Découvrez si vous êtes un bon ami et comment élargir votre réseau de contacts avec notre quiz amitié. Ce test basé sur les méthodes de Dale Carnegie dans Comment se faire des amis vous aidera à renforcer vos compétences sociales. Relevez le défi avec 10 questions pour connaître votre score de sociabilité. Cet article Quiz amitié : Savez-vous gagner des amis ? est apparu en premier sur Des livres pour changer de vie.
-
J'ai publié sur des-livres-pour-changer-de-vie.fr
May 22 2024, 12:11am
-
J'ai publié sur des-livres-pour-changer-de-vie.fr
12 nouvelles règles pour une vie au-delà de l’ordre
Résumé de « 12 nouvelles règles pour une vie au-delà de l’ordre » de Jordan B. Peterson : le dernier ouvrage de l’un des penseurs les plus influents du développement personnel et de la psychologie outre-Atlantique — à ne mettre dans vos mains que si vous avez vraiment envie de vivre pleinement votre vie !
Par Jordan B. Peterson, 2021.
Titre original : « Beyond Odrer: 12 More Rules for Life », 2020.
Chronique et résumé de « 12 nouvelles règles pour une vie au-delà de l'ordre » de Jordan B. Peterson
Introduction
Contrairement à son précédent livre, 12 Règles pour une vie : un antidote au chaos, Jordan B. Peterson propose ici de réfléchir à ce que le désordre (le chaos) peut avoir de bon et de positif dans nos existences quotidiennes.
Son premier livre était une partie du chemin : une méthode pour vivre mieux en s'organisant le plus efficacement possible. Mais ici, il nous fait faire un pas de plus et découvrir comment accepter la part de désordre et d'incertitude pour rester ouvert à la nouveauté et à la créativité.
L’auteur commence par raconter sa descente aux enfers après la publication de son premier ouvrage. Sa femme et sa fille ont connu des problèmes de santé assez graves. En outre, lui-même s’est retrouvé face à une addiction aux benzodiazépines qu’il n’a réussi à traiter que très difficilement, au cours de longs mois de souffrance.
Pour Jordan B. Peterson, ces expériences sont compliquées et douloureuses, et il ne s’agit pas de les nier. Mais il n’est pas non plus opportun de se couper de ce qu’il y a de fort en nous ; ce qu’il nomme notre « part héroïque ».
"Tous ces malheurs ne forment que la moitié sombre de l'histoire de l'existence et ne tiennent aucun compte de l'élément héroïque de la rédemption ni de la noblesse de l'esprit humain qui requiert qu'on lui confie un minimum de responsabilités. C'est à nos dépens que nous méprisons cette partie de l'histoire, car la vie est si difficile que le fait de perdre de vue cette partie héroïque de l'existence pourrait nous coûter très cher." (12 nouvelles règles pour une vie au-delà de l’ordre, Introduction)
Règle 1 — Évitez de constamment dénigrer la créativité et les institutions sociales
Solitude et chaos
Parler avec autrui est capital pour mettre de l'ordre dans ses idées. C'est une leçon que l'auteur a clairement perçue grâce à l'un de ces patients. Lors des premières séances de psychothérapie avec Jordan B. Peterson, il était dépressif, très solitaire. Il ne parlait que de ce qui l'ennuyait.
Au fil des années, il a pourtant complètement changé. Il a fait de nombreux efforts, dans sa vie de tous les jours, pour se tourner davantage vers les autres. Il a peu à peu remis de l'ordre dans son existence grâce à la discussion qu'il menait avec eux et grâce au fait de les laisser voir ses talents.
La santé mentale comme institution sociale
La santé mentale ne vient pas seulement de l'harmonisation de nos différentes personnalités. Nous sommes ouverts sur le monde extérieur, que nous le voulions ou non. Autrement dit, la communauté a un grand rôle à jouer dans notre sentiment de bien-être au quotidien.
L'éducation :
Les loisirs ;
Les projets ;
Nos proches ;
Nos amours ;
Etc.
Voici des dimensions sociales de nos existences. Et tout cet « entourage » nous permet, d’une manière ou d’une autre, de rester en bonne santé mentale. En fait, les autres nous rappellent constamment quel est le « droit chemin » et celui à éviter. Comment ? Via du langage verbal et non verbal au cours de nos interactions avec eux.
De l'intérêt de désigner
Nous cherchons tous à attirer l'attention des autres. Lorsque nous désignons quelque chose (comme un bébé pourrait le faire), nous cherchons en même temps à attirer l'attention sur l'objet et sur nous-mêmes qui le montrons.
Les bébés — comme la petite-fille de l'auteur qui est prise pour exemple — ont besoin de montrer ce qui les intéresse pour recevoir une validation d'autrui.
"Si vous ne communiquez pas sur ce qui pourrait intéresser d'autres personnes, alors, la valeur de votre communication — voire la valeur de votre présence — risque d'être réduite au néant." (12 nouvelles règles pour une vie au-delà de l’ordre, Chapitre 1)
La parole est une forme plus complexe de désignation. Pour attirer l'attention de nos semblables, il y a peu de choses plus efficaces ! C'est d'ailleurs ce que savent très bien les copywriters…
Que devrions-nous désigner ?
Le langage exprime ce qui est acceptable ou non ; des valeurs sont déjà présentes dans les mots que nous employons. Souvent, nous ne nous en rendons pas compte. Nous cherchons à exprimer et à subvenir à nos besoins de façon correcte pour nous et pour les autres, au sein de la société dans laquelle nous vivons.
Nous coopérons les uns avec les autres pour ce faire. Mais nous sommes aussi en concurrence pour certains biens. C'est toute une organisation sociale qui en découle. Dans l'idéal d'une société bien organisée, chacun intervient là où il a plus de talent.
La hiérarchie qui découle de la structuration des besoins au sein d'une société est une institution sociale "qui rend en même temps possibles le progrès et la paix", dit Jordan B. Peterson.
De bas en haut
Nous intégrons tous progressivement le langage et, avec lui, les règles propres à une société. Nous entrons dans le jeu de la concurrence et de la compétition, d'abord avec les gestes, puis avec la parole.
Le jeu est un véritable microcosme social où nous expérimentons les règles. Au final, la vie et les sociétés elles-mêmes ressemblent à de grands jeux que nous jouons constamment.
L’objectif de tout joueur (ici, de tout être humain, donc) est de se rendre capable de participer au plus grand nombre de jeux possible. Ou plus exactement « d’être invité par le plus grand nombre à participer à une série de jeux ».
De l'utilité de l'Idiot
Il est tout à fait bienvenu d'être un "débutant". Nous devons tous en passer par là. Nous sommes tous, à un moment donné au moins, au bas de l'échelle. Cela peut nous apprendre l'humilité et la gratitude.
Les plus grands héros de nos mythes et fictions, de Harry Potter à Pinocchio en passant par Jésus Christ, ont tous commencé dans de piètres conditions et ont été exposés au danger. Mais c'est comme cela, à chaque fois, qu'ils apprennent à la fois qui ils sont et comment changer (ou s'adapter) au monde.
De la nécessité d'avoir des égaux
C'est parmi nos pairs que nous parlons le plus librement et que l'information circule le mieux. Entre supérieurs et inférieurs, il y a toujours du bruit ou des résistances à s'écouter l'un l'autre.
Parler entre amis, c'est-à-dire en égaux, est une chose essentielle dans l'existence. Et celle-ci implique le partage, qui s'apprend lui aussi au cours de l'enfance, comme le relate Jordan B. Peterson.
Recevoir et surtout donner son soutien sont des éléments positifs de la santé mentale (et ceux-ci influenceraient même sur la longévité). Éprouver les sentiments d'amitié renforce notre sentiment de sécurité et de sens, que ce soit dans la vie personnelle ou professionnelle.
Qui c'est le patron ?
Être une autorité dans son domaine n'a rien d'une honte. Au contraire ! Avoir de la "supériorité" dans une hiérarchie ne doit pas être considéré non plus avec mépris. Parfois, c'est le cas. Pourtant, savoir être un bon supérieur ou une autorité pour d'autres est quelque chose de très positif.
Ceux qui le cherchent ont de l'ambition, ce qui n'est pas la même chose que la "soif de pouvoir". Un bon patron ou supérieur hiérarchique se fonde sur l'autorité, c'est-à-dire sa compétence, et non sur le pouvoir (c'est-à-dire la force).
Bien sûr, les deux peuvent être mêlés, et parfois avec raison, mais il convient de les distinguer.
Les institutions sociales sont nécessaires… mais insuffisantes
Les institutions sociales et les hiérarchies sont essentielles pour grandir. Cela dit, il y a un paradoxe : les problèmes de la société changent et, parfois, les réponses apportées hier ne fonctionnent plus pour ceux-ci. Dans ce cas, que faire ?
C’est là où interviennent les esprits créatifs, qui valorisent le changement sur le statu quo. Ces personnes, souvent plus jeunes, viennent bouleverser les codes sociaux, les normes (et même parfois le langage).
« Comment établir un équilibre entre un conservatisme raisonnable et une créativité revitalisante ? », demande Jordan B. Peterson dans 12 nouvelles règles pour une vie au-delà de l’ordre.
De la nécessité d'un équilibre
Ni la créativité ni la discipline ne sont suffisantes. Les deux entretiennent une relation d'interdépendance que nous oublions trop souvent, en mettant uniquement l'accent sur l'une ou l'autre.
Pour être créatifs, nous avons besoin de suivre d'abord des règles, d'apprendre, justement, une "discipline" (que ce soit le piano, le tennis ou les mathématiques). Par ailleurs, la créativité a le grand mérite de venir renouveler l'efficacité des réponses habituellement apportées. Il nous faut les deux !
La personnalité en tant que hiérarchie… et capacité de transformation
"À quoi ressemble, alors, la personnalité qui permet d'établir un équilibre entre le respect pour les institutions sociales et la transformation créatrice ? Compte tenu de la complexité du problème, ce n'est pas facile de le déterminer. Pour cette raison, on préfère se tourner vers les histoires." (12 Nouvelles Règles pour une vie au-delà de l'ordre, Chapitre 1)
Plusieurs histoires sont mises en avant par l'auteur pour nous faire sentir la "personnalité idéale" qui parvient à joindre conservatisme et créativité. Notamment :
Harry Potter ;
Pocahontas ;
Jésus-Christ.
À chaque fois, les institutions sociales sont à la fois respectées et bafouées, mais toujours en vue de créer un monde meilleur, plus juste, plus sain et plus vivant.
Règle 2 — Imaginez qui vous pourriez devenir, et visez résolument cet objectif
Qui êtes-vous, et qui pourriez-vous devenir ?
Que serions-nous si nous n’avions pas eu cet accident, ce problème, etc. ? Nous avons tous le sentiment d’avoir du « potentiel » largement inexploité en nous. Mais comment le débloquer, et comment se donner une idée claire de ce que nous pourrions devenir ?
Jordan B. Peterson pense que cela est lié à deux choses, qui sont spécifiquement humaines.
Premièrement, nous nous racontons collectivement des histoires dans lesquelles nous mettons en scène des héros et des situations qui montrent ce dont nous sommes capables (ou des "nous" idéalisés).
Deuxièmement, nous sommes susceptibles d'apprendre toujours plus et de nous inspirer du passé pour développer nos propres luttes, nos propres combats (intérieurs ou collectifs).
Grâce à ces qualités, nous sommes en mesure d'avoir des guides pour notre développement personnel et social.
La naissance de l’inoubliable
"Une histoire inoubliable capte la quintessence de l'humanité et la condense, la transmet et la clarifie, mettant en lumière ce que nous sommes et ce que nous devrions devenir. Elle nous parle, attirant notre attention et nous poussant à l'imiter. Nous apprenons à voir et à nous conduire de la même manière que les héros de ces récits qui nous ont tant captivés." (12 Nouvelles Règles pour une vie au-delà de l'ordre, Chapitre 2)
Toutes ces histoires sont le fond dans lequel nous pouvons puiser pour comprendre comment agir au mieux et transformer ce chaos de sensations que nous éprouvons en force active et positive.
C'est pourquoi l'auteur utilise tant d'histoires et d'exemples tirés de la fiction dans les sections et les chapitres qui suivent.
Qui vous pourriez devenir 1 : Materia prima
La "matière première" est ce que les alchimistes utilisaient pour créer de l'or ou des métaux précieux (du moins essayaient-ils). Il existe toute une symbolique de l'alchimie et de la sorcellerie (que Jordan B. Peterson reprend via la saga Harry Potter, notamment) qui est utilisée par l'auteur pour expliquer le processus de transformation du potentiel.
Nous parvenons à transformer notre potentiel en une personnalité épanouie si nous réussissons à poursuivre de façon "franche et courageuse" ce qui est "à la fois significatif, dangereux et prometteur" en nous.
Qui vous pourriez devenir II : Le polythéisme dans le monothéisme, et l'apparition du héros vertueux
Jordan B. Peterson reprend plusieurs histoires, depuis le temps des mythes antiques et polythéistes jusqu'aux plus récents films, en passant par les paraboles et histoires religieuses des religions monothéistes.
Un exemple. Dans cette section, il passe de :
Enuma Elish (mythe mésopotamien) ;
Le mythe d'Horus en Égypte ;
L'histoire de Saint-Georges (christianisme) ;
Les récits de la Saint-Patrick (idem) ;
Le Hobbit de J.R. Tolkien ;
Avengers, le film de Marvel.
"Tous ces héros interprètent ce qui a sans doute été la plus grande découverte jamais faite par les ancêtres primordiaux de l'homme : si vous avez la vision et le courage (et un bâton solide, en cas de nécessité), vous pouvez chasser les pires serpents." (12 Nouvelles Règles pour une vie au-delà de l'ordre, Chapitre 2)
Qui vous pourriez devenir III : Héros, dragon, mort et résurrection
Ici, l'auteur revient sur l'histoire de Harry Potter — sa rencontre et sa bataille avec le Basilic — pour montrer tout l'intérêt de ce type d'histoire. Que nous apprend-elle, si nous suivons les symboles ?
Eh bien qu'au-delà de la bataille avec le serpent (le dragon ou le basilic, qui sont tous des reptiles), il y a une renaissance : nous devenons différents, plus forts qu'auparavant.
Comment passer à l'action
Nous passons à l'action le plus souvent sans nous en rendre compte. Lorsque nous sommes enfants, nous apprenons à agir à partir du jeu d'imitation que nous développons naturellement. Nous faisons "comme si".
Devenus adultes, nous utilisons le théâtre, mais aussi la littérature. Dans ce dernier cas, l'imitation ne passe plus par le corps directement, mais par l'imagination seule et les mots. Nous pouvons apprendre à imiter les modèles que nous imaginons grâce aux œuvres de fiction que nous lisons (et regardons sur nos écrans).
En l'occurrence, ceux-ci nous apprennent la chose suivante :
"Fixez-vous des objectifs. Choisissez la meilleure cible que vous soyez en mesure de concevoir. Approchez-vous-en tant bien que mal. Tout au long du chemin, relevez vos erreurs et vos idées fausses, affrontez-les et rectifiez-les. Soyez cohérent. Le passé, le présent, l'avenir… ils sont tous importants. Il vous faut organiser votre chemin. Vous devez savoir où vous êtes, afin d'éviter de reproduire vos erreurs passées." (12 Nouvelles Règles pour une vie au-delà de l'ordre, Chapitre 2)
C'est ce que font les héros qui se fixent un objectif ultime et cherchent à l'atteindre constamment, tout en restant modestes et ouverts quant à leurs compétences.
Règle 3 — Évitez de cacher dans le brouillard ce dont vous ne voulez pas
Ces fichues assiettes
Ne prenez pas l'habitude d'accepter les petites choses qui vous ennuient. Elles se répètent et peuvent rendre votre vie insupportable, voire mettre fin à de belles histoires. Mieux vaut les prendre à temps et accepter de se confronter à l'autre — de façon non violente et positive — lorsque cela est nécessaire.
Ça ne mérite pas que je me batte pour ça
Pour accepter de se confronter à ces proches et de s'affirmer dans la vie de tous les jours, encore faut-il savoir ce que nous voulons. L'auteur reprend l'histoire réelle d'une de ses patientes qui ne parvenait pas à se sentir chez elle dans sa propre maison.
En cause ? Elle avait laissé son mari tout décider et, pourtant, n'aimait pas ce qu'il avait choisi en termes de décoration. Peu à peu, cela lui avait rendu la vie impossible et elle ne se sentait pas heureuse, comme "prise au piège".
Mieux vaut donc parler en ayant un objectif clairement à l'esprit !
Corruption : action et omission
Nous nous aveuglons sur ce qui compte ou pas. Nous laissons souvent les choses aller, sans prendre le temps d'y réfléchir de façon plus profonde, ni d'agir en conséquence. Mais nous détournons également les soucis qui nous concernent de bien des manières. Freud, par exemple, en a souvent parlé comme des formes plus actives de "refoulement".
Et cela, pour une part, se comprend. Lorsque nous sommes mis face à de telles situations désagréables, nous avons une tendance naturelle à les évacuer. En outre, elles sont souvent enchevêtrées dans le reste de l'existence, et leur trouver une "solution claire" au problème peut être un exercice assez, voire très complexe.
Qu'est-ce que le brouillard ?
Certaines personnes peuvent avoir très peur de définir ce qu'elles veulent. Pourquoi ? Car elles ont peur d'elles-mêmes et de l'échec. Souvent pour de bonnes raisons, qui sont liées à des expériences passées.
Si c'est votre cas, vous êtes dans le "brouillard". Vous vous dissimulez vos émotions aussi bien que vos motivations et vous refusez catégoriquement d'y avoir accès. Pourtant, les émotions nous renseignent sur ce que nous voulons.
Accepter ses sentiments est difficile, mais mène à une vie plus dense et plus sereine. Vous ne vous laisserez pas prendre par l'optimisme béat (tout le monde est gentil) ou par le pessimisme noir (tout le monde va me tromper, et moi en premier lieu).
Prendre la responsabilité de ses émotions et les manifester conduit à une forme de confiance, fondée sur le courage. Vous savez qu'il est possible de se tromper (et d'être trompé), mais vous décidez malgré tout de vous engager — en vous réservant le droit de dire ce que vous ressentez.
Événements et souvenirs
Sortir de la confusion pour étudier consciemment les événements et les souvenirs que nous avons est l'une des choses les plus courageuses que nous puissions faire. Nous avons mille raisons de rester dans le "brouillard", mais cela ne nous aidera pas d'un pouce à avancer vers un mieux-être.
"Grâce à une recherche minutieuse et une attention soutenue, vous pourriez suffisamment faire pencher la balance vers l'opportunité et contre l'obstacle pour que votre existence, en dépit de sa fragilité et de la souffrance qu'elle vous procure, mérite réellement d'être vécue." (12 Nouvelles Règles pour une vie au-delà de l'ordre, Chapitre 3)
Règle 4 — Retenez que l'opportunité se cache là où l'on a démissionné de ses responsabilités
Devenez indispensable
Il est essentiel pour la santé mentale de trouver des choses importantes à faire. Cela peut être dans le travail ou dans d'autres secteurs de la vie (associative, par exemple).
Nous apprécions aussi être reconnus pour nos actions. Cela nous donne un sentiment d'être à notre place dans le monde.
Pour y parvenir, il importe d'oser entreprendre et exécuter des tâches qui nous semblent parfois difficiles à réaliser. Oser prendre sa place sur un lieu de travail ou dans une communauté, en surmontant la peur que cet engagement et ce travail impliquent.
Responsabilité et sens
Nous pouvons rester confortablement dans l'idée de la potentialité. Nous pouvons tout, comme Peter Pan. Mais quand nous nous engageons dans l'action, nous assumons des choix. En d'autres termes, nous réduisons nos potentialités.
Refuser de grandir, comme Peter Pan, cache quelque chose de noir, voire de suicidaire (voir p. 128). Se lancer dans l'aventure de la vie est bien plus positif. Même à un âge avancé, comme c'est le cas dans le récit biblique d'Abraham que relate également Jordan B. Peterson.
Sauvez votre père : Osiris et Horus
L'histoire d'Osiris et Horus, dieux de la mythologie égyptienne, est contée par l'auteur pour exposer le problème de la transmission et de la transformation. Horus, fils d'Osiris, est amené à régner. Mais il doit pour cela affronter son oncle, Seth, dieu des enfers.
La leçon qu'en tire le psychologue est ici ce qui nous intéresse le plus :
"Il n'est pas dans la nature de l'humanité de se recroqueviller, ni de se figer telle une proie sans défense ni de retourner sa veste et d'œuvrer pour le mal, mais d'affronter le lion dans sa tanière. C'est la nature de nos ancêtres : des chasseurs, défenseurs, bergers, voyageurs, inventeurs, guerriers et fondateurs de cités et de pays extrêmement courageux. C'est le père que vous pourriez secourir ; l'ancêtre que vous pourriez devenir. Vous le découvrirez au plus profond de vous." (12 Nouvelles Règles pour une vie au-delà de l'ordre, Chapitre 4)
Et qui cela pourrait-il bien être ?
Pour bien agir, il nous faut prendre en compte la répétition de notre action dans le temps. Cela peut être formulé de la façon suivante : si je répète ce comportement toute ma vie, serais-je heureux — et rendrais-je les autres autour de moi heureux ?
L'auteur montre que nous ne pouvons pas être très longtemps des êtres égoïstes agissant uniquement selon nos désirs du moment. Ça ne fonctionne tout simplement pas !
Prendre soin de soi, c'est au minimum être capable de prévoir cette répétition dans le temps et agir pour que notre "moi" futur vive dans de bonnes conditions. Il en va de même lorsque nous pensons à notre couple à la communauté tout entière.
Bonheur et responsabilité
Bien sûr, nous pourrions simplement chercher à répéter inlassablement des moments de plaisir (nourriture, sexualité, etc.). Ces délices de la vie s'en vont et reviennent avec une ardeur implacable. Mais ce court-termisme fait-il de nous des êtres heureux ?
Jordan B. Peterson ne le pense pas. Pourquoi ? Car nous savons que notre vie a une fin — la mort — et que nous voulons lui opposer des émotions positives plus durables, un sens de l'accomplissement qui soit plus profond que la fugacité des sensations agréables.
Cette façon d'envisager le bonheur passe par la responsabilité. C'est en assumant un objectif clair et à long terme que nous construirons une vie plus heureuse, au sens fort du terme. Prendre sa vie en main, voilà un geste responsable.
Acceptez un excédent de poids
"Votre existence commence à prendre du sens, dans les mêmes proportions que les responsabilités que vous acceptez d'assumer. C'est dû en grande partie au fait que vous vous efforcez désormais sincèrement de mieux faire les choses. Vous réduisez au minimum les souffrances inutiles. Vous encouragez vos proches, que ce soit par l'exemple ou la parole. Vous limitez la malveillance dans votre cœur comme dans celui des autres." (12 Nouvelles règles pour une vie au-delà de l'ordre, Chapitre 4)
Jordan B. Peterson n’explique pas vraiment le titre de cette section. Mais nous pouvons l’expliquer par la responsabilité. Celle-ci est un poids, mais c’est elle qui nous mène sur le chemin de l’aventure, celle de notre vie ! Alors, acceptons ce poids et mettons-nous en marche.
Règle 5 — Ne faites pas ce qui ne vous plaît pas
L'ordre pathologique au quotidien
Parfois, les systèmes hiérarchiques sont porteurs de mal-être, voire de domination et de manipulation. Ces ordres sont alors « pathologiques ». Pour y résister, que ce soit en entreprise ou dans la vie privée, il faut du courage et de la ténacité.
Jordan B. Peterson raconte comment l'une de ses patientes est parvenue à se défaire de relations toxiques au sein de la grande entreprise où elle travaillait. Plus tard, elle s'est même battue, en tant que journaliste, pour défendre ses idées sociales et politiques.
Notre conscience — dans le sens, ici, du sentiment moral et intellectuel que quelque chose ne va pas et que nous devrions le changer — nous oblige d'agir. Même si, trop souvent, nous nous résignons. Pourtant, seul le courage de mener à bien ces combats nous aide à rester dignes et confiants en nous-mêmes.
Renforcez votre position
C'est dans ce sens qu'il faut refuser de faire ce que nous ne voulez pas faire. Vous pouvez accepter de faire plus de travail si vous pensez que cela mènera à plus de reconnaissance. Mais ne faites pas des choses dont vous auriez honte et qui vont à l'encontre de votre sens moral.
Renforcer sa position au sein de l'entreprise (thème privilégié de ce chapitre) peut passer par la force du refus :
"Si, au travail, ce qu'on vous demande de faire vous pousse à vous mépriser, à vous sentir faible et honteux, à vous en prendre à ceux que vous aimez, à refuser de vous montrer productif, et à avoir l'impression que votre existence vous écœure, il est possible qu'il soit temps de méditer, de réfléchir, de mettre en place une stratégie et de vous mettre en situation de dire "non"." (12 Nouvelles Règles pour une vie au-delà de l'ordre, Chapitre 5)
Aspects pratiques
Une autre solution pourrait être de vous reconvertir ou de changer d'emploi dans le même secteur. Si vous pensez que vous pourriez vous faire renvoyer, c'est certainement une bonne stratégie.
Avez-vous peur de partir ? Demandez-vous quelle en est la cause… Et puis, souvenez-vous, tout choix comporte sa dose de risque. La lumière est peut-être au bout du tunnel !
Vous pensez que personne ne voudra de vous ailleurs ? Les conditions de recrutement sont dures. Mais vous ne devez pas prendre cela personnellement. Cela ne remet pas en cause votre valeur intrinsèque.
Ce sera peut-être l'occasion de faire le point sur vos compétences et de vous engager sur un nouveau chemin d'apprentissage.
Règle 6 — Renoncez à l'idéologie
Les mauvais endroits
La responsabilité est un thème qui fait mouche dans toutes les conférences données par Jordan B. Peterson. Il serait facile de penser le contraire. Ce n'est pas un thème facile. Et pourtant, il intéresse particulièrement le public. Pourquoi cela ?
Parce que les gens ont besoin de retrouver ce sens, cette capacité à être responsables. Ils le savent sans nécessairement pouvoir articuler leur pensée.
Peut-être est-il simplement endormi
Notre sens de la responsabilité s'est peut-être endormi. Nous avons réclamé des droits sans nous interroger sur nos devoirs. Nous avons critiqué toutes les hiérarchies, sans nous demander ce que nous pouvions (et devions) faire. Bref, nous n'avons fait que la moitié du chemin.
Le sens des responsabilités nous pousse à faire l'autre moitié. Mais pour cela, nous devons sortir de notre tendance à l'idéologie (endoctrinement dogmatique) et au nihilisme (désespoir de celui qui ne croit en rien).
L'attrait fatal de la fausse idole
Jordan B. Peterson met en garde contre ce qui lui apparaît comme de fausses idoles actuelles (souvent, des mots en "-isme"). Pour lui, le plus important est de ne pas se laisser abuser par des intellectuels qui construisent des théories réductrices.
Celles-ci considèrent en général qu'il y a un "grand méchant" qu'il faut combattre et que tous nos maux viennent de là.
Ressentiment
Avoir du ressentiment, c'est mettre la faute de nos ratés sur les épaules de ces "grands méchants" (patriarcat, économie, etc.). En fait, c'est se laisser influencer par l'idéologie, qui nous évite d'avoir à regarder en nous-mêmes.
Au lieu de cela, il est préférable d'avoir un peu d'humilité et de commencer par prendre soin de soi en se dotant d'objectifs à sa mesure. Si vous voulez, progressivement, lutter pour une cause qui vous dépasse, cela sera un bienfait pour tout le monde.
Mais ne commencez pas par dire que vous n'y pouvez rien "à cause du grand méchant".
Règle 7 — Travaillez aussi dur que possible dans au moins un domaine, et voyez ce qui se produit
La valeur de la température et de la pression
La température et la pression du sol transforment le charbon en diamant. Il en va de même, métaphoriquement parlant, avec les personnes. Si nous parvenons à unifier notre personnalité, grâce notamment à un environnement propice, nous pouvons devenir des êtres conscients et "lumineux".
La psychanalyse nous apprend que l'esprit est multiple et que l'unification n'est pas chose aisée. Lorsque nous sommes pris, surtout enfants, par de grosses émotions telles que la colère, ou encore lorsque nous ne parvenons pas à nous décider, nous échouons à présenter au monde un moi clair et unifié.
Pour Jordan B. Peterson, la solution consiste encore une fois en l'établissement d'objectifs que nous désignons comme tels :
"Avoir des objectifs clairs limite et simplifie le monde tout en réduisant l'incertitude, l'angoisse, la honte et les forces psychologiques autodévorantes libérées par le stress." (12 Nouvelles Règles pour une vie au-delà de l'ordre, Chapitre 7)
La pire des décisions
Quelle est la pire des décisions ? C'est de n'en prendre aucune. C'est de continuer à croire que tout est possible ou de devenir cynique en croyant, à l'inverse, que rien ne l'est.
Souvent, les personnes échouent ou abandonnent par manque de détermination. Certes, il y a parfois de réelles incompatibilités entre une personne et ses ambitions, ou encore un individu et un autre, par exemple.
Voici quelques domaines qui demandent de la détermination :
Le couple ;
La famille ;
Les amis ;
Le travail.
Pour Jordan B. Peterson, plus vous irez au bout des choses dans ces domaines, mieux vous vous sentirez.
Discipline et unité
La discipline équivaut à la pression et à la température dont nous parlions plus tôt dans le cas du diamant. Nous avons besoin, en tant qu'êtres humains, de discipline pour nous mener vers l'intégration psychique et sociale.
La discipline n'est donc pas en soi répressive ou négative. Bien au contraire. Lorsqu'un enfant joue, il s'autodiscipline en apprenant et en suivant des règles. Lorsqu'un adulte veut apprendre un métier, il doit faire de même.
La communauté familiale et amicale, pour l'enfant, ou la communauté professionnelle, pour l'adulte, sont là pour guider le débutant et s'assurer que l'apprentissage se réalise correctement.
Le dogme et l'esprit
"Si vous travaillez aussi dur que possible sur une tâche, vous changerez. Vous commencerez aussi à devenir une seule chose, au lieu de la multitude vociférante que vous étiez jadis." (12 Nouvelles Règle pour une vie au-delà de l'ordre, Chapitre 7)
N'ayez donc pas peur d'apprendre et de vous mêler à une tradition déjà existante. Apprendre des règles, suivre des règles, tout cela n'est pas contraire à la créativité et à la nouveauté. Au contraire, c'est en vous ordonnant vous-même que vous serez capable de faire advenir du nouveau dans le monde.
Règle 8 — Chez vous, essayez de décorer du mieux possible au moins une pièce
Il ne suffit pas de nettoyer sa chambre
Jordan B. Peterson est connu pour ses conseils sur le rangement. Dans son précédent ouvrage, il incitait les jeunes gens à ranger leur chambre avant de vouloir changer le monde. Et il réitère ici, mais va un cran plus loin.
Pour lui, il est essentiel de se connecter au beau et donc, à l'art. Il ne suffirait donc pas de nettoyer sa chambre, ou sa maison ; il faudrait aussi chercher à l'embellir.
Le territoire que vous connaissez, celui que vous ne connaissez pas et celui que vous n'imaginez même pas
Les artistes apprennent (et nous apprennent) à reconnaître ce que nous avons oublié de notre enfance, la façon dont nous voyions le monde à ce moment-là, pleine de mystères et de détails. Ils nous ouvrent aussi l'horizon vers d'autres territoires, ceux que nous ne connaissons pas (ou plus), et ceux que nous n'imaginerions même pas.
Et c'est pourquoi il est si important de leur réserver une place dans notre vie. Ils nous aident à voir plus loin, à oser là où nous n'osons pas. En cela, ils sont les "agents civilisateurs" du monde moderne. À l'avant-garde, les artistes et les innovateurs balisent le chemin que suivront, ensuite, les personnes plus conservatrices.
Une pièce
Le psychologue raconte des anecdotes sur sa maison, son goût pour la peinture impressionniste réaliste soviétique (oui, oui !), et ses tentatives de rénover son bureau à l'université.
Mais pour lui, une chose importe par-dessus tous ces exemples : ayez le courage de rendre au moins l'une de vos pièces de vie plus belle, plus travaillée que les autres. Et même si cela vous attire des ennuis ou des moqueries !
Pas de la décoration
L'art n'est pas de la décoration, mais une "exploration". C'est la raison pour laquelle certains artistes ne cherchent pas à faire du beau, mais à choquer, à repousser les limites, même (et volontairement) en suscitant des émotions négatives.
Ne vous trompez donc pas : il n'y a pas que la beauté de type impressionniste — esthétique que nous avons presque tous adoptée comme modèle du beau aujourd'hui — qui vaut le coup d'œil ! Choisissez des œuvres qui vous parlent et vous transportent au-delà de vous-même.
Règle 9 — Si de vieux souvenirs continuent à vous hanter, notez-les soigneusement, en intégralité
En avez-vous réellement terminé avec le passé ?
Nous avons tous, peu ou prou, été prédateur ou victime. Nous avons souffert et fait souffrir. Ces erreurs, voire ces horreurs, nous reviennent régulièrement en mémoire. Nous ressentons de la peur, de la honte ou encore de la culpabilité.
Il n'est pas facile de se dépêtrer de tels souvenirs. Mais nous devons pourtant faire quelque chose de ces expériences. Nous devons en apprendre quelque chose ; nous devons en tirer une leçon, une morale, afin de ne plus nous laisser aller à de tels agissements.
Évitez de répéter les mêmes erreurs
L'auteur relate l'histoire de l'une de ses patientes qui avait été maltraitée par son grand frère. Elle avait 4 ans et celui-ci 6. Elle voyait pourtant son frère comme une personne menaçante et forte et le considérait comme l'agresseur.
Le travail de Jordan B. Peterson fut (en une seule séance) de dévier le raisonnement en montrant que son grand frère était un enfant, comme elle. Ce qui était en cause était plutôt le manque de surveillance des parents (momentané ou récurrent).
En imaginant la scène de façon différente, la patiente put se libérer de son statut de victime qui l'encombrait et passer à autre chose.
Possédé par des fantômes
Jordan B. Peterson raconte ensuite l'histoire d'une autre patiente qui pensait être possédée par des fantômes. Elle parvint, grâce à l'aide du psychologue et à l'hypnose, à se libérer de ces démons du passé qui la hantaient.
Voici ce que relate l'auteur au sujet de sa guérison :
"Désormais, elle comprenait et admettait suffisamment les dangers potentiels qui l'entouraient pour se frayer un chemin dans la vie en toute sécurité. Il n'était plus nécessaire que ce qu'elle avait appris, mais refusait d'admettre, s'impose à elle de manière incarnée et spectaculaire. Elle avait compris que cela faisait partie de sa personnalité — de la carte qui la guiderait désormais dans ses actions —, et s'était libérée des fantômes qui la possédaient." (12 Nouvelles Règles pour une vie au-delà de l'ordre, Chapitre 9)
Malveillance incompréhensible
Un autre jeune homme suivi par Jordan B. Peterson avait été la victime de malveillance venue d'autres élèves. Il avait développé des symptômes psychotiques qui l'empêchaient de poursuivre sa scolarité.
Le fait de reprendre son histoire et de la raconter à quelqu'un (son psychologue) lui permit d'en comprendre mieux les ressorts et de tirer les leçons pour que cela ne se reproduise plus. Il reprit confiance en lui et décrocha son bac.
Réaliser son potentiel
Réaliser son potentiel passe par le fait de faire des choix. Et cela nous inquiète. Au quotidien, nous pouvons nous trouver perdus devant la montagne de questions et d'incertitudes qui nous attendent dans l'avenir. Face à cela, comment — et que — choisir ?
Ce libre arbitre humain, c'est-à-dire cette capacité de choisir ce que nous avons à faire, est essentiel. Nous nous l'attribuons à nous-mêmes et aux autres, lorsque nous considérons qu'ils sont responsables de leurs actes. À chacun de réaliser son potentiel en utilisant le libre arbitre de sa volonté.
Le verbe sauveur
L'auteur répète ici l'une de ses thèses centrales : la mise en récit de nos aventures nous aide considérablement à avancer dans la vie.
Que nous racontions ou que nous écoutions des histoires, celles-ci nous aident à structurer notre existence et à faire des choix (ou à les accepter, s’ils sont déjà faits) !
Règle 10 — Organisez-vous et appliquez-vous pour que votre relation reste romantique
Le rendez-vous romantique insupportable
L’auteur prévient : il n’est pas spécialiste des relations de couples. Mais il lui est arrivé de traiter ce problème lorsque cela était une demande expresse d’un patient et que c’était lié à sa thérapie.
Jordan B. Peterson insiste ici sur un point : en tant qu'adultes conscients, cherchant à vivre des relations longues et sereines, nous pouvons à tout moment tomber dans l'habitude, voire le ressentiment.
Pour éviter de nous laisser entraîner dans des relations négatives, nous devons travailler sur nous-mêmes et sur la relation. Quand bien même nous n'aimons pas les dîners romantiques, nous devrions peut-être nous efforcer d'apprendre à les vivre avec plaisir.
L'idée, assez connue, est la suivante : en y accordant du temps et de la patience, nous pouvons continuer à voir en l'autre des choses nouvelles :
"Avec un peu d'attention, il se peut que vous continuiez à découvrir, chez la personne que vous avez choisie, suffisamment de mystères pour maintenir l'esprit qui vous avait réunis au départ. Avec un peu d'attention, vous pourrez éviter chacun d'enfermer l'autre dans une boîte, le châtiment à portée de main s'il faisait mine d'en sortir, le mépris pour la prévisibilité qui en résulte et vous guette tous les deux." (12 Nouvelles Règles pour une vie au-delà de l'ordre, Chapitre 10)
Le ciment
Vous avez sans doute entendu la phrase : "le sexe est le ciment du couple". Mais pour l'auteur, le ciment du couple n'est pas le sexe. Les situations sont trop diverses pour que nous puissions affirmer une chose pareille.
Par contre, ce qui compte plus que tout est la confiance. En ayant confiance l'un dans l'autre, nous pourrons nous aider dans les moments les plus difficiles de nos existences respectives.
Le Christ dans le cierge
Ne nous leurrons pas : lorsque nous nous engageons dans un couple, via le serment du mariage notamment, nous ne le faisons pas en considérant que nous avons déjà trouvé la meilleure personne possible — et que, à partir de là, tout ira bien !
En réalité, il y a bien d'autres personnes qui auraient pu faire l'affaire. Et ce n'est même pas la question. Lorsque nous nous engageons, nous acceptons de construire une relation avec quelqu'un en sachant que cela va être dur, parce que nous sommes différents et pleins de défauts.
Comment s'en sortir ? En négociant de bonne foi, à propos de vos objectifs propres et communs.
Négociation, tyrannie et esclavage
Le psychologue résume les trois positions possibles (interchangeables) :
Le tyran = tu fais ce que je veux ;
L'esclave = je fais ce que tu veux ;
La négociation = cherchons un consensus sur ce que nous voulons.
Pour atteindre la négociation, il faut dépasser les "je ne sais pas ce que je veux", les larmes et, bien sûr, les insultes. La négociation n'est pas une partie de plaisir à court terme, mais c'est la voie la plus durable.
La gestion du ménage
L'auteur donne ici quelques conseils pratiques qui peuvent sembler éloignés du romantisme et qui, pourtant, lui permettent de perdurer.
Décider de questions prosaïques du quotidien comme "qui fait le lit et comment” (pour ne pas avoir à entrer dans des discussions interminables tous les jours sur ces sujets).
Choisir quelle est la carrière à faire passer en priorité.
Être clair sur les choix éducatifs des enfants.
Etc.
Pensez également à parler au moins une fois par semaine des sujets qui préoccupent votre partenaire, comme son travail, sa relation aux enfants ou ce que vous pourriez faire pour l'aider, etc.
Enfin, le romantisme
Tel est bien l'objet final de ce chapitre ! Retrouver le romantisme et le plaisir de vivre à deux. Jordan B. Peterson est fier de son ménage : plus de 30 ans de mariage, ce n'est pas rien.
Sur la base de cette expérience et de son métier, il propose en plus des conseils et réflexions ci-dessus de se consacrer au thème du romantisme de façon pragmatique. Au moins deux fois par semaine, cherchez à trouver un intermède romantique où vous pourrez surprendre ou séduire votre partenaire.
Il aborde aussi la question du célibat. Sa réponse est assez simple : organisez-vous pour trouver du temps pour vous et pour des rendez-vous galants. Préparez-vous et soyez à l'écoute. Trouver quelqu'un peut prendre du temps, mais c'est possible !
Vous voulez en lire plus sur l'amour et ses mystères ? Consultez par exemple notre chronique de L'art d'aimer d'Erich Fromm.
Règle 11 — Interdisez-vous la tromperie, l'arrogance ou le ressentiment
Le plus important, ce sont les histoires
Comment se prémunir contre la part obscure qui nous habite et que nous rencontrerons à plusieurs reprises dans notre existence ? Comment faire face, en particulier, à ce triptyque maléfique ?
La tromperie, c'est le fait de cacher des choses aux autres, de tricher, y compris avec soi-même.
L'arrogance, c'est le fait de considérer les autres avec mépris et de refuser tout apprentissage.
Le ressentiment, c'est le fait d'en vouloir aux autres, voire à la vie tout entière, pour ce que nous sommes.
Eh bien, c'est ici encore grâce aux histoires. C'est ce que Jordan B. Peterson nomme "l'histoire du théâtre humain" qui peut — si nous l'écoutons — nous renseigner sur ces attitudes et nous prémunir contre elles.
Les personnages éternels du théâtre humain
Voici quelques personnages (ou composantes) qui reviennent constamment dans les histoires. Ceux-ci font partie de notre histoire essentielle à tous :
Le dragon du chaos = la baleine dans Pinocchio, le cachot dans La Belle au bois dormant et bien d'autres… C'est l'endroit des possibles encore indéterminés, bons comme mauvais.
Nature : création et destruction = cette dynamique sans fin se retrouve partout et nous devons être initiés à la possibilité de la destruction assez tôt dans notre vie pour pouvoir y être préparés.
Culture : sécurité et tyrannie = les structures sociales et hiérarchiques qui apportent stabilité, communauté et sécurité, mais aussi risque d'étranglement et de folie destructrice.
L'individu : héros et adversaire = Caïn et Abel, et bien d'autres, représentent la division constante, dans les histoires, entre des figures positives et négatives.
Le ressentiment
"Vous éprouvez du ressentiment à cause de l'inconnu et de ses terreurs, parce que la nature conspire contre vous, parce que vous êtes victime de l'aspect tyrannique de la culture, et à cause de votre malveillance et de celle des autres." (12 Nouvelles Règles pour une vie au-delà de l'ordre)
C'est bien assez ! Le temps, la nature et la culture nous accablent, aussi bien que nous-mêmes et nos semblables. Comment, dans ces conditions, ne pas sombrer dans le ressentiment ? Mais, nous pouvons résister à cet état émotionnel.
Ce n'est pas simple, bien sûr. Mais cela passe par le courage (et les encouragements) et la sincérité.
La tromperie et l'arrogance
Nous pouvons tromper par :
Action, lorsque nous agissons expressément dans le but de tromper ;
Omission, lorsque nous nous abstenons de faire une action qui conduirait à la vérité.
La tromperie et l'arrogance ont plusieurs sources possibles. L'une d'entre elles est le manque de confiance en soi et de façon plus générale en l'humanité (pessimisme, voire cynisme).
Le risque existentiel de l'arrogance et de la tromperie
La tromperie et l'arrogance (qui lui est liée, puisqu'il s'agit de se tromper sur soi-même en se considérant à tort comme supérieur) créent un cercle vicieux. En fait, c'est une forme de dépendance, d'addiction.
"Lorsque vous vous livrez habituellement à la tromperie, vous construisez une structure qui ressemble beaucoup à celle qui prolonge la dépendance, surtout si vous vous en tirez, ne serait-ce que momentanément. La réussite du mensonge est gratifiante. Et si les risques étaient élevés et que vous ne vous êtes pas laissé prendre au dépourvu, cette récompense peut se révéler intense." (12 Nouvelles Règles pour une vie au-delà de l'ordre)
À votre place
Il n'y a pas d'autres alternatives que de se tourner vers les faces positives de l'individu, de la culture, de la nature et du temps. La confiance et le courage sont deux attitudes fondamentales que les héros de nos histoires favorites arborent et ce sont elles que nous devons travailler pour corriger nos défauts.
Règle 12 — Soyez reconnaissant malgré vos souffrances
Le bas peut permettre de définir le haut
Ce n'est bien souvent qu'après avoir fait l'expérience du mal (subi ou créé) que nous pouvons nous relever et véritablement prendre la mesure de l'existence. C'est l'expérience parfois terrifiante de la vie qui — si elle est comprise et courageusement surmontée — nous rend meilleurs.
L'esprit méphistophélique
Cet esprit, c'est celui qui nie et nous empêche de devenir qui nous voulons être explicitement. Il y a quelque chose en nous — des "démons" intérieurs — qui s'invite et déjoue nos plans. Nous procrastinons, nous changeons d'idée, etc. Et voilà que nos projets tombent à l'eau !
Plus profondément, nous avons en nous une tendance nihiliste à vouloir nier l'existence au profit du "rien". Plus de souffrance, mais plus non plus de joie, etc.
L'auteur insiste pourtant sur un point : même quand nous sommes face à la mort, en particulier d'un proche, il vaut la peine de rester fort et en vie. À la fois pour soi, pour les autres et celui qui part…
Et il en va finalement de même pour soi : malgré votre propre mortalité, apprenez à être fort et à affirmer la vie avec gratitude et reconnaissance.
Le courage et, au-dessus, l'amour
« C’est dans le cadre de cette entreprise impossible — cette décision d’aimer — que le courage se manifeste, permettant à ceux qui font de façon courageuse le choix de la difficulté, nécessaire pour agir pour le bien, même dans les pires moments. Si vous décidez d’exprimer les deux vertus de l’amour et du courage — simultanément et sciemment —, vous faites le choix de travailler à l’amélioration des choses et non à leur aggravation, même pour vous, même si vous savez qu’à cause de vos erreurs et de vos omissions, vous êtes déjà perdu aux trois quarts. » (12 Nouvelles Règles pour une vie au-delà de l'ordre, Chapitre 12)
Apprendre à aimer les autres dans toute leur complexité et leur fragilité sera l’un de vos plus beaux trésors. Et sera une part de votre antidote pour affronter les difficultés de la vie.
Conclusion sur « 12 nouvelles règles pour une vie au-delà de l'ordre » de Jordan B. Peterson :
Ce qu'il faut retenir de « 12 Nouvelles Règles pour une vie au-delà de l'ordre » de Jordan B. Peterson :
Voilà un livre de développement personnel qui va, pour ainsi dire, "au-delà" du pur manuel de trucs et astuces pour apprendre à mieux vivre et à s'organiser.
Il s’agit presque d’un livre de philosophie. Si vous aimez réfléchir en compagnie d’un auteur, c’est le livre idéal. Vous n’êtes pas obligé d’être d’accord avec toutes les idées, mais vous pourrez essayer de les comprendre et de voir comment elles s’accordent (ou pas).
Autre "plus" de ce livre : la référence aux films et aux nombreuses histoires et contes de notre enfance. Cet ancrage dans la fiction aide considérablement à rendre le propos plus vivant et nous fait, d'ailleurs, mieux comprendre son rôle également.
Vous n'avez pas besoin d'avoir lu 12 règles pour une vie : un antidote au chaos, pour vous lancer dans ce deuxième volume. Toutefois, cela ne peut pas faire de mal de savoir ce qu'il en avait déjà dit auparavant !
Points forts :
Une pensée originale et forte, qui donne envie de penser ;
De nombreux exemples de sa vie personnelle et professionnelle (avec ses patients) ;
Des analyses passionnantes de nombreux récits de fiction, mythes et histoires bibliques.
Points faibles :
Si vous cherchez un manuel de développement personnel clé en main et facile à lire, ce n'est sans doute pas le meilleur choix.
Ma note :
★★★★★
Avez-vous lu le livre de Jordan B. Peterson « 12 nouvelles règles pour une vie au-delà de l'ordre » ? Combien le notez-vous ?
[ratings]
Visitez Amazon afin de lire plus de commentaires sur le livre de Jordan B. Peterson « 12 nouvelles règles pour une vie au-delà de l'ordre ».
Visitez Amazon afin d’acheter le livre de Jordan B. Peterson « 12 nouvelles règles pour une vie au-delà de l'ordre ».
Cet article 12 nouvelles règles pour une vie au-delà de l’ordre est apparu en premier sur Des livres pour changer de vie.
May 16 2024, 5:00pm
-
J'ai publié sur des-livres-pour-changer-de-vie.fr
TEST DE VITESSE 2 – STEFAN – TEXTE – 11 MAI 2024
« Sed ut perspiciatis unde omnis iste natus error sit voluptatem accusantium doloremque laudantium, totam rem aperiam, eaque ipsa quae ab illo inventore veritatis et quasi architecto beatae vitae dicta sunt explicabo. Nemo enim ipsam voluptatem quia voluptas sit aspernatur aut odit aut fugit, sed quia consequuntur magni dolores eos qui ratione voluptatem sequi nesciunt. Neque […] Cet article TEST DE VITESSE 2 – STEFAN – TEXTE – 11 MAI 2024 est apparu en premier sur Des livres pour changer de vie.
May 12 2024, 12:47am
-
J'ai publié sur des-livres-pour-changer-de-vie.fr
TEST DE VITESSE
« Sed ut perspiciatis unde omnis iste natus error sit voluptatem accusantium doloremque laudantium, totam rem aperiam, eaque ipsa quae ab illo inventore veritatis et quasi architecto beatae vitae dicta sunt explicabo. Nemo enim ipsam voluptatem quia voluptas sit aspernatur aut odit aut fugit, sed quia consequuntur magni dolores eos qui ratione voluptatem sequi nesciunt. Neque […] Cet article TEST DE VITESSE est apparu en premier sur Des livres pour changer de vie.
May 11 2024, 4:05pm
-
J'ai publié sur des-livres-pour-changer-de-vie.fr
Les formes de l’intelligence
Résumé de « Les formes de l’intelligence » de Howard Gardner : le livre classique — et polémique — de Howard Gardner, psychologue états-unien qui développe dans cet ouvrage sa fameuse théorie des intelligences multiples, abondamment reprise en éducation et en développement personnel, notamment.
Par Howard Gardner, 1997
Titre original : « Frames of mind », 1983.
Chronique et résumé de « Les formes de l’intelligence » de Howard Gardner
Quelques mots sur Howard Gardner
Howard Gardner est un psychologue de renommée mondiale né le 11 juillet 1943 à Scranton, en Pennsylvanie, aux États-Unis. Il est surtout connu pour sa théorie des intelligences multiples, qui a révolutionné notre compréhension de l’intelligence humaine.
Howard Gardner a obtenu son doctorat en psychologie du développement à l’Université de Harvard en 1971. Il y a ensuite enseigné et mené des recherches pendant de nombreuses années.
Sa théorie des intelligences multiples est exposée pour la première fois en 1983 dans son livre « Frames of Mind: The Theory of Multiple Intelligences . Il y soutient que l’intelligence ne peut pas être réduite à une seule capacité cognitive, mais plutôt qu’il existe plusieurs types d’intelligence.
Cette théorie a eu un impact significatif sur l’éducation en encourageant une approche plus diversifiée de l’enseignement pour répondre aux besoins individuels des élèves.
Parmi les autres ouvrages notables de Gardner, on peut citer :
Les Nouvelles Formes de la vérité, de la beauté et de la bonté. Pour les transmettre au XXIe siècle (2013)
Faire évoluer les esprits. En politique, dans l’entreprise et dans la vie privée (2007) ;
Les Personnalités exceptionnelles. Mozart, Freud, Gandhi et les autres (1999).
Howard Garner a reçu de nombreux prix et distinctions pour ses contributions à la compréhension de la cognition humaine. Il continue d’être une figure influente dans le domaine de la psychologie cognitive et de l’éducation.
À noter avant de commencer cette chronique : tous les noms des parties et des chapitres sont les noms originaux. Toutefois, afin de simplifier la présentation de ce livre assez technique et difficile, les intertitres à l'intérieur des chapitres ont été modifiés.
Introduction : L’idée d’intelligences multiples
Dès le départ, Howard Gardner met en avant l’idée que l’intelligence humaine est beaucoup plus complexe et diversifiée que ce que les tests traditionnels d’intelligence peuvent mesurer. Il souligne que l’intelligence ne devrait pas être réduite à une catégorie étroite, mais plutôt comprise comme une combinaison de diverses compétences et talents.
Il introduit la notion fondamentale selon laquelle l’intelligence peut se manifester de différentes manières à travers des « formes » ou « types » d’intelligence distincts. Ce point de départ met en lumière la nécessité de reconnaître et de valoriser la diversité des capacités humaines pour une meilleure compréhension de notre potentiel intellectuel.
Première partie — Le contexte
Chapitre 1 — L’intelligence : les théories classiques
Dans ce chapitre, Howard Gardner explore les théories classiques de l’intelligence qui ont influencé la psychologie cognitive et l’éducation pendant de nombreuses années. Il remet en question l’idée qu’une seule forme d’intelligence puisse être mesurée de manière exhaustive et défend l’idée que l’intelligence est plus complexe et diversifiée que ce que ces théories suggèrent.
Passage en revue des auteurs classiques
Howard Gardner évoque, entre autres :
La théorie de l’intelligence générale développée par Charles Spearman.
La théorie de la structure mentale multiple de Louis Thurstone.
Il donne une place particulière aux travaux de Jean Piaget, un psychologue suisse célèbre pour ses travaux sur le développement cognitif des enfants. Howard Gardner discute de son approche en ce qui concerne la compréhension de l’intelligence et du développement intellectuel.
Il reconnaît l’importance des travaux du chercheur suisse et de sa théorie du développement cognitif, qui a grandement influencé la psychologie du développement. Pour ce dernier, les enfants passent par différentes étapes de développement cognitif, chacune caractérisée par des modes de pensée spécifiques.
Ces étapes/périodes sont les suivantes :
Sensorimotrice ;
Préopératoire ;
Opérations concrètes ;
Opérations formelles.
Nouveaux développements
Malgré son importance, cette théorie est insuffisante, selon Howard Gardner. L’auteur développe plutôt l’idée selon laquelle :
Le développement intellectuel peut être réduit à un ensemble d’étapes universelles ;
Les individus peuvent développer diverses formes d’intelligence indépendamment les unes des autres.
Howard Gardner met également en évidence l’importance de l’interaction entre la biologie, la culture et l’expérience dans le développement de l’intelligence. Il suggère que l’approche de Piaget, bien qu’utile pour comprendre le développement cognitif des enfants, ne tient pas pleinement compte de la complexité de l’intelligence et de la manière dont elle se manifeste à travers diverses formes.
Finalement, l’auteur soutient que sa théorie des intelligences multiples est plus holistique et réaliste que les théories classiques, car elle reconnaît la diversité des talents humains. Il insiste sur l’importance de cette approche dans l’éducation, encourageant les enseignants à reconnaître et à développer les différentes formes d’intelligence chez leurs élèves.
Chapitre 2 — Les fondements biologiques de l’intelligence
Dans ce chapitre, Howard Gardner explore les bases biologiques de l’intelligence, en examinant comment le cerveau et le système nerveux sont liés à nos capacités cognitives. Il soutient que l’intelligence ne peut être pleinement comprise sans tenir compte de son substrat biologique.
Neurones et gènes
L’auteur commence par discuter de la complexité du cerveau humain, qui est composé de milliards de cellules nerveuses interconnectées appelées neurones. Il explique que l’intelligence émerge de l’interaction entre ces neurones et que chaque individu possède une architecture cérébrale unique qui influence son intelligence.
L’auteur aborde ensuite le rôle des gènes dans la détermination de l’intelligence. Il reconnaît que la génétique joue un rôle important dans la détermination de certaines aptitudes cognitives, mais il insiste sur le fait que l’environnement et l’expérience jouent également un rôle crucial dans le développement de l’intelligence.
Howard Gardner examine également les différences de structure cérébrale entre les individus, en particulier en ce qui concerne les zones du cerveau associées à des compétences spécifiques. Par exemple, il discute des découvertes en neurosciences qui montrent que la région du cerveau associée à la mémoire, l’hippocampe, est essentielle pour les processus de mémorisation.
Plasticité du cerveau humain
L’auteur souligne que le cerveau est hautement plastique, ce qui signifie qu’il a la capacité de changer et de s’adapter en réponse à l’expérience et à l’apprentissage. Il insiste sur l’importance de l’éducation dans la formation et le développement de l’intelligence, car elle peut influencer la structure et la fonction cérébrale.
Howard Gardner aborde également la question de l’intelligence animale et examine les similitudes et les différences entre l’intelligence humaine et celle d’autres espèces. Il explore comment les animaux utilisent leur intelligence pour résoudre des problèmes, communiquer, et s’adapter à leur environnement. Finalement, le psychologue souligne que l’intelligence est une propriété complexe qui émerge de l’interaction entre ces facteurs et que le cerveau est hautement plastique, ce qui signifie qu’il peut se modifier en réponse à l’expérience et à l’apprentissage.
Idée : avant d'aller plus loin, découvrez ces citations sur l'intelligence pour vous faire une meilleure idée de la théorie de Howard Gardner.
Chapitre 3 — Qu’est-ce qu’une intelligence ?
Dans ce chapitre, Howard Gardner commence par remettre en question la définition traditionnelle de l’intelligence, souvent associée à des capacités cognitives telles que la mémoire, la résolution de problèmes mathématiques et la compréhension verbale. Il soutient que cette définition est trop étroite et ne tient pas compte de la diversité des compétences humaines.
Une définition de l’intelligence
L’auteur propose ensuite sa propre définition de l’intelligence. Selon Howard Gardner, l’intelligence est :
« [U] ne capacité ou un ensemble d’aptitudes qui permet à une personne de résoudre des problèmes ou de concevoir des produits qui soient importants dans un certain contexte culturel. » (Les formes de l’intelligence, Chapitre 3)
Il insiste sur le fait que cette définition reconnaît la variété des formes d’intelligence, de l’intelligence linguistique à l’intelligence musicale en passant par l’intelligence spatiale.
Howard Gardner explore également l’idée que l’intelligence peut être située dans un contexte culturel. Il soutient que ce qui est considéré comme une intelligence précieuse peut varier d’une culture à l’autre, ce qui signifie que l’intelligence ne peut pas être complètement décontextualisée.
Par ailleurs, le psychologue aborde également la question de la mesure de l’intelligence. Il critique les tests de quotient intellectuel (QI) traditionnels, qui sont souvent basés sur des compétences cognitives spécifiques, et qui négligent d’autres formes d’intelligence. Il propose que des évaluations plus nuancées soient créées afin de mieux refléter la diversité des talents des individus.
Conditions nécessaires
Howard Gardner discute des « conditions nécessaires » de l’intelligence en se référant aux éléments essentiels qui doivent être réunis pour qu’une compétence particulière soit considérée comme une forme d’intelligence.
Gardner soutient que pour qu’une compétence soit reconnue comme une intelligence distincte, elle doit répondre aux conditions suivantes.
Potentiel biologique ou cérébral : l’auteur suggère que chaque forme d’intelligence doit être associée à un potentiel biologique ou cérébral spécifique. Par exemple, l’intelligence musicale peut être liée à des zones du cerveau impliquées dans la perception et la création de la musique.
Capacité à résoudre des problèmes ou à créer des produits : une forme d’intelligence doit inclure la capacité à résoudre des problèmes ou à créer des produits qui sont valorisés dans une culture donnée. Par exemple, l’intelligence mathématique implique la résolution de problèmes mathématiques, tandis que l’intelligence artistique implique la création d’œuvres artistiques.
Existence au sein de différentes cultures : Howard Gardner considère qu’une forme d’intelligence doit être présente et reconnue dans différentes cultures. Il souligne ainsi que les formes d’intelligence ne sont pas limitées à une seule culture ou société.
Apprentissage et développement possibles : il insiste sur le fait qu’une forme d’intelligence doit être susceptible d’être développée et améliorée grâce à l’apprentissage et à l’expérience. Cela signifie que les individus ont la capacité de développer leurs intelligences dans des domaines qui les intéressent ou qui sont importants pour eux.
En résumé, ces conditions nécessaires se réfèrent aux critères qui doivent être satisfaits pour qu’une intelligence soit reconnue comme distincte et valide au sein de sa théorie des intelligences multiples. L’auteur cherche ainsi à définir et à légitimer les différentes formes d’intelligence qu’il identifie dans sa théorie.
Deuxième partie — La théorie
Chapitre 4 — L’intelligence linguistique
L’intelligence linguistique, selon Howard Gardner, se définit par la capacité à manier les mots avec finesse et à décoder les subtilités du langage. Elle s’épanouit particulièrement dans des domaines tels que l’écriture, l’édition, et la traduction.
Cette forme d’intelligence englobe aussi bien la réception de stimulations linguistiques (l’écoute et la lecture) que la création proprement dite de langage (la parole et l’écriture). Plus que cela, elle consiste à saisir comment le langage peut influencer les émotions, une compétence cruciale pour les poètes, les politiciens ou les romanciers, par exemple.
L’intelligence linguistique se traduit par la capacité à comprendre autrui et à articuler ses propres pensées, qu’elles s’expriment dans la langue maternelle ou dans d’autres langues. Elle occupe une place de choix dans l’éducation, souvent mise en lumière aux côtés de l’intelligence logico-mathématique.
Exemples
Que ce soit chez les auteurs, les traducteurs, ou les orateurs, l’intelligence linguistique est la muse qui guide ceux qui manient le langage à l’écrit ou à l’oral. Elle s’incarne notamment dans :
La parole des avocats ;
La plume des écrivains ;
Plus généralement dans la voix de ceux qui lisent, parlent, résolvent des problèmes, créent, et comprennent grâce au pouvoir des mots.
Chapitre 5 — L’intelligence musicale
L’intelligence musicale, selon Howard Gardner, représente la capacité humaine à appréhender, créer et interpréter la musique sous diverses formes, notamment les rythmes, les mélodies et les motifs musicaux.
Cette forme d’intelligence englobe à la fois des processus actifs et passifs, ce qui signifie qu’elle s’exprime non seulement dans la pratique musicale, mais aussi dans l’appréciation de la musique.
Les individus dotés d’une intelligence musicale développée sont capables de jouer d’un instrument de musique, de chanter ou de composer de manière compétente, ce qui reflète la composante active de cette intelligence.
Ils peuvent créer des compositions originales, interpréter des partitions musicales, et comprendre la structure et la signification émotionnelle des œuvres musicales.
La composante passive de l’intelligence musicale réside dans la capacité à écouter, apprécier et comprendre la musique en tant qu’auditeur. Les personnes ayant cette intelligence sont sensibles aux nuances musicales, capables de distinguer les différents instruments et timbres, et d’analyser les modèles musicaux et les harmonies présents dans une pièce musicale.
Exemples
L’intelligence musicale est particulièrement développée et essentielle chez :
Les musiciens professionnels ;
Les compositeurs et les artistes musicaux.
Cependant, elle ne se limite pas à ces groupes. Toute personne, qu’elle soit ou non musicienne, peut avoir une intelligence musicale, bien que son niveau de développement puisse varier.
Howard Gardner considère que l’intelligence musicale est cruciale pour comprendre le rôle de la musique dans la culture humaine. Elle permet d’exprimer des émotions et des idées de manière unique, de communiquer avec les autres à travers la musique, et de développer une appréciation profonde de cet art.
L’intelligence musicale peut également être liée à d’autres formes d’intelligence, comme l’intelligence interpersonnelle (capacité à collaborer avec d’autres musiciens) et l’intelligence linguistique (par le biais des paroles de chansons).
Intelligence et créativité font bon ménage et sont souvent synonymes.
Chapitre 6 — L’intelligence logico-mathématique
L’intelligence logico-mathématique permet de soulever — et de solutionner — des questions de nature logique ou mathématique. C’est la capacité à faire usage des nombres afin de venir à bout de problèmes quantitatifs ou logiques.
Si vous avez une bonne intelligence logico-mathématique, vous serez capable de calculer bien sûr. Mais ce n'est pas tout. Vous pourrez également :
Mesurer ;
Faire preuve de logique ;
Résoudre des problèmes mathématiques ;
Faire des investigations scientifiques ;
Classer des objets.
Exemples
L’intelligence logico-mathématique est, selon le psychologue, particulièrement utile dans :
Les sciences :
Mais aussi dans les affaires ;
Ou encore en pharmacie et en médecine.
Toutefois, Howard Gardner remarque qu’une partie du problème concernant le QI et l’intelligence aujourd’hui vient du fait que nous avons privilégié cette intelligence logico-mathématique au détriment des autres.
Chapitre 7 — L’intelligence spatiale
Cette forme d'intelligence représente la capacité humaine à comprendre et à manipuler l’espace qui nous entoure. Elle englobe diverses compétences. Lesquelles ? Notamment la capacité à :
Naviguer efficacement dans un milieu donné ;
Percevoir les rapports entre objets au sein d'un espace ;
Créer des images mentales des objets en mouvement.
L'intelligence spatiale permet à un individu de visualiser la continuité d’une image lorsqu’elle est en rotation ou de former un plan spatial mental.
Un exemple concret de l’application de l’intelligence spatiale se manifeste lorsqu’il s’agit d’organiser des objets dans un espace limité. Par exemple : disposer des valises de manière optimale dans le coffre d’une voiture… Ou encore de concevoir un itinéraire pour se rendre d’un point A à un point B de manière efficace.
Exemples
Cette forme d’intelligence intervient également dans des domaines tels que :
L’architecture, où les architectes doivent concevoir des espaces fonctionnels et esthétiques ;
La menuiserie, qui nécessite la compréhension des dimensions et des assemblages spatiaux ;
L’urbanisme, où la planification de l’utilisation de l’espace urbain est essentielle.
En mathématiques, l’intelligence spatiale est également précieuse, car elle aide à comprendre et à résoudre des problèmes géométriques complexes. De plus, dans des jeux comme les échecs, elle permet de prévoir les mouvements des pièces sur l’échiquier. Une aide cruciale pour élaborer des stratégies gagnantes !
Howard Gardner considère que l’intelligence spatiale est l’une des intelligences multiples qui font partie de la palette de compétences humaines. Elle est importante car elle permet de comprendre et de maîtriser l’espace qui nous entoure. Elle offre également un aperçu de la manière dont les individus perçoivent et interagissent avec leur environnement.
Chapitre 8 — L’intelligence kinesthésique
Dans la perspective de Howard Gardner, l’intelligence corporelle-kinesthésique représente la capacité d’exercer un contrôle précis sur les mouvements du corps, que ce soit dans des activités sportives, artistiques, ou dans l’expression d’idées et de sentiments à travers des gestes physiques.
Cette forme d’intelligence permet à un individu de coordonner son corps de manière experte pour atteindre des objectifs spécifiques, que ce soit en exécutant une danse complexe, en pratiquant un sport de haut niveau, en réalisant une intervention chirurgicale délicate, ou en créant des œuvres artisanales d’une grande finesse.
Howard Gardner a souligné dans certaines de ses publications ultérieures que l’intelligence corporelle-kinesthésique se développe principalement grâce à une pratique intensive et à l’acquisition d’une expertise. En d’autres termes, elle s’enrichit avec l’expérience et la répétition, permettant à une personne de maîtriser des compétences motrices complexes au fil du temps.
Exemples
Les professions qui exigent une utilisation prépondérante de cette intelligence incluent donc les :
Danseurs, qui doivent exécuter des mouvements gracieux et complexes ;
Athlètes professionnels, qui doivent contrôler leur corps pour exceller dans leur sport ;
Chirurgiens, qui nécessitent une précision millimétrique lors des interventions médicales ;
Artisans, qui créent des objets avec une dextérité exceptionnelle.
En fin de compte, l’intelligence corporelle-kinesthésique témoigne de la capacité humaine à maîtriser les mouvements de son propre corps de manière hautement spécialisée. Elle est le fruit d’une pratique soutenue et de la recherche de l’excellence dans ces domaines spécifiques.
Chapitre 9 — Les intelligences personnelles
L’intelligence intrapersonnelle
L’intelligence intrapersonnelle se révèle être un miroir intérieur, permettant à une personne de forger une image authentique et détaillée d’elle-même et de l’exploiter efficacement dans sa vie. Elle fait davantage appel à la sphère des images mentales qu’à celle du langage.
En somme, il s’agit de la capacité à déchiffrer ses propres émotions, à maintenir une connexion ouverte avec ses besoins et désirs personnels. Cette forme d’intelligence s’inscrit dans la tradition de l’introspection et de la psychologie analytique. Elle permet d’anticiper et de guider ses actions en fonction d’une connaissance approfondie de soi.
Il est important de noter que, bien que cela ne soit pas systématique, une personne dotée d’une intelligence intrapersonnelle élevée peut parfois être perçue par son entourage comme étant égocentrique.
Cette forme d’intelligence est étroitement liée à la sensibilité de l’individu envers ses propres potentiels, limites et émotions. Elle englobe la capacité de se comprendre soi-même, ainsi que la maîtrise de soi.
Dans les domaines du conseil, de la psychologie et de la psychiatrie, l’intelligence intrapersonnelle est grandement sollicitée et valorisée.
L’intelligence interpersonnelle
L’intelligence interpersonnelle se définit comme la capacité à comprendre autrui, à établir des communications efficaces, et à anticiper les comportements des individus. Elle permet à une personne d’interagir de manière appropriée et adaptée avec les autres, en reconnaissant les nuances de personnalité, de caractère et de motivations qui les animent.
Cette forme d’intelligence favorise l’empathie, la coopération, la tolérance, et même la capacité à influencer ou à manipuler subtilement les interactions.
Elle permet également de déchiffrer les intentions de quelqu’un, même si elles ne sont pas explicitement exprimées, ce qui est essentiel pour résoudre des problèmes liés aux relations interpersonnelles.
L’intelligence interpersonnelle est particulièrement prépondérante chez les individus charismatiques et atteint son apogée chez ceux dotés d’une grande empathie. Cette caractéristique est souvent observée chez les :
Enseignants ;
Thérapeutes ;
Leaders (politiques, religieux) ;
Commerciaux ;
Gestionnaires d’équipe.
Elle est un atout précieux pour la création de relations harmonieuses. Mais ce n'est pas tout : elle aide à la résolution de conflits et l’influence positive sur autrui, ce qui en fait une compétence cruciale pour réussir dans ces métiers.
Chapitre 10 — Une critique de la théorie des intelligences
Dans ce chapitre, Howard Gardner cherche à développer un regard critique sur sa propre théorie. Comment ? En la comparant à d’autres théories qui existent déjà. L’objectif est de montrer que cette nouvelle approche permet de comprendre plus de choses que celles qui lui ont précédé.
N'entrons pas ici dans les détails de ce chapitre technique. Nous pouvons retenir que le psychologue étudie plusieurs opérations cognitives dites « de niveau supérieur » telles que :
Le bon sens ;
L’originalité ;
La capacité métaphorique ;
La sagesse ;
Et enfin la conscience de soi.
Pour l’auteur, ces catégories anciennes cherchent à décrire, de façon trop générale et imparfaite, des segments de compétences qui appartiennent aux intelligences multiples étudiées plus haut.
Chapitre 11 — La socialisation des intelligences
Howard Gardner aborde la notion de la « socialisation des intelligences humaines » pour expliquer comment les individus développent leurs différentes formes d’intelligence à travers leurs interactions avec la société et la culture qui les entourent.
Cette idée est un élément clé de sa théorie des intelligences multiples.
Howard Gardner soutient que les intelligences humaines ne se développent pas de manière isolée. En fait, elles sont fortement influencées et façonnées par l’environnement social et culturel dans lequel les individus grandissent et évoluent.
Culture et société
Premièrement l’auteur soutient que la culture et la société ont une influence majeure dans la formation des intelligences. Les valeurs, les croyances, les pratiques, les normes et les attentes de la société contribuent à façonner la manière dont les individus développent et manifestent leurs compétences intellectuelles.
Par ailleurs, le psychologue met en avant l’idée selon laquelle l’apprentissage se fait nécessairement à travers l’interaction sociale. Howard Gardner souligne que de nombreuses formes d’intelligence sont développées à travers des rencontres entre personnes.
Par exemple, l’intelligence interpersonnelle, qui concerne la compréhension des autres et des relations sociales, se développe principalement — voire uniquement — dans le cadre des interactions avec d’autres individus.
Symboles et communication
Troisièmement, les symboles et la communication jouent un rôle crucial dans la socialisation des intelligences humaines. Les symboles comprennent le langage, les mots, les gestes, les signes, les images, la musique, etc. Ils sont utilisés pour communiquer des idées, des émotions, des connaissances et des valeurs au sein d’une culture donnée.
L’auteur avance par ailleurs l’idée que l’apprentissage se produit souvent par la médiation symbolique. Autrement dit, les individus acquièrent de nouvelles connaissances et compétences en utilisant des symboles pour représenter des concepts abstraits. Par exemple, l’apprentissage mathématique repose largement sur la manipulation de symboles numériques.
Diversité des cultures et donc des valorisations des intelligences
Enfin, Howard Gardner défend l’idée de la diversité culturelle des intelligences. Selon lui, il est évident que différentes cultures valorisent différentes formes d’intelligence. Par conséquent, la socialisation des intelligences peut varier d’une culture à l’autre, ce qui contribue à la diversité des talents humains à travers le monde.
Troisième partie — Implications et applications
Chapitre 12 : L’éducation des intelligences
Dans ce chapitre, Howard Garner souhaite proposer d’adapter et d’utiliser sa théorie dans le domaine de l’éducation. Pour ce faire, il propose de créer une grille d’analyse des processus éducatifs.
Il s’agit d’un outil conceptuel pour aider à évaluer comment les différents types d’intelligence, tels que ceux qu’il a identifiés dans sa théorie des intelligences multiples, peuvent être pris en compte dans le processus éducatif.
Cette grille vise donc à informer les éducateurs sur la manière d’adapter leur enseignement pour répondre aux besoins et aux forces cognitives diverses des élèves.
Les 5 principaux éléments ou étapes de la grille d'analyse
Identification des intelligences présentes. La première étape consiste à identifier les types d’intelligence présents chez les élèves. L’enseignant doit reconnaître que chaque élève possède une combinaison unique de ces intelligences.
Conception de l’enseignement adapté. Une fois que les intelligences des élèves sont identifiées, l’enseignant peut concevoir des activités et des méthodes d’enseignement qui prennent en compte ces différentes intelligences. Par exemple, si un élève excelle dans l’intelligence musicale, l’enseignant peut intégrer la musique dans l’apprentissage. Si un élève est fort en intelligence spatiale, des activités visuelles ou de résolution de problèmes spatiaux peuvent être proposées.
Différenciation de l’enseignement. La grille d’analyse encourage la différenciation de l’enseignement, c’est-à-dire l’adaptation de l’enseignement pour répondre aux besoins spécifiques de chaque élève. Cela signifie que les élèves peuvent être regroupés en fonction de leurs forces cognitives pour travailler sur des projets ou des activités qui leur conviennent le mieux.
Évaluation multiple. Howard Gardner suggère également que l’évaluation devrait refléter les différentes formes d’intelligence. Traditionnellement, l'éducation se concentre sur des tests standardisés qui mesurent l’intelligence linguistique ou logico-mathématique. Or, l’évaluation devrait inclure une gamme de méthodes, telles que des :
Présentations orales ;
Projets artistiques ;
Démonstrations corporelles ;
Etc.
- Encouragement de la métacognition. Le psychologue souligne l’importance de l’enseignement de la métacognition, c’est-à-dire la prise de conscience de ses propres processus de pensée. Les élèves devraient être encouragés à réfléchir sur leur propre manière d’apprendre. Ils devraient aussi comprendre leurs forces et leurs faiblesses, et développer des stratégies d’apprentissage adaptées à leurs intelligences dominantes.
Chapitre 13 : La théorie des intelligences appliquées
Ce court chapitre conclusif revient sur la mode de l’intelligence et sur la volonté des éducateurs d’améliorer leurs méthodes. L’auteur cherche à avoir un discours prudent. Les années 60 et 70 ont été le moment d’une grande volonté de changement.
Toutefois, certaines expériences éducatives ont plutôt mal tourné. Il convient donc de faire des tests et de ne pas se précipiter ; même avec la théorie des intelligences multiples.
Howard Gardner invite finalement tous les éducateurs à prendre en compte les facteurs biologiques, psychologiques, historiques et culturels des êtres humains. Cette connaissance aidera, dit-il, à créer de meilleures structures éducatives.
Conclusion sur « Les formes de l’intelligence » de Howard Gardner :
Un livre rapidement devenu un classique… avec son lot de critiques !
Publié en 1983, le livre Frames of Mind : the Theory of Multiple Intelligence devient rapidement un succès mondial. Toutefois, bien que l’ouvrage soit largement salué pour sa vision novatrice de l’intelligence, il n’a pas échappé à la critique.
Voici un bref résumé des principales critiques émises à l’encontre de ce livre :
Manque de preuves empiriques : certains critiques estiment que Howard Gardner n’a pas fourni suffisamment de preuves empiriques pour étayer sa théorie des multiples intelligences.
Manque de testabilité : la théorie est critiquée pour son manque de testabilité. Certains considèrent que les intelligences proposées sont difficiles à mesurer de manière objective, ce qui rend la validation empirique problématique.
Complexité excessive : certains lecteurs trouvent que la théorie des intelligences multiples est trop complexe. Les sept formes d’intelligence, selon eux, se chevauchent parfois et peuvent être difficiles à distinguer clairement.
Application en éducation : bien que la théorie puisse être inspirante, certains éducateurs estiment qu’elle est difficile à mettre en pratique dans le contexte de la salle de classe.
Manque de considération pour les neurosciences : Certains critiques soutiennent que Gardner ne tient pas suffisamment compte des avancées en neurosciences cognitives qui ont depuis émergé, remettant en question sa vision de l’intelligence.
Universalité de la théorie : Certains estiment que la théorie de Howard Gardner pourrait être trop centrée sur la culture occidentale et ne pas s’appliquer universellement à toutes les sociétés et cultures du monde.
Malgré ces critiques, le livre de Howard Gardner continue de susciter des débats fascinants. Il est une source d’inspiration pour de nombreux éducateurs et chercheurs. D'ailleurs, l'auteur lui-même a continué à travailler à sa théorie !
L'intelligence naturaliste : la neuvième forme d'intelligence
En effet, dix ans après la publication de ce premier ouvrage sur les intelligences multiples, Howard Gardner a ajouté une nouvelle intelligence à son modèle. Il s'agit de l’intelligence naturaliste.
En résumé, c’est l’intelligence qui permet de classer les objets et de les différencier en catégories. Elle est très sollicitée chez les :
Zoologistes ;
Botanistes ;
Archéologues ;
Anthropologues ;
Etc.
C’est aussi, plus largement, une capacité à apprécier le vivant et la nature.
Ce qu’il faut retenir de « Howard Gardner » de Howard Gardner :
« Les Formes de l’Intelligence » de Howard Gardner est un ouvrage captivant qui a profondément influencé notre compréhension de l’intelligence humaine. Ce livre est une véritable pépite intellectuelle qui nous pousse à repenser nos idées préconçues sur ce qu’est réellement l’intelligence.
Retenez tout d’abord que l’auteur défie la notion traditionnelle d’une seule intelligence mesurable par le QI. Il avance au contraire l’idée audacieuse qu’il existe plusieurs formes d’intelligence, chacune avec ses propres caractéristiques et son propre potentiel.
Cette approche révolutionnaire ouvre la porte à une reconnaissance plus équitable des talents et des capacités individuelles.
Par ailleurs, Howard Gardner y démontre comment les différentes formes d’intelligence se manifestent dans la vie quotidienne, l’éducation et le monde du travail. Il défend notamment l’idée selon laquelle l’échec scolaire aux États-Unis devrait être analysé différemment.
Finalement, ce livre a le grand mérite de nous rappeler que l’intelligence est bien plus riche et diversifiée que ce que nous avons l'habitude de penser. Ce livre nous incite à célébrer la diversité des talents humains. Il nous permet de reconnaître que chacun d’entre nous a le potentiel d’exceller dans sa propre sphère d’intelligence.
Vous avez encore envie d'en apprendre davantage sur les formes de l'intelligence ? Suivez ce lien !
Points forts :
Un classique de psychologie contemporaine ;
Une heureuse déconstruction du système réducteur du QI (quotidien intellectuel) ;
De nombreuses sources, références et discussions scientifiques ;
Une prise en main plus ou moins aisée des concepts.
Point faible :
Les critiques exposées plus haut limitent la portée du livre fondateur de Howard Gardner. Toutefois, celui-ci reste un ouvrage de référence dans son domaine et un must read absolu en développement personnel, notamment.
Ma note :
★★★★★
Avez-vous lu le livre de Howard Gardner « Les formes de l’intelligence » ? Combien le notez-vous ?
[ratings]
Visitez Amazon afin de lire plus de commentaires sur le livre de Howard Gardner « Les formes de l’intelligence ».
Visitez Amazon afin d’acheter le livre de Howard Gardner « Les formes de l’intelligence »
Cet article Les formes de l’intelligence est apparu en premier sur Des livres pour changer de vie.
May 9 2024, 5:00pm
-
J'ai publié sur des-livres-pour-changer-de-vie.fr
Les modèles mentaux
Résumé de "Les modèles mentaux : 30 outils de la pensée qui séparent le commun de l'exceptionnel" de Peter Hollins : un livre qui vous aidera à penser mieux, plus rapidement et plus justement — le tout en utilisant les trucs et astuces des meilleurs intellectuels et hommes d'actions.
Par Peter Hollins, 2023.
Titre original : « Mental Models: 30 Thinking Tools that Separate the Average From the Exceptional. Improved Decision-Making, Logical Analysis, and Problem-Solving", 2019.
Chronique et résumé de "Les modèles mentaux : 30 outils de la pensée qui séparent le commun de l'exceptionnel"de Peter Hollins
Qui est Peter Hollins ?
Peter Hollins (ou Pete Hollins pour les plus intimes) est un auteur de développement personnel qui a eu quelques succès notables avec ses ouvrages antérieurs, comme :
Le pouvoir de l'autodiscipline (The Power of Self-Discipline) ;
Comment faire les choses que vous détestez (How to Do What You Hate) ;
Ou encore Finissez ce que vous avez commencé (Finish What you Start).
Dans ce nouveau livre, Peter Hollins, spécialiste de la psychologie humaine et cognitive, résume pour nous les principaux principes et tactiques mis en évidence par cette discipline et utilisés par les plus grands intellectuels, sportifs ou encore P.D.-G. d'entreprises.
Chapitre 1 — Prise de décision rapide en fonction du contexte
Peter Hollins commence par rendre à César ce qui lui appartient. En l'occurrence, il trouve en Charlie Munger — l'associé peu connu du célèbre investisseur milliardaire Warren Buffet — l'inventeur du concept de "modèle mental".
Il cite de façon extensive le discours de celui-ci, prononcé lors d'une remise de diplôme à la USC (University of Southern California) Business School. En voici le dernier passage :
"Vous devez connaître les idées principales des grandes disciplines et les utiliser régulièrement — toutes, et pas seulement quelques-unes d'entre elles. La plupart des gens sont formés à un seul modèle — l'économie, par exemple — et essaient de résoudre tous les problèmes par le même prisme. Vous connaissez le vieux dicton : pour l'homme qui a un marteau, le monde ressemble à un clou. C'est une manière insensée de traiter les problèmes." (Citation du discours de Charlie Munger, cité dans Les modèles mentaux, Introduction)
Ce que Charlie Munger et, après lui, Peter Hollins tentent de dire, c'est qu'il est capital de se doter des principaux "modèles mentaux", des principaux "outils" intellectuels développés dans les disciplines les plus diverses. C'est ce que l'auteur nomme plus loin un "treillis de modèles" pour traiter les problèmes.
Un modèle mental est "un plan qui attire votre attention sur les éléments importants de ce à quoi vous faites face et qui définit un contexte, un arrière-plan et une direction à prendre". En ayant à l'esprit, et même intégré complètement en vous différents modèles mentaux, vous comprendrez le monde plus rapidement et agirez plus efficacement.
1 : concentrez-vous sur ce qui est "important", ignorez les tâches "urgentes"
Séparer les tâches urgentes des tâches importantes est capital pour éviter de perdre du temps et d'avoir l'esprit perpétuellement encombré. Pour rappel :
Tâches urgentes = exigences d'une action immédiate et rapide, venant la plupart du temps de l'extérieur.
Tâches importantes = exigences qui contribue à un objectif à court ou long terme, souvent venant de l'intérieur (de vous-même).
Pour vous aider à distinguer l'important de l'urgent, il existe une matrice nommée Matrice d'Eisenhower, du nom du célèbre général des Armées, puis président des États-Unis.
Elle croise l'urgence et l'importance pour former 4 cases :
Urgent et important = à faire aujourd'hui ;
Urgent et non important = à déléguer ;
Pas urgent et important = à inscrire dans le planning ;
Pas urgent et pas important = à éliminer.
Peter Hollins soutient que le plus original, dans cette matrice, consiste à déléguer à quelqu'un d'autre les tâches urgentes non importantes. En effet, nous avons tendance à réaliser celles-ci en premier lieu. Problème : elles finissent pas nous pomper tout notre temps !
Solution : déléguer. Comment ? Cela peut être de façon automatisée (via des programmes informatiques) ou en embauchant des gens pour le faire.
2 : visualisez tous les dominos
Le psychologue nomme "raisonnement de premier ordre" la pensée qui consiste à agir en fonction des objectifs immédiats, sans penser aux conséquences de l'action. C'est souvent ce qui se passe, d'ailleurs, lorsque nous agissons selon les urgences du moment.
À la place, il prône le "raisonnement de second ordre", qui cherche à prendre en compte les conséquences prévisibles de l'action à plus long terme :
"Il s'agit simplement d'essayer de se projeter dans l'avenir et d'imaginer une suite de conséquences que vous pouvez utiliser pour effectuer une analyse coûts-avantages de vos décisions ou solutions." (Les modèles mentaux, Chapitre 1)
Autrement dit, il s'agit d'y "penser à deux fois", comme le dit l'expression. Certes, ce n'est pas si facile au quotidien. Cela engage des chaînes causales complexes que nous ne voulons pas toujours voir ou auxquelles nous pensons ne pas avoir le temps de penser.
L'investisseur Howard Marks suggère de se poser les questions suivantes pour raisonner de cette façon sans se perdre dans l'indécision :
Dans quelle mesure cette décision affectera-t-elle les événements dans le futur ?
Quel résultat cette décision aura-t-elle ?
Quelles sont les chances que je réussisse ou que j'aie raison ?
Qu'en pensent les autres ?
En quoi ce que je pense est-il si différent de ce que pensent les autres ?
Quels dominos, que les autres personnes visualisent, sont-ils en train de tomber ? (Se mettre à la place des autres pour voir comment ils imaginent les conséquences)
3 : prendre des décisions réversibles
L'une des façons de s'autoriser à décider rapidement (et non pas seulement de façon judicieuse) consiste à prendre des décisions réversibles. N'ayez pas peur de revenir sur ce que vous avez décidé !
"Ajoutez ceci à votre analyse : comment puis-je prendre une décision réversible, et que faudrait-il faire ? Est-ce que je peux le faire ? Puis passez à l'action." (Les modèles mentaux, Chapitre 1)
Revenir sur une décision ne signifie pas se déshonorer ou perdre sa parole, mais c'est s'ajuster en fonction de la situation et des nouvelles informations disponibles.
À noter : dans son livre Les lettres de Jeff Bezos, les auteurs Steve et Karen Anderson montrent que le milliardaire américain utilise cette distinction entre décisions réversibles et irréversibles.
4 : cherchez la "satisfiction"
Herbert Simon, un grand économiste, sociologue et père de la systémique (qui influença le développement de l'informatique dans les années 1950), a développé l'idée que les individus ne prenaient pas des décisions optimales mais des décisions suffisamment satisfaisantes.
C'est ce que ce terme de "satisfiction" veut signifier. Prenez des décisions réversibles et suffisamment bonnes sur le moment. Nous avons tous beaucoup trop tendance à réfléchir et à optimiser nos choix, dans des situations où rien ne l'exige.
"La plupart de nos décisions sont prises de manière adéquate en choisissant simplement une option qui est fiable et honnête. dit encore Peter Hollins dans Les modèles mentaux.
5 : restez dans une fourchette de 40 à 70 %
La fourchette d'information nécessaire pour prendre une décision éclairée se situe entre 40 et 70 % (estimés).
Vous ne pouvez certainement pas avoir toute l'information nécessaire au moment X pour prendre une décision complètement rationnelle. Dans ce cas, vous devrez vous contenter d'une information partielle et c'est bien ainsi.
Vous pouvez spécifier ce modèle mental, voire l'élargir, en remplaçant "information" par :
Lectures/apprentissage ;
Confiance (pas besoin d'avoir 100 % confiance en soi pour agir) ;
Planification (vous pouvez agir avec un taux raisonnable d'incertitude) ;
Etc.
Si vous êtes aux alentours de 70 %, cela signifie que vous êtes bien préparés pour décider et agir. En outre, considérez que cette information est suffisante et ignorez volontairement la zone grise.
6 : minimisez les regrets
Autre truc du célèbre Jeff Bezos, le fondateur d'Amazon : le cadre de minimisation des regrets. Celui-ci se découpe en 3 directives simples :
Imaginez-vous à 80 ans ;
Considérez que vous voulez avoir le moins de regrets possible ;
Demandez-vous : "est-ce que, à cet âge, je regretterai d'avoir décidé/choisi/agi de cette façon ?".
À noter : c'est un test qui ressemble fort à certains préceptes des stoïciens. Il nous oblige à penser à ce que nous voulons vraiment, plutôt qu'à ce qui est bon maintenant. Allié aux autres modèles mentaux, il nous aide à agir à la fois justement et rapidement.
Chapitre 2 — Voir plus clairement
Bien que nous n'ayons pas toujours toutes les informations en main pour nous décider (et que nous puissions nous décider quand même !), il est utile de maximiser nos chances d'obtenir les bonnes informations au bon moment.
En d'autres termes, il est utile d'avoir des stratégies et des tactiques pour mieux appréhender les problèmes et obtenir l'information dont nous avons besoin. Pour ce faire, nous devons dépasser notre vision primaire, subjective, du monde.
7 : ignorez les "cygnes noirs"
Peter Hollins reprend ici la théorie du cygne noir de Nassim Nicholas Taleb. Selon cet auteur, des événements imprévisibles (cygnes noirs) ne manquent pas de survenir et de bouleverser nos façons de voir le monde, mais cela ne signifie pas pour autant que nous devrions les considérer comme significatifs pour nos prises de décision.
Pourquoi ? Car ils ne sont pas la norme et que, si nous leur donnons trop d'importance, nous créerons peut-être plus de conséquences négatives que celles qu'ils ont déjà occasionnées.
"Ce modèle mental consiste à aller au-delà de la gravité d'un événement de type cygne noir, à faire un pas en arrière et observer l'ensemble du tableau." (Les modèles mentaux, Chapitre 2)
8 : recherchez les points d'équilibre
Connaissez-vous les rendements décroissants ? C'est un concept venu de l'économie. Pour le dire vite et en se plaçant du point de vue du consommateur, votre satisfaction diminue au fil de l'utilisation d'un produit ou d'un service.
Nous pensons généralement que nous aurons le même avantage, réparti équitablement dans le temps. Or nous avons d'abord plus, puis de moins en moins d'avantages au cours du temps. Par exemple, vous pouvez faire de rapides progrès en anglais, mais pour aller plus loin dans cette langue, vous devrez y consacrer chaque fois plus de temps et d'énergie.
Reconnaître la loi des rendements décroissants, c'est simplement être honnête avec soi-même. Peter Hollins donne quelques exemples parlants adaptés au quotidien :
Si vous cherchez à lire 900 mots à la minute, il est possible que vous n'y compreniez plus rien ;
Quand vous travaillez 9 heures d'affilée, vous devenez de moins en moins productif ;
Lorsque vous forcez l'apprentissage du piano, vous risquez de vous dégoûter de cet instrument ;
Etc.
9 : guettez la régression à la moyenne
L'idée de régression à la moyenne est liée à ces deux premiers modèles mentaux. La moyenne, pour rappel, est "l'entre-deux" de deux valeurs. Allons au plus simple : si vous avez deux chiffres — disons 5 et 7 —, alors leur moyenne sera 6.
Au-delà des mathématiques, nous pouvons dire que la moyenne est la "routine", l'habitude prise par quelque chose ou quelqu'un. Par définition, nous en changeons peu. Qu'est-ce qu'alors que la régression ? Eh bien, c'est simplement le passage d'un événement étonnant à la routine.
Par exemple : vous êtes fou amoureux pendant un (deux ou trois !) an de votre nouvelle compagne, puis vous "régressez à la moyenne", c'est-à-dire que vous en arrivez à un "niveau" d'amour plus stable et plus durable (une routine, une moyenne qui vous convient à tous les deux).
Qu'est-ce que cela signifie ? Eh bien, allié au modèle mental sur le cygne noir, il indique que nous ne devrions pas changer d'attitude ou prendre une décision risquée après un événement trop perturbant ou sortant de la moyenne/routine.
Il est préférable de "laisser le cycle entier se dérouler et [d'évaluer] toutes les informations auxquelles vous aurez accès pendant cette période", prévient Peter Hollis.
10 : que ferait Bayes (What Would Bayes Do) ?
Thomas Bayes est un mathématicien du XVIIIe siècle qui a donné son nom à un théorème mathématique très employé en probabilités. Il s'agit d'une formule mathématique simple (voir p. 67).
Son objectif : "prédire ce qu'il pourrait se produire si d'autres événements significatifs se sont produits". Disons-le en utilisant un langage plus formel et abstrait : "si A se produit, et qu'il est lié à B, alors vous pouvez générer une probabilité tangible".
Peter Hollins l'explique clairement et montre comment vous pouvez l'utiliser dans votre vie de tous les jours pour calculer rapidement la probabilité d'occurrence d'un événement donné.
11 : faites comme Darwin
C'est-à-dire ? Soyez ouvert aux idées contradictoires ou opposées aux vôtres !
Le célèbre biologiste était un passionné de l'apprentissage. Il voulait devenir incollable sur son domaine d'étude et ne rechignait pas devant la difficulté. Même quand la science était incertaine et que des avis divergents s'exprimaient, il les prenait tous en compte.
C'est ainsi qu'il a réussi à composer une théorie scientifique solide. Tous les détails et les incohérences qu'il apercevait, il cherchait à les expliquer et à les intégrer peu à peu à sa propre recherche.
Prendre en compte les avis opposés ou contradictoires ne suffit pas. Vous devez également suivre les preuves lorsque celles-ci sont irréfutables, et voir où elles vous amènent.
Ce goût puissant pour la recherche de la vérité peut générer un grand inconfort psychologique, malgré sa simplicité apparente. Mais en tant que modèle mental, il vous aidera à vous ouvrir l'esprit et à considérer avec plus d'attention vos problèmes.
12 : pensez avec le système 2
Ici, Peter Hollins utilise la théorie de Daniel Kahneman, présentée dans Système 1 / Système 2.
Selon le psychologue et économiste américain, prix Nobel d'économie, nous aurions deux "systèmes" de pensée l'un rapide (mais biaisé), et l'autre plus lent (mais plus susceptible d'atteindre la vérité).
Le système 1 est pratique et peut être utilisé dans bien des situations ordinaires. Il se base sur des "heuristiques" (biais) qui aident à prendre des décisions rapidement.
Le système 2 est idéal pour les situations de travail et d'effort mental. Il est l'outil à utiliser pour toute réflexion lucide et posée. Lorsque vous le pouvez, passez donc au système 2 !
Chapitre 3 — Résolution de problèmes révélateurs
Dans ce chapitre, Peter Hollins s'intéresse aux meilleures manières de résoudre les problèmes qui se posent dans la vie de tous les jours aussi bien qu'en situation particulière — dans le cours de votre travail ou de votre vie privée.
13 : contrôle de vos perspectives par les pairs
Ce type d'examen par les pairs — c'est-à-dire d'évaluation par des personnes aux mêmes compétences et au même statut que vous — est bénéfique, car il vous permet d'avancer considérablement dans votre perception des problèmes.
En fait, même une critique dévastatrice ou vicieuse et mal intentionnée peut vous être utile, dans la mesure où elles vous forceront à répondre et à trouver (ou à réaffirmer) ce qui est positif dans votre travail.
Toutefois, normalement, une évaluation par les pairs est une critique constructive et approfondie. Ce regard analytique et — si tout va bien — bienveillant sur votre travail ne peut que vous aider à aller plus loin.
Peter Hollins expose aussi le principe dit de la "triangulation", qui vise à croiser des sources d'origines différentes afin de solidifier une affirmation ou un propos.
14 : trouvez vos propres défauts
Vous pouvez également vous forcer vous-même à l'autocritique. Dans ce cas, partez de la question suivante : "si vous vouliez que votre point de vue ou votre opinion échoue, quel est le meilleur moyen pour que cela se produise facilement ?".
Autre façon d'opérer : imaginer un tiers objectif. Cela fonctionne bien pour analyser les relations et tout particulièrement les relations de couple, par exemple. Cherchez à vous placer successivement dans les 3 positions suivantes :
La vôtre ;
Celle de l'autre personne (votre partenaire, par exemple) ;
Un observateur neutre de la scène ou de la situation.
15 : séparer la corrélation de la causalité
C'est une "tarte à la crème" de beaucoup de statisticiens et de scientifiques : il faut éviter de confondre causalité et corrélation. D'accord, mais rappelons ce que désignent ces deux termes au juste !
Corrélation : terme statistique qui montre une similitude (caractéristique, comportement, etc.) entre deux éléments ou variables.
Causalité : rapport logique d'une chose à une autre, qui établit la raison d'une transformation (rapport de cause à effet).
Souvent, nous prenons l'un pour l'autre, sans nous en rendre clairement compte. Nous voyons deux choses qui se ressemblent et nous en inférons un rapport de causalité (ceci a créé/produit cela).
Exemple : si les ventes de lunettes de soleil augmentent en même temps que les ventes de crèmes glacées, ce n'est pas parce que les premières causent les secondes, mais seulement car il y a une corrélation entre ces deux types de vente en raison… de l'arrivée de l'été (qui elle, est la cause !).
Un conseil de Peter Hollins : posez-vous au moins 5 fois la question "pourquoi" et cherchez à y répondre avec de plus en plus de finesse, en passant des causes immédiates aux causes profondes.
16 : raconter à l'envers
Maintenant que vous connaissez la différence entre les corrélations et les causes, vous pouvez vous essayer à cet autre modèle mental. Concrètement, il s'agit d'un schéma à dessiner, dit "en arête de poisson".
Expliquons-nous :
À la droite de la surface d'écriture (tableau, feuille, etc.), vous écrirez un thème ou une observation et vous l'entourerez par un carré (ou pourquoi pas une tête de poisson dessinée !).
Vous tracerez une ligne partant du bord gauche de votre "tête de poisson" vers la gauche de la surface d'écriture pour créer son "corps" (sa "colonne vertébrale").
À partir de là, vous créerez les "arêtes", partant du corps et se prolongeant en verticale. Vous indiquerez pour chaque arête une cause possible de votre thème/observation.
Raconter à l'envers (Source, Les modèles mentaux, Chapitre 3, p. 99)
Sous chaque catégorie, vous viendrez placer des causes plus précises. Par exemple, si une catégorie est "politiques locales", vous spécifierez par "pas de parking gratuit" ou encore "mauvaise gestion du réseau des transports en commun".
17 : la méthode SCAMPER
Voici une méthode pour stimuler votre créativité.
Cet acronyme désigne :
S comme substituer ;
C comme combiner ;
A comme adapter ;
M comme maximiser/minimiser ;
P comme passer à un autre usage ;
E comme éliminer ;
R comme renverser.
L'objectif est de résoudre un problème en manipulant ces 7 outils logiques (expliqués en détail dans le livre) et en alliant leurs forces. De cette façon, vous êtes sûr d'explorer l'éventail le plus large possible d'options.
18 : revenir aux principes de base
Quelles sont les données de base de votre problème ? Prenez le temps d'enlever tout ce qui ne fait pas réellement partie du problème, mais qui est là pour des raisons plus conventionnelles (habitude de passer par tel outil, façon de faire, etc.).
Qu'obtenez-vous ? Une vision neuve du problème ! Et c'est déjà beaucoup. Revenir aux principes de base permet de sortir des habitudes prises et dont nous ne nous rendons même plus compte.
"Cette méthode élimine les opinions et les interprétations d'autres personnes et vous amène aux éléments essentiels qui existent. À partir de là, vous pouvez ensuite remonter vers une solution, souvent avec une approche entièrement nouvelle fondée sur des vérités irréfutables et indiscutables, car vous ne vous reposez plus sur des hypothèses." (Les modèles mentaux, Chapitre 3)
Chapitre 4 — Modèles Anti-Mentaux : comment l'évitement engendre le succès
Peter Hollins qualifie de modèles anti-mentaux les conseils et formules qui suivent car elles visent non pas à se rapprocher d'un objectif, comme c'était le cas jusqu'ici, mais plutôt à s'éloigner de ce que nous ne voulons pas. Ils nous orientent en nous évitant de faire telle ou telle chose qui nuit à notre objectif.
Voyons cela de plus près.
19 : évitez les objectifs directs
Par exemple, vous pouvez commencer par inverser votre objectif. Au lieu de vous demander ce que vous voulez, vous pouvez poser la question : "Qu'est-ce que je veux (à tout prix) éviter ?"
Les avantages de cette méthode :
Vous découvrirez ce qui risque de faire obstacle à votre réussite ;
Sur cette base, vous pourrez trouver des moyens de les contourner.
20 : évitez de penser comme un expert
Parfois, il est bon d'avoir une vue d'ensemble, et un regard frais sur un problème. L'expert est celui qui est accoutumé à un type de problème et qui regarde dans le détail. Mais vous pouvez résister à cette pensée experte — et c'est parfois une très bonne chose !
En fait, l'erreur est parfois tellement "grosse" que seul un débutant peut la remarquer. Les spécialistes, le nez dans le guidon", ne la voient tout simplement plus. Si vous arrivez avec une approche naïve, il se pourrait bien que vous fassiez mouche.
21 : évitez vos zones de non-génie
Le modèle mentaux vous dirait : "restez dans votre zone de génie". Le modèle anti-mental vous invite simplement à éviter les activités qui sont en dehors de cette zone. Autrement dit, si vous remarquez que vous n'êtes pas très bon en chant, mais excellent en danse, privilégiez plutôt la seconde discipline !
"Ne vous condamnez pas à l'échec en opérant en dehors de votre zone de génie. Préparez-vous à un succès constant et fiable en opérant dans ce secteur. Déterminez vos avantages stratégiques et exploitez-les au maximum." (Les modèles mentaux, Chapitre 4)
22 : évitez les listes de tâches à faire
Rédigez plutôt des listes "à ne pas faire" ! Vous verrez comme cela vous libèrera l'esprit… Cela peut paraître étrange, et pourtant ça fonctionne souvent. Oui, écrivez tout ce que vous avez déjà fait, et qui n'est plus à faire. Ou tout simplement des choses que vous ne voulez pas — et n'avez pas à — faire.
Un sentiment de plus grande légèreté vous envahira. Nous pensons tellement à ce que nous devons faire et aux fardeaux qui écrasent nos épaules que nous en oublions qu'il est bon, si bon, de laisser des choses de côté.
Ces tâches "à ne pas faire" peuvent être temporaires (elles reviendront sur votre liste de tâches à faire plus tard) ou définitives. Il y a aussi les choses que vous avez déléguées (voir le chapitre 1). Vous pourriez également noter :
Les tâches terminées ;
Celles qui sont pur gaspillage d'énergie ;
Celles qui sont en cours mais ne nécessitent plus votre attention.
23 : évitez le chemin de la moindre résistance
Prenez-vous les escaliers ou l'ascenseur ? Le second, c'est la voie de la moindre résistance. Pourtant, nous savons tous que ce sont les premiers qui nous conduisent à une meilleure santé physique. Nous nous laissons porter — et rien ne sert de culpabiliser — par la facilité.
Pour y échapper, c'est plutôt simple, du moins en paroles : être honnête avec soi-même, reconnaître le chemin de moindre résistance et prendre son courage à deux mains !
Pour ce faire, vous pouvez vous demander comment :
Vous serez dans 10 minutes ;
Et dans 10 heures ;
Puis dans 10 jours…
Si vous prenez tel ou tel chemin. Ne vous sentirez-vous pas mieux d'avoir pris l'escalier dans 10 jours (voir dans 10 semaines), si vous prenez l'escalier au lieu de l'ascenseur ?
Chapitre 5 — "Oldies but Goodies"
Voici quelques "lois" bien connues qui, sans pouvoir être classées clairement dans les chapitres qui précèdent, n'en demeurent pas moins des classiques à garder avec soi en cas de besoin !
24 : la loi de Murphy
"La tartine de confiture retombe toujours du mauvais côté". Cette loi, vous la connaissez sans doute et vous l'avez certainement déjà expérimentée !
Pour le dire de façon plus générale : "Tout ce qui peut tourner mal tournera mal". Ce qui doit être complété par deux corollaires qui explicitent la loi :
"Laissées à elles-mêmes, les choses ont tendance à aller de mal en pis".
"Il est impossible de rendre quoi que ce soit infaillible, car les failles sont sournoises".
Et connaissiez-vous l'observation d'Etorre ? Je suis sûr que vous avez expérimenté celle-là aussi au supermarché : "L'autre file va toujours plus vite" !
C'est sans doute une exagération. Mis qu'importe, gardez bien à l'esprit ce qui pourrait mal tourner et cherchez à l'éviter.
25 : le rasoir d'Occam
Ce philosophe médiéval a forgé un principe simple : "plus c'est simple, plus la probabilité de vérité est élevée". Autrement dit, en situation d'incertitude, préférez les explications simples et fuyez les théories qui coupent les cheveux en quatre.
Attention, il s'agit d'un principe, pas d'une règle absolue. Parfois, des situations sont le fruit de causes complexes et enchevêtrées. Mais il est néanmoins bon de commencer par le simple et d'avancer progressivement, en ajoutant de la complexité petit à petit.
"Une élaboration excessive ou des éléments inutiles ne feront que vous détourner du problème initial. Ne laissez pas vos instincts créatifs jouer un rôle trop important lorsque vous essayez de comprendre une situation — le plus souvent, la solution la plus élémentaire et basique est la plus précise." (Les modèles mentaux, Chapitre 5)
26 : le rasoir de Hanlon
Ici, le rasoir d'Occam prend une tournure plus morale ou plus directement liée au comportement humain. Plutôt que de considérer une mauvaise intention derrière un phénomène, préférez d'abord l'explication par l'incompétence ou l'insouciance.
Les personnes qui vous posent problème n'agissent probablement pas, le plus souvent, dans le but avéré de vous nuire. Soit ils ne connaissent pas votre propre objectif, soit ils ne sont pas parvenus à vous aider, mais ils ont essayé de bonne foi.
Mais attention ! Ici encore, cela ne signifie pas que cela soit tout le temps le cas. Il est important de rester attentif à la malveillance et, par exemple, à la manipulation.
27 : le principe de Pareto
Voici un principe que les rebelles intelligents connaissent bien ! Le principe de Pareto, dit aussi principe 80/20, s'applique à un grand nombre de situations. Citons ici Peter Hollins pour nous aider à le décrire :
"Ce modèle mental repose sur une proposition simple : identifiez les 20 % d'intrants qui génèrent les 80 % de résultats dans un domaine que vous cherchez à améliorer et concentrez-vous ces intrants. N'essayez pas de faire tout en même temps : concentrez-vous sur ce qui fait bouger l'aiguille et sur ce que contribue à façonner le résultat que vous souhaitez." (Les modèles mentaux, Chapitre 5)
Cette méthode fonctionne très bien dans les domaines de la productivité et du travail. Cela dit, vous pouvez également chercher à le mettre en place ailleurs, et notamment dans votre vie privée.
28 : la loi de Sturgeon
Il y a deux manières de le dire :
10 % des informations sont de qualité ;
90 % des informations sont à jeter.
Concentrez-vous sur la meilleure information possible ! Mais aussi sur les meilleurs produits ou services. Oubliez les propositions douteuses qui ne vous mèneront nulle part. Optez pour ce qu'il y a de meilleur et partez de cette bonne base pour vous décider ou agir.
29-30 : les lois de Parkinson
L'historien Cyril Parkinson a beaucoup écrit. Mais ici, nous nous intéressons à deux "lois" qu'il a formulées et qui concernent directement la productivité et l'efficacité :
L'effet "abri" à vélo" : si vous construisez une centrale nucléaire, la question de l'abri à vélo n'est sans doute pas votre plus grande priorité. Concentrez-vous sur l'essentiel et gardez votre objectif principal en vue.
"Le travail s'étend de manière à remplir tout le temps disponible pour son achèvement". Si vous vous donnez la journée pour faire un travail que vous auriez pu faire en 4 heures, vous gaspillerez à coup sûr toute la journée pour terminer ce travail. Donnez-vous des dates limites ambitieuses et des créneaux de travail précis pour mener à bien vos tâches !
Conclusion sur "Les modèles mentaux : 30 outils de la pensée qui séparent le commun de l'exceptionnel" de Peter Hollins :
Ce qu'il faut retenir de "Les modèles mentaux : 30 outils de la pensée qui séparent le commun de l'exceptionnel" de Peter Hollins :
Peter Hollins propose ici un petit vade-mecum de stratégies et d'outils conceptuels à conserver avec soi et à tester au jour le jour. Ses usages sont multiples :
Être plus créatif ;
Plus efficace ;
Mais aussi plus malin !
Vous y trouverez les influences de certains des plus grands psychologues, économistes et statisticiens actuels — notamment—, comme Daniel Kahneman ou Nassim Nicholas Taleb. Mais vous retrouverez aussi l'influence de penseurs plus anciens, comme Guillaume d'Occam.
Le livre se lit très facilement et son format "portable" (court et léger) en fera le compagnon de route préféré de votre sac à dos ou de votre attaché-case !
Points forts :
Des chapitres courts et bien écrits, avec beaucoup d'exemples ;
Un résumé des modèles mentaux en fin de chapitre et en fin d'ouvrage ;
Un manuel facile à prendre en main (au sens propre et figuré) et à emporter partout avec soi !
Point faible :
Le livre s'inspire surtout d'auteurs qui ont développé une pensée originale et dont nous pouvons d'ailleurs consulter les chroniques sur ce site ;). Cela dit, ce petit ouvrage forme une introduction précieuse et concise si vous ne voulez pas lire (tout de suite !) les classiques…
Ma note :
★★★★☆
Avez-vous lu le livre de Peter Hollins « Les modèles mentaux » ? Combien le notez-vous ?
[ratings]
Visitez Amazon afin de lire plus de commentaires sur le livre de Peter Hollins « Les modèles mentaux ».
Visitez Amazon afin d’acheter le livre de Peter Hollins « Les modèles mentaux ».
Cet article Les modèles mentaux est apparu en premier sur Des livres pour changer de vie.
May 6 2024, 5:00pm
-
J'ai publié sur des-livres-pour-changer-de-vie.fr
4 livres pour être enfin soi-même
Être en accord avec soi-même, ou plus simplement être soi-même est le rêve de beaucoup. Pourtant, il n'est pas toujours facile de savoir comment y parvenir.
C'est pourquoi cet article vous propose une sélection de 4 livres qui vont vous aider à mieux vous connaître et à vous libérer pour devenir enfin qui vous aspirez à être vraiment.
Que ce soit en entamant une démarche de développement personnel, par des prises de conscience sur vos choix de vie ou encore par la guérison de vos blessures, ces 4 ouvrages proposent tous de vous accompagner dans votre quête d'authenticité.
- "L’art subtil de s’en foutre | Un guide à contre-courant pour être soi-même"
Titre original : “The subtle art of not giving a fuck”
Par Mark Manson, 2017, 188 pages.
Résumé du livre "L'art subtil de s'en foutre" de Mark Manson
Dans son livre au titre quelque peu provocateur, Mark Manson propose une approche iconoclaste du bonheur et du développement personnel : contrairement à ce que nous avons l’habitude de lire, "L’art subtil de s’en foutre" remet en cause l'injonction permanente à l'optimisme, au positivisme et à l'excellence.
En effet, selon l’auteur, vouloir des expériences toujours plus positives engendre paradoxalement des expériences négatives. De même, éviter systématiquement la souffrance produit encore plus de souffrance. Et la quête effrénée du bonheur est vaine et source de frustration.
Ainsi, Mark Manson préconise plutôt "l'art subtil de s'en foutre". Autrement dit, il nous invite à laisser de côté nos préoccupations inutiles et à nous concentrer sur l'essentiel, en fonction de nos propres valeurs. Il s'agit d'établir des priorités dans sa vie et de simplifier son existence pour enfin être soi-même.
Aussi, l'auteur affirme que les problèmes et la souffrance sont inévitables. Nous devrions donc plutôt apprendre à choisir les "bons" problèmes et accepter qu'il y ait un prix à payer pour obtenir ce qu'on souhaite. D’ailleurs, résoudre ces "bons" problèmes, ceux qui comptent vraiment, devient une réelle source de bonheur.
Enfin, le livre nous fait réfléchir sur d’autres questions, comme celle de :
Notre responsabilité : pour l’auteur, chacun est responsable, et non pas victime, de l'interprétation des événements de sa vie.
L'action : celle-ci précède la motivation et non l'inverse.
L'engagement : même s'il ferme des portes, il ouvre la voie à la plénitude.
La mort : c’est elle, indique l’auteur, qui donne vraiment un sens à la vie.
5 conseils pour être soi-même selon "L'art subtil de s'en foutre" de Mark Manson
Avec humour et provocation, Mark Manson bouscule les idées reçues et nous encourage à adopter une attitude plus détachée, à lâcher prise sur ce qui n'a pas d'importance. Voici 5 conseils clés de développement personnel que vous retrouverez dans l’ouvrage "L’art subtil de s’en foutre" :
Arrêter de courir après le bonheur et se focaliser sur nos valeurs, celles essentielles à nos yeux et ce qui compte vraiment.
Accepter les problèmes et la souffrance comme parties intégrantes de la vie.
Prendre ses responsabilités au lieu de se poser en victime.
Passer à l'action sans attendre d'être motivé.
S'engager pleinement dans ses choix au lieu de tout essayer.
Mon avis sur le livre "L’art subtil de s’en foutre" de Mark Manson
Avec son ton drôle et irrévérencieux, "L'art subtil de s'en foutre" est une lecture qui vous amène loin des poncifs du développement personnel.
Mark Manson remet en cause nombre d'idées établies avec beaucoup de justesse.
Ses conseils décomplexés pour accueillir les problèmes, accepter ses torts et lâcher prise sont convaincants. Et même si son approche iconoclaste peut heurter certains lecteurs, ce livre a le mérite de proposer une saine remise en question de nos quêtes effrénées de bonheur.
Aujourd’hui livre référence, je ne peux que recommander cette lecture rafraichissante qui plaira tout particulièrement à ceux qui veulent sortir des sentiers battus du développement personnel !
Les points forts et points faibles du livre "L’art subtil de s’en foutre" de Mark Manson
Points forts :
Le ton humoristique, décalé et anticonformiste, sans pour autant que le contenu ne perde en profondeur ni pertinence.
La vision à contre-courant et la remise en cause des poncifs du développement personnel.
Le storytelling, les anecdotes bien choisies et la plume de l’auteur qui rendent la lecture captivante et agréable.
L’humilité et l’authenticité des propos.
Point faible :
L’approche qui remet en cause des idées bien établies et bien ancrées en matière de développement personnel (la pensée positive, la recherche de l’excellence par exemple) peut ne pas plaire à tout le monde.
Ma note :
★★★★★
Pour aller plus loin :
Lire la chronique sur ce blog
Visitez Amazon afin de lire plus de commentaires sur le livre "L’art subtil de s’en foutre" de Mark Manson
Visitez Amazon afin d’acheter le livre "L’art subtil de s’en foutre" de Mark Manson
- "Créer sa vie en étant soi | Être soi suffit"
Par Lyvia Cairo, 2018, 260 pages.
Résumé du livre "Créer sa vie en étant soi" de Lyvia Cairo
Dans "Créer sa vie en étant soi", Lyvia Cairo nous propose de suivre sa philosophie de vie pour créer l'existence qui nous correspond. Il s'agit, précise-t-elle, d'"être soi-même", c'est-à-dire de rester fidèle à ce que nous sommes profondément.
L’ouvrage, découpé en trois grandes parties, nous aide à :
Mieux nous connaître,
Adopter les bonnes attitudes au quotidien,
Gagner de l'argent tout en restant aligné avec nos valeurs.
Le fil conducteur est d’oser être authentique et de passer à l'action malgré les peurs.
Tout au long des chapitres, Lyvia Cairo partage son parcours, depuis son changement de vie (après avoir travaillé comme salariée) jusqu’à la création de son entreprise. Selon elle, c’est en arrêtant de se conformer aux attentes extérieures et en assumant sa personnalité - ses forces comme ses faiblesses – qu’elle a pu accomplir ses rêves.
L’auteure explique en fait qu’être soi-même demande d'accepter nos émotions, d'identifier nos talents uniques, de nourrir l'estime de nous-mêmes. Cela permet, affirme-t-elle, de donner le meilleur au monde. Souvent, le syndrome de la bonne petite fille nous freine. Nous gagnons à cultiver l'amour de soi et la confiance en nos capacités.
Pour être en accord avec soi-même, Lyvia Cairo préconise enfin la pratique d'une routine quotidienne épanouissante et le désencombrement de notre existence. Elle souligne que savoir dire non et se concentrer sur nos priorités sont essentiels pour nourrir ce qui compte vraiment pour nous.
La dernière partie du livre explique pourquoi et comment allier authenticité et business. Elle invite à assumer nos opinions, même impopulaires, à agir malgré nos doutes et à partager nos talents. À ce propos, l’auteure précise qu’être visible aide ceux qui ont besoin de notre message.
5 points clés du livre "Créer sa vie en étant soi" de Lyvia Cairo
"Créer sa vie en étant soi" a pour message principal qu'il faut oser être pleinement soi-même pour se créer une vie épanouissante qui nous correspond vraiment.
Voici 5 idées clés que vous retrouverez dans ce livre.
- Se libérer du syndrome de la bonne petite fille qui bride nos talents uniques
Lyvia Cairo explique que dès l'enfance, on nous apprend à être sage, à plaire, à réussir selon des critères extérieurs. Ce syndrome nous pousse à douter de nous-mêmes et de nos capacités. Nous devons, explique l’auteure, nous défaire de ces carcans pour retrouver notre authenticité et nos talents particuliers.
- Prendre confiance en soi en acceptant toutes les facettes de sa personnalité
Être soi signifie s'accepter dans son entièreté, avec ses forces ET ses fragilités. En apprenant à s'aimer tel que l'on est, on gagne en assurance pour oser créer la vie dont on rêve.
- Adopter une routine quotidienne centrée sur l'essentiel
Pour l’auteure, mettre en place une routine matinale et une autre avant de se coucher axée sur l'écriture et la gratitude permet de nourrir l'estime de soi et le sentiment d'abondance. Ces routines nous aident à rester concentré sur nos priorités.
- Savoir dire non pour rester aligné avec ses valeurs profondes
Il est crucial de refuser ce qui nous éloigne de nos aspirations essentielles. Sinon, nous nous dispersons et perdons notre unicité. En effet, dire "non" libère l'espace pour nos projets significatifs.
- Partager ses dons et talents uniques en assumant d'être visible
Être visible permet de toucher ceux qui ont besoin de notre message. Et pour Lyvia Caito, c'est un devoir que de servir les autres avec nos capacités innées. Elle nous invite donc à dépasser nos craintes de jugement et à inspirer par l'exemple.
Mon avis sur le livre "Créer sa vie en étant soi" de Lyvia Cairo
Le parcours de Lyvia Cairo est une belle source d'inspiration. Son approche pour oser être soi, malgré les peurs, est très constructive. Ses conseils pratiques vous aideront à mieux vous connaître et à adopter de bonnes habitudes, des routines épanouissantes.
Les chapitres sur le business, dans lesquels elle promeut un marketing plus humain, centré sur le partage de talents uniques sont particulièrement intéressants. Et sa philosophie optimiste de la responsabilité individuelle donne aussi à réfléchir.
Bref, quiconque cherche à donner un sens plus authentique à son existence appréciera ce livre !
Les points forts et points faibles du livre "Créer sa vie en étant soi" de Lyvia Cairo
Points forts :
Le témoignage accessible, bienveillant et direct de l’auteure pour traiter d’un sujet profond.
L’approche globale pragmatique qui pousse à l’action.
Les exercices proposés pour avancer dans une réflexion personnelle et une démarche pour être soi-même.
Point faible :
Certaines idées déjà lues ailleurs.
Ma note :
★★★★☆
Pour aller plus loin :
Lire la chronique sur ce blog
Visitez Amazon afin de lire plus de commentaires sur le livre "Créer sa vie en étant soi " de Lyvia Cairo
Visitez Amazon afin d’acheter le livre "Créer sa vie en étant soi" de Lyvia Cairo
- "Créez la vie qui vous ressemble"
Par Anne-Marie Jobin, 2018, 232 pages.
Résumé du livre "Créez la vie qui vous ressemble" d’Anne-Marie Jobin
Dans cet ouvrage "Créez la vie qui vous ressemble", Anne-Marie Jobin nous invite à créer une existence en phase avec nos aspirations profondes. Pour cela, elle propose de stimuler notre créativité, cette "énergie de vie" qui se manifeste par nos rêves et nos élans intérieurs.
Anne-Marie Jobin explique, en effet, que cette énergie créatrice sommeille en chacun de nous. La société et l'éducation ont tendance à la brider mais il est, assure-t-elle tout à fait possible de la ranimer. Et elle nous recommande vivement de le faire car c’est elle qui nous guide vers notre "mission de vie", elle-même constituée de nos passions et talents uniques.
Le livre décrit alors les étapes du "processus créateur" qui permet de matérialiser nos idées en projets concrets. Ce processus cyclique comprend l'inspiration, la concentration, l'organisation, la réalisation, puis la réflexion.
De nombreux obstacles peuvent toutefois paralyser notre créativité : l'ego, le perfectionnisme, les peurs, le manque de vision, etc. Heureusement, des alliés précieux boostent notre énergie créatrice : l'amour, la confiance, la gratitude, le corps, le lâcher-prise, etc.
L'auteure propose également des exercices ludiques, entre écriture, dessin et collage, pour lever ces blocages, développer nos alliés et oser créer la vie dont nous rêvons. Ses conseils bienveillants invitent à l'action tout en cultivant la patience.
5 points clés du livre d’Anne-Marie Jobin pour être en accord avec soi-même
- Ranimer notre créativité pour réaliser nos aspirations profondes
"L'énergie créatrice" est présente en chacun de nous. Elle se manifeste par nos aspirations profondes et guide nos vies. Cependant, la société et l'éducation ont tendance à étouffer cette énergie. Il est possible de la raviver en cessant de toujours vouloir tout contrôler et en se reconnectant à notre "inconscient collectif".
- Respecter les étapes cycliques du "processus créateur"
Le processus créateur pour matérialiser nos rêves comporte 6 étapes clés : l'inspiration, la concentration, l'organisation, la réalisation, la réflexion et le suivi. Ce processus fait face à de nombreux obstacles intérieurs (peurs, ego, pensées limitantes...) et extérieurs (manque de temps ou d'argent...).
- Identifier nos blocages et les lever via des alliés puissants
Heureusement, il existe aussi plusieurs alliés puissants pour libérer notre créativité : la présence, l'attention, le corps, l'authenticité, la confiance, le lâcher-prise, la gratitude, etc.
- Pratiquer des exercices créatifs libérateurs
Les exercices proposés dans le livre permettent de développer ces alliés.
- Oser créer avec patience la vie dont nous rêvons
En fin de compte, créer une vie qui nous ressemble demande surtout de lâcher prise et de suivre le flot naturel de notre énergie créatrice, sans chercher à tout contrôler. Le plaisir de créer et la confiance sont essentiels.
Mon avis sur le livre "Créez la vie qui vous ressemble" d’Anne-Marie Jobin
Ce livre est une véritable invitation à oser créer la vie dont on rêve. Le ton est juste, à la fois profond et très concret. Les exercices ludiques permettent de se lancer en douceur dans un travail sur soi libérateur. C'est un très bon coaching pour quiconque ressent des appels intérieurs mais peine à les concrétiser, par manque de confiance ou de méthode.
"Créez la vie qui vous ressemble" est un ouvrage plein de bienveillance, une invitation à créer, avec confiance et patience, l'existence qui vous ressemble. Il insuffle une énergie positive communicative. C'est un must read que je recommande vivement aux lecteurs qui cherchent à réaliser leurs rêves en ranimant leur créativité, et souhaitent un contenu équilibré entre théorie et pratique, introspection et action.
Les points forts et points faibles du livre "Créez la vie qui vous ressemble" d’Anne-Marie Jobin
Points forts :
Les exercices créatifs et ludiques en fin de chapitres nous permettent de matérialiser l’introspection suscitée.
La sérénité et la bienveillance qui se dégagent du livre.
La créativité comme support de travail pour être soi-même.
Point faible :
Le ton parfois un peu "ésotérique" ne parlera peut-être pas à tout le monde, même si le contenu n’en reste pas moins concret et pratique.
Ma note :
★★★★★
Pour aller plus loin :
Lire la chronique sur ce blog
Visitez Amazon afin de lire plus de commentaires sur le livre "Créez la vie qui vous ressemble" d’Anne-Marie Jobin
Visitez Amazon afin d’acheter le livre "Créez la vie qui vous ressemble" d’Anne-Marie Jobin
- "Les cinq blessures qui empêchent d’être soi-même"
Par Lise Bourbeau, 2000, 220 pages.
Résumé du livre "Les cinq blessures qui empêchent d’être soi-même" de Lise Bourbeau
Dans son livre "Les 5 blessures qui empêchent d'être soi-même", Lise Bourbeau explique que toutes nos souffrances émotionnelles, mentales et physiques proviennent de 5 blessures fondamentales encourues durant l'enfance, à savoir :
Le rejet,
L'abandon,
L'humiliation,
La trahison,
L'injustice.
Pour masquer ces blessures douloureuses, nous avons développé 5 mécanismes de protection stipule l’auteure. Ces mécanismes appelés "masques" sont :
La fuite,
La dépendance,
Le masochisme,
Le contrôle,
La rigidité.
Chaque blessure est associée à un masque spécifique.
Lise Bourbeau décrit en détail les caractéristiques physiques et comportementales propres à chaque type de blessure. Par exemple, celui qui souffre de l'abandon aura un corps long et tombant, avec un regard triste. Sur le plan comportemental, il sera plaintif et en quête perpétuelle d'attention.
La guérison commence lorsque nous prenons conscience du ou des masques que nous portons. Puis il s'agit d'accepter nos blessures avec compassion avant de les transformer positivement. La méthode proposée consiste à revenir aux 4 étapes vécues durant l'enfance, mais dans le sens inverse.
Enfin, Lise Bourbeau mentionne plusieurs indicateurs qui permettent de vérifier que la guérison progresse (une plus grande affirmation de soi ou une capacité retrouvée à la solitude sereine par exemple). Une fois guéries, nos forces cachées émergent et se révèlent, assure l’auteure.
5 points clés du livre "Les cinq blessures qui empêchent d’être soi-même" de Lise Bourbeau
Voici la synthèse de 5 idées clés développées par Lise Bourbeau, que vous pourrez découvrir en lisant "Les 5 blessures qui empêchent d'être soi-même" :
- Nos souffrances proviennent de cinq blessures fondamentales qui entravent notre capacité à être nous-mêmes
Selon Lise Bourbeau, le rejet, l'abandon, l'humiliation, la trahison et l'injustice subis étant jeunes créent des traumatismes profonds. Ils nous empêchent de nous épanouir et d'exprimer pleinement notre véritable nature.
- Nous développons des masques pour dissimuler la douleur de ces blessures
Pour masquer nos blessures et ne plus souffrir, nous adoptons des comportements de protection et de compensation : la fuite, la dépendance, le masochisme, le contrôle ou la rigidité. Mais ces masques nous enferment et nous éloignent davantage de nous-mêmes.
- Guérir consiste à prendre conscience de nos blessures et masques
Lise Bourbeau décrit de façon très concrète les traits physiques et de caractère liés à chaque blessure. Cette description typologique doit nous aider à identifier nos propres blessures et mécanismes de défense.
- Il faut ensuite accepter ses blessures avec compassion avant de se transformer
Il est essentiel de reconnaître nos blessures et masques pour entamer un travail sur soi. Une fois ces blessures et masques reconnus, nous pouvons entamer le processus de guérison. Celui-ci passe par l'acceptation bienveillante de notre histoire douloureuse avant d'initier une métamorphose positive. Selon l’auteure, il est crucial de pardonner à nos parents responsables de ces blessures.
- Guérir permet de se libérer et de révéler ses forces enfouies
En guérissant, nos masques tombent et nos talents cachés émergent : capacités relationnelles, artistiques, sensibilité, etc. Nous redevenons nous-mêmes, plus forts et pleinement épanouis. La guérison se traduit par une plus grande paix intérieure et compassion pour soi-même. C’est une renaissance, déclare l’auteure.
Mon avis sur le livre "Les 5 blessures qui empêchent d'être soi-même" de Lise Bourbeau
"Les cinq blessures qui empêchent d’être soi-même" est un best-seller qui connait un succès mondial sans précédent depuis sa publication.
C’est une lecture qui ouvre une réflexion intéressante sur nos fonctionnements intérieurs. Même si l'analyse manque de sources scientifiques extérieures, la méthode proposée participera forcément d’une manière ou d’une autre à votre démarche de transformation personnelle.
"Les cinq blessures qui empêchent d’être soi-même" résonnera en vous par la justesse de l'analyse psychologique qu'il propose. Il y a de fortes chances que vous vous reconnaissiez dans les différents portraits et masques décrits, et même si le style est parfois simpliste, il vous permettra probablement de mieux comprendre vos blessures intérieures et mécanismes de protection. La méthode de guérison, basée sur l'acceptation et le pardon, est puissante pour retrouver une paix intérieure.
Je recommande cette lecture à tous ceux qui veulent mieux se connaître pour s'aimer davantage et s’accomplir personnellement.
Les points forts et points faibles du livre "Les cinq blessures qui empêchent d’être soi-même" de Lise Bourbeau
Points forts :
Une typologie des blessures très parlante et facile à comprendre.
La description des portraits permet l'autodiagnostic.
Un livre marquant, qui inspire un véritable travail sur soi et de relations aux autres.
Points faibles :
Des arguments parfois simplistes et imprégnés parfois des croyances de l’auteure.
Un manque de sources scientifiques : Lise Bourbeau ne s’appuie que sur ses propres observations.
Un style d'écriture répétitif.
Ma note :
★★★★☆
Pour aller plus loin :
Lire la chronique sur ce blog
Visitez Amazon afin de lire plus de commentaires sur le livre "Les cinq blessures qui empêchent d’être soi-même" de Lise Bourbeau
Visitez Amazon afin d’acheter le livre "Les cinq blessures qui empêchent d’être soi-même" de Lise Bourbeau
Être enfin soi-même ou être en accord avec soi-même est à la portée de tous avec les bons outils !
Si la lecture de ces livres vous a aidé dans cette démarche ou si vous avez d’autres ouvrages coups de cœur à conseiller sur ce sujet, n’hésitez pas à nous le faire dans les commentaires ci-dessous.
Cet article 4 livres pour être enfin soi-même est apparu en premier sur Des livres pour changer de vie.
May 2 2024, 5:00pm
-
J'ai publié sur des-livres-pour-changer-de-vie.fr
De femme de ménage à Millionnaire – ou – Comment utiliser la Loi de l’Attraction
Résumé de « De femme de ménage à Millionnaire – ou - Comment utiliser la Loi de l’Attraction » de Jackie Tob : Un guide étape par étape qui nous conduit vers une vie épanouie dans tous les domaines. Découvrons ensemble comment ce livre unique utilise la loi de l'attraction pour transformer notre quotidien en une aventure palpitante vers nos rêves et aspirations.
Par Jackie Tob, 2020, 239 pages.
Note : cette chronique invitée a été rédigée par Jacqueline du blog : rester jeune et dynamique
Chronique et résumé de « De femme de ménage à millionnaire » – De l'aspiration à la concrétisation : le guide par excellence pour transformer sa vie ! » de Jackie Tob
Dès les premières pages de son œuvre, « De femme de ménage à millionnaire », l'auteure, Jackie Tob présente son livre comme :
Un guide pratique destiné à tous les profils de lecteurs. À savoir :
Aux personnes en quête d'une vie plus équilibrée, centrée sur la santé physique et mentale.
Aux passionnés de développement personnel qui veulent maximiser leur potentiel et découvrir de nouvelles façons de se transformer.
À tous les amoureux de l'éducation continue qui sont toujours avides d'apprendre de nouvelles compétences et de rester à jour dans un monde en évolution rapide.
Aux individus qui ont envie d’établir des relations significatives, que ce soit sur le plan professionnel ou personnel.
Aux aspirants à la transformation physique qui cherchent à améliorer leur condition physique, à adopter un mode de vie plus actif et à atteindre leurs objectifs de santé.
A tous ceux qui désirent stabiliser leur situation financière, à épargner, investir et créer une sécurité économique.
Aux personnes qui cherchent à concilier réussite professionnelle et qualité de vie personnelle.
Aux passionnés d'art et de créativité qui veulent explorer leur côté artistique, que ce soit par la peinture, l'écriture, la musique ou d'autres formes d'expression créative…
Voici donc, d’après l’auteure, les 10 principaux avantages si nous voulons transformer notre vie :
L’épanouissement personnel permet de découvrir ses passions et ses valeurs.
Une meilleure santé physique et mentale en effectuant des changements positifs dans le mode de vie.
L’amélioration des relations interpersonnelles, avoir des liens plus profonds avec les autres.
La réussite professionnelle en identifiant ses objectifs, en améliorant ses compétences, et en créant des opportunités professionnelles.
Un accroissement de la confiance en soi en développant une attitude positive envers soi-même.
L’organisation de son temps, définir ses priorités et consacrer son énergie à ce qui est réellement important.
La stimulation de la créativité et l'innovation personnelle et professionnelle.
Une capacité à faire face aux épreuves de la vie avec résilience, en tirant des leçons des échecs et en rebondissant plus rapidement.
La mise en place de stratégies pour gérer les émotions pour un meilleur bien-être émotionnel.
Être une source d’inspiration pour les autres autour de soi.
Et voici, d’après Jackie Tob les 7 principaux inconvénients à la transformation personnelle :
La résistance au changement rend difficile la mise en œuvre de modifications personnelles.
Le processus de transformation personnelle peut être stressant, surtout au début.
Les changements peuvent conduire à un éloignement temporaire de certaines relations sociales.
La peur de l'échec et de l’auto-jugement.
La transformation personnelle peut parfois entraîner des conflits au sein de la famille.
Une instabilité temporaire.
Certains objectifs peuvent entraîner des défis financiers, du moins à court terme.
Vous pouvez aussi consulter une très bonne chronique à propos du livre « Le secret » de Rhonda Byrne.
À travers ces pages, l'auteure s'engage à offrir des conseils pragmatiques, des témoignages inspirants, des outils essentiels, et des listes pratiques, visant à guider les lecteurs dans leur quête vers une vie de succès et d’épanouissement personnel.
Jackie Tob nous convie à explorer ce parcours de transformation pas à pas. Elle nous montre ainsi une perspective inédite sur la possibilité de passer d’une situation de manque à un état d’abondance.
Chapitre 1 – L’histoire d’une vie
L’auteure se confie sur sa vie avant de connaître la loi de l’Attraction.
Elle est issue d’un milieu ouvrier dans une petite ville de province. Ce chapitre est consacré à l'histoire captivante de sa vie, avant d'embrasser les enseignements de la Loi de l'Attraction. À travers ses mots, elle partage les expériences qui ont façonné son parcours jusqu’à la découverte de cette puissante philosophie, offrant ainsi un regard intime sur son passé.
Chapitre 2– La Loi de l’Attraction expliquée
Jackie Tob nous éclaire sur la Loi de l'Attraction. Elle nous dévoile les mécanismes subtils qui sous-tendent le pouvoir de nos pensées et émotions.
À travers son écriture perspicace, elle guide les lecteurs à comprendre comment aligner intention et énergie peut influencer positivement les résultats dans leur vie.
Elle partage des principes clés qui transcendent la simple pensée positive. Elle nous offre une perspective enrichissante sur la manière dont cette loi universelle peut être activée pour créer une réalité plus riche et épanouissante.
Comment tirer profit de cette loi pour transformer notre vie.
Clarté des objectifs : Définir clairement ses objectifs favorise une vision précise de ce que l'on souhaite accomplir dans la vie.
Énergie positive : Apprendre à avoir des pensées positives et constructives favorise une énergie qui influence favorablement les expériences quotidiennes.
Alignement des émotions : L'alignement crée une cohérence vibratoire. Cela renforce la probabilité d'attirer des expériences correspondant à cet état émotionnel.
Autodiscipline renforcée : La constance et l'autodiscipline sont des qualités cruciales pour atteindre ses objectifs.
Réduction du stress : Avoir une perspective positive contribue à réduire le stress et favorise une approche plus optimiste face aux défis.
Créativité stimulée : En visualisant les objectifs, nous stimulons la créativité, découvrons de nouvelles idées et solutions pour surmonter les obstacles.
Relations améliorées : Une énergie positive et une attitude optimiste influencent positivement les relations, renforcent les interactions harmonieuses.
Croissance personnelle : La croissance personnelle incite à remettre en question les croyances limitantes.
Confiance en soi renforcée : La réalisation d'objectifs crée un cercle vertueux d'estime de soi positive.
Chapitre 3 – La Clarté
Dans ce chapitre, l'auteure explore l'importance cruciale de la clarté dans la mise en pratique de la Loi de l'Attraction. Elle souligne que focaliser sur le manque d'argent ou les problèmes financiers crée une spirale de manque, attirant davantage de difficultés.
D'après l'auteure , la clarté des objectifs est essentielle, et elle encourage à définir des aspirations précises et mesurables.
Elle met en garde contre :
La culpabilité
Les comparaisons avec autrui
Le sentiment de ne pas être à la hauteur, soulignant que ces croyances peuvent entraver le potentiel de chacun.
Elle incite à choisir consciemment d'être heureux, dépassant les excuses et reconnaissant la responsabilité personnelle dans la création de sa réalité. Elle aborde également le pouvoir des pensées sur la matière, citant des études sur l'eau qui montrent l'impact des émotions et des mots sur sa structure cristalline.
Enfin, elle met l’accent sur le fait que la pensée positive peut influencer la guérison, même lorsque le remède est un placebo, démontrant ainsi la puissance de l'esprit sur le corps.
Chapitre 4 – L’hypnose et le langage
L'auteure explore le rôle de l'hypnose dans la modification de l'état de conscience, soulignant sa capacité à influencer les croyances profondes. Elle compare le processus hypnotique à la commande dans un restaurant, mettant en avant les étapes de "commander", "faire confiance" et "recevoir" pour illustrer le pouvoir de demander à l'Univers et de laisser les choses se manifester.
L'attention constante et la connexion entre le conscient et l'inconscient sont présentées comme essentielles pour créer délibérément sa réalité.
Le pouvoir de l'hypnose
Comment l’hypnose est utilisée pour déprogrammer des croyances anciennes, soulignant que changer ces croyances peut conduire à créer une vie plus positive. L’auteure encourage à être conscient des paroles utilisées, car elles ont le pouvoir d'édifier ou de démolir.
À travers la fable d'Ésope sur la langue, elle souligne l'importance de maîtriser notre langage, qui peut être à la fois constructif et destructeur. Enfin, elle appelle à la conscience de soi et à la diffusion de la connaissance pour libérer le potentiel de chacun.
Chapitre 5 – Les pensées
Les pensées ont un pouvoir dans la création de la réalité. L'auteure souligne que l'être humain émet constamment des pensées qui, en fonction de ses croyances, attirent une réalité correspondante. Elle encourage à prendre conscience de ces pensées, à inverser les croyances négatives et à cesser d'être victime de soi-même.
L'auteure présente la responsabilité personnelle comme essentielle pour permettre un changement significatif. L'auteure partage son propre parcours, passant de la victimisation à la compréhension de son pouvoir créatif, et encourage les lecteurs à demander régulièrement à leur inconscient la suppression des croyances erronées.
Elle met en avant le choix entre créer consciemment et vivre par défaut. Jackie Tob insiste aussi sur la nécessité de prendre le gouvernail de sa propre vie.
Chapitre 6 - Le But de la Vie
Dans ce chapitre, on explore le but de la vie en soulignant que chaque individu est sur terre pour vivre des expériences physiques, grandir dans la joie et l'abondance. Jackie Tob met en avant l'importance de comprendre sa véritable identité et de reconnaître son potentiel unique.
Elle encourage à être en harmonie avec soi-même, à suivre son ressenti, et à être conscient de l’intuition intérieure. Elle présente la loi de l'attraction comme une force magnétique, soulignant que les pensées accompagnées d'émotions créent la réalité.
L'auteure offre des conseils pratiques pour :
Maîtriser les pensées
Remplacer les pensées négatives par des pensées positives
Attirer l'abondance dans tous les aspects de la vie.
L'importance de reconnaître que l'univers est illimité dans son abondance est soulignée, encourageant les lecteurs à devenir des créateurs conscients pour une vie épanouissante.
Chapitre 7 : Bien Commencer sa Journée
Le chapitre sept encourage à débuter la journée avec joie, en programmant positivement chaque instant. Il montre l'importance de la clarté dans les désirs, évitant les croyances limitantes.
On y lit l'histoire d'une personne ayant transformé une tragédie personnelle en une opportunité d'aider les autres, illustrant le pouvoir de créer du bien à partir de l'adversité. Jackie Tob souligne l'importance des mots, incitant à choisir des paroles positives et à visualiser avec précision les désirs.
Les conseils donnés sont :
Rester attentif aux émotions positives
Pratiquer le lâcher-prise
Adopter des activités qui procurent du bien-être
La communication avec l'inconscient est présentée comme une intuition précieuse
La créativité est encouragée
En résumé, le chapitre propose une approche proactive de la vie, mettant en avant la connexion entre les pensées, les émotions et la création de réalité.
A lire cet article qui pourra mieux vous renseigner : mon article dans lequel j’aborde le sujet de la créativité
Chapitre 8 : Tout se passe à l’intérieur
Tout se passe à l'intérieur, traite de plusieurs concepts liés à la loi de l'attraction et au pouvoir de la pensée positive. Ce chapitre met en avant le pouvoir de la pensée, de la conscience émotionnelle et de la positivité pour créer une vie épanouissante.
Attention à notre état d'être : L'importance de rester attentif à notre état émotionnel est priorisé. Si nous nous sentons mal, nos pensées seront associées à des émotions négatives, et cela peut influencer notre vie.
Émotions et loi de l'attraction : Les émotions jouent un rôle crucial dans la loi de l'attraction. Chaque émotion contribue à créer des expériences positives ou négatives, et il est essentiel d'être conscient de ses pensées pour orienter ses émotions vers le positif.
Création de notre réalité : Nous sommes le créateur de notre réalité, et la loi de l'attraction répond à nos émotions, qu'elles soient positives ou négatives. Il est donc recommandé de se concentrer sur des pensées positives pour attirer ce que nous voulons dans notre vie.
Relation avec les autres : Nous ne pouvons pas créer pour les autres, mais en étant un exemple de joie et de bonheur, nous pouvons influencer positivement ceux qui nous entourent.
Éloignons-nous des énergies négatives : Il faut s’entourer de personnes positives et nous éloigner de celles qui drainent notre énergie.
Gestion des pensées : Changer son mécanisme de pensées est essentiel pour créer une vie plus épanouie. La pratique et l'entraînement sont nécessaires.
Énergie et vibration : Tout est énergie, et nos pensées émettent un taux vibratoire. Il est recommandé de s'entourer de personnes ayant un taux vibratoire élevé.
Lâcher prise sur le passé : Il est crucial de lâcher prise sur le passé pour créer un futur positif. Vivre dans le moment présent et avoir confiance en la vie sont des aspects importants.
Gestion de l'énergie dès le matin : Des conseils sont donnés pour avoir de l'énergie dès le matin, notamment se lever tôt, bien dormir, faire de l'exercice, prendre un petit déjeuner et pratiquer des affirmations positives.
Formation d'habitudes positives : Cultiver des habitudes positives est un moyen de développer l'auto-contrôle et de libérer des routines aliénantes.
Formulations positives : Utiliser des formulations positives dans la pensée et le langage est essentiel. Éviter les négations, les doutes, et parler au présent pour augmenter notre taux vibratoire.
Persévérance : Le succès peut venir après l'échec, et il est important de persévérer malgré les obstacles. L'auteur souligne que beaucoup de réussites surviennent après des échecs cuisants.
Confiance et foi en soi : Avoir confiance en ses capacités, maintenir la foi et penser au présent sont des clés pour attirer le succès.
Chapitre 9 : La négativité
Le chapitre neuf aborde le thème de la négativité qui entrave le développement personnel et le bien-être. L'auteure souligne l'importance de filtrer les influences négatives provenant des médias, de la musique, des lectures et de certaines interactions sociales.
Elle met en garde contre les conséquences de la pensée négative, illustrées par l'exemple d'une personne constamment victime et pessimiste, dont l'attitude affecte son entourage. L'auteure insiste sur la nécessité de changer sa perception des événements et d'adopter une attitude positive.
Elle encourage à voir chaque défi comme une opportunité d'apprentissage et à concentrer son énergie sur la joie, l'espoir et les aspects positifs de la vie, elle met en avant l'importance de la pensée positive pour attirer succès et bonheur.
Chapitre 10 – Vous êtes unique
Ce chapitre du livre "De femme de ménage à Millionnaire" parle de l'importance de reconnaître sa propre valeur et singularité. L'auteure insiste sur l'importance de s'aimer et de se valoriser pour attirer des expériences positives. Elle encourage à transformer sa vie en faisant des choix adaptés, à éviter les émotions négatives, et à cultiver l'amour de soi.
On y trouve également des conseils pour surmonter les émotions négatives telles que :
La colère
La peur
La culpabilité
La jalousie, etc.
Histoire de Brahma :
Nous pouvons suivre l'histoire de Brahma. La légende hindoue, raconte qu'il y eut un temps où tous les hommes étaient des dieux, mais ils abusèrent tellement de leur divinité que Brahma, le maître des dieux, décida de leur ôter le pouvoir divin. Les dieux mineurs cherchèrent alors un endroit pour cacher la divinité de l'homme, mais Brahma insista pour qu'elle soit cachée là où l'homme ne la chercherait jamais...
Depuis lors, l'histoire symbolise le voyage intérieur de l'homme pour découvrir sa propre divinité et son pouvoir intérieur. La conclusion de l'histoire souligne que le plus grand trésor et pouvoir de l'homme se trouvent en lui-même.
Chapitre 11 – Comment attirer la Richesse
Nous apprenons le concept du bonheur en nous basant sur l'observation des enfants, soulignant leur joie naturelle, leur absence de doute et leur confiance totale en la vie. L'auteure encourage les adultes à apprendre de cette attitude positive. L'auteure nous propose un exercice pour évaluer sincèrement le désir d'être heureux.
Les bonnes attitudes pour attirer la richesse :
Vivre dans le moment présent
S’entourer de personnes positives
Maintenir un langage positif
Comparaison de la vie à une recette, nécessitant des ingrédients tels que :
L'action
L'enthousiasme
La foi
La persévérance pour réussir.
Le chapitre aborde ensuite la richesse comme une énergie, expliquant qu'elle peut être apprise en comprenant et en appliquant les règles du jeu.
L'auteur fait référence au livre de Napoléon Hill, "Réfléchissez et devenez riche", qui expose les principes observés chez les hommes les plus fortunés.
Elle aborde la relation à l'argent, soulignant que le doute crée un manque. L’auteure nous encourage à changer la perception des factures (par exemple) en reconnaissant les services qu'elles représentent au lieu de focaliser sur la somme à payer. Il est suggéré au lecteur de remercier pour l'argent, changeant ainsi la relation avec la finance pour attirer la prospérité.
L'argent est présenté comme une énergie neutre, dont l'utilisation détermine sa nature. L'auteure insiste sur l'importance de ne pas condamner l'argent, soulignant que la prospérité s'attire en adoptant une attitude positive envers elle.
J’ai découvert un excellent livre de Wallace D Wattles : « La science de l’enrichissement »
Encouragements pour le lecteur
Travailler sur soi
Éliminer les peurs et croyances limitantes
Reconnaître leur pouvoir créatif
Émettre des vibrations positives.
La responsabilité individuelle dans la création de sa réalité.
L'auteure partage son expérience de persévérance et d'efforts pour atteindre ses objectifs. Elle encourage à maintenir une attitude positive, à se connecter avec son enfant intérieur, à créer un scénario mental agréable, et à vivre comme si les désirs étaient déjà réalisés.
Elle donne des conseils pour élever le taux vibratoire, expliquant comment les émotions et pensées influent sur l'énergie personnelle.
Enfin, elle souligne l'importance du choix et du libre arbitre, incitant à être attentif aux émotions, à faire des choix positifs, et à répéter des affirmations pour reprogrammer la pensée.
Le texte insiste sur la nécessité de comprendre que la loi de l'attraction n'est pas uniquement basée sur les paroles ou les pensées, mais nécessite des émotions fortes et des actions ciblées pour créer la réalité désirée.
"De femme de ménage à Millionnaire" encourage le lecteur à changer la perception des échecs, les voyant comme des opportunités d'apprentissage. L'auteure mentionne le rôle de l'ego et elle suggère de se libérer de cette représentation erronée de soi pour atteindre un éveil spirituel.
Chapitre 12 – Nos peurs
Les principales peurs qui entravent notre progression personnelle sont énumérées avec leurs antidotes. L’auteure encourage le lecteur à identifier ces peurs, affirmant qu'elles sont surmontables et peuvent être transformées en moteurs de réussite.
Elle souligne que la peur stoppe la confiance en soi, nécessaire pour atteindre ses objectifs.
Plusieurs types de peurs :
La peur de ne pas être à la hauteur
La peur de manquer
Peur de ne pas être accepté
La peur de gagner
La peur de perdre
Et bien d’autres peurs...
Pour chacune de ces peurs, des solutions sont proposées, basées sur le renforcement de la confiance en soi et la modification de la perception.
Par exemple, face à la peur de ne pas être à la hauteur, il est recommandé de passer à l'action immédiatement pour anéantir la peur.
L'auteure met également en garde contre la peur de gagner et la peur de perdre, expliquant comment ces peurs peuvent influencer négativement notre comportement et nos résultats. Les solutions proposées incluent l'adoption d'une mentalité de gagnant, la formulation d'incantations positives, et la pratique de la gratitude.
La peur est un état d'esprit. Pour changer sa vie, il est nécessaire de changer ses pensées, de se concentrer sur des émotions positives, et d'adopter des habitudes constructives. Elle encourage le lecteur à agir dès aujourd'hui pour créer la vie qu'il désire.
Chapitre 13 – La Loi de l’Attraction et l’Argent
Dans ce chapitre, Jackie Tob met l’accent sur l'importance du désir ardent, de la persévérance, de la gratitude et de la maîtrise de ses pensées pour atteindre le succès. Elle partage des exemples d'individus qui ont surmonté des obstacles pour réussir. Elle met en avant le pouvoir du mental dans la réalisation des objectifs.
Les cinq règles d'or recommandées comprennent :
La conviction en sa capacité
La visualisation
L'autosuggestion
La rédaction claire des objectifs
L’intégrité
La gratitude continue
L’autodiscipline
L’apport de valeur apportée à la société
Elle insiste sur l'impact des pensées sur la réalité, encourage à remplacer les croyances limitantes par des pensées positives.
L'analogie du chef de guerre brûlant ses vaisseaux souligne l'importance de s'engager pleinement pour atteindre le succès.
Chacun possède un pouvoir mental créatif qui, lorsqu'il est exploité, peut conduire à une vie abondante et épanouissante. L’importance du pouvoir intérieur que chaque individu possède est développé dans ce chapitre.
Le film « Le Secret » est mentionné comme une introduction à cette loi.
La loi de l'attraction nécessite un investissement personnel et émotionnel, contrairement à certaines idées préconçues.
Quelques encouragements :
Faire des changements progressifs dans sa vie
Écouter son être intérieur
Prendre des décisions précises pour atteindre ses objectifs
Définir clairement ses objectifs
Avoir une conviction profonde en leur réalisation
Agir
L'analogie d'un bateau dévié de sa trajectoire est utilisée pour illustrer l'importance de la précision dans la définition des désirs. L'auteur encourage à agir en accord avec ses aspirations, à éviter les doutes et hésitations. Et surtout, à devenir le leader de sa propre vie.
Le texte insiste sur le rôle de l'écoute de soi et de ne pas vivre sa vie en tant que victime. La plupart des expériences dans la vie sont attirées par soi-même. L’auteure encourage le lecteur à être conscient des choix, à être flexible et à avoir confiance en la vie.
Chapitre 14 – Surveiller ses paroles
Dans ce chapitre du livre "De femme de ménage à Millionnaire" intitulé "Surveiller ses paroles", l'auteure souligne l'importance de faire attention à ce que l'on dit et pense. Elle met en garde contre les effets négatifs de certaines paroles et de certaines musiques sur notre énergie.
L'auteure nous encourage à adopter une attitude positive dans la vie. En évitant les plaintes et en parlant de manière constructive de l'argent et du succès financier.
Elle introduit le schéma P.E.A.R (Pensées, Émotions, Actions, Résultats) pour illustrer comment nos paroles et pensées influent sur notre réalité.
Jackie Tob insiste sur l'importance de mesurer ses paroles. En évitant les expressions négatives et en se concentrant sur un langage positif. Elle souligne également l'influence des paroles des parents sur les croyances des enfants. Elle encourage à créer un environnement verbal positif pour les générations futures.
Ce chapitre met en évidence la puissance de la pensée positive et de la visualisation pour atteindre ses objectifs. L'auteure recommande de changer également son langage intérieur et d'éviter les expressions négatives. Et notamment, de pratiquer la visualisation quotidienne pour rester dans des émotions de joie.
Elle explique également l'importance de croire en ses rêves et d'agir avec confiance.
Enfin, l'auteur partage des exemples concrets de réussite basée sur la pensée positive. Elle souligne que l'attitude mentale positive est essentielle pour attirer le succès dans tous les aspects de la vie.
Chapitre 15 – Pourquoi les blocages ?
Le temps nécessaire pour voir ses rêves se réaliser est souvent lié à la transformation des habitudes et des schémas de vie. La plupart des gens peuvent inconsciemment bloquer leur pouvoir d'attraction positive.
L'impatience et les circonstances négatives peuvent provoquer de la frustration. La compréhension de la loi de l'attraction est cruciale pour attirer le positif.
Les obstacles à la croissance :
Les peurs
Les croyances erronées
Les pensées contradictoires
La procrastination : Remettre au lendemain retarde les progrès, tandis que l'action immédiate est essentielle. Le vocabulaire (demain ou un jour) est à éviter.
Le manque de persévérance
Les clés de la réussite :
La persévérance
La constance pour atteindre ses objectifs
Se connaître profondément
Suivre son intuition
Lâcher prise
Être en phase avec ses désirs dans le moment présent
Éviter les pensées de manque et rester positif sont importants. Le bonheur réside en soi et le manque crée la pénurie. La communication non verbale, l'énergie, et la physiologie jouent un rôle crucial dans la manifestation des ambitions.
Chapitre 16 – La patience
L'importance de la patience a une grande importance dans la réalisation de ses désirs. L'univers évolue à une vitesse que l'homme a du mal à gérer. Ce chapitre nous encourage à lâcher prise, à comprendre que les choses se produiront au moment idéal, et à reconnaître que certaines leçons de vie nécessitent du temps pour être comprises.
L'auteure met en garde contre le changement constant de direction dans la poursuite des désirs, soulignant l'importance de la réflexion préalable et de l'alignement des souhaits avec les valeurs personnelles.
Elle partage également l'histoire d'une amie qui a attiré deux fois le même type de partenaire toxique, d’où l'importance de prendre le temps de guérir et d'apprendre des expériences passées.
L'idée que les échecs peuvent être des indicateurs de la nécessité de modifier certaines habitudes est développée, incitant le lecteur à analyser ses actions passées et à apporter des changements nécessaires.
L'auteure aborde également :
La difficulté de lâcher prise, soulignant que parfois, les résultats peuvent différer de ce qui était attendu, mais il encourage à avoir confiance en soi.
L'amour de soi est désigné comme fondamental, avec des conseils pratiques pour développer des émotions positives, notamment la gratitude.
Un exercice quotidien consistant à énumérer dix choses pour lesquelles nous sommes reconnaissants, afin de renforcer notre reconnaissance.
Maintenir une vibration élevée et positive.
Pratiquer la gratitude.
Reconnaître la présence constante de miracles dans la vie quotidienne.
Chapitre 17 - L’importance du pardon
Ce chapitre met en lumière l'importance du pardon dans la vie de tous les jours. L'auteure insiste sur le fait que le ressentiment, la colère et la haine envers autrui sont des poisons qui affectent principalement celui qui les nourrit. Elle encourage fortement le lecteur à cultiver le pardon, affirmant que c'est un cadeau qu'il se fait à lui-même.
Le pardon libère des attitudes limitantes, permettant ainsi de :
Révéler le véritable potentiel de la personne.
Comprendre que le pardon est un acte de courage et d'humilité
Découvrir que le manque de pardon est une perte de temps et d'énergie.
Se rendre compte que le refus de pardonner peut entraîner des conséquences douloureuses pour soi-même et son entourage.
Apprendre que le pardon est essentiel pour éviter les sentiments destructeurs tels que la rancœur et la haine
L'auteur souligne également l'importance de ne pas confondre le pardon avec l'oubli ou la justification des actes malveillants.
L'histoire de Maïti Girtanner, qui a pardonné à son tortionnaire après des années de souffrance, est partagée pour illustrer la puissance libératrice du pardon. L'auteure encourage à voir le pardon comme un processus semblable au deuil, avec des étapes qui varient selon les individus.
Enfin, elle explique que le vrai pardon s'exprime lorsque la rancœur, la colère et la culpabilité disparaissent, laissant place à la paix, au bien-être et à la sérénité. Elle conclut en soulignant l'importance de se pardonner à soi-même pour les erreurs passées afin de ne pas freiner les succès futurs.
A lire : mon article dans lequel je parle de « comment cultiver les relations sociales »
Chapitre 18 : L’intention
Le pouvoir de l'intention est mis en avant dans ce chapitre.
Avantages de poser des intentions dès le réveil, pour la journée :
Une force dynamique qui ouvre la porte à l'énergie.
Un pouvoir qui encourage la créativité.
Une habitude à avoir pour diriger sa journée dans la direction voulue.
Une pratique vers la bonté envers les autres sans rien attendre en retour.
Dans la deuxième partie de ce chapitre, l’auteure, Jackie Tob nous propose l'allégorie du démon avec un chapeau vert et jaune pour illustrer les conséquences néfastes de toujours vouloir avoir raison.
Mise en garde contre :
La nécessité de toujours chercher à être dans le vrai, surtout pour des broutilles.
Éviter des conflits inutiles.
Refuser d’admettre que l'on a tort.
Ne pas rester cantonné dans son propre univers.
Jackie Tob encourage l'ouverture d'esprit avec l'idée que les croyances ne sont pas inébranlables et peuvent évoluer. L'auteure évoque des exemples historiques, comme celui de Galilée, qui a défendu ses idées malgré la condamnation par un tribunal.
Elle souligne la nécessité de rester en harmonie avec soi-même et avec les autres, de rester calme en toutes circonstances et de rester conscient des miracles présents en devenant maître de ses sentiments et de ses paroles.
Jackie Tob encourage à chercher la beauté dans tout ce qui nous entoure, à rester ouvert aux prodiges et à savoir que toutes les réponses se trouvent en soi.
La conclusion dans ce chapitre met l'accent sur :
L'importance de rester intègre envers soi-même et envers les autres pour être en accord avec sa source d'énergie.
La générosité les autres.
Sortir de sa zone de confort, à ne pas craindre le succès et à éviter de saboter sa propre réussite.
La nécessité de changer ses ancrages.
Laisser de côté le stress
Faire exploser les limites pour avancer vers la prospérité est également mise en avant.
Ne pas laisser le passé influencer le futur.
Prendre le contrôle de nos sentiments et émotions intérieurs.
L’auteure termine son livre en prodiguant ses derniers conseils…
Conclusion sur le livre « De femme de ménage à Millionnaire »
La découverte de la loi de l'attraction à travers "De femme de ménage à Millionnaire" de Jackie Tob a le pouvoir de changer la vie du lecteur. Ce livre transmet un message puissant qui, selon moi, est une source d'inspiration significative.
La vie du lecteur peut subir une transformation extraordinaire en explorant ce livre qui dévoile la puissante loi de l'attraction. Ce livre, à mes yeux, se révèle être une source d'inspiration incroyable et l'aspect positif de cet ouvrage demeure pour moi, remarquable.
Le point essentiel à mettre en œuvre :
La nécessité d'un changement d'esprit fondamental. Cette philosophie soutient que pour attirer les expériences et les circonstances positives dans notre vie, il est impératif de transformer notre façon de penser et de percevoir le monde qui nous entoure.
En adoptant une mentalité positive, en cultivant des pensées optimistes et en visualisant activement les résultats souhaités, on crée un état d'esprit propice à attirer les énergies positives. Le changement d'esprit devient ainsi une clé essentielle pour déclencher le pouvoir de l'attraction et manifester les aspirations désirées dans la réalité.
La loi de l'attraction offre un potentiel énorme pour modifier sa vie en mettant en lumière la puissance de nos pensées et émotions.
Cependant, il est crucial de souligner que le simple fait d'émettre des pensées positives ne suffit pas.
L'action demeure une composante indispensable de ce processus. Il ne s'agit pas seulement d'attirer passivement les expériences souhaitées, mais aussi de s'engager activement dans des actions alignées avec nos aspirations.
En combinant une mentalité positive avec des efforts concrets, nous créons un élan dynamique vers la réalisation de nos objectifs. Ainsi, la clé réside non seulement dans la pensée positive, mais également dans une action délibérée et persistante pour donner vie à nos rêves et ambitions.
Les mérites positifs du livre "de femme de ménage à Millionnaire " sont innombrables. Pour ceux qui embrassent le concept de la loi de l'attraction, ce livre se révèle être une source infinie d'enthousiasme, capable de métamorphoser leur perspective sur la vie. L'enthousiasme contagieux de l'auteure et sa philosophie positive émettent une énergie captivante.
"De femme de ménage à Millionnaire" fonctionne comme un détonateur :
Favorise la prise de responsabilité personnelle : En soulignant le rôle central de nos pensées dans la création de notre réalité, le livre incite à assumer la responsabilité de nos choix et de nos expériences.
Cultive la gratitude : En mettant l'accent sur la focalisation sur les aspects positifs de la vie, "de femme de ménage à Millionnaire". Cet article traite plus en détail comment encourager le développement d'une attitude de gratitude envers ce que l'on a déjà, renforçant ainsi le bien-être émotionnel.
Renforce la confiance en soi : La conviction que l'on peut influencer sa réalité grâce à la pensée positive renforce la confiance en soi, incitant à prendre des initiatives audacieuses et à surmonter les obstacles.
Inspire la créativité : En encourageant à croire en des rêves audacieux, le livre stimule la créativité en ouvrant l'esprit à des possibilités et à des solutions innovantes.
Catalyse le changement de vie : En provoquant une réflexion profonde sur les désirs et objectifs personnels, "de femme de ménage à Millionnaire" peut être un déclencheur puissant pour tous ceux qui aspirent à un changement significatif dans leur vie.
Crée une communauté : L'engouement partagé pour les idées du livre peut créer une communauté de personnes partageant des valeurs similaires, offrant ainsi un réseau de soutien et d'encouragement mutuel.
Facilite la gestion du stress : En adoptant une perspective positive, le livre propose des outils pour mieux gérer le stress quotidien en favorisant une approche optimiste face aux défis.
Éveille la conscience de soi : L'exploration de la loi de l'attraction encourage la réflexion sur ses propres pensées et émotions, favorisant ainsi une plus grande conscience de soi.
Encourage la bienveillance envers autrui : La focalisation sur la positivité et la réalisation des aspirations personnelles peut naturellement conduire à une attitude bienveillante envers les autres, favorisant des relations harmonieuses.
En somme, "de femme de ménage à Millionnaire" se présente comme une ressource riche en enseignements et en inspirations, offrant une diversité de perspectives pour une vie épanouissante.
Ce livre "De femme de ménage à Millionnaire" offre un discours d’une grande accessibilité, agrémenté de nombreux témoignages et citations inspirantes.
En tout état de cause, "de femme de ménage à Millionnaire" s'inscrit parmi les incontournables en matière de développement personnel, une lecture qui laisse une empreinte significative et transformative.
Ressources :
Voir aussi : le site du Dr Joe Dispenza, qui fait des recherches scientifiques sur le cerveau. Les résultats parlent d’eux-même.
A lire : Les neurosciences apportent de nouvelles pistes pour comprendre l’origine de nos émotions
Lire aussi ce texte sur l’hypnose : https://sante.gouv.fr/IMG/pdf/fiche_hypnose_2016.pdf
Ce que la lecture de ce livre m’a apporté :
Les principes de la loi de l'attraction ont un impact significatif sur ma vie de plusieurs manières :
Shift de la mentalité négative à la positivité : En comprenant le pouvoir de mes pensées, je suis passée d'une mentalité négative à une perspective plus positive. J’ai appris à me concentrer sur ce qui est souhaité plutôt que sur ce qui est redouté.
Renforcement de la confiance en moi : La loi de l'attraction m’a encouragée à croire en mes capacités et à cultiver une confiance en moi accrue.
Développement de la clarté des objectifs : La pratique de la loi de l'attraction m’a incitée à définir clairement mes objectifs et aspirations, orientant ainsi mes actions vers des résultats spécifiques.
Attirance d'énergies positives : En émettant des pensées positives, j’attire des énergies positives, comme des relations plus enrichissantes, des opportunités inattendues et une atmosphère générale plus favorable.
Amélioration du bien-être émotionnel : Je pratique régulièrement la loi de l'attraction. Cela contribue à réduire le stress, l'anxiété et favorise un état émotionnel plus équilibré. La focalisation sur le positif renforce le bien-être mental.
Augmentation de la motivation : La conviction que l'on peut influencer son propre destin me motive à agir de manière proactive. Je poursuis mes rêves avec détermination et persévérance.
Transformation des obstacles en opportunités : La loi de l'attraction enseigne à voir les obstacles comme des opportunités de croissance. J’ai appris à surmonter les défis avec une attitude constructive plutôt qu'avec le découragement.
Cultivation de la gratitude : La pratique de la loi de l'attraction encourage à être reconnaissant pour ce que l'on a déjà. J’ai une attitude plus positive et un sentiment de satisfaction.
En mettant en œuvre ces principes dans sa vie quotidienne, une personne peut expérimenter des changements significatifs qui influencent sa perception du monde et sa réalité vécue. Il est cependant important de noter que la loi de l'attraction n'est pas une solution magique, mais plutôt un outil qui, combiné à l'action concrète, peut contribuer à des transformations positives.
Je termine par cette citation qui met en lumière la puissante leçon de la Loi de l'Attraction. Elle souligne comment nos pensées et nos énergies influencent directement le cours de notre existence. Elle guide notre réalité vers ce à quoi nous aspirons le plus.
« Tout est énergie, et c’est là tout ce qu’il y a à comprendre dans la vie. Aligne-toi à la fréquence de la réalité que tu souhaites, et cette réalité se manifestera. Il ne peut en être autrement. Ce n’est pas que de la philosophie, c’est de la physique ». Albert Einstein
Points forts et points faibles du livre "De femme de ménage à Millionnaire" :
Points forts :
Un ouvrage qui associe développement personnel, anecdotes et légendes
L'auteur partage de nombreux conseils et pratiques à expérimenter
Un livre fluide et facile à lire pour tous
Donne des astuces et « antidotes » pour contrer les effets de nos peurs
Point faible :
Je n'en ai pas trouvé.
Ma note :
★★★★★
Avez-vous lu le livre de Jackie Tob "De femme de ménage à Millionnaire" ? Combien le notez-vous ?
[ratings]
Visitez Amazon afin de lire plus de commentaires sur le livre de Jackie Tob "De femme de ménage à Millionnaire"
Visitez Amazon afin d'acheter le livre de Jackie Tob "De femme de ménage à Millionnaire"
Cet article De femme de ménage à Millionnaire – ou – Comment utiliser la Loi de l’Attraction est apparu en premier sur Des livres pour changer de vie.
April 29 2024, 5:00pm
-
J'ai publié sur des-livres-pour-changer-de-vie.fr
Le retour au Why Café
Résumé de "Le retour au Why Café" de John Strelecky : Guidé par le pouvoir de l'intuition, John, le narrateur, revient au café qui lui a révélé sa raison d'être des années plus tôt. Il y vit une nouvelle expérience mystique, accompagné de nouveaux personnages. Une expérience qui va encore transformer le cours de son existence pour l’amener au plus près de ses rêves.
Par John Strelecky, 2014, 262 pages.Titre original : "Return to the Why Café"
Chronique et résumé de "Le retour au Why Café" de John Strelecky
Introduction | Une deuxième fois au Why Café
Une nuit, il y a plusieurs années de cela, John Strelecky, l'auteur, s'est retrouvé dans un petit établissement appelé "Le Why Café".
Sans savoir comment ni pourquoi il était arrivé là, cette nuit a changé le cours de sa vie, confie-t-il. Car dans ce café, l’auteur a découvert ce qu'était la vraie liberté et trouvé sa vocation.
Note : Cette histoire est racontée dans un précédent livre de John Strelecky intitulé "Le Why café".
Depuis, bien qu'il ne sache toujours pas comment il y avait atterri, le Why Café est resté gravé dans ses souvenirs comme un moment déterminant, et dont il est resté extrêmement reconnaissant.
Puis, un jour, écrit l’auteur, "par des circonstances différentes et des plus invraisemblables", il s’est de nouveau retrouvé devant le café… Et une fois de plus, les moments qu’il y a passés ont orienté sa vie dans une direction inespérée et l’ont rempli de gratitude.
Cet ouvrage que je résume ici est donc l’histoire du retour de John au Why Café…
Note : les chapitres du livre ne portent pas de titres. J’ai choisi de nommer ces chapitres avec un intitulé pour mettre en évidence les moments et idées clés du récit de John Strelecky.
Chapitre 1 – Le Why Café réapparait par magie à Hawaï
Le premier chapitre du livre "Le retour au Why Café" commence des années après la fameuse nuit de John Strelecky au Why Café.
Nous le retrouvons sur l’île d’Hawaï cette fois, en train de pédaler insouciamment.
Les paysages sont d’une beauté paradisiaque. L’homme laisse son esprit vagabonder, absorbant la nature luxuriante qui l'entoure.
Mais soudain, le souvenir de cette nuit au Why Café lui revient avec force. John songe alors à l'évolution de sa vie depuis, ses nombreux voyages et ses défis.
Absorbé dans ses pensées, il emprunte une petite route rarement fréquentée. Le voilà maintenant qui pédale entre des arbres bordant l'océan.
Quand une sensation étrange de déjà-vu le saisit…
John n’est pourtant jamais venu dans cette partie de l'île auparavant. Intrigué, il accélère, dans le but de percer ce mystère. Quelques virages plus loin, la réponse se dévoile sous la forme d'un petit bâtiment blanc niché dans la végétation tropicale. Incrédule, l'auteur manque de tomber de son vélo : le Why Café se dresse devant lui !
Mais que fait ce lieu si mythique pour lui au milieu de nulle part à Hawaï ? se demande John.
Son esprit s'emballe. Avant que le café ne disparaisse comme par magie, il fonce vers le bâtiment et gare son vélo.
Mais oui, c’est bien ça, pense John : des années après leur unique rencontre, le Why Café est réapparu sur son chemin au moment où il s'y attendait le moins.
Impatient de revivre l'aventure, l'auteur pénètre à l'intérieur, en quête des réponses qui ont orienté sa vie la première fois.
Chapitre 2 - Retrouvailles émouvantes au café inchangé
John pénètre dans le café avec appréhension : le voilà de retour au fameux Why Café après dix longues années.
Aussi, quelle n'est pas sa surprise d'y retrouver chaque détail inchangé : la décoration est toujours la même, jusqu'aux coussins rouges des banquettes dont John se rappelle bien !
Même Casey, la serveuse au sourire bienveillant qui l'avait tant marqué lors de sa première visite déterminante, est présente pour l'accueillir. Elle n’a pas pris une ride.
Émerveillé par ce saut dans le temps, John lui balbutie : "Vous semblez... être la même qu’avant !"
Amusée par son désarroi, Casey répond - d’une façon bien mystérieuse - que le café "déménage parfois".
John repense alors avec émotion à la nuit où ce lieu hors du commun avait métamorphosé sa trajectoire de vie. Le revoir éveille en lui un intense sentiment de gratitude.
Chapitre 3 - Une existence bouleversée, une renaissance intérieure
Interrogé par Casey, John lui raconte plus précisément, la voix vibrante, les bouleversements survenus dans son existence suite aux enseignements reçus au café cette nuit-là.
Libéré de ses peurs, il explique alors avoir, après cette nuit marquante, tout plaqué pour partir à la découverte du monde et des cultures.
Il travaille désormais un an sur deux : les revenus qu’il gagne pendant une année de travail intense lui permettent ensuite de voyager l’année suivante. Il alterne ainsi les années selon un équilibre atypique qui lui convient.
Casey remarque, amusée, à quel point il rayonne comparativement au jeune homme angoissé qu'elle avait rencontré lors de sa première visite.
Chapitre 4 - Le carnet des moments “Eurêka”
Au fil de la conversation, John montre à Casey son carnet où il consigne ses prises de conscience importantes glanées en vadrouillant de par le monde. Il lui explique y entourer chacune de ses idées libératrices, qu'il nomme ses "moments Eurêka !"
Ainsi, grâce à ce rituel inspirant, il peut mesurer les progrès de son cheminement intérieur.
De retour au café ce matin, il a d'ailleurs encerclé à nouveau une note cruciale : celle de "faire confiance à son intuition".
Amusée, Casey réalise que ce lieu agit comme une machine à remonter le temps, ramenant John à l'état d'esprit de sa première nuit au café.
Casey lui demande s’il veut bien l’aider en cuisine en attendant Mike (qui, lors de sa première visite au Why Café était en cuisine). Inexpérimenté mais enthousiaste, John accepte de relever ce défi culinaire inattendu.
Chapitre 5 - Une cliente quelque peu déboussolée
Dans le chapitre 5 du livre "Le retour au Why Café", un nouveau personnage fait son apparition.
Il s’agit de Jessica, une élégante femme d'affaires qui fait irruption dans le café, avec un air visiblement absent et débordé. Tout en tentant de répondre à ses multiples sollicitations téléphoniques, Jessica laisse échapper ses clés et s'empêtre dans son sac à main, suscitant le sourire attendri de Casey.
Celle-ci pressent que cette cliente est arrivée là par un heureux concours de circonstances. Sera-t-elle prête à vivre une expérience qui pourrait, à son tour, bousculer ses certitudes et avoir un effet transformateur sur elle ?
Casey l’accueille chaleureusement. Elle lui propose de s'asseoir et de prendre une pause salutaire dans ce lieu pas comme les autres.
Chapitre 6 - Une cuisine mystérieusement insolite
Dans le court chapitre 6 du "Retour au Why Café", nous retrouvons John en cuisine.
Mais en explorant le territoire nouveau qu’est la cuisine du Why Café, John constate avec amusement que tous les ingrédients nécessaires apparaissent inexplicablement au fil de ses besoins, comme par magie. C’est bien ce qu’il pensait… cette cuisine recèle des propriétés surnaturelles, se dit-t-il, stupéfait et songeur à la fois.
Chapitre 7 - Un menu énigmatique mais prometteur
Après avoir servi un café revigorant à Jessica, Casey lui présente le menu étrange du Why Café.
Elle la prévient : ce menu permet parfois d'accéder à des expériences dépassant le simple cadre d'un repas…
Déstabilisée par ce lieu singulier et énigmatique, Jessica hésite à faire confiance à son intuition qui la pousse néanmoins à rester sans qu’elle ne comprenne vraiment pourquoi.
Amusée et malicieuse, Casey, qui lit dans les pensées de Jessica, ne peut s’empêcher d’amplifier le sentiment déstabilisant d’étrangeté que ressent sa cliente, en lui disant à haute voix ce qu’elle devine de ses interrogations intérieures.
Chapitre 8 – Faire confiance à son ressenti
Le chapitre 8 du livre "Le retour au Why Café" commence en décrivant Jessica en train de partir.
La voyant sur le départ, John va spontanément trouver la cliente inconnue pour la convaincre de rester. Sans en connaître les raisons, il sent, en effet, que ce moment peut être décisif pour elle.
John avoue alors à Jessica, en plaisantant, que c’est sa première journée aux fourneaux et qu'elle lui porterait chance en acceptant d'être sa toute première cliente.
Désarçonnée mais curieuse, Jessica choisit finalement d'écouter son intuition qui l'incite à accorder sa confiance à cet inconnu souriant.
Chapitre 9 - Le lâcher-prise de Jessica
Alors que John retourne en cuisine, Jessica le hèle timidement pour lui demander son prénom, réalisant qu'ils ne se sont pas présentés. La femme d’affaires semble avoir délaissé son ancien personnage coincé dans une fausse assurance de façade. Ses yeux vert émeraude, tout à l'heure voilés par le doute, pétillent à présent.
Et quand elle adresse à John un sourire lumineux rempli de promesses, ce dernier comprend que Jessica vient de lâcher prise pour se laisser guider en confiance vers sa propre métamorphose.
Il devine qu'elle s'apprête, comme lui jadis, à vivre une expérience déterminante au Why Café.
Chapitre 10 - John cuisinier improvisé
Dans ce dixième chapitre du "Retour au Why Café", John accepte le défi que lui lance Casey : préparer la commande de leur cliente.
On les retrouve alors en cuisine. Tandis que Casey complimente narquoisement John sur ses talents de séducteur qui ont su convaincre Jessica de rester, John, lui, sent monter une bouffée d'inquiétude en songeant à la responsabilité qui vient de lui être octroyée : et si Jessica ressortait du café déçue et frustrée par son incompétence culinaire, le ventre creux et le moral encore plus chancelant qu’à son arrivée ? Donner à manger, se dit-il, c'est offrir du réconfort et de la joie. L'estomac rassasié ouvre les cœurs et les esprits.
Alors rempli de motivation, le cuisinier improvisé attrape son tablier et s’attèle à sa tâche sans plus attendre. Pourvu que les ingrédients nécessaires à la confection de pains dorés aux ananas apparaissent comme par magie, songe-t-il dans un sourire.
Chapitre 11 - Questions troublantes
Seule à sa table, Jessica tente en vain d'utiliser son téléphone. Mais elle finit par abandonner car elle ne capte définitivement aucun signal.
Elle découvre alors les trois questions mystérieuses inscrites au verso du menu : "Pourquoi êtes-vous ici ?", "Jouez-vous dans votre terrain de jeu ?" et "Avez-vous un HPM ?".
Complètement déroutée, elle s'interroge : "Cette place est bizarre" songe-t-elle. Ces énigmes existentielles accentuent alors son sentiment de ne pas être à sa place mais Casey arrive à la rassurer.
""Je vois que vous avez découvert les questions, dit Casey.
Je les ai vues il y a quelques minutes.
Et alors ?"
Jessica ne savait trop quoi répondre. "Euh… c’est intéressant."
Elle espérait que la conversation s’arrête là. Soudainement, elle se sentit très intimidée. Comme si elle n’était pas à sa place. Pendant un instant, elle pensa à inventer une excuse et à partir.
Casey lui sourit. "Ça va. La plupart des gens ne savent pas trop quoi penser de ces questions la première fois qu’ils les lisent."
Le sentiment de panique de Jessica commença à s’estomper. Casey semblait si calme, tellement en harmonie avec cet endroit. C’était déconcertant et réconfortant à la fois."
Chapitre 12 – Que la magie opère !
Suivant son intuition, John a préparé à Jessica une entrée originale à base de fruits exotiques. Cette dernière apprécie visiblement cette attention.
Amusée, Casey pressent à nouveau, en le lui apportant, que cette cliente trouvera au Why Café bien plus qu'un simple repas. Elle espère que la "magie" du lieu opèrera sur Jessica.
Chapitre 13 – Souvenir et prise de conscience du chemin parcouru
Dans ce chapitre du "Retour au Why Café", John surprend Jessica comme en train de sangloter et confuse après sa conversation avec Casey.
La voir ainsi lui remémore alors sa propre nuit décisive au Why Café des années plus tôt.
Aussi, bouleversé d'y revenir, il mesure le chemin parcouru depuis.
"Des souvenirs de ma première expérience au Why Café me revenaient. Je me souvenais d’avoir moi aussi songé à quitter ce lieu. Mais je ne l’avais pas fait. Bien sûr, l’endroit m’était apparu étrange. Et les questions sur le menu m’avaient renversé. Mais quelque chose de très juste semblait en émaner.Alors, j’étais resté. Ce fut une bonne décision. Une décision qui avait changé ma vie. En quelque sorte, je savais que ce serait pareil pour Jessica si elle choisissait de rester."
Aussi, John encourage intérieurement Jessica à rester, confiant, comme lui autrefois, qu'elle saura trouver dans ce lieu insolite de quoi ouvrir une nouvelle voie dans son existence.
Chapitre 14 – Un décor surnaturel
Casey emmène désormais Jessica sur la superbe plage située derrière le café. Elle fait remarquer à sa cliente, avec amusement, que quelques minutes auparavant, ni ce chemin, ni ce paysage n'existaient. Émerveillée par la beauté paradisiaque des lieux, Jessica reste perplexe. Elle demande, incrédule : "Mais où sommes-nous ? Quel est cet endroit ?".
Casey lui répond alors, dans un voile de mystère : "Vous êtes dans un endroit inhabituel rempli d’occasions inhabituelles".
Chapitre 15 – S’autoriser à désirer mieux
Dans ce décor incroyable, les deux femmes s’installent à une table.
Tandis que Jessica se satisfait d'une table offrant une vue ordinaire sur l'océan, Casey l'encourage à choisir l'une des deux tables bénéficiant d'un panorama splendide.
Après quelques hésitations, Jessica finit par oser s'accorder ce supplément de plaisir et de beauté.
"C'est correct de vouloir plus que ce qui est bien", lui glisse alors Casey. Suite à quoi Jessica réalise combien elle s'interdit d'aspirer au meilleur dans sa vie par peur ou fausse modestie.
Un déclic qui en annonce d'autres...
Chapitre 16 - Une enfant guidée par sa joie
Pendant ce temps, en cuisine, en préparant la commande, John discute avec Emma, la pétillante fille de Mike, propriétaire du Why Café, venue le retrouver.
Il est frappé par l’énergie débordante et la soif d'apprendre de la fillette. Il réalise qu’Emma possède un don inné pour identifier et poursuivre avec passion ce qui éveille sa joie, son émerveillement et ses rêves.
Aussi, lorsqu'elle évoque son projet d'apprendre le surf dans les vagues géantes, John envie secrètement la fillette de savoir entretenir vif le feu sacré de l'inspiration.
Chapitre 17 – Des rêves d’enfants verrouillés
La spontanéité des rêves d'enfants
Émue par l’insouciance d'Emma, Jessica interroge Casey sur la facilité qu'ont les enfants à demeurer connectés à leurs aspirations profondes. Et sur la façon dont, en grandissant, on peut perdre ce lien spontané avec nos aspirations.
Casey explique, en effet, la peur de l'inconnu et le poids des responsabilités qui viennent avec l’âge, poussent bien des adultes à ériger une sorte de murs intérieurs. Ces murs les coupent peu à peu de leurs rêves les plus fous : "lorsque nous sommes des enfants, nous savons ce que nous aimons. Nous savons quelles parties du terrain de jeu nous procurent du plaisir. Et nous faisons de notre mieux pour y passer chaque jour le plus de temps possible" déclare la serveuse.
Le verrouillage progressif de nos rêves
Mais si certains ne s’éloignent jamais de l’idée qu’ils peuvent passer leur vie à jouer, la grande majorité des gens vont abandonner ou même cadenasser leur terrain de jeu :
"Chaque histoire est différente. Certains permettent aux autres de leur dire qu’ils ne peuvent plus jouer désormais. Ou qu’ils doivent grandir, mûrir. Leur univers se meuble de je dois, il faut, je ne peux pas, je ne devrais pas, il faudrait et d’un ensemble d’autres mots contraignants. Parfois, ils adoptent même ces mots comme étant les leurs."
Casey poursuit :
"Avec le temps, leur terrain de jeu devient de moins en moins utilisé. Les mauvaises herbes poussent, l’herbe devient haute. Les installations commencent à disparaître derrière la broussaille. Dans certains cas, des gens érigent des murs autour de leur terrain de jeu. […] Je suis trop vieux, je ne suis pas assez bon, je ne suis pas assez intelligent, je n’ai pas le temps… Ce sont tous des murs qui les empêchent d’aller à leur terrain de jeu. […] Le temps passe, et même les murs prennent des proportions inimaginables. Les plantes poussent par-dessus, les vignes s’y agrippent et les envahissent. Ils deviennent si recouverts de verdure que même les gens les oublient, abandonnant leur terrain de jeu derrière."
La blessure de Jessica
La serveuse termine :
"Dans certains cas, ces gens deviennent aigris. La colère, la déception, le combat de vouloir croire, mais sans se le permettre, les rongent. Ce sont des toxines qu’ils endurent chaque jour. Ils se coupent du monde parce qu’ils ne veulent pas être blessés encore plus. Mais à la longue, ils se blessent eux-mêmes."
C’est alors que Jessica s’effondre en larmes : elle réalise qu’elle a verrouillé depuis longtemps l'accès à ses rêves.
Casey comprend que ces mots font écho à une blessure chez Jessica.
Chapitre 18 - La magie d'un moment père - fille
Mike et Emma sont partis surfer. John les observe rire ensemble, témoin attendri de leur complicité fusionnelle. Père et fille s’échappent à nouveau vers le large. Ils fendent les vagues avec une symbiose qui trahit leur lien indestructible. Dans l’immensité turquoise, ils semblent transcendés par le plaisir simple et viscéral d’être là, juste là. Dans l’instant. Savourant l'écume, l'air marin, le balancement du surf.
John ressent alors un pincement au cœur, et envie un instant leur talent à vivre ainsi l’instant présent.
Son regard se perd vers l'horizon. Puis, il accroche au loin le soleil couchant. Son orbe embrase l'océan d'une myriade de paillettes orangées. L’astre en fusion rappelle alors à John qu'il doit rester continuellement attentif aux signes du destin. Le tapis de lumière lui apparaît comme une immense métaphore : le chemin illuminé de tous les possibles de ceux qui osent garder en éveil leur flamme intérieure.
Chapitre 19 : Reconstruire son terrain de jeu
Nous retrouvons Jessica bouleversée par sa discussion avec Casey : "J'ai mis un cadenas à mon terrain de jeu il y a longtemps", lâche-t-elle à sa nouvelle confidente. "Et j’avais juré que je ne me laisserais plus être blessée de nouveau. Mais je suis épuisée de maintenir ces murs debout. Je suis fatiguée de m’enfuir sans cesse."
Mais Casey lui assure qu’il est possible de reconstruire ce "terrain de jeu" à tout âge. Soulagée par cette idée, Jessica pressent qu'elle est enfin prête à franchir un pas décisif, ce pas, celui qui doit la conduire vers la liberté.
Chapitre 20 – En cuisine
Dans ce chapitre du "Retour au Why Café", nous voilà avec John préparant sa commande avec Emma, revenue de la plage.
John réalise qu'il ne sait pas faire d'omelettes. Emma lui suggère alors de trouver un "Qui", c’est-à-dire quelqu'un qui puisse lui apprendre.
Mike débarque dans la cuisine à ce moment-là. Il va donc endosser ce rôle et l’initier à la confection d’une omelette.
Casey les rejoint à son tour. Elle indique à John que Jessica pourrait bien avoir besoin de parler à John : "Je pense que maintenant, quelques instants avec vous lui seraient profitables. Je crois qu’elle a besoin d’entendre votre histoire" souffle Casey.
Bien qu'hésitant au départ, John accepte d'aller lui parler. Avant de partir, il promet à Emma qu'ils termineront leur conversation sur le surf plus tard. Emma, ravie, verse du sirop sur les crêpes en imitant une éruption volcanique. John sourit et quitte la cuisine, prêt à aller soutenir Jessica après sa conversation éprouvante avec Casey.
Chapitre 21 - Un café hors du commun
Quand John arrive près de Jessica, celle-ci sanglote, vraisemblablement déstabilisée par la conversation intense qu’elle vient d’avoir avec Casey. John s'enquiert de son petit-déjeuner.
"Ce n’est pas tout à fait un café typique, n’est-ce pas ?" lui lance Jessica en souriant.
"Non, c’est le moins que l’on puisse dire" répondit John. "C’est un étrange et inhabituel petit site qui changera probablement votre vie à jamais" continue-t-il.
Intriguée par cette prédiction, Jessica interroge le mystérieux serveur, espérant percer son secret.
L'énigmatique John lui révèle alors avoir vécu au Why Café sa propre révélation, des années plus tôt. Il lui raconte cette prise de conscience qui l'a transformé à jamais.
Jessica boit ses paroles, suspendue à ses lèvres, captivée. Au fil du récit palpitant de John, un étrange pressentiment s'empare d’elle. Et si ce café avait aussi le pouvoir de métamorphoser son existence ?
Chapitre 22 – Retrouver l’innocence
En cuisine, Emma interroge Casey : "Pourquoi pleurait-elle ?" lui demande la fillette.
Casey explique à Emma que Jessica a oublié le plaisir innocent de jouer.
Emma propose alors, avec son enthousiasme juvénile contagieux, d'emmener Jessica sur ses balançoires préférées. Elle espère, de cette façon, raviver en elle ce sentiment de joie insouciante et ludique de l’enfance depuis longtemps enfoui.
Chapitre 23 – Oser rêver
Jessica interroge John sur les leçons qu'il a tirées de sa première visite au Why Café.
Ce dernier raconte alors une anecdote mémorable lors d'un trajet en train, où il avait rencontré un homme épanoui qui lui avait expliqué comment trouver sa raison d'être. L'homme lui avait conseillé de se concentrer d'abord sur ses "cinq grands rêves de vie" avant de chercher son propos ultime.
Inspiré par ce conseil, John avait décidé de réaliser l'un de ses rêves : voyager pendant une année. Cette expérience fut si exaltante qu'il décida d'adopter un style de vie alternant une année de travail intense et une année complète de voyages.
Jessica se montre alors sceptique, arguant que cela est facile pour un célibataire mais difficile en famille.
Avec humour et sagesse, John suggère de ne pas se préoccuper de la faisabilité des rêves pour autrui, mais seulement pour soi-même. Il ajoute qu’en vivant un peu hors des sentiers battus, il a connu plein de familles aux vies peu conventionnelles. Le plus important, assure-t-il, est de sortir de sa zone de confort et de se lancer.
Enfin, John définit le "terrain de jeu" : un espace permettant d'exprimer ses aspirations les plus authentiques, à l'abri des diktats marketing ou des modèles conventionnels.
Il encourage Jessica à oser rêver sa vie idéale : "Votre terrain de jeu est unique à vous. Permettez-vous de l’évaluer non pas selon les rêves des autres, mais bien selon vos propres rêves."
Chapitre 24 – Faire davantage confiance à son intuition
Retrouver son âme d’enfant
Changement de décor pour ce nouveau chapitre du "Retour au Why Café" : la pétillante Emma a emmené Jessica et Casey dans une magnifique grotte tropicale près du café, avec juste à côté, un petit lagon idyllique aux allures de paradis. Et des balançoires.
Emma propose à Jessica d'essayer de se tortiller sur une balançoire, de lever les pieds et de se laisser tournoyer. Au début hésitante, Jessica tente l'expérience et adore.
Mais la fillette repère, au loin dans le lagon, son amie Sophia sur un pédalo. Elle part alors la rejoindre non sans avoir prévenu au préalable Casey des deux endroits où elle compte aller avec son amie, selon ce qui a été préalablement convenu avec son père.
Réapprendre à écouter son intuition
Jessica s'inquiète qu'Emma parte ainsi seule, mais Casey explique que Mike lui a appris, dès son plus jeune âge, à se faire confiance et à utiliser son intuition pour ne pas se mettre en danger. Jessica peine à croire qu'on puisse prédire et ainsi éviter les risques.
Pourtant, rétorque Casey, chacun possède ce sixième sens. Mais c’est vrai, ajoute-t-elle, que la plupart des adultes ont perdu l'habitude de se fier à cette boussole intérieure.
Casey fait alors le lien avec le propre choix de Jessica de venir au café ce matin, intuition qu'elle n'aurait su expliquer logiquement. Cette capacité à ressentir la bonne orientation fait partie des mystères qui guident chacun, tôt ou tard, jusqu'au Why Café, lui dit-elle…
"Vous êtes entrée au café ce matin alors que vous n’aviez aucune raison logique de le faire. Quelque chose vous a parlé intérieurement. D’une manière ou d’une forme quelconque, votre système de guidage interne vous a inspiré l’idée que c’était la bonne chose à faire.
- Comment le savez-vous ?"
Casey regarda le lagon en souriant.
"C’est comme ça que chacun trouve le Why Café"."
Chapitre 25 – Devenir parent : un don de soi
Dans ce chapitre du "Retour au Why Café", John Strelecky nous ramène dans les cuisines du café-restaurant.
Tout en nettoyant les fourneaux, John interroge Mike sur son rôle de père.
Pour Mike, la paternité est la plus belle expérience de vie, à condition toutefois d'y être préparé intérieurement, précise-t-il.
Les publicités, prévient-il, idéalisent la relation parent-enfant. Elles omettent les défis et les renoncements qu’être parent impliquent. Nous devons être conscient qu’un parent dévoué aura moins de temps pour développer une carrière ou des projets personnels. D'où l'importance de bien réfléchir avant de concevoir un enfant.
Pour Mike, avant de devenir parent, il est donc primordial d’avoir comblé ses propres besoins. Car être parent, c’est accepter de se donner tout entier à son enfant souligne le père d'Emma : donner de son temps, de son attention, se montrer patient face aux tâches ingrates. Un enfant est un cadeau que seuls les parents prêts à un tel oubli d'eux-mêmes peuvent recevoir.
Mike explique alors, qu’avant d’avoir Emma, lui-même avait réalisé ses rêves de voyage et d’aventure. Il était donc prêt à se consacrer pleinement à elle. Ainsi, changer les couches ou habiller bébé, loin d'être des corvées, lui sont apparues comme autant d’occasions de lui procurer joie et réconfort. Car le fait d’aider autrui apporte un profond sentiment d'épanouissement.
Mike estime enfin que la "raison d'être" de chacun peut ou non inclure la parentalité. Les deux options sont valables, termine-t-il, à condition de rester aligné avec son essence profonde. Surtout, choisir d'avoir un enfant doit se faire en pleine conscience, sans chercher à combler un vide affectif.
Chapitre 26 - Se découvrir soi-même
Jessica et Casey observent Emma en train de s'amuser avec son amie Sophia.
Jessica confie alors à Casey avoir eu, étant plus jeune, elle aussi une amie très proche du nom d'Ashley. Elle raconte comment, en fuyant son passé douloureux, elle a finalement rompu aussi tout lien avec son amie d'enfance.
Casey fait remarquer à Jessica qu’elle est peut-être encore "en fuite", malgré les années écoulées. Et même si aujourd’hui, elle possède un emploi et une situation stable, une partie d'elle semble continuer de fuir émotionnellement son passé.
La serveuse l'encourage alors à cesser de gaspiller autant de temps et d’énergie à échapper à ce passé révolu, pour plutôt se consacrer à la construction d’une vie qu'elle désire vraiment.
Bouleversée, Jessica admet avoir, durant des années, essayé de prouver son appartenance à un certain standing via ses possessions luxueuses. Et si elle est venue à Hawaï pour apprendre le surf, attirée par le sentiment de liberté que cette activité procure, elle raconte avoir rapidement jugé ce rêve insensé. Et l’avoir abandonné :
"Lorsque je suis arrivée ici, je me suis rendu compte à quel point tout était dispendieux. Je n’avais pas beaucoup d’argent, alors je me suis trouvé rapidement un boulot pour payer mon loyer et ma bouffe. Mais je ne parvenais toujours pas à joindre les deux bouts, alors j’ai accepté un deuxième emploi, le soir. Et puis… je ne sais plus. Je crois que ça m’a paru fou et insensé…"
Pour Casey, nous tentons souvent d'intégrer un monde auquel nous n'appartenons pas réellement. Mais quand on réalise enfin notre essence unique, notre raison d'être, le besoin d'approbation des autres s'estompe.
Aussi, pour elle, c’est évident : Jessica peine encore à définir son identité profonde. C'est la raison pour laquelle elle demeure prisonnière d'une fuite émotionnelle, incapable d'avancer pleinement dans sa vie.
Chapitre 27 – Devenir mentor
Dans ce nouveau chapitre du "Retour au Why Café", la conversation entre Mike et John en cuisine se poursuit.
Le pouvoir d’inspirer les autres
John demande à Mike s’il a de nouvelles expériences à partager depuis sa première visite au café.
Il en profite pour partager sa profonde gratitude envers le Why Café, qui a transformé sa vie. Bien qu'incertain des raisons de son retour, John présume avoir encore des leçons à tirer ou une nouvelle orientation à trouver.
Mike suggère alors à John qu’il pourrait, cette fois ci, être là pour enseigner aux autres, forts de ses récentes aventures. :
"Mike sourit.
"Peut-être. Ou peut-être aussi êtes-vous venu pour enseigner cette fois…
À Jessica ?
Possiblement. Ou à Casey, ou à Emma, ou à moi !"
Je ne pus m’empêcher de rire.
"Je ne crois pas que je puisse vous apprendre quoi que ce soit que vous ne sachiez déjà.
N’en soyez pas si certain. Vous avez vécu une vie palpitante depuis votre premier passage ici. Je suis persuadé que vous avez appris bien des choses lors de vos périples.
Oui, bien sûr. Et je me sens beaucoup plus à l’aise dans ma vie et le rôle que j’occupe dans le monde, mais…
… mais, qui suis-je pour…", dit Mike avec une pointe d’ironie. Je haussai les épaules."
Se libérer du syndrome de l’imposteur
Ainsi, John peine à croire qu'il puisse apporter quoi que ce soit aux autres.
Pourtant, Mike insiste : plus on vit aligné avec sa raison d'être, plus on dégage une énergie rayonnante attirant les gens avides d’apprendre de notre expérience. C’est ainsi qu’on se rend compte du pouvoir de nos paroles et de nos actes pour changer des vies. Le plaisir de transmettre un savoir devient alors aussi fort que celui de le recevoir.
Et, continue Mike, "la question n’est plus : “Qui suis-je pour enseigner, partager, faire une différence, démarrer une entreprise, voyager autour du monde, tomber amoureux, écrire une chanson…” ou quel que soit tout autre de vos rêves. La question est : “Qui êtes-vous pour ne pas le faire ?” "
Chapitre 28 - L'intuition de notre GPS intérieur
Nous voilà revenus avec Casey et Jessica : la serveuse écoute la cliente qui dit se sentir souvent perdue dans l’existence. Pour l’aider à se (re)trouver, Casey va alors, dans cette partie du livre "Le Retour au Why Café", se servir d’une métaphore.
Elle va comparer l'Univers - ou Dieu ou tout autre mot qui résonne en nous - à un GPS qui nous guide de l’intérieur.
Malgré nos erreurs de parcours, signale-t-elle, ce GPS interne recalcule patiemment et régulièrement l'itinéraire vers notre destination.
Casey propose à Jessica d'utiliser ce "GPS universel". L'essentiel étant la pureté de l'intention dans la demande d'assistance.
Tout d'abord, renseigne-t-elle, il s'agit de clarifier sa destination, son but dans la vie. Si Jessica ne le connaît pas avec certitude, elle peut faire une "recherche" en s'interrogeant sur ce qui la passionne.
Il existe, en fait, plusieurs façons de discerner sa raison d'être. Certains la ressentent intuitivement depuis l'enfance. D'autres, comme John, commencent par identifier leurs 5 rêves prioritaires. En cheminant ainsi vers ces aspirations, leur raison d'être se clarifie progressivement.
Enfin, Casey affirme, mystérieuse, que tout comme un GPS automobile détecte la position du véhicule pour rectifier l'itinéraire, l'Univers nous observe et nous envoie des signes selon où nous en sommes.
Chapitre 29 - Investir dans les expériences et le présent
Les expériences sont immortelles
Dans ce chapitre de "Retour au Why Café", la discussion de Mike et John porte, à présent, sur le fameux carnet "Eurêka !" de John évoqué plus tôt, dans lequel il recueille ses prises de conscience, qu’il appelle lui-même ses "moments ha-ha".
John révèle à Mike qu’il aime relire ces notes inspirantes les soirs de doute, pour se recentrer.
En feuilletant le carnet, Mike tombe sur une réflexion de John qui stipule que nous ne possédons rien vraiment, hormis nos expériences que nul ne peut nous enlever :
"C’est une illusion de penser que nous possédons des choses. Les objets se brisent, ils perdent de leur valeur, on se les fait voler… Les expériences, toutefois, restent à vous pour toujours. Une fois que vous les avez vécues, personne ne peut vous les enlever. Contrairement à une maison, vous n’avez aucune taxe à payer pour les conserver. Vous n’avez pas besoin non plus de les mettre en sûreté, comme l’or ou les pierres précieuses. Elles sont à vous. Vous pouvez les revivre, encore et encore, autant de fois que vous le souhaitez, n’importe où dans le monde."
La conscience dans nos choix financiers
Cette réflexion rappelle alors à Mike un échange avec l’un de ses clients qui l’a fait réfléchir sur deux points :
Celui-ci lui a révélé qu’un homme sur cinq n'atteint pas l'âge de la retraite. Imaginez ces efforts d'épargne vains, qui privent de vivre pleinement le présent, lance alors John, surpris de cette statistique ! Ensuite, son client a, un jour, été invité dans une émission où il devait étudié la meilleure option entre placer 5 000 $ dans un plan épargne retraite Vs les dépenser tout de suite en voyage. Il réalise alors qu’attendre la retraite multiplierait ce montant : ainsi placé 23 ans en bourse, il financerait 2 voyages. Cependant, il analyse aussi deux autres considérations :
D’une part – comme nous venons de l’apprendre - statistiquement, 1 homme sur 5 décède avant 65 ans.
D’autre part, vivre dès maintenant un séjour familial mémorable dans les Rocheuses par exemple procurerait des souvenirs impérissables qui enrichiront toutes les années à venir. Tandis qu'à 65 ans, randonnées et sauts à l'élastique seraient plus ardus, et encore si notre santé le permet toujours. Et les fous rires avec des enfants devenus adultes n'ont pas la même saveur que ceux garantis avec des enfants encore adolescents.
Bien que partisan de l'épargne, le client de Mike avait donc insisté sur l'importance de la conscience dans nos choix financiers. Travailler pour gagner de l'argent n'a de sens que si celui-ci procure le "rendement" réellement souhaité, que ce soit matériel ou expérientiel.
Finalement, l’homme avait préféré dépenser son argent maintenant dans un voyage familial hors du commun que de le placer pour partir à la retraite, incertaine.
Moralité pour John Strelecky : injectez vos deniers dans vos rêves les plus fous pendant qu'il est encore temps ! La vie réelle ne tient pas dans un compte en banque.
Chapitre 30 – Le libre arbitre
Désorientée par ce qu’affirme Casey, Jessica interroge Casey sur ce "GPS universel" qui nous observe. Elle peine, en effet, à croire que "l'Univers" l'observe pour lui offrir plus d'occasions liées à ses expériences répétitives.
Casey explique que nous attirons ce qui vibre selon nos pensées et nos actions :
"Lorsqu’une personne dit qu’elle veut vivre différemment, avoir plus de liberté, profiter d’un environnement plus agréable, mais qu’elle continue à passer 40 ou 45 heures par semaine dans un petit “cubicule” pour un patron qui la traite misérablement...
-… tout comme le GPS, l’Univers lui donne encore plus de ce qu’elle semble vraiment aimer, compléta Jessica".
En somme, si nous exprimons vouloir du changement tout en reproduisant les mêmes schémas, l'Univers répond à nos actes plutôt qu'à nos paroles. À l'inverse, dès que nos choix démontrent un nouvel état d'esprit, de nouvelles opportunités concordantes apparaissent. Nous avons le libre arbitre !
Jessica réalise alors le pouvoir de faire un "changement spectaculaire" pour "réinitialiser" sa vie.
C’est, pense-t-elle, l'un des pouvoirs les plus libérateurs offerts par la vie : à chaque instant, nous pouvons choisir de renaître à nous-mêmes. Ce changement intérieur se reflétera aussitôt dans notre réalité.
Ainsi enthousiaste, Jessica propose d'effacer son "historique karmique" comme on réinitialise le GPS d'une voiture. Elle pourrait ainsi cesser de reproduire les cycles douloureux de son passé.
Casey tempère : nous ne pouvons pas littéralement effacer le passé…
Chapitre 31 – Ne pas se faire manipuler par les données biaisées
Dans ce chapitre du "Retour au Why Café", Mike partage avec John une astuce d’un de ses amis conseiller financier pour ne pas se faire berner par des données trompeuses.
Le mirage du rendement moyen
Il prend l'exemple suivant : imaginez que vous avez 1000 $ à investir. Imaginez que votre placement enregistre une perte de 50 % la première année, puis un gain de 50 % la seconde. Le rendement moyen sur deux ans étant de 0 %, notre réflexe est de penser avoir récupéré la mise de départ.
Or, c’est faux ! En réalité, après cette séquence, il ne reste plus que 75 % du capital initial.
Mike explique pourquoi :
"Vous avez raison. Vous n’aurez plus 1 000 $, mais vous avez perdu 50 % de votre investissement. Il vous reste alors…
Cinq cents dollars, ai-je complété.
Exactement. Puis, vous avez obtenu un gain de 50 % de ce montant. Donc, vous avez ?
Sept cent cinquante dollars. C’est affreux. J’ai réellement perdu 25 % de mon argent, même si mon rendement moyen de l’investissement au bout de deux ans était de 0 %.
Mike balança la tête.
"Pourtant, quel chiffre les gens retiennent-ils lorsqu’ils parlent de rendement de l’investissement ?
- Le pourcentage moyen !
– Exactement. C’est le genre de truc qui dérange vraiment mon ami. Ça confond les gens et ne leur donne pas l’image réelle du rendement de leur investissement. Comme ils ont une mauvaise information, ils prennent de mauvaises décisions, et ils ne parviennent pas à vivre la vie qu’ils souhaitent."
Choisir le bon indicateur
Ainsi, l’usage du "rendement moyen" est une métrique biaisée, souligne Mike. Ce que John s’empresse de noter dans son carnet (se méfier du "rendement moyen" des placements qui masque souvent une perte).
L’ami banquier de Mike préconise plutôt le "taux de croissance annuel composé" comparant le montant final au montant initial. Une façon honnête d'appréhender la performance réelle d'un investissement.
Selon Mike, accepter que certains camouflent la vérité fait partie des grandes leçons de vie. Identifier ces mythes économiques permet de faire de meilleurs choix existentiels.
Chapitre 32 - Chaque étape a un sens
Jessica souhaite, elle l’a dit, effacer son passé douloureux.
Mais pour Casey, ce passé a joué un rôle déterminant dans son parcours, la préparant à sa future destinée. Et s’il n’est pas du tout utile de le revivre, il est important d'en reconnaître le sens. Puis, lorsqu'elle identifiera sa nouvelle aspiration de vie, Jessica percevra comment chaque étape l'y a menée.
Elle explique : "Lorsque nous prenons suffisamment de recul, nous comprenons que toute chose a un sens (...) Vous comprenez que vous n’étiez pas réellement perdue pendant tout ce temps. L’Univers était avec vous constamment, vous aidant, vous guidant, vous préparant au moment où vous découvrirez votre raison d’être et que vous affirmerez "C’est là que je veux aller"".
Casey affirme qu'on envoie un "message puissant" à l'Univers par un changement majeur de vie.
Si changer de GPS ne nécessite pas d'effacer l'historique, changer de vie impose une rupture franche. Plus la métamorphose est spectaculaire, plus le signal à l'Univers est puissant. Jessica doit réinitialiser intensément sa trajectoire avec conviction.
En observant son propre chemin, Jessica constatera que tout se tient. Sur ces mots, elle bondit, lumineuse, prête à saisir son rêve de toujours : apprendre à surfer. Elle court vers Emma, sollicitant son aide avec un immense sourire, enfin alignée sur son essence.
Chapitre 33 - Surfer la vie
John entend au loin Emma, Jessica et Casey éclater de rire. C’est le signe, dit-il à Mike, d'une énergie transformée.
Mike devine qu'elles vont vouloir faire du surf et part préparer des planches.
Emma accourt, rayonnante. Casey et Jessica, visiblement libérée d'un poids, arrivent derrière elle.
Jessica semble tellement vivante par rapport au début de la journée : "elle était souriante", "elle riait et était visiblement enjouée". "Elle donnait l’impression d’avoir relâché un fardeau qu’elle transportait. Elle semblait si légère qu’on aurait juré qu’elle pouvait marcher dans les airs !"
Jessica annonce qu'elles vont surfer, Emma lui ayant promis de lui enseigner.
John accepte aussitôt l’invitation de la fillette à se joindre à elles. Casey accroche une pancarte à la porte. La plaque de bois indique "Fermé pour cause de bien-être. De retour plus tard". C’est un cadeau d'un client prônant de s'octroyer des pauses plaisir, s’amuse Casey.
Chapitre 34 - Effervescence des premières fois
John et Jessica se préparent à partir pour la plage.
Casey étant très expérimentée partira directement surfer.
Mike présente les planches. Il demande à sa fille de donner les premières leçons théoriques et pratiques de surf à Jessica sur la plage. Ravie, la petite fille demande à Jessica de poser sa planche à côté de la sienne. Avec assurance, elle explique que le surf réside dans un équilibre entre technique, rythme et énergie.
Démonstrative, Emma apprend à Jessica à transporter puis positionner la planche dans l'eau. Elle insiste sur l'importance de ne pas se lever trop tôt sous peine de passer derrière la vague. Jessica doit attendre de ressentir l'énergie propulsive puis pagayer vigoureusement trois fois avant de se mettre debout pour rester dans la vague.
Emma conseille de relancer la vague suivante si la première est manquée, au risque de s'épuiser inutilement à pagayer.
Portée par le groupe, Jessica goûte avec ravissement à ses premières sensations de glisse, qu’elle pressent comme une expérience déterminante. L’élève surfeuse récapitule parfaitement la technique sous l’œil enchanté de sa jeune mentor.
Chapitre 35 - Surfer, métaphore de nos aspirations
En assistant au coaching efficace d'Emma, John réalise à quel point toutes ses instructions techniques recèlent de précieuses leçons existentielles.
Les conseils d'Emma à Jessica résonnent pour John comme de grandes leçons de vie.
Choisir sa vague, c'est identifier sa raison d'être. Se préparer à l'attraper, c'est s'aligner intérieurement et extérieurement avec ce dessein. Pagayer symbolise oser agir vers son rêve. Persévérer au lieu d'abandonner face aux premières difficultés. Enfin, glisser allègrement sur la vague illustre le plaisir de vivre pleinement l'aventure, une fois les efforts déployés.
Avant de partir surfer, Emma insiste pour répéter les gestes techniques sur la plage, terrain sûr pour vaincre ses peurs. Une métaphore supplémentaire pour John : s'entraîner dans un environnement bienveillant dispense de la crainte de l'échec.
Chapitre 36 – Jessica se jette à l’eau
Dans ce court chapitre du "Retour au Why Café", Jessica se jette à l’eau !
L’apprentie surfeuse progresse vite et la joie de son coach Emma est communicative.
Mais une fois près de l'eau, le stress envahit Jessica. Elle redoute de tomber. Casey en profite pour lui glisser qu’il est courant de confondre fébrilité motivante et peur paralysante quand "on ne s’est pas permis depuis longtemps de vivre des moments excitants". Puis, c’est au tour de John de lancer, amusé, une perle inspirante : "Chaque expert a d'abord ignoré ce qu'il allait maîtriser."
Convaincue, Jessica s'élance !
Chapitre 37 – Zapper les "mauvaises" chaînes
L’océan et le surf comme terrain de jeu
Après quelques chutes, Jessica parvient enfin à tenir debout, sous les encouragements du groupe conscient de vivre un moment magique de transmission.
Petit à petit, l’élève surfeuse gagne en assurance, s'aventurant dans des vagues plus imposantes.
Emma rejoint alors John, Casey et son père plus au large. Mike propose à sa fille d’aller défier des rouleaux plus gros. Sur les puissantes vagues, la petite prodige impressionne ses acolytes. Il faut dire que Mike a commencé à initier Emma au surf dès 3 ans. Depuis, l'océan est son terrain de jeu.
John s'enquiert de l'évolution intérieure de Jessica que Mike a rejoint.
Le choix des pensées qui nourrissent
S’en suit ensuite une longue conversation entre Casey et John.
John y partage sa vision de l'existence. Il compare la vie à une télévision offrant une centaine de chaînes variées. Il relate des anecdotes qui montrent que certains choisissent de passer leur temps à commenter avec frustration les seules chaînes qu'ils détestent, ainsi que tout ce qui dysfonctionne dans le monde dans les moindres détails, en oubliant, au final, complètement les autres chaînes.
John raconte que chaque fois qu’il suggère à ces personnes de cultiver des pensées plus constructives, ces dernières s'offusquent, arguant que quelqu'un doit dénoncer ces problèmes. Ses interlocuteurs ripostent qu'ignorer l'horreur équivaut à l'approuver. John leur propose alors avec tact d'endosser eux-mêmes ce rôle s'ils le jugent si crucial. Car il a remarqué que concrètement, aucun d’entre eux n’agissait pour changer ce qui les indignaient.
Changer ce qui nous insurge ou passer à autre chose
Ainsi, pour John, inutile de s'acharner sur les programmes désagréables, de se laisser vampiriser par des spirales négatives stériles. Mieux vaut accorder son attention à des chaînes inspirantes, vivifiantes ou divertissantes, des pensées qui le nourrissent, à l’image de son décor à cet instant même de soleil et d’océan.
"Aucune d’entre elles n’agit d’une manière quelconque pour changer les choses, affirmai-je. Toutes parlent abondamment de l’injustice et de l’horreur de ce qu’elles voient sur leurs trois chaînes, mais aucune n’essaie de changer quoi que ce soit. Je leur explique donc que, pour ma part, j’ai décidé de ne plus me laisser déranger par ces choses, à moins que je ne décide d’investir mon temps et mes énergies pour tenter de les changer. Ça ne veut pas dire que je les aime ou que je les approuve. Ça signifie seulement que je ne leur accorde plus de mes énergies. Je choisis de regarder d’autres chaînes.
Qu’en pensent-elles ?
La plupart s’énervent un peu et maintiennent que quelqu’un doit faire quelque chose. Je leur souris et je leur dis que je suis certain qu’elles sont les personnes parfaites pour mener le combat. Toutefois, je leur conseille aussi de laisser tomber et de se concentrer sur autre chose si elles ne désirent pasmener ce combat.
Comment reçoivent-elles ce conseil ?
Habituellement, elles se fâchent et me disent des bêtises, ce qui me met mal à l’aise généralement."
Chapitre 38 – La colère est une manifestation de la peur
Dans ce chapitre du "Retour au Why Café", John partage un autre de ces fameux moments "ha-ha !" avec Casey : toute colère masque une peur sous-jacente.
Nos voix intérieures
Il prend l'exemple d'un article indignant sur un politicien corrompu. Si on creuse, indique-t-il, on découvre des craintes irrationnelles liées à la colère que cet article suscite : la peur notamment pour les lecteurs de ne plus être en mesure d’obtenir de permis de construire, de perdre leur maison, de devenir SDF...
Puis John se livre : au début, confie le narrateur, celui-ci peinait à abandonner sa propre colère. Une partie de lui voulait s'y accrocher, car elle nourrissait ce qu’il appelle son "petit homme des cavernes intérieur", toujours en mode "survie". Mais heureusement, petit-à-petit, la voix paisible de celui qu’il nomme son "petit voyageur lumineux" l’a rassuré : lâcher prise était LA vraie force.
""Avez-vous déjà vu de vieux dessins animés de Tom et Jerry ? Vous savez, les séquences où un ange se tient sur l’une des épaules de Tom et un petit diable, sur l’autre, et où, chacun leur tour, ils essaient d’influencer Tom pour qu’il agisse comme eux le souhaitent ?" J’ai soudainement réalisé que quelque chose de semblable se passait avec mon sentiment de colère. Une partie de moi, celle qui aime la vie et souhaite grandir et rester en harmonie, réalisait que le vrai pouvoir était dans l’abandon de la colère et de la peur irrationnelle. C’était l’ange sur mon épaule… Bon, disons que je le vois plus comme un petit voyageur sans peur et lumineux prêt à parcourir le monde", précisai-je en souriant.
Casey s’amusa de ma description. "Et qui se tient sur l’autre épaule ? "demanda-t-elle.
– Un petit homme des cavernes très colérique qui est constamment en mode survie, du genre fuir ou combattre, vous savez. Il a toujours peur de ce qui pourrait surgir au prochain détour et il amplifie la peur beaucoup plus que nécessaire."
Apprendre l’apaisement
Cette allégorie, lâche John, l’aide à s’apaiser quand il est en colère face à l'horreur du monde. Elle lui rappelle que derrière sa fureur se cache la peur.
"J’ai pensé que la colère était le carburant alimentant le petit homme des cavernes, mais j’ai réalisé qu’il n’était en fait qu’apeuré. Alors, le lumineux petit voyageur a rassuré le craintif petit homme des cavernes en lui disant que tout allait bien. Et, avec le temps, ils sont devenus des amis et ont voyagé à travers le monde, ensemble. C’est ce que le petit homme des cavernes voulait faire depuis le début, mais il avait peur d’essayer."
Pour Casey, cela fait écho à l'adage : "Un trouillard meurt cent fois, un brave ne meurt qu'une fois." Autrement dit, vivre dans la peur permanente du pire équivaut à mourir intérieurement sans cesse. Mieux vaut profiter sereinement du moment présent.
Chapitre 39 – Le flux et le reflux de l'existence
Après une journée de pur bonheur à surfer, John et ses amis admirent, à présent, le soleil qui décline, assis sur leurs planches.
À ce moment-là, Jessica réalise à quel point elle passe à côté de la vie :
"Je ne peux pas croire que j’ai manqué tout cela jusqu’ici, dit Jessica. J’étais si occupée à être occupée que je n’observais jamais le soleil se coucher.
- C’est encore mieux assis sur une planche de surf, non ?" fit remarquer Mike.
Jessica approuva en souriant. "Oh oui !"
Soudain, Jessica repère une tortue de mer. C’est "Honu Honu", la mascotte du lagon explique Emma.
John voit alors à l’apparition de cette tortue un clin d’œil au récit initiatique que lui avait fait Casey il y a plusieurs années lors de sa première visite au Why Café. Une histoire qui l’avait aidé à prendre conscience du temps et de l’énergie que nous gaspillons souvent à des futilités. Cette anecdote avait changé sa vie. Le moment était venu de partager cette leçon de vie avec Jessica. Casey la lui raconterait tout à l’heure lâche-t-il.
La tortue est maintenant à moins d’un mètre de Jessica. Tous la contemplent se laisser porter par le courant marin. Emma entend alors John murmurer. "Le flux et le reflux… songe-t-il à voix haute.
Interrogé par la fillette, il développe : la vie oscille entre périodes propices où les vagues vous portent, et d'autres où le courant vous éloigne de vos rêves. Mais invariablement, le flux finit toujours par revenir, assure John.
Cette idée, confie-t-il, l’apaise dans les moments difficiles. Jessica comprend aussitôt le message d'espoir. Le flux succédera inévitablement au reflux qui la malmène.
Chapitre 40 – Négliger ses passions trop longtemps les fait oublier
Comment perdre de vue ses rêves
Tandis qu’Emma, Casey et Mike se lancent pour surfer sur les dernières vagues avant la nuit, John et Jessica partagent un moment face au soleil couchant.
John raconte à Jessica comment, jadis, il acceptait de sacrifier cinq jours sur sept à un travail ingrat, pour avoir droit à des week-ends plaisants, et oh combien cela était difficile à concevoir aujourd'hui !
""Vous savez, il fut un temps où j’acceptais d’abandonner le meilleur de mon temps parce que je n’aimais pas vraiment ma vie, lui confiai-je finalement. […] Je m’assoyais à un bureau le lundi matin et j’espérais pouvoir avancer l’horloge jusqu’à l’heure du départ, le vendredi. J’acceptais de sacrifier cinq jours de ma vie chaque semaine pour arriver aux fins de semaine que j’aimais."
J’ouvris les bras en désignant l’océan et les surfeurs. "C’est difficile à imaginer lorsqu’on réalise que nous pouvons faire ceci chaque jour".
"Plus on joue dans son terrain de jeu, moins on veut le quitter", dit Jessica en souriant."
Comprenant enfin à quel point elle délaissait ce qui lui tenait vraiment à cœur, Jessica comprend alors que négliger ses passions trop longtemps les fait oublier. À la place, on se surcharge alors d'activités peu gratifiantes.
Vivre maintenant, pas plus tard
John s’ouvre ensuite sur ses réflexions. Le "piège" classique, soutient-il, est de vouloir travailler dur et économiser pour profiter et vivre ses rêves à la retraite. Alors que statistiquement, il ne nous reste, une fois en retraite, vers 65 ans, que 14 ans à savourer (l’espérance de vie étant en moyenne de 79 ans). Au lieu d'attendre ses 70 ans, pourquoi ne pas choisir d'emblée un job motivant pour accumuler trois fois plus de belles journées !
"Mais voilà le hic : ces années, selon ce que j’ai pu en observer, ne sont pas tout à fait d’or. Les gens tombent malades, ils ont plus de difficultés à accomplir les tâches, certains de leurs amis meurent… Bien sûr, vous pouvez encore vivre une vie très active et épanouissante après 65 ans. Mais, la réalité n’est pas toujours ces visages heureux, souriants et respirant la santé que nous montrent les publicités. L’âge finit par vous rattraper.
Alors, faites dès maintenant ce que vous aimez faire…, conclut Jessica.
Tout à fait. Personne ne pourra jamais vous enlever cette journée. Le surf, le plaisir, les discussions… Le coucher de soleil, la tortue verte… Tous ces souvenirs vous appartiennent pour toujours. Vous les avez mis en banque. Ce qui arrivera après vos 65 ans importe peu, mais vous aurez toujours ces souvenirs."
Changer de cap
La conversation se poursuit, quand soudain, Jessica réalise que des milliers de personnes gagnent leur vie dans l'univers du surf. Elle pourrait en faire partie !
John l'encourage à concrétiser ce rêve qui la passionne.
Lui-même planifie la prochaine étape de son parcours : un ratio encore plus favorable entre voyages et travail tout en capitalisant d'inoubliables expériences chaque année. Sa visite au café le rebooste à explorer de nouvelles possibilités. L'inspiration ne saurait tarder !
Chapitre 41 – Un enfant n’appartient à personne
De retour à l'eau, Emma propose à Jessica de l'accompagner pour la dernière vague. Ravie, Jessica accepte, encouragée par John.
Mike suggère ensuite d'organiser un "luau" (une tradition polynésienne) sur la plage au coucher du soleil. Emma trépigne à cette idée. Jessica, invitée à participer à cette soirée, hésite mais décide finalement de saisir cette occasion de lâcher prise.
Tandis que les deux surfeuses s'élancent ensemble vers le rivage, John félicite Mike pour la relation fusionnelle qu'il entretient avec sa fille.
Ce dernier explique considérer Emma comme "une personne à part entière qui n’appartient à personne", une âme indépendante, avec sa propre destinée et douée de libre arbitre. Selon lui, sa mission en tant que père consiste simplement à l'épauler avec bienveillance sur son propre chemin. Mike peut alors jouer un rôle de mentor avec sa fille mais il confie rester surtout un humble apprenti face à la sagesse innée de sa fille. Avec comme plus belle récompense, le privilège de la voir s'épanouir :
""Disons que je vois les choses ainsi : elle est mon enfant et je donnerais ma vie pour elle à la seconde même où il le faudrait. En même temps, je ne la possède pas. J’ai simplement eu le grand privilège d’être l’une des personnes qui prend soin d’elle et qui est là pour elle.
Et qui lui apprend des choses ?
Oui, parfois, répondit Mike. Nous avons tous quelque chose à partager. Sous cet angle, mon rôle est parfois d’être un enseignant pour elle… et aussi souvent, sinon plus, elle me retourne la faveur et m’enseigne à son tour", conclut-il en souriant."
Chapitre 42 - La sagesse par la bouche des enfants
La conversation entre Mike et John au sujet de la relation parent-enfant se poursuit dans ce chapitre du "Retour au Why Café".
Privilégier l'empathie
Pour Mike, il essentiel de dépasser ses préjugés et de considérer l'enfant comme un égal. C’est ainsi que parents et enfants s'enrichissent mutuellement.
Mike illustre son propos en racontant deux anecdotes de ses vacances en Afrique avec sa fille de 5 ans.
Avant le grand départ au pays des safaris, Mike et Emma devaient faire faire les indispensables vaccins. Apprenant la nouvelle, la fillette décide, paniquée, de renoncer au voyage.
Mike raconte alors avoir senti monter un élan de colère. Mais se rappelant avoir promis de ne jamais céder à ce genre d’égarement, à ce moment-là, il ne la sermonne pas. Il ne se comporte pas comme un parent dominant en lui rappelant qu’elle devrait se rendre compte de la chance qu’elle a de pouvoir voyager en Afrique au lieu de se plaindre.
Non, à ce moment-là, il la prend sur ses genoux et, tendrement, lui souffle qu’il la comprend, lui-même n’aimant pas particulièrement les vaccins. Puis, il lui explique que de grands aventuriers, autrement dit ce qu’elle était, bravent bien pire et ne laissent pas de petits désagréments les empêcher de vivre de grandes aventures.
Entre deux câlins, il la convainc que cette piqûre ne durera que quelques minutes. Et qu’une glace les consolera de cette souffrance vite oubliée par les féeries de l’Afrique à venir !
"L’idée, c’est de saisir que recevoir un vaccin est un petit inconvénient en comparaison d’une aventure en Afrique au milieu des animaux."
Quand un enfant vous rappelle votre propre leçon
Mike aurait pu s'énerver ; il a préféré la rassurer avec empathie. Ironiquement, c'est Emma qui, en Afrique, après une journée harassante sur les pistes, va consoler son père, frustré par sa tente récalcitrante. Avec sagesse et maturité, la fillette replace leur mésaventure en perspective : l'essentiel est de goûter la chance de ce périple unique en famille. Emma lui rappelle sa propre leçon: "Ne laisse pas de petits désagréments gâcher de grandes aventures."
Enfin, Mike admet ne pas toujours maintenir cet équilibre intérieur qu'on lui connaît. Mais en cas de stress, il s'efforce d’être un "observateur" détaché de ses émotions, et non un "acteur" emporté par elles.
Chapitre 43 - Transmettre l'amour des vagues
De retour à la plage, Jessica remercie Emma pour cette fabuleuse journée initiatique.
La petite fille l'invite à revenir surfer le lendemain et lui prodigue un ultime conseil : il s’agit de se rappeler d’un "mot magique" (un mot que lui a appris son père quand elle était plus petite). Ce mot, c’est : invariable.
En fait, chaque syllabe de ce mot recèle une leçon de sagesse pour bien surfer :
"IN" comme l’INtuition guide nos choix.
"VA" rappelle les VAgues qui s'enchaînent sans fin, ainsi si on en manque une, admirons-la sans regret, et saisissons la suivante.
"RI" pour la RIgueur et l'entraînement qui font progresser.
"A" comme l'Audace, celle de demander surtout, de solliciter les conseils des experts.
"B" rappelle qu'il faut Bouger, agir, vivre l'aventure !
"LE" signifie LEnteur : au début, on commence lentement.
Amusée par l'enthousiasme d'Emma, Jessica improvise avec elle la "danse du surf", lâchant prise sur ses inhibitions.
En quelques phrases simples et imagées et à travers sa passion, Emma vient de lui transmettre une sagesse profonde, délivrée avec candeur. Jessica mesure la chance d'avoir croisé sur sa route cette petite fille de 7 ans si rayonnante. Grâce à elle, une page de sa vie vient de s'écrire dans la joie et la légèreté.
Chapitre 44 - L'art subtil d'être spectateur
Dans ce chapitre du "Retour au Why Café", Mike raconte à John une histoire.
L’histoire se déroule lors d’un voyage en van aménagé avec Emma en Australie. Pendant 3 semaines, Emma et son père n’arrivent pas à bien dormir dans leur camionnette. Une nuit, le périple vire au cauchemar. Emma fond en larmes de façon incontrôlable, réveillant tous les campeurs de l’aire de repos aux alentours.
Exaspéré, Mike tente de la faire taire par la menace. En pure perte ! Soudain, il se voit gronder sa fille effondrée. Et son cœur implose. Submergé par une vague d'amour, il réalise avoir délaissé l'être qui compte le plus à ses yeux. Mike s'excuse, serre Emma contre son cœur, lui murmure son amour inconditionnel.
Finalement, d'Emma, il retient une précieuse leçon ce soir-là : il mesure à quel point il est essentiel de cultiver sa capacité d'observation pour tempérer ses réactions excessives.
Et à la question de John sur "comment rester serein en toutes circonstances", Mike répond : "En étant l'observateur de ce qui se déroule, et pas juste un acteur réagissant mécaniquement." Prendre même quelques secondes de recul bienveillant vis-à-vis de soi permet de revenir à sa meilleure version et d'agir avec intégrité, sagesse et compassion plutôt que de céder à la peur, la colère ou des schémas hérités.
Chapitre 45 – Beaux moments de complicité
Mike et John retrouvent sur la plage une Emma rayonnante.
Elle saute dans les bras de son père qui la soulève, l’assoit sur ses épaules et la fait tournoyer de joie. Entre éclats de rire, la fillette annonce le début prochain du "luau".
Tandis qu'ils rejoignent le café, John mesure combien les choix bienveillants de Mike envers Emma tissent au fil du temps la trame de ces instants de grâce partagés.
Chapitre 46 – L'engagement d’un père
La promesse d’un père à sa fille
Interrogé par John sur sa meilleure décision parentale, Mike évoque la promesse qu’il s’est donnée le jour de la naissance d'Emma, en tenant dans ses bras ce petit être fragile aux yeux de velours.
Cette promesse, c’est celle de ne jamais hurler sur elle, quoiqu’il arrive.
Une résolution tenue malgré les défis du quotidien, livre-t-il.
Mike explique, en fait, que s’il réussit à rester posé et aimant avec Emma, c’est parce qu’il s’est défini comme tel : s’il élevait la voix sur sa "petite noix de coco" (comme il aime surnommer sa fille), cela ne correspondrait pas à son essence profonde. Il trahirait la définition qu'il se fait de lui-même en tant que père, c’est-à-dire un havre de paix, de réconfort et de douce fermeté pour son enfant.
Il admet néanmoins que parfois, lorsque la fatigue lui tiraille les nerfs, il lui faut faire l’effort de prendre du recul pour ne pas devenir agressif avec ses proches. Dans ces moments-là, voir la candeur de sa fille le ramène illico à l'essentiel, s’émeut-il.
En effet, lorsqu’il plonge son regard dans les iris émeraude d'Emma, confie-t-il, Mike se rappelle avoir invité dans sa vie cet ange aux pieds nus. Un cadeau à protéger, non un défouloir à malmener. À cette pensée, sa colère s'estompe pour laisser place à un sentiment d'absurdité. Comment pourrait-il blesser ce petit être qui lui voue un amour sans bornes ?
Ces leçons de maitrise de soi valent dans toutes relations
De la même façon qu’il serait complètement incongru d'injurier sous son toit des invités venus partager un moment d'amitié. Pourquoi alors se défouler verbalement sur les êtres les plus chers qui habitent nos vies ?
"D’abord, vous réalisez que votre stress et votre frustration n’ont rien à voir avec le fait que quelqu’un se brosse ou non les dents. Vous êtes sur le point de déverser votre colère sur une personne qui n’en est pas la cause. Et c’est injuste. Si vous tenez à vous fâcher contre quelqu’un, faites-le envers la personne qui vous a mis en colère. Ne dirigez pas votre rage vers une personne qui se trouve simplement près de vous ou que vous savez plus faible que vous. Plus important encore, ne la déversez pas sur une personne juste parce que vous savez qu’elle vous pardonnera.
Je comprenais. C’était une vision puissante. Combien de fois avais-je vu quelqu’un déverser sa colère sur un membre de sa famille, alors qu’en réalité, ce membre de la famille n’avait rien à voir avec la colère de la personne."
Tout en nettoyant leurs planches, Mike fait remarquer à John que ces enseignements dépassent largement le cadre familial. John mesure, en effet, leur portée universelle. Ces paroles de sagesse méritent d'être conservées dans son "carnet de ha-ha" !
Chapitre 47 – Être le metteur en scène de sa vie
Le Why Café et cette impression de libération intérieure
Au retour de John et Mike, Jessica commente le bonheur qu'elle éprouve, cette sensation de légèreté qui contraste avec le carcan oppressant de ses pensées jusque-là. En l’écoutant, John se remémore cette impression similaire ressenti lors de sa première visite au Why Café :
"Avant aujourd’hui, j’étais piégée dans une boîte sans savoir comment en sortir. Soudainement, la boîte n’existe plus, et j’ai l’impression qu’elle n’a jamais existé. Je m’étais convaincue pendant si longtemps qu’elle était réelle qu’elle en était devenue une réalité dans mon esprit. Mais, maintenant, tout cela a disparu. Elle me regarda, encore un peu incrédule. "Est-ce que vous comprenez ?"
Je lui confirmai d’un signe de la tête et lui dis : "Je ressentais passablement la même chose à ma première visite au café. J’y étais resté toute la nuit. Au matin, en quittant l’endroit, j’avais un sentiment de compréhension. Je n’étais même pas certain de ce que j’avais l’impression de comprendre, mais tout me semblait plus clair, et plus léger, comme vous dites."
- Est-ce que cette sensation perdure ? demanda-t-elle. Une partie de moi craint presque de continuer à ressentir cette sensation. Elle est si agréable que si je devais la perdre… je sais à quel point ce serait douloureux."
John compare alors cette sensation à la découverte d'une carte au trésor : une fois que nous avons vu le lieu du trésor symbolisé par le X, plus moyen de l'ignorer.
Mais Jessica craint de retomber dans ses anciens travers. Alors John la rassure : les prises de conscience transformantes demeurent. Le défi ? Ne plus accepter de redevenir prisonnière.
Le prix d’une renaissance assumée
Cet éveil a cependant un prix : certaines relations ne survivent pas à ce changement de paradigme. Les amis préférant la version limitée de nous-mêmes se sentent menacés et tentent de nous y ramener. Inexorablement, ces liens s'estompent au profit de nouvelles rencontres en phase avec notre essence profonde.
John confie qu'en changeant radicalement de mode de vie pour réaliser ses rêves les plus fous, il a ainsi vu certains proches prendre leurs distances, effrayés qu'il remette en cause leurs propres choix conventionnels. Mais il assume pleinement ce prix de sa nouvelle liberté.
D’actrice à metteure en scène
Jessica réalise alors, des étoiles plein les yeux, qu'elle pourrait, elle aussi, décider de mener avec audace et singularité l'existence épanouissante dont elle rêve en secret plutôt que de se consumer à singer et satisfaire les diktats extérieurs. Avec malice, elle résume : plutôt que de subir le scénario tout tracé de l'existence, il s'agit d'en être le metteur en scène !
Chapitre 48 – Une aura de sagesse
Dans le chapitre 48 du livre "Le Retour au Why Café", deux nouveaux personnages entrent en scène : Tutu (c’est ainsi qu’on appelle les grand-mères à Hawaï) et sa petite-fille Sophia, l’amie d’Emma que nous avons déjà croisée dans un précédent chapitre. Toutes deux rejoignent le groupe. Elles viennent célébrer le luau.
John est frappé par l'aura de sagesse et l’énergie vibrante qui émane de la vieille Hawaïenne. Son regard pétille. Elle salue John comme une connaissance de longue date et se dit heureuse de l’accueillir une deuxième fois au Why Café (sans que John ne comprenne comment elle était courant qu’il s’agissait de sa deuxième visite au Why Café) .
Jessica découvre avec surprise que le surf serait né à Hawaï et non en Californie. Tutu explique le lien viscéral entre son peuple insulaire et l'océan.
Puis, selon la tradition polynésienne ancestrale du luau, Sophia offre des colliers de fleurs colorées appelés "lei" à chacun. Tutu rappelle que ce collier végétal sacré symbolise et exprime gratitude, amour, paix, pardon, et qu’il célèbre l’esprit de la vie.
Les effluves suaves des fleurs enveloppent le groupe. Un festin de fruits tropicaux prolonge ce moment de grâce intuitif.
Chapitre 49 – La magie de goûter pleinement l’instant présent
Alors que la nuit enveloppe la plage, Jessica s'émerveille de l'intensité des expériences vécues en si peu d'heures. Autour du feu après le festin, elle s'étonne que la journée ait défilé si vite.
Casey rappelle en souriant que lorsque nous remplissons nos journées d’événements significatifs, notre perception du temps s'en trouve bouleversée.
Jessica aspire désormais à une telle plénitude.
Elle réalise qu'elle pourrait décider de passer tous ses lendemains à surfer avec joie sur les vagues au lieu de s’épuiser à surcharger son agenda par peur du vide ou obligation sociale.
John rebondit à ce sujet en se livrant sur sa propre expérience : c’est en renonçant à sa liste interminable de tâches qu’il a pu commencer à savourer l'instant. Jessica se reconnaît dans ce cycle frénétique vain. Casey lui rappelle le piège : plus on accorde de temps à ce qu'on n'aime pas, plus l'Univers nous y enferme.
Tutu propose d'illustrer ce propos par la fable du "marin idiot et de son canoë à balancier". Ravies, Emma et Sophia se préparent à improviser une danse pendant que Mike jouera un air d'ukulélé. Le petit groupe est tout ouïe, impatient de découvrir la morale de ce conte ancestral.
Chapitre 50 - La leçon du marin à la barque encombré
Le feu crépite.
La fable ancestrale s'ouvre sur le "credo de l'aventurier polynésien" que Tutu, Emma et Sophia miment en dansant. Le rythme des paroles de Tutu, des tambours et du ukulélé est envoûtant.
C'est l'histoire métaphorique d'un "marin idiot" qui veut prendre la mer mais qui ne sait se décider sur les affaires qu’il doit embarquer en priorité dans son canoé. Tandis qu’il écoute des jours durant les conseils bruyants et les bavardages des passants, ses effets personnels restent toujours sur la plage. Le marin, toujours confus par les avis divergents, tarde à embarquer. Si bien que la pluie finit par tomber, le laissant paralysé, incapable de ramer. Hélas, avec la saison des pluies, son départ est cette fois compromis. Dépité, le marin doit renoncer à son rêve de voyage.
Morale du récit : accorder la priorité à ce qui compte vraiment, sous peine de passer à côté de l'essentiel.
"Place ce qui compte le plus dans la vie, dans ton bateau, dès la première heure, sinon de plein de choses ta vie sera garnie, mais aucune aventure ne comblera ton cœur."
En alternant chansons, mime et rires, Tutu et les filles ont rendu la fable vivante et divertissante. Et quand le dénouement tragique est annoncé, leurs mines déconfites arrachent des éclats de rire à l'assistance !
Chapitre 51 – Flash back et nouveau tremplin pour John
La magie des histoires
À la fin de la danse chantée, chacun éclate de rire, amusé par les pitreries théâtrales des petites Sophia et Emma qui se sont enflammées au fil du spectacle.
Profitant de cet instant de grâce, Tutu rappelle que dans la culture polynésienne, la transmission du savoir ancestral passe avant tout par le chant, la danse et les histoires métaphoriques. Ces formes imagées marquent plus profondément l'esprit que de simples formulations intellectuelles, assure la vieille femme.
Être prêt à accueillir son miracle
De retour au Why Café pour y chercher son carnet, John se met à repenser avec émotion à sa première nuit si décisive au Why Café. Casey arrive sans bruit et le sort de ses pensées.
""Il y flotte une énergie spéciale, n’est-ce pas ?"
Je me suis retourné. Casey était derrière moi, souriante. Je ne l’avais pas entendue entrer. J’ai fait signe que oui en me retournant de nouveau vers la salle à manger."
Selon Casey, cette nuit-là, John était prêt à recevoir les enseignements dispensés. Et comme quiconque s'alignant enfin sur son essence profonde, John a pu lâcher peurs et croyances limitantes :
"Être ici me rappelle à quel point ma vie a été transformée, lui confiai-je. Trois questions et une nuit dans un quelconque café… Que serais-je devenu sans cette nuit? (J’ai secoué la tête.) C’est difficile à imaginer.
- Vous étiez prêt, reprit Casey, et vous avez suivi votre intuition."
J’ai regardé Casey en lui disant : "Au plus profond de moi, je savais… Je savais que si je commençais à garnir mon canoë de ce qui comptait le plus pour moi, tout irait bien. J’ignorais comment les choses se placeraient, mais je savais que tout irait bien."
Et c’est ce qui est arrivé.
Oui, et mieux encore que tout ce que j’aurais pu imaginer. (Je fis une pause.) Il a fallu un saut dans le vide, un acte de foi. Vous pouvez tout planifier, vous pouvez tout organiser, vous pouvez y penser et en parler avec des gens, mais vient un moment où vous devez sauter dans l’abysse. Et là, vous réalisez que ce n’est pas du tout un abysse !"
Une idée déstabilisante
John souligne ensuite que s’il travaille entre ses voyages, c’est pour financer ses pérégrinations ultérieures. Faute de mieux, concède-t-il à Casey. Car il aspirerait plutôt à une solution intégrant aventures et gagne-pain.
Casey lui fait alors une suggestion :
""Mike et moi avons parlé de vous et de vos ha-ha !. Nous croyons que vous devriez les publier."
Étonné, je l’ai regardée.
"Vraiment ?
- Vraiment !" me confirma-t-elle.
C’était si soudain. Je sentais l’abysse tout près… un immense abîme d’incertitude et de peur. Puis, tout d’un coup, l’abysse disparut. Aussi claire que du cristal, la voie s’étalait devant moi.
"D’accord, dis-je en souriant. Oui… D’accord !"
Malgré tous les progrès que j’avais accomplis au cours des dernières années, je réalisais, par cette nouvelle expérience, que j’avais encore bien des choses à apprendre.
"C’est comme ça pour chacun de nous, dit Casey. C’est pourquoi nous sommes ici.""
Chapitre 52 – Un projet grisant…
De retour auprès du feu, Casey conseille à John de consulter la page 56 de son carnet (les pages sont désormais numérotées comme par magie, remarque John). Stupéfait, il y découvre une citation sur le pouvoir de se libérer de son passé pour choisir sa destinée :
"Vous ne choisissez pas où vous naissez, mais vous choisissez où vous restez. Vous ne choisissez pas au milieu de qui vous naissez, mais vous choisissez qui vous côtoyez."
Casey complète : et créer son propre terrain de jeu est l’ultime liberté ! D’ailleurs, selon, Jessica en vit l'illustration actuellement.
Lorsque Casey et John reviennent près du feu sur la plage, Mike est ravi d’entendre John vouloir se lancer dans ce projet de publication de son précieux recueil. Il lui propose d’en être son premier client. Et lui rappelle que les ventes lui permettront désormais de financer ses voyages. Il n’aura plus à travailler un an pour entre chaque voyage.
Tutu résume : visualiser ses rêves active les forces de l'Univers pour leur réalisation.
Chapitre 53 – Créer sa réalité par ses pensées créatrices
John est transporté à l’idée de publier son carnet Eurêka
L'idée d'éditer son carnet de notes "Eureka" transporte John :
"Mon esprit se mit en action. Les peurs et l’incertitude du début s’étaient complètement dissipées. Être payé pour voyager à travers le monde et parler à des lecteurs aussi versés que moi dans l’univers des ha-ha !, ce serait vraiment fantastique. Des frissons parcoururent mon corps. C’était la bonne idée, l’idée juste ! Mon corps me le confirmait. Si je voulais bien la suivre, une grande aventure m’attendait."
Le pouvoir d’attraction de nos pensées, paroles et actes
Tutu propose alors à John de faire connaître son carnet auprès d'hôteliers de l'île, friands de lecture inspirante pour leurs clients. Émerveillé par ces synergies, John constate une fois de plus l'appui synchrone de l'Univers lorsqu'on suit sa voie juste.
"Tout se déroulait si vite. J’en étais étonné, même si je ne devais pas l’être. C’était ce que j’avais appris ici la première fois ; lorsque vous amorcez quelque chose et que vous savez que vous êtes sur la bonne voie, l’aide vient de partout. "Page 71", dit simplement Casey. J’ai ouvert mon carnet à cette page et j’ai lu le passage à voix haute :
Lorsque vous regardez le ciel par une belle nuit étoilée, vous n’arrivez à voir que 0,00000005 % des étoiles de notre galaxie. Et nous ne parlons que de notre galaxie ! Il y a au moins 125 milliards de galaxies dans l’Univers. Si une présence bien aimante a pu créer tout cela, la manifestation de votre rêve est assurément dans la mesure de ses capacités. Demandez à être guidé et honorez ce que vous recevrez en suivant ce guide."
Casey rebondit en expliquant le pouvoir d'attraction généré par nos pensées, paroles et actes. Ceux de John ont progressivement signalé à la "matrice" du monde son désir de partager ses prises de conscience notées au fil de ses voyages. Dès lors, opportunités et alliés ont surgi en écho.
Donner la priorité à ce qui nous inspire vraiment pour créer une nouvelle réalité et réaliser nos rêves
De même, réalise Jessica, si nous sommes insatisfaits de notre existence, nous devons émettre de nouveaux signaux, donner la priorité à ce qui nous inspire profondément. En embarquant ces aspirations essentielles, notre "canoë" fendra enfin les flots menant au bonheur.
Tutu salue sa compréhension de ce puissant "ha-ha !" : nous créons notre réalité par nos pensées créatrices. À nous de les accorder à la symphonie de nos rêves !
Chapitre 54 – L’argent du bonheur
L’art de se créer des excuses
Dans ce chapitre du "Retour au Why Café", nous retrouvons le groupe autour du feu. Mike interroge John sur la signification d’une de ses notes : "Ce n'est qu'une auto".
John raconte alors l'histoire d'un de ses amis qui rêve de voyager et de retrouver John pour voir le monde, mais trouve toujours des excuses pour ne pas partir. Il ne l’a jamais rejoint nulle part :
"Lorsque je lui en parle, il me répond qu’il ne peut s’absenter de son travail ou alors qu’un quelconque projet important est sur le point d’arriver. C’est toujours pareil. Mais, ça va, sauf que ça le dérange vraiment. Il veut vraiment partir."
Sacrifier ses aspirations profondes pour afficher un statut social
John poursuit au sujet de son ami :
"Le problème est qu’il dépense presque tout ce qu’il gagne. Il a l’habitude de dépenser son argent au fur et à mesure qu’il le reçoit au lieu d’économiser afin de préparer un voyage. Ainsi, il a l’impression qu’il ne peut jamais s’arrêter. […] Son auto est en partie ce qui le coince à son emploi. […] Cette voiture est ahurissante, tout comme les paiements mensuels exigés. Sans compter les assurances et l’entretien. [...] Si on ajoute à cela ses dépenses courantes, il ne voit pas comment il pourrait prendre un temps d’arrêt, particulièrement pour faire comme moi et partir durant un an. […] C’est bien ainsi, je ne le juge pas, ni lui ni personne dans une telle situation. C’est sa vie, ses choix, mais je ne crois pas que mon ami réalise à quel point ses choix entravent sa liberté de faire d’autres choix."
Pire, continue John, son ami n'est même pas passionné de belles mécaniques ! Et habitant une grande ville, il n’a quasiment jamais l’occasion d’effectuer de plaisants trajets avec son auto ruineuse qu’il laisse la plupart du temps sur un parking.
John soupçonne qu'inconsciemment, ce dernier cherche à s'afficher dans un statut social prestigieux. Quitte à renoncer à ses aspirations profondes.
En plus de dilapider son salaire dans sa luxueuse voiture, il réalise, fréquemment, des achats compulsifs qui le rive à son job ingrat et l'empêche de voguer à l'aventure.
Ce que chaque dépense signifie vraiment pour nos désirs les plus profonds
De cette situation absurde, John a tiré une leçon de vie qu’il lui a inspiré un "ha-ha !" : la monnaie du bonheur n'est pas le compte en banque mais le cumul de minutes consacrées à notre raison d'être. Dépenser avec justesse permet de maximiser ces moments d'épanouissement.
Il mentionne d’ailleurs l’exemple d’un autre ami passionné d’autos qui possède un cabriolet de 1968 et qui adore son auto : "pour lui, c’est une merveilleuse façon de dépenser son argent" lance John,"il la conduit toujours", "il adore aussi rencontrer des gens et son auto est souvent le point de départ de conversations". Pour lui, choisir de dépenser son argent pour une voiture est un choix sensé."
Enfin, John s'excuse auprès de Jessica, conscient que cette anecdote peut l’offusquer (Jessica étant arrivée le matin même avec une grosse cylindrée au Why Café). Mais celle-ci assure ne pas se formaliser.
L'essentiel étant de questionner la valeur réelle de chaque dépense au regard de nos rêves intimes. Une leçon cruciale de la toute première visite de John au Why Café !
Chapitre 55 – Percer le brouillard des peurs
Dans cet avant-dernier chapitre du livre "Le retour au Why Café", Tutu conte une histoire à Jessica pour l’aider à comprendre pourquoi elle s’est retrouvée au Why Café aujourd’hui.
Alors que la petite Sophia s'endort paisiblement sur ses genoux, Tutu récite d’une voix douce sa fable polynésienne sous forme, ici encore, d’une métaphore.
L’allégorie poétique nous fait réfléchir sur le fait que la plupart d’entre nous passons notre existence assis, figés sur une chaise à bascule, à rêver sans oser descendre les marches de notre perron. Nous sommes effrayés de nous engager sur le chemin mystérieux qui mène au jardin de nos rêves les plus fous, chemin nébuleux, rendu invisible par le brouillard de nos peurs. Seule une éclaircie fugace dévoile parfois le chemin du bonheur avant que les brumes de nos doutes se reforment aussi denses qu’avant et nous ramènent à notre fauteuil à bascule.
Après maints espoirs ainsi déçus, le brouillard se dissipe enfin pour de bon. Le sentier tant imaginé s'offre, lumineux. Mais après une vie de quiétude stérile, l'élan vers nos rêves est devenu impensable.
Jessica est bouleversée par cette si juste représentation imagée de son propre parcours. En pleurs, elle avoue combien le bonheur entrevu ce jour contraste avec l'ordinaire embrumé de son existence. Tutu l'enjoint de marcher malgré tout, même à tâtons. Même dans le flou le plus dense, un simple pas ouvre un nouvel horizon.
Jessica, touchée, remercie Tutu de l'avoir aidée à sortir de son inertie et lui avoir redonné espoir. Elle mesure le chemin à parcourir mais sait désormais la direction à suivre.
Chapitre 56 - Nos multiples possibles
De retour à la cuisine, Jessica constate combien ce matin lui paraît lointain après cette journée de métamorphoses :
"Jessica regarda vers la salle à manger à travers l’ouverture du comptoir. Son tailleur, ses talons hauts et son sac à main reposaient sur la banquette où elle s’était assise le matin."J’ai l’impression que ça date d’un million d’années, dit-elle, hésitante. Un million de vies…""
Le menu repose sur le comptoir. Jessica s'interroge sur la mystérieuse troisième question "Avez-vous un HPM ?" qu'elle n'a pas encore eu l'occasion d'aborder.
Casey explique qu'une Harmonie de Personnalités Multiples permet d'assumer toutes les facettes de soi et les émotions associées, changeantes au gré des situations. Selon elle, réveiller une passion enfouie dynamise chaque aspect de notre existence.
La journée de Jessica en est d’ailleurs une très bonne illustration, puisqu’elle a endossée tour à tour de nombreux rôles.
Comprenant qu'elle peut tout être - femme d'affaires, aventurière, surfeuse, artiste..., Jessica exulte. Casey et John l'ont aidée à renouer avec la petite fille espiègle tapie au fond d'elle-même. Elle leur est infiniment reconnaissante de lui avoir révélé un tel trésor intérieur.
Chapitre 57 - Retour à la réalité
Après les adieux chaleureux, Tutu s'éloigne, Sophia endormie dans ses bras.
Attristé par son départ imminent, John remercie Casey et Mike (Emma s’est aussi endormie dans ses bras) pour leur bienveillance inspirationnelle. Pour Casey, c’est certain, ils se reverront bientôt :
""Vous reviendrez, dit Casey, et plus tôt que vous le pensez." Je l’ai regardée. "Si je viens ici en vélo demain, est-ce que le café sera toujours là ?" Elle sourit. "Ça dépend d’un million de choses, John." J’étais triste de nouveau. Casey posa sa main sur mon épaule. "Lorsque votre livre de ha-ha ! sera publié, gardez les yeux ouverts. Nous avons une commande pour vous"."
Sur le point de partir, Jessica réapparaît en tailleur strict, absorbée par ses SMS. Son aura s'assombrit.
"Elle avait retiré son maillot et enfilé son tailleur de femme d’affaires. Ses cheveux étaient relevés tout comme lorsqu’elle était arrivée ce matin. Elle portait aussi ses talons hauts. Soudain, son téléphone sonna, Jessica s’immobilisa et fouilla dans son sac à main. […] Jessica retira son téléphone de son sac, mais elle avait manqué l’appel. "N’est-ce pas étrange ? dit-elle en observant son téléphone. Maintenant, le signal est parfaitement capté. Et j’ai plusieurs messages." Elle se mit à se concentrer sur son téléphone et à faire dérouler les messages. Son visage devint sérieux et assombri."
Inquiet pour John devant rentrer à vélo de nuit, Jessica propose de le raccompagner. Il décline poliment, de crainte d'abîmer sa luxueuse voiture.
Jessica, à nouveau souriante, consulte Casey du regard. Amusée, elle éteint alors son téléphone en lançant : "Ce n'est qu'une auto !"
Conclusion de "Le retour au Why Café " de John Strelecky
Les 3 sujets clés développés par John Strelecky
- Retrouvez votre raison d'être
"Le Retour au Why Café" raconte l’histoire de John, le narrateur, qui, guidé par son intuition, retourne au café énigmatique qui avait transformé sa vie des années plus tôt.
En racontant les nouvelles expériences mystiques de son personnage, John Strelecky aborde avec subtilité la quête intense et intime de notre raison d’être.
Tout au long de sa journée passée au Why Café, John, tiraillé entre conformisme social et aspirations profondes, va, en effet, clarifier encore davantage son but ultime. À travers son évolution, l’auteur nous invite à, nous aussi, nous interroger sur notre raison d’être.
Qu’est-ce qui nourrit véritablement mon âme ? Ai-je déjà goûté cette sensation d’alignement total entre mes actes et qui je suis vraiment ? Sinon, quel petit pas audacieux pourrais-je faire aujourd’hui pour me rapprocher de cet idéal ?
En partageant des moments de clarté spirituelle, ce livre rappelle, avec justesse, que quels que soient notre âge et notre histoire, il n’est jamais trop tard pour renouer avec notre essence profonde et la mettre au service de nos rêves.
- Osez réaliser vos rêves
À travers le récit initiatique du "Retour au Why Café", John Strelecky explore également le sujet de la réalisation de nos rêves.
Il souligne qu'identifier nos rêves les plus fous est une chose, les réaliser en est une autre.
À travers le parcours de Jessica, qui laisse tomber son masque de femme d'affaires, le livre montre le cheminement intérieur nécessaire pour trouver le courage d'oser sortir des rails.
John Strelecky dépeint ainsi, avec finesse, les réticences de son personnage à s'autoriser une voie atypique, guidée par ses passions profondes.
En cela, il nous invite, nous aussi, à suivre notre intuition en dépit de la peur du jugement, et cela, afin de concrétiser nos rêves les plus audacieux.
- Donnez la priorité à ce qui compte vraiment
Enfin, John Strelecky rappelle, à travers diverses métaphores et paraboles, qu'il est crucial de hiérarchiser nos choix pour donner la priorité à ce qui compte le plus à nos yeux - nos relations, nos passions - sous peine de passer à côté de l'essentiel.
Trop souvent, nous laissons, en effet, les tracas du quotidien nous détourner de ce qui est vraiment important. Finalement, ce que l’auteur semble vouloir nous dire, c’est d’être conscient et vigilant face aux barrières mentales que nous érigeons et qui nous coupent de nos aspirations les plus sacrées.
Ce que ce livre apporte au lecteur et pourquoi lire "Le retour au Why Café"
Un récit qui vous donne envie de vous reconnecter avec une vie qui ait plus de sens
Dans "Le retour au Why Café", John Strelecky mêle le réel et le merveilleux pour vous entraîner dans une quête intérieure palpitante. Son récit vous transportera dans un café insolite, théâtre de révélations bouleversantes pour les clients qui y atterrissent un peu par hasard.
Ainsi, à travers le regard de ses personnages (avec lesquels on s’identifie aisément), l’auteur vous invite, à questionner, vous aussi, vos propres peurs, vos croyances limitantes. Il vous pousse avec bienveillance à lâcher prise sur vos blocages intérieurs sournois, pour renouer avec vos aspirations enfouies.
Vous risquez alors d’en ressortir avec une furieuse envie de secouer votre existence ensommeillée. Et vivre à votre tour la magie d’une renaissance, une vie authentique et pleine de sens.
Un booster d’inspiration positive
"Le retour au Why Café" est un livre qui donne des ailes. Il insuffle l’élan qu’il nous manque souvent pour oser enfiler le costume du héros de notre propre vie. Il rappelle aussi, avec force, que chacun peut retrouver cette petite flamme intérieure qui détient notre raison d’être.
Plus qu’un simple récit feel-good, "Le retour au Why Café" est une source d’inspiration positive. On referme le livre galvanisé à bloc, prêt à réaliser ses rêves les plus fous.
Points forts :
Une simple histoire inspirante pour nous motiver à oser réaliser nos rêves.
Une multitude de petites pépites de sagesse stimulant la réflexion.
Le style d'écriture agréable d’un récit initiatique chaleureux, exotique et agréable à lire.
Points faibles :
L’intrigue parfois trop mystique qui peut décrédibiliser les idées.
Des points de vue qui peuvent paraître parfois un peu déconnectés de la réalité.
Ma note :
★★★★★
Avez-vous lu "Le retour au Why Café "? Combien le notez-vous ?
Visitez Amazon afin d'acheter le livre de John Strelecky "Le retour au Why Café "
Visitez Amazon afin de lire plus de commentaires sur le livre de John Strelecky "Le retour au Why Café "
Cet article Le retour au Why Café est apparu en premier sur Des livres pour changer de vie.
April 25 2024, 5:00pm