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Sauver le temps
Résumé du livre "Sauver le temps : Découvrir une vie au-delà de la montre" de Jenny Odell : Et si le temps n’était ni argent, ni productivité à optimiser, mais un commun vivant à cultiver ensemble ? Saving Time propose de sortir du compte à rebours capitaliste pour habiter d’autres rythmes, plus justes pour nos corps, nos liens et la planète.
Par Jenny Odell, 2023, 364 pages.
Titre original : Saving Time. Discovering a Life Beyond the Clock.
Chronique et résumé de "Sauver le temps : Découvrir une vie au-delà de la montre" de Jenny Odell
À propos de Jenny Odell et de son œuvre
Jenny Odell est une artiste et autrice basée à Oakland, connue pour son travail sur l’attention, le territoire et les effets du capitalisme numérique sur nos vies. Ancienne enseignante à Stanford, elle mêle art, observation minutieuse du quotidien et réflexion politique dans des essais devenus des best-sellers, comme Pour une résistance oisive : ne rien faire au XXIe siècle (How to Do Nothing: Resisting the Attention Economy) et Sauver le temps (Saving Time: Discovering a Life Beyond the Clock).
Dans Pour une résistance oisive (2019), elle critique les plateformes qui capturent notre attention et nous enferment dans une exigence permanente de visibilité et de productivité. Plutôt que de prêcher la déconnexion totale, Jenny Odell propose de rediriger notre attention vers le monde proche : les oiseaux, les parcs, les communautés locales. Faire « rien », chez elle, signifie refuser la logique de l’attention-marchandise pour retrouver des formes d’appartenance, de soin et de contemplation.
Avec ce nouvel ouvrage, elle élargit cette critique : après l’économie de l’attention, elle s’attaque à notre manière de vivre le temps lui-même. Jenny Odell montre comment l’idée que « le temps, c’est de l’argent » structure le salariat, les inégalités sociales et la crise écologique, et défend d’autres temporalités, inspirées des luttes sociales et des cosmologies non occidentales. Prêt à libérer votre temps ?
Introduction : Un message pour le moment présent
Mousses et autres temps
Pendant les confinements liés au Covid-19, Jenny Odell observe la mousse qui pousse dans un petit pot et dans les fissures de la ville. Elle y voit un être capable de sécher, dormir longtemps, puis revenir à la vie quand l’eau revient. La mousse devient une image d’un temps cyclique, qui se contracte, se gonfle, disparaît, recommence.
À partir de là, l’autrice critique l’idée que « le temps, c’est de l’argent ». Elle montre que notre rapport au temps vient du salariat : vendre ses heures, voir sa valeur décidée par d’autres. Le burn-out vient alors moins d’un manque d’heures que d’un manque d’autonomie et de sens, alors que chacun ressent aussi d’autres rythmes comme les saisons, par exemple.
Jenny Odell relie cette pression temporelle à l’angoisse climatique. Standardisation des horaires, colonisation et exploitation de la nature relèvent d’une même logique extractiviste. Elle oppose deux visions du temps :
Chronos, temps linéaire qui mène au pessimisme ;
Kairos, temps de l’occasion où une décision ou une parole peuvent changer le cours des choses.
Volcans, tourisme et extraction
Avec l’exemple du volcan Ijen, filmé par l’influenceur Jack Morris, l’autrice montre comment un même lieu devient à la fois décor touristique et site de travail mortel pour les mineurs de soufre. Ces hommes risquent leur vie pour un salaire misérable, pendant que les touristes « profitent de l’instant ». Or, le temps des uns est ajusté à celui des autres.
Jenny Odell rappelle aussi que le volcan est un sujet issu de millions d’années de transformations géologiques, avec sa propre temporalité. Le voir comme un « qui » et non un « quoi » brise l’idée d’une nature inerte, simple ressource à consommer.
Sauver le temps : du personnel au politique
Jenny Odell ne promet pas de « gagner du temps ». Elle propose plutôt de relier notre temps personnel aux temps historiques, sociaux et climatiques. Changer seul ne suffit pas si les règles collectives restent les mêmes.
Elle s’appuie sur les réseaux d’entraide apparus pendant le Covid, qui montrent d’autres valeurs possibles :
Soin ;
Solidarité ;
Interdépendance.
Face au nihilisme climatique, Jenny Odell se tourne vers des moments de soulèvement collectif où tout semble pouvoir basculer. « Sauver le temps », pour elle, signifie retrouver un temps vivant, inventif, non réduit à l’argent, pour que notre futur reste ouvert.
Chapitre 1 : À qui appartiennent le temps et l'argent ?
Acheter le temps : badgeage, surveillance et salariat
Jenny Odell part de la révolte de physiciens italiens contre le badgeage pour montrer comment le temps de travail est acheté. Les chercheurs refusent de vendre leur présence minute par minute, car l’inventivité scientifique ne se mesure pas à l’horloge. Elle retrouve cette logique dans Les Temps modernes de Chaplin : le temps devient une matière première à optimiser jusqu’au ridicule.
Aujourd’hui, cette logique se prolonge dans les entrepôts Amazon, les call centers ou la restauration low-cost. Les corps sont suivis par GPS, les pauses toilettes comptées, chaque seconde surveillée par un robot-manager.
Avec les logiciels de productivity monitoring, la surveillance s’étend même au télétravail. Peu à peu, ce régime de surveillance façonne même notre idée de ce qu’est “bien utiliser” sa journée.
Pour Jenny Odell, ce qu’elle appelle le temps fongible – des heures identiques qu’on peut remplir de tâches – est une invention historique. Dire que « le temps, c’est de l’argent » cache un rapport de pouvoir entre vendeur et acheteur de temps.
L’employeur cherche soit à étendre la journée (grignoter les pauses, allonger les horaires), soit à intensifier la cadence (remplir tous les “trous” avec plus de travail). Les machines promettent de “gagner du temps”, mais ce temps libéré est réinvesti dans encore plus de production.
Discipline du temps, colonisation et salariat
Jenny Odell montre que la discipline du temps naît dans les monastères chrétiens. Les Cisterciens associent déjà ponctualité, efficacité et gestion du temps, au service de Dieu et du profit. Les horloges mécaniques sortent ensuite des monastères pour organiser les villes commerçantes, et donc contrôler la journée achetée aux travailleurs.
Avec les chemins de fer, la poste et les fuseaux horaires centrés sur Greenwich, le temps abstrait européen devient la norme mondiale. Cette standardisation accompagne la colonisation : les clochers missionnaires imposent la semaine de 7 jours dans des sociétés réglées habituellement sur les saisons, les plantes et les rituels qui leur sont associés. Faire intérioriser le mot d'ordre “Le temps c'est de l'argent” devient un outil de domination, pas seulement un dispositif économique.
Elle rappelle aussi que soldats, esclaves et domestiques sont les premiers traités comme “machines humaines”. Les plantations esclavagistes expérimentent déjà tableaux, calculs, mesures pour optimiser chaque jour de travail.
Le salariat apparaît ensuite comme une forme plus “respectable” de dépendance : au XIXᵉ siècle, certains parlent d'"esclaves salariés" (“wage slaves”), et comparent la vente de son temps à une forme de servitude.
December 25 2025, 5:00pm
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Gérer les risques du blogging : sécurité, droit et réputation
Le blogging expose rapidement à des situations concrètes : réactions publiques, obligations légales et attaques techniques peuvent tout changer en quelques jours. Garder le contrôle ... Lire plus L’article Gérer les risques du blogging : sécurité, droit et réputation est apparu en premier sur Blogueur Pro.
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