atteindre votre but, que vous réunirez dans un tableau.
Chantier n0 7 : réussir sa reconversion Décrocher le Graal C’est votre argumentaire qui vous permettra de convaincre et donc d’avancer, petit à petit. Soignez-le. Ne l’oubliez pas ! Organiser sa prospection L’argumentaire est capital. Vous l’aurez compris. Il va se décliner dans l’élaboration des documents et des rituels habituels de la recherche d’emploi. Lesquels ? Eh bien…
Le CV ; La lettre de motivation ; L’entretien.
Pensez à faire valider votre argumentaire auprès de personnes ressources : peut-être des proches ou des personnes que vous aurez rencontrées lors de votre travail d’enquête. Présentez-leur, puis répondez aux questions qu’elles vous posent. Ensuite, demandez-leur de faire le point avec vous en mentionnant les points forts et les points faibles, et les éventuels conseils ou axes d’amélioration qu’ils ont à vous donner. Gardez-en la trace, afin de prendre ses impressions en considération pour améliorer votre manière de présenter les choses. Élaborer son marketing personnel Travaillez votre marketing personnel (ou personal branding). Cela passe par l’animation d’un réseau d’interconnaissance (amis, famille, collègues, contacts divers). Ils pourront vous aider à trouver un entretien, vous aider à démarrer votre activité, etc. Multiplier les contacts Aujourd’hui, ce processus de publicité personnelle passe par les réseaux sociaux. Internet est une source d’information, mais aussi le lieu où vous pouvez devenir visible du plus grand nombre. Bien sûr, cela ne se fait pas en jour. Pour vous faire repérer par des employeurs potentiels ou des prospects, il vous faudra y investir plusieurs heures. Chercher un emploi directement Le principe à priori de la reconversion est que vous ne vous y connaissiez pas, au départ, dans le poste recherché (bien sûr, cela peut ne pas être vrai si vous cherchez à vous reconvertir dans une activité qui vous passionne depuis de longues années, par exemple). Même dans le cas d’une mobilité interne, il y aura un changement par rapport à ce que vous aviez l’habitude de faire. Comme le rappelle opportunément Yves Deloison, le plus important consiste à trouver votre fil directeur. « Quoi qu’il en soit, il y a forcément un fil conducteur dans votre parcours. Vous avez eu l’occasion de le retracer depuis le début de votre reconversion. Il n’a donc plus de mystère pour vous. À vous de faire de votre histoire professionnelle un parcours cohérent malgré les changements. Il va falloir convaincre et rassurer le recruteur. Ce n’est pas le plus facile dans le cas d’une reconversion. Puisqu’aujourd’hui votre projet professionnel est construit, il est possible d’attester de votre légitimité pour exercer le job. Dosez avec mesure votre force de persuasion pour éviter de vous survendre ou de montrer un excès de timidité. » (Réussir sa reconversion, p. 130) Il sera peut-être nécessaire de faire des compromis dans un premier temps, mais c’est comme cela que vous pourrez accéder à d’autres postes. Trouver le temps pour vos démarches En plus des pistes évoquées plus haut (voir « Des moyens pour changer de job »), vous pourrez négocier des journées de RTT si cela s’avère nécessaire. Soyez vigilant, si vous êtes employé, de faire vos recherches au sein de l’entreprise. Évitez l’usage de l’ordinateur de bureau. Cela dépend bien sûr de l’environnement de travail, mais il sera peut-être nécessaire de ruser. Parlez avec des personnes de confiance et ne vous étalez pas trop sur les réseaux sociaux avant d’être certain que votre choix est fait. Quitter son job avec un parachute La rupture conventionnelle est le bon moyen de quitter son travail en CDI en bénéficiant d’indemnités de départ. Mais gardez à l’esprit que c’est l’employeur qui est aux manettes. Sinon, vous pouvez négocier au cours d’une transaction avec l’entreprise. Demandez l’aide d’un avocat. Si vous démissionnez, vous ne bénéficierai pas des allocations de Pôle Emploi (à moins d’avoir un motif reconnu par l’organisme, comme un déménagement). Vous pourrez néanmoins redemander que votre dossier soit réexaminé après quatre mois, à condition de pouvoir démontrer que vous êtes activement en recherche d’emploi. Peut-on rater sa reconversion ? Chaque moment difficile, chaque échec apprend quelque chose. Il se peut que ce soit un épisode utile et même nécessaire dans votre parcours. Ne baissez donc pas les bras trop vite et demandez-vous quelle est l’opportunité qui se cache derrière le fiasco. Et puis, échouer vaudra toujours mieux que de n’avoir pas essayé ! Au moins, vous serez au clair avec vous-même et – qui sait – vous regarderez peut-être votre ancien métier avec un nouveau regard, plus positif. Dix manières de se planter !
« Il n’y a pas de cohérence entre vous et votre projet et/ou entre votre projet et votre environnement.
Vous fuyez une situation de crise ou un problème non résolu.
Vous n’y croyez pas vraiment.
Vous n’avez pas bien préparé votre projet ou ne l’avez pas suffisamment confronté à la réalité.
Vous avez des idées reçues ou des représentations erronées du métier visé.
Vous n’avez pas bien évalué l’impact de la reconversion à terme.
Vous n’êtes pas à l’aise avec une des missions clés qu’implique votre projet.
Votre motivation se limite à une meilleure rémunération ou à plus de reconnaissance.
Vous ne tenez compte que des besoins du marché du travail ou de votre environnement.
L’objectif professionnel que vous vous fixez n’est pas le vôtre. » (Réussir sa reconversion, p. 137)
Que faire en cas d’échec ? Y penser. Mais d’abord, digérer. Les émotions se bousculent et l’estime de soi peut en prendre un sacré coup. Prenez le temps d’absorber le choc, puis prenez du recul. Cette analyse vous aidera à mieux agir et à tourner la page. Troisième chapitre. Pour conclure De la souplesse ! Le job parfait n’existe pas. Mais si vous vous y prenez bien et suivez la méthode proposée dans ce livre, vous pourrez atteindre des objectifs réalistes et embellir considérablement votre vie. Consultez l’ouvrage pour retrouver toutes les adresses utiles à votre reconversion professionnelle !
Conclusion sur « Réussir sa reconversion » d’Yves Deloison : Un livre à garder sous le coude tout au long de son parcours de reconversion Le livre ne paye pas de mine de prime abord : petit, peu illustré, il passerait presque inaperçu. Mais ne vous y trompez pas, car il pourrait vous être fort utile, pour peu que vous preniez le temps – vraiment le temps – de vous y arrêter, c’est-à-dire de réaliser tous les exercices pratiques qui y sont proposés. Ce qu’il faut retenir de « Réussir sa reconversion » d’Yves Deloison : À la fin de l’ouvrage, l’auteur propose une « check-list pour votre recherche d’emploi ». Citons-en ici les 6 points :
« Avez-vous bâti votre CV ? Avez-vous rédigé une lettre de motivation ? L’argumentaire de votre projet est-il maîtrisé ? Êtes-vous opérationnel pour présenter votre projet et répondre aux questions de votre interlocuteur ? Êtes-vous en capacité de parler de vous lors d’un entretien ? Avez-vous élaboré une stratégie pour développer votre réseau ? » (Réussir sa reconversion, p. 139)
Si ce n’est pas le cas, courrez vite acheter le livre ou relire une partie de cette chronique ! Points forts :
Comme la page de couverture l’indique, « un ouvrage 100 % pratique » ; Un format condensé qui s’emporte partout ; Une écriture vive et agréable.
Point faible :
L’auteur pêche par moment dans l’organisation des sous-titres et se laisse aller à quelques répétitions.
Ma note : Avez-vous lu le livre d’Yves Deloison « Réussir sa reconversion » ? Combien le notez-vous ? [ratings] Visitez Amazon afin de lire plus de commentaires sur le livre d’Yves Deloison « Réussir sa reconversion » Visitez Amazon afin d’acheter le livre d’Yves Deloison « Réussir sa reconversion »
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La boîte à outils de l’efficacité professionnelle
Résumé de « La boîte à outils de l’efficacité personnelle » de Pascale Bélorgey : un manuel qui propose pas moins de 71 outils clés en main et 12 témoignages vidéo(s) pour améliorer son organisation et mieux gérer son temps au travail, notamment. Par Pascale Bélorgey, 2019, 192 pages. Chronique et résumé de « La boîte à outils de l’efficacité personnelle » de Pascale Bélorgey
Mode d’emploi La boîte à outils de l'efficacité professionnelle est un manuel composé de 6 dossiers, comprenant chacun entre 9 et 13 outils permettant d’améliorer l’efficacité professionnelle. Chaque dossier traite un problème d’organisation en particulier. Par exemple, le dossier n° 1 offre des ressources pour « sortir la tête de l’eau », tandis que le dossier n° 5 propose d’« étendre son influence ». L’ouvrage peut se lire de façon linéaire ou se consulter à votre guise, selon vos intérêts. Il en va de même pour cette chronique ! Elle reprend fidèlement les propos et l’ordre du texte original de la première édition. Vous pouvez donc consulter les titres et vous arrêter là où vous le souhaitez. L’auteure, Pascale Bélorgey, propose également de nombreux liens et même quelques vidéos que vous retrouverez en partie ici. Vous pouvez également consulter son blog dédié à l'efficacité professionnelle. Bonne lecture ! Dossier 1. Sortir la tête de l’eau
Outil 1. L’objectif personnel d’efficacité Cet outil vous sera utile pour trouver un but, une motivation pour agir et changer vos habitudes. Il implique de s’interroger sur ce que vous souhaitez dans la vie, aux niveaux personnel et professionnel. Il est composé de 5 caractéristiques — les 5 P. Un objectif personnel d’efficacité doit être :
Positif = exprimez votre but de façon positive, c’est-à-dire sans recourir à la négation (ne… pas) ; Précis = assurez-vous de vous proposer à vous-même un objectif clair, atteignable, plutôt qu’un rêve diffus ; Présent = rédigez votre but (ou mémorisez-le) au présent de l’indicatif ; Puissant = pour quoi… ou pour qui vous lancez-vous ce défi ? Cherchez le sens de votre quête ; Personnel = l’objectif émane de vous et non d’une autre personne ou d’une organisation.
Votre objectif doit également être écologique. Autrement dit, assurez-vous que vous serez en phase avec les changements obtenus, sans quoi votre inconscient refusera de vous suivre sur ce chemin. « Imaginez votre objectif atteint. Qu’est-ce qui a changé autour de vous ? Quel est l’impact sur votre travail, vos relations professionnelles, votre vie privée ? Êtes-vous prêt à accepter ces changements ? Ajustez, si besoin, en le modifiant ou en allongeant le délai de réalisation. » (La boîte à outils de l’efficacité personnelle, p. 15) Lorsque vous êtes en accord complet avec votre objectif personnel d’efficacité, utilisez la visualisation (une technique développée par la programmation neurolinguistique) pour lui donner corps. Imaginez des situations où votre but est devenu réalité. Ressentez les émotions et les sensations positives que sa réalisation génère en vous. Outil 2. Diablotins et permissions Les diablotins Certaines pensées négatives ou injonctions vous retiennent d’entreprendre certaines choses. Faites-en de petites personnes, des diablotins, chacun avec ses caractéristiques, et apprenez ainsi à les maîtriser et à les faire taire. Cette personnalisation vous aidera à mettre à distance vos peurs enfantines. Vous ressentez des émotions négatives ? Vous pensez ou parlez dans la langue du « Je dois », « Il faut » (injonctions) ou du « Je ne peux pas », « C’est impossible » (croyances limitantes) ? C’est le signe de la présence d’un diablotin ! Heureusement, vous pouvez dialoguer avec lui en modifiant son discours négatif en point d’attention et en le remerciant. Il a une vision à court terme (il cherche sans doute votre sécurité immédiate), mais vous voulez aller de l’avant. Voici quelques exemples de diablotins :
« Sois sympa » (envie de plaire aux autres avant tout) ; « Ne t’arrête pas » (perfectionnisme) ; « Papillonne » (dispersion) ; Pendules folles (mauvaise gestion des tâches et des délais) ; Sancho Panza (immobilisme par peur des responsabilités) ; On (perte de soi dans les normes sociales) ; Marmotte (rêve sans action) ; Hibou (indécision, « ou… ou ») ; Cigale (manque d’anticipation) ; 36 fois la même chose (reproduction des erreurs) ; « Sois fort » (refus d’accepter ses faiblesses) ; « Tu verras bien demain » (procrastination, report des délais).
Permissions Il existe un moyen de parlementer avec ces diablotins en leur opposant des permissions que vous vous donnez à vous-même. En situation de stress — lorsque ces diablotins viennent vous hanter — respirez et soyez bienveillant envers vous-même. Autrement dit, apprenez à désobéir ! Permettez-vous de prendre du recul et de laisser tomber ces vieilles croyances qui vous tourmentent en affirmant une contre-proposition et en adaptant votre pratique. Par exemple, si vous êtes victime du diablotin Sancho Panza qui vous interdit de prendre des responsabilités, dites-lui : « C’est en ne prenant aucun risque que je pénalise mon avenir » (permission). Ensuite, adaptez votre pratique en relativisant l’échec (quel est le risque réel ?) et en osant demander un droit à l’erreur, voire de l’aide pour effectuer vos premiers pas. Outil 3. L’autorecadrage Lorsque les diablotins vous poussent dans un sens, voire vous maintiennent dans de mauvaises habitudes, l’autorecadrage vous permet de remettre vos priorités au premier plan. Comment faire ? Voici un plan d’action/réflexion en 4 étapes.
Quand êtes-vous inefficace ? Repérez le moment précis. Pourquoi ? Quel est le diablotin qui se cache ici ? Quelles sont les conséquences de cette action inefficace ? Que faire ? Recadrer, décider et agir en fonction de vos priorités !
Ne laissez pas le temps vous filer entre les doigts. Placez vos objectifs au centre de vos journées. Toutefois, n’en devenez pas pour autant insensible à certaines urgences professionnelles. Il reste vrai que, parfois, vous devrez mettre vos priorités temporairement en suspens pour traiter un dossier dans l’urgence ou venir en aide à quelqu’un. Outil 4. La boucle systémique face à la surcharge chronique Il se peut que vous créiez vous-même les conditions d’une surcharge de travail, en donnant le signal à votre entourage professionnel que vous êtes prêt à en faire toujours plus. C’est ce qu’on nomme la boucle systémique : vos comportements conduisent les autres à penser et à agir d’une certaine façon envers vous, et ce type d’action renforce ledit comportement. À nouveau, vous poser des questions vous sera très utile pour amorcer une action nouvelle :
Qu’est-ce qui vous met en surcharge ? Comment ce phénomène est-il maintenu dans le temps (que faites-vous pour l’entretenir) ? Il est temps de changer : par exemple, prévenez autrui de façon polie que, désormais, vous agirez autrement !
Outil 5. La pensée positive Celle-ci vous aidera à diminuer le niveau de stress et à remarquer vos potentialités, plutôt que vos faiblesses. Ce faisant, elle vous aidera à dénouer certaines situations professionnelles difficiles (surcharge de travail, difficulté d’une mission, procrastination, etc.). Il n’est pas question de s’enfermer dans un optimisme béat, mais d’avancer progressivement vers un mieux-être en reprenant confiance en soi. Restez bienveillant avec vous-même si vous ne parvenez pas à apaiser tout de suite votre anxiété. Après tout, c’est une technique qui s’apprend, elle aussi, pas à pas !
Commencez par repérer l’émotion négative qui vous gêne (colère, stress, etc.), puis l’injonction ou la croyance limitante qui s’y trouve liée (le « il faut » ou le « je ne peux pas »). Proposez-vous à vous-même un contre-argument positif qui vous permette d’accueillir la situation (« Il est normal d’avoir peur… » ou « Je suis en droit d’avoir des craintes »). Repensez à des moments où vous avez réussi à vaincre une difficulté semblable et à mettre à profit vos émotions. À partir de là, imaginez une solution à votre problème et mettez-la en œuvre. Si cela n’est pas encore possible pour vous, acceptez cet état de choses sans vous culpabiliser davantage.
Les émotions négatives brouillent vos capacités intellectuelles. La pensée positive vous aide à temporiser et à retrouver vos facultés pour aller mieux. Outil 6. Les stratégies anti-fatigue Être reposé est essentiel pour se sentir bien et être efficace. Ne laissez pas l’épuisement vous gagner. Nous verrons bientôt comment respecter sa chronobiologie (outil 19) et comment déléguer (outil 18). Pour l’instant, retenez qu’il importe de :
Faire de la santé une priorité ; Limiter les distractions ; Bien dormir ; S’alimenter sainement ; Faire du sport ; S’octroyer des pauses/déconnexions complètes.
Il s’agit ici de recommandations générales. Si votre fatigue persiste ou vous crée des soucis importants, n’hésitez pas à consulter un médecin. Outil 7. La matrice des priorités On l’appelle aussi matrice d’Eisenhower. Cette matrice fait une distinction entre tâches urgentes (avec un caractère d’immédiateté) et tâches importantes (prioritaires), et l’intensité faible ou haute de ces tâches. Son bénéfice ? Vous apporter plus de sérénité au quotidien. Elle est particulièrement utile pour gérer les priorités sur le moyen terme (une semaine ou un mois, par exemple). La matrice est composée de 4 cadrans (de A à D) :
A = importance haute et urgence haute : à faire dès que possible ! B = importance haute et urgence faible : planifiez et entretenez ces actions. C = importance faible et urgence forte : ne les perdez pas de vue et tentez de négocier ce qui peut l’être, quitte à déléguer ou à dire non à certaines sollicitations. D = importance faible et urgence faible : à faire dans les moments de relâche relative, à automatiser ou à déléguer.
Une astuce : planifiez les tâches du cadran B (vos priorités personnelles) au matin, avant de commencer la journée et les urgences qui vous y attendent ! Cela vous rappellera peut-être le système promu par le Miracle Morning. Outil 8. La méthode LIMITER Celle-ci vous permettra d’avancer sur vos priorités, en évitant que les autres tâches ne grignotent tout votre planning. Elle vous aide à garder le cap et à focaliser votre énergie là où vous le souhaitez. Vous devrez peut-être supprimer certaines tâches de votre emploi du temps ou négocier des changements. Concrètement, il s’agit de réaliser en une dizaine de minutes une to-do list améliorée le soir, avant une journée tendue. En voici les éléments :
Lister TOUTES les tâches à effectuer ; Inclure les imprévus ; Mettre un ordre de priorité (privilégiez l’importance des tâches) ; Indiquer une durée réaliste (ne trichez pas) ; Totaliser les heures ; Éliminer les tâches hors limite ; Réaliser les tâches dans l’ordre.
Regarder ses mails est une tâche en soi ! Ne commencez donc pas par là, si ce n’est pas votre priorité. Outil 9. Le désengorgement de l’agenda « Redonner de la souplesse à l’agenda permet d’accueillir les imprévus et nouvelles priorités. Indispensable lorsque l’agenda est “bloqué” ou anxiogène, le désengorgement peut s’effectuer chaque semaine. » (La boîte à outils de l’efficacité professionnelle, p. 33) À nouveau, il vous faudra ici évaluer les priorités de la semaine (en vous aidant de l’outil 7 par exemple, et en agissant de façon objective et raisonnée). À partir de là, vous pourrez « tamiser » votre agenda en laissant tomber l’inessentiel (ce qui passe par l’annulation de rendez-vous ou leur limitation en temps, par exemple) et en réorganisant l’essentiel. Peu à peu, vous prendrez l’habitude d’agir de cette façon et vous pourrez anticiper les périodes d’engorgement, refuser les tâches non prioritaires et accueillir l’imprévu avec plus de sérénité. Un conseil : osez supprimer (définitivement ou provisoirement) certaines tâches ! Outil 10. La réponse à une nouvelle demande « À l’impossible, nul n’est tenu », dit le proverbe. Dire non peut parfois s’avérer nécessaire, si une demande n’entre pas dans votre champ de compétences ou de priorités. Dire oui, bien sûr, est souvent bienvenu et possible, mais n’oubliez pas de poser vos conditions. Pour cela, utilisez par exemple la règle 2-20-2-2. C’est-à-dire ? Demandez à votre interlocuteur de préciser la durée de la tâche.
2 minutes ou moins : dites-oui et faites-le tout de suite. 20 minutes : proposez un rendu dans l’heure. 2 heures : négociez en gardant à l’esprit vos priorités. 2 jours ou plus : revoyez vos priorités ou négociez un refus.
Pour interagir avec votre interlocuteur, vous avez trois options principales : répondre par l’affirmative, en faisant suivre ce « oui » de vos conditions ; répondre par la négative en affirmant (poliment) vos priorités ; aiguiller la demande vers d’autres services/personnes. Outil 11. La focalisation sur un seul objectif Comment lutter efficacement contre le diablotin « Papillonne » (outil 2) ? D’abord, en vous fixant un objectif concret, homogène et atteignable. Ensuite, en vous isolant des distractions. Enfin, en vous octroyant un temps limité pour agir. Explications. Si une tâche est trop vague ou trop complexe, réduisez-là à un sous-objectif plus précis et plus facile à atteindre. Faites-en l’objectif à réaliser. Visualisez-vous l’ayant atteint : cela vous donnera de l’énergie ! Pour vous mettre au travail, préparez-vous un bureau propre, duquel vous aurez supprimé les traces d’autres tâches en cours (autres dossiers, boîte email ouverte, etc.). Ayez uniquement le nécessaire et l’utile à portée de main. C’est parti. Appuyez sur le chronomètre et lancez-vous dans une séance de travail (environ 1 h 30, mais estimez au préalable votre durée optimale de concentration, qui dépendra notamment de votre état de fatigue). Évidemment, ne prenez pas plus de temps à vous préparer (à séparer les tâches, à ranger votre bureau, à estimer votre temps idéal de travail) qu’à travailler ! Ce serait là succomber à la procrastination. Être focalisé, c’est à la fois être concentré (c’est-à-dire fixé sur un objet à l’exclusion des autres) et être attentif (c’est-à-dire sensible à ce qui se passe et capable de mémorisation). La concentration et l’attention sont deux capacités que vous pouvez travailler au quotidien, y compris lors de vos moments de détente ou d’attente (en jouant à contempler un objet ou à mémoriser un environnement, en faisant de la méditation ou des sports cérébraux, par exemple). Outil 12. La méthode CAP pour gérer les emails La gestion des emails n’est pas toujours aisée ; si vous n’y prenez pas garde, elle peut même se substituer à vos priorités. La méthode CAP est là pour vous soutenir sur ce point. Comment ?
Classement : placez les mails informatifs, sans action à réaliser de votre part, dans des dossiers. Action : répondez tout de suite — ou en période de basse énergie — aux mails qui vous prennent moins de 2 minutes, dans la journée à ceux qui vous prennent 2 minutes environ ou sont particulièrement urgents et planifiez dans votre agenda ceux qui vous prendront plus de temps et peuvent attendre un peu. Poubelle : supprimez sans vergogne tout courrier inopportun ou inutile qui encombre votre messagerie.
Prévoyez deux à trois séquences de CAP par jour. Ne répondez pas à ce qui n’est pas nécessaire et fixez-vous des limites temporelles : 15 minutes, par exemple, pour traiter 10 emails. Outil 13. La désintoxication digitale « Les outils digitaux nous apportent sur un plateau un potentiel infini d’informations et d’échanges. Ce sont de merveilleux outils lorsque nous les mettons au service de nos projets. Mais si nous n’y prenons pas garde, ils peuvent phagocyter notre temps comme un nuage de sauterelles sur un champ de maïs. La désintoxication digitale commence par la prise de conscience que nous sommes bien sous l’emprise d’une addiction. Une utilisation maîtrisée des outils digitaux ou objets connectés répond aux critères classiques d’une activité efficace : un objectif précis atteint dans un laps de temps limité. » (La boîte à outils de l’efficacité professionnelle, p. 42) Comment lever (au moins temporairement) l’addiction ? Voici le plan d’action en quatre temps proposé par Pascale Bélorgey.
Reconnaître l’addiction ; Renoncer à tout voir à et à tout traiter ; Se donner des objectifs précis (voir les outils 12, 22, 60, 61) ; Limiter sa consommation de contenus.
Oublier de temps en temps ses dispositifs à la maison, faire des cures de désintoxication… C’est la seule manière de retrouver ses capacités d’attention et de concentration pour être à nouveau pleinement dans le présent. Dossier 2. Performer à moindre effort
Outil 14. Le pilotage des objectifs Pilote, où placez-vous votre regard ? Si vous regardez trop loin, vous risquez de reporter sans cesse. Mais trop près, et vous êtes le nez dans le guidon, voire vous vous dirigez droit dans le mur ! Non : « le bon horizon pour piloter les objectifs sereinement, c’est la semaine », affirme Pascale Bélorgey. Cette vue moyenne vous permet de garder vos objectifs bien en vue et ainsi de rester plus motivé et focalisé. Comment opérer ? En divisant d’abord vos objectifs quantitatifs et qualitatifs en fonction du nombre de semaines travaillées. Chaque objectif doit devenir un plan d’action, qui peut être estimé en heures (ou en demi-journées) de travail, qui devront être réparties dans votre planning hebdomadaire en fonction de leur priorité. Gardez un créneau libre ou « provisoire ». Créez un tableau de bord de pilotage global et si nécessaire des tableaux de bord pour chaque objectif, ainsi que des feuilles de route et des tableaux de suivi pour vos diverses activités. Consacrez un temps dans la semaine (ou au moins une fois par mois) pour faire le point avec vous-même. Le cas échéant, reprenez le contrôle de votre emploi du temps en revoyant vos objectifs. Outil 15. La matrice enjeux/effort Et le plaisir, dans tout ça ! Eh bien, il compte, et il permet d’être plus performant. Ce point est au cœur de la stratégie proposée par cet outil. Il pourra, par exemple, vous aider à planifier votre semaine. La matrice comporte 4 cadrans (de 1 à 4)
Booster d’énergie. Ce sont les tâches à enjeu fort et effort faible. Prévoyez-les en début de semaine. Vous serez satisfait d’avoir si bien avancé ! Répartition. Ce sont les tâches à enjeu fort et à effort élevé. À réaliser de préférence le matin ou quand vous êtes le plus en forme, tout au long de la semaine. Danger ! Chouettes à réaliser, ces tâches à enjeu faible et à effort faible ne vous apportent pas grand-chose… Apprenez à les limiter et à leur consacrer uniquement vos « heures creuses » (sous peine de procrastination et de retard accumulé). Réduire l’effort. Ces tâches à enjeu faible et à effort élevé n’ont pas grand intérêt pour vous et vous fatiguent, mais elles doivent être réalisées… Cherchez à innover, à réduire, à rendre amusant…
Utilisez cette matrice en combinaison avec l’outil 7 pour prendre en compte les délais et les degrés d’importance/urgence. Outil 16. Le drive temps-valeur Cet outil vient lui aussi en complément de la matrice des priorités (outil 7). Vous pouvez le réaliser avant de planifier vos tâches. Il vise à vous faire gagner du temps dans la réalisation des tâches à faible valeur ajoutée (peu importantes et peu urgentes, peu intéressantes et fatigantes). L’outil se base sur 4 types d’actions.
Faire le strict nécessaire pour gagner 10 à 15 % de votre temps sur les actions peu intéressantes. Rationaliser pour gagner 40 à 50 % de votre temps sur les actions importantes ou urgentes du quotidien. Innover pour gagner 80 à 90 % de votre temps sur la réalisation de vos tâches hebdomadaires (urgentes ou importantes). Supprimer les tâches inutiles pour gagner 100 % de temps !
Outil 17. Le zen-performance « Les personnes très performantes ont la plupart du temps un rituel qui leur permet de progresser avec constance. […] Le zen-performance s’inspire de ces rituels gagnants. Elle consiste à se donner une règle réaliste à appliquer tous les jours pour inscrire nos objectifs essentiels dans la routine. Ce qui importe n’est pas le résultat du jour, mais la régularité de la pratique. Le résultat est au bout de la route, et la route est douce. » (La boîte à outils de l’efficacité professionnelle, p. 52) Commencez par choisir une règle simple et réaliste, c’est-à-dire un objectif précis, une tâche claire ou une durée à respecter (faire 30 minutes d’espagnol, etc.). Chaque jour, appliquez votre règle, en respectant un créneau et des conditions d’exécution (c’est le rituel). Enfin, centrez-vous sur la réalisation en soi de l’action et félicitez-vous d’avoir suivi la règle que vous vous êtes donnée. Outil 18. Le réflexe de délégation Il vaut parfois mieux confier une tâche à une personne plus compétente ou mieux placée pour l’accomplir. Ce faisant, vous gagnerez aussi du temps. Que vous soyez un manager ou non, vous pouvez installer des processus de délégation. Qui pourrait effectuer cette action ? Ayez cette question en tête, lorsqu’on vous confie une nouvelle mission ou que vous avez quelque chose à faire. Vous avez trouvé la personne ? Eh bien, ne tardez pas à aller lui parler. Anticipez, présentez-lui les grandes lignes du projet, vérifiez sa motivation, valorisez-la en lui expliquant pourquoi vous avez pensé à elle. Tout au long de la délégation, restez présent et continuez à mettre en valeur (voire à officialiser) son travail. Bien entendu, on pourra parfois vous dire non. Ne vous en offusquez pas ! Outil 19. La chronobiologie Vos rythmes biologiques vous imposent des moments d’énergie et des moments « mous ». Il convient de ne pas les négliger et d’agir de façon synchrone avec eux. Vous devriez donc apprendre à vous écouter et à prendre ainsi conscience de vos rythmes biologiques. Une fois que vous avez repéré vos « creux » et vos « pics », organisez votre agenda en fonction (utilisez les matrices des outils proposés plus haut pour repérer les tâches qui requièrent toute votre énergie). Un bon conseil : mettez à profit le soir pour vous préparer à la matinée suivante. Choisissez par exemple le dossier à traiter et installez-le sur votre bureau, ou créez une to-do-list améliorée (outil 8) pour avoir en tête le « menu » du lendemain. Outil 20. Le draft C’est un outil qui convient bien aux perfectionnistes et aux procrastinateurs. Il vous libère de l’injonction de perfection en vous autorisant à réaliser un « brouillon » (traduction littérale de ce mot anglais). La plupart du temps, vos commanditaires seront heureux de recevoir un draft et de le discuter avec vous. N’hésitez donc pas à le leur proposer et à vous accorder sur le niveau du document (plus ou moins exploratoire ou terminé). Dans un premier temps, donc, ne pensez plus au livrable, mais seulement au draft : celui-ci devient votre objectif prioritaire. Laissez-vous emporter par votre intuition et votre créativité ; rédigez ou dessinez sans crainte d’échouer ou de mal faire (laissez les coquilles et les fautes). Progressivement, vont se dégager naturellement quelques idées-forces que vous allez lier et commencer à organiser à chaud. À présent, corrigez votre document et le draft est prêt ! Servez-le à vos commanditaires pour avoir des commentaires constructifs, feedbacks qui vous serviront à finaliser le livrable et vous feront gagner un temps précieux. Outil 21. La production des dossiers de fond « Rien ne sert de courir, il faut partir à point », non ? Eh bien, c’est l’idée de cet outil, qui vous aidera à gérer votre énergie et votre créativité pour remettre des travaux (articles, études, etc.) qui demandent un investissement au long cours. En vous préparant progressivement à la tâche à accomplir, votre cerveau travaillera pour vous inconsciemment ! Voici les points dégagés par Pascale Bélorgey pour mettre en œuvre cette technique :
Notez vos idées au fil de l’eau (dans des dossiers dédiés) ; Visualisez le résultat final (de façon positive, en ayant une image claire du destinataire et des besoins) ; Découpez le travail en sous-objectifs (homogènes et atteignables en 1 h 30 max) ; Planifiez vos séquences de réflexion (lors de vos « pics » et la veille au soir) ; Préparez-vous la veille pour être efficace (en visualisant l’objectif et en ordonnant votre bureau) ; Isolez-vous pour rester concentré ; Démarrez sans attendre (utilisez pour cela l’outil 20) ; Préparez la séquence suivante (savourez l’objectif réalisé et passez au suivant, ou planifiez un moment pour terminer ce que vous étiez en train de faire). (Source : La boîte à outils de l’efficacité professionnelle, p. 61)
Outil 22. La recherche d’information Comment rechercher l’information pertinente ? À l’ère d’internet, la question a pris une actualité nouvelle. Mais restons pour l’instant dans des considérations générales. Voici quelques conseils de l’auteure pour devenir plus efficace et plus efficient dans ce domaine.
Avoir un but bien déterminé : ne pas partir à l’aveuglette, mais savoir ce que vous cherchez, quelles sont les principales sources fiables et les mots-clés à utiliser. Trier « en gros » : survoler les documents pour déceler s’ils ont un intérêt pour vous ou non. Si vous sélectionnez l’un d’entre eux, conservez-le (dans vos favoris, par exemple) afin de le lire plus tard. Réaliser une première synthèse : à partir d’une lecture grossière, mais attentive des titres et des articulations de chaque discours, vous pourrez dégager les idées clés et les résumer (à l’aide d’une carte mentale, par exemple). Lire « dans le détail » : les textes qui vous intéressent le plus méritent toute votre concentration (prenez des notes). Croiser les sources : les informations retenues n’en seront que plus fiables. Cibler : vérifiez certaines informations essentielles à partir de mots-clés, d’un chiffre ou d’une image. Limiter votre recherche dans le temps : déterminer dès le départ un « budget temps » à utiliser pour la recherche et résistez à l’envie d’être exhaustif.
Outil 23. La gestion de la procrastination Pas toujours facile de s’y mettre ! Allégez le poids des tâches permet de diminuer les émotions négatives (anxiété, dégoût) associées à la procrastination. Mais il existe d’autres trucs et astuces. En voici quelques-unes.
Analyser l’origine du problème : dégoût, anxiété ? Autre… Commencer petit : réalisez une tâche simple, puis avancer petit pas par petit pas. Transformer le dégoût en amusement : lancez-vous des défis ou rendez le travail plus visuel et coloré, par exemple. Se récompenser : après chaque séance de travail (quelle que soit sa taille), accordez-vous une pause, rayez la ligne dans votre to do list, profitez d’un commentaire positif d’un collègue… Être bienveillant avec soi-même : n’ajoutez pas la culpabilité aux autres émotions négatives. Supprimer les tâches véritablement inutiles. Se donner des tâches négatives telles que « ne pas aller sur internet ».
Parfois, vous remettrez certaines choses au lendemain. N’en faites pas toute une histoire. Vous avez parfois besoin de souffler et c’est très bien ainsi. Outil 24. Les préférences personnelles « Plus nous travaillons en respectant nos préférences, plus nous sommes efficaces et performants. Cet outil est utile pour créer les conditions de notre efficacité en général. Il est un bon antidote à la procrastination des tâches qui nous semblent ennuyeuses. » (La boîte à outils de l’efficacité professionnelle, p. 69) Veillez à :
Respecter votre environnement de travail préféré : en groupe, seul, chez vous, au bureau, etc. Respecter votre perception préférée, c’est-à-dire votre mode naturel de résolution des problèmes : plus émotif ou plus imaginatif, plus logique ou plus normatif, etc. Nourrir vos besoins psychologiques pour vous motiver : réalisez les tâches qui vous plaisent en premier, octroyez-vous des récompenses, etc.
N’hésitez pas à consulter l’ouvrage pour en savoir un peu plus sur les 6 types de personnalités développés par Taibi Kahler (modèle Process Com®) : empathique, travaillomane, persévérant, rebelle, rêveur, promoteur. Outil 25. Le télétravail en alternance C’est une possibilité qui nous est de plus en plus offerte — voire, parfois, imposée. Comment gérer au mieux le travail à la maison ou devant l’écran d’ordinateur (car le télétravail peut très bien s’effectuer hors de chez soi, dans un espace collaboratif de travail, par exemple). Télétravailler exige de bien se préparer en amont (s’assurer d’avoir tout le matériel disponible sous la main), de savoir ce que l’on va réaliser et de ne pas se laisser distraire. Vous devrez sans doute adapter la cadence en fonction des demandes de l’entreprise ou des exigences du travail. Par ailleurs, indiquez clairement aux autres membres de votre équipe que vous êtes en télétravail pour qu’ils puissent agir en conséquence. Assurez-vous de ne pas manquer de rendez-vous important et proposer, lorsque c’est possible, d’y participer à distance. Prenez des pauses régulières. Veillez aussi à ne pas vous couper des moments informels passés avec les collègues, qui vous permettent de garder contact avec la culture de l’organisation et de socialiser. Outil 26. Le sentiment d’efficacité personnelle « L’efficacité est un cercle vertueux. Plus nous cultivons notre sentiment d’efficacité personnelle, plus nous sommes sereins face au travail à accomplir. Et la sérénité nous rend efficaces. Albert Bandura, psychologue canadien connu pour son concept d’auto-efficacité, a relevé quatre facteurs contribuant au sentiment d’efficacité personnelle :
Les expériences actives de maîtrise ;
Les expériences vicariantes ;
[Celles] de persuasion verbale ;
L’état psychique et émotionnel. » (La boîte à outils de l’efficacité professionnelle, p. 74)
Les premières sont liées aux échecs et aux réussites acceptées et digérées. En faisant régulièrement le bilan de ce que vous accomplissez, vous augmentez ces expériences actives de maîtrise. Les deuxièmes insistent sur la comparaison : qu’avez-vous fait mieux ou moins bien qu’un autre ? Retirez-en une fierté ou un apprentissage, en n’ayant pas peur de demander à celui qui fait mieux comment il l’a fait. Copiez les personnes qui excellent plutôt que de vous laisser décourager par elles ! Les troisièmes jouent sur les retours positifs ou négatifs vis-à-vis de vos prestations. Sollicitez-les et apprenez à les interpréter de façon à enrichir votre sentiment d’efficacité personnelle (en en retirant de la fierté ou un apprentissage, donc). Dossier 3. Travailler efficacement ensemble
Outil 27. Les niveaux de synergie 5 niveaux peuvent être dégagés. Ceux-ci servent avant tout à se repérer et à faire des propositions pour améliorer la coopération au sein des équipes. Quels sont-ils ?
-1 = du chacun pour soi. 0 = des demandes honorées. 1 = de la vision commune. 2 = de l’efficacité collective. 3 = de l’équipe performante.
Le passage entre chaque niveau s’effectue en fonction d’objectifs particuliers :
Respecter les engagements et reconnaître le travail de chacun permet de passer du niveau -1 au niveau 0. Avoir un but commun et se répartir clairement les choses à faire vous fera sauter du niveau 0 au niveau 1. Créer des méthodes pour gagner du temps et résoudre ensemble les problèmes vous mènera directement au niveau 2. Avoir un état d’esprit flexible vous permettra d’accueillir avec souplesse les changements et d’atteindre le niveau 3 !
La démarche est globalement la même, qu’il s’agisse de fonder une équipe entière ou de créer une relation avec une personne en particulier. L’important est d’y aller progressivement, une étape après l’autre (sans en sauter une seule). Outil 28. Les 7 clés de la coopération « La coopération ne se décrète pas. Elle se construit pas à pas dans la sincérité et le respect mutuel. Elle exige de nous que nous soyons conscients de ce que nous produisons à tout moment dans la relation. Et que nous fassions le choix de coopérer malgré les difficultés rencontrées — ou à cause d’elles. Les 7 clés de compréhension nous guident pour aborder la relation dans un état d’esprit susceptible de favoriser la coopération chez nos partenaires professionnels malgré les difficultés — et surtout pour les résoudre ensemble. » (La boîte à outils de l’efficacité professionnelle, p. 82) Voici les 7 clés de la coopération, les 4 premières sont liées à la conscience et les trois suivantes à la disponibilité :
L’authenticité ; L’objectivité ; Le don ; L’initiative ; La posture ; L’empathie ; Le processus.
Outil 29. La posture ++ Voici un outil issu de l’analyse transactionnelle. Elle permet de prendre du recul sur une situation d’interaction et de la recadrer. Pour mettre en œuvre ce type d’analyse, commencez par analyser votre propre état d’esprit, puis celui de l’autre. Êtes-vous plutôt bien ou mal disposé à l’égard de votre interlocuteur ? Et celui-ci, que pense-t-il du contact, à votre avis ? À partir de cette réflexion, vous disposez d’une sorte de « boussole » pour vous orienter. Quatre postures sont possibles :
Le contact est au point mort (--) ; Vous vous sentez supérieur à l’autre et vous lui imposez votre opinion (+-) ; À l’inverse, vous vous sentez en infériorité et n’osez pas dire ce que vous pensez (-+) ; Vous pouvez trouver une solution, car vous vous situez l’un et l’autre sur un pied d’égale légitimité (++).
En cherchant à incarner sincèrement, dès le départ, une posture ++, vous inviterez naturellement votre interlocuteur à « changer de signe » et à se mettre en mode ++ lui aussi. Faites preuve de tact et de confiance en vous (en utilisant éventuellement la pensée positive). Souvenez-vous aussi des quatre accords toltèques ! Outil 30. Les engagements mutuels La confiance s’instaure progressivement. Pour se faire, il faut s’engager vis-à-vis de l’autre et recevoir en retour un engagement similaire. Cela concerne aussi tous les aspects des échanges au sein de l’entreprise. Voici quelques règles pour construire des engagements mutuels :
Soyez réaliste, ne promettez pas l’impossible ; Négociez si on vous en demande trop, tout en gardant à l’esprit les besoins de l’interlocuteur ; Invitez-le à s’engager en retour, en lui demandant de vous tenir informé de l’évolution du projet, par exemple ; Respectez votre engagement ou anticipez un délai en prévenant d’une difficulté qui survient.
Outil 31. Le feedback constructif Les feedbacks négatifs peuvent être tournés en apprentissages. Mais il vaut mieux privilégier les critiques constructives qui renforcent la confiance en soi de l’interlocuteur et le motive à continuer son travail. Les remerciements sont bien sûr bienvenus, lorsque vous recevez de quelqu’un un livrable ou même après lui avoir proposé votre critique (vous le remerciez alors pour son écoute). Si la critique est nécessaire, commencez par évoquer un élément positif, puis proportionnez vos remarques aux enjeux (au niveau de synergie et au niveau d’importance de l’erreur et du travail). Réagissez à chaud, de façon bienveillante et sincère. Accueilliez à votre tour les critiques de façon positive en demeurant dans une posture ++. Outil 32. Le but commun Le but commun est un outil langagier qui vise à mettre l’accent sur les traits d’union qui rendent possible et souhaitable la coopération. Parlez en utilisant le « nous », plutôt que le « je » et le « tu » ; placez-vous aussi dans une logique du « et » (voire du « oui et ») plutôt que du « ou » (et du « oui, mais »). Cette façon de communiquer permet d’orienter l’esprit sur la recherche de solutions communes, à partir des exigences et des besoins de chacun. Une fois l’accord obtenu, vous pouvez vous répartir les tâches. L’ambiance de travail en sera nettement améliorée ! Outil 33. La proposition d’arbitrage en cas de blocage Il se peut toutefois qu’une situation demeure bloquée. Que faire, dans ce cas ? Eh bien, il est encore possible de faire appel à une instance d’arbitrage, c’est-à-dire à un tiers qui va prendre de la distance pour nous. Cela exigera de partir du constat qu’il existe bel et bien un désaccord, puis de proposer l’arbitrage à l’autorité compétente. Il sera utile de faire rédiger par les parties prenantes une demande d’arbitrage détaillée qui permettra aux arbitres sollicités de clore le cas. Adoptez une posture constructive et calme, même si l’arbitre ne conclut pas en votre faveur. Vous aurez au moins la satisfaction d’avoir dénoué le problème. Outil 34. Les emails efficaces Vous n’êtes pas le seul à recevoir beaucoup d’emails professionnels. Nous sommes tous dans ce cas ! C’est bien pour cela qu'il importe d’apprendre à rédiger des mails efficaces qui facilitent le travail de votre destinataire. Comment ? Voici quelques conseils proposés par Pascale Bélorgey.
Sélection du destinataire : choisissez le ou les destinataires pertinents pour vos emails, réponses et mises en copie. Précision et concision du titre : faites court, mais complet, en commençant par l’information principale. Accroche : adoptez un ton personnalisé et expliquez directement pourquoi votre destinataire est concerné. Développement : écrivez des phrases courtes, soyez clair et synthétique, tout en veillant à donner toutes les informations utiles. Conclusion : rappelez quelle est l’action attendue et personnalisez la fin du mail.
À prendre en compte : si vous devez traiter un conflit, préférez la voie téléphonique ou le rendez-vous direct. Outil 35. La proposition d’un nouveau fonctionnement « Ce n’est pas dans l’urgence d’un livrable à rendre que nous pouvons négocier nos méthodes de travail. Plus la relation est tendue, plus cet entretien demande de préparation : trouver les points d’appui positifs, exposer les faits de façon neutre pour que notre partenaire de travail ne se sente pas accusé, clarifier ce que nous pouvons lui demander à minima qui semble compatible avec son fonctionnement actuel… Car c’est en l’amenant à coopérer dans le processus de recherche de solution que nous pourrons mettre en place un fonctionnement pérenne. » (La boîte à outils de l’efficacité professionnelle, p. 100) En résumé, ne brûlez pas ces étapes :
Décider du bon moment ; Dire ce qui va bien ; Affirmer vos besoins et vos contraintes ; Être à l’écoute des besoins et contraintes de votre partenaire ; Formuler un diagnostic commun ; Rechercher ensemble une solution ; Remercier votre partenaire pour son engagement.
Outil 36. La négociation gagnant-gagnant Pour compléter le point précédent, vous pouvez vous inspirer de cet outil : il serait dommage de passer à côté de l’occasion de maximiser le bénéfice de chaque partie. Plus généralement, cet outil s’applique à toute situation de désaccord. En voici la recette et les principaux ingrédients :
Se préparer est essentiel pour pouvoir exposer vos arguments et éventuellement obtenir plus ; Déclarer que vous êtes là pour trouver une solution (posture ++) ; Négocier en prenant en compte les besoins des deux parties ; Négocier en montrant en quoi certaines demandes sont inaccessibles, mais en mettant l’interlocuteur au défi de trouver une solution et en faisant preuve d’ouverture pour arriver à un accord ; Finaliser celui-ci en résumant les principaux points qui ont été atteints (envoyer un mail à toutes les personnes intéressées).
Outil 37. La réunion productive À la fin de ce type de réunion, chacun saura ce qu’il aura à faire, parce que l’énergie du groupe aura été concentrée sur un objectif concret et les tâches auront été réparties. Elle se compose de trois phases :
Le lancement = annonce d’un objectif concret et commun qu’il s’agira de réaliser (par exemple, une augmentation des ventes de 10 %) ; La production = maintien de la focalisation des équipes autour de l’objectif en cours de traitement ; La concrétisation = décision sur les actions à entreprendre et des rôles (finalisation du livrable, responsable du suivi, notamment).
Si l’objectif est trop grand, réduisez-le. Il doit pouvoir « tenir » dans le temps imparti pour la réunion. Outil 38. Les méthodes de résolution de problèmes En cas de problème important, mieux vaut conserver la tête froide. Il importe de ne pas se méprendre sur ce qui est en jeu, ce qui conduirait inévitablement à une mauvaise prise de décision. Les méthodes de résolution des problèmes sont utiles, car elles ralentissent et rationalisent la situation, nous permettant ainsi d’y voir plus clair. Commencez par poser le problème de façon objective, c’est-à-dire en listant ce sur quoi il porte, qui est concerné, ce qui a déjà été tenté, ce à quoi l’on veut arriver (l’objectif concret), les ressources et compétences qui vous manquent. Si vous êtes face à une urgence, vous pouvez trouver une solution provisoire afin d’endiguer le problème pour un temps déterminé qui vous permettra de trouver une solution durable. Prenez soin d’étudier les causes du problème en utilisant plusieurs méthodes (les cartes mentales et les Post-its™, les 5 pourquoi, la loi de Pareto). Trouvez des solutions. Selon cette loi de Pareto, 20 % des causes résoudront 80 % du problème. D’où l’importance de bien analyser les causes en amont. Désignez des personnes pour s’atteler à la tâche. Finalement, gardez trace de ce qui s’est passé : mesurez et, éventuellement, utilisez les solutions trouvées pour dresser des axes d’amélioration dans d’autres secteurs de votre activité. Préférez plutôt un groupe avec des profils divers pour enrichir votre recherche de causes et de solutions. Outil 39. La réunion de brainstorming Cet outil est assez connu. Pourtant, lorsqu’on pense brainstorming (parfois traduit par remue-méninges), on oublie parfois l’une de ces facettes : la pensée critique, qui vient en complément de la pensée créative. Grâce à cette méthode, vous développerez en commun des idées nouvelles qui vous aideront à résoudre des problèmes. Comment l’utiliser ? Commencez par cadrer la réunion en proposant une « question défi » à laquelle chacun tentera de répondre. Poursuivez ensuite par la production d’idées (phase de divergence). La règle en est simple :
C = censure interdite ; Q = quantité exigée ; F = farfelu bienvenu ; D= démultiplication encouragée (rebonds, déformations, etc.).
Gérez cette phase en recentrant si nécessaire, mais sans exercer de pression. Ensuite, invitez les participants à sélectionner des idées (phase de convergence). Questionnez-les sur les raisons de leurs choix (élimination ou conservation) et hiérarchisez les idées. Dossier 4. Développer sa valeur ajoutée
Outil 40. L’orientation client « Que nous soyons ou non en contact direct avec le client, c’est toujours pour lui que nous travaillons. L’orientation client permet à toute la chaîne client-fournisseur de l’entreprise d’être efficace pour répondre aux 4 attentes essentielles :
La qualité : celle des produits et services qu’il achète, mais aussi son expérience de la marque au sens large, du premier au dernier contact.
La réactivité en cas de problème.
Une certaine flexibilité pour accéder à des demandes “hors catalogue” ou “hors process”.
Une relation personnalisée qui lui permettre de se sentir reconnu. » (La boîte à outils de l’efficacité professionnelle, p. 114)
Outil 41. La prestation enthousiasmante Qu’est-ce qu’une prestation enthousiasmante, sinon une prestation qui dépasse les attentes du client ? Pourquoi devriez-vous fournir ce type de prestation, et quand ? Vous pourrez offrir un tel supplément à votre client lorsque vous aurez au préalable rempli une série de conditions initiales et implicites (le minimum attendu, en quelque sorte) et que les attentes explicites auront également été atteintes, assurant ainsi la parfaite satisfaction du client. La prestation enthousiasmante crée une heureuse surprise ou du moins, un petit plus qui fait du client un potentiel ambassadeur enthousiaste de votre enseigne. Attention : ce petit plus ne doit pas être un gadget, il doit être véritablement utile au client (prenez le temps de bien clarifier ses attentes). Par ailleurs, si ce service devient désormais la norme, il faudra penser à vous renouveler de temps à autre. Outil 42. L’exploitation des incidents On ne parle pas ici des incidents liés à la sécurité, mais de ceux de l’activité courante qui pourraient concerner les clients ou les relations au sein de l’entreprise. Ce type d’incident devient une opportunité dès l’instant où l’on étudie et où l’on y cherche un apprentissage. Alors, comment opérer la transformation ? Premièrement, ne niez pas la situation ; acceptez-la avec le plus de sérénité possible. Deuxièmement, montrez que vous êtes intéressé à la recherche d’une solution et que vous comprenez le problème vécu par l’autre. Troisièmement, trouvez une solution — peut-être pas la solution parfaite, mais une solution acceptable pour le moment, ou annoncez un délai si vous ne pouvez résoudre le problème immédiatement. Quatrièmement, traitez le problème en profondeur pour qu’il ne se reproduise plus. Outil 43. L’esprit pionnier face aux changements Le changement, le progrès, l’initiative sont des mots qui parcourent notre quotidien et qui deviennent souvent des injonctions. Et, de fait, de nombreux changements surviennent. Comment les accompagner ? Différentes attitudes existent : vous pouvez vous opposer ou être sceptique (vous êtes plutôt « contre »), ou être attentiste, voire pionnier (vous êtes alors plutôt « pour »). L’attentiste attend un déclic, tandis que le pionnier est moteur. Pour devenir un pionnier, c’est-à-dire être une force de changement, apprenez à gérer vos émotions négatives face à la modification de vos habitudes. Utilisez votre raison pour comprendre objectivement ce qu’une modification entraînerait pour l’entreprise. Prenez les devants et proposez de réaliser des tests pour mettre en œuvre le changement (nécessaire ou suggéré). Puis, faites un retour sur expérience avec les personnes impliquées et tirez-en les enseignements pour les tests suivants ou pour son application. Il importe que chacun puisse exprimer honnêtement ses doutes. En cours de route, vous devrez certainement motiver les attentistes, rassurer les sceptiques et aider les opposants à s’exprimer. Mais vous serez finalement à la tête d’un groupe de pionniers qui vous suivra, et vous n’en serez que plus reconnu par les autres membres de l’entreprise. Outil 44. L’esprit d’initiative De façon similaire, il s’agit d’agir de façon proactive afin d’éviter les risques et de saisir les opportunités. Il s’agit d’une attitude à adopter au quotidien (à la différence de l’outil 47 qui concerne les innovations de rupture). Soyez à l’affût et posez-vous des questions à partir de vos expériences passées. Que se passerait-il si… ? Qu’est-ce qui ne fonctionne pas quand… ? Comment gagner en productivité lorsque… ? Ne partez pas tête baissée, mais évaluez les risques et les bénéfices à changer le statu quo. Si vous pensez pouvoir agir, foncez et prenez les rênes de la réalisation du changement ! Outil 45. L’amélioration continue Comment avoir un bon état d’esprit ? Comme son nom l'indique, il s'agit de progresser lentement, mais sûrement. Voici ces 4 étapes à prendre en compte :
Planifiez (plan) = avoir un objectif de progrès ; Faites (do) = réalisez ce que vous avez programmé ; Vérifiez (check) = mesurez vos résultats ; Agissez (act) = stabilisez le progrès et continuez à avancer.
Outil 46. La démarche lean Comme l’outil précédent, il s’agit également d’une forme d’amélioration quotidienne, mais qui fonctionne par élimination progressive des formes de gaspillage (en matière de surproduction, d’attentes, de transports, d’étapes inutiles, de stocks, de mouvements inutiles, de corrections ou de retouches), plutôt que par ajout. Posez-vous notamment les questions suivantes :
Quelle est la source du gaspillage ? Comment l’éliminer ? Comment rationaliser l’existant, c’est-à-dire le ranger mieux ? De quelle façon rendre cette amélioration accessible à tous au sein de l’entreprise ?
Désencombrer avec régularité vous permet d’avoir l’esprit plus clair. Attention, toutefois, lorsque vous « jetez » quelque chose, à vérifier que cela n’était pas utile à d’autres. Outil 47. La démarche d’innovation individuelle Innover, c'est s'autoriser à échouer, en ayant l'ambition de créer une rupture. Cela ne réussit pas toujours, mais peut vous amener loin. Choisir une logique d'innovation, c'est s'engager en faveur du changement. En soi, la procédure reste sensiblement la même que pour les outils précédents, à savoir : identifier un objectif et s’y tenir, analyser le problème et trouver des idées pour le résoudre de façon originale, tester et tirer les enseignements de ces expériences. Sauf qu’ici, l’enjeu est plus grand et votre créativité est mise à plus rude épreuve ! Outil 48. L’avocat de l’ange « Ce que j’aime dans ton idée, c’est… » Plutôt que de critiquer, il est possible de trouver les « pépites » énoncées par l’autre. Cela permet de multiplier les perspectives et les chances de trouver de bonnes idées en faisant fructifier la moindre prise de parole et en limitant la gêne ou la peur. Pour devenir un avocat de l’ange, suivez ces conseils de Pascale Bélorgey :
Relevez uniquement le positif ; Renforcez la valeur de l’idée ; Rendez à César ce qui appartient à César.
Vous pouvez appliquer cette méthode à vous-même ! L’important, c’est qu’elle devienne une façon naturelle d’échanger. Bien sûr, agissez de cette façon si vous croyez à une idée, et non simplement pour faire plaisir à votre collègue ou à votre supérieur. Outil 49. La transformation d’une contrainte en valeur Vous pouvez changer et vous pouvez surtout profiter d’une obligation ou d’une contrainte venue de l’extérieur pour en faire quelque chose de positif ! Il suffit d’un peu d’entraînement et d’un peu d’imagination. Commencez par explorer votre gêne : quelles sont les valeurs que la contrainte met à mal ? Votre conviction est-elle simplement là par habitude ou est-elle valable ? Peut-être que oui. Posez alors ce que Edward de Bono, père de la pensée latérale, a nommé l’opération de provocation : imaginez-vous dans un avenir où la contrainte a été totalement acquise. Le présent ressemble alors à un passé révolu. Comment vous sentez-vous ? Cette situation peut libérer votre pouvoir de transformation. Peu à peu, habituez-vous à cette idée et faites-en quelque chose que, désormais, vous défendez bec et ongles. Vous êtes maintenant prêt pour libérer votre créativité : comment feriez-vous pour réunir ce futur imaginé avec le présent où le changement n’existe pas encore ? Par exemple : comment feriez-vous pour aider à l’installation des visioconférences, alors qu’au début vous vous y opposiez ? Outil 50. La sérendipité « La sérendipité suppose […] un esprit observateur et ouvert aux “signes”, en même temps qu’une capacité à tisser des liens entre une découverte et l’exploitation qui peut en être faite pour résoudre des difficultés, alimenter des projets en cours ou guider nos décisions personnelles. » (La boîte à outils de l’efficacité professionnelle, p. 138) Mais comment l’accueillir et l’apprivoiser ? Souvenez-vous des nombreuses fois où vos divagations vous ont mené dans un lieu fertile. Existe-t-il des points communs entre ces situations ? De façon plus générale, ouvrez vos sens et devenez plus curieux, plus attentif aux détails. Lorsqu’une petite (ou une grosse) pépite surgit, ne la rejetez pas, mais inspectez-la et intégrez-la à votre travail. Il ne s’agit pas, évidemment, de convertir en procrastination l’attention à l’inattendu. N’allez pas en profiter pour naviguer sans but sur internet pendant des heures, dans l’espoir de finaliser votre travail ! Outil 51. L’organisation de la veille professionnelle La veille pourra vous aider à rester attentif et surtout, au courant, des évolutions de votre domaine de compétences. En suivant régulièrement des fils d’actualité, vous serez aussi plus à même de faire preuve de créativité et de trouver — par sérendipité — de bonnes idées. Pour une veille réussie, il convient de :
Choisir des axes de veille, c’est-à-dire d’être sélectif et organisé ; Sélectionner ses sources, en privilégiant les meilleurs médias ou experts ; Agréger les flux RSS et créer un tableau de bord pratique ; Consulter vos flux à des heures régulières ; Traiter les données intéressantes (curation de contenu, partages sur les réseaux sociaux, etc.).
Attention à votre rituel : pas plus de 30 minutes par jour, de préférence en heures creuses. Dossier 5. Étendre son influence
Outil 52. La présentation d’une idée innovante Une présentation convaincante de votre idée est le meilleur moyen de trouver des alliés. Pour réussir, suivez ces quelques conseils proposés par l’auteure de La boîte à outils de l’efficacité professionnelle :
Racontez l’« histoire » de l’idée ; Décrivez ce qui ne change pas ; Valorisez les bénéfices de l’innovation ; Rendez l’innovation concrète (à l’aide d’exemples).
Simplifiez votre présentation pour qu’elle soit aisée facile à suivre et à développer. Acceptez de présenter un projet qui n’est pas encore abouti et accueillez les questions avec bienveillance. Celles-ci sont le signe que vos interlocuteurs sont entrés dans un processus d’appropriation, c’est-à-dire d’acceptation progressive. Outil 53. Le doodling ou visual thinking Pour aider les personnes qui sont dotées d’une mémoire visuelle (environ 60 % de la population), il est utile de recourir à des schémas ou des présentations graphiques. Les deux techniques présentées ici sont là pour ça ! Pour se faire comprendre aisément à l’aide d’images, il vous faut d’abord créer une sorte d’alphabet visuel (des pictogrammes, des idéogrammes, des émojis, des bonhommes bâtons, des formes et des graphiques, etc. À partir de lui, vous pourrez transformer votre message en schéma ou en bande dessinée, par exemple. Le must : dessiner vous-même lorsque vous êtes en train de présenter oralement ! Vous retiendrez d’autant mieux l’attention de vos interlocuteurs et ils mémoriseront beaucoup mieux vos idées. Prenez soin à conserver les mêmes codes (images, couleurs) d’une mission à l’autre, cela vous facilitera la tâche. Soyez créatif, mais sobre. Outil 54. Le test à petite échelle « L’innovation peut faire peur. Elle risque de déranger ceux qui seront amenés à la déployer, parce qu’elle change les repères. Elle est regardée avec circonspection par les décideurs qui hésitent à investir sans garantie de rentabilité. Le test à petite échelle engage peu économiquement. Réalisé avec des pionniers, il est peu coûteux en énergie. Mais son impact psychologique est fort. Car il apporte la preuve, s’il se solde par un succès, que l’innovation est non seulement possible, mais bénéfique. Et s’il n’est pas concluant, au moins l’innovation sera-t-elle abandonnée sans regret. » (La boîte à outils de l’efficacité professionnelle, p. 148) Assurez-vous de :
Faire le bon casting ; Bien organiser le test ; Le laisser se dérouler sans heurts ; Évaluer la qualité du test et son résultat ; Exploiter le test pour décider de la suite.
Assurez-vous que tous (clients, collègues, décideurs) soient bien au courant qu’il s’agit d’un test, et non d’une démonstration conclusive. Outil 55. L’exposé percutant En lien avec les outils présentés ci-dessus, voici quelques recommandations complémentaires pour accroître vos chances de succès lors de présentations orales (présentation d’un produit, d’un bilan, d’une méthode, d’une idée innovante, etc.). Cette technique fonctionne aussi à l’écrit, d’ailleurs !
Introduction : accrocher le public. Développement : raconter une histoire simple et structurée. Exemples : à donner au cours du développement. Conclusion : engager le public (comment peut-il participer ?).
N’oubliez pas votre public cible et ce que vous attendez de lui. Autrement dit, fixez-vous un objectif : quel résultat — impressions positives, financement, accord, etc. — voulez-vous atteindre à l’issue de la présentation ? Restez disponible et ouvert aux questions. Outil 56. L’orientation transverse S’intéresser aux autres, même à ceux qui ne font pas partie de nos domaines d’expertise, est toujours riche en enseignements et fertile. C’est une démarche de curiosité et d’ouverture qui a toute sa place en entreprise. L’orientation transverse, comme on l’appelle ici, permet de créer de nouveaux projets, de résoudre des problèmes ou de relever des défis. Vous pouvez agir simplement dans ce sens en prenant l’habitude d’écouter de façon approfondie vos partenaires professionnels, lors de tous vos échanges (formels et informels) et en ayant le réflexe de les associer à vos initiatives. La générosité est généralement très appréciée. Non seulement vous invitez les autres à vous rejoindre, mais vous leur offrez également des informations qui pourraient être pertinentes pour leurs propres missions. Enfin, n’hésitez pas à donner votre opinion et à les remercier, à les créditer lorsqu’ils vous aident ou vous donnent des idées, etc. Toutes ces actions, si elles sont réalisées de façon honnête, renforcent la confiance et le respect mutuels. Outil 57. La puissance du don La générosité fait partie de cette « logique du don », comme les sociologues l’appellent. C’est une ressource tout à fait puissante, dans la mesure où elle génère davantage de lien social ; un bien précieux au sein de l’entreprise. Vous pouvez ne pas en avoir conscience, mais vous avez beaucoup à offrir. Réfléchissez-y un instant. Vous pouvez notamment faire bénéficier les autres de votre expertise, de vos feedbacks positifs, de l’information récoltée, etc. Vraiment, la liste est loin de s’arrêter là ! Ce que vous donnerez, donnez-le sans attendre de retour, simplement pour créer ce lien social et ce climat bienveillant. Les souvenirs de ce que vous avez vous-même reçu, ainsi que des moments où vous avez donné, pourront éventuellement vous permettre d’ancrer profondément en vous cette attitude bénéfique. Certes, il se peut qu’il soit parfois impossible de donner, car la culture de compétition l’empêche (ou le secret). Soyez attentif à ces circonstances limitantes, ainsi qu’aux moments où le don risque de mettre mal à l’aise ou de donner l’impression d’être redevable. Outil 58. Le modèle des leaders Qu'est-ce qu'un leader ? Il ne contrôle pas nécessairement, mais stimule, dynamise et cherche à amener les autres à développer leur créativité et leur autonomie. D'autre part, il cherche aussi à créer un esprit d'équipe et de partage entre les pairs et les pionniers. Voici les caractéristiques d'un bon leader ici résumées :
Être ouvert et curieux ; Développer sa vision ; Élaborer des objectifs innovants ; Agir ; Susciter la motivation ; Communiquer à propos des réussites collectives ; Développer l’apprenance (accompagnement et transfert d’expérience).
Outil 59. L’exemplarité « Donner l’exemple n’est pas le principal moyen d’influencer les autres. C’est le seul moyen. » (Albert Schweitzer) Comment donner l’exemple ? D’abord en disant ce que vous allez faire, ensuite en le faisant, puis en affirmant que vous l’avez fait et en aidant, finalement, les autres à le faire. Oui, mais est-ce si facile ? Voici quelques astuces complémentaires.
Parler d’exemplarité ne suffit pas ! Il faut impérativement agir dans le sens voulu. C’est cela qu’on appelle aussi la congruence : l’accord entre vos valeurs, vos compétences et vos actes. Exemplarité ne signifie pas super-héroïsme ! Vous avez vos failles, et il est bon de les admettre, même publiquement. Vous aiderez ainsi les autres à se rapprocher de vous et de vos objectifs. Agir oui, mais pas parfaitement, donc… Cela est impossible, de toute façon. Acceptez vos limites, mais aussi les contraintes extérieures. Être réaliste est synonyme de crédibilité aux yeux de vos interlocuteurs.
Outil 60. Le positionnement personnel sur les réseaux sociaux Se faire connaître sur les réseaux sociaux n’est pas une si simple affaire. IL s’agit d’avoir une intention claire et de créer un profil cohérent avec celle-ci et avec nos valeurs. Lorsque vous créez votre page principale ou lorsque vous écrivez (postez), vous devez être précis : votre lecteur doit comprendre dès le titre (de votre profil ou de votre post) et le pitch (l’introduction, qui figure par exemple comme « Résumé » sur LinkedIn) ce que vous voulez transmettre comme message. Compléter son profil avec des images (photo de vous, graphiques, etc.) est souvent une bonne idée. Faites relire votre page personnelle à quelques proches pour vous assurer qu’ils comprennent vos intentions et votre « ligne ». L’activité est un autre point clé. Vous devrez penser à mettre à jour votre profil, mais aussi à publier de temps à autre du contenu pour ne pas être oublié. Outil 61. L’utilisation des réseaux sociaux « Une présence active sur les réseaux sociaux permet d’être mieux repéré par référencement naturel et de fidéliser des followers. LinkedIn ou Viadeo permettent d’avoir une présence active. D’autres réseaux sociaux peuvent être complémentaires. » (La boîte à outils de l’efficacité professionnelle, p. 164) Voici les 6 conseils clés de Pascale Bérgoley pour vous faire une place sur les réseaux :
Établissez des contacts ciblés ; Prenez soin de votre réseau ; Publiez, soyez généreux en contenu ; Osez demander des services ; Soyez sélectif au moment d’accepter de nouveaux contacts ; Pour vos publications, appliquez la règle des 70-20-10, c’est-à-dire 70 % sur votre expertise, 20 % pour l’entretien du lien social et 10 % dans un but promotionnel.
Dossier 6. Exprimer tout son potentiel
Outil 62. Le style professionnel personnel Nous avons tous des procédures à suivre, mais sommes tous différents ! Cela signifie que nous pouvons les adapter à notre style, à nos façons de faire. Lorsque nous travaillons, nous pouvons faire preuve de créativité et de personnalité. Sans cela, d’ailleurs, nous risquerions de nous appauvrir et d’appauvrir ce que nous offrons aux autres. Pour affirmer son style, voici quelques règles.
Avoir un « ADN » personnel clair : quelles sont vos valeurs ? Ce qui a le plus de sens à vos yeux ? Qu’est-ce qui vous différencie et fait de vous un expert dans tel ou tel domaine ? Intégrer vos spécificités à vos missions : comment réinterpréter ce qui vous est demandé de faire ? Comment, ensuite, mettre en œuvre cette mission réinterprétée ? Assumer : votre style vous appartient et vous n’avez pas à en rougir. Montrez-vous tel que vous êtes et faites-en un atout.
Tout le monde change et modifie ses priorités. Il est possible que vous changiez de valeurs, voire que votre mission elle-même ne vous satisfasse plus du tout. Dans ce dernier cas, envisager une reconversion (voir l’outil 64) peut être bienvenu. Outil 63. L’exploitation professionnelle des talents personnels De façon parallèle à note style, nous avons tous des talents ou des aptitudes personnelles qui sont parfois laissées de côté dans le cadre professionnel. Mais pourquoi ne pas essayer d’en utiliser quelques-uns au travail ? Il se peut que certaines qualités apportent un vrai plus à la réalisation quotidienne de vos missions. Commencez par les repérer, puis réfléchissez à la manière de les transposer dans le cadre de vos tâches. Quelles sont les compétences qui pourraient être mises à profit dans la sphère professionnelle ? Dès qu’une occasion se présente, n’hésitez pas à faire savoir à vos compagnons de travail quels sont vos talents « cachés » et proposez-vous pour rendre service à la collectivité. Outil 64. La reconversion professionnelle « Il arrive que le métier que nous exerçons soit le fruit d’un chemin que nous n’avons pas réellement choisi. Nous remplissons notre mission avec professionnalisme, mais nous ne sommes pas parfaitement épanouis. Nous sentons que notre voie est ailleurs. La reconversion professionnelle nous permet de nous aligner avec nos aspirations profondes. L’apprentissage sera peut-être long et le chemin semé d’embuches. Mais nous avons des atouts, un réseau qui peut nous aider… et notre passion. Car nous savons que notre épanouissement personnel est au bout du chemin. » (La boîte à outils de l’efficacité professionnelle, p. 172) Sauter le pas nécessite d’avoir les idées claires et de se poser les bonnes questions, telles que celles-ci : quel talent développer ? Quelles aspirations rencontrer ? Quelle empreinte laisser ? Dans quel environnement travailler ? Que ne surtout pas faire ? Mais encore : quels sont vos atouts ? Nous parlons ici en termes de compétences, d’aptitudes, mais aussi de réseau (outil 61). Ce réseau est susceptible de vous donner des renseignements, de vous aider à trouver un stage ou un poste, de trouver une formation, etc. Une fois ce cheminement effectué, préparez-vous à quitter votre travail actuel. Visez la transparence vis-à-vis de votre entreprise et transmettez, si nécessaire, vos compétences à la personne qui vous remplacera. Puis… Lancez-vous ! Outil 65. L’apprentissage On the Job Vous avez constamment besoin d’apprendre. Il y a toujours une chose que vous ignorez et dont la connaissance vous sera utile pour effectuer votre mission. Lorsque vous butez devant un problème, vous avez naturellement tendance à aller à la recherche de l’information, à poser des questions… Bref à apprendre. Cet outil formalise cette tendance innée. En voici les principales étapes, détaillées par l’auteure dans La boîte à outils de l’efficacité professionnelle :
Être confronté à un problème concret ; Choisir un mode d’apprentissage ; Demander l’aide d’un mentor (ou le faire soi-même) ; Apprendre (en testant, en s’accordant le droit à l’erreur) ; Modéliser son apprentissage (en imaginant une méthode) ; Entretenir sa motivation (la vôtre, et pourquoi pas celle de votre organisation, en échangeant au sujet de votre nouvelle méthode).
Outil 66. La demande de feedback Nous en avons déjà parlé plusieurs fois, mais voici, de façon claire et synthétique, un petit rappel des principaux éléments à conserver à l’esprit :
Expliquez votre demande à l’interlocuteur ; Posez deux questions (une question ouverte et une question fermée) ; Accueillez les feedbacks positifs comme les feedbacks négatifs (sans les contester et en vous demandant ce que vous pouvez en faire) ; Relativisez les feedbacks maladroits (parfois trop chargés en propositions) en remerciant votre interlocuteur et en cherchant la balance entre le positif et le négatif.
Outil 67. La formation continue C’est une dynamique très proche de l’outil 65. L’idée principale consiste ici à faire le point chaque année : où en suis-je ? Qu’ai-je appris ? Qu’aimerais-je apprendre l’année prochaine ? Avec l’objectif, bien sûr, de continuer à apprendre. Allez-y progressivement : il ne sert à rien de vouloir acquérir toutes les compétences souhaitées d’un seul coup. Vous vous épuiseriez et échoueriez certainement. Faites le tri, puis avancez pas à pas, en privilégiant ce que vous pouvez faire maintenant et en restant concentré sur la tâche en cours. Il existe aujourd’hui bien des sources d’apprentissage : des livres, aux MOOCs, en passant par le social learning et les formations plus classiques. Choisissez le parcours qui vous convient et qui correspond à ce que vous avez décidé d’entreprendre. Incrémentez vos nouveaux savoirs et savoir-faire dans vos pratiques quotidiennes. N’oubliez pas, par ailleurs, d’en faire part aux autres, notamment sur les réseaux sociaux. Outil 68. L’utilisation des émotions Les refouler ? C’est souvent ce qu’il advient dans un contexte professionnel. C’est peut-être une erreur, car les émotions, si elles sont bien canalisées, peuvent vous rendre plus conscient, plus agile et plus juste. Comment apprendre à se lier à ces précieuses ressources ? Tout d’abord, accueillez ce qui se passe en vous. Ne cherchez pas d’emblée à réprimer vos sentiments. Si elles apparaissent, c’est pour quelque chose. Cherchez plutôt à décoder ce qu’elles désignent (un besoin, une valeur, un danger, etc.). Utilisez ensuite leur énergie (vous poussent-elles à demander quelque chose, à fuir, à vous opposer, etc.) pour prendre une décision et l’exprimer. Certes, ne le faites pas en un éclair, mais après ce moment d’analyse et de mise à distance. Parfois, il vous faudra même attendre quelque peu pour laisser retomber l’émotion et n’en garder que l’information utile (ne pas écrire un mail sous le coup de la colère, par exemple). Verbaliser une émotion vous permettra de la gérer. Ne cherchez pas de coupables, mais parlez plutôt de vos besoins ou de ce que l’émotion éveille en vous. À l’inverse, en agissant avec empathie, vous permettrez à l’autre d’exprimer un fort ressenti. Outil 69. Le développement de l’intuition « L’intuition se définit comme une connaissance directe et immédiate de la vérité, sans l’aide du raisonnement. Dans notre société occidentale, où la rationalité est à la base de l’éducation, ce phénomène difficilement explicable souffre de préjugés. Notre confiance dans notre intuition s’en trouve limitée. Le développement de l’intuition est une réappropriation de nos capacités intuitives naturelles. En apprenant à reconnaître les manifestations de notre intuition et à écouter les messages bienveillants qu’elle véhicule, nous développons notre potentiel personnel. » (La boîte à outils de l’efficacité professionnelle, p. 182) Une fois libéré des préjugés qui lui sont liés, vous pourrez profiter de l’intuition. Mais quelles sont ses manifestations ?
Les impressions (un ressenti) ; Les impulsions (une action corporelle plus forte que votre volonté) ; Les messages ou les images (qui apparaissent sans crier gare dans votre esprit) ; Les illuminations (une idée fulgurante) ; Les pressentiments (une certitude fugace sur ce qui vient) ; La télépathie (une pensée commune, au même moment).
Développez votre 7e sens progressivement, en écoutant ces manifestations et en vous rappelant les fois où cela a fonctionné. Vous pourriez par exemple pratiquer le mindfulness pour vous disposer favorablement à son égard. Outil 70. Les pages du matin C’est une technique inspirée du livre Libérez votre créativité, de Julia Cameron. Elle s’applique non seulement aux blocages créatifs, mais aussi au développement de soi. Comment mettre en place cette méthode ? Rien de plus simple. Programmez votre réveil 45 minutes plus tôt et passez ce temps libre à écrire. Il n’y a aucun objectif qualitatif à redouter, puisqu’il suffit d’écrire d’un seul jet un certain nombre de pages (plus ou moins le même, sur ce même temps). Le mot-clé : la régularité. Des éléments plus ou moins importants couvriront ces pages. Avec des feutres de couleur, commencez à trier l’essentiel de l’accessoire. Vous découvrirez que votre esprit résout par lui-même des problèmes ou exprime votre voix intérieure… Soyez à l’écoute ! Accordez-vous ce rituel, le matin, à l’abri des regards indiscrets et des tentations. Outil 71. La réalisation des rêves personnels Au-delà du travail, il y a la vie, non ? Tous les outils de ce dossier 6 vont dans ce sens. C’est en marchant vers votre étoile, aidé de votre boussole intérieure, que vous pourrez vous épanouir au mieux, personnellement et professionnellement. Voici les conseils de Pascale Bélorgey à ce sujet :
Boussole intérieure = écoutez vos émotions, votre intuition ; Bonnes personnes = entourez-vous de personnes encourageantes ou n’en parlez pas ; Petits pas = connectez-vous régulièrement à votre projet, même s’il n’est pas encore entièrement clarifié (cela se fera en cours de route) ; Opportunités = soyez attentif à ce qui se propose à vous (rencontres, etc.) ; Aide = sortez de votre bulle pour exposer vos idées à ceux qui peuvent vous accompagner ; Obstacles = la création d’un projet de vie requiert de la persévérance ; Succès = savourez-les avec joie, en utilisant la force qu’ils vous donnent pour continuer à avancer ; Route à suivre = quelle est la prochaine étape ? Écoutez votre boussole intérieure !
Conclusion sur « La boîte à outils de l’efficacité professionnelle » de Pascale Bélorgey : Un livre à garder avec soi et à consulter fréquemment Le format de ce livre est très pratique. Vous pouvez aller et venir dans chaque dossier très facilement. Chaque outil est présenté sur une double page, avec, à gauche, un bref résumé accompagné d’un dessin et, à droite, le détail et la méthodologie. En fonction de vos intérêts du moment (développement personnel, communication avec les équipes, organisation, etc.), vous trouverez un, deux ou trois outils pertinents à tester directement. C’est vraiment pourquoi il mérite de rester près de vous : vous le consulterez à chaque fois que vous chercherez un moyen de vous améliorer dans votre travail quotidien. Ce qu’il faut retenir de « La boîte à outils de l’efficacité professionnelle » de Pascale Bélorgey : Il y a 71 outils dans cet ouvrage : difficile, donc, d’en faire le tour en un mot ! Toutefois, si vous avez lu cette chronique jusqu’ici, vous aurez remarqué que Pascale Bélrogey met en avant une vision sensible, intuitive, empathique, bienveillante du travail. Ici, toutes ces caractéristiques fonctionnent main dans la main avec la performance, l’efficacité et la rationalité. Points forts :
Un format très pratique et très clair ; Des outils dans différents domaines d’intérêt (de l’organisation au développement personnel) ; Une écriture synthétique et des dessins très sympathiques, qui permettent de fixer rapidement l’idée-force de l’outil.
Point faible :
Quelques outils peuvent paraitre redondants, mais, dans l’ensemble, ils se complètent plutôt qu’ils ne se superposent à proprement parler.
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April 14 2022, 5:00pm
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April 14 2022, 5:00pm
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