Avez-vous déjà ressenti l’effet “Waouh” sur Internet ? Mais si, vous savez, cette sensation d’être témoin d’une chose qui vous dépasse, d’une chose qui vous a tellement surpris que vous en êtes resté béant devant votre écran durant plusieurs minutes, d’une chose si puissante que vous en avez parlé à tout votre entourage. N’avez-vous vraiment […] L’article Comment susciter l’effet waouh sur mes articles de blog ? est apparu en premier sur Blogueur Pro.
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March 23 2021, 5:00pm
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Comment parler à tout le monde
Résumé de « Comment parler à tout le monde » : Leil Lowndes nous dévoile 92 techniques pour nous aider à maîtriser l’art de la communication et obtenir le succès qu’on mérite aussi bien dans la sphère privée que professionnelle. Par Leil Lowndes, 2013, 256 pages Titre original : How to Talk to Anyone Note : cette chronique est une chronique invitée écrite par Bertrand Gaté du blog Bien communiquer Chronique et résumé de “Comment parler à tout le monde” : PARTIE 1 : Comment piquer la curiosité sans dire un mot en seulement 10 secondes
Lorsque vous rencontrez une personne pour la première fois, il vous suffit de quelques secondes pour vous faire un avis. L’exemple parfait est le caricaturiste : il parvient à cerner les principaux traits de personnalité d’une personne en très peu de temps. Il lui suffit d’observer son attitude, son apparence, sa façon de bouger, etc. Votre aspect extérieur communique l’essentiel de ce que vous êtes. Ne le sous-estimez pas. Vous voulez donner une image de vous d’intelligent, de passionnant, de charismatique ? Alors les 9 prochaines techniques sont pour vous. 1. Transformez votre sourire Pour gagner la sympathie des autres, le sourire est probablement le conseil le plus recommandé par tous les experts en communication. Et ils ont raison, ça marche ! Toutefois, c’est subtil : avoir un grand sourire chaleureux est un atout, mais seulement s’il n’est pas instantané. Si vous souriez trop vite, vous perdez en crédibilité. La prochaine fois que vous rencontrez quelqu’un, marquez une pause, imprégnez-vous de la personne et puis faites-lui enfin un beau sourire. Mais pas avant. 2. Fixez votre regard Lors d’une conversation, fixer une personne du regard permet non seulement de gagner la sympathie de cette dernière, mais aussi de paraître plus intelligent. En effet, rares sont les personnes douées de capacités fortes d’abstraction et de concentration. Toutefois, attention aux subtilités : les femmes et les hommes ne sont pas sensibles de la même façon. En général, un homme sera davantage embarrassé s’il sent un regard trop intense sur lui. 3. Séduisez par le regard Vous voulez séduire la personne de vos rêves ? Dans ce cas, le regard est un outil puissant si vous l’utilisez bien. Concrètement, si vous fixez une personne même lorsque cette dernière ne s’exprime pas, vous envoyez le signal suivant : « Vous m’intéressez ». Les études [1] montrent que si vous fixez une personne intensément, son rythme cardiaque augmente ainsi que son taux de phényléthylamine, hormone de l’excitation érotique. Votre regard est donc un puissant aphrodisiaque. Point important : ne dévorez pas une personne du regard si vous sentez qu’il n’y a aucune attirance de son côté. Sinon, ça risque d’être gênant. 4. Soyez perçu comme un vainqueur L’indicateur principal de votre succès est votre posture. Gardez la tête haute, les épaules en arrière, le torse bombé et vous respirerez l’assurance et la confiance. La vraie difficulté est de réussir à conserver cette allure en permanence. Voici un exercice de visualisation pour y parvenir : dès que vous franchissez l’encadrement d’une porte, visualisez un mors de cuir que vous saisissez fermement entre les dents. Imaginez-le suffisamment élevé afin qu’il permette d’étirer tout votre corps selon une posture parfaite. En faisant cet exercice à chaque porte, cette nouvelle posture deviendra vite une habitude. 5. Gagnez le cœur des gens en réveillant l’enfant en eux Lorsque vous rencontrez une personne, accordez-lui toute votre attention comme vous le feriez pour un enfant de 5 ans : tournez-vous entièrement vers elle, souriez-lui chaudement, montrez qu’elle a votre attention. Quel que soit l’âge de votre interlocuteur, il cherchera toujours à capter l’attention nécessaire qui lui rappellera à quel point il est important. 6. Donnez le sentiment que vous êtes des amis de longue date Le meilleur moyen de plaire à un(e) inconnu(e), est d’imaginer qu’il s’agit d’une vieille connaissance que vous êtes heureux de retrouver. Cet exercice de visualisation est puissant pour trois raisons :
Votre langage non-verbal se synchronise avec votre pensée. Ça vous évite d’envoyer un quelconque signe négatif. Vous n’avez pas besoin de parler. Rien que de l’imaginer permet de faire ressentir à l’autre votre sympathie. Quand vous vous comportez comme si vous aimiez une personne, les recherches [2] montrent que vous commencez à l’aimer pour de vrai. Un bel exemple de prophétie auto-réalisatrice.
- Évitez de gesticuler pour paraître plus crédible Nos gestes trahissent notre pensée. Une personne qui gigote partout envoie un message d’imposture ou de manque de confiance en soi. C’est pourquoi dans les moments importants, évitez tous les gestes parasites comme par exemple se toucher le visage.
- Sollicitez votre sixième sens pour y voir plus clair Connaissez-vous l’histoire de Hans, le cheval intelligent ? Il fut un mystère pendant longtemps parce qu’il était capable de résoudre des calculs compliqués en tapant du sabot au sol. Après de nombreuses enquêtes, l’astuce fut découverte : le cheval prêtait attention à la réaction du public et réagissez en fonction. Ainsi, il détectait toujours le moment où sa réponse était bonne. Devenez aussi observateur que Hans. Restez attentif lors d’une conversation à tous les signes non-verbaux de votre interlocuteur : est-ce qu’il s’ennuie ? Est-il pressé ? Est-il convaincu par ce que vous dites ? Et adaptez-vous en conséquence.
- Visualisez la scène avant de la vivre À la manière d’un sportif, visualisez-vous une scène avant de la vivre. Vous voulez paraître charismatique ? Alors imaginez-vous socialiser avec les autres comme si c’était le cas. Ainsi, vous conditionnez votre cerveau à se comporter réellement de manière charismatique.
PARTIE 2 : Comment choisir ce qui vient juste après « bonjour » Maintenant, vous allez découvrir comment maîtriser l’art du bavardage futile. 10. S’adapter à l’humeur de l’autre Avant d’engager la conversation, essayez de sonder l’humeur de votre interlocuteur. S’il déborde d’énergie, devenez enthousiaste ; s’il est mélancolique, prenez un ton calme ; etc. Les personnes à l’aise socialement savent s’adapter selon le contexte. Sans cette synchronisation, votre interlocuteur risque de ne pas s’ouvrir à vous. 11. Abordez l’ordinaire avec passion Vous n’avez rien à dire de très intéressant pour commencer une conversation ? Peu importe. En réalité, vous pourriez parler de n’importe quel sujet. Parfois, le plus important n’est pas ce que vous dites, mais comment vous le dites. Deux points importants :
Ne méprenez pas les sujets de conversation futiles. Au contraire, parlez-en avec passion et énergie. L’exception cependant : ne commencez pas une conversation si c’est plaintif, agressif ou désagréable.
- Rendez les autres désireux d’engager la conversation Ayez sur vous un accessoire visible et inhabituel afin de donner la possibilité aux autres de vous questionner à ce sujet. Par exemple, si vous avez deux chaussures de couleur différente, alors vous attirerez des curieux qui viendront engager la conversation avec vous. Sans cette singularité, ils ne seraient peut-être jamais venus vous parler.
- Faites connaissance avec les personnes choisies Ce que vous allez découvrir ici est une technique simple mais rarement utilisée : il s’agit de demander à l’organisateur de la soirée de vous présenter à la personne voulue. Il sera généralement très heureux de le faire. Et s’il ne peut pas vous présenter, au moins il peut vous donner des informations sur votre cible.
- Ouvrez une brèche dans un groupe et engouffrez-vous-y N’ayez pas peur d’écouter aux portes et de vous incruster dans une discussion avec une phrase du type : « Excusez-moi, je vous ai entendu parler d’un tel sujet qui m’intéresse, est-ce que vous permettez que je me joigne à vous. » Vous allez surprendre vos interlocuteurs, mais rien de grave : ils s’en remettront.
- Répondez plus qu’un simple nom de ville Pour devenir une personne intéressante, il faut apprendre à communiquer plus que le strict minimum. Typiquement, si on vous demande d’où vous venez, ne vous contentez pas de dire le nom de votre ville d’origine. Essayez d’apporter des éléments supplémentaires et si possible adaptés à la personne en face de vous. Sinon, il lui sera difficile de trouver un sujet de discussion. Exemple : vous venez de Rodez et vous rencontrez une passionnée d’art. Alors dites-lui que votre ville est connue pour le musée de Pierre Soulages et demandez-lui si elle connaît cet artiste. Évidemment, trouvez une autre idée si votre interlocuteur n’est pas du tout artistique.
- Répondez plus qu’un simple nom de métier Il est fort probable qu’on vous pose la question « que faites-vous dans la vie ? ». À l’instar de la ville d’origine, il faut donner une réponse qui tend la perche à d’autres discussions. Essayez de décrire votre métier et trouvez des éléments pour que la personne se sente concernée par ce que vous faites. La plupart des métiers nous sont inconnus, mais on peut vite s’y intéresser si on se sent concerné.
- Sachez présenter les gens en hôte(sse) de qualité Quand vous présentez deux personnes entre elles, ne dites pas seulement : « Delphine, j’aimerais te présenter Julien. Julien, voici Delphine. » En faisant ça, vous les laissez en plan. À la place, amorcez la discussion en donnant davantage de détails sur les deux personnes.
- Ressuscitez une conversation mourante Écoutez les mots prononcés par votre interlocuteur parce qu’ils vous renseignent sur ses sujets favoris. Par exemple, si une personne mentionne souvent le mot sport, alors vous pouvez être sûr que lancer une conversation sur ce thème sera un succès.
- Captivez vos interlocuteurs en vous intéressant à eux Vous voulez qu’on vous trouve intéressant ? Alors mettez votre interlocuteur sous le feu des projecteurs. Si vous le faites bien, il ne s’apercevra même pas que vous n’avez rien dit sur vous.
- Rusez avec l’astuce du perroquet Quand c’est à votre tour de parler, mais que vous ne savez pas quoi dire, il vous suffit de répéter ce que vient de dire votre interlocuteur. Exemple : « Je suis allé au cinéma samedi soir. - Au cinéma ? - Oui, c’était la sortie du dernier film de Christopher Nolan. - Christopher Nolan ? - Mais oui tu sais… » etc. De plus, cette astuce est très utilisée par les commerciaux pour sonder l’envie et les besoins de leurs clients.
- Amenez les gens à bavarder entre eux Lorsque deux personnes se rencontrent pour la première fois et que vous souhaitez qu’ils discutent ensemble, utilisez la technique « Bis ! ». Ça consiste à demander à l’une des personnes de répéter une histoire dont elle est fière en disant « Racontez-leur le jour où vous avez… ». Ça permet de la mettre en valeur et de lancer une discussion intéressante.
- Mettez l’accent sur l’aspect positif Quand vous faites la connaissance d’une personne, évitez de lui parler de vos faiblesses ou erreurs passées. Bien que faire preuve de vulnérabilité est un outil puissant pour construire une relation, ça peut être délicat de le faire les premiers instants. À la place, focalisez-vous sur le positif.
- Ayez toujours quelque chose d’intéressant à dire L’anecdote suivante est surprenante : Sydney Biddle Barrow est une célèbre propriétaire d’une agence d’escorte à succès. Dans une de ses interviews, elle explique que ses « filles » passaient 60 % du temps à faire de la conversation et 40 % à satisfaire d’autres besoins. Afin d’améliorer « l’expérience client », elle leur a demandé de suivre les informations quotidiennement afin de pouvoir tenir des conversations. Résultat ? Son affaire a décollé et la satisfaction client aussi. Vous aussi, tenez-vous informé avant de vous rendre en soirée. PARTIE 3 : Comment être un as de la conversation ?
- Ne demandez pas « que faites-vous dans la vie ? » Résistez à l’envie de poser la question « que faites-vous dans la vie ». Pour de multiples raisons, ça peut être perçu négativement par votre interlocuteur :
Votre interlocuteur n’est peut-être pas fier de son métier ou n’a pas tout simplement envie d’en parler. Vous passerez pour quelqu’un d’intéressé et d’arrogant.
À la place, posez cette question : « Comment occupez-vous la plus grande partie de votre temps ? » 25. Trouvez l’approche la plus judicieuse pour parler de son métier Si on vous demande ce que vous faites dans la vie, ne répondez pas par un nom de métier, mais plutôt par ce que vous apportez à la société. Exemple : au lieu de dire « je suis coiffeuse », dites « j’aide les femmes à trouver le style de coiffure le plus adapté à leur visage. » Lorsque vous présentez votre métier ainsi, vous devenez plus intéressant et mémorable. 26. Paraissez encore plus brillant que vous ne l’êtes Une façon simple de donner l’impression d’intelligence est d’utiliser un vocabulaire varié. Pas besoin d’apprendre le dictionnaire par cœur : la frontière entre un vocabulaire riche et banal tient en une cinquantaine de mots. C’est tout. Faites une liste des mots que vous avez l’habitude d’utiliser, puis trouvez leur des synonymes. Mettez-vous ensuite à les utiliser dans vos conversations. Vous verrez la différence. 27. Ne révélez pas (trop rapidement) les points communs Quand vous découvrez un point commun avec votre interlocuteur, résistez à l’envie de dire « moi aussi ! ». À la place, laissez la personne parler et faite-lui savoir que vous partagez le même centre d’intérêt une fois qu’elle a fini. Ça montre que vous savez écouter et que vous avez confiance en vous. 28. Utilisez « vous » ou « tu » pour mettre l’autre en avant Vous voulez capter l’attention de votre interlocuteur ? Commencez votre phrase par « vous » ou « tu ». Par exemple, au lieu de dire « votre robe est magnifique », dites « vous êtes magnifique avec cette robe ». Plus vous utilisez de « vous », plus la personne vous appréciera. 29. Affichez un sourire exclusif Un beau sourire est puissant. Mais il aura encore plus d’impact si vous l’adaptez à votre auditoire. Personnalisez votre sourire, rendez-le exclusif à une personne si nécessaire, mais ne le transformez surtout pas en un sourire automatique. Sinon, il va perdre de son charme. 30. Évitez à tout prix les idées reçues et lieux communs Quand vous avez une conversation plus approfondie, faites attention de ne pas tomber dans les idées toutes faites ou les clichés. Au contraire, essayez d’avoir une pensée réfléchie et personnelle. 31. Ayez de la tchatche Pour devenir une personne drôle et inoubliable, travaillez votre sens de la formule. Au lieu d’utiliser les expressions toutes faites, imaginez vos propres métaphores. Par exemple, au lieu de dire « heureux comme Ulysse », dites « heureux comme un banquier suisse ». C’est davantage surprenant, drôle et mémorable. 32. Appelez un chat un chat Ne soyez pas dans le politiquement correct. Nommez les choses telles qu’elles sont sans détour. Il ne s’agit pas d’être vulgaire, mais en parlant avec franchise et détermination, vous montrez que vous avez confiance en vous. 33. Bannissez les sarcasmes Rire aux dépens des autres est signe de médiocrité. Généralement, les concernés s’en souviennent longtemps. 34. Annoncez une mauvaise nouvelle et soyez-en d’autant plus apprécié Dans l’Egypte ancienne, si le messager apportait une mauvaise nouvelle, le pharaon lui coupait la tête. Aujourd’hui, même si les conséquences ne sont pas aussi extrêmes, annoncer une mauvaise nouvelle reste délicat. Pour ne pas se faire détester, essayez toujours de vous mettre à la place du destinataire lorsque vous annoncez la mauvaise nouvelle. Votre message est triste, soyez triste. Votre message est gai, soyez enthousiaste. 35. Adoptez la technique du disque rayé Si une personne souhaite vous poser une question fâcheuse et insiste pour en savoir plus malgré votre première réponse, alors optez pour la technique du disque rayé : répétez inlassablement avec le même ton votre première réponse. Normalement, votre interlocuteur comprendra que vous n’avez pas envie d’en dire plus. 36. Ne montrez pas votre idolâtrie à l’égard d’une personne Imaginez rencontrer votre célébrité préférée dans la rue. Que faites-vous ? Le mieux, c’est de ne rien faire et de laisser cette personne tranquille. Toutefois, si vous voulez quand même lui parler, exprimez un point de vue et non un jugement sur son travail. Par exemple, ne dites pas « votre dernier film est vraiment bon », dites plutôt « j’ai passé un très bon moment en regardant votre dernier film. » Deuxièmement, mettez l’accent sur ses dernières créations et non ses anciennes parce que les gens préfèrent être complimentés sur leur situation actuelle. 37. Évitez le remerciement minimaliste Pour finir une conversation en beauté, ne vous contentez pas de dire simplement « merci ». Ce n’est pas suffisant. Ajoutez toujours la raison du remerciement, merci :
de m’avoir attendu de m’avoir fait confiance pour ce repas délicieux
PARTIE 4 : Comment être de la partie, quels que soient vos interlocuteurs Vous vous êtes probablement déjà trouvé dans une conversation où vous ne vous sentiez pas à votre place : vous ne connaissiez rien au sujet, vous ne venez pas du même milieu social, vous n’avez pas les mêmes diplômes… Quelles que soient vos raisons, vous allez découvrir ici comment tenir une conversation avec n’importe qui. 38. Osez la thérapie de l’éclectisme Pas besoin d’être un expert pour être capable de parler d’un sujet. La plupart du temps, le simple fait de s’initier à une discipline vous apporte 80 % des connaissances nécessaires. Exemple : une seule séance de plongée sous-marine est suffisante pour tenir une discussion à ce sujet. Votre mission : une fois par mois, essayez une activité que n’aviez jamais fait avant. En faisant cela, votre champ de discussion s’élargira à toute vitesse. 39. Initiez-vous au charabia Ce qui est vrai pour les hobbies, l’est également pour le jargon professionnel. Il suffit de connaître la base d’un métier pour être capable de poser les bonnes questions et comprendre l’aspect « technique ». Si vous devez rencontrer des gens qui travaillent dans un autre domaine que le vôtre, contactez une personne de votre entourage qui s’y connaît et demandez-lui quelles questions elle poserait. Vous vous imprégnerez ainsi du domaine en question. 40. Découvrez le point sensible de votre interlocuteur Chaque profession a ses sujets de prédilection que les profanes ignorent. Vous voulez réussir à briller dans une soirée où il n’y a que des experts présents ? Alors trouvez le sujet qui les anime. Encore une fois, demandez en amont à un connaisseur qu’il vous renseigne sur les actualités et problématiques du secteur. 41. Enquêtez sur la spécialité de votre interlocuteur Vous allez rencontrer un passionné d’escalade ? Le mieux est de lire tous les magazines, blogs et forums à ce sujet. Quelle que soit la discipline de votre interlocuteur, il existe des ressources pour en apprendre plus. 42. Prêtez attention aux coutumes N’allez jamais dans un pays étranger sans vous renseigner sur les traditions et tabous. Des gestes qui vous paraissent parfois insignifiants peuvent être extrêmement mal interprétés dans certaines cultures. 43. Bluffez pour obtenir le bon prix Quand vous négociez avec un prestataire, une bonne technique consiste à prétendre que vous connaissez les ficelles du métier. Apprenez le jargon, contactez plusieurs prestataires, comprenez ce qu’ils doivent réaliser et alors vous pourrez négocier pour de bon. PARTIE 5 : Comment avoir l’air d’être dans son élément Une recherche [3] a montré que les gens étaient plus attirés par ceux qui partagent les mêmes valeurs. Plus important encore : lorsqu’on sait qu’une personne partage les mêmes valeurs, on a tendance à davantage l’apprécier même si on ne la connaît pas. Dans cette partie, vous allez donc apprendre à créer l’impression de similarités avec votre interlocuteur afin de construire des relations plus riches. 44. Faites sentir que vous êtes de la même pointure En fonction des cultures et des milieux sociaux, tout le monde ne se comporte pas de la même façon. Pour devenir un fin communicant, apprenez à observer l’attitude de votre interlocuteur et synchronisez-vous à lui. Les gens se sentent à l’aise avec ceux qui ont les mêmes codes. 45. Créez de l’affinité avec l’autre Quelle sensation agréable que d’être sur la même longueur d’onde qu’une autre personne, n’est-ce pas ? Pour y arriver, une astuce consiste à synchroniser son vocabulaire avec votre interlocuteur. Par exemple, pour désigner le lieu de travail, un notaire vous parlera d’une étude alors qu’un avocat vous parlera de cabinet. Et ce qui est vrai dans le monde professionnel, l’est aussi pour la vie privée. Prêtez attention au vocabulaire utilisé et adoptez le même. 46. Utilisez le pouvoir des images En fonction de votre interlocuteur et de ses passions, utilisez des analogies qui lui parlent. Par exemple, un client possède un bateau, alors présentez-lui une stratégie pour permettre à son entreprise de surfer au creux de la vague. D’abord, ça va lui parler. Deuxièmement, ça lui donne le sentiment que vous partagez les mêmes centres d’intérêt. 47. Montrez que vous essayez de sympathiser Lorsqu’une personne écoute, nous avons tendance à acquiescer à l’aide d’onomatopée. C’est bien, mais si vous voulez vraiment montrer que vous écoutez, alors employez des phrases pour montrer votre compréhension : « Je vois ce que vous voulez dire » ; « oui, c’était le mieux à faire » ; etc. 48. Manifestez des signes d’empathie anatomiquement correctes Écoutez votre interlocuteur et faites attention aux mots qu’il utilise. Est-ce que sa manière de s’exprimer correspond à un type :
visuel : « Je vois ce que tu veux dire» ; sensitif : « Je sens bien que ça te gêne » ; auditif : « J’entends tes arguments. »
En fonction, employez les mêmes termes que votre interlocuteur. 49. Amenez-les à penser « nous » (au lieu de « tu » vs « je ») Il existe 4 paliers dans une conversation qui indiquent le degré d’intimité entre deux personnes :
Les clichés : deux personnes qui ne se connaissent pas vont échanger des banalités comme « Quel beau temps ensoleillé, n’est-ce pas ? » Les faits : deux personnes qui se connaissent sans être intimes parlent souvent des faits (« Vous savez, Louis, cette année, nous avons déjà eu deux fois plus de jours de beau temps que l’année dernière. ») Les sentiments et questions plus personnelles : deux amis échangent sur leurs impressions et sentiments (« J’adore ce temps ! Et toi, es-tu quelqu’un qui aime le soleil ?»). L’utilisation de « nous » à la place du « je ». Deux personnes intimes parlent ainsi : « Si le beau temps dure, ce sera une chance pour nous. Ça nous permettra de nous baigner. »
L’astuce ? Elle consiste à passer directement aux paliers 3 et 4 lorsque vous rencontrez une nouvelle personne. Vous utilisez ainsi les mêmes codes verbaux que ses amis proches. 50. Évoquez de bons souvenirs Pour nouer des relations avec une connaissance, évoquez avec elle des bons souvenirs que vous avez partagés lors de votre première rencontre. Puis, faites en sorte que ces souvenirs se transforment en références que vous utilisez souvent.
PARTIE 6 : Comment différencier le pouvoir de la louange et la folie de la flatterie Savoir complimenter une personne est délicat. À la fois, c’est un moyen incroyable pour créer du lien, mais vous pouvez aussi être vu comme un hypocrite cireur de pompes. Dans cette partie, vous allez découvrir 9 manières de complimenter avec subtilité. 51. Complimentez votre interlocuteur grâce au bouche-à-oreille En complimentant une personne en face-à-face, ça risque de passer pour une basse flatterie. À la place, utilisez la puissance du bouche-à-oreille : pour complimenter une personne, dites à son entourage ce que vous en pensez de bien. Il y a de fortes chances que le message parvienne à la concernée. 52. Devenez le messager de l’agréable Malheureusement, les gens ont souvent tendance à commérer entre eux. Et si à la place, ils essayaient de colporter les bonnes nouvelles ? La prochaine fois que vous entendez des commentaires élogieux envers une personne, allez lui dire ! Ça fait toujours plaisir et la personne vous appréciera d’autant plus. 53. Sous-entendez des qualités Il est extrêmement bien-vu de sous-entendre un fait positif concernant votre interlocuteur. Ça aura le même effet qu’un compliment direct. Voici un exemple : au lieu de dire « vous êtes magnifique », dites « Comment tu vas aujourd’hui ? » - Temps d’observation - « À l’évidence, tu as l’air d’aller très bien. » 54. Complimentez par mégarde Une bonne astuce consiste à complimenter votre interlocuteur comme si de rien n’était. Par exemple, vous pouvez dire à votre ami : « Toi qui connais bien le vin, tu n’aurais probablement pas passé la commande, mais moi, que veux-tu, j’ai choisi le vin au hasard. » Simple et efficace. 55. Décochez le compliment qui tue Un compliment qui tue se caractérise par sa singularité ou sa spécificité. Je m’explique. Si vous dites à une personne qu’elle est agréable, ce n’est pas spécifique. Si vous dites qu’elle a un beau chemisier, ce n’est pas suffisamment personnel. Pour cette raison, trouvez la qualité unique d’une personne et dites-lui. Attention, deux règles à respecter : non seulement vous devez faire votre compliment en privé (au risque d’être gênant), mais il faut aussi qu’il soit crédible. Si vous complimentez la voix d’une personne alors qu’elle ne chante pas bien, ça ne marchera pas. 56. Glissez des petits compliments Quand une personne fait quelque chose de bien, n’hésitez pas à lui dire à l’aide de petits compliments : Beau travail ! ; Bien joué ! ; pas mal du tout ! L’avantage, c’est qu’ils font plaisir, mais vous ne passez pas pour autant pour un cireur de pompes. 57. Réagissez au bon moment L’art de complimenter une personne est aussi une question de timing. Il peut être mal pris s’il vient trop tard ou trop tôt. Lorsqu’une personne vient d’accomplir quelque chose, dites-lui immédiatement ce que vous en pensez ! N’attendez pas deux jours plus tard. 58. Recevez un compliment de la bonne manière Lorsque vous recevez un compliment, votre réponse est importante. Ne dites SURTOUT PAS : « Oh non, ce n’est rien » ; « merci » (petit et timide) ; « ah ben moi, je ne l’aime pas trop » ; À la place, utilisez la technique du boomerang. C’est-à-dire : renvoyez toujours les compliments à ceux qui vous les donnent. Voici un exemple : « Vous avez vraiment fait du bon travail sur ce projet. – Oh, c’est très gentil de me dire ça. J’apprécie votre feedback positif. » Si vous ne savez pas quoi répondre, alors optez pour la réponse passe-partout suivante : « C’est très gentil à vous. » 59. Connaissez les flatteries qui font mouche Si vous connaissez bien la personne, demandez-lui quelle épitaphe elle aimerait avoir sur sa tombe. Pourquoi poser cette question bizarre ? Parce que ça vous donnera une réponse sur comment votre interlocuteur veut être perçu. Exemples d’épitaphe :
Ci-gît Hugues D. Il fut un brillant savant. Ici repose Justine L., qui répandait la joie partout où elle allait.
Votre interlocuteur vous a donné une réponse ? Gardez-la en mémoire et attendez le bon moment pour le complimenter sur la façon dont il aimerait être perçu. Votre compliment lui ira droit au cœur.
PARTIE 7 : Comment gagner la sympathie de votre interlocuteur au téléphone ? La communication au téléphone est différente du face-à-face à bien des égards. Dans cette partie, vous allez apprendre les subtilités pour vous faire apprécier même à longue distance. 60. Faites bonne impression, même au téléphone Quand vous êtes au téléphone, il n’est pas évident de transmettre toute votre énergie et qui vous êtes vraiment. Contrairement à une rencontre physique, votre interlocuteur n’a pas de retour sur votre langage corporel. Votre objectif est donc de décrire verbalement ce que vous ressentez. Si vous êtes surpris, dites « pas possible ! ». Pour remplacer un sourire, dites « tiens, ça, c’est amusant ». Exagérez vos expressions pour que vos paroles remplacent vos gestes. 61. Créez un sentiment de proximité même à longue distance Le regard a le pouvoir de connecter les gens entre eux lors d’une conversation. À distance, la meilleure astuce pour remplacer ce manque, est d’appeler votre interlocuteur par son prénom. N’hésitez donc pas à employer son prénom souvent au téléphone. 62. Rendez les autres heureux de vous avoir appelé Ici, vous allez découvrir une méthode en 2 étapes pour répondre au téléphone. Elle fonctionne pour vos connaissances, mais également pour des inconnus. Vous êtes prêt ? Commencez par accueillir la personne au téléphone de façon professionnelle et chaleureuse. Ne faites pas encore passer votre sourire à travers la voix. Une fois que la personne s’est présentée, réagissez en mode : « Ah, c’est toi ! » et haussez votre niveau d’énergie. Ainsi, vous donnerez l’impression d’être toujours heureux de recevoir un appel de leur part. 63. Apprenez à filtrer vos interlocuteurs au téléphone Votre société reçoit beaucoup d’appels et vous êtes forcé de les filtrer ? Alors au lieu de poser des questions froides et intimidantes (De la part de qui ? De quelle société ? Et c’est à quel sujet ?...), voici une élégante façon de faire pour vos réceptionnistes : « Oui, je vous le passe tout de suite. Qui le demande ? …Parfait, attendez quelques secondes… Je regrette, mais Mr/Mme X vient juste de partir déjeuner. Je peux peut-être lui laisser un message. » En répondant ainsi, la personne qui appelle ne prend pas le refus pour elle. C’est plus subtil que de répondre « malheureusement, un tel n’a pas le temps de vous recevoir aujourd’hui ». 64. Faites attention à la personne derrière le standard Lorsque vous essayez de joindre une personne et que vous tombez sur les réceptionnistes, veillez toujours à prendre connaissance de la personne derrière le téléphone. C’est également un être humain avec un nom, des sentiments, une existence. Et parfois, cette personne a autant, voir plus de pouvoir que votre cible. Ne la négligez pas. 65. Assurez-vous que le moment est opportun Si vous appelez une personne au mauvais moment, il y a très peu de chances que vous parveniez à votre fin. Pour cette raison, demandez toujours si la personne à l’autre bout du fil est disponible : « Bonjour Charles, aurais-tu une minute ? ». Si ce n’est pas le cas, alors ne forcez pas. C’est inutile. 66. Soignez votre message d’absence Vous voulez donner une image de vous professionnelle et sérieuse ? Alors ayez un message d’absence neutre, bref et agréable. Pas besoin d’extravagance ou d’originalité. Petit secret bonus : changez votre message le plus souvent possible pour l’adapter à votre actualité. 67. Donnez envie de rappeler Cette fois-ci, imaginez que c’est à votre tour de tomber sur le message d’absence. Votre objectif ? Vous voulez que votre interlocuteur vous rappelle au plus vite. Pour y arriver, respectez ces trois principes :
Parlez avec un ton de voix clair, dynamique et assuré. Soyez bref : ne dépassez pas 10 secondes. Vendez votre message et ne vous contentez pas d’un simple « Hello, c’est Michel, rappelle-moi. » Dites plutôt : « Bonjour André, j’ai une grande nouvelle à t’annoncer concernant notre projet. »
- Faites comme si vous appeliez tous les jours Pour passer le filtre des réceptionnistes, faites comme si vous aviez l’habitude de parler à votre interlocuteur cible. Exemple : « Est-ce qu’il est à son bureau ? » En utilisant un « il » familier, vous donnez l’impression que vous êtes un vieil ami du patron.
- Faites preuve de sensibilité Si vous entendez un bruit de fond à l’autre bout du fil, montrez à votre interlocuteur que vous en prenez compte. Par exemple, si vous entendez les cris d’un bébé en fond, alors proposez de rappeler plus tard afin qu’il puisse s’en occuper si besoin. Ça montre que vous faites attention et c’est toujours très agréable.
- Lisez entre les lignes au téléphone Pour s’améliorer dans un domaine, il est souvent nécessaire d’avoir un retour sur sa performance. Et c’est exactement ce que vous devriez faire au téléphone. Enregistrez vos conversations et réécoutez-les plusieurs fois : vous vous apercevrez de subtilités qui vous avez échappées. De plus, ça permet de lire entre les lignes, ce qui n’est pas toujours facile lorsque vous êtes en direct.
PARTIE 8 : Comment tirer le meilleur d’un événement networking Dans cette partie, vous allez apprendre toutes les astuces nécessaires afin d’optimiser un maximum votre présence lors d’un événement networking. 71. Faites des connaissances plutôt que de vous empiffrer Si vous souhaitez que d’autres convives viennent vous engager la conversation, alors évitez de grignoter pendant l’événement. Mangez avant. Il y a deux raisons à cela :
Quand vous avez la bouche pleine et un verre à la main, il est toujours plus difficile de socialiser. Les gens oseront moins vous aborder si vous êtes en train de manger. Ils auront peur de vous déranger.
- Faites une entrée inoubliable Quand vous entrez dans une salle, prenez le temps de contempler la pièce comme un lion qui observe la savane depuis son rocher. L’objectif n’est pas tant de vous faire remarquer, mais plutôt de jauger la salle : qui parle avec qui ? Quelle est l’ambiance ? Où sont les personnes importantes ? etc.
- Soyez celui qui choisit et non celui qu’on choisit Prenez l’habitude d’aller vers les gens plutôt que d’attendre qu’ils viennent à vous. Peut-être qu’un jour, vous croiserez l’amour de votre vie et ce jour-là, il faudra être capable d’aborder cette personne. N’attendez donc pas le dernier moment pour vous y préparer.
- Attirez les autres convives comme le miel attire les abeilles Votre langage corporel peut agir comme un aimant, mais aussi comme un repoussoir. Assurez-vous d’envoyer les bons signaux. Par exemple, les gens sont attirés par les personnes qui ont une position d’ouverture : ayez les bras relâchés et tournés vers l’extérieur, un léger sourire et une posture droite.
- Souvenez-vous d’un ou deux détails Vous voulez donner une impression incroyable à une connaissance ? Montrez-lui que vous vous souvenez de petits détails. Pas besoin de retenir toute la vie de votre interlocuteur, quelques détails suffisent à commencer par son prénom. Pour y parvenir, n’hésitez pas à prendre note des informations importantes dans un classeur. Puis ressortez-les lors de votre prochaine rencontre comme si de rien n’était.
- La technique des cartes de visite annotées C’est une variante de l’astuce précédente. Juste après avoir parlé avec une nouvelle connaissance, isolez-vous dans un coin et notez sur sa carte de visite un détail sur cette personne. Puis la prochaine fois que vous aurez affaire à elle, ressortez la référence en question.
- Gardez les yeux ouverts au langage non-verbal de votre interlocuteur Essayez de décoder les signes non-verbaux de votre interlocuteur et adaptez votre discours en conséquence. L’erreur serait d’être trop concentré sur ses propres propos et ne pas se rendre compte de ses réactions. PARTIE 9 : Comment briser le plafond de verre Cette dernière partie a pour objectif de vous enseigner les subtilités de la communication pour atteindre les sommets de la hiérarchie.
- Adoptez la technique « on n’a rien vu » Devenez insensible à toutes les bourdes qui se produisent autour de vous. Par exemple, imaginez-vous en réunion avec vos collègues et l’un d’entre eux renverse son verre d’eau. La bonne réaction est de continuer comme si de rien n’était. En faisant ça, vous montrez que vous êtes imperturbable et que vous savez vous focaliser sur le plus important.
- Secourez l’orateur Vous avez peut-être déjà été témoin de la scène suivante : un intervenant s’exprime devant un groupe, tout se passe bien et soudain une personne rentre dans la pièce en faisant du bruit. Conséquence ? Les gens n’écoutent plus, ils se retournent pour voir le nouveau venu, ils se mettent à bavarder… À ce moment-là, l’orateur se retrouve dans une situation délicate où il doit de nouveau faire un effort pour capter l’attention. La prochaine fois que vous assistez à une scène similaire, attendez que la perturbation se finisse et relancez l’intervenant en disant : « Et alors, qu’est-il arrivé ensuite, quand… ». En faisant ça, vous offrez une aide vraiment appréciable à l’orateur.
- Ne dissimulez pas les enjeux de votre demande Lorsque vous demandez un service important à votre interlocuteur, soyez transparent sur ce que vous avez à gagner. Ne faites pas semblant de faire comme si c’était une demande sans importance. Ça ne vous empêche pas de mettre en avant les avantages de votre demande pour votre interlocuteur, mais restez honnête.
- Laissez votre bienfaiteur savourer le plaisir d’accorder une faveur Si une personne accepte de vous rendre service, patientez plusieurs heures entre le moment où elle a accepté et le moment où elle vous rend service réellement. Autrement, votre empressement pourrait être mal perçu.
- Séparez dans le temps le prêté et le rendu Si une personne a une dette envers vous parce que vous lui avez rendu service, ne faites pas l’erreur de vouloir lui faire « payer » le prix trop vite. Exemple : vous avez aidé une personne à trouver du travail et cette dernière souhaite vous renvoyer l’ascenseur quand l’occasion se présente. Jusque-là, tout est normal. L’erreur serait d’appeler cette personne trois jours plus tard pour lui demander un service. C’est trop tôt. Ça met trop en avant l’aspect « comptable » de l’échange et ça casse les sentiments de générosité.
- Respectez les moments de fête Il y a un temps pour tout. Notamment, évitez toutes les confrontations et discussions difficiles pendant les moments de fête. Les bons communicants savent remettre le conflit à plus tard.
- Respectez le temps des repas Quand vous êtes au sommet de la hiérarchie, il y a un moment sacré à respecter : le repas. C’est un temps où il est possible de discuter de plein de choses, mais il faut éviter les sujets critiques ou à controverses. Pour ces sujets, organisez plutôt une réunion dédiée.
- Renoncez à négocier lors des rencontres fortuites Quand vous négociez une affaire avec un interlocuteur, ne comptez pas sur une rencontre fortuite. Exemple : imaginez que vous croisez votre client avec qui vous négociez depuis longtemps au supermarché. Ne faites pas l’erreur de lui parler du travail. Surtout pas. Encore une fois, il y a un temps pour tout.
- Laissez-les vider leur sac Si vous voulez demander une information à une personne, laissez-lui d’abord vous dire tout ce qu’elle a à vous dire. Quand une personne a envie de vider son sac à tout prix, l’erreur serait de ne pas la laisser faire. Pour cette raison, apprenez à patienter, puis parlez ensuite.
- Soyez dans l’empathie face à la colère de votre interlocuteur Comment réagissez-vous face à une personne qui vous hurle dessus ? L’erreur serait de renchérir. À la place, voici ce que vous pouvez faire :
Écoutez-la. Demandez-lui des précisions. Mettez des mots sur ses émotions pour montrer que vous comprenez ce qu’elle ressent.
C’est la seule façon de calmer votre interlocuteur. 88. Profitez de votre maladresse Si vous commettez une bourde, la meilleure façon de vous rattraper est de faire en sorte que le bilan de votre victime soit positif. Exemple : si vous cassez le vase de votre hôte, ne vous contentez pas d’acheter le même vase. Achetez-lui en un nouveau 10 fois plus cher. Cette personne vous appréciera encore davantage. 89. Laissez une porte de sortie à celui qui fait le mal Si vous surprenez une personne en train de mentir, voler ou dissimuler, n’entrez pas en confrontation. Une attitude noble consiste à sauver la face de votre interlocuteur. Pourquoi ? En faisant ainsi, c’est comme si vous disiez : « Ton cas ne mérite même pas que je lui accorde de l’importance ». 90. Obtenez ce que vous voulez d’un employé Connaissez-vous un salarié qui fait un excellent travail et qui mériterait la reconnaissance de sa hiérarchie ? Si c’est le cas, alors envoyez un message sincère à ses supérieurs pour leur dire à quel point vous appréciez ses services. Non seulement, vous valorisez le travail d’une personne qui fait bien son travail, mais vous deviendrez aussi un client VIP pour cette entreprise. L’employé en question vous déroulera le tapis rouge à votre venue. 91. Soyez le premier à applaudir Quand vous assistez à une présentation, soyez toujours le premier à applaudir l’orateur. Pourquoi ? En agissant ainsi, vous montrez deux signes sur votre personnalité :
vous savez ce que c’est d’être sous les feux des projecteurs. vous n’avez pas peur de prendre les devants.
Soyez certain que l’orateur apercevra toujours les premières personnes qui applaudissent et il vous appréciera d’autant plus pour ça. 92. Connaissez votre « score imaginaire » par rapport à l’autre Essayez d’imaginer qu’il y a un score invisible sur la tête de chaque personne. Le jeu est simple : le joueur dont le score est moins élevé doit toujours faire preuve de déférence. S’il rompt cette règle, alors probablement la relation ne durera pas longtemps. Conclusion sur « Comment parler à tout le monde » Je trouve que « Comment parler à tout le monde » est un excellent livre sur la communication. Il donne tous les outils pour :
gagner la sympathie des autres même lorsqu’ils ne vous connaissent pas. donner l’impression d’être à l’aise dans toutes les situations. avoir des conversations plus riches et intéressantes. mieux communiquer au téléphone et à distance de façon générale. tirer profit au maximum des événements networking. comprendre les codes et les règles pour être promu au plus haut rang.
Parmi les 92 techniques enseignées, vous en trouverez forcément qui s’appliquent à votre situation et personnalité. Et rien que pour ça, ce livre vaut son pesant d’or. Par exemple, juste après la lecture de ce livre, j’ai commencé à appliquer la technique n°62, qui consiste à décrocher le téléphone avec un ton neutre, puis à s’enthousiasmer dans un second temps. C’était un moment où je postulais à différents postes pour trouver un travail. Je recevais donc beaucoup d’appels avec des numéros inconnus. J’ai alors essayé la technique pour voir le résultat et effectivement, ça fonctionnait à merveille. C’était une superbe approche pour faire bonne impression au téléphone. Et à ma connaissance, je n’ai jamais vu ce type de conseils ailleurs. Pour cette raison, je recommande vivement ce livre parce qu’il vous permettra de mettre en place des actions concrètes pour mieux communiquer dès la fin de la lecture. Enfin, ce livre vous sera bénéfique même si vous avez lu « Comment se faire des amis » de Dale Carnégie. Leil Lowndes est parvenue à apporter de la valeur supplémentaire en n’expliquant pas seulement ce qu’il faut faire, mais aussi comment le faire. Bertrand du blog Bien communiquer Points forts :
Rapide et facile à lire. Chaque technique est accompagnée d’un exemple qui permet de comprendre les nuances. Livre tourné vers l’action : il se focalise sur « comment faire » plutôt que « voici ce qu’il faut faire ». Le livre apporte de la valeur même si vous connaissez le bestseller « Comment se faire des amis ».
Points faibles :
Ne vous attendez pas à une intrigue principale. Ce livre se lit comme une boîte à outils et non comme une histoire. Toutes les techniques ne vous conviendront pas. Certaines vous paraîtront manipulatrices, tandis que d’autres sembleront inapplicables.
Ma note :
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Références : [1] Kellerman, J., Lewis, J., & Laird, J. D. (1989). Looking and loving: The effects of mutual gaze on feelings of romantic love. Journal of Research in Personality, 23(2), 145–161 [2] Curtis, R. C., & Miller, K. (1986). Believing another likes or dislikes you : Behaviors making the beliefs come true. Journal of Personality and Social Psychology, 51(2), 284–290) [3] Byrne, D., Ervin, C. R., & Lamberth, J. (1970). Continuity between the experimental study of attraction and real-life computer dating. Journal of Personality and Social Psychology, 16(1), 157–165 Cet article Comment parler à tout le monde est apparu en premier sur Des livres pour changer de vie.
March 18 2021, 5:00pm
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March 15 2021, 5:00pm
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Laissez courir les éléphants
Résumé du livre de David Usher “Laissez courir les éléphants ! Repoussez les limites de votre créativité“ : L’auteur propose une méthode simple pour développer la capacité créatrice présente en chacun de nous et nous invite aussi à sortir de notre zone de confort (la musique ou l'entrepreneuriat par exemple) pour explorer de nouveaux domaines d’activité. Par David Usher, 2015, 240 pages. Titre original : “Let the Elephants Run: Unlock your Creativity and Change Everything“. Chronique et résumé du livre “Laissez courir les éléphants ! – Repoussez les limites de votre créativité”
L’auteur David Usher est un chanteur compositeur à succès au Canada, mais aussi un conférencier et un innovateur. Né en 1966, il a grandi dans une famille aisée d’artistes et d’universitaires (sa mère est artiste, son père est économiste). Après des études de sciences politiques, il se tourne vers sa première passion : la chanson. Dans ce livre, raconte comment il a pris conscience que sa créativité artistique obéissait à certaines règles, et comment il était possible d’apprendre à utiliser ce processus ailleurs : dans le monde des affaires, par exemple, et même pour devenir écrivain (“Laissez courir les éléphants ! Repoussez les limites de votre créativité“ est son premier livre). Depuis 2017, il s’investit dans un nouveau projet intitulé Reimagine AI, un studio d’études créatives sur l’intelligence artificielle. Présentation Que l’on soit artiste ou non, on a besoin de créativité ! Pourtant, celle-ci peut venir à manquer. David Usher tire parti de son expérience de musicien, d’entrepreneur du Web et de conférencier pour nous aider à faire ressurgir la créativité perdue… Liberté et structure : telles sont les deux notions centrales de la méthode de Usher pour développer la créativité. Ce sont aussi les deux parties principales de l’ouvrage, qui regorge par ailleurs d’exemples, d’illustrations, de citations et d’exercices pour « cultiver l’habitude de documenter ses idées pour mieux les exécuter ». Êtes-vous prêt à changer ? L’enfant dispose d’une créativité et d’une curiosité naturelles. Cela, il ne faudrait jamais le perdre. Pourtant, la vie nous sépare progressivement de cette mentalité enfantine. Les « choses importantes » : voilà ce qui finit par compter. Toutefois, la créativité demeure présente, tapie dans l’ombre : c’est cette imagination sans bornes qu’il faut redécouvrir. Par chance, mais aussi à force de travail et d’analyse, Usher a réussi à garder cette part de lui-même et celle-ci lui a permis d’exercer des activités très diverses : le chant, l’entrepreneuriat ou l’écriture d’un livre... La créativité irrigue chacune de ces activités et elle est présente en chaque personne, mais à des degrés différents d’expression. Il est donc possible à celles et ceux qui ont perdu le contact avec elle de le retrouver : il suffit d’y travailler, de prendre du temps et d’accepter d’entrer en apprentissage. Pour cela, pas de miracles, il faut poser des actions concrètes. C’est la première habitude à acquérir, la plus décisive : pratiquer et pratiquer encore. Mais le jeu en vaut la chandelle ! Sans créativité, le monde humain disparaîtrait. La créativité peut littéralement tout changer ! C’est elle qui fait vraiment la différence dans le monde. Alors, êtes-vous prêt à tout changer ? Action n°1 : Prenez des notes Usher conseille d’écrire dans le livre, de le griffonner. “Laissez courir les éléphants ! Repoussez les limites de votre créativité“ est rempli d’espaces prévus à cet effet. L’auteur conseille aussi de déborder de ces espaces. Il invite à ne pas considérer le livre comme un objet sacré. Au contraire, il faut se l’approprier en y intégrant sa personnalité. Mais surtout, le point-clé le plus utile ici (pour celles et ceux qui ne bénéficient pas du livre en papier) est l’idée suivante : il faut être attentif au monde et rassembler des idées, dans un carnet de notes par exemple. Donc, si ce n’est pas encore fait, armez-vous de votre plumier et d’un cahier pour lire cette chronique et faire tous les exercices (Usher appelle cela des « Actions ») proposés ! Le singe créatif Selon le Dr. Spencer Well, l’humanité a été plusieurs fois déjà en voie d’extinction. Comment nous en sommes-nous sortis ? La taille du cerveau nous distingue et nous a permis de peupler la Terre. Une connexion s’est faite : Usher l’appelle (sans prétention scientifique) « le gène créatif ». Parler de créativité, ce n’est pourtant pas parler d’inspiration soudaine. Il faut 95 % de travail et peut-être 5 % d’inspiration, pour que ce « gène » produise des résultats vraiment significatifs. Il faut donc persévérer. C’est pourquoi dire dès le départ « je ne suis pas créatif », c’est se mettre inutilement des bâtons dans les roues et c’est refuser le statut de « singe créatif » qui sommeille en chacun de nous. Usher met en garde : « Arrêtez de considérer la créativité comme le jackpot que quelqu’un d’autre a gagné à la naissance ». Pour résister, il donne cette ligne de conduite : « Commencez à envisager la créativité comme un ensemble de compétences que vous pouvez maîtriser en y investissant du temps ». Action n°2 : testez votre niveau de créativité Premier exercice : Usher propose le questionnaire suivant pour analyser son niveau de créativité. Répondez honnêtement : cela vous aidera à mieux jauger les efforts que vous aurez à entreprendre dans la réalisation des 17 autres exercices ! Une créativité multidimensionnelle Une fois que l’on prend le pli de la créativité, on la découvre partout, dans les choses et bien au-delà. « Elle se trouve dans les liens que nous formons, dans la formulation de nos phrases, dans notre façon de négocier avec nos patrons et dans notre regard sur le monde […] Chaque instant, chaque interaction devient une occasion d’appliquer les principes de la créativité. » Certains la développent de façon limitée dans un domaine précis, par exemple dans le développement de nouveaux programmes informatiques, mais sont incapables de généraliser le processus. C’est bien dommage et c’est pourquoi Usher propose de développer une créativité réellement multidimensionnelle. Action n°3 : Listez les changements que vous voulez voir advenir dans votre vie Commencez dès maintenant à écrire. Faites une liste des changements que vous voulez concrétiser. Quelles sont les mauvaises habitudes que vous voulez laisser tomber ? Quelles sont les nouvelles routines que vous voudriez mettre en place ? Quel est le projet qui vous tient le plus à cœur et auquel vous avez toujours renoncé jusqu’ici ? Rien n’est « trop gros ». Viser haut, au départ, c’est se donner plus de chances d’obtenir des résultats intéressants. Répondez par écrit – dans votre cahier – à ces trois questions :
Quelles choses aimeriez-vous fabriquer ? Quelles habitudes aimeriez-vous changer ? Ou encore quelles relations voudriez-vous transformer ?
L’excentrique et le geek D’un côté de la créativité, vous trouvez l’excentrique : le caractère bohème, l’inspiration de génie à trois heures du matin. De l’autre côté, vous trouvez le « geek » : analytique, il quantifie, raisonne, planifie. Usher l’affirme : il faut combiner les deux. « Pour être créatif, je dois investir dans mes deux aspects : l’excentrique et le geek ». La créativité n’est pas une affaire d’élite, ni même d’abord de talent. Par contre, c’est certain, il faut avoir de la détermination et du cran. En fait, croire à l’inspiration divine et s’avouer dépourvu de talent sont des stratégies pour nous empêcher de nous mettre au travail. Usher n’en néglige pas pour autant le facteur chance : parfois, le hasard combine les efforts consentis et les talents de plus ou moins bonne manière. Il est vrai que tous ne réussissent pas, malgré les efforts et le talent réunis. Néanmoins, une chose est sûre : « La créativité en elle-même – cette capacité de générer une idée novatrice, puis de suivre jusqu’au bout les étapes du processus jusqu’à livrer de l’inédit –, on peut tous l’apprendre. » Liberté et structure, tels sont donc les deux maîtres-mots. La curiosité, l’ouverture, la folie d’un côté ; la discipline, la logique, l’effort de concrétisation de l’autre. Dans “Laissez courir les éléphants ! Repoussez les limites de votre créativité“, Usher le dit bien : « La liberté sans structure n’est que chaos, et de grandes idées s’envolent alors en fumée. Cela dit, la liberté d’imaginer est à la base de tout. Pour penser créativement, vous devez d’abord relancer votre imagination. » Commençons donc par la liberté ! Première partie : La liberté – Laissez courir votre imagination Si un enfant bénéficie d’un espace de liberté, en classe ou dans une salle de jeu, par exemple, il fait naturellement des choses créatives : il invente, il laisse courir son imagination. C’est instinctif. « Pour eux, c’est aussi naturel que de respirer. » Le jeu exploratoire est leur manière d’être au monde. « Nous sommes tous nés avec ce type d’imagination. Elle nous reste jusqu’à ce que les compétences organisationnelles du système scolaire chassent cette faculté. » C’est ce que révèle une expérience réalisée par une chercheuse du Massachussets Institute Of Technology (le MIT), Laura Schulz. Si vous dites à un enfant comment il faut utiliser un jouet (et ce qu’il ne faut pas en faire), alors ses capacités créatrices se verront limitées. Il ne jouera que dans le sens indiqué. En revanche, si vous laissez l’enfant explorer par lui-même les différentes facettes du jouet, il découvrira plusieurs manières de s’amuser avec l’objet. Souvent, l’apprentissage (scolaire, notamment) coupe l’enfant de sa propre curiosité et surtout de sa capacité naturelle à explorer par le jeu en édictant des règles trop strictes dès le départ. Action n°4 : Réveillez l’enfant en vous “Laissez courir les éléphants ! Repoussez les limites de votre créativité“ est rempli d’images, de dessins, etc. Placez des photos de vous enfant dans quelques endroits stratégiques de votre maison, de votre voiture, etc. et dans votre carnet de notes (ou dans un livre). C’est cette personne de 4 ou 5 ans que vous devrez retrouver, par-delà la rouille de l’âge adulte. Un rouage de la machine La Révolution industrielle du XIXe siècle a instauré à grande échelle la pensée linéaire. Les chaînes de production, les usines des villes ne sont pas comme les champs de la campagne. La mécanisation a fait de nous des machines humaines exerçant une tâche répétitive. Exit la pensée, le sentiment d’accomplissement, l’imagination. Adam Smith, le célèbre économiste, le disait déjà à la même époque. On éduque les enfants en vue de leur future vie à l’usine, et d’un autre côté l’école devient elle-même une sorte d’usine. On cherche de la main-d’œuvre docile et efficace. Pour cela, on crée un système scolaire adapté, au sein duquel la créativité doit disparaître. L’enfant doit rester calme, assis à son pupitre, toute la semaine. Il en va de même pour le secteur privé aujourd’hui. Avec la Révolution industrielle, c’est la normalisation des espaces de travail qui a vu le jour ; toutes ces institutions - école, usine, entreprise - se sont formées sur le même modèle de la productivité. Nous en sommes venus à penser de cette façon également. La pensée linéaire C’est ce que Usher nomme la pensée linéaire. C’est la méthodologie dominante : celle qui prône d’aller le plus rapidement du point A au point B, c’est-à-dire en suivant une ligne droite. Surtout, pas de déviation ! C’est ici que s’instille la mort de la créativité et de l’imagination, car la ligne droite (la normalisation) efface les autres possibilités, c’est-à-dire la pluralité des options possibles. C’est aussi une pensée qui privilégie le copiage à l’identique : mieux vaut copier ce qui fonctionne bien, on gagne du temps et de l’argent. On ne se perd pas dans les nouvelles tentatives. Et de fait, « nous aimons les schémas répétitifs », affirme Usher. Nous aimons les routines, le conformisme. « Les humains sont des êtres routiniers et, ajoute-t-il, il est tout à fait naturel de vouloir se réfugier dans la sécurité des routines. Mais pour être créatif, il faut aller à contre-courant de notre nature et nous extraire de ces patterns. » Cela exige une aptitude à l’observation et au décentrement, qui nous permet de saisir ces autres possibilités, ces autres schémas qu’on ne perçoit pas au premier abord. Bref, « Osez chambouler vos habitudes ! », clame l’auteur. Action n°5 : Bousculez vos habitudes Dans “Laissez courir les éléphants ! Repoussez les limites de votre créativité“, Usher donne le conseil suivant : « Exercez-vous à briser vos habitudes. Commencez par les petites choses. » Quelques exercices sont proposés : simples, mais difficiles à appliquer, tant les routines et les schémas répétitifs sont bien ancrés en nous. Voici la liste des petites choses à faire autrement au quotidien :
Préparez le café d’une autre façon ; Manger votre dîner dans un nouveau restaurant ; Choisissez un plat différent au menu ; Optez pour un trajet inhabituel pour vous rendre au travail ; Assoyez-vous auprès d’une nouvelle personne dans une réunion ; Dormez de l’autre côté du lit ; Portez les chaussures originales que vous laissiez de côté ; Lisez des romans/des essais/de la poésie ; Si vous faites du yoga, essayez le kick-boxing pour changer ; Si vous faites plutôt du kick-boxing, essayez la méditation.
L’amour des règles Nous aimons les règles. Comme les habitudes, les règles encadrent nos actions. C’est pourquoi nous aimons les suivre : elles nous rassurent. Des milliers de petites règles au jour le jour nous mobilisent ; des centaines de conventions implicites qui sont littéralement ancrés en nous et que nous ne remettons jamais en question. Encore une fois, celles-ci nous assurent des résultats fiables et nous les désirons pour cette raison même. « Dans le monde réel, nous voulons et requérons des résultats prévisibles. » Nous voulons que la voiture s’arrête au feu rouge pour que vous puissiez traverser tranquillement. Les règles assurent un certain degré de certitude : nous pouvons savoir que les membres d’une même société vont probablement agir de telle ou telle façon dans telle ou telle circonstance. Accueillir l’imprévisible : passer le quatrième mur La créativité invite à sortir des règles comme des habitudes, parce que ce qu’on cherche en activant la créativité, ce n’est pas le résultat fiable, le résultat ordinaire, mais bien le résultat instable et extraordinaire. « Pour être créatif, il faut accueillir l’imprévisible. Il faut outrepasser les règles. » Le quatrième mur est le mur imaginaire qui sépare, dans un théâtre, les acteurs du public. Il se situe à la limite de la scène. Les metteurs en scène respectent généralement la règle voulant que les acteurs ne passent pas outre ce quatrième mur. D’un autre côté, le public doit demeurer de l’autre côté de l’univers imaginaire des acteurs sur scène. Ils observent tous la scène dans une situation similaire : tous assis, sans obstacle gênant leur vue. Usher aime passer ce mur et en montre l’exemple dans “Laissez courir les éléphants ! Repoussez les limites de votre créativité“ : « À chacun de mes spectacles ou des exposés - que ce soit devant 400 ou 40 000 personnes -, j’essaie toujours de traverser le quatrième mur, pour une raison bien simple : cela change automatiquement la relation avec le public et, du coup, on multiplie les possibilités. » Quelle est la conséquence de cette violation de la règle du quatrième mur ? « Le niveau de risque s’élève ». La distance entre le public et l’acteur (ou les acteurs) s’abolit et tout peut arriver. Le public peut réagir de façon imprévue, tant négative que positive. Le plus souvent, cela vaut vraiment le coup. Oser la pensée courbe La pensée courbe s’oppose à l’idée de ligne droite. En fait, à bien y regarder, rien ne va tout à fait droit. Surtout, la créativité n’a que faire de l’efficacité. « Elle serpente, zigzague au coin de la rue et déambule dans des ruelles désertes. » Suivre les courbes, c’est se laisser aller à ce qui peut arriver, peu importe où ça nous mène. « C’est dans ces courbes que la créativité se manifeste. » C’est suivre son rêve, même s’il ne nous fait pas gagner d’argent, par exemple. Il faut donc être capable d’avoir un but (le rêve que l’on a), mais tout en cherchant, sans certitude, comment concrétiser notre vision. Dans la réalité, lorsque nous nous engageons dans un projet, 1001 rebondissements inattendus ont lieu. Aujourd’hui, les nouvelles entreprises apprennent de ces expériences. Elles ne planifient plus l’ensemble du projet comme le faisaient les firmes il y a quelques années encore. Le fonctionnement des start-ups Les start-ups et la culture nouvelle de l’entreprise prennent en compte l’imprévu, et modifient le plan de départ à partir de ce qui survient : « Chacun a un plan, jusqu’à ce qu’il se prenne un coup sur la gueule. » Aujourd’hui, et notamment sous l’influence de l’expansion d’internet, les choses changent au niveau de la planification des projets d’entreprise. Usher résume ce nouveau processus en six étapes :
Une idée d’entreprise prend forme ; On construit un produit minimal viable (PMV), soit la plus petite version possible qui puisse mettre l’idée à l’épreuve de façon viable (les caractéristiques minimales) ; On va dans le monde et on teste le PMV auprès de clients, pour observer le fonctionnement du produit et les réactions des gens, et on recueille des commentaires ; À partir des commentaires, on met rapidement en œuvre de nouvelles versions et on propose vite de nouvelles caractéristiques, de nouvelles options ; Si ça fonctionne, que l’intérêt et la rétention de la clientèle augmente et qu’elle est fidèle au produit, on continue ; Si ça ne fonctionne pas, il est temps de se retourner et de radicalement changer de direction.
Reid Hoffman, de LinkedIn, considère que « Si vous n’êtes pas gêné par la première version de votre produit, c’est que vous l’avez lancé trop tard. » Tout l’intérêt de cette démarche est résumé par ces deux phrases de Usher : « On visualise la destination, mais elle n’est pas immuable. Les découvertes réalisées en cours de route ont une influence énorme sur le parcours. » Instagram, PayPal, YouTube, Twitter : voilà quelques exemples de ces nouvelles entreprises à succès qui ont su suivre la pensée courbe ! Cette autre façon d’agir est le ferment d’une autre révolution industrielle. Si la créativité est un luxe pour les anciennes entreprises pratiquant la pensée linéaire, elle est un investissement très rentable pour les nouvelles entreprises. L’exemple de Google Dans “Laissez courir les éléphants ! Repoussez les limites de votre créativité“, Usher utilise aussi l’exemple de Google, où un employé a le droit de consacrer jusqu’à 20 % de son temps de travail au développement de projets qui lui paraissent porteurs. Chaque employé peut ainsi explorer des pistes nouvelles et les proposer à son employeur. Gmail, Google News, Google Talk et AdSense sont issus de ce type de projets parallèles. Bien en avance sur son temps, l’entreprise 3M, par exemple, faisait déjà cela depuis bien longtemps. 3M est une entreprise états-unienne qui fabrique 55 000 produits différents et en lance plus de 1000 nouveaux par an. Elle est particulièrement connue pour ses célèbres produits « collants » : le scotch et les post-it ! Comme le prouvent ces exemples, cette mise en pratique de la créativité est non seulement possible dans les petites structures, mais aussi à grande échelle. Le contraste avec les anciennes entreprises : l’exemple d’EMI Pour exposer le contraste entre un monde et l’autre, Usher prend l’exemple de sa firme de disques : EMI. Avec l’arrivée d’internet, celle-ci a vu son chiffre d’affaires se réduire drastiquement, ce qui a entraîné des licenciements. EMI était incapable de réagir de façon appropriée. Usher analyse cette sclérose à partir de la culture d’entreprise historique de la firme et des routines qu’elle avait emmagasiné depuis plusieurs décennies. EMI avait fondé ses affaires sur un modèle de rareté : les disques, puis les CD donnaient une valeur à la musique que le téléchargement instantané lui faisait perdre. EMI - qui fondait sa richesse sur la vente de disques - a été foudroyée. Elle devait se transformer rapidement, et elle n’a pas réussi en raison de l’inertie due à la pensée linéaire qu’elle pratiquait tout au long de ces années. Action n°6 : Investissez dans la pensée courbe Pour les entreprises, Usher tire une leçon de cet exemple : « À l’heure d’Internet, alors que tout bouge tellement plus vite, il faut intégrer l’innovation et la créativité à la culture de l’entreprise. C’est un projet à long terme. Il faut apprendre la créativité et lentement l’introduire dans son ADN […] La créativité n’est pas ni un luxe ni un risque. C’est une véritable nécessité. » Penchez-vous sur votre propre relation à la créativité. Pour vous :
Le temps consacré à la créativité est-il un investissement ou une dépense ? Comment votre domaine a-t-il été touché par la révolution Internet ? Quels changements spécifiques avez-vous constatés au cours des cinq dernières années ?
Répondre à ces questions vous permettra d’évaluer le coût de votre investissement dans la pensée courbe. La demi-heure créative Dans “Laissez courir les éléphants ! Repoussez les limites de votre créativité“, Usher veut nous faire prendre conscience de l’importance de consacrer du temps à notre imagination. Pour ce faire, il prend un exemple parlant. Son amie Shelly est rédactrice pour des magazines et internet. Son travail est relativement routinier. « Tous les matins, Shelly se lève à 6 heures, prépare le café, consacre une demi-heure à ses courriels et aux nouvelles, puis se lance dans l’écriture. Chaque journée se déroule d’une façon plutôt identique, répartie entre l’écriture, la recherche, les entrevues, les échanges avec les éditeurs, la comptabilité et la facturation. À la fin de la journée, lorsqu’elle referme son ordinateur vers 18 heures, Shelly est vidée et épuisée. » Quand ils se voient, Usher lui donne le conseil suivant. « Shelly, fais une expérience : essaie de consacrer aux idées la première demi-heure de chaque journée - avant les courriels, avant les nouvelles, avant Facebook, avant ton écriture. Utilise cette période pour générer des idées afin de développer et de modifier ton activité, des façons créatives de descendre du manège. Investis ce temps dans toi-même. » La réaction normale est la suivante - c’est celle de Shelly également : « J’ai trop de travail, je ne peux pas ». Usher montre que la routine n’est pas opposée à la créativité : en fait, il est possible de faire de la créativité une routine ! « Développer une routine, un rituel, est essentiel pour garder votre créativité en mouvement ». Certains préféreront prendre du temps pour eux le matin, alors que d’autres préféreront se libérer du temps l’après-midi. Observez-vous : quand êtes-vous « réveillé », quand êtes-vous le plus ouvert à ce côté créatif ? Une fois ce créneau identifié, réservez cette période et créez un rituel qui vous permettra de laisser libre cours à votre imagination. La conclusion de Usher est la suivante : « La créativité est un investissement, par définition risqué et sans aucune garantie. La seule certitude, c’est que si vous n’investissez pas dans votre imagination, vous ne deviendrez pas plus créatif. » Action n°7 : Développez l’habitude de la demi-heure créative Dans “Laissez courir les éléphants ! Repoussez les limites de votre créativité“, Usher ne cesse pas d’insister sur ce point : le génie, la créativité ne sont pas des dons innés. Il y a là un travail et un entraînement. « Les artistes le savent d’expérience ! Un talent à première vue miraculeux repose en réalité sur d’innombrables heures d’étude et une motivation sans fin. Le talent compte, mais le travail, c’est ce qui donne corps à vos idées. » Nul artiste, nul entrepreneur, nulle personne dite « de talent » n’a été reconnue sans avoir consenti à un grand effort pour entraîner, développer ce talent. On peut résumer la proposition de Usher par la progression suivante :
Observez le moment de la journée où vous êtes particulièrement actif et éveillé ; Créez un rituel créatif d’une demi-heure au sein de ce moment ; Consignez par écrit les jours où vous accomplissez cette demi-heure ; Notez l’heure, puis évaluez rapidement la séance sur une échelle de 1 à 10 (naze – génie) ; Découvrez le moment très précis où vous êtes le plus imaginatif et le plus concentré, au cours de la demi-heure ; Ne le lâchez plus !
Le prétexte du temps et du lieu Usher met en garde contre une forme courante et pernicieuse de procrastination : vouloir que tout soit parfait avant de commencer. Le rêve d’un superbe atelier ou d’un bureau idéalement organisé, bref d’un espace plus agréable que celui dont on dispose ; la chimère de disposer de plus de temps aussi, voire d’un temps infini pour penser, se laisser aller… Mais la procrastination concerne aussi l’aspiration à agir avec d’autres, au sein d’une communauté, la volonté d’être déjà reconnu avant même d’avoir commencé… Usher nous prévient : pour être créatif, Il faut d’abord retomber sur terre. « La réalité de la vie créative, c’est qu’il n’y a jamais assez de temps ni d’espace, et que les conditions ne sont jamais parfaites. Notre vie est toujours tissée de tâches interminables qui nous accaparent et nous séparent de ce à quoi nous devrions nous consacrer. » C’est dans les interstices de cette vie débordante que nous devons apprendre à créer. C’est peut-être dans la solitude aussi que nous devons commencer. La tentation de s’égarer est constante (entre les tweets, les posts, les mails, etc.). Respirez : rien ne se passera si vous ratez ce message ou si vous avez moins de succès que prévu avec celui que vous venez de publier. Respirez et laissez cela de côté un instant. Puis commencez, tout doucement, simplement, à entraîner votre muscle créatif. Commencez à rêver à des éléphants ! Vous aurez peut-être l’air d’un fou ou d’une folle, pour un temps : mais vous le savez bien, la frontière est mince entre le fou et le génie. « Vous devez oser un peu de folie si vous espérez échapper à la force gravitationnelle de l’ordinaire. » Le désir brûlant de faire quelque chose, de créer, vous tiraille-t-il ? Sentez-vous le besoin d’aller en ce sens, quitte à sortir du cadre ? Alors défaites-vous aussi de l’idée de recevoir une « marmite d’or » à la fin du mois. Rien de moins sûr qu’un succès financier, mais c’est le prix à payer pour votre passion. Autrement dit, accepter l’expérience de la créativité, c’est accepter de vivre une vie « expérimentale ». Peut-être pas constamment, mais au moins de temps à autre. « La capacité d’envoyer temporairement notre imagination aux limites du connu nous ouvre l’esprit à tout un monde de possibilités. » C’est ce que à quoi nous invite “Laissez courir les éléphants ! Repoussez les limites de votre créativité“. Action n°8 : Exposez-vous « Il est temps de quitter le nid, proclame Usher. Pour mettre en mouvement votre imagination, vous devez vous exposer à des idées, à des gens et à des lieux différents. » Baladez-vous, « promenez votre cerveau ». Des événements auxquels vous n’êtes jamais allés ? Allez-y ! Et agissez de manière disciplinée. Dans les quatre prochaines semaines, trouvez quatre lieux à visiter/quatre choses ou personnes à voir, écouter, goûter. Cet exercice amplifie le précédent en vous invitant à sortir encore un peu plus de votre zone de confort. Notez ce que vous allez faire chaque semaine, ainsi que le résultat de vos pérégrinations :
Semaine 1 : Semaine 2 : Semaine 3 : Semaine 4 :
Si vous en sentez le besoin, poursuivez la prise de notes et la planification au-delà d’un mois, jusqu’à ce que cet exercice soit devenu une nouvelle habitude. Se distinguer Se distinguer, c’est chercher à se démarquer par rapport à la masse des choses banales. À l’heure où Internet abonde des œuvres plus ou moins réussies de chacun, trouver sa voie originale n’est pas aisé, mais c’est aussi devenu un puissant impératif. « Votre capacité de faire contraste, c’est ce qui vous distingue du peloton et vous permet de vous élever au-dessus de la mer infinie de créativité qui nous inonde tous les jours. » Pour se distinguer, il faut une bonne idée. Lorsqu’on laisse courir son imagination, inévitablement de gros éléphants roses arrivent à la charge : ce sont les idées folles, détachées du réel. Qu’en faire ? Les renvoyer dans la jungle ? Non ! Vous pouvez aussi leur accorder une minute. Nous sommes trop habitués à penser efficacité et réalisme. Pourtant, une idée folle peut devenir une idée intéressante et – finalement – une idée réaliste. « Laissez courir votre imagination sans retenue. Laissez les éléphants roses en liberté et voyez où ils vous mènent » affirme Usher dans “Laissez courir les éléphants ! Repoussez les limites de votre créativité“. D’ailleurs, mieux vaut rêver en grand - type éléphant rose - que de rêver trop petit et trop « faisable » dès le départ. En cas de demi-échec, vous aurez réussi davantage en rêvant grand qu’en rêvant petit. Mais pour transformer une idée folle en quelque chose d’autre, il vous faudra « embarquer » des gens avec vous. Vous avez une idée, mais il faut qu’elle devienne aussi l’idée – ou le désir – d’un autre. Vous devez le convaincre de vous aider, peut-être parce que vous-même n’avez pas la compétence qu’il possède et dont vous avez besoin pour rendre votre idée folle progressivement réalisable. Allez voir cette personne, exposez-lui votre idée, peut-être que lui aussi voudra voir ce qui arriverait si vous la réalisiez ! Peu à peu, vous embarquez plus de monde. Finalement, ce n’est plus vous, mais les autres qui veulent voir ce qui se passera si… vous réalisez votre idée folle. Autrement dit, vous avez réussi à créer de l’intérêt autour de votre idée et c’est grâce à cet intérêt que celle-ci peut devenir réelle. Pour parvenir à cela, vous ne devez pas juger directement votre idée. Vous devez simplement vous demander « ce que ça donnerait ». C’est une expérience à tenter, la valeur intrinsèque (est-ce une bonne ou une mauvaise idée, etc.) de votre idée peut attendre. « Parfois vous menez les idées, et parfois les idées vous mènent. Elles vous entraînent toujours là où vous ne vous y attendiez pas. » Action n°9 : Écrivez vos éléphants roses Repensez aux idées folles que vous avez eues au cours de votre vie - ou inventez-en de nouvelles. Des idées trop ambitieuses, compliquées ; écrivez-en quelques-unes sur une feuille de papier ou dans votre smartphone.
Éléphant rose/Idée folle 1 : Éléphant rose 2 : Éléphant rose 3 : Etc.
Les passagers de l’ombre : la résistance et la peur Pas toujours facile de se laisser porter par l’imagination et d’oser affronter les obstacles qui se dressent face au processus créatif. « Elle se glisse en douceur, cette voix dans ma tête, le petit doute qui grandit tout au long de la nuit. C’est une constante que je repousse tous les jours, de peur qu’elle m’envahisse. » C’est une autre habitude à prendre : contrôler ces « passagers de l’ombre » qui nuisent à la créativité. Peur et résistance proviennent de notre tendance naturelle à neutraliser le risque et la douleur. Comme la créativité entraîne des risques et des émotions parfois douloureuses, les voix intérieures de la peur et de la résistance se font donc aussi plus fortes. Ces voix vous parlent d’échec, de honte ; elles cherchent à vous ramener dans votre zone de confort, auprès de celles et ceux qui vous ont déjà accepté. Le créateur doit vaincre ces voix et se frayer un chemin à l’extérieur. Les amis et la famille sont bien intentionnés, mais ils ont une tendance conservatrice, c’est-à-dire qu’ils préfèrent souvent vous voir faire ce que vous faites déjà, ce pourquoi vous avez déjà démontré des aptitudes. Lorsque vous leur racontez votre tout nouveau projet (ou votre éléphant rose), ils auront la fâcheuse, mais bien naturelle tendance à attiser vos doutes (parce qu’ils en ont). Ainsi, ils augmentent la difficulté ; ils créent une montagne devant vous avant même que vous ayez commencé quoi que ce soit. Dans “Laissez courir les éléphants ! Repoussez les limites de votre créativité“, Usher donne ce conseil que je trouve particulièrement judicieux : « Mettre en marche un nouveau projet créatif est déjà suffisamment difficile sans que le doute des autres joue contre vous. Simplifiez-vous la vie : n’en parlez à personne. Pendant cette période où vos idées sont encore toutes jeunes, traitez-les comme un trésor précieux auquel il faut du temps pour grandir, se développer et se transformer. Plus tard, vous aurez bien assez de temps pour parler, discuter, et défendre vos idées. Bien assez. » Ce conseil ne doit pas être opposé à cet autre, lié à la procrastination : si vous voulez vous assurez de faire quelque chose « pour de vrai », parlez-en autour de vous. La pression sociale vous « obligera » à réaliser ce que vous avez dit. Dans un cas, l’idée est jeune et vous voulez la protéger du doute destructeur. Dans l’autre cas, l’idée est déjà plus mature - vous êtes en train de la mettre en œuvre - et en parler autour de vous peut renforcer votre motivation à aller jusqu’au bout du processus. Le monstre Autre danger : le monstre. C’est celui qui, dans un groupe, agit comme un loup à l'affût de sa proie. Dès que quelqu’un a dit quelque chose de neuf, a exprimé une idée, il saute dessus pour la démembrer. Chacun de nous peut devenir le monstre - peut « monstrer », dit Usher - quelqu’un d’autre. Cette attitude est diablement négative ; elle chasse les éléphants roses et tue l’imagination. Si vous êtes un monstre, ce n’est pas grave, mais c’est que vous avez des difficultés à écouter. Vous ratez tout ce que proposent les autres, parce que vous êtes trop focalisé sur vous-même. Apprenez à écouter, à entendre, cela aidera les autres et - qui sait-– vous donnera peut-être de nouvelles idées ! D’ailleurs, celui qui a la voix la plus forte n’est pas obligatoirement celui qui a la meilleure idée. « Il est précieux d’écouter et de donner aux idées une chance d’exister et de germer. » Dans un groupe, il faut tenter l’équilibre entre les extrovertis (qui devront retenir quelque peu leur envie de parler) et les introvertis (qui devront faire l’effort de s’exposer). « Les idées peuvent provenir de toutes sortes d’endroits. Donnez aux éléphants roses de chacun un peu d’espace pour courir. » La souris Selon Suzan Cain, autrice de La Force des discrets, les introvertis ont leurs propres exigences pour se sentir à l’aise et donner le meilleur d’eux-mêmes. Selon elle, « ils préfèrent réserver leur énergie à leurs amis proches, à leurs collègues et à leur famille. Ils écoutent plus qu’ils ne parlent, réfléchissent avant d’intervenir, et ont souvent l’impression de s’exprimer plus librement par écrit. Ils n’aiment généralement pas le conflit. Souvent, ils détestent les conversations futiles et recherchent les discussions profondes. » Les introvertis ont une capacité d’écoute, un sens de l’empathie plus développé ; ils peuvent aussi plus facilement synthétiser les différentes propositions qui les entourent, ils ont une vision plus globale d’une situation. Il n’y a là rien à changer. Chacun - introverti et extroverti - peut agir à sa façon, qui contient un pouvoir créatif. L’enjeu consiste surtout à éviter l’abus. Dans le cas de l’extroverti, devenir un monstre. Dans celui de l’introverti, devenir une petite souris, pris d’une « timidité douloureuse et pétrifiante ». La souris voit sa créativité pétrifiée par peur de l’autre, du jugement. Or la créativité se moque des conditions parfaites et du jugement. Si le monstre a besoin d’apprendre à écouter, la souris qui veut déverrouiller sa créativité aura besoin d’apprendre à crier. Action n°10 : Connaissez-vous (plutôt monstre ou souris ?) “Laissez courir les éléphants ! Repoussez les limites de votre créativité“ vous propose cette échelle de graduation : à un bout, la souris, à l’autre, le monstre. Évaluez-vous. Si vous êtes un(e) introverti(e) qui aime écrire seul(e) et que vous avez écrit un roman, que faire ensuite ? Laisser faire tout le travail à l’éditeur ? Vous auto-éditer ? Dans les deux cas, vous devez apprendre à serrer des mains, à convaincre votre auditoire, à faire éventuellement des conférences, etc. Si vous souhaitez que votre message soit entendu - que votre livre soit lu -, il sera souvent insuffisant de le penser et de l’écrire : il faudra lutter contre des monstres et crier au monde que vous existez. Adapter son corps : Les positions dominantes Il existe des poses corporelles qui indiquent le pouvoir intérieur, la force et la confiance en soi. Le langage du corps dit quelque chose de vous, mais plus encore. Il peut vous transformer. L’équation proposée par Amy Cuddy est la suivante : « Notre corps change notre esprit, notre esprit peut changer notre comportement, et notre comportement peut changer nos résultats. » Prenez une pose victorieuse, une pose d’assurance, une pose où vous démontrez de la force. Cela peut transformer votre image de vous-même et même jusqu’à votre chimie cérébrale. Vous ne paraissez pas seulement plus confiant, vous le devenez. Est-ce que ça marche « vraiment » ? Eh bien, testez, mettez-vous en condition, ressentez ce qui se passe ! Bref, jugez-en par vous-même. Action n°11 : Prenez la posture de pouvoir Lors de votre prochain rendez-vous stressant (repas, conférence, quoi que ce soit), allez dans un endroit calme et isolé, et prenez la pose suivante : bras tendus ou légèrement fléchis vers le haut, le corps droit et le buste légèrement en avant. Une posture d’affirmation et d’accueil. Tenez la position deux minutes. Consignez vos résultats ensuite ;
Avez-vous mieux géré le moment stressant ? Vous êtes-vous senti(e) plus à l’aise durant l’événement ?
Refaites l’expérience en notant les progrès réalisés. Deuxième partie : La structure La deuxième partie de “Laissez courir les éléphants ! Repoussez les limites de votre créativité“ s’intitule sobrement « La structure ». C’est le contrepoint obligatoire à la liberté. Spontanément, l’action créative (dans les arts notamment) est entourée d’une certaine magie. Nul besoin de penser à la créativité ; elle déborde et vous en profitez ! Toutefois, lorsque vous vous mettez à comparer les pratiques des entrepreneurs avec les pratiques artistiques, ou encore d’autres pratiques, comme le fait Usher, vous commencez à voir des différences, certes, mais surtout des similitudes. Bref vous commencez à comprendre – et donc à démythifier aussi – le processus créateur. Vous perdez peut-être en naïveté mais vous gagnez en maîtrise. Vous apprenez de vous-même et vous pouvez, peu à peu, apprendre à d’autres à agir de manière créative. Bref, la créativité devient une discipline qui requiert un apprentissage. Cet apprentissage permet de contrôler l’inspiration en vue d’un résultat. Car il est bien beau de commencer et d’avoir des tas d’idées, mais il faut aussi terminer son projet et/ou livrer l’œuvre promise (à soi-même et/ou aux autres). Il faut aussi pouvoir répéter l’opération, lorsqu’on a un nouveau projet en tête. La structure vient donc en renfort de la liberté. « Aucune structure unique ne fonctionne pour tout le monde. Mais pour chacun, il y a une structure qui fonctionne. » Usher propose quant à lui une formule en 11 étapes :
Curiosité Intérêt Exploration Idées Compilation Classement Filtration Expérimentation Choc des idées Travail Livraison
C’est la formule-clé de “Laissez courir les éléphants ! Repoussez les limites de votre créativité“. Malgré les apparences, le processus est sans fin dans la mesure où la livraison amène à libérer de la curiosité pour autre chose – et donc à recommencer le cycle. Action n°12 : Remplissez les pages blanches Pour vaincre l’angoisse de la page blanche, chaque jour, tentez de remplir une page blanche de votre carnet à idées. Ne laissez pas les éléphants roses mourir sur votre feuille de papier. Ne cherchez pas la qualité, ni le style, cherchez simplement à noter le plus d’idées secondaires possibles. Vous les classerez ensuite. « La manière la plus facile de vaincre le vide au début d’un projet, c’est de se mettre à remplir de l’espace. Ne pensez pas. Mettez-vous au travail, c’est tout. Générer du contenu. Il n’a pas à être bon, car au début, tout ce qu’on veut, c’est du volume. Vous êtes la grande surface de la créativité. Oubliez la qualité. Vous devez remplir les allées avec des choses. » Le but est simplement d’engendrer l’élan qui vous mettra en mouvement ; peu importe si la moitié (ou bien plus) de tout ce qui a été produit finit dans la corbeille. Faire des étincelles La vision périphérique, 360 degrés de l’enfant se spécialise peu à peu ; adulte, notre vision est spécialisée, réduite à un domaine d’activités. Il y a des avantages dans les deux, mais pour la créativité, il faut pouvoir redevenir enfant : curieux et en apprentissage. Comme c’est le processus qui compte, choisissez un thème d’étude ou d’expérimentation, peu importe lequel, et lancez-vous. Frottez l’allumette, cela signifie déclencher à nouveau le feu de la curiosité et de l’apprentissage. Laissez ce nouveau monde s’ouvrir à vous en défaisant vos œillères de spécialiste. Explorer de nouvelles disciplines change la perception du monde. Elle l’enrichit. « Posséder plusieurs lentilles, voilà ce qui compte pour envisager nos problèmes sous différents angles et différents points de vue, et pour trouver des solutions nouvelles et novatrices. » Chaque discipline, mais aussi chaque individu, propose un focale, une perspective différente, qui est déterminée par ses propres intérêts. Générer des idées Pour apprendre, il y a certes l’université et les études officielles. C’est très bien et ça convient particulièrement à certaines compétences et à certains métiers. Mais il existe une foule d’autres façons d’apprendre. Par exemple, construire un « accélérateur d’idées » ! À condition de résister aux photos de chats et aux successions interminables de posts sur Facebook, Internet peut être cet accélérateur d’idées. Les blogs (le traducteur utilise l’écriture « blogue » dans le livre) sont de puissants accélérateurs de pensée et d’idées pour apprendre de nouvelles choses. En réunissant vos différentes sources, vous faites apparaître une véritable « rivière d’idées » qui peut vous porter loin. C’est cela l’accélérateur d’idées. Mettre en réseaux les blogs ou les personnes qui vous intéressent, qui vous apportent un éclairage neuf. “Laissez courir les éléphants ! Repoussez les limites de votre créativité“ conseille d’utiliser des agrégateurs de fils RSS. Ils vous permettent de regrouper les contenus de vos blogueurs préférés en fonction de dossiers que vous aurez vous-même constitués. L’agrégation des flux vous présente le titre de chaque article, ainsi que le premier paragraphe, ce qui facilite la recherche. Par ailleurs, cela vous permet de « sortir » de la distraction liée à internet : vous ne récupérez que ce qui est pertinent. Vive les flux RSS ! Ils n’ont rien de vieillot. Action n°13 : Créez votre accélérateur d’idées Sélectionnez un blogueur dans un domaine qui vous intéresse et créez un flux RSS. Chaque semaine, ajoutez une source. Vous lirez de plus en plus sur le sujet qui vous occupe. Votre accélérateur d’idées pourrait ressembler à ceci (à compléter bien sûr).
Classer L’écriture et la lecture vous permettent de faire affluer vos idées. Mais pour qu’elles « prennent », pour qu’elles s’implantent en vous, il n’y a pas de miracle : il faut prendre des notes et les classer - les idées des autres aussi bien que les vôtres. Dans “Laissez courir les éléphants ! Repoussez les limites de votre créativité“, Usher nous rassure : Piller, arnaquer, voler le bien des autres, est-ce cela la création ? « Nous absorbons, volons et pillons - ne reculant devant rien pour nourrir notre créativité. » La pensée germe sur le compost des lectures et des emprunts. Cela, c’est du remix, de la transformation, de la recherche de nouvelles formes à partir de ce qui existe déjà. On ne crée pas à partir de rien. Action n°14 : Optez pour un système de classement mobile
Quel classement choisir ? Stylo et papier ? Le cahier est toujours dans l’air du temps. Un cahier par projet (ou par album à composer, etc.), par exemple, est toujours une formule gagnante. Une application ? Il en existe tant qu’il est difficile d’en nommer une seule. Le plus important est de trouver celle qui fonctionne pour vous, qui vous met à l’aise, et qui peut être appliquée tous les jours. Mettez par écrit des idées pour pouvoir y recourir le moment venu. Entre l’art et le commerce « Au pays de la créativité, une lutte fait rage entre les forces de l’art et celles du commerce. » Le débat est vieux, en effet, qui oppose ceux que Usher appelle les « créateurs artistiques » et les « créateurs grand public ». Le premier produit une œuvre en fonction de lui-même, de ses aspirations essentielles, et refuse la déformation liée à l’aspect commercial. Le second, au contraire, construit son produit à partir du marché lui-même ; c’est dans la confrontation avec les commentaires, les études de marchés, etc. qu’il compose son produit final. La plupart d’entre nous navigue entre les deux. Il s’agit d’une position que l’on peut modifier et qui relève donc d’un choix. Où placez-vous votre intention dans tel projet créatif ? Agissez avec la claire conscience que vous penchez dans un sens ou dans un autre et assumez-le. Vous pouvez aussi tenter de changer le curseur. Rien ne vous oblige à être tout le temps d’un côté ou de l’autre. Bien sûr, cela peut requérir du travail, mais ce n’est pas impossible. Action n°15 : Analysez votre intention créative Pensez-y, aujourd’hui il faut être capable de s’exposer peut-être plus que jamais. « Dans un monde où chacun est un écrivain et un penseur, un entrepreneur du Web et un producteur vidéo, la protection de vos idées est bien moins importante que votre capacité de les mettre en œuvre. »
Où vous situez-vous actuellement ? Où voudriez-vous être ?
Filtrer Être curieux et apprendre pour générer de nouvelles idées, c’est bien. Classer, c’est super. Filtrer, c’est indispensable. Comme vous laissez venir à vous le flux des idées, il vous faudra les trier ensuite, car c’est un fait : toutes les idées ne sont pas géniales. Certaines, lorsque vous les relirez ou les écouterez à nouveau, ne donneront finalement rien, ne vous inspireront plus. L’auteur de “Laissez courir les éléphants ! Repoussez les limites de votre créativité“ donne de bons conseils à ce sujet. Dans un premier temps, vous conserverez toutes les idées (dans votre cahier, etc.). Ensuite, une fois par semaine par exemple, vous y reviendrez et vous ferez le tri. Les idées qui auront été « promues » par vous, c’est-à-dire que vous aurez décidé de garder, vous allez en prendre particulièrement soin. Les autres, vous pourrez tout simplement les jeter ou éventuellement les conserver dans un dossier spécifique (déchets, idées rejetées, etc.). Bref, apprenez à être un « bon filtre ». Apprenez à savoir ce qui génère en vous de bonnes sensations, qui font (re)jaillir l’étincelle en vous quand vous vous penchez à nouveau dessus. Ce sont ces idées-là qui comptent. Cela implique l’acquisition d’un goût particulier. « Mon rôle, dit Usher, est de savoir ce que j’aime ou pas, de pouvoir déceler rapidement ce qu’il faut garder ou rejeter. » Action n°16 : Soignez votre système de filtration Après chaque semaine, reprenez votre travail et évaluez-le. Quelles sont les meilleures idées ? Pour celles que vous retenez, créez une sous-section ou un nouveau dossier – ou un nouveau cahier – et préparez-vous à en faire une idée à concrétiser.
Expérimenter « À mesure que vous compilez et filtrez des idées, vous les soumettez à des expériences. C’est comme frapper des pierres les unes contre les autres, en cherchant celles qui déclenchent des étincelles. » Tester des assemblages pour voir lesquels fonctionnent : c’est l’une des grandes activités du créateur. Vous devez constamment faire face à vos doutes ou, si vous travaillez en groupe, à la personnalité de vos collaborateurs ; il y a aussi des éléments physiques (un ordinateur qui tombe en panne ou qui se remet à fonctionner) qui vous laissent tomber ou vous soutiennent. Bref, il y a mille et une choses, mille idées différentes à agencer et à organiser : « Mille éléments à filtrer et à fusionner, puis à séparer de nouveau. » De petits tests en petits tests, de petits résultats en résultats (un assemblage réussi), votre projet évolue, votre œuvre prend forme. C’est alors seulement que peuvent intervenir ces moments de découverte auxquels on réduit souvent l’activité créatrice. Les moments de révélation ou de découverte sont toujours surprenants ; ils émergent du travail antérieur de façon inattendue. Ce sont eux qui procurent la joie et qui justifient les efforts consentis. Le choc des idées Le choc des idées produit ces étincelles. Dans “Laissez courir les éléphants ! Repoussez les limites de votre créativité“, Usher prend l’exemple d’une chanson qu’il a composée et qui a totalisé pas moins de 10 millions de vues sur YouTube, en plus d’être bien classée dans les charts au Canada et en Europe (la chanson Black Black heart). L’envie de reproduire un son de basse proche d’une autre chanson (Stan, d’Eminem), une mélodie grattée sur un bout de papier, l’intervention d’un ami travaillant sur une musique d’opéra, et l’assemblage prend forme. « Et tout ça a commencé par une seule idée soudaine. Un seul flash. Mais rien de cela, aucune partie de toute cette histoire ne serait arrivée si, quand j’ai eu l’idée initiale de mélodie, j’avais choisi de me retourner et de rendormir dans ma couchette, au lieu de l’écrire. Classer ces idées, c’est la clé qui m’a permis d’y accéder plus tard. » Le travail Encore une fois, Usher y insiste : il n’y a pas de génie sans travail, sans effort. Cette part de la création, beaucoup de gens y renoncent. Et c’est pourquoi ils créent peu. Mais l’idée seule ne suffit pas. « Allez-vous y rester fidèle et continuer ? Allez-vous ignorer les détracteurs et persévérer ? Allez-vous franchir tous les obstacles et vous rendre à la ligne d’arrivée ? » Telles sont les questions que vous devrez vous poser. Sans temps, sans investissement, sans travail, votre beau projet demeurera une chimère. Par ailleurs, s’arrêter en cours de route est souvent nocif. Cela permet de se reposer, certes. Mais trop longtemps, cela devient dangereux ; vous commencez à penser à autre chose de plus facile. La peur et la résistance reprennent le dessus. Vous devez engager une quantité plus grande d’énergie pour recommencer. Le mieux est encore de suivre votre élan et ne vous arrêtez pas jusqu’à ce que vous ayez terminé. Le repos bien pensé Il importe de travailler à fond, mais aussi de travailler intelligemment. Cela signifie que lorsque vous bloquez, il vaut parfois mieux laisser son inconscient respirer, prendre le temps de ne rien faire pour recharger les batteries. Une fois que la rivière d’idées se met à couler, alors vous pouvez reprendre le travail sans attendre. C’est que votre inconscient a pris le relais, discrètement mais sûrement. Pour laisser affluer les connexions imprévues, souterraines, les pauses sont de bons moyens. Vous pouvez aussi vous lever de bon matin, quand tout est encore calme autour de vous. C’est le cas de Usher. « J’écris chaque matin, parce qu’à moitié endormi, avant que le monde réel s’éveille, je peux encore accéder à mon inconscient. Je vois des idées et des correspondances qui ne me sont plus accessibles lorsque mon esprit « éveillé » prend le dessus » écrit-il dans “Laissez courir les éléphants ! Repoussez les limites de votre créativité“. L’infrastructure opérationnelle Le travail est une chose, l’infrastructure opérationnelle en est encore une autre. La comptabilité, la programmation, la location d’espace, le financement, etc. Tout cela soutient le travail créatif et ne peut être négligé par le créateur - au moins tant qu’il n’a pas les ressources suffisantes pour déléguer ces tâches. La vie d’artiste ressemble, de ce point de vue, à d’autres métiers. Les tâches souvent qualifiées d’ingrates (recherche de subventions, organisation de répétitions, comptabilité, réunions, etc.) prennent un temps considérable, souvent supérieur au temps de créativité considéré comme amusant. Action n°17 : N’oubliez pas l’infrastructure opérationnelle Réfléchissez d’abord à ce qu’il vous faut, puis peaufiner progressivement la liste de vos besoins. Prenez les différents critères en compte :
Le temps L’espace L’argent La comptabilité La réalisation La promotion Les collaborateurs
S’engager « Il vient un moment où vous devez assumer ce à quoi vous travailler. » Il est alors temps d’en parler à votre entourage. Vous êtes prêt à recevoir des critiques positives et négatives. Vous avez acquis de l’élan, de l’assurance. Montrer votre travail va maintenant vous servir, car vous allez pouvoir utiliser les précieuses réactions qu’a provoqué votre travail. « Votre rôle de créateur est de filtrer toute cette information et d’utiliser les éléments qui vous semblent avoir du mérite, afin de vous améliorer. » Et de rejeter les éléments qui vous semblent déplacés. « Tous les commentaires ne s’équivalent pas » : certains vous tirent vers le haut et d’autres ne sont faits que pour vous nuire. La difficulté consiste à filtrer sans être trop défensif (et donc, tout rejeter). Il vous faut aussi être humble et rechercher l’avis de personnes plus expertes que vous, plus expérimentées. Ce sont ces personnes qui peuvent vous en apprendre le plus. Ils vous aident à trouver des chemins neufs, mais aussi à défendre plus radicalement votre œuvre. Les commentaires sont capitaux, ne les sous-estimez pas. « L’ultime raison pour laquelle vous devriez vous engager publiquement envers votre créativité, c’est que cela élève l’enjeu. Les conséquences prennent de l’ampleur. » Face aux autres, le facteur ego joue : il vous oblige à vous relever, à ne pas abandonner trop vite. Seul, sans que personne ne sache ce que vous faites, il est facile d’abandonner. Une fois que vous en avez parlé autour de vous, cela se complique : vous ne voulez pas les décevoir. L’ampleur de l’échec - comme de la réussite potentielle - devient plus étendu. Ceci est un point particulièrement pertinent de “Laissez courir les éléphants ! Repoussez les limites de votre créativité“. Action n°18 : Décrivez votre travail et établissez un calendrier d’exécution
Souvent, vous commencez franc-battant votre projet, puis, après quelques sauts d’obstacles, vous vous fatiguez, vous vous sentez seul(e). Pour tenir le cap, Usher conseille de s’entourer d’une équipe - choisir quelques personnes spécialisées dans la discipline au sein de laquelle on veut s’introduire (la musique, l’édition, etc.) et/ou des personnes qui interviendront sur des compétences précises (le graphisme, le son, etc.) - qui soutiendra le projet par ses critiques, ses encouragements et ses propres réalisations. L’arc émotionnel Gérer ses émotions, ce n’est pas toujours facile lorsqu’on décide de lâcher son œuvre, son album, son livre, quoi que ce soit, dans le monde. Le tout est de le savoir, de l’analyser (pourquoi pas écrire ce qui se passe), de prendre éventuellement quelques jours de congés pour éviter de vous rendre insupportable auprès de vos proches. Suivre ses émotions, non seulement au moment de la remise, mais durant tout le processus créatif, est capital. Prendre des risques, s’exposer, cela vous touche personnellement. « Les créateurs doivent reconnaître que l’émotion fait partie intégrante du processus et influence largement le résultat. » Conserver une trace de ce parcours, pour pouvoir vous améliorer, est important. Pas question de devenir insensible, simplement de prendre la mesure de ce qui nous arrive. Comme Usher le résume très bien : « Si on ne documente jamais son processus émotionnel, on est à jamais destiné à le répéter, inchangé, encore et encore. En le consignant, on comprend les complexités de ses réactions, et on améliore remarquablement son parcours créatif - pour soi et pour l’entourage. » Livrer Voici l’étape finale du processus. Elle n’est pas à ignorer, ni à délaisser. « Livrer, c’est ce qui libère votre esprit et lui permet de penser à ce qui vient ensuite. » Vous voyez donc tout l’intérêt d’une livraison bien faite. Sans cela, vous restez avec des fantômes d’œuvres, jamais totalement accomplies. Parfois même, c’est le moment de l’abandon, juste avant la ligne d’arrivée. Du point de vue du geste créateur, c’est là du gaspillage. Livrer, c’est (s’autoriser à) passer à la prochaine aventure. Dans “Laissez courir les éléphants ! Repoussez les limites de votre créativité“, Usher raconte son expérience de livraison d’un album. Il passe un an à composer l’album (générer, classer, filtrer, combiner les idées), puis six mois environ à le mettre en forme concrètement. Puis il livre, coûte que coûte. Il laisse passer du temps sans réécouter sa production – un an environ. Et que se passe-t-il lorsqu’il réécoute ? « La vérité vraie, c’est que… J’aime parfois beaucoup, et parfois, pas tant que ça. » C’est la vie ! Mais au moins, il a généré quelque chose. Ils sont peu, ceux qui ont le don de Midas, cet antique roi Perse qui, selon la légende, changeait tout ce qu’il touchait en or. L’échec artistique ou commercial est une possibilité. L’important, c’est de savoir gérer cet échec, de passer outre le tourment, la douleur, la honte. Pour reprendre l’apprentissage. L’échec est, en fait, une chance : « Les échecs d’aujourd’hui sont souvent la base du prochain grand succès. » Une fois les émotions comprises, acceptées, passez au projet suivant ! Répéter À la fin de chaque cycle créatif, analysez ce que vous avez fait. Pas de processus créatif sans auto-apprentissage, sans retenir les leçons du passé. Certes, il est naturel de refouler certaines émotions (surtout lorsqu’elles sont négatives), certaines actions, quand cela se passe mal ou - à l’inverse - d’oublier toutes les difficultés quand nous sommes propulsés par la joie d’un succès. « Cette attitude nous amène à replonger dans le processus suivant comme si c’était notre toute première fois, pour mieux répéter les mêmes erreurs » met en garde Usher dans “Laissez courir les éléphants ! Repoussez les limites de votre créativité“. Pour éviter cet écueil, il est donc particulièrement utile de faire un bilan. Action n°19 : Dressez le bilan de votre dernière action créative
Les conséquences N’oubliez donc pas de vous donner une date limite. Une échéance qui impose un « bien » et un « mal » fait. La pensée créative a besoin de courbes, de suivre les sentiers perdus ; cela est vrai au début. Une fois le projet lancé, en cours de réalisation, il lui faut une ligne d’arrivée. D’où cette citation de “Laissez courir les éléphants ! Repoussez les limites de votre créativité“ : « Sans conséquences, la créativité peut errer sans fin. […] Nous devons savoir que si nous ne finissons pas, nous perdrons quelque chose : de l’argent, la face ou de la confiance. Quelqu’un sera déçu ou désillusionné. Les gens vont parler et notre cote va baisser. » Créer une équipe est une manière de générer des conséquences. Vous engagez d’autres que vous dans l’histoire. Ces personnes vous dédient du temps, attendent de vous des choses. Cela génère une pression qui peut vous aider. Cela vous aide à clarifier vos idées. Vous devez payer éventuellement des collaboratrices ou des collaborateurs. Cela renforce le caractère sérieux de votre entreprise. Rappel : La créativité est transposable « Le processus créatif est non seulement répétable, mais il est également transposable » (Usher, “Laissez courir les éléphants ! Repoussez les limites de votre créativité“). La plupart d’entre nous, dès qu’ils se spécialisent, pensent que leur créativité se borne au métier qu’ils exercent. Vous êtes pianiste ? Votre créativité se borne à cet instrument. Vous êtes entrepreneur ? Les affaires sont votre terrain de jeu. Mais ce n’est pas vrai. Parce qu’elle est transversale, la créativité peut être mobilisée dans chaque action, et cela en dehors même de notre champ de compétence initial. La métaphore du langage est assez bien trouvée : « Essayez plutôt de considérer la créativité comme un langage. Lorsque vous parlez le langage de la créativité, vous pouvez parler de bien des sujets différents, et pas seulement d’un seul. Vous devrez peut-être apprendre un supplément de vocabulaire pour chaque sujet spécifique, mais vous parlez déjà la langue. » Bien entendu, il y aura des différences. Vous ne serez pas bon dans toutes les disciplines. L’intérêt, le temps passé à l’apprendre, tout cela compte énormément. Mais cela ne change pas le fond du constat qui est posé : vous pouvez utiliser le processus créatif dans tous les domaines de la vie. La route Usher conclut en évoquant le processus créatif de rédaction du livre lui-même. Lui qui est d’abord musicien, puis entrepreneur pour le Web, ne savait pas exactement comment s’y prendre en écrivant. Il a tâtonné, s’est constitué une équipe. Il s’est finalement focalisé sur le processus qu’il voulait mettre en avant. Le livre a fini par être livré, et il est maintenant prêt pour une nouvelle aventure ! Retenez ce processus, la clé de “Laissez courir les éléphants ! Repoussez les limites de votre créativité“ : Explorer – Compiler – Classer – Filtrer – Générer le choc des idées – travailler – livrer Quel chemin allez-vous choisir ? Pensez à ceci : « Dans ce monde nouveau, en ce moment révolutionnaire de notre histoire, les vieux paradigmes opposant risque et sécurité n’existent plus. L’ancien monde de la stabilité a disparu, et la seule chose certaine, c’est que l’avenir sera mouvant. En ce qui concerne le travail, la carrière et la vie, le changement est la nouvelle norme. Le chemin que l’on choisit maintenant, en ce moment, déterminera à quel point on sera prêt à gérer ce changement lorsqu’il frappera à notre porte. » Conclusion sur “Laissez courir les éléphants ! Repoussez les limites de votre créativité“ : Ce que j’en ai pensé : un livre agréable à lire Le livre de Usher est très joli et agréable à lire. De nombreuses photographies, impressions, changements de codes graphiques rendent le livre en lui-même artistique et assez créatif. Usher le dit lui-même, il a suivi son propre processus créatif pour écrire ce livre. Le résultat est globalement intéressant. Il y a beaucoup de bonnes idées et de choses à reprendre. On pourra peut-être regretter un manque d’organisation (mais dans un livre sur la libération de la créativité, on peut l’accepter !) et quelques répétitions (mais celles-ci sont parfois bienvenues pour renforcer l’acquisition de nouvelles habitudes). Un livre qui a aussi le mérite de désacraliser la lecture en invitant à griffonner le texte et s’approprier véritablement le livre à la manière d’un manuel (vous pouvez faire de même avec cette chronique !). Ce qu’il faut retenir de “Laissez courir les éléphants“ “Laissez courir les éléphants ! Repoussez les limites de votre créativité“ est avant tout un ouvrage pratique, puisqu’on y trouve pas moins de 19 actions à mettre en place progressivement. Les voici résumées dans cette liste finale :
Prenez des notes Testez votre niveau de créativité Listez les changements que vous voulez voir advenir Réveillez l’enfant en vous Bousculez vos habitudes Investissez dans la pensée courbe Développez l’habitude de la demi-heure créative Écrivez vos éléphants roses Connaissez-vous (plutôt monstre ou souris ?) Installez-vous dans la posture de pouvoir Remplissez les pages blanches Concevez votre accélérateur d’idées Optez pour un système de classement mobile Analysez votre intention créative Soignez votre système de filtration Penser à l’infrastructure opérationnelle Décrivez votre travail et établissez un calendrier d’exécution Dressez le bilan de votre dernière action créative
Souvenez-vous : « Nous sommes tous des êtres créatifs. Nous sommes tous l’hôte d’une vaste capacité créative inexploitée » (“Laissez courir les éléphants ! Repoussez les limites de votre créativité“). Alors, qu’attendez-vous ? Points forts :
Le graphisme de l’ouvrage ; Les nombreux exemples ; Les actions proposées ; L’invitation à s’approprier complètement le livre.
Points faibles :
Le manque d’organisation des chapitres ; Les répétitions.
Ma note :
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Source : Usher, 2015 Cet article Laissez courir les éléphants est apparu en premier sur Des livres pour changer de vie.
March 11 2021, 5:00pm
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Comment développer ses Hard skills pour faire du blogging ?
Le blogging est quelque chose de très répandu sur la toile et tant mieux. Parmi cette activité on y retrouve différents types comme les blogs personnels, professionnels, ceux avec une approche journalistique et ceux utilisés comme un site vitrine. Les thèmes sont nombreux et il est même surprenant de pouvoir y trouver des thèmes semblant […] L’article Comment développer ses Hard skills pour faire du blogging ? est apparu en premier sur Blogueur Pro.
March 9 2021, 5:00pm
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March 8 2021, 5:00pm
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Je ne veux pas choisir
Résumé de “Je ne veux pas choisir !” de Barbara Sher : Ce livre s’adresse aux explorateurs – scanners en anglais – ces personnes multipotentielles qui se passionnent pour tout et ne parviennent à choisir une voie qu’au prix d’efforts considérables. L’auteure propose d’aider l’explorateur à mieux comprendre son fonctionnement pour retrouver une image positive de […] Cet article Je ne veux pas choisir est apparu en premier sur Des livres pour changer de vie.
March 8 2021, 9:58am
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Positive Sketching
Résumé de "Positive sketching" d’Isabelle Pailleau et Philippe Boukobza : Dans ce livre, les auteurs nous présente comment la pensée visuelle peut contribuer à notre bonheur et à celui des autres grâce au concept de développement personnel et professionnel, créatif et innovant, qu'est le positive sketching. Par Isabelle Pailleau et Philippe Boukobza, 2019, 136 pages. Chronique et résumé de "Positive sketching" d’Isabelle Pailleau et Philippe Boukobza Introduction En introduction de leur livre, les auteurs, Isabelle Pailleau et Philippe Boukobza, commencent par nous donner une brève définition du concept de positive sketching. Ainsi, le positive sketching est, selon eux, un concept de développement personnel et professionnel "à la croisée de la psychologie positive et du design thinking". Il est capable d’agir sur notre état d’esprit, sur l’image que nous nous faisons de nous-même, nos relations aux autres et notre environnement. Les auteurs nous présentent ensuite deux outils de pensée visuelle particulièrement puissants qui peuvent s'inscrire dans le concept de positive sketching :
Le mindmapping
Le mindmapping est une technique de représentation graphique d’idées créée par Tony Buzan, qui met en lumière les relations entre les idées. Une mind map, appelée aussi carte heuristique ou carte mentale, se construit ainsi : un centre à partir duquel des branches colorées irradient dans différentes directions. Ces branches portent les idées principales, sous forme de dessins et/ou de mots-clés.
Le sketchnoting
Appelé aussi "prise de notes visuelle", le sketchnoting est une manière créative de prendre des notes en une représentation graphique et synthétique ("sketch" signifie "croquis", "ébauche", et "noting"se traduit par le fait de prendre des notes dynamiquement). En contribuant à la collaboration et à l’innovation, ces techniques de pensée visuelle possèdent, pour les auteurs, un réel impact positif sur les individus. Partie 1 - Penser créatif
Pour Isabelle Pailleau et Philippe Boukobza, la créativité :
Se trouve en chacun de nous ; S’applique à tous les secteurs d’activités (pas uniquement au champ artistique) ; Se travaille ; Relève de l’imagination ; Se traduit par notre faculté à "trouver, générer des idées" et à "envisager différents points de vue à une situation donnée".
Dans cette première partie, les auteurs de "Positive sketching" nous décrivent différents concepts en lien avec la pensée créative. 1.1 - La confiance créative Créé par le designer David Kelley, le concept de "confiance créative" part du principe que "chaque individu possède un potentiel créatif qui ne demande qu’à être révélé". Il est donc essentiel de croire en notre propre capacité de créer. En fait, nous devons nous autoriser à créer malgré nos peurs. Pour dépasser ces peurs et ne pas tomber dans le perfectionnisme, David Kelley nous invite à utiliser la technique de la maîtrise guidée qui consiste à procéder par petites étapes successives et progressives.
Qu’est-ce que le design positif ?
À la croisée de la psychologie positive et du design thinking (= synthèse entre la pensée analytique et la pensée intuitive), le "design positif" est une approche inventée par Pieter Desmet et Anna Pohlmeyer, tous deux professeurs à l’université de technologie de Delft aux Pays-Bas. Le but du design positif est de concevoir des produits/services favorisant le bien-être et l’épanouissement des individus. Il s’appuie sur trois axes :
Le plaisir, les émotions positives. L’efficacité : chacun doit trouver une signification personnelle dans l’utilisation des produits/services, selon ses propres objectifs et aspirations. L’éthique : il doit favoriser "la vertu, l’accord de chacun avec son éthique personnelle ou l’accord d’une entreprise avec ses valeurs".
[caption id="attachment_22236" align="aligncenter" width="300"] Schéma extrait du livre "Positive Sketching" d'Isabelle Pailleau et Philippe Boukobza[/caption]
Qu’est-ce que le visual mapping ?
Créé au début des années 2000 par Philippe Boukobza, le visual mapping englobe les principales techniques de pensée visuelle que sont, pour les plus connues : le mind mapping, le sketchnoting, le story-board et la carte conceptuelle. Les expériences des auteurs, en tant que formateurs et facilitateurs visuels, leur ont permis, nous disent-ils, d’observer les bienfaits de la mise en œuvre du visual mapping dans de nombreuses situations.
Qu'est-ce que le positive sketching ?
Pourquoi utiliser le positive sketching ?
Pour un facilitateur visuel (c’est-à-dire celui qui met en œuvre les techniques de pensée visuelle), le positive sketching est particulièrement intéressant. Pourquoi ? Parce qu’en reformulant positivement, en images et en mots, les idées et les informations, le positive sketching agit en profondeur sur notre état d’esprit, sur l’image de soi et sur nos relations avec les autres. Plus globalement, pour les auteurs : "Il [le positive sketching] est le terreau d’une croissance personnelle et professionnelle."
Positive sketching = Créativité + Psychologie positive
Le positive sketching allie :
La créativité : autrement dit, une compétence essentielle qui booste notre confiance créative, procure une énergie positive et dynamisante, nous pousse à l’action et à l’exploration créatrice, nous aide renoncer à la perfection. La psychologie positive : ce qu’on appelle psychologie positive est, selon les termes des auteurs : "l’étude scientifique des forces et des qualités qui permettent aux individus et aux communautés de s’épanouir. En deux mots, elle étudie les émotions, les traits de personnalité et les institutions qui marchent".
Manifeste du positive sketching
En somme, le positive sketching est une approche qui :
Fait appel à la fois aux compétences cognitives rationnelles, émotionnelles et intuitives (les auteurs parlent de "cerveau global"). Place l’humain au centre et a, ainsi, pour but l’épanouissement de chacun et du groupe. Se veut pragmatique, claire et simple, ouverte à tous et la plus universelle possible. Reconnaît la potentialité créative de chacun et tend à la cultiver via un langage visuel et positif. S’inspire de la psychologie et pédagogie positives, et en même temps des techniques de pensée visuelle et du design. Vise la réussite et le succès des personnes et des organisations. Considère le plaisir, les émotions positives et le jeu comme "moteurs à la réalisation".
1.2 - La pensée visuelle appliquée "Le positive sketching est un nouveau langage qui combine les postulats de la psychologie positive avec les récentes découvertes des sciences cognitives sur le langage que nous avons appliquées au domaine de la pensée visuelle. C’est un langage visuel positif, une trousse à outils cognitive : mots, images, techniques et modèles visuels sélectionnés pour leur charge positive. Ce langage favorise des situations liées au bien-être, à la réussite et à l’innovation."
La puissance des mots : la science du langage positif
Isabelle Pailleau et Philippe Boukobza nous font part des travaux de Luis Castellanos, philosophe, accompagné de deux neuroscientifiques, qui ont mis en lumière les effets majeurs du langage positif (écrit, verbal, non verbal et intérieur) sur les individus et leurs émotions. D’autres champs disciplinaires (les neurosciences, la psychologie cognitive, la psychologie positive, la théorie de l’intelligence émotionnelle) viennent corroborer cette idée. De même, plusieurs méthodologies de communication ont mis en évidence l’impact positif des formulations affirmatives sur nos pensées. D’ailleurs, pour passer à l’action, notre cerveau, incapable de traiter la négation, aurait besoin de formulations positives. Et c'est parce qu’ils ont aussi compris le pouvoir de ce langage positif dans leur approche de pensée visuelle que les auteurs ont décidé d’en faire le socle de leurs outils. Dans leur pratique de facilitation visuelle, Isabelle Pailleau et Philippe Boukobza encouragent alors les personnes et les équipes à communiquer sur l’aspect positif des événements, à employer des mots à connotation positive, des expressions génératrices de ressentis positifs (bien-être, joie, humour, gratitude…).
Le langage visuel utilisé de façon positive impacte favorablement notre perception du monde
Aujourd’hui, plusieurs preuves expérimentales montrent que les langues façonnent nos pensées, notre perception du monde, nos capacités cognitives et même certaines caractéristiques fondamentales de l’expérience humaine (les nombres, l’espace, le temps, la mémoire et les relations à autrui). En étant un langage - et plus précisément un langage visuel - le positive sketching va, de la même façon que les mots, impacter notre perception de la réalité. Après l'époque du tout-verbal, nous sommes entrés dans une ère où le visuel règne (pub, infos, etc.). Et si nous utilisons ce langage visuel pour exprimer de façon positive nos idées, il aura incontestablement un impact positif sur notre perception, notre communication et nos actions. On parle d'ailleurs, désormais, de "graphicatie" pour définir cette "aptitude à comprendre et présenter l’information sous forme visuelle". C'est une compétence très intéressante car elle permet de transmettre les informations très rapidement. Comme le dit le célèbre diction : "Une image vaut mille mots". Finalement, pratiquer le positive sketching consiste à s’appuyer sur la puissance des images pour ressentir les moments de bien-être et acquérir une façon de penser favorable à l’innovation. Il peut s’appliquer dans les domaines personnel, associatif ou professionnel.
Partie 2 - Pratiquer le positive sketching 2.1 – Découvrir la symbolique positive Nous utilisons très souvent des images pour symboliser des idées et des concepts. Partagés par un groupe/une communauté, ces symboles nous rassemblent autour de valeurs. Ils peuvent avoir un impact positif considérable lorsqu’ils sont cohérents avec le contenu (mots utilisés, propos….). C’est ce qu’on appelle la théorie du double codage. Cette théorie indique, en effet, que nous traitons les informations verbales et visuelles via des canaux bien distincts : un système verbal et un système pictural. Et selon des études, l’information est mieux mémorisée si elle est traitée à travers les deux canaux simultanément. Isabelle Pailleau et Philippe Boukobza nous présentent ici les symboles visuels positifs les plus utilisés.
Les déclencheurs d’émotions dites positives
Autrement dit, les symboles qui sont source d’émotions que nous ressentons de manière agréable ou désagréable.
Le cœur : symbole à l’origine très ancienne, il représente notamment l’amour. La coupe de la victoire : symbole moderne de la récompense et de la victoire, il traduit une idée de dépassement et de réussite. La couronne : symbole de pouvoir, de puissance et de magnificence, elle sert à la mise en valeur de nos propres compétences, le statut d’un client ou la souveraineté d’une idée/personne. Le super-héros ou la super-héroïne : porteurs de valeurs morales fortes, d’engagement et de pouvoirs extraordinaires, il/elle illustre notamment l’empowerment.
Les symboles utilisant la lumière et l’énergie
L’ampoule : elle représente une idée qui émerge ; les sources de lumière sont généralement utilisées pour évoquer la connaissance et l’intelligence. L’étoile : elle incarne la lumière, la chance, la magie, le chemin à suivre, le talent, le monde céleste et l’énergie. Avec une queue, l’étoile devient comète, signe annonciateur d’une bonne nouvelle. Le soleil : source première de lumière, de chaleur et de vie, le soleil peut notamment symboliser l’espoir. Les flèches : très présents dans les sketchnotes, les flèches sont dessinées pour connecter les mots, les idées et guider le regard à travers un document. Elles traduisent l’idée de mouvement. La fusée : associée à l’innovation, au lancement de projet, à l’entrepreneuriat, la fusée renvoie au fait de tendre vers ses objectifs élevés et lointains, à l’énergie qui propulse dans l’action. La spirale : elle indique l’idée de mouvement circulaire, d’énergie, de cycle, et crée une dynamique de vie et de mouvement dans les visuels.
Les symboles qui évoquent l'équilibre et l’unité
Le yin et le yang : ils symbolisent l’unité des opposés et la complémentarité. La posture du lotus : elle se rapporte à la détente, à la capacité à rester zen malgré l’agitation. Le symbole de l’infini (le huit couché) : il représente l’éternité, un "monde sans fin", un "monde sans limites". Les pièces de puzzle : elles renvoient à l’unité, à la communauté ou encore au travail en équipe.
Les objets positifs
La baguette magique : elle apporte un peu de magie dans les visuels et exprime les talents extraordinaires que nous avons tous au fond de nous. La clé : elle possède de nombreuses interprétations mais nous l’employons surtout comme symbole à ce qui permet de comprendre, de résoudre un problème, ou comme ce qui donne la solution. Le diamant : il est symbole de pureté, de valeur et de rareté ; il communique "l’idée d’une grande valeur associée à une personne, à une idée ou à une chose". Le coffre : il symbolise l’héritage, la richesse, ce qui est précieux car on l’imagine souvent abritant un trésor. La montgolfière : symbole d’envol, de voyage et de découverte, elle renvoie également une idée de légèreté.
2.2 – Le biomimétisme : s’inspirer du vivant dans le langage visuel
Le design biophilique : la nature comme source d’inspiration dans le positive sketching
Le biomimétisme, très utilisé en innovation et en recherche scientifique (Léonard de Vinci, Tony Buzan…), consiste à "imiter les réalisations les plus efficaces de la nature et à s’en inspirer dans la production de solutions pour notre quotidien". Dans le domaine du positive sketching, le biomimétisme prend la forme de ce que nous appelons le "design biophilique". Le design biophilique se fonde sur de multiples recherches en psychologie, sociologie et neurosciences. En intégrant consciemment la nature dans les productions de pensée visuelle, Isabelle Pailleau et Philippe Boukobza expliquent en quoi le design biophilique impacte positivement notre créativité, productivité et moral : "Cela va bien au-delà du simple fait d’ajouter des plantes dans les bureaux. Le design biophilique recherche toutes les formes, couleurs et combinaisons visuelles issues de la nature afin d’améliorer notre bien-être au sein de nos espaces de vie et de travail."
Trois recommandations de design positif issu du biomimétisme
Dans le positive sketching, nous pouvons appliquer plusieurs principes issus du biomimétisme en vue d’impacter positivement la santé et le bien-être des gens. Notamment :
Utiliser des formes, couleurs, textures et motifs issus du vivant : "La nature minimise les lignes et angles droits, elle préfère notamment l’angle d’or (que l’on retrouve dans diverses plantes) et les courbes, comme dans la fameuse spirale de Fibonacci" précisent les auteurs.
S’appuyer sur des principes d’organisation spatiale observés dans la nature : comme la symétrie et les "designs fractals".
Privilégier les formes courbes : la recherche a démontré que les êtres humains et la nature préféraient les formes courbes aux formes anguleuses. Toutefois, il est intéressant de recourir aux angles vifs de temps en temps pour attirer l’attention sur un message en particulier par exemple.
Cinq symboles inspirés de la nature
Ces symboles, inspirés de la nature, sont faciles à dessiner tout en ayant un pouvoir métaphorique fort. Il est donc très utile de les connaître et de les employer pour enrichir notre langage visuel et créatif.
La fleur : elle évoque l’épanouissement ou le caractère florissant d’un projet ou d’une idée. La montagne : elle symbolise le chemin à parcourir pour atteindre un objectif ; elle comporte une idée de progression non linéaire, voire même difficile. L’arbre : il est symbole de vie. L’abeille et la ruche : ces éléments renvoient au travail collectif et collaboratif. Le papillon : il inspire l’idée de transformation, de changement vers quelque chose de mieux, suggère des situations nouvelles d’amélioration. Il peut aussi faire penser à l’éphémère.
La combinaison des éléments
Allier plusieurs symboles peut s’avérer très efficace pour transmettre des messages forts. Voici quelques exemples d’illustrations combinées et leurs idées :
Une main avec un cœur ⇒ l’entraide. Deux visages partageant une même émotion ⇒ l’empathie. Un personnage portant une étoile => un leader et son aspect visionnaire. Deux bulles reliées par un + ⇒ un dialogue constructif Un soleil avec une spirale ⇒ L’énergie et le mouvement.
Partie 3 - Se connecter à ses sources d’enchantement Dans la troisième partie de leur livre "Positive sketching", lsabelle Pailleau et Philippe Boukobza nous proposent de nombreux exercices/jeux pour nous accompagner dans un processus créatif. Ils nous invitent alors à un premier exercice appelé : "J’allège mes neurones" qui consiste à noter, tous les soirs, l’ensemble de nos préoccupations dans une "to do list" ayant la forme d’une carte à bulle. 3.1 – Créer son langage visuel positif Les auteurs de "Positive sketching" nous suggèrent tout d’abord, à travers plusieurs jeux/exercices de pensée visuelle, de découvrir "les mots qui nous font du bien" et de les mettre en lumière visuellement pour qu’ils nous impactent positivement.
Jeu N°1 : Dessiner sa constellation
En gros, il s’agit de lister une vingtaine de mots correspondant à un lieu, une valeur, un groupe de musique, une saveur, un plat que nous aimons particulièrement. Ensuite, les auteurs nous invitent à inscrire notre prénom au centre d’une page puis de positionner ces mots sur la feuille, par ordre d’importance, comme une constellation de planètes qui graviteraient autour de nous.
Jeu n° 2 : Créer son propre nuage de mots positifs
Isabelle Pailleau et Philippe Boukobza nous proposent, dans ce deuxième jeu, de reprendre la liste de mots positifs créée lors l’exercice précédent, et de s’amuser à les écrire en petit, en gros, en arrondi, en gras, etc., dans un nuage de mots. Cette technique appelée "hand lettering" ou "lettrage à la main" font des lettres des objets graphiques porteurs d’un message, d’une émotion, d’une valeur. [caption id="attachment_22240" align="aligncenter" width="735"] Image extraite du livre "Positive Sketching"d'Isabelle Pailleau et Philippe Boukobza - Exemple de lettrage à la main[/caption]
Jeu N° 3 : Transformer une citation positive qui nous plaît
Ce jeu consiste à sélectionner une citation que nous trouvons inspirante, qui nous fait du bien, et à l’écrire dans un lettrage coloré et créatif. L’idée ensuite est d’afficher notre citation, comme un miniposter, à un endroit où nous passons souvent.
Jeu N° 4 : Colorier son nuage de mots positifs
Isabelle Pailleau et Philippe Boukobza nous encouragent ensuite à colorier les mots et dessins de notre nuage et à y ajouter, si nous le voulons, des ombrages. Cette activité nous permettra de re-expérimenter le plaisir du coloriage qui, selon les auteurs, "répond à une joie profonde de se reconnecter avec soi, comme dans une bulle, isolé de l’extérieur". C’est aussi, pour eux, une façon de "retrouver le temps de l’enfance". Notre nuage de mots positifs peut enfin être accroché dans notre maison ou dans notre bureau "afin d’activer le ressenti positif qu’il produit le plus régulièrement possible". 3.2 – Activer et entretenir la joie Les auteurs de "Positive sketching" partagent à présent des exercices de pensée visuelle pour s’épanouir et rester positifs. Selon eux, le positive sketching peut, en effet, s’avérer être une véritable activité relaxante pour tous : "Dans un monde qui s’accélère, nous avons bien du mal à ralentir. Nous avons découvert que la pratique de la pensée visuelle, et notamment du sketchnoting, fonctionne comme une forme de méditation. Parce qu’elle nous oblige à une connexion main-cerveau qui force à ralentir. Tracer, écrire, dessiner, colorier contribuent à augmenter le niveau de concentration, à calmer la respiration et à développer le sentiment de bien-être." Et selon les auteurs, inutile de savoir dessiner : c’est juste notre capacité à observer et à reproduire qu’il nous faut apprendre à développer.
Jeu N° 5 : Dessiner son story-board positif et autobiographique
Un story-board ressemble, dans sa forme, à une bande dessinée. Le contenu d’un story-board correspond à la structure graphique d’un récit, d’un film ou d’une présentation. Les auteurs nous encouragent donc à exploiter le concept du story-board dans le but de structurer une histoire que nous présenterons ou raconterons par la suite. Cela peut relater visuellement une période de notre vie personnelle ou professionnelle : un épisode qui nous a fait grandir ou une réussite par exemple. En augmentant l’impact positif de cette histoire, le storyboard peut :
Nous aider à mieux la structurer et mieux la communiquer ; Améliorer l’image que nous nous faisons de nous ; Développer la cohésion et la motivation d’une équipe.
Jeu N° 6 : Dessiner sa journée
Dans cet exercice, les auteurs de "Positive sketching" nous invitent à choisir un moment positif de notre journée ou de notre vie et à le raconter visuellement sous forme de vignettes dessins. C’est une façon, selon eux, de prendre de la distance avec les événements et de mettre en avant les aspects positifs des moments ennuyeux, routiniers ou insignifiants du quotidien. "Nos vies regorgent de petits instants ou d’activités routinières que nous pouvons regarder sous un angle joyeux. […] C’est une autre manière de démarrer ou de tenir son "journal intime"."
Jeu N° 7 : Dessiner son voyage
L’objectif de ce jeu est de "raconter ses voyages autrement" en créant des carnets de voyage différents, dans lesquels nous pourrions "croquer" des petits moments d’une journée, d’un lieu, pour insuffler l’atmosphère du voyage.
Jeu N° 8 : Transformer un article de presse en sketchnote
Le but de ce jeu est de transformer un article qui porte sur un sujet qui nous intéresse en sketchnote. D’une façon plus générale, les auteurs de "Positive sketching" nous proposent, en fait, de remixer nos sources d’inspiration pour réactiver leur souvenir régulièrement et ainsi nous sentir plus heureux. Dans cette idée, nous pouvons, par exemple, choisir un disque que nous affectionnons et nous amuser à en recréer la pochette.
Jeu N° 9 : Dresser son portait chinois en image
Dresser son portrait chinois "version sketching" consiste à lister des phrases commençant par "Si j’étais…" puis à les terminer en dessins ou avec des mots typographiés de façon originale.
Jeu N° 10 : Réaliser son etegami
L’etegami est une technique japonaise inventée par le peintre Koike Kunio. C’est, en fait, un concept de carte postale visuelle que l’on envoie à ses proches et qui associe message et image. Pour réaliser cette "lettre-image", il est possible de pratiquer la technique du photosketching, qui mélange, comme son nom l’indique, photographie et sketchnoting. Le principe étant de sketchnoter sur et à partir d’une photo (pas l’inverse qui serait d’inclure des photos dans une sketchnote). Partie 4 - Partager pour favoriser un esprit positif seul ou ensemble Dans le dernier chapitre de "Positive sketching", Isabelle Pailleau et Philippe Boukobza proposent de nous initier à 5 modèles de facilitation graphique. Ces modèles de pensée visuelle sont utiles sur un plan :
Personnel : ils peuvent servir à la réflexion d'un projet de vie future et s’utiliser seul ou en famille.
Professionnel : dans le monde de l’entreprise, ces outils s’inscrivent souvent dans une démarche d’innovation et de changement. Les organisations aux méthodologies agiles y trouvent une approche positive et motivante.
Les auteurs précisent que deux chercheurs universitaires de Saint-Gall en Suisse, Martin Eppler et Roland Pfister, ont mis en lumière l’efficacité des dessins tout-à-fait simples dans nombre de situations professionnelles, quand ils s’appuyaient sur des métaphores particulièrement puissantes. Notamment pour :
Animer une réunion, Coordonner une équipe de projet, Vendre un produit ou service, Analyser des problèmes, Négocier un contrat, Améliorer un processus, Planifier un projet, une tâche ou un événement.
4.1 – Cinq modèles positifs de facilitation pour penser avec légèreté
Une étoile de mer ⇒ pour favoriser la réflexion
La rétrospective starfish est une technique d’animation souvent employée dans le cadre de méthodologies agiles. Elle consiste à échanger en équipe brièvement (30 minutes maximum) pour faire un bilan - positif et négatif - de ses actions et rechercher les axes d’amélioration. Généralement, cette technique maximise l'engagement des équipes. Concrètement, il faut dessiner une étoile de mer au centre d’une page. Les cinq bras de l’étoile constituent 5 zones que nous intitulerons :
"Continuer" : noter sur cette branche ce qui est considéré comme ayant de la valeur, de l’intérêt, de l’utilité dans ce qui se fait déjà. Et que l’on veut donc continuer. "Moins de" : noter ce qui est utile dans ce que nous faisons déjà mais que nous souhaiterions diminuer. "Plus de" : noter ce qui est déjà présent dans ce que nous faisons mais que nous souhaiterions augmenter. "Arrêter" : noter tout ce qui n’apporte aucune valeur. "Commencer" : noter les nouvelles idées que nous voudrions essayer.
L’étoile de mer est également efficace pour réfléchir à un projet personnel (seul ou en famille) ou encore pour inspirer un coach dans sa mission d’accompagnement.
Un sentier de montagne ⇒ pour montrer les principales étapes d’un projet
Le sentier de montagne est un modèle de pensée visuelle qui renvoie à l’idée d’ascension, d’élévation, mais aussi d’effort. Il est idéal pour "expliquer en quelques minutes les étapes clés d’un projet, d’une progression". Concrètement, il s’agit de tracer simplement un chemin qui serpente jusqu’en haut d’une montagne. Au sommet de la montagne : un drapeau. Tout au long du sentier : des jalons qui correspondent aux étapes (pas plus de 12) et des obstacles ou traits de vigilance symbolisés par un double trait.
Un pont ⇒ pour expliquer une transition
Le pont possède une symbolique intéressante dans les contextes de changement ou de tensions. Il s’interprète comme un moyen de surmonter des obstacles pour poursuivre un chemin. Il symbolise aussi l’entente. Dès lors, le pont est un élément judicieux pour expliquer rapidement à des équipes un processus de transition. Concrètement, nous dessinerons un pont minimaliste, arrondi, avec ses rives de chaque côté. Sur ce pont, plusieurs demi-cercles seront tracés : au-dessus de ces demi-cercles, nous ferons apparaître les grandes étapes de la transition. Puis, seront indiqués, succinctement :
Sur la rive gauche => les caractéristiques clés de la situation actuelle. Sur la rive droite => la situation souhaitée. Sous le pont, entre les deux rives => les obstacles clés.
Une montgolfière ⇒ pour dialoguer
Reliée à l’idée de voyage, mais aussi à celles d’envol et de légèreté, la montgolfière est un outil de dialogue impactant dans diverses situations, comme pour :
Faire part de ressentis au sein d’un groupe concernant ce qui l’aide à avancer ou, au contraire, ce qui le ralentit. Faire le point au cours d’un projet. Mettre en place un rituel dans la vie d’une équipe.
Il existe de nombreuses variantes, mais ce concept peut s’appliquer de la manière suivante : dessiner une montgolfière sur un tableau, puis demander aux participants de noter sur des petites fiches adhésives (une idée = une note) ce qui, dans le cadre de leurs travaux ou de leur projet :
Les aide à avancer, les pousse vers l’avant => placer ces notes à l’intérieur du ballon. Les ralentit, les empêche d’avancer ou les tire vers le bas => placer ces notes sous la nacelle, comme les sacs de sable lestant la montgolfière.
Un chemin vers l’horizon ⇒ pour partager une vision
Le chemin vers l’horizon est un visuel porteur de positivité, d’autant plus lorsque c’est un chemin sinueux, qui monte en pente douce et progresse vers un soleil. Il est intéressant pour montrer les étapes majeures d’un projet ou d’une stratégie. Il faut alors dessiner le paysage avec :
Le chemin ; Le soleil dans lequel seront énoncés le/les objectifs ; Des drapeaux tout au long du sentier qui représenteront les étapes du projet ; Des nuages dans le ciel qui contiennent les menaces/obstacles.
4.2 – Quelques sketcheurs qui nous inspirent
Éric Thienot
Facilitateur visuel, sketcheur, scriber, gribouilleur, sketchnoteur, Eric Thienot fait partie de la Tribu des agiles, initiée par Céline Pernot-Burlet.
Céline Pernot-Burlet
Céline Pernot-Burlet est facilitatrice graphique chez BNP Paribas mais aussi facilitatrice indépendante pour divers projets à impact positif ou culturels. Elle a fondé la Tribu des agiles, un dispositif permettant d’intégrer la facilitation graphique dans son entreprise. Elle est aussi passionnée de dessins de carnets de voyages et de spectacles.
Marie Caron
Après avoir exercé 20 ans dans la grande distribution, les achats, le marketing, la communication et le management, Marie Caron est aujourd’hui facilitatrice et formatrice certifiée. Elle enseigne comment utiliser les pratiques collaboratives, l’intelligence collective et la facilitation visuelle aux groupes pour les aider à travailler plus efficacement. Pour cela, elle pratique notamment les métaphores biomimétiques du bouquet de fleurs et de l’arbre.
Béatrice Lhuillier
Fondatrice du site http://www.sketchnotes-facile.com, Béatrice Lhuillier a fait carrière dans le e-learning. Sa passion, c’est d’exploiter le visuel (mind mapping, sketchnoting, facilitation graphique) pour mieux apprendre, mémoriser, enseigner ou collaborer. En fin de livre, Isabelle Pailleau et Philippe Boukobza proposent une liste de ressources intéressantes pour les lecteurs qui souhaitent aller plus loin : des liens vers des sites, blogs, applications et réseaux sociaux, des références de vidéos en ligne ainsi qu'une bibliographie commentée et catégorisée par sujets (sketchnoting et facilitation graphique, mind mapping, psychologie et pédagogie positives, pensée design, créativité, langage positif). Conclusion de "Positive sketching" d’Isabelle Pailleau et Philippe Boukobza Conclusion des auteurs de "Positive sketching" Isabelle Pailleau et Philippe Boukobza concluent leur ouvrage en nous encourageant à développer notre confiance créative et notre propre langage visuel créatif et positif. Ils nous rappellent qu'il est aussi et surtout essentiel de toujours nous faire plaisir dans nos activités créatives. Enfin, les auteurs soulignent à quel point la pensée visuelle positive est essentielle dans l'époque de changement que nous traversons. Voici leur conclusion : "Il est important aujourd’hui de proposer une éthique positive de la pensée visuelle, au-delà de la technique pure et des effets de mode. Dans le grand changement que nous vivons, le positive sketching favorise le mieux-être et l’innovation pour les personnes et les organisations, met en valeur les autres, développe la créativité et l’innovation autour de soi en insufflant un vocabulaire et une symbolique à forte valeur positive." Ce que ce livre m’a apporté "Positive sketching" s'adresse à tous ceux qui s'intéressent à la pensée visuelle et ont envie d'explorer leur fibre créative. Après avoir lu ce livre, les lecteurs connaîtront, en effet, les bases théoriques et pratiques du concept de design visuel et de sketching dans son ensemble. Ils sauront comment se lancer dans cette activité et surtout comment pratiquer le sketching pour se sentir bien et impacter positivement leur environnement personnel et/ou professionnel. Enfin, le livre nous procure des références pour aller plus loin d'une façon générale ou pour approfondir un champ plus spécifique au vaste domaine qu'est, en réalité, le sketching. Points forts :
Un sujet spécifique peu traité, et encore moins souvent sous l’angle de la croissance personnelle. Les illustrations, sketchnotes et exercices qui aident à comprendre, à concrétiser les concepts et à se lancer. Un livre motivant qui donne confiance en nos capacités créatives et donne envie de pratiquer.
Point faible :
La première partie est assez abstraite, contrairement au reste du livre.
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March 4 2021, 5:00pm
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March 1 2021, 5:00pm
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